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ExosElectroMag MEEF

Le document présente une série d'exercices d'électromagnétisme pour le Master MEEF à l'Université Paris Diderot, couvrant des concepts tels que les condensateurs sphériques et cylindriques, la balance de Cotton, l'effet Hall, et la loi de Faraday. Chaque exercice inclut des questions théoriques et des calculs pratiques, visant à approfondir la compréhension des phénomènes électromagnétiques. Les exercices sont structurés pour encourager l'application des théories physiques à des situations concrètes.

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Le document présente une série d'exercices d'électromagnétisme pour le Master MEEF à l'Université Paris Diderot, couvrant des concepts tels que les condensateurs sphériques et cylindriques, la balance de Cotton, l'effet Hall, et la loi de Faraday. Chaque exercice inclut des questions théoriques et des calculs pratiques, visant à approfondir la compréhension des phénomènes électromagnétiques. Les exercices sont structurés pour encourager l'application des théories physiques à des situations concrètes.

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Master MEEF – Université Paris Diderot – Année 2017-2018

Exercices d’électromagnétisme
(Sélectionnés pour le cours de Physique par Étienne Parizot)

• Exercice 1 : Électrostatique : condensateur sphérique et énergie


Deux conducteurs sphériques concentriques, A et B, forment un condensateur, comme représenté
sur la Figure . On note RA le rayon extérieur du conducteur A et RB le rayon intérieur du
conducteur creux B. Le conducteur A porte la charge totale Q, et le conducteur B la charge
totale −Q.

1) Justifier proprement, par exemple en utilisant le théorème de Gauss, que les charges soient
réparties sur la surface externe de A et sur la surface interne de B.
2) Déterminer entièrement le champ électrostatique en tout point M de l’espace, en fonction
de la distance r au centre du système. On justifiera proprement son orientation et son intensité,
aussi bien dans les conducteurs qu’entre les armatures, et à l’extérieur du condensateur.
3) Déterminer la différence de potentiel VA − VB entre les deux armatures.
4) Déterminer le coefficient de capacité, C, du condensateur sphérique ainsi formé.
5) Rappeler l’expression de la densité d’énergie en un point de l’espace où le champ électrique
a pour intensité E.
6) Calculer l’énergie totale associée au champ électrique dans tout l’espace.
7) Exprimer cette énergie en fonction de Q et de C, d’une part, et en fonction de C et de
VA − VB d’autre part. Commenter.

• Exercice 2 : Condensateur cylindrique


On considère un condensateur cylindrique formé de deux armatures métalliques coaxiales,
de rayons R1 et R2 (avec R1 < R2 ), et de hauteur h, supposée grande devant ces rayons. On
négligera totalement les « effets de bord ». On note Q la charge de l’armature interne.
1) Déterminer le vecteur champ électrique en un point M situé à une distance r de l’axe
(R1 < r < R2 ).

1
2) Déterminer la différence de potentiel entre les armatures, et en déduire la valeur de la
capacité C du condensateur.
3) Effectuer l’application numérique, pour R1 = 10 cm, R2 = 20 cm, et h = 50 cm.
4) Que devient l’expression de C si R2 − R1 = e  R1 ? Cela vous paraı̂t-il cohérent avec la
valeur de la capacité d’un condensateur plan ?

• Exercice 3 : Balance de Cotton


Une « balance de Cotton » est représentée sur la figure ci-dessous.

Les deux bras de la balance sont libres de tourner autour d’un axe perpendiculaire à la
feuille, passant par O. Le bras de gauche sert de support à un fil conducteur dans lequel passe
un courant I = 5 A. Les portions du circuit QM et NP sont des arcs de cercle rigides de centre
O. La portion de circuit MN est rectiligne, de longueur l = 2 cm, et se trouve à une distance
moyenne R = 30 cm de l’axe. Elle est placée dans une région où règne un champ magnétique
uniforme, B,~ perpendiculaire à la feuille (comme indiqué).

1) Déterminer la résultante de la force de Laplace s’exerçant sur la partie MN du circuit.


2) La force exercée sur les parties circulaires a-t-elle un effet sur l’équilibre de la balance ? Si
oui, lequel ? Sinon, pourquoi ?
3) Pour équilibrer la balance en présence du champ magnétique, une masse m=2 g doit être
ajoutée (par rapport à la situation sans champ magnétique) sur le plateau du bras de droite,
situé à une distance R0 = 30 cm. En déduire l’intensité du champ magnétique. Donner d’abord
son expression analytique littérale.

• Exercice 4 : Effet Hall (d’après l’énoncé du CAPES 2006)


La figure ci-dessus représente une plaquette parallélépipédique de semi-conducteur dont les
dimensions sont L=8.0 mm, b = 5.0 mm, et h = 10 µm.
L’espace est rapporté à un repère cartésien (O, u~x , u~y , u~z ), comme indiqué. La plaquette est
parcourue par un courant continu d’intensité I uniformément réparti avec la densité surfacique
~j = j u~x , avec j > 0. Elle est placée dans un champ magnétique uniforme extérieur B ~ = B u~z ,
avec B > 0 (voir figure). On négligera le champ magnétique créé par le courant I traversant la
plaque.
1) Dans le matériau constituant la plaque semi-conductrice, les porteurs de charge ont une
charge q, une masse m, et une densité volumique n. Exprimer la vitesse de ces porteurs de charge
en fonction de ~j, n et q.

2
2) Montrer qu’en présence du champ magnétique B, ~ il apparaı̂t dans la plaquette un champ
~ ~ 1~ ~ Indiquer brièvement, et qualitati-
électrique, E, dit « champ de Hall », tel que : E = − nq j ∧ B.
vement, pourquoi un tel champ apparaı̂t.
~ dans le repère (O, u~x , u~y , u~z ).
3) Exprimer les composantes de E
4) Calculer la différence de potentiel de Hall, U = V (A0 ) − V (A), qui apparaı̂t entre les faces
A et A0 de la plaquette. Montrer qu’elle peut se mettre sous la forme U = kbI/h et exprimer la
constante k en fonction de n et q.
5) Justifier l’intérêt de l’effet Hall dans la mesure des valeurs des champs magnétiques.
6) Application numérique : k = 3.0 10−4 m3 C −1 ; I = 0.20 A ; calculer la sensibilité du
capteur (U/B) ainsi que la densité volumique de porteurs libres n.
7) Quel est l’intérêt d’utiliser un semi-conducteur, plutôt qu’un conducteur ?

• Exercice 5 : Rails conducteurs et loi de Faraday


On considère un circuit constitué de deux rails rectilignes, parallèles et horizontaux, situés à une
distance d l’un de l’autre, et de résistance électrique négligeable.
Ces rails sont reliés à l’une de leurs extrémités par une résistance R. Une barre parfaitement
conductrice, de masse m, peut glisser sans frottement sur les deux rails. L’ensemble se trouve
plongé dans un champ magnétique uniforme vertical, B ~ = B~uz (voir Figure 1, ci-dessous).

À l’instant t = 0, la barre placée en x = 0 est lancée à la vitesse ẋ0 = v0 , puis elle est
abandonnée à elle-même.
1) Justifier le fait qu’il apparaisse dans le circuit une force électromotrice, e, ainsi qu’un
courant électrique, i.

3
2) Donner les expressions de e et de i, en précisant bien le sens du courant dans la barre.
(NB : on négligera l’auto-induction du circuit.)
3) Exprimer la force exercée sur la barre. Rappeler la loi de Lenz, et dire si elle est vérifiée
dans ce cas.
4) Écrire l’équation du mouvement de la barre et en déduire l’expression de la vitesse v = ẋ
en fonction du temps.
5) Expliciter la conservation de l’énergie, en disant ce que devient, finalement, l’énergie
cinétique initiale de la barre.

• Exercice 6 : Pince ampèremétrique


Un fil rectiligne est parcouru par un courant alternatif sinusoı̈dal, d’intensité maximale I0 et de
fréquence ν. Le fil est supposé infini (c’est-à-dire qu’on néglige les “effets de bord”).
1) Déterminer la direction et l’intensité du champ magnétique créé par ce courant en tout
point de l’espace, en justifiant proprement la réponse.
On place autour de ce fil une bobine torique, constituée de N = 100 tours de fil de cuivre
enroulés sur un tore dont l’axe coı̈ncide avec le fil rectiligne, comme représenté sur la Figure . Le
diamètre du tore est D, et la section circulaire interne du tore a pour diamètre d (voir figure).
Pour simplifier, on suppose que d  D, de sorte que le champ magnétique créé par le fil rectiligne
peut être considéré comme constant sur toute la section interne du tore. On notera s l’aire de
cette section : s = πd2 /4.

~ créé par le courant I à travers la bobine.


2) Calculer le flux du champ B
3) Déterminer le coefficient d’inductance mutuelle entre le fil et la bobine.
4) Indiquer pourquoi il apparaı̂t, dans la bobine, une force électromotrice, e, et donner son
expression analytique.
5) Calculer numériquement la force électromotrice e pour un courant d’intensité maximale
I0 = 1000 A, une fréquence ν = 50 Hz, un diamètre D = 10 cm, et une section interne s = 1 cm2 .
6) À quoi un tel montage peut-il servir ?

4
• Exercice 7 : Théorème d’Ampère généralisé
On considère de manière générale un contour (virtuel) orienté Γ, sur lequel s’appuient deux
surfaces (virtuelles) Σ1 et Σ2 , comme représenté sur la figure ci-dessous.

1) Que peut-on dire des flux Φ1 et Φ2 du champ magnétique B ~ à travers les surfaces Σ1 et
Σ2 , orientées comme sur la figure ? Justifier précisément la réponse à partir des équations de
Maxwell.
On considère à présent un condensateur plan, placé dans un circuit comprenant en outre un
générateur de tension variable et une résistance électrique R, comme sur la figure ci-dessous.

On choisit un contour (virtuel) Γ entourant le fil reliant le générateur à l’une des plaques du
condensateur, et on définit deux surfaces (virtuelles) s’appuyant sur ce contour, Σ1 , interceptant
le fil conducteur, et Σ2 passant entre les armatures du condensateur, sans couper de ligne de
courant électrique.
2) Énoncer le théorème d’Ampère, en précisant l’équation de Maxwell dont il dérive (dite
équation de Maxwell-Ampère).
3) Appliquer de deux manières le théorème d’Ampère au contour Γ, en utilisant la surface
Σ1 d’une part, et la surface Σ2 d’autre part. Commenter.
4) En régime variable, l’équation de Maxwell-Ampère comporte un terme supplémentaire :
lequel ?
5) Comment modifier le théorème d’Ampère pour tenir compte de ce terme ? (On parle de
« théorème d’Ampère généralisé ».)
6) On suppose que le champ électrique créé par le circuit est négligeable sur l’ensemble des
surfaces Σ1 et Σ2 , sauf entre les armatures du condensateur, où il est quasi uniforme et a la
même expression qu’en régime permanent. (On néglige les “effets de bord”.)

5
6a) Rappeler la valeur de ce champ (même réponse qu’à la question 2 de l’exercice 4).
6b) Appliquer le théorème d’Ampère généralisé au coutour Γ et à la surface Σ2 . Commenter.

• Exercice 8 : Énergie magnétique et coefficient d’auto-induction


Un conducteur cylindrique plein, de rayon R1 , est parcouru par un courant I parallèle à son
axe, réparti sur l’ensemble de sa section avec une densité uniforme. Ce courant “revient” par un
cylindre de rayon R2 > R1 , de même axe que le premier, et d’épaisseur négligeable.
~ en chaque point de l’espace, en supposant le câble ainsi
1) Calculer le champ magnétique, B,
formé comme infiniment long, et en justifiant proprement la réponse.
2) En déduire l’énergie magnétique correspondant à une longueur l du câble.
3) En déduire le coefficient d’auto-induction (ou d’inductance propre) par unité de longueur
du câble : λ = L/l.

• Exercice 9 : Onde électromagnétique


Une onde plane progressive, monochromatique, de fréquence ν, se propage dans le vide suivant
l’axe Oz d’un trièdre (O, x, y, z), dans la direction des z croissants.
1) Dans cette question, on suppose que cette onde est polarisée rectilignement suivant l’axe
Oy.
1a) Écrire l’expression du champ électrique de l’onde. On notera E0 la valeur maximale que
ce champ peut atteindre.
1b) Donner l’expression du champ magnétique associé.
1c) Donner l’expression du vecteur de Poynting associé.
2) On suppose maintenant que l’onde est de polarisation circulaire gauche.
2a) Écrire l’expression du champ électrique de l’onde. On notera E0 la valeur maximale que
ce champ peut atteindre.
2b) Donner l’expression du champ magnétique associé.
2c) Donner l’expression du vecteur de Poynting associé.

• Exercice 10 : Solénoı̈de infini et induction


Soit un solénoı̈de infini formé d’un enroulement circulaire contenant n spires par unité de lon-
gueur, parcouru par un courant I.
~ créé par le solénoı̈de en tout point de l’espace.
1) Rappeler la valeur du champ B
2) Montrer que le potentiel vecteur est donné, à l’extérieur du solénoı̈de, par l’expression
~ r) = µ0 nIa2 /2r ~uθ , où a est le rayon du solénoı̈de.
suivante : A(~
3) On entoure le solénoı̈de d’une boucle conductrice, et l’on fait varier le courant I dans le
solénoı̈de. Un courant apparaı̂t-il dans la boucle ? Si oui, pourquoi ?
4) Déterminer la force électromotrice induite de deux façons différentes, à partir de la loi de
Faraday, et à partir du champ électromoteur induit.

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• Exercice 11 : Champ magnétique et inductance mutuelle
1) Fil “infini”
Soit un fil conducteur, rectiligne, orienté suivant l’axe (Oz), considéré comme infini et par-
couru par un courant continu d’intensité I1 . (Voir le schéma de gauche sur la Figure 1.)

Fig. 1 – À gauche : fil infini parcouru par un courant I1 . À droite : fil “infini” réel, avec fermeture
du circuit par un fil (en pointillé) à grande distance.

~ 1 créé par le fil en


a) Rappeler la valeur (intensité et orientation) du champ magnétique B
tout point M de l’espace. Justifier brièvement la réponse.
b) En pratique, le fil rectiligne n’est pas infini, mais de longueur L, et le circuit est fermé
par un fil en arc de cercle, de rayon R2 , représenté en pointillé sur le schéma de droite de la
Figure 1. À quelle condition peut-on considérer que le champ magnétique créé dans une région
proche du centre du fil rectiligne – disons à l’intérieur d’un rayon R1 (voir la figure) –, reste en
bonne approximation identique à celui déterminé à la question précédente ?

2) Bobine torique de section carrée


On considère maintenant une bobine torique de section carrée (voir le schéma sur la Figure 2
ci-dessous, où seule une moitié de cette bobine est représentée sur le schéma de gauche, et où
la bobine complète est suggérée sur le schéma de droite). Cette bobine est constituée par un fil
conducteur enroulé régulièrement sur le tore. La section carrée a un côté de longueur 2a, et le
tore a un rayon moyen R (R > a), de sorte que le rayon intérieur du tore vaut rmin = R − a, et
le rayon extérieur rmax = R + a. Le fil, de résistance négligeable, est parcouru par un courant
continu d’intensité I2 . Il y a au total N tours de fil répartis en rang serré sur le tore. L’axe du
tore est noté ∆.
~2
a) À partir des symétries du problème, déterminer l’orientation du champ magnétique B
créé par la bobine en tout point de l’espace.
b) Appliquer le théorème d’Ampère et déterminer l’intensité de ce champ en tout point, en
notant r la distance à l’axe ∆, et z l’altitude le long de l’axe ∆, repérée par rapport au plan
médian de la bobine (correspondant à z = 0). On distinguera notamment les points situés à
l’intérieur du tore, pour lesquels −a ≤ z ≤ a et R − a ≤ r ≤ R + a, et les points situés à
l’extérieur du tore.

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Fig. 2 – Schéma représentant la bobine torique de section carrée décrite dans l’énoncé (à gauche,
une moitié seulement ; à droite, une suggestion de la bobine complète).

~ 2 à travers une spire de la bobine, puis à travers les N spires.


c) Calculer le flux du champ B
d) En déduire le coefficient d’auto-induction (ou inductance propre) de la bobine torique.
e) Effectuer l’application numérique, en prenant R = 5 cm, a = 1 cm et N = 1000. (On
rappelle la valeur de µ0 = 4π 10−7 S.I.)

3) Système de deux circuits sous influence mutuelle


On s’intéresse à présent à l’inductance mutuelle des deux circuits étudiés aux questions 1) et
2), disposés suivant la configuration de la Figure 3, c’est-à-dire avec le fil “infini” placé suivant
l’axe de la bobine torique.

Fig. 3 – Schéma représentant la bobine torique de section carrée décrite dans l’énoncé (à gauche,
une moitié seulement ; à droite, une suggestion de la bobine complète).

a) Calculer le flux du champ B ~ 1 , créé par le fil “infini” (circuit 1, parcouru par le courant
I1 ), à travers la bobine (circuit 2).
b) Définir le coefficient d’inductance du circuit 1 à travers le circuit 2, qu’on notera M21 , et
déduire sa valeur de la question précédente.
c) Effectuer l’application numérique (mêmes valeurs des paramètres que précédemment).

8
d) Calculer de même le flux du champ B ~ 2 , créé par la bobine (circuit 2, parcouru par le
courant I2 ) à travers le circuit 1 (fil “infini”, avec retour du courant et fermeture du circuit loin
de la région occupée par la bobine torique, comme dans la question 1).
e) En déduire la valeur du coefficient d’induction du circuit 2 à travers le circuit 1, qu’on
notera M12 .
f) Conclusion, et généralisation.

• Exercice 12 : Induction et freinage


Une spire circulaire, de rayon a et de masse M , constituée d’un matériau conducteur de
résistance totale R et de coefficient d’auto-induction négligeable, est suspendue sans frottement
à un fil vertical isolant. Elle peut tourner sans résistance autour de cet axe (couple résistant
à la torsion : ~Γfil = ~0). L’ensemble est placé dans un champ magnétique uniforme horizontal,
B~ = B0 ~ux , orienté suivant l’axe (Ox).

Fig. 4 – Spire de résistance R suspendue à un fil vertical, dans un champ magnétique uniforme
horizontal. Son vecteur normal, noté ~n, fait un angle θ avec la direction du champ magnétique.

On repère l’orientation de la spire par l’angle θ que fait son vecteur normal, ~n, avec l’axe
(Ox) (voir la figure 4).
1) Le choix du sens du vecteur normal ~n doit être fait en conformité avec le choix d’une
orientation le long de la spire. Indiquer sur un schéma le sens positif correspondant.
~ à travers la spire lorsque celle-ci est orientée dans la direction
2) Exprimer le flux du champ B
d’angle θ.
3) Initialement, la spire est située dans le plan (yOz) : ~n est alors parallèle à (Ox), et θ = 0.
À l’instant t = 0, on lance la spire en rotation autour de l’axe (Oz) avec la vitesse angulaire
θ̇(0) = ω0 . Justifier qualitativement qu’il apparaisse alors un courant dans la spire.
4) Exprimer l’intensité du courant I dans la spire à un instant t > 0, en fonction de θ, θ̇ et
des données du problèmes.
5) Préciser le sens du courant dans la spire, et vérifier qu’il est conforme à ce qui pouvait
être attendu en vertu d’une loi générale que l’on explicitera.

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6) La spire, parcourue par le courant I, constitue un dipôle magnétique. Exprimer son vecteur
~
“moment dipolaire”, M.
~ sur la spire (interaction champ/dipole).
7) Donner l’expression du couple exercé par le champ B
Vérifier qu’il induit un freinage.
8) Écrire l’équation du mouvement pour t > 0, et la mettre sous la forme :

θ̈ = f (θ)θ̇.

(On rappelle que le moment d’inertie d’un cercle uniforme de masse M et de rayon a autour
d’un de ses diamètre vaut J = 21 M a2 .)
9) Intégrer cette équation pour obtenir l’expression de la vitesse angulaire θ̇ en fonction de
θ. [NB : on pourra noter que sin2 θ = (1 − cos 2θ)/2.]
10) Montrer que l’on peut déterminer la valeur finale de θ, lorsque la spire s’arrête, sans
avoir à résoudre l’équation du mouvement et connaı̂tre la fonction θ(t).
11) Déterminer en fonction de ω0 , R, a et M , la valeur de B0 pour laquelle la spire s’arrête
au bout d’un quart de tour, c’est-à-dire lorsque θ = π/2.
12) Effectuer l’application numérique, pour M = 2 g, a = 5 cm, R = 0.04 Ω, et ω0 = 2π rad/s.
13) Calculer l’énergie dissipée par effet Joule dans la bobine au cours du processus, et la
comparer à l’énergie cinétique initiale de la bobine. Commenter.

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