VRD End 2
VRD End 2
I
2-4-1-L’enquête préalable ................................................................................................................................ 11
2-4-2-etudes préalables ..................................................................................................................................... 11
2-5- Schéma types des réseaux d’évacuation ...................................................................................................... 12
CHAPITRE 3 : EVACUATION ET TRAITEMENT DES EAUX USEES D’UN BATIMENT DE TYPE R+3
À USAGE D’HABITATION. ................................................................................................................................... 15
3-1-Débit et diamètre de vidange des différents appareils sanitaires. .............................................................. 15
3-2-Diamètres des chutes et collecteurs d’eau vannes et usées ......................................................................... 17
3-2-1-Calcul des collecteurs d’eau vannes et usées. ....................................................................................... 17
3-2-1-Calcul des collecteurs d’eau vannes et usées. ....................................................................................... 20
3-3-Évacuation des eaux pluviales (E.P.) ............................................................................................................ 21
3-4-Etude de la fosse septique. ............................................................................................................................. 24
3-4-1-Principe de fonctionnement. .................................................................................................................. 24
CONCLUSION .............................................................................................................................................................. 27
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES ............................................................................................................... 28
II
LISTE DES TABLEAUX
III
LISTE DES FIGURES
IV
INTRODUCTION GENERALE
La gestion des eaux usées, des eaux industrielles et des eaux de ruissellement est un enjeu majeur
de santé publique et de protection de l’environnement. Un assainissement efficace permet de prévenir la
pollution des sols et des eaux, de réduire les risques sanitaires et de préserver les ressources en eau.
Cependant il est question de mener un travail sur le thème << Assainissement : eaux usées, eaux de
ruissellement et industrielles >>. Pour ce faire il s’articulera sur la revue de la littérature, les spécificités
de chaque type d’eau et les solutions d’assainissement adaptées, les caractéristiques de ces différents
types d’eaux, les objectifs liés à leur gestion, les principales méthodes d’assainissement utilisées et un cas
pratique.
1
CHAPITRE1 : REVUE DE LA LITTERATURE
1-1-Albert CAQUOT
1-1-1-Contributions Majeures
Albert Caquot (1881-1976) était un ingénieur et scientifique français, reconnu pour ses travaux en
mécanique des sols, en béton armé et en hydraulique. Ses principales contributions incluent :
- Théorie des terres cohérentes : Caquot a développé une théorie pour calculer la pression des terres
cohérentes, essentielle pour la conception des ouvrages de soutènement.
- Ouvrages d’art : Il a conçu de nombreux ponts et barrages, dont le barrage de la Girotte et le pont
Georges Clemenceau à Nantes. `
- Formule de Caquot : Bien que principalement connu pour ses travaux en génie civil, son influence
se ressent également dans les méthodes de calcul des débits.
1-2-Robert MANNING
1-2-1- Contributions Majeures
Robert Manning (1816-1897) était un ingénieur irlandais, célèbre pour avoir développé la formule
de Manning, utilisée pour calculer la vitesse d’écoulement dans les canaux ouverts et les conduites.
𝟏 𝟐/𝟑 𝟏/𝟐
𝑽= 𝑹 𝑺
𝒏
Vêtant la vitesse d’écoulement, n est le coefficient de Manning (rugosité), R est le rayon hydraulique et S
est la pente hydraulique.
2
1-2-2-Impact sur l’Assainissement
La formule de Manning est largement utilisée pour dimensionner les canalisations
d’assainissement, les collecteurs ´ d’eaux usées et les canaux d’évacuation des eaux pluviales. Elle permet
de déterminer les dimensions optimales des ouvrages pour assurer un écoulement efficace et éviter les
problèmes de stagnation ou de débordement. ´
1-3-Antoine CHEZY
1-3-1- Contributions Majeures
Antoine Chézy (1718-1798) était un Ingénieur français, connu pour avoir développé la formule de
Chézy, une des premières relations empiriques pour calculer la vitesse d’écoulement dans les canaux
ouverts. ´
𝑽 = 𝑪√𝑹𝑺
Avec V est la vitesse d’écoulement, C’est le coefficient de Chézy, R est le rayon hydraulique, et S est la
pente hydraulique.
1-4-MONTANA
1-4-1-Contributions Majeures
Montana est reconnu pour ses travaux sur les méthodes de calcul des débits de pointe dans les
réseaux ´ d’assainissement. Ses recherches ont permis d’améliorer la précision des modèles hydrologiques
et hydrauliques utilisés pour dimensionner les ouvrages de collecte et de traitement des eaux usées et
pluviales. ´
1-5-Assainnissement au Cameroun
Plusieurs auteurs camerounais ont eu à apportés leurs contributions dans le domaine de
l’assainissement.
3
1-5-1-Assainissement des eaux usées et risques socio-sanitaires en zones
d’habitat planifié de Yaoundé
Wethé et al ont travaillés sur les défis liés à l'assainissement à Yaoundé, où la croissance
démographique rapide et les ressources limitées compliquent la gestion des eaux usées. Il souligne que les
systèmes d'assainissement autonomes sont souvent inefficaces et que les stations de traitement existantes
sont souvent abandonnées en raison de leur incompatibilité avec les capacités locales [3].
1-5-2-État d’assainissement des eaux usées et excréta dans le bassin versant
d’Odza
Tiafack et al ont étudié le bassin versant d'Odza à Yaoundé et identifie les facteurs contribuant au
déficit d'assainissement, tels que le niveau d'éducation et le revenu des ménages, ainsi que l'absence de
réseau d'égout. Les résultats montrent que ce déficit a des impacts négatifs sur la santé des populations,
entraînant des maladies hydriques [4].
1-5-3-Logiques d’Acteurs dans la Gestion des Eaux usées et assainissement
dans la Commune d’Arrondissement de Bafoussam 1er
Cet article examine comment la gestion des eaux usées par différents acteurs peut améliorer
l'assainissement à Bafoussam. Il met en évidence que les solutions mises en place par les ménages sont
souvent temporaires et que les dysfonctionnements des systèmes d'assainissement entraînent une pollution
significative de l'environnement [5].
Ces articles mettent en lumière les défis et les solutions potentielles pour améliorer l'évacuation et
le traitement des eaux usées au Cameroun, en soulignant l'importance d'une gestion efficace et d'une
collaboration entre les différents acteurs.
En somme, les travaux de Caquot, Manning, Chézy et Montana ont profondément marqué le
domaine de l’assainissement et de l’hydraulique. Leurs formules et leurs méthodes sont encore utilisées
aujourd’hui par les Ingénieurs pour concevoir des infrastructures performantes et durables. La
compréhension de leurs contributions est essentielle pour appréhender les enjeux de l’assainissement
moderne et relever les défis liés à la gestion de l’eau.
4
CHAPITRE 2 : TECHNOLOGIE DES RESEAUX
D’ASSAINISSEMENT : EAUX USEES, DE
RUISSELLEMENT ET INDUSTRIELLES.
5
Figure 1: Distribution des eaux domestiques.
6
Les eaux industrielles sont classées dans le tableau N°02 ci-après:
Tableau 1: Classes des eaux industrielles
Générées par les activités industrielles, ces eaux sont souvent chargées de substances chimiques et
toxiques qui nécessitent un traitement particulier avant rejet dans l’environnement. À Douala, de
nombreuses industries rejettent leurs effluents dans le fleuve Wouri sans traitement adéquat, aggravant
ainsi la pollution de l’eau. Les procédés de traitement comprennent :
Traitements physico-chimiques : Coagulation, précipitation et filtration pour éliminer les
polluants.
Traitements biologiques : Utilisation de bactéries pour dégrader les substances organiques.
Recyclage et réutilisation : Valorisation des eaux traitées pour un usage industriel ou agricole.
Les eaux de ruissellement sont des eaux de surface qui s'écoulent sur le sol après des
précipitations, comme la pluie ou la fonte des neiges. Elles jouent un rôle crucial dans le cycle
7
hydrologique et peuvent avoir des impacts significatifs sur l'environnement et l'aménagement du
territoire. Caractéristiques des Eaux de Ruissellement :
- Formation : Elles se forment lorsque le sol est saturé d'eau, que la pluie tombe trop rapidement
pour être absorbée, ou lorsque le terrain est imperméable (comme les surfaces pavées).
- Type :
Inondations : Peut contribuer aux inondations en raison de l'augmentation rapide du débit dans les
cours d'eau.
Biodiversité : Affecte les écosystèmes aquatiques en modifiant les habitats et en introduisant des
polluants.
1. Aménagement paysager : Utilisation de techniques telles que les jardins de pluie et les bassins de
rétention pour ralentir et filtrer les eaux de ruissellement.
8
2. Infrastructure verte : Intégration de solutions basées sur la nature dans l'urbanisme pour gérer
les eaux de pluie.
2-2-1-Système unitaire
L’évacuation des eaux (EU et EP) est assurée par un réseau unique.
Avantages : économique (coût plus bas) et facilite de branchement et de mise en œuvre.
Inconvénients : pollution relative du milieu récepteur, Sédimentation par temps sec et perturbation du
fonctionnement de la station d’épuration
2-2-2-Système séparatif
Il est composé de deux conduites distinctes, l’une collecte les eaux pluviales et l’autre les eaux
usées.
9
Avantages : la station d’épuration est simplement dimensionnée (faible) et fonctionnement efficace de la
station d’épuration.
Inconvénients : mise en œuvre du système séparatif (coût élevé), problème de raccordement, pollution
des eaux des premières pluies subsistent dans le milieu d’habitation récepteur.
2-2-4-Systèmes spéciaux
Un système d’assainissement spécial est généralement un système qui se diffère du système
classique par un écoulement en charge des eaux usées, il en existe deux :
-Système sous pression sur la totalité du parcours : Le réseau fonctionne en charge de façon
permanente sur la totalité du parcours.
-Système sous dépression : Le transport de l’effluent s’effectue par mise des canalisations en dépression.
2-4-1-L’enquête préalable
L’enquête préalable est concrétisée en pratique par la phase de reconnaissances avec des visites
des lieux et la collecte des données, elle a pour objet de fournir les informations suivantes :
1. Informations relatives à l’urbanisation
Prévision de l’évolution de l’urbanisation,
Existence des projets d’urbanisations futures devant transiter à travers la zone étudiée,
Répartition des zones en fonctions des exutoires et de leur capacité d’évacuation,
Aménagements particuliers à la charge des propriétaires pour leur raccordement.
2. Informations sur les équipements existants
3. Informations sur le milieu naturel
2-4-2-etudes préalables
Une étude préalable s’avère nécessaire pour répondre aux questions suivantes :
1. Quel est le devenir des eaux de ruissellement pluviales recueillies ?
2. Comment limiter tout risque de dommage par inondations ?
3. Est-il possible de choisir une solution alternative mieux adaptée, plus économique que la
mise en place de canalisations ?
L’étude portera sur :
- La connaissance du terrain et des pratiques du voisinage,
11
- La connaissance du fonctionnement hydrologique du bassin (pluviométrie, localisation des
écoulements des débits attendus, topographie, taux d’imperméabilisation),
- L’existence et la capacité de l’exutoire (débit maximum de rejet),
- La recherche des zones où il est possible d’infiltrer ou de prévoir des équipements de
rétention
- La qualité des eaux de ruissellement (si rejet dans un milieu naturel de bonne qualité).
On le trouve souvent dans les villes ou les communes rurales qui ne se préoccupent que de l’évacuation
par les voies les plus économiques et les plus rapides sans avoir un souci d’un assainissement efficace des
eaux rejetées
12
Figure 6: Schéma type latéral
3) le schéma type « collecteur transversal »
Ce schéma permet de reporter par simple gravité l’ensemble des effluents plus loin à l’aval par rapport au
schéma précédent
Ce schéma s’apparente au schéma précédent. Le collecteur bas qui doit souvent faire l’objet de
relèvement, se trouve soulagé des apports des bassins dominants qui peuvent être évacués gravitairement.
Figure N°04 : Schéma type Zones Etagées 5) le schéma type « centre collecteur unique » et le schéma
type radial Selon que le réseau converge vers un ou plusieurs points bas où l’on peut reprendre l’effluent
pour le relever, on utilise ce type de schéma
13
. 5) le schéma type « centre collecteur unique » et le schéma type radial Selon que le réseau converge vers
un ou plusieurs points bas où l’on peut reprendre l’effluent pour le relever, on utilise ce type de schéma
Selon que le réseau converge vers un ou plusieurs points bas où l’on peut reprendre l’effluent pour le
relever, on utilise ce type de schéma
14
CHAPITRE 3 : EVACUATION ET TRAITEMENT
DES EAUX USEES D’UN BATIMENT DE TYPE R+3
À USAGE D’HABITATION.
Notre ouvrage est un bâtiment de type R+3 à usage d’habitation à étage courant et
constituer de quatre (04) appartements par étage. La distribution des différentes pièces de
chaque appartement est récapitulée dans le tableau ci-dessous.
Pièces Séjour Salle à mangé Cuisine Chambre Salle de Salle
bain d’eau
Nombre 01 01 01 02 01 01
15
Tableau 2: Débit de vidange des sanitaires
Les diamètres minimaux des vidanges recommandées sont dressés dans le tableau ci-dessous :
17
Tableau 4: Diamètre des collecteurs d’eaux usées [1]
18
Tableau 5: récapitulatif du calcul des collecteurs d’étages
0,8
𝐷é𝑏𝑖𝑡 𝑝𝑟𝑜𝑏𝑎𝑏𝑙𝑒 = 𝑘 × 𝑄𝑏 = 𝑄𝑏 𝑄𝑝 = 2,78 l/s
√𝑁 − 1
Diamètre de canalisation et pente (tableau 4) 𝑫 = 𝟗𝟎 𝒎𝒎 avec 𝒑 = 𝟎, 𝟎𝟐
Débit évacuation eaux usées
Appareils Nombre
(vidanges) (l/s)
W.C 08 1,5
Collecteur
𝐷é𝑏𝑖𝑡 𝑏𝑟𝑢𝑡 = ∑ 𝑛𝑖 𝑄𝑖
d’eaux vannes 𝑖 𝑄𝑏 = 12 𝑙/𝑠
d’étage
0,8
𝐷é𝑏𝑖𝑡 𝑝𝑟𝑜𝑏𝑎𝑏𝑙𝑒 = 𝑘 × 𝑄𝑏 = 𝑄𝑏 𝑄𝑝 = 3,62 l/s
√𝑁 − 1
Diamètre de canalisation et pente (tableau 4) 𝑫 = 𝟗𝟎 𝒎𝒎 avec 𝒑 = 𝟎, 𝟎𝟒
Tableau 6: récapitulatif du calcul des collecteurs du bâtiment
19
𝐷é𝑏𝑖𝑡 𝑏𝑟𝑢𝑡 = ∑ 𝑛𝑖 𝑄𝑖 𝑄𝑏 = 73,6 𝑙/𝑠
𝑖
0,8
𝐷é𝑏𝑖𝑡 𝑝𝑟𝑜𝑏𝑎𝑏𝑙𝑒 = 𝑘 × 𝑄𝑏 = 𝑄𝑏 𝑄𝑝 = 5,58 l/s
√𝑁 − 1
𝑫 = 𝟏𝟐𝟎 𝒎𝒎 avec 𝒑=
Diamètre de canalisation et pente (tableau 4)
𝟎, 𝟎𝟐
Débit évacuation eaux usées
Appareils Nombre
(vidanges) (l/s)
W.C 32 1,5
20
Figure 11: Chutes d’eau vanne et d’eau usées prolongées par une ventilation primaire
21
Tableau 8: Abaque de calcul de gouttière et de chute d’eau de pluie [1].
22
3-3-1-Calcul des dimensions du chéneau.
Nous optons pour un chéneau de section rectangulaire qui ceinture les quatre côtés de
notre couverture. La toiture de notre bâtiment étant à deux pentes, le chéneau mis en place devra
être capable de provenant de la moitié de la surface projetée sur un plan horizontal du toit.
𝑠𝑢𝑟𝑓𝑎𝑐𝑒 ℎ𝑜𝑟𝑖𝑧𝑜𝑛𝑡𝑎𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑡𝑜𝑖𝑡𝑢𝑟𝑒 240
𝑠𝑢𝑟𝑓𝑎𝑐𝑒 𝑑′ 𝑒𝑚𝑝𝑟𝑖𝑠𝑒 𝑑𝑢 𝑐ℎé𝑛𝑒𝑎𝑢 = = = 120 𝑚2
2 2
L’abaque ci-dessus nous permet de choisir une section de 𝑆𝑐ℎé𝑛𝑒𝑎𝑢 = 1,1 × 230 = 253 𝑐𝑚2
On adoptera un cheneau de base 30 cm et de hauteur 10 cm et de pente 1 mm/m soit
une section pratique S =𝟑𝟎𝟎 𝒄𝒎𝟐 .
3-3-2-Calcul des dimensions de la chute d’eau de pluie.
Nous optons pour une chute de section circulaire avec moignon conique. La toiture de
notre bâtiment étant à deux pentes avec deux chéneaux présentant une faible pente, il faudra une
chute pour desservir chaque chéneau. On aura par conséquent de chutes d’eau de pluie reprenant
chacune les eaux provenant de la moitié de la surface du toit.
𝑠𝑢𝑟𝑓𝑎𝑐𝑒 ℎ𝑜𝑟𝑖𝑧𝑜𝑛𝑡𝑎𝑙𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑡𝑜𝑖𝑡𝑢𝑟𝑒 240
𝑠𝑢𝑟𝑓𝑎𝑐𝑒 𝑑 ′ 𝑒𝑚𝑝𝑟𝑖𝑠𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑐ℎ𝑢𝑡𝑒 = = = 120 𝑚2
2 2
L’abaque ci-dessus nous permet de choisir des dimensions suivantes de chute avec moignon
conique :
𝒅 = 𝟏𝟏𝟎 𝒎𝒎 𝑫 = 𝟐𝒅 = 𝟐𝟒𝟎 𝒎𝒎
𝑯 = 𝟏, 𝟓𝒅 = 𝟏𝟔𝟓 𝒎𝒎 𝒂 = 𝟏𝟎 𝒄𝒎 ; 𝒃 = 𝟑𝟎 𝒄𝒎
Diamètre de la chute d’eau de pluie est 𝒅 = 𝟏𝟏𝟎 𝒎𝒎.
23
3-4-Etude de la fosse septique.
3-4-1-Principe de fonctionnement.
Une fosse septique avec compartiment d’oxydation et filtre bactérien représente une
solution d’assainissement autonome plus avancée, conçue pour améliorer la qualité de l’effluent
rejeté. Ce système combine les principes de la fosse septique traditionnelle avec des étapes de
traitement supplémentaires pour une épuration plus poussée des eaux usées.
Dégraisseur : la première partie du processus d’oxydation s’effectue dans ce
compartiment. Les eaux usées entrent dans ce compartiment de la fosse ou se produit la
sédimentation des matières solides et la séparation des graisses. Les boues se déposent au fond,
tandis que l’écume flotte à la surface. Une partie de la matière organique est décomposée par des
bactéries anaérobies.
Incubateur : la suite (deuxième partie) du processus d’oxydation s’effectue dans ce
compartiment. L’effluent prétraité dans le dégraisseur est ensuite dirigé vers un compartiment
d’incubation. Ce compartiment est aéré, soit naturellement, soit artificiellement (par exemple,
avec un aérateur). L’apport d’oxygène favorise le développement de bactéries aérobies, qui
décomposent la matière organique restante de manière plus efficace que les bactéries anaérobies.
Ce processus réduit considérablement la charge polluante de l’eau.
Filtre Bactérien (ou Filtre Biologique) : Après l’oxydation de la matière, l’eau passe à
travers un filtre bactérien. Ce filtre est constitué d’un matériau granulaire (sable, gravier,
pouzzolane, etc.) sur lequel se développent des colonies de bactéries. Ces bactéries fixées
continuent à dégrader la matière organique et à retenir les particules en suspension. Le filtre
bactérien affine le traitement de l’eau et améliore sa qualité.
Fosse d’aération du lit bactérien : c’est un regard situé après le filtre ou la fosse
septique réalisé pour contrôler l’effluent avant son évacuation. L’évacuation de l’Effluent L’eau
traitée par le filtre bactérien est ensuite évacuée vers le milieu naturel, généralement par
infiltration dans le sol (puits d’infiltration). Dans certains cas, un système de drainage peut être
nécessaire pour assurer une bonne répartition de l’eau dans le sol.
24
Figure 12: coupe longitudinale d’une fosse septique [2].
3-4-2-Dimensions de la fosse septique.
Le dimensionnement d'une fosse septique avec compartiment d'oxydation et filtre
bactérien (aussi appelée fosse toutes eaux avec traitement secondaire) dépend du nombre
d'habitants, de la consommation d'eau et des normes locales. Voici les étapes clés pour un
calcul conforme aux standards (EN 12566-3 ou DTU 64.1 en France).
- Dimensions du dégraisseur (prétraitement) :
La partie décantation primaire suit la règle standard :
𝑉1 = 𝑇 × 𝑃 × 𝐶
𝑷 = 𝑁𝑜𝑚𝑏𝑟𝑒 𝑑′ ℎ𝑎𝑏𝑖𝑡𝑎𝑛𝑡𝑠 = 5 × 16 = 80 ℎ𝑎𝑏𝑖𝑡𝑎𝑛𝑡𝑠
𝑪 = 𝐶𝑜𝑛𝑠𝑜𝑚𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑 ′ 𝑒𝑎𝑢 𝑝𝑎𝑟 𝑝𝑒𝑟𝑠𝑜𝑛𝑛𝑒 = 𝟏𝟓𝟎 𝑳/𝒋𝒐𝒖𝒓
𝑻 = 𝑇𝑒𝑚𝑝𝑠 𝑑𝑒 𝑟é𝑡𝑒𝑛𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑚𝑖𝑛𝑖𝑚𝑎𝑙 (𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠)𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑝𝑒𝑟𝑚𝑒𝑡𝑡𝑟𝑒 𝑙𝑎 𝑑é𝑐𝑎𝑛𝑡𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛
𝑒𝑡 𝑙𝑎 𝑑𝑖𝑔𝑒𝑠𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑎𝑛𝑎é𝑟𝑜𝑏𝑖𝑒 = 1 𝑗𝑜𝑢𝑟𝑠.
𝑉1 = 12 𝑚3
En considérant une fosse de largeur 3 m et de profondeur 2 m le compartiment de prétraitement
1𝑉
aura une longueur𝐿1 = 3×2 = 2 𝑚.
25
- Dimensions de l’incubateur (traitement secondaire) :
Ce compartiment permet une aération forcée (avec diffuseurs d'air) ou naturelle pour
favoriser les bactéries aérobies. Son volume est généralement 50 à 100 % du volume de la fosse
primaire.
𝑉2 = 0,5 × 𝑉2 = 6 𝑚3
En considérant une fosse de largeur 3 m et de profondeur 2 m l’incubateur aura une
2 𝑉
longueur𝐿2 = 3×2 = 1 𝑚.
m.
26
CONCLUSION
27
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
[1] Adrait, R., & Sommier, S. (1979). Guide du constructeur en bâtiment, Paris,
HACHETTE, Edition 2012.
[2] Embogo, D., Nyebel, S., Le guide du tâcheron : Conduire un chantier de construction
en environnement subsaharien, Deuxième édition.
[3] Wethé, J., Radoux, M., & Tanawa, E. (2003). Assainissement des eaux usées et risques
socio–sanitaires et environnementaux en zones d’habitat planifié de Yaoundé
(Cameroun). VertigO-la revue électronique en sciences de l'environnement, 4(1).
[4] Ghislain, N. E., Estelle, Y. G., Collins, K. A. N. A., Tiafack, O. J. U. K. U., Merveille,
N. T. G., & Maximilien, E. N. Revue Canadienne de Géographie Tropicale Canadian
Journal of Tropical Geography.
[5] Tiomele, S. A. T., & Kamdem, M. S. (2022). Logiques d’acteurs dans la gestion des
eaux usées et assainissement dans la commune d’arrondissement de Bafoussam 1er
(Ouest-Cameroun). ESI Preprints, 7, 196-196.
28