F2005011
F2005011
JOURNAL OFFICIEL
DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
CONVENTIONS ET ACCORDS INTERNATIONAUX - LOIS ET DECRETS
ARRETES, DECISIONS, AVIS, COMMUNICATIONS ET ANNONCES
(TRADUCTION FRANÇAISE)
DIRECTION ET REDACTION
Algérie ETRANGER
SECRETARIAT GENERAL
Tunisie
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30 Dhou El Hidja 1425
2 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 11 9 février 2005
SOMMAIRE
LOIS
Loi n° 05-01 du 27 Dhou El Hidja 1425 correspondant au 6 février 2005 relative à la prévention et à la lutte contre le
blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.............................................................................................................. 3
Loi n° 05-02 du 27 Dhou El Hidja 1425 correspondant au 6 février 2005 modifiant et complétant l'ordonnance n° 75-59 du
26 septembre 1975 portant code de commerce......................................................................................................................... 7
Loi n° 05-03 du 27 Dhou El Hidja 1425 correspondant au 6 février 2005 relative aux semences, aux plants et à la protection de
l'obtention végétale................................................................................................................................................................... 10
DECRETS
Décret exécutif n° 05-69 du 27 Dhou El Hidja 1425 correspondant au 6 février 2005 fixant les formes d’action sanitaire et
sociale des organismes de sécurité sociale................................................................................................................................ 17
Arrêté interministériel du 4 Dhou El Hidja 1425 correspondant au 15 janvier 2005 portant détachement, au titre de l’année
universitaire 2004-2005, auprès de l’école nationale préparatoire aux études d’ingéniorat, d’un enseignant relevant du
ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique..................................................................................... 19
Arrêté du 9 Ramadhan 1425 correspondant au 23 octobre 2004 portant modalités d’application des dispositions de l’article 190
de la loi n° 01-21 du 7 Chaoual 1422 correspondant au 22 décembre 2001 portant loi de finances pour 2002 relatives aux
frais de garde des meubles saisis par l’administration fiscale................................................................................................... 19
Décisions du 14 Joumada Ethania 1425 correspondant au 1er août 2004 portant agrément de commissionnaires en douanes........ 20
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9 février 2005
LOIS
Loi n°° 05-01 du 27 Dhou El Hidja 1425 correspondant Vu l'ordonnance n° 66-156 du 8 juin 1966, modifiée et
au 6 février 2005 relative à la prévention et à la complétée, portant code pénal ;
lutte contre le blanchiment d'argent et le Vu l'ordonnance n° 75-58 du 26 septembre 1975,
financement du terrorisme. modifiée et complétée, portant code civil ;
————
Vu l'ordonnance n° 75-59 du 26 septembre 1975,
modifiée et complétée, portant code de commerce ;
Le Président de la République,
Vu la loi n° 79-07 du 21 juillet 1979, modifiée et
Vu la Constitution, notamment ses articles 119, 120, complétée, portant code des douanes ;
122 (1, 7, 9 et 15), 126 et 132 ;
Vu la loi n° 88-27 du 12 juillet 1988 portant
Vu la Convention de l'Organisation des Nations Unies organisation du notariat ;
contre le trafic illicite des stupéfiants et substances Vu la loi n° 91-03 du 8 janvier 1991 portant
psychotropes, adoptée le 20 décembre 1988 et ratifiée par organisation de la profession d'huissier ;
le décret présidentiel n° 95-41 du 26 Chaâbane 1415
correspondant au 28 janvier 1995 ; Vu la loi n° 91-04 du 8 janvier 1991 portant
organisation de la profession d'avocat ;
Vu la Convention arabe de lutte contre le terrorisme
signée au Caire le 25 Dhou El Hidja 1418 correspondant Vu la loi n° 91-08 du 27 avril 1991 relative à la
au 22 avril 1998 et ratifiée par le décret présidentiel profession d'expert-comptable, de commissaire aux
comptes et de comptable agréé ;
n° 98-413 du 18 Chaâbane 1419 correspondant au 7
décembre 1998 ; Vu l'ordonnance n° 95-07 du 23 Chaâbane 1415
correspondant au 25 janvier 1995 relative aux assurances ;
Vu la Convention de l'Organisation de l'Unité africaine
(O.U.A) sur la prévention et la lutte contre le terrorisme Vu l'ordonnance n° 96-02 du 19 Chaâbane 1416
adoptée lors de la 35ème session ordinaire tenue à Alger du correspondant au 10 janvier 1996 portant organisation de
12 au 14 juillet 1999 et ratifiée par le décret présidentiel la profession de commissaire-priseur ;
n° 2000-79 du 4 Moharram 1421 correspondant au 9 avril Vu l'ordonnance n° 96-22 du 23 Safar 1417
2000 ; correspondant au 9 juillet 1996, modifiée et complétée,
relative à la répression de l'infraction à la législation et à
Vu la Convention internationale pour la répression du
la réglementation des changes et des mouvements de
financement du terrorisme adoptée par l'assemblée capitaux de et vers l'étranger ;
générale de l'Organisation des Nations Unies le 9
décembre 1999, ratifiée par le décret présidentiel Vu la loi n° 2000-03 du 5 Joumada El Oula 1421
n° 2000-445 du 27 Ramadhan 1421 correspondant au 23 correspondant au 5 août 2000 fixant les règles générales
décembre 2000 ; relatives à la poste et aux télécommunications ;
Vu la Convention de l'Organisation des Nations Unies Vu la loi n° 02-11 du 20 Chaoual 1423 correspondant
contre la criminalité transnationale organisée, adoptée par au 24 décembre 2002 portant loi de finances pour 2003 ;
l'assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies Vu l'ordonnance n° 03-11 du 27 Joumada Ethania 1424
le 15 novembre 2000 et ratifiée par le décret présidentiel correspondant au 26 août 2003 relative à la monnaie et au
n° 02-55 du 22 Dhou El Kaada 1422 correspondant au 5 crédit ;
février 2002 ; Après adoption par le Parlement ;
Vu le Protocole additionnel à la convention de
Promulgue la loi dont la teneur suit :
l'Organisation des Nations Unies contre la criminalité
transnationale organisée visant à prévenir, réprimer et
punir la traite des personnes, en particulier des femmes et Chapitre I
des enfants, adopté par l'assemblée générale de Des dispositions générales
l'Organisation des Nations Unies le 15 novembre 2000 et
ratifié par le décret présidentiel n° 03-417 du 14 Article 1er. — Outre les dispositions prévues par le
Ramadhan 1424 correspondant au 9 novembre 2003 ; code pénal, la présente loi a pour objet de prévenir et de
lutter contre le blanchiment d'argent et le financement du
Vu le Protocole contre le trafic illicite de migrants par terrorisme.
terre, air et mer, additionnel à la Convention de
l'Organisation des Nations Unies contre la criminalité Art. 2. — Est considéré comme blanchiment d'argent :
transnationale organisée, adopté par l'assemblée générale
de l'Organisation des Nations Unies le 15 novembre 2000 a) la conversion ou le transfert de biens dont l'auteur
et ratifié par le décret présidentiel n° 03-418 du 14 sait qu'ils sont le produit d'un crime, dans le but de
Ramadhan 1424 correspondant au 9 novembre 2003 ; dissimuler ou de déguiser l'origine illicite desdits biens ou
d'aider toute personne impliquée dans l'infraction
Vu l'ordonnance n° 66-155 du 8 juin 1966, modifiée et principale à la suite de laquelle ces biens sont récupérés à
complétée, portant code de procédure pénale ; échapper aux conséquences juridiques de ses actes ;
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Art. 12. — La commission bancaire ouvre, en ce qui la Le président du tribunal d'Alger peut, sur requête de
concerne, une procédure disciplinaire conformément à la l'organe spécialisé et après avis du procureur de la
loi à l'encontre de la banque ou de l'établissement République près le tribunal d'Alger, proroger le délai
financier dont la défaillance de ses procédures internes de prévu à l'alinéa ci-dessus ou ordonner le séquestre
contrôle en matière de déclaration de soupçon, cité à provisoire des fonds, comptes ou titres objet de la
l'article 20 ci-dessous, a été établie. Elle peut s'enquérir de déclaration.
l'existence du rapport visé à l'article 10 ci-dessus et en
demander communication. Le procureur de la République prés le tribunal d'Alger
peut présenter une requête aux mêmes fins.
La commission bancaire veille à ce que les banques et
les établissements financiers disposent de programmes L'ordonnance qui fait droit à la requête est exécutoire
adéquats pour détecter et prévenir le blanchiment d'argent sur minute avant notification à la partie concernée par
et le financement du terrorisme. l'opération.
Si l'accusé de réception de la déclaration de soupçon
Art. 13. — L'organe spécialisé doit être informé des n'est pas assorti des mesures conservatoires prévues
suites réservées à toutes procédures ouvertes en la matière ci-dessus ou si aucune décision du président du tribunal
par la commission bancaire. d'Alger ou le cas échéant du juge d'instruction saisi, n'est
parvenue aux personnes et organismes visés aux articles
Art. 14. — Les banques, les établissements financiers 19 et 21 de la présente loi, dans le délai maximum de 72
et les autres institutions financières apparentées sont tenus heures, ceux-ci peuvent exécuter l'opération, objet de la
de conserver et de tenir à la disposition des autorités déclaration.
compétentes :
1. les documents relatifs à l'identité et à l'adresse des Art. 19. — Sont soumis à l'obligation de déclaration de
clients pendant une période de cinq (5) ans au moins après soupçon :
la clôture des comptes ou la cessation de la relation
d'affaires ; — les banques et établissements financiers, les services
financiers d'Algérie poste, les autres institutions
2. les documents relatifs aux opérations effectuées par financières apparentées, les compagnies d'assurances, les
les clients pendant cinq (5) ans au moins après l'exécution bureaux de change, les mutuelles, les paris et jeux et les
de l'opération. casinos ;
Chapitre III
— toute personne physique ou morale qui, dans le cadre
De la détection de sa profession, conseille et/ou réalise des opérations
entraînant des dépôts, des échanges, des placements,
Art. 15. — L'organe spécialisé est chargé d'analyser et conversions ou tout autre mouvement de capitaux,
de traiter les informations que lui communiquent les notamment les professions libérales réglementées, et plus
autorités habilitées et les déclarations de soupçon particulièrement les avocats, les notaires, les
auxquelles sont assujettis les personnes et organismes commissaires-priseurs, les experts-comptables, les
mentionnés à l'article 19 ci-dessous. commissaires aux comptes, les courtiers, les
commissionnaires en douanes, les agents de change, les
Les informations communiquées à l'organe spécialisé intermédiaires en opérations de bourse, les agents
sont confidentielles, elles ne peuvent être utilisées à immobiliers, les entreprises d'affacturage ainsi que les
d'autres fins que celles prévues par la présente loi. marchands de pierres et métaux précieux, d’objets
d'antiquité et d’œuvres d'art.
Art. 16. — L'organe spécialisé accuse réception de la
déclaration de soupçon. Il collecte tous renseignements et Art. 20. — Sans préjudice des dispositions de l'article
indices permettant d'établir l'origine des fonds ou la nature 32 du code de procédure pénale, les personnes physiques
réelle des opérations faisant l'objet de la déclaration et et morales, mentionnées à l'article 19 ci-dessus, sont
assure la transmission du dossier au procureur de la tenues de déclarer à l'organe spécialisé toute opération
République compétent conformément à la loi, chaque fois lorsqu'elle porte sur des fonds paraissant provenir d'un
que les faits déclarés sont susceptibles de constituer crime ou d'un délit notamment le crime organisé et le
l'infraction de blanchiment d'argent ou de financement du trafic de stupéfiants et de substances psychotropes ou
terrorisme. semblent être destinés au financement du terrorisme.
Art. 17. — L'organe spécialisé peut s'opposer, à titre Cette déclaration doit être faite dès qu'il y a soupçon,
conservatoire, pour une durée maximale de 72 heures, à même s'il a été impossible de surseoir à l’exécution des
l'exécution de toute opération de banque de toute personne opérations ou postérieurement à leur réalisation.
physique ou morale sur laquelle pèsent de fortes
présomptions de blanchiment d'argent ou de financement Toute déclaration d'informations tendant à renforcer le
du terrorisme. Mention de cette mesure est portée sur soupçon ou à l'infirmer doit être faite sans délai à l'organe
l'accusé de réception de la déclaration de soupçon. spécialisé.
Art. 18. — Les mesures conservatoires prises par La forme, le modèle, le contenu et l'accusé de réception
l'organe spécialisé ne peuvent être maintenues au delà de de la déclaration de soupçon sont déterminés par voie
72 heures que sur décision judiciaire. réglementaire sur proposition de l'organe spécialisé.
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6 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 11 9 février 2005
Art. 21. — Les services des impôts et des douanes Art. 29. — La coopération judiciaire est établie entre
adressent immédiatement un rapport confidentiel à les juridictions algériennes et les juridictions étrangères
l'organe spécialisé dès qu'ils découvrent, lors de leurs lors des enquêtes, poursuites et procédures judiciaires
missions de vérification et de contrôle, l'existence de relatives au blanchiment d'argent et au financement du
fonds ou d'opérations paraissant provenir de crimes ou terrorisme, sous réserve de réciprocité et dans le respect
délits notamment de crime organisé ou de trafic de des conventions bilatérales et multilatérales applicables en
stupéfiants ou de substances psychotropes ou semblent la matière, ratifiées par l'Algérie, et conformément à la
être destinés au financement du terrorisme. législation interne.
Les modalités d'application du présent article sont Art. 30. — La coopération judiciaire peut porter sur les
précisées par voie réglementaire. demandes d'enquête, les commissions rogatoires
internationales, l'extradition des personnes recherchées
Art. 22. — Le secret professionnel ou le secret bancaire conformément à la loi ainsi que la recherche et la saisie
ne sont pas opposables à l'organe spécialisé. des produits du blanchiment d'argent et ceux destinés au
financement du terrorisme aux fins de leur confiscation
Art. 23. — Aucune poursuite pour violation de secret sans préjudice des droits des tiers de bonne foi.
bancaire ou professionnel ne peut être engagée contre les
personnes ou les dirigeants et préposés assujettis à la Chapitre V
déclaration de soupçon qui, de bonne foi, ont transmis les Dispositions pénales
informations ou effectué les déclarations prévues par la
présente loi. Art. 31. — Quiconque effectue ou accepte un paiement
en violation des dispositions de l'article 6 ci-dessus est
Art. 24. — Les personnes physiques et morales puni d'une amende de 50.000 DA à 500.000 DA.
assujetties à la déclaration de soupçon ayant procédé de Art. 32. — Tout assujetti qui s'abstient, sciemment et
bonne foi sont exemptes de toute responsabilité en connaissance de cause, d'établir et/ou de transmettre la
administrative, civile ou pénale. déclaration de soupçon prévue par la présente loi est puni
d'une amende de 100.000 DA à 1.000.000 DA sans
Cette exemption de responsabilité reste fondée même si préjudice de peines plus graves et de toute autre sanction
les enquêtes n'ont donné lieu à aucune suite ou si les disciplinaire.
poursuites ont abouti à des décisions de non-lieu, de
relaxe ou d'acquittement. Art. 33. — Les dirigeants et les agents des organismes
financiers ainsi que les assujettis à la déclaration de
Chapitre IV soupçon qui auront sciemment porté à la connaissance du
De la coopération internationale propriétaire des fonds ou opérations ayant fait l'objet de
déclaration l'existence de cette déclaration ou
Art. 25. — L'organe spécialisé peut communiquer aux communiqué des informations sur les suites qui lui sont
organismes des autres Etats qui exercent des missions réservées sont punis d'une amende de 200.000 DA à
similaires les informations qu'il détient sur des opérations 2.000.000 DA sans préjudice de peines plus graves et de
qui paraissent avoir pour objet le blanchiment d'argent ou toute autre sanction disciplinaire.
le financement du terrorisme, sous réserve de réciprocité. Art. 34. — Les dirigeants et les préposés des banques,
des établissements financiers et des autres institutions
Art. 26. — La coopération et l'échange d'informations, financières apparentées qui ont sciemment enfreint de
visés à l'article 25 ci-dessus, s'effectuent dans le respect manière répétée les mesures de prévention du blanchiment
des conventions internationales et des dispositions légales d'argent et du financement du terrorisme prévues par les
internes applicables en matière de protection de la vie articles 7, 8, 9, 10 et 14 de la présente loi sont punis d'une
privée et de communication de données personnelles sous amende de 50.000 DA à 1.000.000 DA.
réserve que les organismes étrangers compétents soient
soumis aux mêmes obligations de secret professionnel que Les établissements financiers visés dans cet article sont
l'organe spécialisé. punis d'une amende de 1.000.000 DA à 5.000.000 DA
sans préjudice de peines plus graves.
Art. 27. — Dans le cadre de la lutte contre le Chapitre VI
blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, la
Banque d'Algérie et la commission bancaire peuvent Dispositions finales
transmettre des informations aux organismes chargés de la Art. 35. — Les dispositions des articles 104 à 110 de
surveillance des banques et établissements financiers la loi n° 02-11 du 20 Chaoual 1413 correspondant au
dans d'autres pays, sous réserve de réciprocité et à 24 décembre 2002 portant loi de finances pour 2003 sont
condition que ces organismes soient soumis au secret abrogées.
professionnel avec les mêmes garanties qu'en Algérie.
Art. 36. — La présente loi sera publiée au Journal
Art. 28. — La communication des informations ne peut officiel de la République algérienne démocratique et
être accordée si une procédure pénale a déjà été engagée populaire.
en Algérie sur la base des mêmes faits ou si cette
Fait à Alger, le 27 Dhou El Hidja 1425 correspondant
communication est de nature à porter atteinte à la
au 6 février 2005.
souveraineté et à la sécurité nationales ou à l'ordre public
et aux intérêts fondamentaux de l'Algérie. Abdelaziz BOUTEFLIKA.
30 Dhou El Hidja 1425 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 11 7
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Loi n°° 05-02 du 27 Dhou El Hidja 1425 correspondant Art. 3. — L'ordonnance n° 75-59 du 26 septembre
au 6 février 2005 modifiant et complétant 1975, susvisée, est complétée par les articles 187 bis et
l'ordonnance n°° 75-59 du 26 septembre 1975 187 ter rédigés comme suit :
portant code de commerce
———— « Art. 187 bis. — Les baux commerciaux conclus à
compter de la publication de la présente loi au Journal
Le Président de la République, officiel de la République algérienne démocratique et
Vu la Constitution, notamment ses articles 37, 120, populaire doivent, sous peine de nullité, être dressés en la
122-9° et 126 ; forme authentique. Ils sont conclus pour une durée
librement fixée par les parties.
Vu l'ordonnance n° 66-154 du 8 juin 1966, modifiée et
complétée, portant code de procédure civile ; Sauf stipulation contraire des parties, le preneur est tenu
Vu l'ordonnance n° 66-155 du 8 juin 1966, modifiée et de quitter les lieux loués à l'échéance du terme fixé par le
complétée, portant code de procédure pénale ; contrat sans signification de congé et sans prétendre à
l'indemnité d'éviction telle que prévue par le présent
Vu l'ordonnance n° 66-156 du 8 juin 1966, modifiée et code ».
complétée, portant code pénal ;
Vu l'ordonnance n° 75-58 du 26 septembre 1975, « Art. 187 ter. — Les renouvellements des baux
modifiée et complétée, portant code civil ; commerciaux conclus antérieurement à la publication
visée à l'article 187 bis ci-dessus demeurent régis par la
Vu l'ordonnance n° 75-59 du 26 septembre 1975, législation en vigueur à la date de la conclusion du bail ».
modifiée et complétée, portant code de commerce ;
Après adoption par le Parlement ; Art. 4. — L'article 192 de l'ordonnance n°75-59 du 26
septembre 1975, susvisée, est modifié et rédigé comme
Promulgue la loi dont la teneur suit : suit :
Article 1er. — La présente loi modifie et complète
« Art. 192. — Les montants des loyers des baux
l'ordonnance n° 75-59 du 26 septembre 1975 portant code
d'immeubles ou de locaux régis par les présentes
de commerce.
dispositions, renouvelés ou non, peuvent être révisés à la
Art. 2. — Les articles 146, 169 et 170 de l'ordonnance demande de l'une ou de l'autre des parties sous les
n° 75-59 du 26 septembre 1975, susvisée, sont modifiés et réserves prévues à l'article 193 ci-dessous.
rédigés comme suit :
La demande doit être formée par acte extrajudiciaire ou
« Art. 146. — Chaque année, au mois de décembre, le par lettre recommandée avec demande d'avis de réception.
président du tribunal se fait présenter les registres prévus Elle doit, sous peine de nullité, préciser le montant du
par les articles ci-dessus; il en vérifie la tenue, s'assure que loyer demandé ou offert.
les prescriptions ont été rigoureusement suivies et en
donne attestation au pied de la dernière inscription ». (..... le reste sans changement.......) ».
« Art. 169. — Les dispositions qui suivent s'appliquent Art. 5. — L'ordonnance n° 75-59 du 26 septembre
aux baux des immeubles ou locaux dans lesquels un fonds 1975, susvisée, est complétée par l'article 252 bis rédigé
est exploité, que ce fonds appartienne à un commerçant, à comme suit :
un industriel, à un artisan ou à une entreprise artisanale,
dûment inscrits au registre du commerce ou au registre
des métiers et de l’artisanat selon le cas, notamment : « Art. 252 bis. — Nonobstant les dispositions légales
contraires, les paiements et les livraisons d'instruments
(..... le reste sans changement....... ) ». financiers effectués dans le cadre des systèmes de
règlements interbancaires jusqu'à l'expiration du jour où
« Art. 170. — Les présentes dispositions s'appliquent est prononcé le jugement de règlement judiciaire ou de
également : faillite à l'encontre d'une banque ou d'une institution
financière dûment habilitée participant directement ou
1° aux baux consentis aux communes pour des indirectement à ces systèmes, ne peuvent être annulés
immeubles ou des locaux affectés, soit au moment de la même au motif pour lequel est intervenu ce jugement ».
location, soit ultérieurement et avec le consentement
exprès ou tacite du propriétaire, à des services exploités en
régie, Art. 6. — Les articles 414 et 502 de l'ordonnance
n° 75-59 du 26 septembre 1975, susvisée, sont modifiés,
2° aux baux d'immeubles ou de locaux principaux ou complétés et rédigés comme suit :
accessoires, nécessaires à la poursuite de l'activité des
entreprises publiques économiques, dans les limites « Art. 414. — Le porteur d'une lettre de change payable
définies par les lois et règlements qui les régissent et à à jour fixe ou à certain délai de date ou de vue, doit
condition que ces baux ne comportent aucune emprise sur présenter la lettre de change au paiement soit le jour où
le domaine public.
elle est payable, soit l'un des deux jours ouvrables qui
(.....le reste sans changement.......) ». suivent.
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La présentation matérielle d'une lettre de change à une A défaut, l'interdit ne recouvre la faculté d'émettre des
chambre de compensation équivaut à une présentation au chèques qu'à l'issue d'un délai de cinq (5) ans à compter
paiement. de la date de l'injonction ».
Cette présentation peut s'effectuer également par tout
"Art. 526 bis 5. — La pénalité libératoire est fixée à
moyen d'échange électronique défini par la législation et
cent dinars (100 DA) par tranche de mille dinars
la réglementation en vigueur ».
(1000 DA) ou fraction de tranche.
« Art. 502. — La présentation matérielle d'un chèque à
une chambre de compensation équivaut à une présentation Cette pénalité est doublée dans le cas de récidive.
au paiement.
Le produit de cette pénalité est versé au trésor public".
Cette présentation peut s'effectuer également par tout
moyen d'échange électronique défini par la législation et "Art. 526 bis 6. — A défaut de régularisation de
la réglementation en vigueur ». l'incident de paiement, dans les délais cumulés prévus par
les articles 526 bis 2 et 526 bis 4, susvisés, des poursuites
Art. 7. — Le titre II du livre IV de l'ordonnance pénales sont engagées conformément aux dispositions du
n° 75-59 du 26 septembre 1975, susvisée, est complété par code pénal".
un chapitre VIII bis intitulé "des incidents de paiement"
comprenant les articles 526 bis à 526 bis 16 et rédigé "Art. 526 bis 7 . — Le tiré déclare, sans délai, à la
comme suit : centrale des impayés toute mesure d'interdiction d'émettre
des chèques prise à l'encontre de l'un de ses clients".
Chapitre VIII bis
Des incidents de paiement "Art. 526 bis 8 . — La Banque d'Algérie communique
régulièrement aux banques et institutions financières
« Art. 526 bis. — Avant toute délivrance de chéquiers à dûment habilitées la liste mise à jour des interdits de
leurs clients, les banques et les institutions financières chéquiers".
dûment habilitées doivent consulter immédiatement le
fichier des incidents de paiement de la centrale des "Art. 526 bis 9. — Dès communication par la banque
impayés de la Banque d'Algérie ». d'Algérie de la liste des interdits de chéquiers visée à
« Art. 526 bis 1. — Le tiré est tenu de déclarer tout l'article 526 bis 8 ci-dessus, aux banques et institutions
incident de paiement pour absence ou insuffisance de financières dûment habilitées, celles-ci doivent :
provision à la centrale des impayés dans les quatre (4) — s'abstenir de délivrer un chéquier à tout client qui
jours ouvrables suivant la date de présentation du chèque, figure sur cette liste ;
dans l'une des formes prévues à l'article 502 du présent
code ». — demander au client concerné de restituer les
formules de chèques non encore émis".
« Art. 526 bis 2. — Lors de la survenance d'un premier
incident de paiement, pour absence ou insuffisance de "Art. 526 bis 10. — L'interdiction d'émettre des chèques
provision, le tiré doit adresser à l'émetteur du chèque une s'applique à tous les comptes courants et les comptes de
injonction pour régularisation de l'incident et ce, dans un chèques dont serait titulaire ledit client.
délai maximum de dix (10) jours à compter de la date
d'envoi de l'injonction ». Elle s'applique également à ses mandataires en ce qui
concerne ces comptes".
La régularisation visée à l'alinéa précédent est la faculté,
donnée au tireur d'un chèque sans provision, de constituer "Art. 526 bis 11. — L'interdiction d'émettre des chèques
une provision suffisante et disponible auprès du tiré, pour dont fait l'objet un co-titulaire d'un compte collectif
le règlement de l'incident de paiement. s'applique à tous les autres co-titulaires de ce compte".
La forme de l'injonction et son contenu sont fixés par
"Art. 526 bis 12. — L'interdit de chéquier ne perd pas sa
voie réglementaire ».
qualité de mandataire sur les comptes de son mandant ne
« Art. 526 bis 3 . — Lorsque la procédure de faisant pas l'objet de la même mesure.
régularisation, prévue à l'article 526 bis 2 ci-dessus, La mesure d'interdiction d'émettre des chèques, prise à
s'avère infructueuse ou en cas de récidive dans les douze l'encontre d'une personne, n'atteint pas ses mandataires
(12) mois suivant le premier incident de paiement, même pour tout ce qui concerne le fonctionnement des comptes
si celui-ci est régularisé, le tiré prononce à l'encontre du personnels de ces derniers".
tireur une interdiction d'émettre des chèques".
"Art. 526 bis 13. — Les contestations relatives à
"Art. 526 bis 4. — Quiconque est frappé d'une mesure l'interdiction d'émettre des chèques et aux pénalités
d'interdiction d'émettre des chèques recouvre la possibilité libératoires sont déférées aux juridictions compétentes".
d'émettre des chèques lorsqu'il justifie avoir réglé le
montant du chèque impayé ou constitué une provision "Art. 526 bis 14 . — Le titulaire d'un compte, ou son
suffisante et disponible destinée à son règlement par les mandataire, qui s'est vu interdire d'émettre des chèques,
soins du tiré et payé une pénalité libératoire prévue à garde la possibilité de retirer des chèques consacrés
l'article 526 bis 5 ci-dessous et ce, dans un délai de vingt exclusivement à des retraits de fonds auprès du tiré ou
(20) jours à compter de la fin du délai de l'injonction. d'émettre des chèques certifiés".
30 Dhou El Hidja 1425 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 11 9
9 février 2005
"Art. 526 bis 15. — Le tiré qui refuse de payer un 1° le nom et les coordonnées bancaires de l'émetteur de
chèque émis au moyen : l'avis de prélèvement, ainsi que son numéro d'émetteur
- d'une formule dont la restitution n'a pas été demandée d'avis de prélèvement délivré par la Banque d'Algérie;
conformément aux conditions prévues à l'article 526 bis 9
ci-dessus, s'il n'est pas justifié que les diligences 2° le nom et les coordonnées bancaires du débiteur
nécessaires ont été mises en œuvre à cette fin ; donneur d’ordre de prélèvement ;
- d'une formule qu'il a délivrée en violation des 3° l'ordre inconditionnel de transférer des fonds, valeurs
dispositions des articles 526 bis 3 et 526 bis 9 ci-dessus ;
ou effets ;
- d'une formule qu'il a délivrée à un nouveau client,
alors que celui-ci faisait l'objet d'une mesure d'interdiction 4° le montant du virement ;
d'émettre des chèques et dont le nom figurait pour ces
motifs sur la liste de la centrale des impayés de la Banque 5° la périodicité du prélèvement ;
d'Algérie ;
est solidairement tenu de payer les indemnités civiles 6° la signature du débiteur donneur d'ordre".
accordées au porteur pour non paiement , s'il ne justifie
pas que l'ouverture du compte a été effectuée "Art. 543 bis 22. — La propriété des fonds , valeurs ou
conformément aux procédures légales et réglementaires effets, objet de l'ordre de prélèvement, est transférée de
relatives à l'ouverture du compte et à la délivrance des plein droit dès la retenue du compte créditeur émetteur de
formules du chèque, ainsi qu'aux obligations légales et l'avis de prélèvement".
règlementaires résultant des incidents de paiement".
Chapitre III
"Art. 526 bis 16 . — Le tiré qui a clôturé un compte sur
lequel des formules de chèques ont été délivrées ou qui a Des cartes de paiement et de retrait
enregistré une opposition pour perte ou vol de chèques,
doit aviser la Banque d'Algérie". "Art. 543 bis 23 . — Constitue une carte de paiement
toute carte émise par les banques et les institutions
Art. 8. — Le livre IV de l'ordonnance n° 75-59 du 26
financières dûment habilitées et permettant à son titulaire
septembre 1975, susvisée, est complété par un titre IV
intitulé "de certains instruments et procédés de paiement" de retirer ou de transférer des fonds.
comprenant les articles 543 bis 19 à 543 bis 24 rédigés
comme suit : Constitue une carte de retrait toute carte émise par les
banques ou les institutions financières dûment habilitées
TITRE IV et permettant à son titulaire, exclusivement, de retirer des
fonds".
DE CERTAINS INSTRUMENTS ET PROCEDES
DE PAIEMENT
"Art. 543 bis 20 . — L'ordre de virement est irrévocable Art. 10. — La présente loi sera publiée au Journal
à compter du débit du compte du donneur d'ordre. officiel de la République algérienne démocratique et
populaire.
Le virement est définitif à compter de la date où il est
crédité au compte du bénéficiaire".
Fait à Alger, le 27 Dhou El Hidja 1425 correspondant
Chapitre II au 6 février 2005.
Du prélèvement
Ces épreuves ont pour objet de noter les potentialités se Art. 6. — L'homologation des variétés et la protection
rapportant aux caractères agronomiques et technologiques des obtentions végétales ne couvrent que les genres et
de la variété. espèces végétaux dont la liste est fixée par voie
réglementaire.
— valeur agronomique : étude de la productivité de la
variété, selon un processus expérimental défini tenant
Art. 7. — Les variétés végétales nouvelles au sens de la
compte des zones agro-climatiques où la variété a été
présente loi sont soumises:
expérimentée.
— soit à une demande d'homologation en vue de
— valeur technologique : étude sur la valeur
l'inscription au catalogue officiel institué en vertu des
d'utilisation du produit selon les règles techniques
dispositions de l'article 9 de la présente loi en vue de la
spécifiques à chaque espèce.
seule reconnaissance de son caractère variétal ;
Une variété est considérée comme possédant une valeur — soit à une demande de protection de cette nouvelle
agronomique et technologique, si elle présente, par variété ;
rapport aux variétés inscrites ou aux variétés témoins, une
amélioration qualificative pour la culture, la productivité — soit, de façon simultanée, aux deux procédures
d'inscription au catalogue officiel et de protection des
et la régularité des rendements, ou pour toute utilisation
droits.
des produits qui en découlent.
Lots : Ensemble de semences et plants déterminés, TITRE II
désignés par des numéros d'identification, homogènes et
DES SEMENCES ET PLANTS
reconnaissables.
Certification : processus officiel garantissant la Chapitre I
conformité de la production de semences et plants par
rapport aux normes phytosanitaires et phytotechniques De l'homologation des espèces et variétés
définies par voie réglementaire. et de leur inscription au catalogue officiel
Ayant droit : toute personne physique ou morale Art. 8. — Sont homologuées les variétés ayant fait
dûment habilitée par l'obtenteur pour l'exploitation de sa l'objet d'examens, d'analyses et d'essais réalisés en
variété. laboratoire ou en plein champ, destinés à évaluer la
Détenteur : toute personne physique ou morale dûment distinction, l'homogénéité, la stabilité ainsi que la valeur
habilitée par l'obtenteur ou son ayant droit pour agronomique et technologique de la variété concernée,
l'exploitation de sa variété. conformément au règlement technique d'homologation.
Pépinières : Aires ou espaces réservés à la production Les règlements techniques d'homologation et les
de semences et plants. procédures d'examen sont fixés par voie réglementaire.
30 Dhou El Hidja 1425
12 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 11 9 février 2005
Art. 9. — Il est créé un catalogue officiel des espèces et Art. 14. — Le classement dans les catégories de
variétés sur lequel sont inscrites les variétés ayant fait semences et plants de pré-base et de base, d’homologués
l'objet d'une homologation. et standards a pour objectif de déterminer la qualité
technique et phytosanitaire des semences et plants
Sont consignées sur le catalogue officiel les principales concernés.
spécificités morphologiques et physiologiques ainsi que
toutes les caratéristiques permettant de distinguer les Art. 15. — Les semences et plants homologués et
différentes variétés inscrites. standards doivent provenir directement des plants de base
d'une variété déterminée.
Les caractéristiques techniques de ce catalogue officiel,
Art. 16. — Les conditions de classement des semences
les conditions de sa tenue et de sa publication ainsi que les
et plants dans les catégories fixées par les dispositions de
modalités et procédures d'inscription au catalogue officiel l'article 13 ci-dessus, ainsi que les procédures
sont fixées par voie réglementaire. d'homologation sont fixées par voie réglementaire.
Art. 10. — Le catalogue officiel des espèces et des Section II
variétés compend deux (2) listes :
De la production et de la commercialisation
— La liste A : sur laquelle sont inscrites les variétés des semences et des plants
ayant subi les essais et études prévus par les règlements
techniques d'homologation et qui remplissent les Art. 17. — Sous réserve des dispositions législatives en
conditions d'homologation ; vigueur en matière de ressources biologiques et des
dispositions de l'article 6 de la présente loi, seules les
variétés homologuées et inscrites à ce titre sur le catalogue
— La liste B : sur laquelle sont inscrites les variétés
officiel des variétés, selon les modalités et conditions
qui, bien que ne réunissant pas toutes les conditions fixées par la présente loi, sont autorisées à être produites,
techniques requises pour leur homologation, présentent multipliées, importées, exportées, distribuées et
cependant un intérêt pour la production agricole nationale, commercialisées.
ou bien peuvent être destinées à l'exportation.
Art. 18. — Les conditions de dénomination des
Art. 11. — Toute variété inscrite sur le catalogue semences et plants, ainsi que les indications relatives à
officiel dont la dénomination, une de ses caractéristiques, leur pureté, leur origine, leur âge, leur état phytosanitaire,
ou les conditions d'utilisation ont été modifiées, doit faire ou aux éléments de leur caractérisation sont fixées par
l'objet d'une nouvelle demande d'homologation pour son voie réglementaire.
inscription.
Art. 19. — L'activité de toute personne physique ou
Art. 12. — Les éléments de base des plantes hybrides morale de production, de multiplication ou de vente en
et des variétés composées restent secrets si leurs gros et demi-gros des semences et plants est soumise à un
obtenteurs le demandent. régime d'agrément préalable.
Les conditions d'agrément ainsi que les modalités de
Les modalités d'application du présent article sont son octroi sont définies par voie réglementaire.
fixées par voie réglementaire.
Art. 20. — Les personnes physiques ou morales qui
Chapitre II produisent et multiplient des semences et plants peuvent
produire des semences et des plants directement ou auprès
De la classification, de la production de tiers.
et de la commercialisation
des semences et des plants Art. 21. — Quelque soit leur régime de propriété ou les
conditions juridiques de leur utilisation au sens des
Section 1 dispositions de l'article 20 ci-dessus, l'ensemble des
parcelles utilisées pour la production et la multiplication
De la classification des semences et des plants des semences et plants, doit faire l'objet d'une déclaration
annuelle à l'autorité nationale phytotechnique et doit être
Art. 13. — Les semences et plants de toutes les espèces maintenue en bon état phytotechnique.
et variétés de plantes agricoles sont classés dans les
catégories suivantes : Art. 22. — Les personnes physiques ou morales
importatrices, productrices et multiplicatrices de semences
— Semences et plants de pré-base et de base ; et plants ont l'obligation de s'assurer que le matériel
végétal mis par elles à la disposition des utilisateurs est
— Semences et plants homologués ; conforme aux caractéristiques y afférentes figurant dans le
catalogue officiel des variétés.
— Semences et plants standards.
Art. 23. — Outre la conformité aux normes techniques
Le classement dans chacune de ces catégories est opéré et phytosanitaires, les semences et plants commercialisés
selon un modèle d’homologation spécifique à chaque doivent répondre aux conditions de stockage, d'emballage
espèce ou groupe d'espèces. et d'étiquetage fixées par voie réglementaire.
30 Dhou El Hidja 1425 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 11 13
9 février 2005
Art. 25. — Toute obtention végétale au sens de la Art. 30. — Toute obtention végétale répondant aux
présente loi, après avoir rempli les conditions de conditions fixées par la présente loi ouvre droit à un titre
reconnaissance requises, dispose de la protection définie dénommé certificat d'obtention végétale, qui constitue un
par la présente loi. titre de propriété incorporelle.
Elle ne se compose que de chiffres, ne peut être Art. 33. — Il est institué un registre de droit mis en
susceptible d'induire en erreur, ou de prêter à confusion place auprès de l'autorité nationale phytotechnique.
sur les caractéristiques, la valeur ou l'identité de la variété.
Ce registre de droit est public.
Art. 28. — Une variété ne peut être qualifiée de
Art. 34. — Le registre de droit, coté et paraphé par
nouvelle que si, à la date de dépôt de la demande, elle n'a
l'autorité nationale phytotechnique, comporte quatre (4)
pas été vendue ou remise à des fins commerciales à des parties :
tiers par l'obtenteur, ou avec son consentement, aux fins
de son exploitation : — une première partie dans laquelle sont inscrites les
demandes des certificats d'obtention végétale ;
— sur le territoire national depuis plus d'un an ,
— une deuxième partie dans laquelle sont inscrits les
— sur le terrritoire autre que le territoire national depuis certificats d'obtention végétale ;
plus de quatre (4) ans ou dans le cas des arbres et de la
vigne depuis plus de six (6) ans. — une troisième partie dans laquelle sont inscrits les
contrats de licences ainsi que les licences obligatoires et
Art. 29. — Le demandeur est tenu de fournir tout les licences d'office au sens des dispositions des articles
renseignement, document ou matériel végétal requis par 47, 48 et 49 ci-dessous ;
l'autorité nationale de l'examen destiné à :
— une quatrième partie dans laquelle sont inscrites les
— vérifier que la variété appartient bien au demandeur ; expirations prématurées, les retraits, les annulations, ou le
régime de domaine public de la variété concernée au sens
— vérifier que la variété appartient bien au taxon des dispositions de l'article 35 ci-dessous .
botanique annoncé ;
Les caractéristiques techniques et les modalités de tenue
— établir que la variété est nouvelle, distincte, et de publication du registre de droit sont fixées par voie
homogène et stable ; réglementaire.
30 Dhou El Hidja 1425
14 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 11 9 février 2005
Art. 35. — Est qualifié de régime du domaine public, le Art. 41. — Le droit d'obtention peut faire l'objet d'un
régime par lequel toute variété végétale est libre de tout transfert de tout ou partie des droits à un ou plusieurs
droit de protection et peut à ce titre être exploitée ayants droit.
commercialement sans paiement d'indemnités
d'exploitation. Le transfert des droits est effectué par acte authentique.
Le transfert n'est opposable aux tiers qu'après transcription
Art. 36. — La protection concerne les éléments de sur le registre de droit.
production ou de reproduction et de multiplication de la
Art. 42. — Le contrat de licence prévu par les
variété protégée.
dispositions de l'article 40 ci-dessus, ainsi que l'acte de
La protection s'étend également aux actes de transfert prévu par les dispositions de l'article 41
conditionnement, d'offre à la vente ainsi qu'à toute forme ci-dessus, doivent, sous peine de nullité, fixer l'étendue
des droits accordés à l'exploitant ou à l'ayant droit, et
de commercialisation, d'exportation et d'importation de la
notamment son caractère exclusif ou non exclusif, et
variété protégée.
limité ou illimité. Le contrat de licence et/ ou l'acte de
transfert doivent également fixer la valeur de l'indemnité
Art. 37. — Les droits liés au certificat d'obtention d'exploitation qui constitue le droit à rétribution de
végétale couvrent : l'obtenteur.
— la variété végétale protégée ; Art. 43. — Sous le contrôle de l'autorité nationale
phytotechnique, le titulaire du droit d'obtention est tenu de
— toute variété qui ne diffère pas nettement de la maintenir la variété protégée ou, le cas échéant, ses
variété protégée ; constituants héréditaires, pendant toute la durée de la
validité du droit.
— toute variété dérivée essentiellement de la variété
protégée si cette dernière n'est pas elle-même dérivée A ce titre et sur demande de l'autorité nationale
principalement d'une autre variété ; phytotechnique, il est tenu de présenter tout
renseignement, document et/ou matériel végétal jugé
— toute variété dont la production nécessite l'utilisation nécessaire au contrôle du maintien de la variété.
répétée de la variété protégée.
Les conditions, les modalités et les procédures de
maintien variétal et de contrôle s'y rattachant peuvent être
Art. 38. — La durée de protection est de vingt (20) ans précisées par voie réglementaire.
pour les espèces annuelles et de vingt cinq (25) ans pour
les espèces arboricoles et viticoles. Art. 44. — La propriété de l'obtention végétale créée
par l'agent public chercheur lors de l'exercice de ses
Le décompte de ces délais commence à courir à partir fonctions appartient à l'établissement public dont il
de la date d'octroi du certificat d'obtention végétale. dépend. Le nom de l'agent créateur est porté au certificat
d'obtention.
Au-delà de la durée de protection, la variété tombe dans
le domaine public, sauf dans le cas où l'obtenteur ou son L'établissement public est le seul habilité à introduire la
ayant droit demandent un renouvellement de la protection. demande pour l'octroi des droits d'obtention végétale ou
pour l'inscription de la nouvelle variété au catalogue
Le renouvellement de la protection ne peut être accordé national dans les conditions prévues par la présente loi.
qu'une seule fois pour une durée maximale de dix (10)
ans. Chapitre 4
Des limites du droit de protection
Art. 39. — Le droit de protection fait l'objet d'une
redevance dont les montants et les modalités de
Art. 45. — Sous réserve de tout document, fait, donnée
recouvrement sont fixés par la loi de finances.
ou information relevant des dispositions de l'article 12 de
la présente loi, les droits liés au certificat d'obtention
végétale ne s'étendent pas aux actes effectués :
Chapitre 3
— dans un cadre privé à des fins non commerciales ;
Des conditions générales d'exploitation
du droit de protection des obtentions végétales — à titre expérimental, d'enseignement ou de recherche
scientifique ainsi que dans le cadre de la constitution
Art. 40. — La variété pour laquelle une protection a été d'une banque de gènes ;
accordée peut faire l'objet d'un contrat de licence entre — en vue de créer une nouvelle variété à condition que
l'obtenteur et un établissement de production et de la nouvelle variété ne soit une variété essentiellement
multiplication de semences et de plants agréé, au sens des dérivée de la variété protégée ou que la création de la
dispositions de l'article 19 ci-dessus, qualifié en vertu de nouvelle variété ne nécessite pas l'emploi répété de la
la présente loi d'exploitant de la variété. variété protégée ;
30 Dhou El Hidja 1425 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 11 15
9 février 2005
— la demande doit être effectuée trois (3) années après Art. 53. — L'annulation des droits est initiée, lorsqu'il
la date de l'octroi du droit d'obtenteur. s'avère, durant l'exploitation de la variété protégée, que
Les modalités, la durée et les procédures de l'octroi de cette variété ne répond plus à un des caractères de
licence obligatoire, ainsi que les paramètres de calcul des nouveauté, de distinction, d'homogénéité ou de stabilité
indemnités d'exploitation au titre de la licence obligatoire qui ont prévalu pour l'octroi de sa protection.
sont fixés par voie réglementaire.
TITRE IV
Art. 49. — A titre exceptionnel, et pour des motifs liés à DU CONTROLE, DES INFRACTIONS ET DES
la sécurité alimentaire nationale ou importants pour le SANCTIONS
développement agricole national, la décision d'intérêt
public motivée, prévue par les dispositions de l'article 48 Chapitre 1
ci-dessus, et qualifiée en vertu de la présente loi de licence
d'office, peut être prononcée par l'autorité nationale Du contrôle des semences et des plants
phytotechnique sans que la variété concernée ne fasse et de la protection des obtentions végétales
l'objet d'une demande de licence obligatoire. Dans ce cas, Art. 54. — Sans préjudice des différents types de
l'autorité nationale phytotechnique désigne un ou contrôle effectués par les autorités dûment habilitées dans
plusieurs établissements de production et de multiplication le domaine de l'agriculture et de la commercialisation des
de semences et plants agréés pour exploiter la variété produits agricoles, les opérations de contrôle de
protégée concernée.
production et de multiplication des semences et des plants
Les conditions, les modalités, la durée et les paramètres et de vérification de la protection des droits des obtenteurs
de calcul des indemnités d'exploitation de la licence sont assumées par un corps d'inspecteurs phytotechniques
d'office sont fixés par voie réglementaire. relevant de l'autorité nationale phytotechnique.
30 Dhou El Hidja 1425
16 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 11 9 février 2005
Les modalités d'organisation et de fonctionnement de ce Art. 63. — Le recours auprès de l'autorité nationale
corps ainsi que ses attributions sont fixées par voie phytotechnique peut être accompagné de tout document
réglementaire. explicatif ou de toute expertise émanant d'organismes
agréés à cet effet.
Art. 55. — Les inspecteurs phytotechniques prêtent le
serment suivant : Les procédures et modalités d'exercice de ces recours
ainsi que les conditions d'agrément de ces organismes sont
w²?? H??O?þË Íœƒ√ Ê√ rOEF?« w Ò KF« t?KÒ UÐ r? ?¬ ò fixées par voie réglementaire.
‰«u?? ?? ?Š_« q" w?# w?Ž«—√ Ê√Ë ’ö?? ?? š≈Ë W?½U?? ?? ,Q?Ð Chapitre 2
å ÆwKŽ UN{dHð w²« U³ł«u« Des dispositions pénales
Section 1
Section 1
Du contrôle à l'intérieur du territoire
De la constatation des infractions
Art. 56. — Il est institué un contrôle de la production et
de la multiplication des semences et plants appartenant Art. 64. — Outre les officiers de police judiciaire, sont
aux espèces et variétés inscrites au catalogue officiel. habilités à rechercher et à constater les infractions aux
dispositions de la présente loi et aux textes pris pour son
Art. 57. — Les inspecteurs de l'autorité nationale application, les inspecteurs de l'autorité nationale
phytotechnique procèdent à l'inspection des pépinières et phytotechnique.
des champs de production et de multiplication, et à la
vérification du respect des normes de production et de Art. 65. — La constatation de l'infraction est attestée
multiplication de chaque catégorie de semences et plants,
par un procès-verbal précisant les faits constatés et les
ainsi que, le cas échéant, du respect des droits des
obtenteurs. déclarations ou explications reçues.
Art. 58. — Les modalités et procédures du contrôle Les procès-verbaux sont signés par le ou les inspecteurs
phytotechnique et sanitaire sur le territoire national exercé de l'autorité nationale phytotechnique ayant constaté
par les inspecteurs phytotechniques sont fixées par voie l'infraction et par le ou les auteurs de l'infraction.
réglementaire.
Si le ou les auteurs de l'infraction refusent de signer le
Section 2 procès-verbal, il en est fait mention sur ce dernier.
Du contrôle aux postes frontières
Les procès-verbaux sont transmis au procureur de la
Art. 59. — La liste des points d'entrée et de sortie du République de la juridiction concernée avec copie
territoire national des semences et des plants est fixée par adressée à l'autorité nationale phytotechnique.
voie réglementaire.
Art. 66. — Sur la base des procès-verbaux reçus,
Art. 60. — Lors de leur entrée sur le territoire national,
l'autorité nationale phytotechnique peut prononcer une
les semences et plants doivent être accompagnés de
documents et sont soumis à un contrôle technique et mesure conservatoire d'interdiction de commercialisation.
phytosanitaire.
Section 2
La nature des documents exigés ainsi que les
procédures du contrôle technique et phytosanitaire sont Des infractions et des peines
fixées par voie réglementaire.
Art. 67. — Quiconque, relevant des personnels de
Art. 61. — L'exportation des semences et plants est l'autorité nationale phytotechnique, a, sans y avoir été
soumise au contrôle technique et phytosanitaire. dûment habilité par l'obtenteur ou son ayant droit,
communiqué ou tenté de communiquer des informations
Les modalités du contrôle technique et phytosanitaire
des semences et plants destinés à l'exportation, ainsi que techniques et/ou scientifiques dont le secret a été
les documents devant les accompagner sont fixés par voie expressément demandé par l'obtenteur est puni
réglementaire. conformément aux dispositions de l'article 301 de
l'ordonnance n° 66-156 du 8 juin 1966, modifiée et
Section 3 complétée, portant code pénal.
Des procédures de recours
Art. 68. — Quiconque produit, multiplie, importe,
Art. 62. — Lorsque le contrôle phytotechnique et exporte frauduleusement, ou distribue et commercialise
phytosanitaire est sanctionné par une mesure de refus des semences et plants non homologués et non inscrits au
d'importation, d'exportation, ou de commercialisation, catalogue officiel, est puni d'un emprisonnement de deux
selon les procédures visées aux articles 60 et 61 ci-dessus, (2) mois à six (6) mois et d'une amende d'un million
l'opérateur ou le producteur peuvent exercer un recours ( 1.000.000 ) à un million cinq cent mille (1.500.000 )
auprès de l'autorité nationale phytotechnique. dinars.
30 Dhou El Hidja 1425 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 11 17
9 février 2005
Les semences et plants objet de l'infraction sont — au classement institué par les dispositions de l'article
détruits. 13 ci-dessus, et qu'il s'avère que, de son fait ou d'un fait
relevant de sa responsabilité, ces semences et plants ne
En cas de récidive, la sanction est portée au double. sont pas conformes aux spécifications variétales ou au
classement déclaré, est puni d'un emprisonnement de deux
Art. 69. — Quiconque produit, multiplie, distribue ou (2) mois à six (6) mois et d'une amende d'un million
commercialise des semences et plants sur des parcelles (1.000.000) à un million cinq cent mille (1.500.000)
non déclarées à l'autorité nationale phytotechnique, est dinars.
puni d'une amende d'un million (1.000.000 ) à un million Les semences et plants objet de l'infraction sont détruits.
cinq cent mille (1.500.000 ) dinars. Il peut en outre être tenu de réparer le préjudice causé par
son infraction.
Les semences et plants objet de l'infraction sont détruits. En cas de récidive, la sanction est portée au double.
Art. 73. — En matière de protection des droits
En cas de récidive, la sanction est portée au double. d'obtenteur, l'autorité nationale phytotechnique prononce
l'interdiction de commercialisation de toute variété
Art. 70. — Quiconque distribue et commercialise des protégée produite ou multipliée de façon non conforme
semences et plants de façon non conforme aux conditions aux dispositions de la présente loi et en avise l'obtenteur,
son ayant droit ou les titulaires de la licence
de dénomination, de stockage, d'emballage, et d'étiquetage
d'exploitation.
prévues par les dispositions des articles 17 et 23 de la
présente loi et de ses textes d'application est puni d'une TITRE V
amende d'un million (1.000.000 ) à un million cinq cent DISPOSITIONS TRANSITOIRES
mille (1.500.000 ) dinars.
Art. 74. — Sous réserve des droits des obtenteurs
désirant protéger leurs obtentions végétales,
Art. 71. — Quiconque produit, multiplie, distribue ou conformément aux dispositions de la présente loi par le
commercialise des semences et plants sans être titulaire dépôt d'une demande de protection à titre de
de l'agrément prévu par les dispositions de l'article 19 de régularisation au cours de l'année suivant la promulgation
la présente loi est puni d'une amende d'un million de la présente loi, les variétés végétales déjà exploitées à
(1.000.000) à un million cinq cent mille (1.500.000) la date de promulgation de la présente loi font l'objet d'une
dinars. inscription sur le catalogue officiel institué par les
dispositions de l'article 9 ci-dessus, à titre de
Les semences et plants qu'il détient sont détruits. régularisation, à l'initiative de l'autorité nationale
phytotechnique, qui est tenue de vérifier la validité des
En cas de récidive, la sanction est portée au double. homologations prononcées en vertu des normes et
procédures antérieures, au regard des conditions
d'homologation instituées par la présente loi.
Art. 72. — Quiconque produit, multiplie, importe,
exporte, distribue ou commercialise des semences et Art. 75. — La présente loi sera publiée au Journal
plants qu'il déclare conformes : officiel de la République algérienne démocratique et
populaire.
— aux variétés végétales homologuées et inscrites au Fait à Alger, le 27 Dhou El Hidja 1425 correspondant
catalogue officiel, au 6 février 2005.
Abdelaziz BOUTEFLIKA.
DECRETS
Décret exécutif n°° 05-69 du 27 Dhou El Hidja 1425 Vu la loi n° 85-05 du 16 février 1985, modifiée et
correspondant au 6 février 2005 fixant les complétée, relative à la protection et à la promotion de la
formes d’action sanitaire et sociale des santé ;
organismes de sécurité sociale. Vu le décret présidentiel n° 04-136 du 29 Safar 1425
———— correspondant au 19 avril 2004 portant nomination du
Chef du Gouvernement ;
Le Chef du Gouvernement, Vu le décret présidentiel n° 04-138 du 6 Rabie El Aouel
1425 correspondant au 26 avril 2004 portant nomination
Sur le rapport du ministre du travail et de la sécurité des membres du Gouvernement ;
sociale,
Vu le décret exécutif n° 92-07 du 4 janvier 1992 portant
Vu la Constitution, notamment ses articles 85-4° et 125 statut juridique des caisses de sécurité sociale et
(alinéa 2) ; organisation administrative et financière de la sécurité
sociale ;
Vu la loi n° 83-11 du 2 juillet 1983, modifiée et Vu le décret exécutif n° 03-137 du 21 Moharram 1424
complétée, relative aux assurances sociales, notamment correspondant au 24 mars 2003 fixant les attributions du
son article 92 ; ministre du travail et de la sécurité sociale ;
30 Dhou El Hidja 1425
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— la sensibilisation pour une nutrition saine et Art. 12. — Sont abrogées toutes les dispositions
équilibrée, contraires au présent décret notamment celles des articles
— la prévention des maladies et des accidents, 62 et 63 du décret exécutif n° 92-07 du 4 janvier 1992,
notamment les accidents domestiques, susvisé.
— l’utilisation des médicaments, Art. 13. —Le présent décret sera publié au Journal
— la lutte contre les pratiques nocives pour la santé, officiel de la République algérienne démocratique et
populaire.
— la promotion et l’encouragement de campagnes
d’éducation sanitaire, Fait à Alger, le 27 Dhou El Hidja 1425 correspondant
au 6 février 2005 .
— la protection de l’environnement. Ahmed OUYAHIA.
30 Dhou El Hidja 1425 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N°° 11 19
9 février 2005
— 300 DA par jour lorsque la garde est exemptée de Par décision du 14 Joumada Ethania 1425
difficultés et peut être assurée par une personne domiciliée correspondant au 1er août 2004, Mr. Benyoucef Djamel,
ou résidant à proximité des lieux où sont entreposés les demeurant au 22 rue Ritoux Lachau cité Plaisance -
objets saisis ; Annaba est agréé en qualité de commissionnaire en
douanes.
— 500 DA par jour lorsque la garde présente des ————————
difficultés et impose des sujétions particulières à la
personne qui en est chargée, avec remboursement éventuel
des dépenses dûment justifiées dans la limite fixée par la Par décision du 14 Joumada Ethania 1425
réglementation en vigueur. correspondant au 1er août 2004, Mr. Elgormi Mohamed,
demeurant rue Elgormi Mohamed Sidi Khaled - Biskra est
Art. 3. — Les dispositions de l’arrêté du 25 janvier agréé en qualité de commissionnaire en douanes.
1983 portant modalités d’application des dispositions de
l’article 70 de la loi n° 82-14 du 30 décembre 1982 ————————
portant loi de finances pour 1983, relatives aux frais de
garde des meubles saisis par l’administration fiscale, sont Par décision du 14 Joumada Ethania 1425
abrogées. correspondant au 1er août 2004, Mr. Hamrioui Tahar,
demeurant Villa B 38 Panorama Kouba - Alger est agréé
Art. 4. — Le directeur général des impôts est chargé de
en qualité de commissionnaire en douanes.
l’exécution du présent arrêté qui sera publié au Journal
officiel de la République algérienne démocratique et ————————
populaire.
Par décision du 14 Joumada Ethania 1425
Fait à Alger, le 9 Ramadhan 1425 correspondant au 23
octobre 2004. correspondant au 1er août 2004, Mr. El Missoum
Mohammed, demeurant au Hai Meriem Baraki - Alger est
Abdelatif BENACHENHOU.
agréé en qualité de commissionnaire en douanes.
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Décisions du 14 Joumada Ethania 1425 correspondant
au 1er août 2004 portant agrément de Par décision du 14 Joumada Ethania 1425
commissionnaires en douanes. correspondant au 1er août 2004, Mr. Saidj Rabah,
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demeurant à la cité des 200 Logts Bt A1 Appart n° 12
Freha - Tizi Ouzou, est agréé en qualité de
Par décision du 14 Joumada Ethania 1425
correspondant au 1er août 2004, Mr. Mana Youcef, commissionnaire en douanes.
demeurant au 5 parc Poirson El Biar-Alger est agréé en ————————
qualité de commissionnaire en douanes.
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Par décision du 14 Joumada Ethania 1425
Par décision du 14 Joumada Ethania 1425 correspondant au 1er août 2004, Mr. Rahai Malek,
correspondant au 1er août 2004, la EURL EXIM demeurant à la cité Salah Boulkeroua Bt MT 8
TRANSIT sise au 42, rue Asselah Hocine - Alger est n° 21 - Skikda, est agréé en qualité de commissionnaire en
agréée en qualité de commissionnaire en douanes. douanes.