100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
224 vues40 pages

Rdgfa Ang

Ce document est un manuel de formation élémentaire pour les recrues de l'armée malgache, servant de guide pour le règlement du service militaire. Il fournit une synthèse des matières essentielles à maîtriser pour accomplir efficacement les missions militaires. Le manuel aborde des thèmes tels que la discipline, la vie quotidienne des soldats, et les services en garnison et en campagne.

Transféré par

tsilavina
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
224 vues40 pages

Rdgfa Ang

Ce document est un manuel de formation élémentaire pour les recrues de l'armée malgache, servant de guide pour le règlement du service militaire. Il fournit une synthèse des matières essentielles à maîtriser pour accomplir efficacement les missions militaires. Le manuel aborde des thèmes tels que la discipline, la vie quotidienne des soldats, et les services en garnison et en campagne.

Transféré par

tsilavina
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA

Tanindrazana – Fahafahana - Fandrosoana


G O U V E R N E M E N T
MINISTÈRE DE LA DÉFENSE NATIONALE
ÉTAT-MAJOR GENERAL DE L’ARMÉE MALAGASY

MANUEL DE
FORMATION
ELEMENTAIRE
TOUTES ARMES
(FETTA)
AVERTISSEMENT

Ce document que vous venez d’acquérir représente le résumé du cours « règlement du


service dans l’armée » dispensé durant la formation élémentaire de toutes armes (FETTA).

Il s’agit d’un aide-mémoire plutôt que d’un livre de cours. Sa vocation principale est de

RÈGLEMENT DU SERVICE
permettre aux jeunes recrues d’avoir la synthèse des matières enseignées et les connaissances
indispensables pour réaliser avec aisance une mission déterminée durant son service sous les
drapeaux.

DANS L’ARMÉE Aussi, est-il évident que ce manuel est considéré comme guide, il incombe donc à tout un
chacun de le consulter de temps en temps.

Nous espérons avoir mis à votre disposition par le biais de ce modeste ouvrage des outils
efficaces, à mesure de vous aider dans votre apprentissage et de préparer minutieusement le
concours de rengagement que vous envisagez certainement.

Bonne chance.
REGLEMENT DU SERVICE DANS L’ARMEE
- Présentation de l’unité E- INSTRUCTION DE SÉCURITÉ

A- DISCIPLINES GENERALES. - But de la sécurité militaire


- L’espionnage dans l’armée
- Base de la discipline art. : 1-2-3 - La protection du secret
- Discipline militaire art. : 1 - La protection du moral
- Grade et appellation - La protection contre le sabotage
- Marques extérieures de respect - Conduite à observer en matière de sécurité militaire
- Marques extérieures et particulières de respect - La sanction pénale des fautes contre la sécurité militaire
- Manière de se présenter à un supérieur
- Visite des officiers et sous-officiers dans les locaux occupés par la troupe
- Attitude des militaires à l’extérieur
- Récompenses et permissions
- Autres récompenses
- Les fautes purement militaires et leurs sanctions, punitions
- Conséquence des punitions
B- SERVICE INTERIEUR
- La vie quotidienne d’un soldat
- Organisation de la compagnie, du corps et de la région militaire
- Le service de la semaine
C- SERVICE DE GARNISON
- Définition de la garnison
- Objet de la garnison
- Bureau de garnison
- Les gardes :
 Composition
 Consignes générales
 Consignes particulières
 Connaissance de consigne
 Relève de garde
- Devoirs généraux des sentinelles et plantons
 Service sentinelles et plantons
 Relève sentinelles et plantons
- Les patrouilles
- Les piquets
- Maintien de l’ordre (M.O)
D- SERVICE EN CAMPAGNE
 Les déplacements
- La marche
 Les stationnements
- Modes de stationnements :
o Le bivouac
o Le cantonnement
o Le cantonnement-bivouac
- Choix d’un bivouac
- Reconnaissance du bivouac
- Occupation du bivouac
PRÉSENTATION DE L’UNITÉ b) Historique de la compagnie (escadron ou batterie).
1. – INTRODUCTION.  Date de sa création :……………………………………………………………………………..
Les jeunes recrues dont vous êtes, viennent d’être affectées à l’unité. Vous
……………………………………………………………………………………………………………….
êtes maintenant sous l’uniforme pour une durée de 24 mois.
Les cadres à qui vous êtes confiées sont chargés de vous instruire afin de vous rendre  Noms des Commandants de Compagnie successifs :
aptes à défendre les intérêts de la Patrie et l’intégrité du territoire.
…………………………………………………….. …………………………………………………….
2. – PRÉSENTATION.
a) Historique du régiment (ou de l’unité formant Corps). …………………………………………………….. …………………………………………………….

 Date de sa création :…………………………………………………………………………….. …………………………………………………….. …………………………………………………….

………………………………………………………………………………………………………………. …………………………………………………….. …………………………………………………….

 Ses appellations successives sous les différents régimes :………………………………… ……………………………………………………. …………………………………………………….

………………………………………………………………………………………………………………. ……………………………………………………. ……………………………………………………..

………………………………………………………………………………………………………………. ……………………………………………………. ……………………………………………………..

 Campagnes auxquelles il a participé :…………………………………………………………. ……………………………………………………. ……………………………………………………..

……………………………………………………………………………………………………………….
 Grade et noms des principaux cadres de l’unité :
……………………………………………………………………………………………………………….
 Officier en second :
………………………………………………………………………………………………………………. ……………………………………………….........................................................................................

 Batailles inscrites sur le drapeau :……………………………………………………………...  Les chefs de section :

………………………………………………………………………………………………………………. Section de commandement :.……………………………………………………………………………..


……………………………………………………………………………………………………………….. 1ère
……………………………………………………………………………………………………………….
section :.…………………………………………………………………………………………………
 Devise inscrite sur le drapeau :………………………………………………………………… ………………………………………………………………………………………………………………..

………………………………………………………………………………………………………………. 2ème section :.………………………………………………………………………………………………..


………………………………………………………………………………………………………………..
 Signification de la fourragère :…………………………………………………………………..
3ème section :.………………………………………………………………………………………………..
………………………………………………………………………………………………………………. ………………………………………………………………………………………………………………..

 Noms des Chefs de Corps successifs :  L’adjudant de compagnie (d’escadron ou de batterie) :

…………………………………………………….. ……………………………………………………. ………………………………………………………………………………………………………………..

…………………………………………………….. …………………………………………………….
Conseils :
…………………………………………………….. …………………………………………………….
- Soyez digne et fier d’être soldat ;
…………………………………………………….. ……………………………………………………. - Vous devez respecter les matériels et de l’habillement qui vous sont confiés ;
- Si vous avez des problèmes sociaux, n’hésitez pas de contacter l’Officier d’action sociale.
……………………………………………………. …………………………………………………….
NOTES PERSONNELLES

DISCIPLINES GÉNÉRALES
A. – DISCIPLINES GENERALES. Conclusion :
Introduction :
Une absence de discipline conduit à l’anarchie.
L’armée est une organisation nécessitée par la défense du pays.
La discipline peut paraître dure, elle n’est pas une brimade.
But :
À tous les échelons, la discipline conditionne le succès de la mission.
La défense nationale compte parmi les institutions ; sa mission est la défense du pays.
GRADES ET APPELLATIONS.
Le service militaire concrétise l’une des obligations du citoyen. Pendant le temps passé sous
les drapeaux, celui-ci apprend à se servir des armes qui permettront peut-être de protéger son I. – Généralités.
pays contre un agresseur éventuel.
À chaque grade dans l’armée correspond un insigne spécial appelé galon.
Présentation :
Il est indispensable de savoir reconnaître les différents grades par leurs galons, en
L’armée Malagasy est une armée nationale fondée sur l’armée de conscription, le service particulier afin de donner à un supérieur l’appellation qui convient si l’on doit s’adresser à lui.
militaire fait partie des devoirs du citoyen. C’est une collectivité où chacun agit suivant les
II. – Présentation.
ordres donnés.
L’armée est constituée par :
La discipline militaire est plus rigide que dans les autres collectivités de la nation, mais elle
 les officiers ;
est autre chose qu’une contrainte ; au combat chacun a sa place et une mission à remplir
 les sous-officiers de carrière ;
impérativement, les conséquences peuvent être irrémédiables.
 les sous-officiers servant sous contrat (mais au-delà de la durée légale : A.D.L)
Elle se traduit par des ordres et des commandements.  les caporaux-chefs et les caporaux.
 Les militaires du rang ou hommes de troupes (au-delà de la durée légale : A.D.L)
BASES DE LA DISCIPLINE
 les militaires du rang ou hommes de troupes effectuant leur service légal (c’est-à-dire
pendant la durée légale : P.D.L)
Article premier : Les bases de la discipline dans les Forces Armées reposent sur deux
principes : Les tableaux publiés ci-après précisent les grades des officiers généraux aux hommes de
troupe, les degrés de la hiérarchie militaire, l’appellation et la codification qui s’attache à chacun
1) Obéissance aux ordres (principe intangible de la discipline) dans le respect de la loi ; de ces degrés.
Par ailleurs, les grades et appellations de la police nationale figurent dans les tableaux car
2) Discipline rigoureuse en tout temps et en toute circonstance mais néanmoins respectueuse
elle est souvent appelée à collaborer avec nous, donc il est aussi indispensable de les
de la personne humaine.
connaître.
Art. 2 : Le principe d’obéissance aux ordres dans le respect de la loi régit la conduite à tenir
A. - OFFICIERS
par le militaire dans la collectivité et le dirige dans l’accomplissement des devoirs et sujétions
envers la nation d’une part, et il oblige le supérieur à exercer l’autorité conformément à la loi Au-dessus des sous-officiers se situent les officiers. Les officiers sont classés en trois
d’autre part. catégories :
 les officiers généraux ;
Art. 3 : Le principe de rigueur dans le cadre du respect de la personne humaine implique  les officiers supérieurs ;
que si la discipline, facteur de cohésion et principal élément faisant la force des armées doit  les officiers subalternes.
être rigoureuse, elle doit dans son exécution respecter les valeurs et la personne humaine.
Les galons sont placés sur les épaules.
 Discipline militaire.
NOTA : Maréchal est une distinction (dignité de l’État) et non un grade.
Article 1 : Citoyen participant activement à la défense et au développement économique et
social du pays, le militaire est soumis aux lois et aux règlements du droit commun. Soldat, il
obéit à un ensemble de règles particulières aux Forces Armées dénommé : règlement de
discipline militaire.
Fondé sur le principe de l’obéissance aux ordres, le règlement de discipline militaire régit la
conduite à tenir par le militaire dans la collectivité, et le dirige dans l’accomplissement des
devoirs et sujétions envers la nation. Il oblige le supérieur à exercer l’autorité qu’il lui confère,
conformément à la loi et dans un esprit d’impartialité absolue.
Souple et bienveillant pour assurer l’harmonie de la vie collective en dehors du service, il
s’impose d’une manière rigoureuse en tout temps, en tout lieu et en toutes circonstances dans
l’exécution du service. Néanmoins, la fermeté et la rigueur n’excluent jamais le respect de
l’être humain.
OFFICIERS GÉNÉRAUX, CORPS DES INSPECTEURS GÉNÉRAUX,
LIBELLÉ CONTRÔLEURS GÉNÉRAUX ET COMMISSAIRES DIVISIONNAIRES LIBELLÉ OFFICIERS SUPÉRIEURS, CORPS DES COMMISSAIRES DE POLICE
DE POLICE
ENTITÉS TERRE AIR MER G.N P.N ENTITÉS TERRE AIR MER G.N P.N
DISTINCTIONS Maréchal de Maréchal de Maréchal de Maréchal de GRADES Capitaine de Commissaire
Madagascar Madagascar Madagascar Madagascar Colonel Colonel Vaisseau Colonel Principal de
Police

INSIGNES
INSIGNES

CODE MAR MAR MAR MAR


Monsieur le Monsieur le Monsieur le Monsieur le CODE COL COL CVA COL CPP
APPELLATIONS maréchal maréchal maréchal maréchal
Monsieur le
GRADES Général APPELLATIONS Mon colonel Commandant Mon colonel Commissaire
Général d’Armée Amiral Général Principal
d’Armée Aérienne d’Armée
GRADES Lieutenant- Capitaine de Lieutenant- Commissaire de
Lieutenant-colonel colonel Frégate colonel Police de
1° Classe
INSIGNES

INSIGNES

CODE GAR GAA AML GAR


APPELATIONS Mon général Amiral Mon général
GRADES Général de Général de Vice-Amiral Général de Inspecteur CODE LCL LCL CFR LCL CP1
Corps d’Armée Corps Aérien d’Escadre Corps d’Armée Général Monsieur le
APPELLATIONS Mon colonel Commandant Mon colonel Commissaire
GRADES Capitaine de Commissaire de
INSIGNES Commandant Commandant Corvette Chef d’Escadron Police de
2° Classe

CODE GCA GCA VAE GCA IGP


Monsieur INSIGNES
APPELLATIONS Mon général Amiral Mon général l’Inspecteur
général
GRADES Général de Général de Vice-Amiral Général de Contrôleur
Division Division Aérienne Corps d’Armée Général CODE CDT CDT CCO CEN CP2
Mon Monsieur le
APPELLATIONS Mon commandant Commandant commandant Commissaire
INSIGNES
GRADE Commissaire de
Police Stagiaire
CODE GDI GCA VAM GDI CGP
Monsieur le
APPELLATIONS Mon général Amiral Mon général Contrôleur
général
GRADES Général de Général de Contre-Amiral Général de Commissaire
Brigade Brigade Aérienne Brigade divisionnaire

INSIGNES

CODE GBR GCA CAM GBR CDP


Monsieur le
APPELLATIONS Mon général Amiral Mon général Commissaire
Divisionnaire
B. – SOUS-OFFICIERS ET OFFICIERS MARINIERS.
Dans la hiérarchie militaire, les sous officiers se placent entre les officiers et les hommes de troupe dont ils sont les auxiliaires.
Le galon d’aspirant est un grade attribué aux élèves-officiers en médecine et au corps des professorats.
Les insignes des grades des sous-officiers supérieurs sont portés sur les épaules.
LIBELLÉ OFFICIERS SUBALTERNES, CORPS DES OFFICIERS DE POLICE

ENTITÉS TERRE AIR MER G.N P.N SOUS-OFFICIERS ET OFFICIERS MARINIERS SUPÉRIEURS, CORPS
LIBELLÉ
Officier Principal DES INSPECTEURS DE POLICE
GRADES
de Police de
Classe ENTITÉS TERRE AIR MER G.N P.N
Exceptionnelle
GRADES
Aspirant Aspirant Aspirant
INSIGNES

INSIGNES
CODE OPPCE
Monsieur le
APPELLATIONS Commissaire
GRADES Lieutenant de Officier Principal CODE ASP ASP ASP
Capitaine Capitaine Vaisseau Capitaine de Police APPELLATIONS Mon lieutenant
Gendarme Inspecteur
GRADES Adjudant Major Adjudant Major Maître Principal Principal de Principal de
Classe Police
INSIGNES Exceptionnelle

INSIGNES      
CODE CNE CNE LTV CNE OPP
Monsieur
APPELLATIONS Mon capitaine Capitaine Mon capitaine l’officier Principal
CODE
GRADES Enseigne de Officier de AMJ AMJ PMA IPP
GPCE
Lieutenant Lieutenant Vaisseau de Lieutenant Police de Monsieur
1° Classe 1° Classe Mon lieutenant Lieutenant Mon lieutenant
APPELLATIONS l’inspecteur
Principal
INSIGNES GRADES Gendarme Inspecteur de
Adjudant-chef Adjudant-chef Premier Maître Principal Hors Police de
Classe 1° Classe

CODE LTN LTN EV1 LTN OP1 INSIGNES


     
Monsieur
APPELLATIONS Mon lieutenant Lieutenant Mon lieutenant l’officier
GRADES Enseigne de Officier de
Sous-lieutenant Sous-lieutenant Vaisseau de Sous-lieutenant Police de
2° Classe 2° Classe CODE ADC ADC PMA GPHC IP1
Mon Adjudant- Monsieur
APPELLATIONS Mon Adjudant-chef Premier Maître chef l’inspecteur
INSIGNES
GRADES Gendarme Inspecteur de
Adjudant Adjudant Maître Principal de Police de
1° Classe 2° Classe

CODE SLT SLT EV2 SLT OP2


INSIGNES
     
Monsieur
APPELLATIONS Mon lieutenant Lieutenant Mon lieutenant l’officier

Officier de
GRADE
Police Stagiaire
CODE ADJ ADJ MAI GP1 IP2
Monsieur
APPELLATIONS Mon Adjudant Maître Mon Adjudant l’inspecteur
Les insignes des grades des sous-officiers subalternes de l’armée sont portés sur la
manche ou sur la poitrine au côté droit, sauf pour les sergents majors qui sont portés sur les
épaules. Tandis que pour la gendarmerie et la police nationale sont tous portés sur les épaules.
C. – HOMMES DE TROUPE OU MILITAIRES DU RANG ET ÉQUIPAGES.
SOUS-OFFICIERS ET OFFICIERS MARINIERS SUBALTERNES, CORPS
LIBELLÉ Au-dessous des sous-officiers se situent les hommes de troupe.
DES BRIGADIERS ET AGENTS DE POLICE
Le grade militaire commence au caporal. L’emploi de 1 ère classe et de 2ème classe sont
ENTITÉS TERRE AIR MER G.N P.N des distinctions et non des grades.
GRADES Second Maître Gendarme Brigadier-chef de
Sergent Major Sergent Major Hors Classe Principal de Police Les insignes des grades des hommes de troupe de l’armée sont portés sur la manche ou
2° Classe sur la poitrine au côté droit, tandis que pour les équipages de la marine nationale sont portés sur
les épaules.
INSIGNES
     
LIBELLÉ CAPORAUX-CHEFS, CAPORAUX, SOLDATS ET MATELOTS
CODE SGM SGM SMHC GP2 BCP
Second Maître ENTITÉS TERRE AIR MER G.N P.N
APPELLATIONS Sergent Major Major Chef Brigadier-chef
GRADES Quartier-Maître
GRADES Second Maître Gendarme Hors Brigadier de Caporal-chef de 1° Classe
Sergent-chef Sergent-chef de 1° Classe Classe Police

INSIGNES
INSIGNES

CODE CAC QM1


CODE SGC SGC SM1 GHC BDP Caporal-chef Quartier-Maître
Second Maître APPELLATIONS Chef
APPELLATIONS Sergent-chef Chef Chef Brigadier
GRADES Quartier-Maître
GRADES Second Maître Gendarme de Sous-brigadier Caporal Caporal de 2° Classe
Sergent Sergent de 2° Classe 1° Classe de Police

INSIGNES
INSIGNES

CODE CAL CAL QM2


CODE SGT SGT SM2 G1C SBP APPELLATIONS Caporal Caporal Quartier-Maître
APPELLATIONS Sergent Maître Chef Sous-brigadier Matelot de
EMPLOIS
GRADES Gendarme de Soldat de 1° Classe Soldat de 1° Classe 1° Classe
Agent de Police
2° Classe

INSIGNES
INSIGNES

CODE 1CL 1CL MO1


CODE G2C ADP APPELLATIONS Soldat Matelot
APPELLATIONS Chef Chef Matelot de
EMPLOIS
GRADES Gendarme Agent de Police Soldat de 2° Classe Soldat de 2° Classe 2° Classe
Stagiaire Stagiaire
CODE 2CL 2CL MO2
APPELLATIONS Soldat Matelot
INSIGNES

CODE GST APS


APPELLATIONS Chef Chef
MARQUES EXTÉRIEURES DE RESPECT
Introduction. F. – Aux convois funèbres.
Le salut est le plus fréquent des marques extérieures de respect. Il est dû : Lorsqu’on rencontre un convoi funèbre, il faut saluer le corps du défunt.
 aux militaires ;
 aux autorités civiles ;
 à l’exécution de l’hymne national et de certaines sonneries ; Les différentes circonstances et les différentes manières de saluer.
 aux personnes portant la décoration de l’Ordre National Malagasy ou la médaille
militaire ;
 aux convois funèbres ;
 aux personnels qu’ils connaissent.
Présentation.
A. – Les militaires.
Les militaires isolés doivent le salut :
 à tous les gradés, sous-officiers et officiers des Armées de terre, de mer et de l’air.
 aux officiers étrangers.
B. – Les autorités civiles.
Le salut est dû aux autorités civiles en tenue ou dans l’exercice de leurs fonctions.
Ces autorités civiles sont :
 Le Président de la République ;
 Le Président du Sénat ;
 Le Président de l’Assemblée Nationale ;
 Le Premier ministre ;
 Les Sénateurs ;
 Les Députés ;
 Les Ministres ;
 Les Gouverneurs ;
 Les chefs de régions ;
 Les Préfets ;
 Les Sous-préfets ;
 Les officiers des douanes ;
 Les officiers forestiers.
C. – Emblèmes.
Le salut est dû :
 aux drapeaux et étendards des régiments parce qu’ils sont les emblèmes de la Patrie.
 aux drapeaux des sociétés d’anciens combattants à condition qu’ils soient aux couleurs
nationales.
Le salut s’effectue après s’être arrêté et avoir face au drapeau ou étendard.
D. – Hymne national et certaines sonneries.
Les militaires doivent saluer :
 à l’exécution de : « Ry Tanindrazanay malala ô ! »
 aux sonneries « au Drapeau » et « à l’Étendard » ;
 à l’envoi et à la descente des couleurs ;
 à la sonnerie « aux morts ».
Le salut s’effectue après s’être arrêté et avoir fait face à la direction d’où vient la sonnerie.

E. – Personnes portant la décoration de l’Ordre National Malagasy.


Le salut est dû à toute personne portant la décoration de l’Ordre National Malagasy
(chevalier, officier, commandeur, grand officier, grand-croix) ou de la médaille militaire.
Différent cas Explications et indications des mouvements
1°) Sans arme :
 Commencer le salut six pas avant, deux pas
après ;
 Garder une allure normale ;
Soldat qui croise un supérieur.
 Saluer sans raideur en regardant franchement le
supérieur ;
 Balancer le bras gauche.
 Saluer en arrivant sa hauteur et pendant deux pas.
La durée du salut est plus courte que
précédemment ;
Soldat qui dépasse un supérieur.
 Regarder rapidement et franchement le supérieur
en le dépassant ;
 Balancer le bras gauche.
 S’arrêter, faire face, se mettre au « jery atrika » ;
 Saluer le chef de la troupe et le drapeau ;
Soldat qui rencontre une troupe  Dégager l’itinéraire emprunté par la troupe, se
avec son drapeau. mettre au « jery atrika », saluer ;
 Attendre que la troupe soit passé pour continuer
son chemin.
2°) L’arme à la bretelle :

 Rectifier la position de l’arme à la bretelle et faire


« banjina havanana » ou « banjina havia ».
Soldat qui croise un supérieur.
 Garder une allure normale, l’arme verticale, le bras
gauche balancé normalement, exécuter brièvement le
mouvement de la tête
 Rectifier la position de l’arme à la bretelle et faire
« banjina havanana » ou « banjina havia ».
Soldat qui dépasse un supérieur.  La durée du « banjina havanana » ou du « banjina
havia » est plus courte que précédemment. Mêmes
remarques à faire que dans le cas précédent.
 S’arrêter, faire face, se mettre au « jery atrika » ;
 Rectifier la position de l’arme à la bretelle ;
 Dégager l’itinéraire emprunté par la troupe, se
Soldat qui rencontre une troupe mettre au « jery atrika » en faisant face à la troupe
avec son drapeau. qui défile ;
 Le bras droit tombe normalement. L’arme verticale.
 Attendre que la troupe soit passé pour continuer
son chemin.
3°) Nu-tête : Comment saluer dans certains cas particuliers ?
 Faire « banjina havanana » ou « banjina havia » ;
Militaire à bicyclette
 Conserver une allure normale. Le mouvement de
Soldat qui croise un supérieur. la tête doit être énergique ; Le militaire ralentit l’allure, salue de la main droite ou tourne la tête du côté du supérieur.
 Regarder le supérieur dans les yeux. Balancer les
Militaire en automobile
bras.
 Faire « banjina havanana » ou « banjina havia » S’il ne conduit pas, le militaire doit toujours saluer aussi bien en marche qu’à l’arrêt. S’il
Soldat qui dépasse un supérieur. en arrivant sa hauteur et pendant deux pas ; conduit, il ne salue qu’à l’arrêt.
 Mêmes explications que dans le cas précédent.
Militaire porteur d’un paquet
 S’arrêter, faire face, se mettre au « jery atrika » ;
 Dégager l’itinéraire emprunté par la troupe, se Le militaire portant des paquets n’est autorisé à faire « banjina havanana » ou « banjina
Soldat qui rencontre une troupe mettre au « jery atrika » en faisant face à la troupe havia » que s’il a les deux mains occupées.
avec son drapeau. qui défile ;
 Attendre que la troupe soit passé pour continuer Sinon, il doit prendre le paquet avec la main gauche et saluer avec la main droite.
son chemin.
MANIÈRE DE SE PRÉSENTER À UN SUPÉRIEUR
Introduction.

Comment se présenter à un supérieur ?


Marques extérieures et particulières de respect.
Se mettre au « jery atrika » et saluer, annoncer son nom, sa compagnie (ou batterie ou
Différents Explications et indications des
Situation escadron) et sa section (ou peloton).
cas mouvements
Exécution de  S’arrêter, faire face à la direction d’où Pourquoi se présenter à un supérieur ?
Sans « Ry Tanindrazanay malala ô !», vient la sonnerie, se mettre au Comme marque extérieure de respect pour renseigner le supérieur.
arme. des sonneries «au drapeau », et « jery atrika », saluer pendant toute la
« aux morts » durée de l’exécution de la sonnerie.
 S’arrêter, faire face à la direction d’où Présentation sans arme à l’extérieur
vient la sonnerie, se mettre au  Se mettre au « jery atrika » ;
L’arme à
Idem. « jery atrika », rectifier la position de l’arme  Saluer ;
la bretelle
à la bretelle pendant toute la durée de  Annoncer à voix haute et intelligible :
l’exécution de la sonnerie.  « Soldat RAKOTO, Nième compagnie, Nième section »
 S’arrêter, faire face à la direction d’où
vient la sonnerie, se mettre au  Tendre un pli de la main gauche ;
Nu-tête Idem.  Saluer ;
« jery atrika », saluer pendant toute la
durée de l’exécution de la sonnerie.  Faire « todik’ivoho » et se retirer.
On reste au « jery atrika » jusqu’à ce que le supérieur dise « aoka ». On doit regarder
franchement le supérieur.

Notions de politesse. Si un pli doit être remis (ou reçu), c’est la main gauche qui doit le tendre ou le prendre.

Le salut est dû à tout moment, de jour comme de nuit. Présentation sans arme dans un bureau
Il ne faut jamais saluer de la main gauche. On doit saluer les supérieurs en tenue civile que Entrer dans un bureau.
l’on connaît.
 Frapper poliment à la porte (trois fois) ;
Lorsqu’on croise un supérieur dans un passage étroit ou un escalier, il faut :  Entrer et fermer la porte ;
 se ranger contre le mur ;  Dégager l’entrée ;
 s’arrêter ;
 faire face et saluer. Se présenter.

Lorsqu’un militaire rencontre un supérieur dans un lieu public, il doit :  Se mettre au « jery atrika » ;
 s’il est arrêté : se lever et saluer s’il est couvert ; se lever et se mettre au « jery atrika » s’il  Saluer ;
est découvert ;  Se découvrir.
 s’il marche : saluer s’il est couvert, faire « banjina havanana » ou « banjina havia » s’il est  Annoncer à voix haute et intelligible :
découvert.  « Soldat RAKOTO, Nième compagnie, Nième section ».
Application :
À l’entrée d’un supérieur
Quitter le bureau.
Différents cas Explications et indications des mouvements
 Se recouvrir ;  Faire silence ;
 Saluer ;  Rester où l’on est ;
 Faire « todik’ivoho » ;  Se mettre au « jery atrika »
Entrée d’un sous-
 Se retirer.
officier Le commandement « atrika » est prononcé par le gradé ou l’homme
Après avoir frappé à la porte, attendre l’autorisation pour entrer ; qui aperçoit le supérieur le premier.
Se mettre au « jery atrika », face au supérieur que l’on vient de voir. Si Se mettre au « jery atrika » à l’emplacement où l’on se trouve.
l’on porte le casque, on ne se découvre pas.
 Faire silence ;
Si le supérieurs donne un ordre, on doit le répéter avant de se retirer  Rester où l’on est ;
 Se mettre au « jery atrika »
Entrée d’un
officier Le commandement « jery atrika » est prononcé par le gradé ou
l’homme qui aperçoit le supérieur le premier.
Se mettre au « jery atrika » à l’emplacement où l’on est.
Présentation avec arme
 Faire silence ;
 Se mettre au « jery atrika » ;
 Commander : « Ao an-daharana, jery atrika »;
 Faire « atolory, ‘zay » (pour un officier) ;
 Se porter au pied du lit ;
 Annoncer à voix haute et intelligible : Entrée du chef de
 Se metre au « jery atrika »
 « Soldat RAKOTO, Nième compagnie, Nième section ». corps ou d’un
 Revenir au « ahitsano, ‘zay » et attendre le commandement « aoka officier général Au commandement préparatoire « Ao an-daharana », se porter
immédiatement au pied de son lit.
». On annonce son nom et son unité en étant au « atolory, ‘zay ».
Se découvrir, se mettre au « jery atrika », conserver l’immobilité.
On ne fait pas de « atolory, ‘zay » à un sous-officier ; Après

s’être présenté, on revient au « ahitsano, ‘zay ». À la sortie du supérieur


Différents cas Explications et indications des mouvements
On attend le commandement du supérieur pour se mettre au « aoka ». Sortie d’un sous-
officier, d’un a) Le supérieur n’a pas commandé « aoka ».
Remarque : Dans le cas où le soldat a l’arme à la bretelle (exemple : dans un local), il se officier, du chef  Les hommes se mettent au « aoka » ;
présente au « jery atrika » après avoir rectifié la position de l’arme. de corps ou d’un  Ils reprennent le travail.
officier général
b) Le supérieur a commandé « aoka » en entrant.
 Prendre la position du « jery atrika »
 Puis la position « aoka » ;
VISITE DES OFFICIERS ET SOUS-OFFICIERS DANS LES LOCAUX OCCUPÉS PAR LA  Ils reprennent le travail.
TROUPE. Idem
Au moment où le supérieur va sortir, le gradé ou l’homme le plus
ancien, commande « jery atrika ».
Introduction : Le « aoka » est commandé après que le supérieur a quitté le local
Pourquoi ? qu’il vient de visiter.

La discipline et la politesse militaire exigent l’application de certaines marques de respect à Remarques :


l’entrée d’un supérieur dans un local occupé par la troupe. Quand le supérieur se découvre en entrant dans un local, les subordonnés présents restent
Comment ? à leur place et gardent leur silence. Il n'y a pas de " jery atrika ".
Par des commandements correspondant au grade du visiteur. C’est le gradé ou le premier Lorsqu’un supérieur entre dans un local où se trouve déjà un supérieur de grade plus élevé,
soldat qui voit le supérieur qui commande. il ne faut rien commander.
Lorsque plusieurs supérieurs entrent dans un local occupé par la troupe, il faut faire le
commandement correspondant au grade le plus élevé.
ATTITUDE DES MILITAIRES À L’EXTÉRIEUR Les fréquentations
Introduction :
Dans l’intérêt de la discipline, il est interdit aux militaires de fréquenter :
La haute mission incombant à l’armée impose à tous ceux qui ont l’honneur de porter  Les maisons de jeux ;
l’uniforme une correction de tenue extérieure, une attitude, en toute occasion, ne permettant de  Les établissements consignés à la troupe dont la liste est lue au rapport.
donner prise ni à un soupçon ni à une critique.
Activités diverses
Présentation :
 Activités sportives.
La tenue.
Un militaire désirant participer à des compétitions sportives (épreuve sportive cycliste,
Un militaire, en dehors du quartier, est très souvent jugé sur sa tenue et son attitude. match de football, combat de boxe, etc...) doit obligatoirement adresser une demande écrite à
son chef de corps et se conformer aux décisions ministérielles en vigueur.
1). La largeur des jambes de pantalon ne doit pas être rétrécie.
 Activités artistiques.
2). La veste doit être boutonnée.
La participation des militaires à des représentations théâtrales, concerts, radio-crochets,
3). Le col de la capote ne doit pas être relevé.
etc…, est interdite en dehors de l’unité. Dans certains cas particulier, le chef de corps peut
4). Les chaussures doivent être réglementaires. donner l’autorisation.
5). Le port de la coiffure est obligatoire.  Activités professionnelles.
5 bis). Le port de la coiffure ne doit pas être fantaisiste. Pendant la durée du service, les militaires ne peuvent avoir aucune activité
professionnelle.
6). Les mains ne se mettent pas dans les poches.
Le chef de corps peut, dans certains cas, autoriser un soldat nécessiteux à travailler
7). On ne fume pas la pipe en ville. pendant une permission.
8). On ne lit pas dans la rue.  Activités politiques et religieuses.
9). On ne donne pas le bras à une femme. Les militaires ont le libre choix des opinions politiques et doivent prendre part aux
opérations de vote. De même, ils ont le droit de conserver leurs croyances et d’assister aux
10). On porte les cheveux courts.
offices religieux. Mais il leur est interdit :
11). La tenue doit être repassée.  de participer à des manifestations politiques ;
 d’exprimer publiquement leurs convictions ou de faire de la propagande.
12). Voici un militaire soucieux de sa tenue.
RÉCOMPENSES ET PERMISSIONS
12 bis). La coiffure de ce militaire est réglementaire.
Introduction :
Dans l’armée, il existe des récompenses pour les bons soldats et des punitions pour les
La carte d’identité militaire.
mauvais soldats.
Tout militaire doit être porteur de sa carte d’identité militaire.
Les récompenses sont :
 les permissions ;
1). - Ne pas oublier de signer la carte.
 les félicitations ;
- Vérifier le numéro national.
 les nominations ;
- La marque du cachet doit couvrir une partie de la photo.
 l’avancement ;
 le certificat de bonne conduite ;
2). - Le groupe sanguin doit être inscrit.
 les citations.
Remarque : Présentation :
Dans le cas échéant, un certificat de présence au corps pourrait temporairement substituer a) Nature des permissions.
cette carte jusqu’à sa délivrance.
Les permissions constituent une récompense ( une faveur) et non un droit.
Il existe :
1°) Les permissions de courte durée :
L’aide aux agents de la force publique  permissions de spectacle ;
 permissions de nuit ;
Tout militaire est tenu de prêter immédiatement main forte aux gendarmes ainsi qu’aux
 permissions de la journée ;
agents de police dans certains cas et à leur demande.
 permissions de la matinée ;
1). Il faut prêter main forte à cet agent de police en difficulté.  permissions de l’après-midi ;
2). Il faut essayer d’arrêter ce malfaiteur poursuivi par les gendarmes.  permissions de 24 heures ;
 permissions de 36 heures.
2°) Les permissions de longue durée : ANNEXE 1
 permissions de détente ;
 permissions exceptionnelles : mariage, naissance, maladie, décès (épouse, enfant,  Modèle de demande de permission
parents, beaux-parents, frères et sœurs) ;
 permissions agricoles (15 à 20 jours) ;
 permissions de convalescence (délivrées sur proposition du médecin). REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA
Tanindrazana – Fahafahana – Fandrosoana ………………………, le ………………..
GOUVERNEMENT
b) Manière de poser une permission. MINISTÈRE DE LA DÉFENSE NATIONALE
ÉTAT-MAJOR GÉNÉRAL DE L’ARMÉE MALAGASY

Pour obtenir une permission, il faut en faire la demande. FORCES :……………………………………………………


Voici la manière de demander les permissions dans votre corps en distinguant : CORPS :……………………………………………………..
 les permissions de courte durée ; UNITÉ :……………………………………………………….
 les permissions de longue durée. SECTION :……………………………………………………

DEMANDE DE PERMISSION
1°) Titres de permission.
 Inscrire : régiment, compagnie, section.
 Écrire le nom en lettres d’imprimerie (en majuscules). MOTIF :……………………………………………………………………………………..
 L’adresse doit être complète.
Ce titre de permission vous donne droit au quart de place sur les chemins de fer. Il est à NOM :……………………………………………………………………………………………..
présenter au guichet et aux contrôleurs. Ce titre doit être présenté au bureau de garnison, à la PRÉNOMS :……………………………………………………………………………………...
gendarmerie ou à la mairie (bureau de la commune) pour les permissions d’une durée
supérieure à 36 heures. N° MATRICULE :………………………………………………………………………………..
DROIT :…………………………………………………………………………………………...
2°) Certificats à joindre.
RESTE À PRENDRE :…………………………………………………………………………..
 Les permissions exceptionnelles et agricoles sont accordées sur le vu de certificats.
 En cas de mariage (frère, sœur), naissance (enfant de l’intéressé), décès, ainsi que DURÉE SOLICITÉE :……………………………………………………………………………
pour les permissions agricoles, il faut présenter un certificat délivré par la mairie. VALABLE DU :……………………………………AU :………………………………………...
 En cas de maladie grave d’un proche parent, il faut présenter un certificat médical.
 Ces certificats sont joints à la demande ou présentés au retour de la permission. Un ADRESSES DE JOUISSANCE :………………………………………………………………
soldat qui ne fournirait pas de certificat au retour de sa permission serait puni de prison. ……………………………………………………………………………………………………..
c) Retard au retour d’une permission. ……………………………………………………………………………………………………..
Tout retard non motivé entraîne une punition sévère. ……………………………………………………………………………………………………..
Le retard d’un train doit être motivé et justifié par un billet de retard délivré par le chef de
L’intéressé,
gare d’arrivée. Ce billet doit être remis en même temps que la permission. En cas de maladie
au cours de la permission, il faut prévenir ou le bureau de garnison ou la gendarmerie ou la
mairie et adresser une lettre ou un télégramme ou message par radio à son commandant
d’unité. Signatures et visas de :

Chef de section, Commandant de compagnie,

Décision du chef de corps,


ANNEXE 3

 Modèle de titre des permissions de longue durée.

REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA Modèle : 221 - 08


Tanindrazana – Fahafahana – Fandrosoana
GOUVERNEMENT
Format 21 X 27
ANNEXE 2 MINISTÈRE DE LA DÉFENSE NATIONALE
ÉTAT-MAJOR GÉNÉRAL DE L’ARMÉE MALAGASY

 Modèle du titre des permissions de courte durée. PLACE :………………………………………………………


Titre donnant droit au tarif militaire sur les chemins
FORCES :……………………………………………………
de fer pour les parcours indiqués (avec délivrance
ARMÉE MALAGASY CORPS :…………………………………………………….. d’un billet contre paiement)
Modèl e 221 - 08 bis
- de nuit. UNITÉ :……………………………………………………….
CORPS :………………………... - de la journée.
SECTION :……………………………………………………
UNITÉ :………………………….
PERMISSIONS - de la matinée.
- de l’après-midi.
- de 24 heures.
SECTION :……………………... - de 36 heures.
OFFICIER - SOUS-OFFICIER - HOMME DE TROUPE

Motif : ………………………………….……………………………………………. N° d’inscription au PERMISSION :…………………………………………………………


répertoire spécial

Il est permis au…............................................................................................, ………………………. Durée..................................................avec solde de présence.


N° Mle :……………, de se rendre à ……………………………………………………. Valable du :………………...……au...................................inclus.
………………………………………………………………………………………………. Le chef de service Accordé au :…………………………………………………………
de l’intendance
le………………..……....…..à partir de……..…heures……….…..minutes. (le Major) ..………………………………………………………………………
Pour aller :
il devra rentrer le…………………….…à ……..…heures….............minutes.
1°) - De :……………………………….……………………….
À……………………………, le……………………..
- À :………………………………………………………….
Vu par :
VISA DU MÉDECIN :
L’adjudant de compagnie, Le commandant de compagnie, Constatant que le titulaire 2°) - De :……………………………….……………………….
Le chef de section,
n’est atteint d’aucune
maladie contagieuse. - À :………………………………………………………….

3°) - De :……………………………….……………………….
Le chef de corps
- À :………………………………………………………….

……………………………, le………………………….

VISA D’ARRIVÉE

NOTA : - Le séjour à l’hôpital au cours d’une permission ou d’un congé


VISA DE DÉPART compte dans la durée du titre d’absence. L’intéressé doit donc
rejoindre son corps à l’expiration de son titre.

- Le présent titre doit être remis au service des effectifs au retour


de la permission ou du congé.
Recto
Nom et prénoms :………………………………………. Corps :………………………………………………………..

……………………………………………………………. FICHE Unité :…………………………………………………………

Grade :…………………………………………………… DE sera remplacé pendant son absence par :

N° matricule :……………………………………………. PERMISSIONS ……………………………………………………………….


Emploi :…………………………………………………... ………………………………………………………………..
Adresses de permission : 1°) -
………………………………………………………………………………………………………………………. (au crayon) 2°) -
……………………………………………………………………………………………………………………….

Modèle de fiche de permissions.


3°) - ……………………………………………………………………………………………………………………….
DETAIL DES DROITS PERMISSION DEMANDÉE AVIS ET VISA DU

ANNEXE 4
DÉCISION DU
Permission Permission Date de Nombre Délai de Reste à Chef de Chef de Commandant C.S.I OBSERVATIONS
Reliquat TOTAL CHEF DE CORPS
normale exceptionnelle départ de jours route prendre section service de compagnie (le Major)

DETAIL DES DROITS PERMISSION DEMANDÉE AVIS ET VISA DU


DÉCISION DU
OBSERVATIONS

Verso
Permission Permission Date de Nombre Délai de Reste à Chef de Chef de Commandant C.S.I CHEF DE CORPS
Reliquat TOTAL
normale exceptionnelle départ de jours route prendre section service de compagnie (le Major)
AUTRES RÉCOMPENSES On distingue les citations :
Introduction :  à l’ordre du régiment (étoile de bronze) ;
 à l’ordre de la brigade (étoile de bronze) ;
Si les permissions constituent des récompenses, il en est d’autres qui permettent au  à l’ordre de la division (étoile d’argent) ;
supérieur de témoigner sa satisfaction et d’encourager les bons résultats.  à l’ordre du corps d’armée (étoile de vermeil) ;
 à l’ordre de l’armée (palme).
Présentation :
Les autres récompenses sont :
 Les félicitations ; 6. Les récompenses accordées par le ministre.
 Les nominations à la 1re classa ;
 L’avancement ;  Témoignages de satisfaction.
 Le certificat de bonne conduite ;  Lettres de félicitations.
 Les citations  Mentions au bulletin officiel.
 Les récompenses accordées par le ministre.  Lettres de félicitations avec mention au bulletin officiel.

1. Les félicitations(verbales et écrites).


 Les félicitations verbales sont faites au soldat seul ou devant la troupe, à l’occasion du
rapport.
 Les félicitations écrites sont faites sous forme de lettre adressée à l’intéressé. Elles
peuvent être mentionnées au livret matricule de l’intéressé et peuvent être accompagnées
d’une permission en plus des permissions normales.

2. Les nominations à la 1re classe.


Les soldats de 2ème classe ayant au moins quatre mois de service et qui se sont signalés par
leur conduite, et leur instruction militaire, peuvent être nommés à l’emploi de 1 re classe. Cette
distinction peut être obtenue avant quatre mois de service pour récompenser un acte de
courage ou de dévouement. Les soldats de 1 re classe non punis sont exempts, sauf le cas de
nécessité, des corvées intérieures de la compagnie.

3. L’avancement.
Le chef de corps peut nommer au grade de caporal un très bon soldat.
Pour être nommé caporal, il faut avoir servi six mois au moins comme soldat et avoir subi
avec succès les épreuves d’un examen à l’issue du Brevet Militaire Professionnel Élémentaire.

4. Le certificat de bonne conduite.


Le certificat de bonne conduite est délivré par le chef de corps à la fin du service militaire. Il
est délivré d’office :
 aux gradés et soldats de 1re classe ;
 aux soldats n’ayant pas encouru de punitions supérieures à huit jours de
prison. Ce certificat est exigé par certaines administrations publiques ou privées.
Le certificat de bonne conduite peut être refusé par le Général commandant la région
militaire, mais seulement lorsque le chef de corps croit devoir s’opposer à cette délivrance.

5. Citations.
Les citations sont les principales récompenses décernées aux combattants.

Elles sont attribuées en temps de guerre pour des actes de courage et de dévouement. Elles
sont accompagnées de la Croix de guerre.
ANNEXE 5 LES FAUTES PUREMENT MILITAIRES ET LEURS SANCTIONS, PUNITIONS.
Introduction :
 Modèle de certificat de bonne conduite.
Certains actes interdits par les règlements militaires constituent les fautes.
Les commettre entraîne obligatoirement des sanctions disciplinaires appelées punitions.
REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA Les fautes.
Tanindrazana – Fahafahana – Fandrosoana
Les fautes purement militaires peuvent se classer en sept catégories :
1°) – Manque de respect envers un supérieur ;
NOTA : - En cas de perte, le Modèle : 221 – 16
certificat de bonne conduite
ne peut être remplacé.
Format 21 X 27 2°) – Manifestation publique d’opinions pouvant porter tort au pays ou à la discipline ;
3°) – Divulgation de renseignements confidentiels ;
Désignation du corps ou service :…………………………………………………………..
4°) – Oubli de la dignité ;
5°) – Désobéissance aux règlements, aux ordres ;
CERTIFICAT DE BONNE CONDUITE 6°) – Paresse, négligence, mauvaise volonté ;
7°) – Port irrégulier d’insignes militaires ou d’effets non réglementaires.
Les punitions.
Le (1)…………………………………………………………………………….. Les punitions sont fonction de la gravité des fautes.

Commandant le…………………………………………………………………………….. Ces punitions sont au nombre de quatre :


 L’avertissement ;
Certifie que le (2)  La consigne ;
 La prison ;
……………………………………………………………………………. Né le………….  La cellule.
Ces dans leur mode d’exécution que les punitions se différencient.
…………………….à (3)……………………………………….………….. Commune
1°) L’avertissement
de……………………………………………………………………………….. District Il sanctionne une faute sans gravité.

de…………………………………………………………………………………… Il est infligé par le chef de Corps et notifié verbalement soit en particulier, soit en
présence d’autre supérieur de l’intéressé.
Il est inscrit au registre des punitions mais ne figure pas dans le livret d’instruction ou le
a tenu une bonne conduite pendant tout le temps qu’il est resté sous les livret matricule.
drapeaux et qu’il a constamment servi avec honneur et fidélité. 2°) La consigne
Elle sanctionne une faute peu grave ou des fautes légères répétées.

À……………………………., le………………………… Le soldat puni de consigne :


 participe à l’exercice avec son unité ;
(4)
 reste au quartier après les heures de travail ;
 répond à des appels spéciaux (appels des consignés) ;
 est employé à des corvées en dehors des heures de travail ;
 ne peut fréquenter le foyer.

1. Grade et nom du chef de corps ou de service.


2. Grade, nom et prénoms, numéro d’incorporation du militaire.
3. Lieu.
4. Signature et cachet du chef de corps ou de service.
3°) La prison
Elle sanctionne une faute grave ou des fautes répétées d’une certaine gravité.
Le soldat puni de prison (à l’exception de celui qui est en instance de traduction devant un
tribunal militaire) :
 participe aux exercices principaux (sauf ordre contraire) ;
 est enfermé dans les locaux disciplinaires en dehors des heures de service ;
 prend ses repas en prison avec de l’eau comme boisson ;
 couche sur une couverture (pas de paillasse) ;
 est employé aux corvées les plus pénibles ;
 ne perçoit pas de solde (si la durée de la punition est supérieure à huit jours). Elle est
versée à l’ordinaire.

4°) La cellule
Elle sanctionne une faute très grave. La punition des cellules est prononcée pour un
nombre de jours déterminés, en remplacement d’un même nombre de jours de prison.
Le soldat puni de cellule :
 est enfermé seul dans un local disciplinaire ;
 ne participe pas aux exercices ;
 couche sur une couverture ;
 a, comme nourriture : deux soupes avec légumes et un seul plat de viande par jour, de
l’eau comme boisson ;
 ne perçoit pas de solde (versée à l’ordinaire) ;

La punition est subie de la façon suivante : quatre jours de cellule consécutifs au


maximum, suivis de deux jours de prison.

Tout militaire entrant aux locaux disciplinaires se voit retirer provisoirement : tabac,
SERVICE INTÉRIEUR
briquet, allumettes ainsi que tout objet lui permettant de s’évader ou de nuire à autrui et à
lui-même ; son argent de poche est mis en dépôt dans la caisse de la compagnie pendant la
durée de la punition.

NOTA : Des punitions ne sont jamais notifiées en présence de ses subalternes.


CONSÉQUENCES DES PUNITIONS
Introduction :
Certaines fautes particulièrement graves peuvent entraîner des conséquences suivantes :
Présentation :
Caporaux-chefs et caporaux Soldats
 Cassation pour les appelés (engagés  Renvoi de 1 classe à la 2ème classe ;
re

ou rengagés);
 Rétrogradation pour le caporal-chef ;  Envoi aux sections spéciales ;
 Révocation ;  Révocation ;
 Suspension d’emploi ;  Suspension d’emploi ;
 Admission d’office à la retraite  Admission d’office à la retraite
proportionnelle. proportionnelle.
SERVICE INTÉRIEUR  Le sergent de semaine :
 distribue le courrier ;
LA VIE QUOTIDIENNE DU SOLDAT
 désigne les hommes de service ou de corvée.
Introduction :
Tout soldat est affecté à une équipe, laquelle fait partie d’une section. Plusieurs sections  Repas :
(trois ou quatre) forment une compagnie. - À la sonnerie du repas, les hommes se rendent par section au réfectoire.
Un horaire de travail règle la vie quotidienne du soldat. Un - Après le repas, des hommes sont désignés pour la remise en état du réfectoire.
- Repos jusqu’au rassemblement après avoir fait les lits (lit au carré)
certain nombre de services assurent son existence.
APRÈS-MIDI :
Présentation :
L’affectation de la recrue.  Rassemblement :
- dans la tenue prescrite.
Il est indispensable de savoir à quelle unité on appartient et comment s’appellent les
chefs qui la commandent :  Exercice :
Nième compagnie… capitaine X ; Nième - application du programme.
section… lieutenant Y.
 Repas :
La journée de travail. - exécution des corvées de réfectoire.
Toute collectivité (école, usine, colonie de vacances, etc…) règle ses activités suivant un
horaire précis.  Repos ou quartier libre :
- après le repas du soir, les hommes qui ne sont pas punis ni consignés peuvent sortir en
Il en est de même dans l’armée. ville ou se rendre au foyer jusqu’à l’appel du soir.

MATIN :  L’appel du soir (appel de retraite) :


- comme celui du matin, est effectué par le sergent de semaine. Le nom des absents est
 Réveil : relevé au moment de l’appel. Les hommes doivent être ou couchés ou en tenue correcte au
- Il vous sera communiquer comment il est annoncé. « jery atrika » au pied de leur lit.

 Appel :  Extinction des feux :


- Le sergent de semaine fait l’appel (appel de diane) et relève le nom des malades. - a lieu une demi-heure après l’appel (le signal employé vous sera indiqué). À ce moment
toutes les lumières sont éteintes et le silence doit être observé.
 Entre le réveil et le rassemblement :
- Toilette, café, plier couvertures et draps (lit en batterie) ;  Contre-appel :
- Participer au nettoyage de la chambre et des abords ; - est effectué inopinément par des gradés de service afin de vérifier la présence de tous
- Se mettre dans la tenue fixée au rapport ou au tableau de travail ; les hommes.

 Rassemblement : Les différents services à la disposition du soldat.


- Rapidement et en silence à l’emplacement habituel, par section, au signal donné par
clairon, sifflet, etc… (le moyen utilisé vous sera précisé par le responsable).  Le vaguemestre est un sous-officier qui exécute les opérations postales et
télégraphiques (l’endroit où il se tient vous sera situé par le responsable, ainsi que les heures
 Exercice : d’ouverture de ce bureau).
- Application du programme d’instruction (indiquer sur le tableau de travail
hebdomadaire).  L’infirmerie est dirigée par un officier du service de santé appelé « médecin-chef ». Sa
mission est de conserver la santé du malade.
 Rapport :
- C’est un rassemblement qui a lieu à une heure fixée par le capitaine (l’heure vous sera  Le foyer est un lieu de réunion réservé aux soldats à l’intérieur du casernement
précisée). Au cours du rapport : (l’endroit vous sera situé par le responsable, ainsi que les heures d’ouverture).
 L’adjudant de compagnie :  L’officier conseil : sa mission est de faire connaître aux jeunes militaires appelés les
 donne lecture des punitions ; possibilités de formation professionnelle et de promotion sociale qui leur sont offertes pendant et
 vérifie la tenue et la propreté des hommes ; après le service militaire.
 contrôle des parties de l’équipement ou du matériel confiés à l’homme.
ORGANISATION DE LA COMPAGNIE ET DU CORPS. RÉGIONS MILITAIRES.

Introduction :
Toute vie en communauté exige une organisation.

Présentation :

1°) – La compagnie.

Plusieurs sections groupées (3 ou 4) sous les ordres d’un chef forment une compagnie.
Elle est normalement commandée par un capitaine chargé de l’instruction et de
l’administration de sa compagnie.

Fin de travailAppel de retraite


Repas
Le capitaine dispose :
 des chefs de section pour l’instruction ;
 de l’adjudant-chef de compagnie pour l’instruction et le conseil ;
 de l’adjudant de compagnie pour la discipline ;
 du sergent-major pour l’administration ;
HORAIRE DE TRAVAIL (Exemple)

 du sergent-comptable qui est l’auxiliaire du sergent-major dans la comptabilité du


matériel.

Exercice
2°) – Le bataillon.
06 h 0007 h 3011 h 3012 h 0012 h 3013 h 3017 h 3018 h 0018 h 3021 h 0021 h 30

Plusieurs compagnies forment un bataillon.


ANNEXE 6

Il est normalement commandé par un commandant. Notre


Repos

compagnie fait partie du ……ème bataillon.


Notre bataillon est commandé par un chef de bataillon : le commandant……………………

RassemblementRassemblementExtinction des feux


Repas

………………………………………………………………………………………………………………..

Les autres compagnies du bataillon sont :……………………………………………………..



Rapport

………………………………………………………………………………………………………………..
Fin de travail

3°) Le régiment.
Exercice

Le régiment est formé de plusieurs bataillons et de certain nombre de services. Le

régiment est normalement commandé par un colonel.


Travaux de
nettoyage

Il a deux adjoints :
Toilette

Café

 Le lieutenant-colonel…………………………………………………………………………….
Réveil

……………………………………………………………………………………………………………….,
Activités

comme commandant en second, son auxiliaire au commandement ;

 Le lieutenant-colonel…………………………………………………………………………….

……………………………………………………………………………………………………………….,
comme officier supérieur adjoint, qui contrôle le bon déroulement de l’instruction et de la
discipline au sein du régiment ;
Il existe aussi d’un certain nombre de bureaux et de services.  Région militaire N° 1 :
 Le lieutenant-colonel…………………………………………………………………………….. - à Antananarivo, commandée par le général…………………………………………………………..
……………………………………………………………………………………………………………..., ……………………………………………………………………………………………………………….
chef de bureau opérationnel et de l’instruction, chargé de la préparation et la conduite d’une
(ou des) opération(s) et chargé également de l’instruction pour tout le régiment ;  Région militaire N° 2 :
- à Fianarantsoa, commandée par le général…………………………………………………………..
 Le lieutenant-colonel…………………………………………………………………………….. ……………………………………………………………………………………………………………….
………………………………………………………………………………………………………………,
chef de bureau de l’organisation de personnels, chargé de l’organisation et de la gestion de  Région militaire N° 3 :
personnels ; - à Toamasina, commandée par le général…………………………………………………………..
 Le commandant-major..…………….…………………………………………………………… ……………………………………………………………………………………………………………….
……………………………………………………………………………………………………………..,
chef de service de l’intendance, qui assure le fonctionnement de tous les services  Région militaire N° 4 :
administratifs du corps. - à Mahajanga, commandée par le général…………………………………………………………..
Les principaux adjoints du commandant-major sont : ……………………………………………………………………………………………………………….
 l’officier trésorier ;
 l’officier du matériel ;  Région militaire N° 5 :
 l’officier d’ordinaire. - à Toliary, commandée par le général…………………………………………………………….
……………………………………………………………………………………………………………….
 À la tête du service de santé régimentaire se trouve le médecin-chef, conseiller
technique permanent du colonel.  Région militaire N° 7 :
- à Antsiranana, commandée par le général…………………………………………………………..
……………………………………………………………………………………………………………….
4°) La brigade.
Plusieurs bataillons ou régiments forment une brigade.
Nous appartenons à la …….ème brigade. LE SERVICE DE SEMAINE DE LA COMPAGNIE
Elle est commandée par le général……………………………………………………………..
Introduction :
……………………………………………………………………………………………………………….
Mission du service de semaine :
Le service de semaine de la compagnie a pour mission d’assurer l’exécution des détails
5°) La division. de la vie intérieure de l’unité et de transmettre à tout moment des ordres aux officiers et gradés.
Plusieurs brigades forment une division. Présentation :
Nous appartenons à la …….ème division. Le service de la semaine de la compagnie comprend :
Elle est commandée par le général…………………………………………………………….. - un sergent-chef d’appel ;
- un sergent de semaine ;
……………………………………………….……………………………………………………………… - un caporal de semaine.
Ce personnel est relevé chaque semaine et est pris à tour de rôle, parmi les sergents-
chefs, sergents, caporaux-chefs et caporaux de l’unité.
6°) Les régions militaires.
Comme pour le service de semaine du corps, le service se prend du vendredi midi au
Madagascar est divisé en six (06) régions militaires (numérotées de 1 à 7, sans 6 pour vendredi midi.
éviter sa confusion avec 9).
Chaque région est normalement commandée par un général.  Rôle du service de semaine de la compagnie.
Notre régiment est sur le territoire de ………ème région militaire.  À l’intérieur de l’unité :
 assurer la permanence à l’intérieur de l’unité ;
Voici les différentes régions militaires et son lieu d’implantation :  exécuter les détails du service de police et de discipline communs à toute compagnie ;
 transmettre les ordres à tous les officiers et gradés de la compagnie ;
 donner le signal des mouvements ou rassemblements ordonnés par le capitaine.
 À l’intérieur du corps :
 assurer la liaison entre la compagnie et le service général ;
 répondre aux demandes et aux ordres du service général.
 Un sergent-chef d’appel :
Le sergent-chef d’appel participe à l’instruction et n’est pas tenu de coucher au quartier.

 Son rôle :
Il est chargé de :
 présider l’appel du soir (appel de retraite) en compagnie du sergent de semaine ;
 signer le billet d’appel (voir annexe 8), d’en vérifier l’exactitude ;
 porter le billet d’appel avec le sergent de semaine à l’adjudant-chef de semaine du
corps ;
 remplacer l’adjudant de compagnie pendant les absences de ce dernier ;
 le matin, contrôler le lever des hommes, la distribution du café, l’inscription des
malades sur le cahier de visite.
 Un sergent de semaine.
Le sergent de semaine est le chef du service de semaine de la compagnie ; il a sous ses
ordres pour le seconder un caporal, appelé « caporal de semaine ». Le sergent et le caporal
de semaine participent à l’instruction dans la mesure jugée possible par le capitaine, et
doivent obligatoirement coucher au quartier.

 Son rôle :
Il est chargé de :
 veiller à l’exactitude des rassemblements ;
 procéder aux appels avec le sergent-chef d’appel (matin et soir) et aux contre-appels ;
SERVICE DE GARNISON
 établir le billet d’appel (voir annexe 8) et de le porter à l’adjudant-chef de semaine du
corps ;
 percevoir chez le vaguemestre les lettres des militaires de la compagnie, de les
distribuer au moment du rapport et de convoquer chez le vaguemestre ceux qui ont des
mandats ou recommandés à percevoir ;
 inscrire les malades sur le cahier de visite et les conduire à la visite médicale ;
 surveiller les repas et la bonne répartition des aliments, de faire garder au chaud à la
cuisine les parts des hommes retenus par le service ;
 assurer la transmission des ordres aux officiers et sous-officiers de l’unité, sous la
responsabilité du sergent-major ;
 demander à l’adjudant de compagnie, les corvées pour la compagnie ou pour le service
général du corps.

 Un caporal de semaine.

Le caporal de semaine est l’adjoint du sergent de semaine, chef du service de semaine de


la compagnie ; il est sous ses ordres. Le caporal de semaine participe à l’instruction dans la
mesure jugée possible par le capitaine, et doit aussi obligatoirement coucher au quartier.
Il est particulièrement chargé de :

 réunir et diriger les corvées ;


 distribuer leurs aliments aux hommes de la compagnie retenus par le service ou
détenus aux locaux disciplinaires ;
 veiller à ce que les hommes, à la prison régimentaire ou en cellule prennent les soins
journaliers de propreté ;
 conduire les punis aux locaux disciplinaires ou les ramener à la compagnie ;
 assister aux appels des consignés.
ANNEXE 7

 Modèle de situation de prise d’armes (SPA)

Recto Verso

Corps :………………………………...
Liste des indisponibles.
Compagnie :………………………….
Section :……………………………….

Adjudants majors

Sergents majors
Adjudants-chefs

Caporaux-chefs
Sergents-chefs
Adjudants

Caporaux
Sergents

Soldats

TOTAL
MOTIF DE
NOMS ET PRÉNOMS
L’INDISPONIBILITÉ

SITUATION DE PRISE D’ARMES

du :…………………………………
(date)

EFFECTIF ABSENTS PRÉSENTS INDISPONIBLES SOUS LES


GRADE
TOTAL ARMES
1 2 3 4 5

à l’exercice : donc la différence entre


Adjudants majors…….
(C’est-à-dire inscrits sur les contrôles

(C’est-à-dire assistant effectivement


(C’est-à-dire exemptés de l’exercice
: permission de plus de 24 heures,
(C’est-à-dire en permission de plus

(C’est-à-dire la différence entre la


prévention de tribunal militaire,

la colonne 4 et la colonne 3.)


Adjudants-chefs……...
de 24 heures, à l’hôpital, en
de la compagnie à ce jour)

colonne 1 et la colonne 2.)

Adjudants…………….. (Liste correspondant aux


déserteurs, etc…)

chiffres inscrits à la 4ème


malades, etc…)

Sergents majors……...
colonne du recto)
Sergents-chefs……….
Sergents………………
Caporaux-chefs………
Caporaux……………...
Soldats………………...

TOTAL………...

Le...............................................................................(1)
(2)

(1) : Grade et nom du commandant d’unité ;


(2) : Signature.
ANNEXE 8

 Modèle de billet d’appel

Recto Verso

Corps :………………………………... Permission de rentrer après l’appel (non permanentes).


Compagnie :………………………….
Section NUMÉRO
:………………………………. OBSERVATIONS NUMÉRO HEURE DE
NOM PRÉNOMS GRADE NOM PRÉNOMS GRADE OBSERVATIONS
MATRICULE (1) MATRICULE RENTRÉE
BILLET D’APPEL

du :…………………………………  Matin
(date et mention soir ou matin)  Soir

Hommes manquant à l’appel.

À………………………………..(2), le…................................(3).
À……………………………………..(2), le….................................(3).
Le...............................................................................(4)
Le...............................................................................(4)
(5)
(5)
(1) : Motifs présumés d’absence, mesures à prendre à la rentrée, etc… ;
(2) : Nom de la garnison ;
(3) : Date ;
(4) : Grade et nom du sergent-chef d’appel ;
(5) : Signature.
BUREAU DE GARNISON, GENDARMERIE NATIONALE, MAIRIE LES GARDES
Introduction : Introduction :
Tout soldat en permission de longue durée, malade chez lui ou dans l’impossibilité de Les gardes sont de petits détachements chargés d’assurer la sécurité de certains endroits
rejoindre son corps pour un motif indépendant de sa volonté doit obligatoirement entrer en ayant un intérêt militaire (casernes, camps, poudrières, dépôts). Elles sont également appelées
rapport avec le bureau de garnison, la gendarmerie nationale ou la mairie. à rendre les honneurs.

Présentation :
Le personnel de garde en dehors des heures de service se tient dans un local appelé
poste de garde ou poste de police ou poste de sécurité où il reste équipé.
Le bureau de garnison.
Présentation :
Une garnison est une localité dans laquelle se trouvent habituellement des troupes ou des
Les gardes.
services militaires (intendance, recrutement, etc...).
 Composition :
Les limites de la garnison sont en général celles de la localité et de sa banlieue immédiate.
Ces limites ne peuvent être franchies sans permission. Les gardes comprennent :
Dans une garnison, il faut assurer certains services (gardes, piquets, défilés, patrouilles),  un chef appelé chef de poste (généralement un sous-officier) ;
c’est le commandant d’armes qui donne les ordres pour les exécuter.
 un gradé de relève (généralement caporal) ;
Dans les garnisons importantes, le commandant d’armes est aidé par un officier que l’on
 un certain nombre d’hommes appelés :
appelle major de garnison.
 sentinelles (lorsqu’ils sont en arme) ;
Toutes les questions relatives au service de garnison sont traitées au bureau de garnison.  plantons (lorsqu’ils sont sans arme) ;
 un clairon (pour les différentes sonneries du service).

Rapport des militaires avec le bureau de garnison.  Devoirs généraux des sentinelles et plantons.
Le soldat ayant une permission de longue durée (supérieure à trois jours) doit, en arrivant La sentinelle ou le planton à l’entrée du quartier, a pour mission :
chez lui, se présenter au bureau de garnison de sa localité pour faire viser son titre de
 d’arrêter et reconnaître les véhicules isolés et les personnes étrangères au corps.
permission.
Si un soldat, au cours de sa permission tombe malade, il doit prévenir le bureau de garnison  de vérifier si les visiteurs sont poseurs d’une autorisation de pénétrer dans le quartier.
de sa localité qui enverra un médecin à son domicile.
 d’inviter les personnes non autorisées à se présenter au chef de poste pour être
accueillies et, au besoin, guidées par un homme de garde vers l’autorité ou le service demandé.
Rapport des militaires avec la gendarmerie nationale.
 de contrôler les personnels du corps qui doivent pouvoir présenter leur carte d’identité
Dans une localité où il n’y a pas de bureau de garnison, c’est la gendarmerie nationale qui le
militaire et, éventuellement, tout document justificatif de leur sortie.
remplace pour :
 viser les permissions ;
 de connaître et appliquer scrupuleusement les consignes générales et particulières
 enregistrer les adresses des permissionnaires ;
relatives aux postes qu’ils occupent, tout manquement à cet égard constitue une faute grave.
 certifier l’exactitude du certificat médical établi par le médecin civil appelé au chevet du
militaire malade chez lui.
 de connaître également les procédures de sommation et de réponse, ainsi que la
conduite à tenir selon le comportement de l’individu ou du groupe interpellé.
Rapport des militaires avec la mairie.
Consignes générales des sentinelles et plantons (de jour).
Dans une localité où il n’y a ni bureau de garnison, ni gendarmerie nationale, c’est à la
mairie qu’il faut s’adresser :  Cas général :
 pour faire expédier l’onglet mobile à la gendarmerie nationale dont dépend la
commune ; Le lieu où est placé une sentinelle ou un planton s’appelle poste.
 pour obtenir une prolongation de la permission.
Le temps pendant lequel une sentinelle ou un planton garde son poste s’appelle la faction.
Il est d’usage, après être entré en rapport avec le bureau de garnison, la gendarmerie
Elle dure généralement deux (02) heures.
nationale ou la mairie, de prévenir par lettre le commandant de compagnie.

Le service de garde se prend généralement pour vingt-quatre (24) heures.


Il est interdit : Le mot d’ordre
 de parler à qui que ce soit sans nécessité de service ;
 de fumer ou de s’asseoir ; Démonstration :
 d’abandonner son arme ou le poste sous aucun prétexte ; Le mot d’ordre (ou le mot de passe) est l’ensemble de deux mots secrets qui doivent être
 de s’écarter de plus de trente (30) pas de son poste. échangés entre, d’une part, les sentinelles ou plantons et, d’autres part, l’isolé ou le groupe qui
Si on a besoin d’être relevé, on crie : « relève » ou, l’on prévient de chef de poste par un approche.
moyen mis à sa disposition.
Exemple :
 demande : TANA
 Sentinelle sous les armes (ou planton).
 réponse : FARITANY
La sentinelle placée à l’entrée principale d’une caserne ou d’un camp s’appelle : sentinelle Consignes générales des sentinelles et plantons (de nuit).
sous les armes.
Elle prévient de chef de poste et la garde criant « aux armes » : La nuit, pour arrêter quelqu’un qui s’approche d’elle, la sentinelle fait des sommations.
 quand le chef de corps arrive à la caserne pour la première fois de la journée ;
 quand un général arrive à la caserne ou en sort ; La sentinelle arrête ainsi la personne interpellée à une distance permettant l’identification à
 quand le régiment sort ou rentre à la caserne ; vue de cette personne et l’échange, à voix basse, de la sommation et du mot de passe.
 quand un drapeau ou étendard déployé Si la personne arrêtée ne se trouve pas en mesure de donner le mot de passe, la sentinelle
passe. Exemple : consignes pour la sentinelle. appelle le chef de poste et tient en respect la personne suspecte jusqu’à l’arrivée de ce dernier.
Crier « aux armes » dès que la voiture du chef de corps est en vue. C’est une voiture du Si les consignes particulières prescrivent à la sentinelle de ne pas se laisser approcher ou
type……, de telle couleur……, porte le numéro……. d’interdire un passage, la sentinelle agit de la manière suivante.

Honneurs à rendre par les sentinelles et plantons. Les sommations sont au nombre de trois :
La sentinelle fait « atolory ‘zay » (présente les armes) et le planton salue dans les cas  « Halte – là »
suivants :  « Halte – là, au large »
 « Halte – là, ou je fais feu »
 drapeau, hymne national « Ry Tanindrazanay malala ô ! », sonnerie « au drapeau », Si on ne s’arrête pas ou si on ne s’éloigne pas après cette troisième sommation, la sentinelle
sonnerie « au morts » ; fait feu et prévient le chef de poste.
 officiers en tenue ; Si la sentinelle est attaquée et se trouve en état de légitime défense, elle fait usage de ses
 personnes portant les grands-croix de l’ordre national Malagasy ; armes.

 chef de détachement en armes ; Consignes particulières.


 autorités civiles en uniforme ; Les consignes particulières sont des consignes locales précises données en plus des
consignes générales.
 enterrement (rendre les honneurs au corps du défunt).
Les consignes particulières sont celles qui résultent de situation spéciale de la garde établi
par l’autorité militaire, responsable de la sécurité militaire ou, responsable de la sécurité (chef de
Les gardes, consignes de nuit corps, chef d’établissement, commandant d’un point sensible ou commandant d’armes).
Dans certains cas urgents, les officiers de la garnison et les officiers de visite des gardes
peuvent être amenés à donner des consignes spéciales provisoirement exécutoires. Ils les
Introduction : remettent par écrit au chef de garde (chef de poste) et les signent, le chef de garde les signale
 Pourquoi ? dans le cahier de poste.
Toute sentinelle doit connaître les consignes générales de nuit, les consignes particulières et Exemples :
savoir ce qu’est une ronde.  Consignes particulières de la sentinelle de garde à la soute à munitions ;
 Consignes particulières de la sentinelle de garde au garage ou à la soute à essence ;
 Comment ? Les consignes doivent être transmises à chaque relève, de sentinelle à sentinelle, en
présence du gradé de relève.
Pour arrêter, il existe des sommations réglementaires.
Passage de consignes entre les deux sentinelles.
Les consignes particulières complètent les consignes générales.
Les rondes ont pour but de vérifier le bon fonctionnement du service des sentinelles et Les consignes doivent être précises, simples et sues par cœur.
plantons. En cas d’événements graves survenant tout près du poste (incendie, bagarre), les
sentinelles doivent crier « à la garde ! ». Si elles sont loin du poste, elles utilisent les moyens
mis à leur disposition pour prévenir le chef de poste (sonnerie, gong, etc…).
Les rondes ont pour but de contrôler le service des sentinelles et des plantons. Elles ont  Les piquets.
lieu aussi bien de jour que de nuit et sont faites par des officiers ou par des sous-officiers
accompagnés d’un gradé de la garde.  Définition :
Le gradé de la garde se fait connaître des sentinelles en disant son nom et son grade et Le piquet est un petit détachement de dix à vingt hommes, encadré, prêt à intervenir sur
en donnant le mot de passe. ordre de l’officier de semaine ou de permanence.
Les piquets sont prévus de jour comme de nuit, les jours de semaine comme les dimanches.
Relève de garde. La durée de service est en principe de vingt-quatre (24) heures.
Une sonnerie spéciale provoque le rassemblement qui doit être immédiat.
Introduction :
Dans tous les corps, il existe un piquet d’incendie et un piquet d’alerte.
La garde est en principe relevée toutes les 24 heures dans chaque garnison et bénéficie
également de repos de 24 heures si le commandement le juge nécessaire.
 Missions :
Les armées (terre, air et mer) et le service commun assurent la garde de leurs
établissements respectifs conformément aux prescriptions ministérielles. Suivant leur dénomination, ils ont pour mission :

Présentation :  de combattre les incendies ;


 d’intervenir dans la protection immédiate de certains points sensibles.
- La garde qui prend le service s’appelle « garde montante », celle qui le quitte « garde
descendante ».  Consignes générales :

- Le chef de garde descendante amène ses hommes à la réintégration des armes, après Les consignes générales du piquet d’incendie et du piquet d’alerte sont établies par le corps.
avoir passé l’inspection des armes et prendre en compte les cartouches.
MAINTIEN DE L’ORDRE, RÉQUISITION DE LA TROUPE

Introduction :
LES PATROUILLES ET LES PIQUETS
Le maintien de l’ordre, mission de défense civile, relève de l’autorité civile.
Les forces n’interviennent qu’à titre exceptionnel sur réquisition formulée par l’autorité civile.
Introduction :
Présentation :
Pour faire respecter l’ordre et la discipline par les militaires circulant dans les localités et
 Le maintien de l’ordre.
pour fournir des services collectifs éventuels, l’autorité militaire met sur pied des détachements
appelés suivant les missions : patrouilles ou piquets. Le maintien de l’ordre a pour objet d’empêcher les troubles de se produire afin de n’avoir
pas à les réprimer.
Présentation :
 Les forces du maintien de l’ordre :
 Les patrouilles. Elles sont :
 Définition :  La police (police nationale ou municipale) ;
La patrouille est un petit détachement commandé par un gradé et composé de quatre à  La gendarmerie nationale ;
huit hommes.  Les armées (terre, air et mer).
NOTA : Les soldats requis ne doivent recevoir d’ordre que de leur chef.
 Missions :
Les patrouilles ont pour mission :  L’armement et le matériel des troupes de maintien de l’ordre :

 de faire respecter l’ordre et la discipline par les militaires rencontrés en ville ; L’armement et le matériel des troupes de maintien de l’ordre peuvent varier avec la mission
 d’assurer la police des gares (vérification des titres de à accomplir :
 soit l’armement organique (individuel et collectif) ;
permission). Elles se font surtout pendant les heures de quartier
 soit un armement réduit ;
libre.  port du masque à gaz.
 L’emploi des armes :
 Consignes générales :
Il est soumis aux règles suivantes :
Les principales consignes d’une patrouilles sont de :
 vérifier la tenue des militaires rencontrés ;  Un soldat ne peut ouvrir le feu que sur ordre ;
 relever les noms des militaires circulant sans permission (en dehors des heures de  L’usage des armes par les soldats est toujours commandé par les chefs militaires
quartier libre) ; seulement ;
 arrêter les militaires causant du scandale ;  Le tir à blanc et le tir en l’air sont interdits.
 vérifier les titres de permission des militaires circulant dans les gares (ou les gares  Réquisition de la troupe.
routières) ; En cas d’insuffisance des forces normales du maintien de l’ordre, l’autorité civile peut faire
 vérifier que la consigne frappant certains établissements est respectée. appel aux forces armées dans les cas suivants :
 Service d’ordre dans les cérémonies civiles.
- Tous les soldats participent à un service d’ordre dans les cérémonies civiles doivent avoir
une tenue impeccable.
- Ils doivent toujours marcher en ordre sans se mêler à la population.
 En cas d’urgence.
En cas d’urgence absolue, le commandement peut mettre à la disposition des autorités
civiles, des détachements encadrés pour l’exécution des travaux urgents, tel que :
- Sauvetage pendant les inondations ;
- Incendies de forêts ;
- Recherches des avions perdus ou accidentés, etc…
 En période de grèves.
L’autorité militaire évite de se mêler des affaires civiles et en particulier de toute action
syndicale.
Toutefois, lorsqu’une grève risque d’avoir des conséquences graves pour la vie du pays,
l’autorité civile peut faire appel à des spécialistes militaires et à des détachements pour la
garde des points sensibles.
Exemples :
 Camions militaires et équipages en cas de grève des transports publics ;
 Main-d’œuvre militaire lorsqu’il y a grève des dockers ;
 Camions militaires et équipages pour ravitailler la population, les hôpitaux, etc…, en cas
de grève des transporteurs
;  Troupes chargées d’occuper des points sensibles (aérodromes, centrales électriques,
gare de triage) pour éviter le sabotage de matériel de grande valeur. SERVICE EN CAMPAGNE
SERVICE EN CAMPAGNE III. – Les stationnements.

A. – But.
I. – Les déplacements.
Les stationnements de l’infanterie, en arrêt temporaire de courte ou longue durée permettent
A. – Généralités. à la troupe de se ravitailler, de se reposer, d’entretenir les matériels et les personnels tout en
Une troupe qui se déplace ou stationne peut avoir à tout moment à combattre. Les règles respectant en priorité et de façon continue les mesures de sauvegarde des personnels et des
générales applicables aux déplacements et aux stationnements sont valables en tout lieu et en matériels contre les dangers terrestres ou aériens.
toute circonstance. Quel que soit la distance de l’ennemi, les mesures de sûreté doit être
prises. Il n’y a jamais de sécurité absolue (bataille moderne). B. Modes de stationnements.

Les troupes d’infanterie se déplacent à pied, par moyens automobiles, par voies ferrées, - Le cantonnement : Ensemble de bâtiments permanents ou de baraquements utilisés par
par avion, par bateaux. Pour certaines formations spécialement entraînées, le parachutage fait la troupe.
suite au transport en avion.
- Le bivouac : Aire de stationnement temporaire de la troupe avec ses moyens de combat
Lorsque le déplacement d’une troupe d’infanterie s’effectue à pied ou en automobile, elle pour une durée de 24 à 72 heures, en dehors de tout bâtiment, toute habitation ou tout
fait mouvement. baraquement.

Dans ce cas, elles demeurent sous les ordres directs et sous les responsabilités de ses - Le cantonnement-bivouac : Lorsqu’une partie seulement des effectifs cantonne tandis
chefs sans subir de rupture de biens tactiques et de ses unités organiques. que l’autre bivouaque à proximité.

L’apport d’élément automobile du train prend en principe la forme d’intégration des unités
du train dans les unités d’infanterie de la troupe à déplacer. C. – Choix d’un bivouac.

B. – Modes de déplacement. Dans la mesure du possible, un bivouac doit répondre aux conditions suivantes :
 Être situé en dehors mais plus près de l’itinéraire suivi ;
Les déplacements s’effectuent sous la forme de mouvements ou de transports.
 Disposer d’accès et de débouchés faciles ;
 Avoir un sol résistant (même après forte pluie) ;
 On appelle « mouvement », le déplacement d’une formation sous les ordres et les
 Offrir des possibilités de camouflage ;
responsabilités de son chef. Un mouvement s’effectue le plus souvent par voie de terre,
 Disposer de points d’eau (alimentation, entretien des véhicules, etc…) ;
généralement en véhicules, exceptionnellement à pied.
 Permettre de parer à toute menace terrestre et aérienne.
 On appelle « transport », le déplacement de personnels ou de matériels sous la
responsabilité d’un chef d’une formation de transport. Un transport peut s’effectuer par voie
D. – Reconnaissance du bivouac.
routière, voie ferrée, voie maritime ou voie aérienne.
Elle est effectuée par un détachement précurseur, disposant d’un élément de fléchage et de
II. – La marche.
jalonnage, chargé :
 La discipline de marche.  de reconnaître le lieu de stationnement ;
 d’organiser et de mettre en place le dispositif de sûreté immédiate ;
La discipline de marche garantit la bonne exécution du mouvement et permet d’éviter les  de préparer l’installation de la troupe.
fatigues inutiles. La régularité de l’allure est assurée sous la responsabilité du chef de section
de tête de chaque élément de marche. Le chef du détachement précurseur doit notamment :

Elle demeure l’usage courant en région montagneuse ou faiblement équipée en bois.  fixer les emplacements :
 du poste de commandement de l’élément,
Les hommes marchent au pas de route. Chacun se tenant à sa place, en particulier à  de garage des véhicules,
distance voulue et portent régulièrement son arme. Personne ne quitte le rang en marche.  des éléments de sûreté,
Exceptionnellement, lorsqu’un homme est autorisé par son chef de section à le faire  de l’atelier,
momentanément, il remet son arme à l’un de ses voisins, il est tenu de rejoindre son unité le
 du poste d’essence,
plus rapidement possible. Un homme malade ne peut s’arrêter qu’après en avoir demandé  du poste de secours,
d’autorisation à son chef de section.
 du poste de garde.

 faire flécher et jalonner les voies d’accès et de sortie (il établit si nécessaire, un plan de
circulation).
E. – Occupation du bivouac.

Dès que possible, il convient de procéder :

 à la dissimulation des emplacements ;


 à la consolidation des chemins d’accès et de sortie ;
 au creusement des tranchées et abris de protection ;
 à la confection de rigoles d’écoulement des eaux pluviales ;
 à la mise en œuvre de dispositifs de protection contre l’incendie ;
 à la réalisation des feuillées.

Les véhicules de carburant et de munitions seront espacés les uns des autres et garés à
l’écart des autres véhicules.

Après le départ de la troupe, le détachement postcurseur constate les dommages


éventuels, en établit un procès verbal contradictoire et, en l’absence de réclamations, se fait
remettre un certificat de bien vivre.

INSTRUCTION DE
SÉCURITÉ
INSTRUCTION DE SÉCURITÉ L’ESPIONNAGE DANS L’ARMEE.

Introduction : Révision :
L’instruction de sécurité militaire a pour but de faire connaître au personnel militaire :
En temps de paix comme en temps de guerre, le patrimoine national est menacé par :
 les procédés utilisés par les agents clandestins et les moyens de leur faire échec ;
 la recherche du renseignement dans tous les domaines ;
 les sanctions auxquelles s’exposent ceux qui ne respectent pas les consignes en
 les attaques contre le moral (propagande) ;
matière de sécurité (tribunal militaire, prison).
 les sabotages.
Présentation :
Présentation :
A. – Les menaces contre le patrimoine national.
A. – La recherche du renseignement dans l’armée.
Autrefois, il y avait une seule manière de faire la guerre. Les armées des nations ennemies
s’affrontaient sur un champ de bataille et le vainqueur imposait ses conditions au vaincu.
En ce qui concerne l’armée, la recherche du renseignement est menée par les pays
étrangers dans le but :
De nos jours, les guerres déclarées prennent des proportions énormes, ce qui entraîne pour
l’assaillant éventuel :  de tenir à jour la documentation générale qu’ils possèdent sur son organisation, sa
dotation en matériel, etc…
1°) La nécessité d’être renseigné sur tous les éléments qui constituent la puissance de ses
 de se documenter sur les matériels dont nous voulons conserver le secret.
adversaires et de ses alliés (état des recherches scientifiques, potentiel économique, moral des
populations, organisation des armées et dotation en matériel, etc…) ;
Les pays mal intentionnés à notre égard recherchent, en outre, des renseignements précis
pour :
2°) La substitution, dans une large mesure, des moyens de lutte suivants, au choc des
armées :
1°) Conduire des campagnes contre le moral.
 attaque du moral dans tous les milieux sociaux par une propagande appropriée,
Par exemple :
appuyée au besoin par des manifestations spectaculaires (grèves à caractère politique,
- Quelles sont les unités les plus disposées au découragement ?
sabotages destinés à émouvoir l’opinion publique),
- Quels sont les faits divers susceptibles d’être montés en épingle pour provoquer un
 opérations de sabotage pour paralyser le plus possible le pays attaqué. scandale ?

B. – Les agents clandestins. 2°) Déterminer les objectifs à détruire par sabotage et préparer un plan d’action à leur
encontre.
Cette nouvelle forme de guerre fait que :
La recherche de renseignements par des moyens clandestins s’appelle : espionnage.
1°) L’espionnage est intensifié. Presque tous les pays étrangers (y compris les alliés)
envoient à Madagascar ou recrutent sur place des agents clandestins chargés de recueillir des
renseignements ;
B. – Les formes de l’espionnage.
2°) les pays mal intentionnés à l’égard de Madagascar peuvent tenter d’y envoyer ou
L’espion peut atteindre son but de deux manières :
recruter sur place des agents clandestins chargés :
 soit en recueillant d’un seul coup des renseignements importants (vol de documents ou
 d’orchestrer et de colporter une propagande nuisible au moral de la population et de
de plans de très secrets, photographie de ces documents) ;
l’armée,
 soit en recueillant, bribe par bribe, des informations qui lui permettront de reconstituer
 de préparer et, éventuellement, d’exécuter des sabotages.
les renseignements qu’il recherche (il observe, écoute, fait parler, compromet).
L’action des agents clandestins porte atteinte à la sécurité de notre défense nationale.
Qui devient l’espion ?
C. – La Direction des Opérations et des Renseignements (D.O.R). Les espions travaillent dans des réseaux d’espionnage. Le responsable d’un réseau cherche
ses agents :
La Direction des Opérations et des Renseignements (D.O.R) auprès de l’État-Major Général
de l’Armée Malagasy est un service mis à la disposition du commandement dans les trois  soit parmi des volontaires (par exemple : individus prêts à faire n’importe quoi pour de
armées (Terre, Marine, Air) pour mener une action préventive destinée : l’argent) ;
 à limiter les risques de divulgation des secrets ;  soit parmi les gens qu’il peut contraindre à travailler pour lui (par exemple : personne qui
 à protéger le moral ; s’est laissée entraîner dans une affaire répréhensible et qui craint de voir révéler sa faute).
 à limiter les risques de sabotage.
C. - Comment agit l’espion ?  SECRET CONFIDENTIEL (SC) : documents dont la divulgation, tout en ne mettant pas
La plupart du temps l’espion (homme ou femme) reste inaperçu parmi les personnes qui en danger la sécurité nationale :
nous entourent. Il observe et écoute. En ce qui concerne l’armée, il recueille des  causerait un préjudice :
renseignements fragmentaires mais nombreux par les conversations que les militaires tiennent - au pays ;
dans les lieux publics (cafés, train, etc…). - à l’activité gouvernementale ;
- à l’activité administrative ;
Quelquefois l’espion se compromet un peu en engageant la conversion sur des sujets - à un individu ;
militaires et en posant des questions indiscrètes.
 favoriserait un pays étranger.
Enfin, quelquefois, l’espion dévoile son jeu lorsque après des démarches prudentes, il
pense avoir trouvé un collaborateur. En règle générale, il commence par essayer de
compromettre sa victime en la payant largement pour des renseignements anodins. Si elle  DIFFUSION RESTREINTE (DR) : tous documents qui, sans avoir un caractère secret,
accepte, elle est prise dans l’engrenage et n’ose plus reculer. ne doivent être communiqués qu’aux personnes qualifiées pour en connaître.

LA PROTECTION DU SECRET Les infractions commises à la réglementation sur les trois premières catégories sont
passibles du tribunal militaire.
Révision :
Les infractions commises à l’égard de la dernière catégorie sont passibles de sanctions
disciplinaires.
Les espions recueillent les renseignements qui les intéressent :
Seuls les militaires qui ont été nommément autorisés ont le droit de lire les documents
 soit en détournant des documents ou des matériels importants pour notre défense
marqués d’un des cachets ci-dessus.
nationale ;
 soit en rassemblant des informations fragmentaires. L’expéditeur et le destinataire de tels documents sont responsables des mesures qu’ils
prennent pour leur acheminement (porteurs, cahiers d’enregistrement, doubles enveloppes) et
La plupart du temps, leur action passe inaperçue. leur conservation (coffres, armoires de sûreté, bureaux bien fermés).

Présentation : C. – Le secret en ce qui concerne les matériels.

A. – La conservation du secret. Les nouveaux matériels, s’ils sont secrets, font l’objet de consignes particulières.

Les renseignements qui intéressent les espions sont dits « secrets ». Le devoir de tous Pour beaucoup de matériels (armement, transmissions, détection), il est interdit de révéler
Malagasy est de veiller à ce que de tels renseignements ne puissent pas leurs parvenir. les chiffres concernant leur dotation dans les unités et leurs caractéristiques techniques.

Pour atteindre ce résultat dans l’armée, il suffit : LA PROTECTION DU MORAL

1°) de ne jamais parler de service en dehors du service, surtout en présence d’un inconnu Révision :
(au café, dans le bus, dans le train) ;
L’attaque du moral des militaires constitue une des formes de la lutte dans les conflits
2°) d’appliquer les consignes prévues dans les règlements pour protéger les documents et modernes, que ceux-ci soient déclarés ou non.
les matériels secrets.

B. – Protection des documents secrets. Parmi les agents clandestins, certains sont spécialisés dans l’attaque du moral.

L’attention est attirée sur l’importance de ces documents par des cachets à l’encre rouge : Présentation :
 TRÈS SECRET (TS) : documents dont la sécurité est capitale et dont la divulgation A. - Buts recherchés dans l’attaque du moral :
causerait un dommage exceptionnellement grave à la nation. L’attaque du moral vise :
 SECRET (S) : documents dont la divulgation mettrait en danger la sécurité nationale :  à détruire la cohésion de l’armée en créant un climat d’incompréhension entre la troupe et
 en causant un dommage sérieux : ses cadres ;
- au pays ;  à créer un laisser-aller dans l’application des consignes, favorable aux menées
- à l’activité gouvernementale ; antinationales ;
 en procurant un avantage sérieux à un pays étranger.  à présenter le loyalisme et le patriotisme comme des notions périmées ;
 à discréditer l’armée auprès de la Nation.
B. - Moyens employés pour attaquer le moral : En tous temps le sabotage peut être employé pour appuyer une action politique (par
Les deux principaux sont : exemple : on sabotera un véhicule militaire pour qu’il provoque un accident et on mènera
ensuite une campagne de presse accusant le mauvais entretien du matériel et le gaspillage des
 la propagande ;
crédits).
 l’organisation de manifestations contraires à la discipline militaire.
C. - Les saboteurs.
 La propagande :
Ce sont des agents clandestins qui, comme les espions, sont difficiles à identifier.
Elle consiste à faire circuler des écrits ou des rumeurs donnant :
Ils opèrent soit seuls, soit par équipes, mais toujours après une reconnaissance minutieuse
 soit une version tendancieuse de faits en partie véridiques ; de leur objectif.
 soit de fausses informations.
Lorsqu’ils passent à l’action, ils sont déterminés à tout et n’hésitent pas à supprimer les
 Les manifestations contraires à la discipline militaire (chants séditieux, grève de hommes de garde trop confiants.
la faim, etc…).
D. - La protection contre le sabotage dans l’armée.
Elles s’inspirent de motifs plus ou moins valables pour creuser un fossé entre la troupe et
ses cadres. Les meneurs qui les organisent ne cherchent pas une solution aux difficultés Les clôtures (murs, grillages) et les obstacles (fossés, pièges) sont toujours franchissables
qu’ils invoquent, mais cherchent à créer un climat de révolte. lorsqu’ils ne sont pas surveillés.
Les militaires de tous grades ont toujours la possibilité de demander le rapport de leur
La protection contre le sabotage consiste :
supérieur pour exposer les difficultés qu’ils éprouvent.
C. - La protection du moral.  à gêner les reconnaissances préalables des saboteurs :
Lorsque des livres ou des journaux contiennent des passages ou des articles  en interdisant l’accès des enceintes militaires aux personnes qui n’ont rien à y faire (se
susceptibles de nuire au moral de l’armée, le ministre de la défense nationale peut interdire méfier des faux militaires) ;
qu’ils soient lus ou détenus dans les enceintes militaires.  en évitant les bavardages qui peuvent donner des indications sur la disposition des lieux,
De même, il est interdit d’y introduire des tracts. Les militaires qui trouvent des tracts ou les habitudes, l’organisation de sa garde, etc… En un mot, ne pas parler de questions militaires.
qui en reçoivent dans leur courrier, doivent les remettre sans délai à leur commandant d’unité.
 à empêcher les saboteurs de passer à l’action.
Il faut accueillir les rumeurs avec beaucoup de réserves et s’abstenir de les colporter. Il
Pour cela, il faut que les hommes de garde et de ronde soient constamment vigilants et ne
ne faut jamais se laisser entraîner dans une manifestation collective. se laissent pas endormir par le calme apparent.
LA PROTECTION CONTRE LE SABOTAGE
CONDUITE À OBSERVER EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ MILITAIRE
Révision :
En tous temps, les agents clandestins cherchent à se procurer des renseignements Révision :
concernant notre défense nationale.
Les intérêts de notre défense nationale sont constamment menacés par les activités
Les renseignements ont pour but : d’agents clandestins.
 de percer nos secrets ;
Pour la commodité de votre instruction, nous avons classé ces activités en trois catégories :
 de préparer des attaques contre le moral de la population et des armées ;
 de préparer des opérations de sabotage.  espionnage ;
 attaque du moral ;
Présentation :  sabotage.
A. - Le sabotage. Mais en fait, elles s’imbriquent les unes aux autres pour nuire à la sécurité de la nation.
C’est une opération menée secrètement pour causer des dommages à une installation ou Le but de cette leçon est de vous dire ce que vous devez faire pour protéger cette sécurité
à du matériel. et plus particulièrement celle de l’armée.
Il peut être spectaculaire (par exemple : incendie d’un dépôt d’essence, blocage d’un
aiguillage de chemin de fer). Présentation :
Il peut être insidieux (par exemple : sucre dans les réservoirs d’essence). A. - Se taire.
Pour éviter les indiscrétions concernant les questions militaires, le plus simple est de ne pas
B. - Buts de sabotage.
les aborder dans les lieux publics. De toute façon, il est interdit de donner, même
En cas de conflit, il est certain que nos adversaires chercheront à employer le sabotage inconsciemment, des renseignements pouvant nuire à la défense nationale à des personnes
pour mettre hors d’usage des installations importantes pour la défense nationale ou du matériel non autorisées à les connaître.
de nos armées (centres de transmissions, dépôts d’explosifs, etc…).
B. - Applications des consignes. ANNEXE 9
Les consignes sont établies après étude de tous les aspects que présente un point à
 Modèle de déclaration de sécurité.
protéger. Elles doivent être appliquées intégralement. Tout relâchement est profitable aux
agents clandestins qui guettent l’occasion.
REPOBLIKAN’I MADAGASIKARA
Tanindrazana – Fahafahana – Fandrosoana
C. - Rendre compte en cas de : G O U V E R N E M E N T
MINISTÈRE DE LA DÉFENSE NATIONALE
a. Rencontre d’une personne suspecte dans une enceinte militaire. ÉTAT-MAJOR GÉNÉRAL DE L’ARMÉE MALAGASY
Lorsque la présence ou l’attitude d’une personne en tenue civile ou en tenue militaire (faux
militaire) vous paraît suspecte vous devez noter son signalement et rendre compte à votre DÉCLARATION D’INSTRUCTION DE SÉCURITÉ
commandant d’unité ou à un gradé.
Je soussigné, le...................................................................................................................,
b. Rencontre d’une personne suspecte dans un lieu public.
Si dans un lieu public (rue, café, train, etc…) une personne cherche à vous soutirer des numéro matricule :………..……..…classe d’âge :………..……en service au…………………………..
renseignements, se méfier mais n’en rien laisser paraître :
……………………………………………………………………………….………………………………….,
 Répondre évasivement ; déclare avoir reçu l’instruction relative à la sécurité militaire, en connaissance en particulier des
 Accepter de nouveaux rendez-vous ; dispositions ci-après du code pénal ; m’engage sur l’honneur à ne pas les enfreindre sous peine de
 Prendre le maximum de renseignements sur son interlocuteur (au moins noter son poursuite et de traduction devant la juridiction militaire compétente.
signalement).
EXTRAIT DU CODE PÉNAL
Ensuite vous devez rendre compte sans délai à votre commandant d’unité qui vous
indiquera la conduite à tenir. La livraison à une puissance étrangère d’un renseignement, objet, document ou procédé
qui doit être tenu secret dans l’intérêt de la défense nationale est punie de mort.
c. Découverte de tracts.
Les remettre immédiatement au commandant d’unité ou à un gradé. Article 75 : - « Sera coupable de trahison et puni de mort tout Malagasy qui :…………………………

En temps de guerre, entretiendra des intelligences avec une puissance étrangère ou avec
ses agents, en vue de favoriser les entreprises de cette puissance contre Madagascar ».
LA SANCTION PÉNALE DES FAUTES EN MATIÈRE DE SÉCURITÉ MILITAIRE
Article 76 : - Alinéas 1, 2 et 3.
Révision : « Sera coupable de trahison et puni de mort tout Malagasy qui :
La sécurité de la nation et en particulier celle de l’armée est constamment menacée par
l’espionnage, les attaques contre le moral et le sabotage.  livrera à une puissance étrangère ou à ses agents sous quelque forme et quelque
moyen que ce soit, un secret de la défense nationale, ou qui s’assurera, par quelque moyen que ce
soit, la possession d’un secret nature, en vue de le livrer à une puissance étrangère ou à ses
L’espionnage, ainsi que les préparatifs qui aboutissent au sabotage ou à une attaque agents ».
contre le moral passent inaperçu dans la plupart des cas.  « détruira ou détériorera volontairement un navire, un appareil de navigation aérienne,
un matériel, une fourniture, une construction ou installation susceptibles d’être employés pour la
Ils en sont d’autant plus dangereux. défense nationale, ou pratiquera sciemment, soit avant soit après leur achèvement, des malfaçons
de nature à les empêcher de fonctionner ou à provoquer un accident ».
Le travail que les agents clandestins mènent contre notre sécurité leur est très largement  « aura participé sciemment à une entreprise de démoralisation de la nation ou de
l’armée ayant pour objet de nuire à la défense nationale ».
facilité par :
 les bavardages inconsidérés ; Article 81 et 83 : - « Sera puni d’un à cinq ans d’emprisonnement tout Malagasy qui :
 la négligence dans l’application des consignes ;
 le défaut de compte rendu chez les militaires qui observent un fait suspect. Dans un but autre que celui de le livrer à une puissance étrangère ou à ses agents,
s’assurera, par quelque moyen que ce soit la possession d’un secret de la défense nationale ou le
portera, sous quelque forme et par quelque moyen que ce soit, à la connaissance du public, ou
Présentation : d’une personne non qualifiée ».
Le but de l’instruction de sécurité que vous avez reçue jusqu’à maintenant est de vous
faire prendre conscience de ce problème.
À……………………………………………, le………………………………
Vous en savez assez, maintenant, pour connaître la conduite que vous devez adopter
dans toutes les circonstances courantes de votre vie militaire. Le déclarant,

En cas d’incertitude, n’hésitez pas à rendre compte.


L’importance de la sécurité a conduit le législateur à prévoir des peines sévères pour ceux
qui enfreignent ces règles.
LES CRIMES CONTRE LA PATRIE ET DE LEUR PUNITION. Est également punie de la réclusion, la participation volontaire à une action commise en
(Extrait des articles du code pénal) bande et à force ouverte, ayant eu pour but et pour résultat l’un des crimes prévus aux
paragraphes a, b, c du présent article, ainsi que la préparation de ladite action.
LIVRE III L’espionnage contre Madagascar.
Des crimes, délits et de leur punition
Art. 77 : Sera coupable d’espionnage et puni de mort tout étranger qui commettra l’un des
TITRE PREMIER actes visés à l’article 75, 2°, à l’article 75, 3°, à l’article 75, 4°, à l’article 75, 5° et à l’article 76,
Des crimes et délits contre la chose publique paragraphes 1°, 2°, et 3°.
CHAPITRE PREMIER La provocation à commettre ou l’offre de commettre un des crimes visés aux articles 75 et
Des crimes et délits contre la sûreté de l’État 76 et au présent article sera punie comme le crime même.
SECTION I La divulgation des secrets réputés de la défense nationale.
Des crimes et délits contre la sûreté extérieure de l’État
Art. 78 : Seront réputés secrets de la défense nationale pour l’application du présent code :
La trahison. 1°) Les renseignements d’ordre militaire, diplomatique, économique ou industriel qui, par
Article 75 : Sera coupable de trahison et puni de mort : leur nature, ne doivent être connus que des personnes qualifiées pour les détenir, et doivent,
1°) Tout Malgache qui portera les armes contre Madagascar ; dans l’intérêt de la défense nationale, être tenus secrets à l’égard de toute autre personne ;
2°) Tout Malgache qui entretiendra des intelligences avec une puissance étrangère, en 2°) Les objets, matériels, écrits, dessins, plans, cartes, levés, photographies ou autres
vue de l’engager à entreprendre des hostilités contre Madagascar ou, lui en fournira les reproductions, et tous autres documents quelconques qui, par leur nature, ne doivent être
moyens, soit en facilitant la pénétration de forces étrangères sur le territoire malgache, soit en connus que des personnes qualifiées pour les manier ou les détenir, et doivent être tenus
ébranlant la fidélité des armées de terre, de mer ou de l’air, soit de toute autre manière ; secrets à l’égard de toute autre personne comme pouvant conduire à la découverte de
3°) Tout Malgache qui livrera à une puissance étrangère ou à ses agents, soit des renseignements ; appartenant à l’une des catégories visées à l’alinéa précédent ;
troupes malgaches, soit des territoires, villes, forteresses, ouvrages, postes, magasins, 3°) Les informations militaires de toute nature, non rendues publiques par le Gouvernement,
arsenaux, matériels, munitions, vaisseaux, bâtiments ou appareils de navigation aérienne, et non comprises dans les énumérations ci-dessus, dont la publication, la diffusion, la
appartenant à Madagascar ou à des pays sur lesquels s’exerce l’autorité de Madagascar ; divulgation ou la reproduction aura été interdite par la loi ou par un décret en conseil des
4°) Tout Malgache qui, en temps de guerre, provoquera des militaires ou des marins à Ministres ;
passer au service d’une puissance étrangère, leur en facilitera les moyens ou fera des 4°) Les renseignements relatifs soit aux mesures prises pour découvrir et arrêter les auteurs
enrôlements pour une puissance en guerre avec Madagascar ; et les complices de crimes ou délits contre la sûreté extérieure de l’État, soit à la marche des
5°) Tout Malgache qui, en temps de guerre, entretiendra des intelligences avec une poursuites et de l’instruction, soit aux débats devant la juridiction de jugement.
puissance étrangère ou avec ses agents, en vue de favoriser les entreprises de cette Atteinte à la sûreté extérieure de l’État.
puissance contre Madagascar.
Art. 76 : Sera coupable de trahison et puni de mort : Art. 79 : Sera coupable d’atteinte à la sûreté extérieure de l’État et puni des peines portées
à l’article 83, tout Malgache ou tout étranger :
1°) Tout Malgache qui livrera à une puissance étrangère ou à ses agents sous quelque 1°) Qui aura, par des actes hostiles non approuvés par le Gouvernement, exposé
forme et par quelque moyen que ce soit, un secret de la défense nationale, ou qui s’assurera, Madagascar à une déclaration de guerre ;
par quelque moyen que ce soit, la possession d’un secret de cette nature, en vue de le livrer à
une puissance étrangère ou à ses agents ; 2°) Qui aura, par des actes non approuvés par le Gouvernement, exposé des Malgaches à
subir des représailles ;
2°) Tout Malgache qui détruira ou détériorera volontairement un navire, un appareil de
navigation aérienne, un matériel, une fourniture, une construction ou une installation 3°) Qui, en temps de paix, enrôlera des soldats pour le compte d’une puissance étrangère,
susceptibles d’être employés pour la défense nationale ou, pratiquera sciemment, soit avant, en territoire malgache ;
soit après leur achèvement, des malfaçons de nature à les empêcher de fonctionner ou à 4°) Qui, en temps de guerre, entretiendra, sans autorisation du Gouvernement, une
provoquer un accident ; correspondance ou des relations avec les sujets ou les agents d’une puissance ennemie ;
3°) Tout Malgache qui aura participé sciemment à une entreprise de démoralisation de 5°) Qui, en temps de guerre, au mépris des prohibitions édictées, fera, directement ou par
l’armée ou de la nation ayant pour objet de nuire à la défense nationale. intermédiaire, des actes de commerce avec les sujets ou les agents d’une puissance ennemie.
Toutefois, en temps de paix, sera puni de la réclusion tout Malgache ou étranger qui se Art. 80 : Sera coupable d’atteinte à la sûreté extérieure de l’État et puni des peines
sera rendu coupable : portées à l’article 83, tout Malgache ou tout étranger :
a. – de malfaçon volontaire dans la fabrication de matériel de guerre lorsque cette 1°) Qui aura entrepris, par quelque moyen que ce soit, de porter atteinte à l’intégrité du
malfaçon ne sera pas de nature à provoquer un accident ; territoire malgache ou, de soustraire à l’autorité de Madagascar une partie des territoires sur
b. – de détérioration ou destruction volontaire de matériel ou fournitures destinés à la lesquels cette autorité s’exerce ;
défense nationale ou utilisés pour elle ; 2°) Qui entretiendra avec les agents d’une puissance étrangère des intelligences ayant
c. – d’entrave violente à la circulation de ce matériel ; pour objet, ou ayant eu pour effet de nuire à la situation militaire ou diplomatique de
Madagascar.
d. – de participation en connaissance de cause à une entreprise de démoralisation de
l’armée, ayant pour objet de nuire à la défense nationale. Art. 81 : Sera coupable d’atteinte à la sûreté extérieure de l’État et puni des peines
portées à l’article 83, tout Malgache ou tout étranger :
1°) Qui, dans un but autre que celui de le livrer à une puissance étrangère ou à ses Art. 84 : La confiscation de l’objet du crime et du délit et des objets et instruments ayant
agents, s’assurera, par quelque moyen que ce soit, la possession d’un secret de la défense servi à le commettre sera de droit sans qu’il y ait lieu de rechercher, s’ils appartiennent ou non
nationale ou, le portera, sous quelque forme et par quelque moyen que ce soit, à la aux condamnés.
connaissance du public ou, d’une personne non qualifiée ; La rétribution reçue par le coupable, ou le montant de sa valeur, lorsque la rétribution n’a
2°) Qui, par imprudence, négligence ou inobservation des règlements, laissera détruire, pu être saisie, seront déclarés acquis au trésor par le jugement.
soustraire ou enlever, en tout ou en partie, et même momentanément, des objets, matériels, Lorsque le crime sera commis en temps de guerre, il sera fait application des articles 37,
documents ou renseignements qui lui étaient confiés, et dont la connaissance pourrait conduire 38 et 39 du code pénal.
à la découverte d’un secret de la défense nationale, ou en laissera prendre, même en partie, Pour l’application des peines, les crimes et délits contre la sûreté extérieure de l’État
connaissance, copie ou reproduction ; seront considérés comme des crimes et délits de droit commun.
L’article 463 pourra être appliqué par le tribunal compétent dans les conditions fixées par
3°) Qui, sans autorisation préalable de l’autorité compétente, livrera ou communiquera à le présent code.
une personne agissant pour le compte d’une puissance ou d’une entreprise étrangère, soit une
invention intéressant la défense nationale, soit des renseignements, études ou procédés de Art. 85 : En outre des personnes désignées à l’article 60 et à l’article 460, sera puni
fabrication se rapportant à une invention de ce genre ou, à une application industrielle comme complice ou comme receleur tout Malgache et tout étranger :
intéressant la défense nationale. 1°) Qui, connaissant les intentions des auteurs des crimes et délits contre la sûreté
Art. 82 : Sera également coupable d’atteinte à la sûreté extérieure de l’État et puni des extérieure de l’État, leur fournira subsides, moyens d’existence, logement, lieu de retraite ou de
mêmes peines, sans préjudice, s’il y a lieu, des peines portées contre la tentative des crimes réunion ;
prévus aux articles 75 et 76, tout Malgache ou tout étranger : 2°) Qui portera sciemment la correspondance des auteurs d’un crime ou d’un délit, ou
leur facilitera sciemment, de quelque manière que ce soit, la recherche, le recel, le transport ou
1°) Qui s’introduira, sous un déguisement ou un faux nom ou en dissimulant sa qualité la transmission de l’objet du crime ou du délit ;
ou, sa nationalité, dans une forteresse, un ouvrage, poste ou arsenal, dans les travaux, camps, 3°) Qui recèlera sciemment les objets ou instruments ayant servi ou devant servir à
bivouacs ou cantonnements d’une armée, dans un bâtiment de guerre ou, un bâtiment de commettre le crime ou le délit ou les objets, matériels ou documents obtenus par le crime ou le
commerce employé pour la défense nationale, dans un appareil de navigation aérienne ou délit ;
dans un véhicule militaire armé, dans un établissement militaire ou maritime de toute nature ou, 4°) Qui sciemment détruira, soustraira, recèlera, dissimulera ou altèrera un document
dans un établissement ou chantier travaillant pour la défense nationale ; public ou privé de nature à faciliter la recherche du crime ou du délit, la découverte des preuves
2°) Qui, même sans déguiser, ou sans dissimuler son nom, sa qualité ou sa nationalité, ou le châtiment de ses auteurs.
aura organisé d’une manière occulte, un moyen quelconque de correspondance ou de Dans le cas prévu par l’article 61, le tribunal pourra exempter de la peine encourue les
transmission à distance susceptible de nuire à la défense nationale ; personnes désignées à cet article qui n’auront pas participé d’une autre manière au crime ou au
délit.
3°) Qui survolera le territoire malgache au moyen d’un aéronef étranger sans y être
autorisé par une convention diplomatique ou une permission de l’autorité Malgache ; Art. 86 : À moins de dispositions contraires expresses, les peines portées envers les
4°) Qui, dans une zone d’interdiction fixée par l’autorité militaire ou maritime, exécutera, crimes et délits contre la sûreté extérieure de l’État seront appliquées à celles de ces infractions
sans l’autorisation de celle-ci des dessins, photographies, levés ou opérations topographiques qui seront commises en temps de paix, comme à celles qui seront commises en temps de
à l’intérieur ou autour des places, ouvrages, poste ou établissements militaires et maritimes ; guerre.
5°) Qui séjournera, au mépris d’une interdiction édictée par décret, dans un rayon Les dispositions de la présente section ne feront pas obstacles à l’application, dans les cas
déterminé autour des ouvrages fortifiés ou des établissements militaires et maritimes. prévus par ceux-ci, des dispositions édictées par les codes de justice militaire pour l’armée de
terre et pour l’armée de mer, en matière de trahison et d’espionnage.
Art. 83 : (Ordonnance N° 60 - 161 du 03 octobre 1960). – Si elles sont commises en Le Gouvernement pourra, par décret en conseil des ministres, étendre soit pour le temps
temps de guerre, les atteintes à la sûreté extérieure de l’État seront punies des travaux forcés de guerre, soit pour le temps de paix, tout ou partie des dispositions visant les crimes et délits
à temps. contre la sûreté extérieure de l’État, aux actes visés par celles-ci, qui seraient commis contre les
Si elles sont commises en temps de paix, elles seront punies d’un emprisonnement d’un puissances alliées ou amies de Madagascar.
à cinq ans, et d’une amende de 180 000 à 1 800 000 francs.
Toutefois, l’emprisonnement pourra être porté à dix ans et l’amende à 3 600 000
francs à l’égard des infractions visées à l’article 79 – 1°, à l’article 80 – 1°, à l’article 81 – 1°, à
l’article 82, à l’article 103 ou à l’article 104.
En temps de guerre, tous autres actes, sciemment accomplis, de nature à nuire à la SECTION II
défense nationale, seront punis, s’ils ne le sont déjà par un autre texte, d’un emprisonnement
d’un an à cinq ans et d’une amende de 180 000 à 1 800 000 francs. Des crimes contre la sûreté intérieure de l’État
Dans tous les cas, les coupables pourront être, en outre, frappés pour cinq ans au moins er
et vingt au plus de l’interdiction des droits mentionnés en article 42 du présent code. Ils § 1 . – Des attentats et complots dirigés contre le Gouvernement
pourront également être frappés d’interdiction de séjour pour une durée de cinq à vingt ans
dans le cas prévu à l’alinéa premier, et de deux à cinq ans dans les autres cas. Art. 87 : L’attentat dont le but est, soit de détruire ou de changer le Gouvernement, soit
La tentative du délit sera punie comme le délit lui-même. d’exciter les citoyens ou habitants à s’armer contre l’autorité, est puni de la peine de la
Le délit commis à l’étranger sera punissable comme le délit commis en territoire déportation dans une enceinte fortifiée.
malgache. Art. 88 : L’exécution ou la tentative constitueront seules l’attentat.
Art. 89 : Le complot ayant pour but les crimes mentionnés aux articles 86 et 87, s’il a été Les mêmes peines seront appliquées à ceux qui auront dirigé l’association, levé ou fait
suivi d’un acte commis ou commencé pour en préparer l’exécution, sera puni de la déportation. lever, organisé ou fait organiser les bandes, ou leur auront, sciemment et volontairement, fourni
S’il n’a été suivi d’aucun acte commis ou commencé pour préparer l’exécution, la peine ou procuré des armes, munitions et instruments de crime, ou envoyé des convois de
sera celle de la détention. subsistances, ou qui auront de toute autre manière pratiquée des intelligences avec les
Il y a complot dès que la résolution d’agir est concertée et arrêtée entre deux ou directeurs ou commandants des bandes.
plusieurs personnes.
S’il y a eu proposition faite et non agréée de former un complot pour arriver aux crimes Art. 97 : Dans le cas où l’un ou plusieurs des crimes mentionnés aux articles 86, 87 et 91
mentionnés dans les articles 86 et 87, celui qui aura fait une telle proposition sera puni d’un auront été exécutés ou simplement tentés par une bande, la peine de mort sera appliquée, sans
emprisonnement d’un an à cinq ans. Le coupable pourra de plus être interdit, en tout ou en distinction de grades, à tous les individus faisant partie de la bande et qui auront été saisis sur le
partie, des droits mentionnés en articles 42. lieu de la réunion séditieuse.
Art. 90 : Lorsqu’un individu aura formé seul la résolution de commettre l’un des crimes Sera puni des mêmes peines, quoique non saisi sur le lieu, quiconque aura dirigé la
prévus par l’article 86, et qu’un acte pour en préparer l’exécution aura été commis ou sédition, ou aura exercé dans la bande un emploi ou commandement quelconque.
commencé par lui seul et sans assistance, la peine sera celle de la détention.
Art. 98 : Hors le cas où la réunion séditieuse aurait eu pour objet ou résultat l’un ou
§ 2. – Des crimes tendant à troubler l’État par la guerre civile, l’illégal emploi de la plusieurs des crimes énoncés aux articles 86, 87 et 91, les individus faisant partie des bandes
force armée, la dévastation et le pillage publics. dont il est parlé ci-dessus, sans y exercer aucun commandement ni emploi, et qui auront été
Art. 91 : L’attentat dont le but sera, soit d’exciter à la guerre civile en armant ou en saisis sur les lieux, seront punis de la déportation.
portant les citoyens ou habitants à s’armer les uns contre les autres, soit de porter la Art. 99 : Ceux qui, connaissant le but et le caractère desdites bandes, leur auront, sans
dévastation, le massacre et le pillage dans une ou plusieurs communes, sera puni de mort. contrainte, fourni des logements, lieux de retraite ou de réunion, seront condamnés à la peine
Le complot ayant pour but l’un des crimes prévus au présent article, et la proposition de des travaux forcés à temps.
former ce complot, seront punis des peines portées en l’article 89, suivant les distinctions qui y
sont établies. Les autres manœuvres et actes de nature à compromettre la sécurité publique Art. 100 : Il ne sera prononcé aucune peine, pour le fait de sédition, contre ceux qui,
ou à occasionner des troubles politiques graves, à provoquer la haine du Gouvernement ayant fait partie de ces bandes sans y exercer aucun commandement et sans y remplir aucun
malgache, à enfreindre les lois du pays, seront déférés aux tribunaux correctionnels et punis emploi ni fonction, se seront retirés au premier avertissement des autorités civiles ou militaires
d’un emprisonnement d’un an au moins et de cinq ans au plus. Les coupables pourront, en ou, même depuis, lorsqu’ils n’auront été saisis que hors des lieux de la réunion séditieuse, sans
outre, être interdits, en tout ou partie des droits mentionnés en l’article 42, pendant cinq ans au opposer de résistance et sans armes.
moins et dix ans de plus, à compter du jour où ils auront subi leur peine. L’interdiction de séjour Art. 101 : Sont compris dans le mot armes, toutes machines, tous instruments ou
pourra aussi être prononcée contre eux pendant le même nombre d’années. ustensiles tranchants, perçants ou contondants.
Art. 92 : Seront punis de mort, ceux qui auront levé ou fait lever des troupes armées, Les couteaux et ciseaux de poche, les cannes simples, ne seront réputés armes
engagé ou enrôlé, fait engager ou enrôler des soldats ou leur auront fourni ou procuré des qu’autant qu’il en aura été fait usage pour tuer, blesser ou frapper.
armes ou munitions, sans ordre ou autorisation du pouvoir légitime.
Art. 93 : Ceux qui, sans droit ou motif légitime, auront pris le commandement d’un corps DISPOSITION COMMUNE AUX DEUX PARAGRAPHES DE LA PRÉSENTE SECTION
d’armée, d’une troupe, d’une flotte, d’une escadre, d’un bâtiment de guerre, d’une place forte, Art. 102 : (Abrogé par ordonnance N° 60 – 161 du 3 octobre 1960).
d’un poste, d’un port, d’une ville ;
Ceux qui auront retenu, contre l’ordre du Gouvernement, un commandement
militaire quelconque ; SECTION III
Les commandants qui auront tenu leur armée ou troupe rassemblée, après que le De la révélation et de la non-révélation des crimes qui compromettent la sûreté intérieure
licenciement ou la séparation en auront été ordonnés ; ou extérieure de l’État.
Seront punis de la peine de mort.
Art. 103 : Sera punie des peines portées par l’articles 83 contre les atteintes à la sûreté
Art. 94 : Toute personne qui, pouvant disposer de la force publique, en aura requis ou extérieure de l’État, toute personne qui, ayant connaissance de projets ou d’actes de trahison ou
ordonné, fait requérir ou ordonner l’action ou l’emploi contre la levée des gens de guerre d’espionnage n’en fera pas la déclaration aux autorités militaires, administratives ou judiciaires,
légalement établie, sera punie de la déportation. dès le moment où elle les aura connus.
Si cette réquisition ou cet ordre ont été suivis de leur effet, le coupable sera puni de mort.
Art. 104 : Sera punie des mêmes peines, toute personne qui, étant en relations avec un
Art. 95 : Tout individu qui aura incendié ou détruit, par l’explosion d’une mine, des individu exerçant une activité de nature à nuire la défense nationale, n’aura pas averti les
édifices, magasins, arsenaux, vaisseaux, ou autres propriétés appartenant à l’État, sera puni autorités visées à l’article précédent, dès le moment où elle aura pu se rendre compte de cette
de mort. activité.
Art. 96 : Quiconque, soit pour envahir des domaines, propriétés ou deniers publics, Art. 105 : Sera exempt de la peine encourue celui qui, avant toute exécution ou tentative
places, villes, forteresses, postes, magasins, arsenaux, vaisseaux ou bâtiments appartenant à d’un crime ou d’un délit contre la sûreté intérieure ou extérieure de l’État, en donnera, le
l’État, soit pour piller ou partager des propriétés publiques ou nationales ou, celles d’une premier, connaissance aux autorités administratives ou judiciaires.
généralité de citoyens, soit enfin pour faire attaque ou résistance envers la force publique
agissant contre les auteurs de ces crimes, se sera mis à la tête de bandes armées ou, y aura Art. 106 : L’exemption de la peine sera seulement facultative si la dénonciation intervient
exercé une fonction ou commandement quelconque, sera puni de mort. après la consommation ou la tentative du crime ou du délit, mais avant l’ouverture des
poursuites.
Art. 107 : L’exemption de la peine sera également facultative à l’égard du coupable qui,
après l’ouverture des poursuites, procurera l’arrestation des auteurs ou complices de la même
infraction ou, d’autres infractions de même nature et de même gravité.

Art. 108 : Ceux qui seront exempts de peine, par application des articles précédents,
pourront néanmoins être interdits de séjour.

Vous aimerez peut-être aussi