Rdgfa Ang
Rdgfa Ang
MANUEL DE
FORMATION
ELEMENTAIRE
TOUTES ARMES
(FETTA)
AVERTISSEMENT
Il s’agit d’un aide-mémoire plutôt que d’un livre de cours. Sa vocation principale est de
RÈGLEMENT DU SERVICE
permettre aux jeunes recrues d’avoir la synthèse des matières enseignées et les connaissances
indispensables pour réaliser avec aisance une mission déterminée durant son service sous les
drapeaux.
DANS L’ARMÉE Aussi, est-il évident que ce manuel est considéré comme guide, il incombe donc à tout un
chacun de le consulter de temps en temps.
Nous espérons avoir mis à votre disposition par le biais de ce modeste ouvrage des outils
efficaces, à mesure de vous aider dans votre apprentissage et de préparer minutieusement le
concours de rengagement que vous envisagez certainement.
Bonne chance.
REGLEMENT DU SERVICE DANS L’ARMEE
- Présentation de l’unité E- INSTRUCTION DE SÉCURITÉ
Ses appellations successives sous les différents régimes :………………………………… ……………………………………………………. …………………………………………………….
……………………………………………………………………………………………………………….
Grade et noms des principaux cadres de l’unité :
……………………………………………………………………………………………………………….
Officier en second :
………………………………………………………………………………………………………………. ……………………………………………….........................................................................................
…………………………………………………….. …………………………………………………….
Conseils :
…………………………………………………….. …………………………………………………….
- Soyez digne et fier d’être soldat ;
…………………………………………………….. ……………………………………………………. - Vous devez respecter les matériels et de l’habillement qui vous sont confiés ;
- Si vous avez des problèmes sociaux, n’hésitez pas de contacter l’Officier d’action sociale.
……………………………………………………. …………………………………………………….
NOTES PERSONNELLES
DISCIPLINES GÉNÉRALES
A. – DISCIPLINES GENERALES. Conclusion :
Introduction :
Une absence de discipline conduit à l’anarchie.
L’armée est une organisation nécessitée par la défense du pays.
La discipline peut paraître dure, elle n’est pas une brimade.
But :
À tous les échelons, la discipline conditionne le succès de la mission.
La défense nationale compte parmi les institutions ; sa mission est la défense du pays.
GRADES ET APPELLATIONS.
Le service militaire concrétise l’une des obligations du citoyen. Pendant le temps passé sous
les drapeaux, celui-ci apprend à se servir des armes qui permettront peut-être de protéger son I. – Généralités.
pays contre un agresseur éventuel.
À chaque grade dans l’armée correspond un insigne spécial appelé galon.
Présentation :
Il est indispensable de savoir reconnaître les différents grades par leurs galons, en
L’armée Malagasy est une armée nationale fondée sur l’armée de conscription, le service particulier afin de donner à un supérieur l’appellation qui convient si l’on doit s’adresser à lui.
militaire fait partie des devoirs du citoyen. C’est une collectivité où chacun agit suivant les
II. – Présentation.
ordres donnés.
L’armée est constituée par :
La discipline militaire est plus rigide que dans les autres collectivités de la nation, mais elle
les officiers ;
est autre chose qu’une contrainte ; au combat chacun a sa place et une mission à remplir
les sous-officiers de carrière ;
impérativement, les conséquences peuvent être irrémédiables.
les sous-officiers servant sous contrat (mais au-delà de la durée légale : A.D.L)
Elle se traduit par des ordres et des commandements. les caporaux-chefs et les caporaux.
Les militaires du rang ou hommes de troupes (au-delà de la durée légale : A.D.L)
BASES DE LA DISCIPLINE
les militaires du rang ou hommes de troupes effectuant leur service légal (c’est-à-dire
pendant la durée légale : P.D.L)
Article premier : Les bases de la discipline dans les Forces Armées reposent sur deux
principes : Les tableaux publiés ci-après précisent les grades des officiers généraux aux hommes de
troupe, les degrés de la hiérarchie militaire, l’appellation et la codification qui s’attache à chacun
1) Obéissance aux ordres (principe intangible de la discipline) dans le respect de la loi ; de ces degrés.
Par ailleurs, les grades et appellations de la police nationale figurent dans les tableaux car
2) Discipline rigoureuse en tout temps et en toute circonstance mais néanmoins respectueuse
elle est souvent appelée à collaborer avec nous, donc il est aussi indispensable de les
de la personne humaine.
connaître.
Art. 2 : Le principe d’obéissance aux ordres dans le respect de la loi régit la conduite à tenir
A. - OFFICIERS
par le militaire dans la collectivité et le dirige dans l’accomplissement des devoirs et sujétions
envers la nation d’une part, et il oblige le supérieur à exercer l’autorité conformément à la loi Au-dessus des sous-officiers se situent les officiers. Les officiers sont classés en trois
d’autre part. catégories :
les officiers généraux ;
Art. 3 : Le principe de rigueur dans le cadre du respect de la personne humaine implique les officiers supérieurs ;
que si la discipline, facteur de cohésion et principal élément faisant la force des armées doit les officiers subalternes.
être rigoureuse, elle doit dans son exécution respecter les valeurs et la personne humaine.
Les galons sont placés sur les épaules.
Discipline militaire.
NOTA : Maréchal est une distinction (dignité de l’État) et non un grade.
Article 1 : Citoyen participant activement à la défense et au développement économique et
social du pays, le militaire est soumis aux lois et aux règlements du droit commun. Soldat, il
obéit à un ensemble de règles particulières aux Forces Armées dénommé : règlement de
discipline militaire.
Fondé sur le principe de l’obéissance aux ordres, le règlement de discipline militaire régit la
conduite à tenir par le militaire dans la collectivité, et le dirige dans l’accomplissement des
devoirs et sujétions envers la nation. Il oblige le supérieur à exercer l’autorité qu’il lui confère,
conformément à la loi et dans un esprit d’impartialité absolue.
Souple et bienveillant pour assurer l’harmonie de la vie collective en dehors du service, il
s’impose d’une manière rigoureuse en tout temps, en tout lieu et en toutes circonstances dans
l’exécution du service. Néanmoins, la fermeté et la rigueur n’excluent jamais le respect de
l’être humain.
OFFICIERS GÉNÉRAUX, CORPS DES INSPECTEURS GÉNÉRAUX,
LIBELLÉ CONTRÔLEURS GÉNÉRAUX ET COMMISSAIRES DIVISIONNAIRES LIBELLÉ OFFICIERS SUPÉRIEURS, CORPS DES COMMISSAIRES DE POLICE
DE POLICE
ENTITÉS TERRE AIR MER G.N P.N ENTITÉS TERRE AIR MER G.N P.N
DISTINCTIONS Maréchal de Maréchal de Maréchal de Maréchal de GRADES Capitaine de Commissaire
Madagascar Madagascar Madagascar Madagascar Colonel Colonel Vaisseau Colonel Principal de
Police
INSIGNES
INSIGNES
INSIGNES
INSIGNES
ENTITÉS TERRE AIR MER G.N P.N SOUS-OFFICIERS ET OFFICIERS MARINIERS SUPÉRIEURS, CORPS
LIBELLÉ
Officier Principal DES INSPECTEURS DE POLICE
GRADES
de Police de
Classe ENTITÉS TERRE AIR MER G.N P.N
Exceptionnelle
GRADES
Aspirant Aspirant Aspirant
INSIGNES
INSIGNES
CODE OPPCE
Monsieur le
APPELLATIONS Commissaire
GRADES Lieutenant de Officier Principal CODE ASP ASP ASP
Capitaine Capitaine Vaisseau Capitaine de Police APPELLATIONS Mon lieutenant
Gendarme Inspecteur
GRADES Adjudant Major Adjudant Major Maître Principal Principal de Principal de
Classe Police
INSIGNES Exceptionnelle
INSIGNES
CODE CNE CNE LTV CNE OPP
Monsieur
APPELLATIONS Mon capitaine Capitaine Mon capitaine l’officier Principal
CODE
GRADES Enseigne de Officier de AMJ AMJ PMA IPP
GPCE
Lieutenant Lieutenant Vaisseau de Lieutenant Police de Monsieur
1° Classe 1° Classe Mon lieutenant Lieutenant Mon lieutenant
APPELLATIONS l’inspecteur
Principal
INSIGNES GRADES Gendarme Inspecteur de
Adjudant-chef Adjudant-chef Premier Maître Principal Hors Police de
Classe 1° Classe
Officier de
GRADE
Police Stagiaire
CODE ADJ ADJ MAI GP1 IP2
Monsieur
APPELLATIONS Mon Adjudant Maître Mon Adjudant l’inspecteur
Les insignes des grades des sous-officiers subalternes de l’armée sont portés sur la
manche ou sur la poitrine au côté droit, sauf pour les sergents majors qui sont portés sur les
épaules. Tandis que pour la gendarmerie et la police nationale sont tous portés sur les épaules.
C. – HOMMES DE TROUPE OU MILITAIRES DU RANG ET ÉQUIPAGES.
SOUS-OFFICIERS ET OFFICIERS MARINIERS SUBALTERNES, CORPS
LIBELLÉ Au-dessous des sous-officiers se situent les hommes de troupe.
DES BRIGADIERS ET AGENTS DE POLICE
Le grade militaire commence au caporal. L’emploi de 1 ère classe et de 2ème classe sont
ENTITÉS TERRE AIR MER G.N P.N des distinctions et non des grades.
GRADES Second Maître Gendarme Brigadier-chef de
Sergent Major Sergent Major Hors Classe Principal de Police Les insignes des grades des hommes de troupe de l’armée sont portés sur la manche ou
2° Classe sur la poitrine au côté droit, tandis que pour les équipages de la marine nationale sont portés sur
les épaules.
INSIGNES
LIBELLÉ CAPORAUX-CHEFS, CAPORAUX, SOLDATS ET MATELOTS
CODE SGM SGM SMHC GP2 BCP
Second Maître ENTITÉS TERRE AIR MER G.N P.N
APPELLATIONS Sergent Major Major Chef Brigadier-chef
GRADES Quartier-Maître
GRADES Second Maître Gendarme Hors Brigadier de Caporal-chef de 1° Classe
Sergent-chef Sergent-chef de 1° Classe Classe Police
INSIGNES
INSIGNES
INSIGNES
INSIGNES
INSIGNES
INSIGNES
Notions de politesse. Si un pli doit être remis (ou reçu), c’est la main gauche qui doit le tendre ou le prendre.
Le salut est dû à tout moment, de jour comme de nuit. Présentation sans arme dans un bureau
Il ne faut jamais saluer de la main gauche. On doit saluer les supérieurs en tenue civile que Entrer dans un bureau.
l’on connaît.
Frapper poliment à la porte (trois fois) ;
Lorsqu’on croise un supérieur dans un passage étroit ou un escalier, il faut : Entrer et fermer la porte ;
se ranger contre le mur ; Dégager l’entrée ;
s’arrêter ;
faire face et saluer. Se présenter.
Lorsqu’un militaire rencontre un supérieur dans un lieu public, il doit : Se mettre au « jery atrika » ;
s’il est arrêté : se lever et saluer s’il est couvert ; se lever et se mettre au « jery atrika » s’il Saluer ;
est découvert ; Se découvrir.
s’il marche : saluer s’il est couvert, faire « banjina havanana » ou « banjina havia » s’il est Annoncer à voix haute et intelligible :
découvert. « Soldat RAKOTO, Nième compagnie, Nième section ».
Application :
À l’entrée d’un supérieur
Quitter le bureau.
Différents cas Explications et indications des mouvements
Se recouvrir ; Faire silence ;
Saluer ; Rester où l’on est ;
Faire « todik’ivoho » ; Se mettre au « jery atrika »
Entrée d’un sous-
Se retirer.
officier Le commandement « atrika » est prononcé par le gradé ou l’homme
Après avoir frappé à la porte, attendre l’autorisation pour entrer ; qui aperçoit le supérieur le premier.
Se mettre au « jery atrika », face au supérieur que l’on vient de voir. Si Se mettre au « jery atrika » à l’emplacement où l’on se trouve.
l’on porte le casque, on ne se découvre pas.
Faire silence ;
Si le supérieurs donne un ordre, on doit le répéter avant de se retirer Rester où l’on est ;
Se mettre au « jery atrika »
Entrée d’un
officier Le commandement « jery atrika » est prononcé par le gradé ou
l’homme qui aperçoit le supérieur le premier.
Se mettre au « jery atrika » à l’emplacement où l’on est.
Présentation avec arme
Faire silence ;
Se mettre au « jery atrika » ;
Commander : « Ao an-daharana, jery atrika »;
Faire « atolory, ‘zay » (pour un officier) ;
Se porter au pied du lit ;
Annoncer à voix haute et intelligible : Entrée du chef de
Se metre au « jery atrika »
« Soldat RAKOTO, Nième compagnie, Nième section ». corps ou d’un
Revenir au « ahitsano, ‘zay » et attendre le commandement « aoka officier général Au commandement préparatoire « Ao an-daharana », se porter
immédiatement au pied de son lit.
». On annonce son nom et son unité en étant au « atolory, ‘zay ».
Se découvrir, se mettre au « jery atrika », conserver l’immobilité.
On ne fait pas de « atolory, ‘zay » à un sous-officier ; Après
DEMANDE DE PERMISSION
1°) Titres de permission.
Inscrire : régiment, compagnie, section.
Écrire le nom en lettres d’imprimerie (en majuscules). MOTIF :……………………………………………………………………………………..
L’adresse doit être complète.
Ce titre de permission vous donne droit au quart de place sur les chemins de fer. Il est à NOM :……………………………………………………………………………………………..
présenter au guichet et aux contrôleurs. Ce titre doit être présenté au bureau de garnison, à la PRÉNOMS :……………………………………………………………………………………...
gendarmerie ou à la mairie (bureau de la commune) pour les permissions d’une durée
supérieure à 36 heures. N° MATRICULE :………………………………………………………………………………..
DROIT :…………………………………………………………………………………………...
2°) Certificats à joindre.
RESTE À PRENDRE :…………………………………………………………………………..
Les permissions exceptionnelles et agricoles sont accordées sur le vu de certificats.
En cas de mariage (frère, sœur), naissance (enfant de l’intéressé), décès, ainsi que DURÉE SOLICITÉE :……………………………………………………………………………
pour les permissions agricoles, il faut présenter un certificat délivré par la mairie. VALABLE DU :……………………………………AU :………………………………………...
En cas de maladie grave d’un proche parent, il faut présenter un certificat médical.
Ces certificats sont joints à la demande ou présentés au retour de la permission. Un ADRESSES DE JOUISSANCE :………………………………………………………………
soldat qui ne fournirait pas de certificat au retour de sa permission serait puni de prison. ……………………………………………………………………………………………………..
c) Retard au retour d’une permission. ……………………………………………………………………………………………………..
Tout retard non motivé entraîne une punition sévère. ……………………………………………………………………………………………………..
Le retard d’un train doit être motivé et justifié par un billet de retard délivré par le chef de
L’intéressé,
gare d’arrivée. Ce billet doit être remis en même temps que la permission. En cas de maladie
au cours de la permission, il faut prévenir ou le bureau de garnison ou la gendarmerie ou la
mairie et adresser une lettre ou un télégramme ou message par radio à son commandant
d’unité. Signatures et visas de :
3°) - De :……………………………….……………………….
Le chef de corps
- À :………………………………………………………….
……………………………, le………………………….
VISA D’ARRIVÉE
ANNEXE 4
DÉCISION DU
Permission Permission Date de Nombre Délai de Reste à Chef de Chef de Commandant C.S.I OBSERVATIONS
Reliquat TOTAL CHEF DE CORPS
normale exceptionnelle départ de jours route prendre section service de compagnie (le Major)
Verso
Permission Permission Date de Nombre Délai de Reste à Chef de Chef de Commandant C.S.I CHEF DE CORPS
Reliquat TOTAL
normale exceptionnelle départ de jours route prendre section service de compagnie (le Major)
AUTRES RÉCOMPENSES On distingue les citations :
Introduction : à l’ordre du régiment (étoile de bronze) ;
à l’ordre de la brigade (étoile de bronze) ;
Si les permissions constituent des récompenses, il en est d’autres qui permettent au à l’ordre de la division (étoile d’argent) ;
supérieur de témoigner sa satisfaction et d’encourager les bons résultats. à l’ordre du corps d’armée (étoile de vermeil) ;
à l’ordre de l’armée (palme).
Présentation :
Les autres récompenses sont :
Les félicitations ; 6. Les récompenses accordées par le ministre.
Les nominations à la 1re classa ;
L’avancement ; Témoignages de satisfaction.
Le certificat de bonne conduite ; Lettres de félicitations.
Les citations Mentions au bulletin officiel.
Les récompenses accordées par le ministre. Lettres de félicitations avec mention au bulletin officiel.
3. L’avancement.
Le chef de corps peut nommer au grade de caporal un très bon soldat.
Pour être nommé caporal, il faut avoir servi six mois au moins comme soldat et avoir subi
avec succès les épreuves d’un examen à l’issue du Brevet Militaire Professionnel Élémentaire.
5. Citations.
Les citations sont les principales récompenses décernées aux combattants.
Elles sont attribuées en temps de guerre pour des actes de courage et de dévouement. Elles
sont accompagnées de la Croix de guerre.
ANNEXE 5 LES FAUTES PUREMENT MILITAIRES ET LEURS SANCTIONS, PUNITIONS.
Introduction :
Modèle de certificat de bonne conduite.
Certains actes interdits par les règlements militaires constituent les fautes.
Les commettre entraîne obligatoirement des sanctions disciplinaires appelées punitions.
REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA Les fautes.
Tanindrazana – Fahafahana – Fandrosoana
Les fautes purement militaires peuvent se classer en sept catégories :
1°) – Manque de respect envers un supérieur ;
NOTA : - En cas de perte, le Modèle : 221 – 16
certificat de bonne conduite
ne peut être remplacé.
Format 21 X 27 2°) – Manifestation publique d’opinions pouvant porter tort au pays ou à la discipline ;
3°) – Divulgation de renseignements confidentiels ;
Désignation du corps ou service :…………………………………………………………..
4°) – Oubli de la dignité ;
5°) – Désobéissance aux règlements, aux ordres ;
CERTIFICAT DE BONNE CONDUITE 6°) – Paresse, négligence, mauvaise volonté ;
7°) – Port irrégulier d’insignes militaires ou d’effets non réglementaires.
Les punitions.
Le (1)…………………………………………………………………………….. Les punitions sont fonction de la gravité des fautes.
de…………………………………………………………………………………… Il est infligé par le chef de Corps et notifié verbalement soit en particulier, soit en
présence d’autre supérieur de l’intéressé.
Il est inscrit au registre des punitions mais ne figure pas dans le livret d’instruction ou le
a tenu une bonne conduite pendant tout le temps qu’il est resté sous les livret matricule.
drapeaux et qu’il a constamment servi avec honneur et fidélité. 2°) La consigne
Elle sanctionne une faute peu grave ou des fautes légères répétées.
4°) La cellule
Elle sanctionne une faute très grave. La punition des cellules est prononcée pour un
nombre de jours déterminés, en remplacement d’un même nombre de jours de prison.
Le soldat puni de cellule :
est enfermé seul dans un local disciplinaire ;
ne participe pas aux exercices ;
couche sur une couverture ;
a, comme nourriture : deux soupes avec légumes et un seul plat de viande par jour, de
l’eau comme boisson ;
ne perçoit pas de solde (versée à l’ordinaire) ;
Tout militaire entrant aux locaux disciplinaires se voit retirer provisoirement : tabac,
SERVICE INTÉRIEUR
briquet, allumettes ainsi que tout objet lui permettant de s’évader ou de nuire à autrui et à
lui-même ; son argent de poche est mis en dépôt dans la caisse de la compagnie pendant la
durée de la punition.
ou rengagés);
Rétrogradation pour le caporal-chef ; Envoi aux sections spéciales ;
Révocation ; Révocation ;
Suspension d’emploi ; Suspension d’emploi ;
Admission d’office à la retraite Admission d’office à la retraite
proportionnelle. proportionnelle.
SERVICE INTÉRIEUR Le sergent de semaine :
distribue le courrier ;
LA VIE QUOTIDIENNE DU SOLDAT
désigne les hommes de service ou de corvée.
Introduction :
Tout soldat est affecté à une équipe, laquelle fait partie d’une section. Plusieurs sections Repas :
(trois ou quatre) forment une compagnie. - À la sonnerie du repas, les hommes se rendent par section au réfectoire.
Un horaire de travail règle la vie quotidienne du soldat. Un - Après le repas, des hommes sont désignés pour la remise en état du réfectoire.
- Repos jusqu’au rassemblement après avoir fait les lits (lit au carré)
certain nombre de services assurent son existence.
APRÈS-MIDI :
Présentation :
L’affectation de la recrue. Rassemblement :
- dans la tenue prescrite.
Il est indispensable de savoir à quelle unité on appartient et comment s’appellent les
chefs qui la commandent : Exercice :
Nième compagnie… capitaine X ; Nième - application du programme.
section… lieutenant Y.
Repas :
La journée de travail. - exécution des corvées de réfectoire.
Toute collectivité (école, usine, colonie de vacances, etc…) règle ses activités suivant un
horaire précis. Repos ou quartier libre :
- après le repas du soir, les hommes qui ne sont pas punis ni consignés peuvent sortir en
Il en est de même dans l’armée. ville ou se rendre au foyer jusqu’à l’appel du soir.
Introduction :
Toute vie en communauté exige une organisation.
Présentation :
1°) – La compagnie.
Plusieurs sections groupées (3 ou 4) sous les ordres d’un chef forment une compagnie.
Elle est normalement commandée par un capitaine chargé de l’instruction et de
l’administration de sa compagnie.
Exercice
2°) – Le bataillon.
06 h 0007 h 3011 h 3012 h 0012 h 3013 h 3017 h 3018 h 0018 h 3021 h 0021 h 30
………………………………………………………………………………………………………………..
………………………………………………………………………………………………………………..
Fin de travail
3°) Le régiment.
Exercice
Il a deux adjoints :
Toilette
Café
Le lieutenant-colonel…………………………………………………………………………….
Réveil
……………………………………………………………………………………………………………….,
Activités
Le lieutenant-colonel…………………………………………………………………………….
……………………………………………………………………………………………………………….,
comme officier supérieur adjoint, qui contrôle le bon déroulement de l’instruction et de la
discipline au sein du régiment ;
Il existe aussi d’un certain nombre de bureaux et de services. Région militaire N° 1 :
Le lieutenant-colonel…………………………………………………………………………….. - à Antananarivo, commandée par le général…………………………………………………………..
……………………………………………………………………………………………………………..., ……………………………………………………………………………………………………………….
chef de bureau opérationnel et de l’instruction, chargé de la préparation et la conduite d’une
(ou des) opération(s) et chargé également de l’instruction pour tout le régiment ; Région militaire N° 2 :
- à Fianarantsoa, commandée par le général…………………………………………………………..
Le lieutenant-colonel…………………………………………………………………………….. ……………………………………………………………………………………………………………….
………………………………………………………………………………………………………………,
chef de bureau de l’organisation de personnels, chargé de l’organisation et de la gestion de Région militaire N° 3 :
personnels ; - à Toamasina, commandée par le général…………………………………………………………..
Le commandant-major..…………….…………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………….
……………………………………………………………………………………………………………..,
chef de service de l’intendance, qui assure le fonctionnement de tous les services Région militaire N° 4 :
administratifs du corps. - à Mahajanga, commandée par le général…………………………………………………………..
Les principaux adjoints du commandant-major sont : ……………………………………………………………………………………………………………….
l’officier trésorier ;
l’officier du matériel ; Région militaire N° 5 :
l’officier d’ordinaire. - à Toliary, commandée par le général…………………………………………………………….
……………………………………………………………………………………………………………….
À la tête du service de santé régimentaire se trouve le médecin-chef, conseiller
technique permanent du colonel. Région militaire N° 7 :
- à Antsiranana, commandée par le général…………………………………………………………..
……………………………………………………………………………………………………………….
4°) La brigade.
Plusieurs bataillons ou régiments forment une brigade.
Nous appartenons à la …….ème brigade. LE SERVICE DE SEMAINE DE LA COMPAGNIE
Elle est commandée par le général……………………………………………………………..
Introduction :
……………………………………………………………………………………………………………….
Mission du service de semaine :
Le service de semaine de la compagnie a pour mission d’assurer l’exécution des détails
5°) La division. de la vie intérieure de l’unité et de transmettre à tout moment des ordres aux officiers et gradés.
Plusieurs brigades forment une division. Présentation :
Nous appartenons à la …….ème division. Le service de la semaine de la compagnie comprend :
Elle est commandée par le général…………………………………………………………….. - un sergent-chef d’appel ;
- un sergent de semaine ;
……………………………………………….……………………………………………………………… - un caporal de semaine.
Ce personnel est relevé chaque semaine et est pris à tour de rôle, parmi les sergents-
chefs, sergents, caporaux-chefs et caporaux de l’unité.
6°) Les régions militaires.
Comme pour le service de semaine du corps, le service se prend du vendredi midi au
Madagascar est divisé en six (06) régions militaires (numérotées de 1 à 7, sans 6 pour vendredi midi.
éviter sa confusion avec 9).
Chaque région est normalement commandée par un général. Rôle du service de semaine de la compagnie.
Notre régiment est sur le territoire de ………ème région militaire. À l’intérieur de l’unité :
assurer la permanence à l’intérieur de l’unité ;
Voici les différentes régions militaires et son lieu d’implantation : exécuter les détails du service de police et de discipline communs à toute compagnie ;
transmettre les ordres à tous les officiers et gradés de la compagnie ;
donner le signal des mouvements ou rassemblements ordonnés par le capitaine.
À l’intérieur du corps :
assurer la liaison entre la compagnie et le service général ;
répondre aux demandes et aux ordres du service général.
Un sergent-chef d’appel :
Le sergent-chef d’appel participe à l’instruction et n’est pas tenu de coucher au quartier.
Son rôle :
Il est chargé de :
présider l’appel du soir (appel de retraite) en compagnie du sergent de semaine ;
signer le billet d’appel (voir annexe 8), d’en vérifier l’exactitude ;
porter le billet d’appel avec le sergent de semaine à l’adjudant-chef de semaine du
corps ;
remplacer l’adjudant de compagnie pendant les absences de ce dernier ;
le matin, contrôler le lever des hommes, la distribution du café, l’inscription des
malades sur le cahier de visite.
Un sergent de semaine.
Le sergent de semaine est le chef du service de semaine de la compagnie ; il a sous ses
ordres pour le seconder un caporal, appelé « caporal de semaine ». Le sergent et le caporal
de semaine participent à l’instruction dans la mesure jugée possible par le capitaine, et
doivent obligatoirement coucher au quartier.
Son rôle :
Il est chargé de :
veiller à l’exactitude des rassemblements ;
procéder aux appels avec le sergent-chef d’appel (matin et soir) et aux contre-appels ;
SERVICE DE GARNISON
établir le billet d’appel (voir annexe 8) et de le porter à l’adjudant-chef de semaine du
corps ;
percevoir chez le vaguemestre les lettres des militaires de la compagnie, de les
distribuer au moment du rapport et de convoquer chez le vaguemestre ceux qui ont des
mandats ou recommandés à percevoir ;
inscrire les malades sur le cahier de visite et les conduire à la visite médicale ;
surveiller les repas et la bonne répartition des aliments, de faire garder au chaud à la
cuisine les parts des hommes retenus par le service ;
assurer la transmission des ordres aux officiers et sous-officiers de l’unité, sous la
responsabilité du sergent-major ;
demander à l’adjudant de compagnie, les corvées pour la compagnie ou pour le service
général du corps.
Un caporal de semaine.
Recto Verso
Corps :………………………………...
Liste des indisponibles.
Compagnie :………………………….
Section :……………………………….
Adjudants majors
Sergents majors
Adjudants-chefs
Caporaux-chefs
Sergents-chefs
Adjudants
Caporaux
Sergents
Soldats
TOTAL
MOTIF DE
NOMS ET PRÉNOMS
L’INDISPONIBILITÉ
du :…………………………………
(date)
Sergents majors……...
colonne du recto)
Sergents-chefs……….
Sergents………………
Caporaux-chefs………
Caporaux……………...
Soldats………………...
TOTAL………...
Le...............................................................................(1)
(2)
Recto Verso
du :………………………………… Matin
(date et mention soir ou matin) Soir
À………………………………..(2), le…................................(3).
À……………………………………..(2), le….................................(3).
Le...............................................................................(4)
Le...............................................................................(4)
(5)
(5)
(1) : Motifs présumés d’absence, mesures à prendre à la rentrée, etc… ;
(2) : Nom de la garnison ;
(3) : Date ;
(4) : Grade et nom du sergent-chef d’appel ;
(5) : Signature.
BUREAU DE GARNISON, GENDARMERIE NATIONALE, MAIRIE LES GARDES
Introduction : Introduction :
Tout soldat en permission de longue durée, malade chez lui ou dans l’impossibilité de Les gardes sont de petits détachements chargés d’assurer la sécurité de certains endroits
rejoindre son corps pour un motif indépendant de sa volonté doit obligatoirement entrer en ayant un intérêt militaire (casernes, camps, poudrières, dépôts). Elles sont également appelées
rapport avec le bureau de garnison, la gendarmerie nationale ou la mairie. à rendre les honneurs.
Présentation :
Le personnel de garde en dehors des heures de service se tient dans un local appelé
poste de garde ou poste de police ou poste de sécurité où il reste équipé.
Le bureau de garnison.
Présentation :
Une garnison est une localité dans laquelle se trouvent habituellement des troupes ou des
Les gardes.
services militaires (intendance, recrutement, etc...).
Composition :
Les limites de la garnison sont en général celles de la localité et de sa banlieue immédiate.
Ces limites ne peuvent être franchies sans permission. Les gardes comprennent :
Dans une garnison, il faut assurer certains services (gardes, piquets, défilés, patrouilles), un chef appelé chef de poste (généralement un sous-officier) ;
c’est le commandant d’armes qui donne les ordres pour les exécuter.
un gradé de relève (généralement caporal) ;
Dans les garnisons importantes, le commandant d’armes est aidé par un officier que l’on
un certain nombre d’hommes appelés :
appelle major de garnison.
sentinelles (lorsqu’ils sont en arme) ;
Toutes les questions relatives au service de garnison sont traitées au bureau de garnison. plantons (lorsqu’ils sont sans arme) ;
un clairon (pour les différentes sonneries du service).
Rapport des militaires avec le bureau de garnison. Devoirs généraux des sentinelles et plantons.
Le soldat ayant une permission de longue durée (supérieure à trois jours) doit, en arrivant La sentinelle ou le planton à l’entrée du quartier, a pour mission :
chez lui, se présenter au bureau de garnison de sa localité pour faire viser son titre de
d’arrêter et reconnaître les véhicules isolés et les personnes étrangères au corps.
permission.
Si un soldat, au cours de sa permission tombe malade, il doit prévenir le bureau de garnison de vérifier si les visiteurs sont poseurs d’une autorisation de pénétrer dans le quartier.
de sa localité qui enverra un médecin à son domicile.
d’inviter les personnes non autorisées à se présenter au chef de poste pour être
accueillies et, au besoin, guidées par un homme de garde vers l’autorité ou le service demandé.
Rapport des militaires avec la gendarmerie nationale.
de contrôler les personnels du corps qui doivent pouvoir présenter leur carte d’identité
Dans une localité où il n’y a pas de bureau de garnison, c’est la gendarmerie nationale qui le
militaire et, éventuellement, tout document justificatif de leur sortie.
remplace pour :
viser les permissions ;
de connaître et appliquer scrupuleusement les consignes générales et particulières
enregistrer les adresses des permissionnaires ;
relatives aux postes qu’ils occupent, tout manquement à cet égard constitue une faute grave.
certifier l’exactitude du certificat médical établi par le médecin civil appelé au chevet du
militaire malade chez lui.
de connaître également les procédures de sommation et de réponse, ainsi que la
conduite à tenir selon le comportement de l’individu ou du groupe interpellé.
Rapport des militaires avec la mairie.
Consignes générales des sentinelles et plantons (de jour).
Dans une localité où il n’y a ni bureau de garnison, ni gendarmerie nationale, c’est à la
mairie qu’il faut s’adresser : Cas général :
pour faire expédier l’onglet mobile à la gendarmerie nationale dont dépend la
commune ; Le lieu où est placé une sentinelle ou un planton s’appelle poste.
pour obtenir une prolongation de la permission.
Le temps pendant lequel une sentinelle ou un planton garde son poste s’appelle la faction.
Il est d’usage, après être entré en rapport avec le bureau de garnison, la gendarmerie
Elle dure généralement deux (02) heures.
nationale ou la mairie, de prévenir par lettre le commandant de compagnie.
Honneurs à rendre par les sentinelles et plantons. Les sommations sont au nombre de trois :
La sentinelle fait « atolory ‘zay » (présente les armes) et le planton salue dans les cas « Halte – là »
suivants : « Halte – là, au large »
« Halte – là, ou je fais feu »
drapeau, hymne national « Ry Tanindrazanay malala ô ! », sonnerie « au drapeau », Si on ne s’arrête pas ou si on ne s’éloigne pas après cette troisième sommation, la sentinelle
sonnerie « au morts » ; fait feu et prévient le chef de poste.
officiers en tenue ; Si la sentinelle est attaquée et se trouve en état de légitime défense, elle fait usage de ses
personnes portant les grands-croix de l’ordre national Malagasy ; armes.
- Le chef de garde descendante amène ses hommes à la réintégration des armes, après Les consignes générales du piquet d’incendie et du piquet d’alerte sont établies par le corps.
avoir passé l’inspection des armes et prendre en compte les cartouches.
MAINTIEN DE L’ORDRE, RÉQUISITION DE LA TROUPE
Introduction :
LES PATROUILLES ET LES PIQUETS
Le maintien de l’ordre, mission de défense civile, relève de l’autorité civile.
Les forces n’interviennent qu’à titre exceptionnel sur réquisition formulée par l’autorité civile.
Introduction :
Présentation :
Pour faire respecter l’ordre et la discipline par les militaires circulant dans les localités et
Le maintien de l’ordre.
pour fournir des services collectifs éventuels, l’autorité militaire met sur pied des détachements
appelés suivant les missions : patrouilles ou piquets. Le maintien de l’ordre a pour objet d’empêcher les troubles de se produire afin de n’avoir
pas à les réprimer.
Présentation :
Les forces du maintien de l’ordre :
Les patrouilles. Elles sont :
Définition : La police (police nationale ou municipale) ;
La patrouille est un petit détachement commandé par un gradé et composé de quatre à La gendarmerie nationale ;
huit hommes. Les armées (terre, air et mer).
NOTA : Les soldats requis ne doivent recevoir d’ordre que de leur chef.
Missions :
Les patrouilles ont pour mission : L’armement et le matériel des troupes de maintien de l’ordre :
de faire respecter l’ordre et la discipline par les militaires rencontrés en ville ; L’armement et le matériel des troupes de maintien de l’ordre peuvent varier avec la mission
d’assurer la police des gares (vérification des titres de à accomplir :
soit l’armement organique (individuel et collectif) ;
permission). Elles se font surtout pendant les heures de quartier
soit un armement réduit ;
libre. port du masque à gaz.
L’emploi des armes :
Consignes générales :
Il est soumis aux règles suivantes :
Les principales consignes d’une patrouilles sont de :
vérifier la tenue des militaires rencontrés ; Un soldat ne peut ouvrir le feu que sur ordre ;
relever les noms des militaires circulant sans permission (en dehors des heures de L’usage des armes par les soldats est toujours commandé par les chefs militaires
quartier libre) ; seulement ;
arrêter les militaires causant du scandale ; Le tir à blanc et le tir en l’air sont interdits.
vérifier les titres de permission des militaires circulant dans les gares (ou les gares Réquisition de la troupe.
routières) ; En cas d’insuffisance des forces normales du maintien de l’ordre, l’autorité civile peut faire
vérifier que la consigne frappant certains établissements est respectée. appel aux forces armées dans les cas suivants :
Service d’ordre dans les cérémonies civiles.
- Tous les soldats participent à un service d’ordre dans les cérémonies civiles doivent avoir
une tenue impeccable.
- Ils doivent toujours marcher en ordre sans se mêler à la population.
En cas d’urgence.
En cas d’urgence absolue, le commandement peut mettre à la disposition des autorités
civiles, des détachements encadrés pour l’exécution des travaux urgents, tel que :
- Sauvetage pendant les inondations ;
- Incendies de forêts ;
- Recherches des avions perdus ou accidentés, etc…
En période de grèves.
L’autorité militaire évite de se mêler des affaires civiles et en particulier de toute action
syndicale.
Toutefois, lorsqu’une grève risque d’avoir des conséquences graves pour la vie du pays,
l’autorité civile peut faire appel à des spécialistes militaires et à des détachements pour la
garde des points sensibles.
Exemples :
Camions militaires et équipages en cas de grève des transports publics ;
Main-d’œuvre militaire lorsqu’il y a grève des dockers ;
Camions militaires et équipages pour ravitailler la population, les hôpitaux, etc…, en cas
de grève des transporteurs
; Troupes chargées d’occuper des points sensibles (aérodromes, centrales électriques,
gare de triage) pour éviter le sabotage de matériel de grande valeur. SERVICE EN CAMPAGNE
SERVICE EN CAMPAGNE III. – Les stationnements.
A. – But.
I. – Les déplacements.
Les stationnements de l’infanterie, en arrêt temporaire de courte ou longue durée permettent
A. – Généralités. à la troupe de se ravitailler, de se reposer, d’entretenir les matériels et les personnels tout en
Une troupe qui se déplace ou stationne peut avoir à tout moment à combattre. Les règles respectant en priorité et de façon continue les mesures de sauvegarde des personnels et des
générales applicables aux déplacements et aux stationnements sont valables en tout lieu et en matériels contre les dangers terrestres ou aériens.
toute circonstance. Quel que soit la distance de l’ennemi, les mesures de sûreté doit être
prises. Il n’y a jamais de sécurité absolue (bataille moderne). B. Modes de stationnements.
Les troupes d’infanterie se déplacent à pied, par moyens automobiles, par voies ferrées, - Le cantonnement : Ensemble de bâtiments permanents ou de baraquements utilisés par
par avion, par bateaux. Pour certaines formations spécialement entraînées, le parachutage fait la troupe.
suite au transport en avion.
- Le bivouac : Aire de stationnement temporaire de la troupe avec ses moyens de combat
Lorsque le déplacement d’une troupe d’infanterie s’effectue à pied ou en automobile, elle pour une durée de 24 à 72 heures, en dehors de tout bâtiment, toute habitation ou tout
fait mouvement. baraquement.
Dans ce cas, elles demeurent sous les ordres directs et sous les responsabilités de ses - Le cantonnement-bivouac : Lorsqu’une partie seulement des effectifs cantonne tandis
chefs sans subir de rupture de biens tactiques et de ses unités organiques. que l’autre bivouaque à proximité.
L’apport d’élément automobile du train prend en principe la forme d’intégration des unités
du train dans les unités d’infanterie de la troupe à déplacer. C. – Choix d’un bivouac.
B. – Modes de déplacement. Dans la mesure du possible, un bivouac doit répondre aux conditions suivantes :
Être situé en dehors mais plus près de l’itinéraire suivi ;
Les déplacements s’effectuent sous la forme de mouvements ou de transports.
Disposer d’accès et de débouchés faciles ;
Avoir un sol résistant (même après forte pluie) ;
On appelle « mouvement », le déplacement d’une formation sous les ordres et les
Offrir des possibilités de camouflage ;
responsabilités de son chef. Un mouvement s’effectue le plus souvent par voie de terre,
Disposer de points d’eau (alimentation, entretien des véhicules, etc…) ;
généralement en véhicules, exceptionnellement à pied.
Permettre de parer à toute menace terrestre et aérienne.
On appelle « transport », le déplacement de personnels ou de matériels sous la
responsabilité d’un chef d’une formation de transport. Un transport peut s’effectuer par voie
D. – Reconnaissance du bivouac.
routière, voie ferrée, voie maritime ou voie aérienne.
Elle est effectuée par un détachement précurseur, disposant d’un élément de fléchage et de
II. – La marche.
jalonnage, chargé :
La discipline de marche. de reconnaître le lieu de stationnement ;
d’organiser et de mettre en place le dispositif de sûreté immédiate ;
La discipline de marche garantit la bonne exécution du mouvement et permet d’éviter les de préparer l’installation de la troupe.
fatigues inutiles. La régularité de l’allure est assurée sous la responsabilité du chef de section
de tête de chaque élément de marche. Le chef du détachement précurseur doit notamment :
Elle demeure l’usage courant en région montagneuse ou faiblement équipée en bois. fixer les emplacements :
du poste de commandement de l’élément,
Les hommes marchent au pas de route. Chacun se tenant à sa place, en particulier à de garage des véhicules,
distance voulue et portent régulièrement son arme. Personne ne quitte le rang en marche. des éléments de sûreté,
Exceptionnellement, lorsqu’un homme est autorisé par son chef de section à le faire de l’atelier,
momentanément, il remet son arme à l’un de ses voisins, il est tenu de rejoindre son unité le
du poste d’essence,
plus rapidement possible. Un homme malade ne peut s’arrêter qu’après en avoir demandé du poste de secours,
d’autorisation à son chef de section.
du poste de garde.
faire flécher et jalonner les voies d’accès et de sortie (il établit si nécessaire, un plan de
circulation).
E. – Occupation du bivouac.
Les véhicules de carburant et de munitions seront espacés les uns des autres et garés à
l’écart des autres véhicules.
INSTRUCTION DE
SÉCURITÉ
INSTRUCTION DE SÉCURITÉ L’ESPIONNAGE DANS L’ARMEE.
Introduction : Révision :
L’instruction de sécurité militaire a pour but de faire connaître au personnel militaire :
En temps de paix comme en temps de guerre, le patrimoine national est menacé par :
les procédés utilisés par les agents clandestins et les moyens de leur faire échec ;
la recherche du renseignement dans tous les domaines ;
les sanctions auxquelles s’exposent ceux qui ne respectent pas les consignes en
les attaques contre le moral (propagande) ;
matière de sécurité (tribunal militaire, prison).
les sabotages.
Présentation :
Présentation :
A. – Les menaces contre le patrimoine national.
A. – La recherche du renseignement dans l’armée.
Autrefois, il y avait une seule manière de faire la guerre. Les armées des nations ennemies
s’affrontaient sur un champ de bataille et le vainqueur imposait ses conditions au vaincu.
En ce qui concerne l’armée, la recherche du renseignement est menée par les pays
étrangers dans le but :
De nos jours, les guerres déclarées prennent des proportions énormes, ce qui entraîne pour
l’assaillant éventuel : de tenir à jour la documentation générale qu’ils possèdent sur son organisation, sa
dotation en matériel, etc…
1°) La nécessité d’être renseigné sur tous les éléments qui constituent la puissance de ses
de se documenter sur les matériels dont nous voulons conserver le secret.
adversaires et de ses alliés (état des recherches scientifiques, potentiel économique, moral des
populations, organisation des armées et dotation en matériel, etc…) ;
Les pays mal intentionnés à notre égard recherchent, en outre, des renseignements précis
pour :
2°) La substitution, dans une large mesure, des moyens de lutte suivants, au choc des
armées :
1°) Conduire des campagnes contre le moral.
attaque du moral dans tous les milieux sociaux par une propagande appropriée,
Par exemple :
appuyée au besoin par des manifestations spectaculaires (grèves à caractère politique,
- Quelles sont les unités les plus disposées au découragement ?
sabotages destinés à émouvoir l’opinion publique),
- Quels sont les faits divers susceptibles d’être montés en épingle pour provoquer un
opérations de sabotage pour paralyser le plus possible le pays attaqué. scandale ?
B. – Les agents clandestins. 2°) Déterminer les objectifs à détruire par sabotage et préparer un plan d’action à leur
encontre.
Cette nouvelle forme de guerre fait que :
La recherche de renseignements par des moyens clandestins s’appelle : espionnage.
1°) L’espionnage est intensifié. Presque tous les pays étrangers (y compris les alliés)
envoient à Madagascar ou recrutent sur place des agents clandestins chargés de recueillir des
renseignements ;
B. – Les formes de l’espionnage.
2°) les pays mal intentionnés à l’égard de Madagascar peuvent tenter d’y envoyer ou
L’espion peut atteindre son but de deux manières :
recruter sur place des agents clandestins chargés :
soit en recueillant d’un seul coup des renseignements importants (vol de documents ou
d’orchestrer et de colporter une propagande nuisible au moral de la population et de
de plans de très secrets, photographie de ces documents) ;
l’armée,
soit en recueillant, bribe par bribe, des informations qui lui permettront de reconstituer
de préparer et, éventuellement, d’exécuter des sabotages.
les renseignements qu’il recherche (il observe, écoute, fait parler, compromet).
L’action des agents clandestins porte atteinte à la sécurité de notre défense nationale.
Qui devient l’espion ?
C. – La Direction des Opérations et des Renseignements (D.O.R). Les espions travaillent dans des réseaux d’espionnage. Le responsable d’un réseau cherche
ses agents :
La Direction des Opérations et des Renseignements (D.O.R) auprès de l’État-Major Général
de l’Armée Malagasy est un service mis à la disposition du commandement dans les trois soit parmi des volontaires (par exemple : individus prêts à faire n’importe quoi pour de
armées (Terre, Marine, Air) pour mener une action préventive destinée : l’argent) ;
à limiter les risques de divulgation des secrets ; soit parmi les gens qu’il peut contraindre à travailler pour lui (par exemple : personne qui
à protéger le moral ; s’est laissée entraîner dans une affaire répréhensible et qui craint de voir révéler sa faute).
à limiter les risques de sabotage.
C. - Comment agit l’espion ? SECRET CONFIDENTIEL (SC) : documents dont la divulgation, tout en ne mettant pas
La plupart du temps l’espion (homme ou femme) reste inaperçu parmi les personnes qui en danger la sécurité nationale :
nous entourent. Il observe et écoute. En ce qui concerne l’armée, il recueille des causerait un préjudice :
renseignements fragmentaires mais nombreux par les conversations que les militaires tiennent - au pays ;
dans les lieux publics (cafés, train, etc…). - à l’activité gouvernementale ;
- à l’activité administrative ;
Quelquefois l’espion se compromet un peu en engageant la conversion sur des sujets - à un individu ;
militaires et en posant des questions indiscrètes.
favoriserait un pays étranger.
Enfin, quelquefois, l’espion dévoile son jeu lorsque après des démarches prudentes, il
pense avoir trouvé un collaborateur. En règle générale, il commence par essayer de
compromettre sa victime en la payant largement pour des renseignements anodins. Si elle DIFFUSION RESTREINTE (DR) : tous documents qui, sans avoir un caractère secret,
accepte, elle est prise dans l’engrenage et n’ose plus reculer. ne doivent être communiqués qu’aux personnes qualifiées pour en connaître.
LA PROTECTION DU SECRET Les infractions commises à la réglementation sur les trois premières catégories sont
passibles du tribunal militaire.
Révision :
Les infractions commises à l’égard de la dernière catégorie sont passibles de sanctions
disciplinaires.
Les espions recueillent les renseignements qui les intéressent :
Seuls les militaires qui ont été nommément autorisés ont le droit de lire les documents
soit en détournant des documents ou des matériels importants pour notre défense
marqués d’un des cachets ci-dessus.
nationale ;
soit en rassemblant des informations fragmentaires. L’expéditeur et le destinataire de tels documents sont responsables des mesures qu’ils
prennent pour leur acheminement (porteurs, cahiers d’enregistrement, doubles enveloppes) et
La plupart du temps, leur action passe inaperçue. leur conservation (coffres, armoires de sûreté, bureaux bien fermés).
A. – La conservation du secret. Les nouveaux matériels, s’ils sont secrets, font l’objet de consignes particulières.
Les renseignements qui intéressent les espions sont dits « secrets ». Le devoir de tous Pour beaucoup de matériels (armement, transmissions, détection), il est interdit de révéler
Malagasy est de veiller à ce que de tels renseignements ne puissent pas leurs parvenir. les chiffres concernant leur dotation dans les unités et leurs caractéristiques techniques.
1°) de ne jamais parler de service en dehors du service, surtout en présence d’un inconnu Révision :
(au café, dans le bus, dans le train) ;
L’attaque du moral des militaires constitue une des formes de la lutte dans les conflits
2°) d’appliquer les consignes prévues dans les règlements pour protéger les documents et modernes, que ceux-ci soient déclarés ou non.
les matériels secrets.
B. – Protection des documents secrets. Parmi les agents clandestins, certains sont spécialisés dans l’attaque du moral.
L’attention est attirée sur l’importance de ces documents par des cachets à l’encre rouge : Présentation :
TRÈS SECRET (TS) : documents dont la sécurité est capitale et dont la divulgation A. - Buts recherchés dans l’attaque du moral :
causerait un dommage exceptionnellement grave à la nation. L’attaque du moral vise :
SECRET (S) : documents dont la divulgation mettrait en danger la sécurité nationale : à détruire la cohésion de l’armée en créant un climat d’incompréhension entre la troupe et
en causant un dommage sérieux : ses cadres ;
- au pays ; à créer un laisser-aller dans l’application des consignes, favorable aux menées
- à l’activité gouvernementale ; antinationales ;
en procurant un avantage sérieux à un pays étranger. à présenter le loyalisme et le patriotisme comme des notions périmées ;
à discréditer l’armée auprès de la Nation.
B. - Moyens employés pour attaquer le moral : En tous temps le sabotage peut être employé pour appuyer une action politique (par
Les deux principaux sont : exemple : on sabotera un véhicule militaire pour qu’il provoque un accident et on mènera
ensuite une campagne de presse accusant le mauvais entretien du matériel et le gaspillage des
la propagande ;
crédits).
l’organisation de manifestations contraires à la discipline militaire.
C. - Les saboteurs.
La propagande :
Ce sont des agents clandestins qui, comme les espions, sont difficiles à identifier.
Elle consiste à faire circuler des écrits ou des rumeurs donnant :
Ils opèrent soit seuls, soit par équipes, mais toujours après une reconnaissance minutieuse
soit une version tendancieuse de faits en partie véridiques ; de leur objectif.
soit de fausses informations.
Lorsqu’ils passent à l’action, ils sont déterminés à tout et n’hésitent pas à supprimer les
Les manifestations contraires à la discipline militaire (chants séditieux, grève de hommes de garde trop confiants.
la faim, etc…).
D. - La protection contre le sabotage dans l’armée.
Elles s’inspirent de motifs plus ou moins valables pour creuser un fossé entre la troupe et
ses cadres. Les meneurs qui les organisent ne cherchent pas une solution aux difficultés Les clôtures (murs, grillages) et les obstacles (fossés, pièges) sont toujours franchissables
qu’ils invoquent, mais cherchent à créer un climat de révolte. lorsqu’ils ne sont pas surveillés.
Les militaires de tous grades ont toujours la possibilité de demander le rapport de leur
La protection contre le sabotage consiste :
supérieur pour exposer les difficultés qu’ils éprouvent.
C. - La protection du moral. à gêner les reconnaissances préalables des saboteurs :
Lorsque des livres ou des journaux contiennent des passages ou des articles en interdisant l’accès des enceintes militaires aux personnes qui n’ont rien à y faire (se
susceptibles de nuire au moral de l’armée, le ministre de la défense nationale peut interdire méfier des faux militaires) ;
qu’ils soient lus ou détenus dans les enceintes militaires. en évitant les bavardages qui peuvent donner des indications sur la disposition des lieux,
De même, il est interdit d’y introduire des tracts. Les militaires qui trouvent des tracts ou les habitudes, l’organisation de sa garde, etc… En un mot, ne pas parler de questions militaires.
qui en reçoivent dans leur courrier, doivent les remettre sans délai à leur commandant d’unité.
à empêcher les saboteurs de passer à l’action.
Il faut accueillir les rumeurs avec beaucoup de réserves et s’abstenir de les colporter. Il
Pour cela, il faut que les hommes de garde et de ronde soient constamment vigilants et ne
ne faut jamais se laisser entraîner dans une manifestation collective. se laissent pas endormir par le calme apparent.
LA PROTECTION CONTRE LE SABOTAGE
CONDUITE À OBSERVER EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ MILITAIRE
Révision :
En tous temps, les agents clandestins cherchent à se procurer des renseignements Révision :
concernant notre défense nationale.
Les intérêts de notre défense nationale sont constamment menacés par les activités
Les renseignements ont pour but : d’agents clandestins.
de percer nos secrets ;
Pour la commodité de votre instruction, nous avons classé ces activités en trois catégories :
de préparer des attaques contre le moral de la population et des armées ;
de préparer des opérations de sabotage. espionnage ;
attaque du moral ;
Présentation : sabotage.
A. - Le sabotage. Mais en fait, elles s’imbriquent les unes aux autres pour nuire à la sécurité de la nation.
C’est une opération menée secrètement pour causer des dommages à une installation ou Le but de cette leçon est de vous dire ce que vous devez faire pour protéger cette sécurité
à du matériel. et plus particulièrement celle de l’armée.
Il peut être spectaculaire (par exemple : incendie d’un dépôt d’essence, blocage d’un
aiguillage de chemin de fer). Présentation :
Il peut être insidieux (par exemple : sucre dans les réservoirs d’essence). A. - Se taire.
Pour éviter les indiscrétions concernant les questions militaires, le plus simple est de ne pas
B. - Buts de sabotage.
les aborder dans les lieux publics. De toute façon, il est interdit de donner, même
En cas de conflit, il est certain que nos adversaires chercheront à employer le sabotage inconsciemment, des renseignements pouvant nuire à la défense nationale à des personnes
pour mettre hors d’usage des installations importantes pour la défense nationale ou du matériel non autorisées à les connaître.
de nos armées (centres de transmissions, dépôts d’explosifs, etc…).
B. - Applications des consignes. ANNEXE 9
Les consignes sont établies après étude de tous les aspects que présente un point à
Modèle de déclaration de sécurité.
protéger. Elles doivent être appliquées intégralement. Tout relâchement est profitable aux
agents clandestins qui guettent l’occasion.
REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA
Tanindrazana – Fahafahana – Fandrosoana
C. - Rendre compte en cas de : G O U V E R N E M E N T
MINISTÈRE DE LA DÉFENSE NATIONALE
a. Rencontre d’une personne suspecte dans une enceinte militaire. ÉTAT-MAJOR GÉNÉRAL DE L’ARMÉE MALAGASY
Lorsque la présence ou l’attitude d’une personne en tenue civile ou en tenue militaire (faux
militaire) vous paraît suspecte vous devez noter son signalement et rendre compte à votre DÉCLARATION D’INSTRUCTION DE SÉCURITÉ
commandant d’unité ou à un gradé.
Je soussigné, le...................................................................................................................,
b. Rencontre d’une personne suspecte dans un lieu public.
Si dans un lieu public (rue, café, train, etc…) une personne cherche à vous soutirer des numéro matricule :………..……..…classe d’âge :………..……en service au…………………………..
renseignements, se méfier mais n’en rien laisser paraître :
……………………………………………………………………………….………………………………….,
Répondre évasivement ; déclare avoir reçu l’instruction relative à la sécurité militaire, en connaissance en particulier des
Accepter de nouveaux rendez-vous ; dispositions ci-après du code pénal ; m’engage sur l’honneur à ne pas les enfreindre sous peine de
Prendre le maximum de renseignements sur son interlocuteur (au moins noter son poursuite et de traduction devant la juridiction militaire compétente.
signalement).
EXTRAIT DU CODE PÉNAL
Ensuite vous devez rendre compte sans délai à votre commandant d’unité qui vous
indiquera la conduite à tenir. La livraison à une puissance étrangère d’un renseignement, objet, document ou procédé
qui doit être tenu secret dans l’intérêt de la défense nationale est punie de mort.
c. Découverte de tracts.
Les remettre immédiatement au commandant d’unité ou à un gradé. Article 75 : - « Sera coupable de trahison et puni de mort tout Malagasy qui :…………………………
En temps de guerre, entretiendra des intelligences avec une puissance étrangère ou avec
ses agents, en vue de favoriser les entreprises de cette puissance contre Madagascar ».
LA SANCTION PÉNALE DES FAUTES EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ MILITAIRE
Article 76 : - Alinéas 1, 2 et 3.
Révision : « Sera coupable de trahison et puni de mort tout Malagasy qui :
La sécurité de la nation et en particulier celle de l’armée est constamment menacée par
l’espionnage, les attaques contre le moral et le sabotage. livrera à une puissance étrangère ou à ses agents sous quelque forme et quelque
moyen que ce soit, un secret de la défense nationale, ou qui s’assurera, par quelque moyen que ce
soit, la possession d’un secret nature, en vue de le livrer à une puissance étrangère ou à ses
L’espionnage, ainsi que les préparatifs qui aboutissent au sabotage ou à une attaque agents ».
contre le moral passent inaperçu dans la plupart des cas. « détruira ou détériorera volontairement un navire, un appareil de navigation aérienne,
un matériel, une fourniture, une construction ou installation susceptibles d’être employés pour la
Ils en sont d’autant plus dangereux. défense nationale, ou pratiquera sciemment, soit avant soit après leur achèvement, des malfaçons
de nature à les empêcher de fonctionner ou à provoquer un accident ».
Le travail que les agents clandestins mènent contre notre sécurité leur est très largement « aura participé sciemment à une entreprise de démoralisation de la nation ou de
l’armée ayant pour objet de nuire à la défense nationale ».
facilité par :
les bavardages inconsidérés ; Article 81 et 83 : - « Sera puni d’un à cinq ans d’emprisonnement tout Malagasy qui :
la négligence dans l’application des consignes ;
le défaut de compte rendu chez les militaires qui observent un fait suspect. Dans un but autre que celui de le livrer à une puissance étrangère ou à ses agents,
s’assurera, par quelque moyen que ce soit la possession d’un secret de la défense nationale ou le
portera, sous quelque forme et par quelque moyen que ce soit, à la connaissance du public, ou
Présentation : d’une personne non qualifiée ».
Le but de l’instruction de sécurité que vous avez reçue jusqu’à maintenant est de vous
faire prendre conscience de ce problème.
À……………………………………………, le………………………………
Vous en savez assez, maintenant, pour connaître la conduite que vous devez adopter
dans toutes les circonstances courantes de votre vie militaire. Le déclarant,
Art. 108 : Ceux qui seront exempts de peine, par application des articles précédents,
pourront néanmoins être interdits de séjour.