CPGE REDA SLAOUI MPSI 1 - 2024/2025
DEVOIR LIBRE 8
A rendre le : Samedi 26/04/2025
PROBLEME 1
Partie I
0 −2 −2
1 , B = A2 , C = A3 , U = A4 et G = { A, B, C, U }.
Soit A = 2 0 − 1
3
2 1 0
1 a Calculer B , C , U et AU.
b En déduire que l’ensemble G est stable par multiplication matricielle (on
pourra faire une table).
c Montrer que la matrice U est l’élément neutre de la multiplication dans G.
d En déduire que ( G, ×) est un groupe abélien.
2 Calculer le rang de A (On détaille les calculs).
3 Montrer (sans calcul) que rg( B) = rg(C ) = rg(U ) = rg( A).
Ces matrices sont-elles inversibles ?
On identifie M3,1 (K) à K3 et on note f l’endomorphisme de K3 canoniquement
associé à A. On note b = (i, j, k ) la base canonique de K3 . On a donc Matb ( f ) = A.
On pose e1 = −2i + k, e2 = j + k, e3 = i − 2j + 2k et e = ( e1 , e2 , e3 ) .
4 a Quelles sont dans la base b les matrices de f 2 , f 3 et f 4 ?
b Montrer que f , f 2 , f 3 et f 4 ont le même noyau et la même image.
c Vérifier que (e3 ) est une base de ker( f ), et que (e1 , e2 ) est une base de Im( f ).
5 Montrer que e est une base de K3 .
6 On note P = Pbe la matrice de passage de b à e. Calculer P et P−1 .
7 a Exprimer f (e1 ) , f (e2 ) et f (e3 ) dans la base e.
b En déduire l’expression de A0 = Mate ( f ).
Quelle relation matricielle a-t-on entre A0 , A et P ?
A1 0
8 a Vérifier qu’il existe A1 ∈ GL2 (K) (à préciser) telle que A0 = .
0 0
b De même, déterminer des matrices A2 , A3 et A4 dans GL2 (K) telles que :
Ai 0
∀i ∈ J2, 4K, Mate ( f i ) = .
0 0
c Montrer que l’ensemble { A1 , A2 , A3 , A4 } est un sous-groupe de (GL2 (K), ×).
1/4
9 a Montrer que f 4 est un projecteur.
b Préciser ses éléments caractéristiques.
Partie II
Soit n un entier > 2. Pour tout r ∈ J1, nK, on note Jr ∈ Mn (K) la matrice définie par :
Ir 0
Jr = .
0 0
10 Questions de cours.
a Soit ( A, B) ∈ Mn (K)2 . Montrer que tr( AB) = tr( BA).
b Rappeler la définition de deux matrices semblables et montrer que deux
matrices semblables ont la même trace.
c Donner un exemple simple de deux matrices carrées de taille 2 ayant la
même trace mais ne sont pas semblables (Justifier).
11 Soit A ∈ Mn (K). Dans cette question, on veut montrer qu’il existe une matrice
M ∈ Mn (K) inversible, telle que tr( AM ) = 0.
a Traiter le cas où A = 0.
Dans la suite de la question, A est supposée non nulle.
b Rappeler le théorème permettant d’affirmer l’existence d’un entier r ∈ J1, nK
et deux matrices inversibles P et Q de taille n telles que A = QJr P.
Que représente l’entier r ?
0 In−1
c On considère la matrice M0 ∈ Mn (K) définie par : M0 = .
1 0
i Écrire soigneusement la matrice M0 (sans blocs) et déterminer son rang.
ii Calculer le produit Jr M0 et vérifier que tr( Jr M0 ) = 0.
d Soit M = P −1 M 0 Q −1 .
i Justifier que M est inversible.
ii Montrer que tr( AM ) = 0.
12 Soit ϕ : Mn (K) → K une forme linéaire sur Mn (K), et A = ( aij ) ∈ Mn (K)
la matrice définie par : aij = ϕ( Eij ), ∀(i, j) ∈ J1, nK2 , où Eij désigne l’élément
de la base canonique de Mn (K) d’indice (i, j).
Soit M ∈ Mn (K). Montrer que ϕ( M ) = tr( AM ).
13 Déduire des deux questions précédentes que tout hyperplan de Mn (K) contient
au moins une matrice inversible.
2/4
PROBLEME 2
Dans tout le problème, E est un R-espace vectoriel de dimension 3 et B = ( a, b, c) est
une base de E.
PARTIE I
Soit u ∈ L ( E).
1 Soit (i, j) ∈ N2 . On considère l’application
w : ker(ui+ j ) → E
x 7→ u j ( x )
a Justifier que w est linéaire et que Im(w) ⊂ ker(ui ).
b En déduire, en utilisant le théorème de rang, que
dim ker(ui+ j ) 6 dim ker(ui ) + dim ker(u j ) .
2 On suppose dans cette question que u3 = 0 et que rg(u) = 2.
a En utilisant la question précédente, montrer que dim ker(u2 ) = 2.
b En déduire qu’il existe e ∈ E tel que u2 (e) 6= 0, et montrer ensuite que la
famille B 0 = e, u(e), u2 (e) est une base de E.
c Écrire la matrice de u dans la base B 0 .
3 On suppose dans cette question que u2 = 0 et que rg(u) = 1.
a Justifier que l’on peut trouver e ∈ E et f ∈ ker(u) tels que (u(e), f ) soit
libre, et montrer ensuite que la famille B 00 = (e, u(e), f ) est une base de E.
b Écrire la matrice de u dans la base B 00 .
PARTIE II
1 α β
Soit A ∈ M3 (R) une matrice semblable à la matrice T = , où α, β, γ ∈ R.
0 1 γ
0 0 1
On se propose de montrer que A est alors semblable à son inverse A−1 .
4 On pose N = T − I3 et M = N 2 − N.
Expliciter N et M et vérifier que N 3 = M3 = 0 et que rg( M) = rg( N ).
Quelles sont les valeurs possibles de rg( N ) ?
5 On suppose dans cette question rg( N ) = 2.
En utilisant la question 2 c , prouver que les matrices N et M sont semblables.
Indication : Considérer les endomorphismes u et v de E ayant N et M pour matrices
dans la base B .
3/4
6 a On suppose dans cette question que rg( N ) = 1. Montrer que N 2 = 0 et
M2 = 0. En utilisant la question 3 b , prouver que les matrices N et M
sont encore semblables.
b Montrer que ce résultat est encore vrai lorsque rg( N ) = 0.
7 Montrer que T est inversible et que T −1 = I3 + M.
8 Conclure que la matrice A est inversible et que A est semblable à A−1 .
9 Réciproquement, une matrice inversible semblable à son inverse est-elle semblable
à une matrice de la forme T ? Indication : On pourra s’intéresser à la trace de A.
1 0 0
0 0 −1 et u ∈ L ( E) de matrice A dans la base B .
10 Exemple. Soit A =
0 1 2
a Montrer que ker(u − IdE ) est un sous-espace vectoriel de E de dimension 2
dont on donnera une base (e1 , e2 ).
b Justifier que la famille (e1 , e2 , c) est une base de E, et écrire la matrice de u
dans cette base.
c Montrer que les matrices A et A−1 sont semblables.
– FIN –
4/4