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CJS 26 Decembre 2020 Revue Saine Abondance 26 SD

La revue Saine Abondance de décembre 2020 aborde la permaculture et l'importance des paillages pour enrichir le sol et favoriser la biodiversité. Elle présente également des associations végétales, notamment le kaki, la courge de Siam et l'échalote grise, en détaillant leurs bénéfices pour la santé et l'environnement. Enfin, des conseils pratiques pour cultiver ces plantes et améliorer son jardin sont fournis.

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La revue Saine Abondance de décembre 2020 aborde la permaculture et l'importance des paillages pour enrichir le sol et favoriser la biodiversité. Elle présente également des associations végétales, notamment le kaki, la courge de Siam et l'échalote grise, en détaillant leurs bénéfices pour la santé et l'environnement. Enfin, des conseils pratiques pour cultiver ces plantes et améliorer son jardin sont fournis.

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ISSN : 2673-5598 (print) – 2673-558X (web)

Revue

Décembre 2020 • n° 26
SAINE
ABONDANCE
Votre présence est si précieuse

Bonjour Florence,
Merci pour vos précieux conseils et vos dos-
siers mensuels et autres. Dès septembre,
grâce à vos encouragements à tous, débutant
ou pas, je me suis remise à préparer mon po-
tager avec la ferme volonté de l'améliorer (et
à pratiquer la permaculture) […].
Cela fait 17 ans que nous vivons dans un vil-
lage de 1 400 habitants, à côté de Rambouil-
let […]. J'ai toujours fait un potager […], il a
grandi au fil du temps. J'ai aussi installé de
gros réservoirs d'eau de pluie. J'aime et res-
pecte tellement Dame Nature que je n'y mets
jamais aucune substance nocive. […]
Bref, beaucoup était déjà là, il me fallait
quelques conseils et encouragements pour
redémarrer. […] J'ai tout préparé (désher-
bage, apport de fumier mûr, BRF et paille)
pour bien démarrer au printemps. J'ai semé
des fleurs, et les calendulas (des années pré-
cédentes) ressurgissent. Il y a des fleurs ail-
leurs, deux parcelles derrière (à 20 m du po-
tager) et pleins devant la maison pour nos
amis volatiles.
Merci beaucoup pour tout. […]
Cordialement
Marie-Pierre
Sommaire
4 Pour bien commencer
Le regard permacole du mois
Le geste incontournable du mois

7 Mon association du mois


Kaki – Courge de Siam – Échalote grise
Portraits de plantes
• Son Histoire
• Ses bénéfices pour ma santé
• Ses atouts biodiversité chez moi
Comment les cultiver de A à Z

30 Le Club Saine Abondance


Le réseau de permaculteurs d’ici et d’ailleurs

31 Le talent du mois
Pour bien commencer
Le regard permacole du mois
On dit que la nature a horreur du vide. Nous ne pouvons que constater que
lorsqu’un champ est abandonné, très vite le monde végétal, graminées, fleurs,
arbustes, arbres… colonisent spontanément le terrain.

Les systèmes en permaculture s’inspirent de la sagesse de la nature pour créer


des jardins résilients, riches en biodiversité, et qui permettent aux jardiniers de
travailler intelligemment.

Voilà pourquoi, ce mois-ci, le regard permacole consiste à comprendre l’intérêt


des paillages et des couvre-sols. En effet, si vous observez les champs cultivés
où la terre est laissée à nu, vous constaterez qu’il y a de moins en moins de vie
dans le sol.

L’absence de matière organique ne permet pas la création d’humus. Or l’hu-


mus est le support fondamental qui fait du sol un milieu vivant et en assure la
fertilité. Sans humus il est impossible aux micro- et macro-organismes de se
développer. La terre se dessèche, c’est le début d’une désertification.

Par contre, lorsque la terre est couverte de végétation, votre sol est protégé
des intempéries ou des réchauffements excessifs. Les plantes limitent l’évapo-
ration et favorisent la vie du sol en se décomposant. Elles facilitent la présence
de champignons, de bactéries, de vers de terre, d’insectes…

La couverture organique mise en place, que ce soit un paillage, du BRF (le


« Bois Raméal Fragmenté » qui correspond au broyage de jeunes branches de
feuillus récupérées après une taille de haie ou un élagage), ou un engrais vert
va enrichir le sol en se décomposant.

4
Pour bien commencer

LES 6 BÉNÉFICES DES COUVRE-SOLS


1. Créer de l’humus, 4. Limiter l’évaporation de l’eau
2. Stimuler la vie microbienne, et réduire ainsi les arrosages,
3. Nourrir les micro- et macro- 5. Protéger de l’érosion,
organismes qui se chargeront 6. Empêcher le développement
du travail du sol, des herbes indésirables.

Le cas d’engrais verts :

On appelle engrais vert les plantes cultivées dans le but d’améliorer la fertilité
et la structure du sol. Les engrais verts stimulent la vie microbienne du sol
en mettant à disposition une nourriture abondante. Leurs racines plongeantes
travaillent la terre en profondeur et en améliorent la structure.

Ils assurent une couverture du sol, ce qui le protège de l’érosion et limite le


développement d’herbes indésirables. Ils captent des éléments minéraux dans
les profondeurs du sol, et dans l’air s’il s’agit de légumineuses. Ces nutriments
seront ensuite utiles pour les cultures suivantes.

Exemple d’engrais vert : la phacélie

Le geste incontournable du mois


Chaque parcelle de votre jardin est potentiellement un espace de terre où vous
pouvez pailler ou semer des engrais verts. Les apports se feront en fonction de
la saison et de la texture de votre sol. Quoi qu’il en soit, l’important est que votre
sol ne soit jamais à nu.

5
Revue Saine Abondance • Décembre 2020 • n° 26

Si vous choisissez de faire un paillage, le moment idéal est l’automne, avant que la
terre ne soit trop froide. Si vous ne l’avez pas encore fait, il n’est jamais trop tard.

Dans l’idéal, placez sur votre sol un matériau équilibré, c’est-à-dire qui soit à la
fois riche en cellulose (indispensable à la formation d’humus) et en azote (né-
cessaire au démarrage du processus de décomposition). Le foin ou le BRF sont
des matériaux qui répondent à ces deux besoins.

Pour un sol lourd et argileux, le paillage doit faire 3 cm d’épaisseur maximum.


Installez-le de préférence après une bonne pluie.

Pour un sol sableux, le paillage peut être plus épais : 5 cm ou plus.

Au printemps, les sols lourds mettent plus de temps pour se réchauffer. C’est
pourquoi il est nécessaire d’attendre un peu avant d’ajouter un paillage à cette
période. Il ne doit pas excéder 1 cm d’épaisseur. Désherbez avant son installa-
tion et faites de nouveaux apports dès que la couverture a disparu.

A l’inverse, les sols sableux se réchauffent vite. La couverture pourra être plus
épaisse : 5 cm ou plus.

Pour pailler, vous pouvez utiliser : la paille, les fougères, les tontes de gazon,
les fanes et les adventices du jardin, les engrais verts…

Les matériaux secs et grossiers (paille, foin, tonte de gazon, fougères), à dé-
composition lente, sont plus adaptés aux sols lourds.

Les matériaux humides à décomposition rapide (herbes vertes, fanes de lé-


gumes) doivent être utilisés en couche mince.

Les engrais verts se sèment avant ou après une culture. Ils seront fauchés en
début de floraison. Laissez-les sécher sur place et attendez 4 à 5 semaines
avant de remettre une culture sur la parcelle.

6
Mon association végétale

Mon association
végétale
Kaki – courge de Siam – échalote grise
Portraits de plantes
L’arbre du Kaki, l’arbre de Noël

FICHE BOTANIQUE
Nom latin : Diospyros kaki
Famille Botanique : Ebénacées
Origine : Asie, Chine, Japon
Parties utilisées : feuilles, fleurs, graines

La première fois que j’ai vu un arbre à kakis, je suis restée émerveillée. J’avais
sous les yeux, en plein mois de décembre, un arbre sans feuilles, couvert de
fruits rouge orangé… un vrai arbre de Noël décoré de boules colorées… Pendant
un court instant, je me suis surprise à chercher où pouvait bien s’être caché le
Père Noël !

Cet arbre, aussi connu sous le nom de plaqueminier du japon ou plaqueminier


de Chine, est un arbre au port arrondi ou pyramidal. Très rustique, il résiste à
des froids de moins 15 °C à moins 20 °C. Ses feuilles larges, ovales de couleur
verte, se teintent de rouge en automne, ses fruits à la peau lisse de couleur
orangée ressemblent à des tomates.

7
Revue Saine Abondance • Décembre 2020 • n° 26

Les fruits du kaki sont très appréciés en Asie, particulièrement en Chine, en


Corée et au Japon, où le kaki est devenu le fruit national surnommé « fruit de
la longévité ». Le fait que ce soit l’arbre le plus répandu dans ces pays fait de lui
un arbre emblématique.

Les Européens ont fait la connaissance du kaki au XVIIe siècle. Mentionné pour
la première fois en France par un moine jésuite en 1613, sa culture en tant
qu’arbre fruitier ne commencera que très lentement à partir de la moitié du
XIXe siècle, à cause de la médiocrité des variétés introduites dans les jardins.
Par contre, quand il arrivera aux États-Unis à la fin du XIXe siècle, il prendra ra-
pidement une place importante, particulièrement dans les États du Sud et en
Californie. En 1927, dans le seul État de Floride, on en comptait 88 000 pieds,
de variétés améliorées. Il existe aujourd’hui plus de 800 variétés au Japon et
près de 2000 en Chine.

Le kaki et votre santé.


Le kaki est particulièrement riche en carotène. C’est avec la mangue, le melon
et l’abricot, l’un des fruits les plus riches en provitamines A. Il contient égale-
ment du potassium, du calcium, du phosphore et en plus petite quantité du
magnésium et du sodium, et divers oligoéléments comme le fer, le cuivre, le
zinc et le manganèse.

Ses fruits contiennent des antioxydants, caroténoïdes, vitamine C, tannins,


flavonoïdes, qui leur confèrent des vertus intéressantes contre l’hypertension
en préventif et contre le diabète en traitement, et particulièrement contre les
maladies coronariennes.

Ses feuilles sont également utilisées en Asie contre les problèmes de tension
artérielle et ont des effets anticoagulants. Des essais cliniques montrent que
les extraits de feuilles de kaki protègent du stress oxydatif causé par un en-
vironnement pollué ou des situations difficiles qui ouvrent la voie à des dom-

8
Mon association végétale

mages cellulaires notamment au niveau de l’ADN, en conséquence à des mala-


dies comme le vieillissement prématuré de la peau ainsi que le diabète.

Le fruit du kaki riche en fructose et en


fibres est idéal pour améliorer la diges- Pour leur richesse en vitamines, les
tion et favoriser le transit intestinal. Sa kakis égalent les mandarines. Pour
richesse en vitamines permet d’amé- leur richesse en sucre, ils sont su-
liorer le système immunitaire, ses pro- périeurs aux poires, aux pommes,
priétés antioxydantes protègent des aux pêches et aux abricots.
maladies cardio-vasculaires.

Pour la consommation, le fruit du kaki est âpre et donne une sensation râpeuse
lorsqu’il n’est pas assez mûr. Il faut attendre qu’il soit un peu mou pour le dé-
guster. Il existe deux types de kaki, l’un qui se croque comme une pomme et
l’autre mou qui peut se manger à la petite cuillère une fois coupé en deux. Il
existe des kakis oranges et des kakis rouges comme des tomates.

Vous pouvez le manger comme un fruit classique, mais aussi en salade de


fruits, dans un gâteau, ou en faire de délicieuses confitures. Et si en plus vous
prenez en compte la grande teneur en matière sèche du kaki (jusqu’à 40 %,
dont la moitié est facilement assimilable par l’organisme sous forme de sucre),
vous avez là un produit de grande qualité nutritive.

Les kakis peuvent également accompagner vos plateaux de fromages ou se mettre


en garniture d’un plat de volaille. À vous de découvrir toutes leurs possibilités !

La meilleure façon de les conserver est dans un espace sombre (ou clair si
vous voulez qu’ils mûrissent plus vite) et de préférence pas trop sec, sinon les
fruits se rident et se dessèchent sans mûrir convenablement. La température
idéale de conservation est de 0 à 1 °C, ou au frigidaire. Ils peuvent également
se congeler.

En fruit sec, le kaki est aussi prisé que les dattes et les figues !

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Revue Saine Abondance • Décembre 2020 • n° 26

MOUSSE DE KAKI Le kaki et la biodiversité


POUR 4 PERSONNES L’arbre est en lui-même « biodiversi-
té » à part entière, ses fonctions et
usages sont innombrables.

Il améliore la fertilité, l’humifica-


tion et l’humidification des sols. Il
module les conditions microclima-
tiques, protège les cultures, capte
le carbone, absorbe les polluants
atmosphériques et produit de l’oxy-
gène. Il remonte la nappe phréatique
à la surface et les minéraux. Il est un
brise-vent, il limite l’érosion et parti-
Ingrédients cipe efficacement au cycle de l’eau.
Il procure du broyat pour le paillage,
• 2 kakis bien mûrs du bois pour faire nos maisons, nos
• 2 cuillères à soupe de sucre roux meubles, et pour fabriquer le papier
• 1 morceau de gousse de vanille et des biocarburants. Il offre du pollen
• 85 ml de mascarpone aux pollinisateurs, des fruits aux oi-
• 1 blanc d’œuf seaux et aux humains, des abris pour
• 2/3 ml de cannelle, muscade la faune. Il nous offre son ombre pour
• 4 ramequins nos moments de détente, et il em-
bellit les paysages. Enfin, il est ma-
Préparation gnifique à contempler !

1. Épluchez et coupez les kakis en Et comme si ce n’était pas suffisant,


morceaux, ajoutez la vanille et ré- la fertilité du kaki est extraordinaire,
duisez en purée à l’aide d’un mixeur les arbres de la variété Hachiya culti-
(vous pouvez les passer au tamis vée en Californie donnent jusqu’à
pour obtenir une purée plus lisse) 150 kg de fruits par arbre.
2. Mélangez la purée de kaki avec
le sucre
3. A l’aide d’un batteur à main, in-
corporez le mascarpone. Réservez.
4. Dans un bol, montez le blanc
d’œuf en neige
5. Incorporez délicatement 1/3 du
blanc d’œuf dans la purée, ajoutez
le reste du blanc d’œuf avec les
épices moulues.
6. Versez la mousse dans les
ramequins et laissez au réfrigéra-
teur pendant 3 heures minimum.

10
Mon association végétale

La courge de Siam, le cadeau inattendu

FICHE BOTANIQUE
Nom latin : Cucurbita ficifolia
Famille botanique : Cucurbitacée
Origine : Mexique, Thaïlande
Partie utilisée : chair, fruit

Une curieuse histoire accompagne la courge de Siam : cette plante serait ori-
ginaire du Mexique, où elle est connue sous le nom de Chilacayote. Pourtant
notre histoire se passe à Paris, en 1848. Le Roi de Siam (Thaïlande aujourd’hui)
offrit au Roi français Louis-Philippe, une paire de buffles. Les animaux furent
hébergés au Jardin des Plantes à Paris, accompagnés de leur nourriture exo-
tique : « la pulpe de la Courge de Siam ». Elle était conservée dans des ton-
neaux. Les jardiniers des lieux, curieux, recueillirent les graines noires qui se
trouvaient dans cette espèce de « choucroute ».

Comme tout bon jardinier, ces messieurs s’empressèrent de semer ces éton-
nantes graines noires dans leur beau Jardin des Plantes. Au bout de quelques
mois, ils obtinrent plusieurs magnifiques fruits de plus de 8 kg chacun. Grosses
comme des pastèques, elles ne ressemblaient à aucune autre courge connue
à cette époque ! Leur robe vert bouteille, toute tachetée de blanc, leur don-
nait un aspect attirant. Ils ne furent pas déçus lorsqu’ils découvrirent leur chair
blanche légèrement sucrée, filandreuse comme des spaghettis.

Ainsi, à la fin du XIXe siècle, un confiseur astucieux eut l’idée d’en faire une confi-
ture « Cheveux d’Ange » en ajoutant du miel d’acacia. Elle connut un énorme
succès jusqu’au début du XXe siècle !

La courge de Siam pour votre santé


Les courges sont particulièrement riches en provitamines A, idéales pour renforcer
votre système immunitaire. Elles contiennent davantage de calcium que le fromage
blanc, davantage de magnésium que le chocolat et davantage de fer que les lentilles.

Parlons cuisine : Cette courge est différente des autres courges, car vous pou-
vez aussi bien la cuisiner pour accompagner vos plats salés que pour préparer
de délicieux desserts. Sa chair blanche ressemble à du vermicelle. Elle se pré-
pare en gratin, farcie, sautée à la poêle, ou en potage. Dans certaines régions,
on utilise ses filaments pour préparer de la choucroute et les chutneys. Elle
s’intègre à merveille aux cakes, pizzas et risottos.

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Revue Saine Abondance • Décembre 2020 • n° 26

RECETTE DE LA CONFITURE DE CHEVEUX D’ANGE


Ingrédients 3. Une fois cuite, ouvrez la courge
en deux et prélevez le maximum de
• 1 courge de Siam chair, retirez les graines, coupez la
• Le poids pour le sucre varie selon chair en morceaux.
la quantité de chair recueillie
(50 % du poids total de chair 4. Pesez la chair et placez-la dans
utilisée) une grande casserole, ajoutez 50 %
• 1 bâton de cannelle - ½ gousse de son poids en sucre.
de vanille - Le jus d’une orange
5. Ensuite faites-là cuire à feu vif,
Préparation ajoutez le jus d’orange, le bâton de
cannelle et la vanille. Remuez sou-
1. Préchauffez le four à 180 °C, pla- vent jusqu’à atteindre le point de
cez la courge entière, lavée mais non gélification (104 – 105 °C environ).
pelée, et laissez cuire 45 minutes à
1 heure, jusqu’à que la chair soit com- 6. Retirez le bâton de cannelle et
plètement tendre (glissez de temps mettez en pot immédiatement pen-
en temps un couteau pour vérifier). dant que c’est chaud, fermez et re-
tournez les pots, laissez refroidir.
2. Vérifiez que la peau ne brûle pas,
diminuez la température du four si 7. Attendez 8 jours au moins avant
nécessaire, et couvrez d’un papier de déguster, la confiture aura alors
sulfurisé. développé tous ses arômes.

Pour vos recettes sucrées, ses filaments tendres et charnus vous permettent
de confectionner de succulentes confitures. La recette de la confiture de
« Cheveux d’Ange » spécifique à la courge de Siam est très consommée dans
certains pays. Vous pouvez également préparer des beignets et des gâteaux
avec sa chair délicatement sucrée.

12
Mon association végétale

La courge de Siam et la biodiversité.


La mondialisation est responsable de la perte de la biodiversité. Il y a moins
d’un siècle, nos ancêtres cultivaient dans leur jardin plus de 150 variétés de
courges différentes. Aujourd’hui, si vous achetez vos plants de courge en jardi-
nerie, vous retrouverez toujours, systématiquement, les mêmes variétés.

La courge de Siam, peu connue et différente des autres courges, vous permet de
cultiver de la biodiversité. En diversifiant les variétés de courge dans votre jardin,
vous contribuez à la sauvegarde de ce patrimoine légué par nos ancêtres.

Les courges sont des plantes qui ont besoin de pollinisateurs pour se repro-
duire. Dans la nature, les végétaux et les animaux s’entraident mutuellement
et naturellement pour survivre. S’il n’y a plus de fleurs à butiner, les insectes
disparaîtront, s’il n’y a pas d’insectes, les courges ne donneront pas de fruits.
Chaque maillon compte, chaque plante participe à la protection de ce délicat
équilibre qui constitue notre biodiversité.

Et si vous faites partie de ces jardiniers passionnés qui récoltent et repro-


duisent leurs propres graines, sachez que la courge de Siam ne se croise pas
avec les autres courges. Vous pouvez donc facilement récupérer vos graines
pour les ressemer l’année suivante. La nature étant généreuse et les graines
abondantes, vous pourrez en offrir à vos amis et voisins qui seront sûrement
ravis de découvrir une nouvelle variété.

L’échalote Griselle, parfumée et très rare

FICHE BOTANIQUE
Nom latin : Allium oschaninii
Famille botanique : Liliacée
Origine : Asie centrale,
est de la Méditerranée
Partie utilisée : bulbes, tiges

La plupart des échalotes ne sont pas des espèces à part. Il s’agit d’une varié-
té d’oignon qui se distingue par la production de plusieurs caïeux, comme l’ail
(alors que l’oignon ne fait qu’un seul bulbe). Ils sont tous issus du même genre
Allium et de la même espèce botanique « cepa » (d’où leur nom scientifique
Allium cepa). L’échalote grise appartient à une autre espèce (Allium oschaninii)
qui se distingue par ses racines épaisses, sa tunique extrêmement dure, et
son feuillage de couleur grisâtre. Elle est parfaitement stérile, ce qui reste au-
jourd’hui encore une énigme.

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Revue Saine Abondance • Décembre 2020 • n° 26

L’échalote est citée dans le Capitulaire de Villis de Charlemagne. Elle faisait


partie des légumes que le Roi souhaitait voir cultiver dans tous les jardins
où il se rendait. Consommée depuis la plus haute antiquité, les Egyptiens,
les Perses et les Romains la cultivaient déjà et la considéraient comme sa-
crée. Rapportée par les Croisés, elle arriva en France dès le XIIe siècle. On la
cultiva alors en Bretagne et en Anjou.

L’échalote et votre santé.


Considérée comme un véritable « alicament » combinant les vertus d’un ali-
ment et d’un médicament, elle est source de plusieurs minéraux et oligoélé-
ments. Sa richesse en vitamines B9 et B6 nous aide dans le renouvellement
cellulaire et favorise la formation de globules rouges. Elle est très intéressante
pour les femmes enceintes et pour les enfants en période de croissance. Éga-
lement riche en antioxydants, elle participe au bon fonctionnement de notre
système nerveux et renforce nos défenses immunitaires.

Des études in vitro ont démontré des effets antimicrobiens et antifongiques per-
mettant à l’organisme de se défendre contre les microbes et les virus. Elles ont aussi
des propriétés diurétiques, anti-infectieuses et aphrodisiaques. L’un des grands in-
térêts de l’échalote est son taux en certaines substances soufrées qui lui donnent
son odeur et sa saveur. Ses principes actifs, comme ceux des oignons, sont égale-
ment antiallergiques, antiasthmatiques, antibiotiques. Ils permettent d’évacuer les
vers, régulent le diabète, les maux d’estomac, la fièvre, la grippe, la toux. Sous forme
de jus, ils hâtent la guérison des aphtes et autres inflammations de la bouche.

L’échalote Griselle, surnommée « Reine de la cuisine », « l’échalote des gour-


mets », est plus rare que les autres.

Elle est pourtant plus parfumée que les autres échalotes. Elle est aussi plus
lacryfère, c’est pourquoi il est conseillé de la couper dans le sens de la longueur
et de la passer sous le robinet pour réduire son effet larmoyant. Réputée pour
sa saveur, c’est la variété la plus utilisée en cuisine.

Légume condimentaire indissociable de la cuisine française, crue ou cuite


l’échalote Griselle se marie avec tous vos plats.

Ses usages en cuisine :

Crue, ajoutée à votre vinaigrette elle rend vos salades encore plus appétis-
santes. Elle accompagne à merveille les coquilles St-Jacques et les huîtres.
Ajoutée à des fruits secs, elle parfume délicatement vos pommes de terre.

Vous pouvez également utiliser les échalotes germées, les petites pousses
aromatiseront délicieusement le fromage blanc ou le fromage frais. Lors de la

14
Mon association végétale

récolte, vous pouvez également consommer les tiges vertes comme de la ci-
boulette, crues ou cuites.

Elle apporte un parfum délicat lorsqu’elle est cuisinée avec du poisson, et elle
entre dans la composition de nombreuses sauces : béarnaise, bordelaise etc.

LE BEURRE À L’ÉCHALOTE
Le beurre à l’échalote est incon-
tournable en accompagnement de
l’entrecôte ou de la bavette : faites
réduire 200 g d’échalotes émincées
dans 20 g de beurre, ajoutez 1 cuil-
lère à soupe de miel et 3 cuillères
à soupe de vin blanc. Laissez cuire
15 min sur feu doux en remuant.

RECETTE DE POTIMARRON ET ÉCHALOTE AU MIEL


La saveur salée sucrée de cette Préparation
recette s’accorde bien avec les vo-
lailles rôties. 1. Préchauffez le four à 180 °C
(th. 7). Épluchez et épépinez le poti-
Ingrédient marron, puis coupez-le en morceaux.
2. Épluchez les échalotes et ajoutez-
• 1 potimarron les dans une jatte avec le potimar-
• 12 échalotes ron, salez et poivrez, puis rajoutez le
• 2 cuillères à soupe de miel reste des ingrédients. Mélangez bien
liquide pour enrober les légumes.
• 2 cuillères à soupe d’huile d’olive 3. Disposez la préparation dans un
• Sel, poivre, une branche de thym plat à four et laissez cuire pendant
35 min en retournant à mi-cuisson,
les légumes doivent être dorés et
fondants.

Coup de pouce à la biodiversité !


L’échalote fait partie de la famille des Liliacées comme l’ail, la ciboulette, les cives,
l’oignon, les poireaux, et certaines fleurs ornementales dont le lis, les tulipes, la ja-
cinthe et le muguet. Toutes ces plantes protègent nos cultures des pucerons et
autres insectes ravageurs, elles éloignent également les taupes et les campagnols.

Elles font le bonheur des jardiniers et de la biodiversité, car elles demandent


très peu de soin et sont faciles à cultiver. L’échalote grise, comme toutes les
Liliacées, est vivace, ce qui facilite son implantation dans nos jardins.

15
Revue Saine Abondance • Décembre 2020 • n° 26

Comment les cultiver de A à Z


Cultiver en association les arbres, les plantes vivaces et les légumes participent
à l’entretien du délicat équilibre de nos jardins.

Les plantes s’entraident : l’arbre fournira de l’ombre à nos courges et aidera à


la création d’humus dans notre sol. De leur côté, les échalotes protégeront les
cultures de certains ravageurs. L’objectif de la permaculture est d’associer les
plantations pour faciliter la création d’un biotope, et c’est grâce à ce biotope
que votre jardin deviendra de plus en plus autonome et résilient.

Comment cultiver le kaki dans cette association ?


Calendrier de culture

L’arbre du kaki a ses exigences. Certaines variétés que vous cultivez ont besoin
d’une pollinisation abondante pour produire leurs fruits, au risque de provoquer
une chute massive des fleurs (ce qui provoque une récolte pratiquement nulle).
Heureusement, il existe des variétés qui, même sans pollinisation, ont une fer-
tilité très grande et donnent toujours des fruits.

Curieusement, la situation géographique a également une influence sur les be-


soins en pollinisation : dans les régions humides, la pollinisation est plus néces-
saire que dans les climats demi-secs ou secs.

Cet arbre peut mesurer entre 6 et 15 m selon l’espèce. Très rustique, il résiste
à des températures de – 20 °C. Le plaqueminier demande une exposition bien
ensoleillée, dans l’idéal légèrement inclinée sud ou sud-est. Il a besoin d’un
espace aéré mais pas trop exposé au vent, car ses fruits bien accrochés aux
branches risqueraient de se briser à cause du poids et des secousses.

16
Mon association végétale

Le plaqueminier a besoin d’un sol bien aéré et drainant. L’excès d’humidité


cause la chute des fruits avant maturité, et l’arbre finit par dépérir. Les sols trop
légers, sableux, sont pauvres et la fructification est faible.

J F M A M J J A S O N D
Plantation

Les compagnons du Kaki

Le plaqueminier de Chine préfère les terrains propres et bien défrichés. Tout en


maintenant un périmètre bien entretenu autour de l’arbre, vous pouvez planter
quelques bulbes d’échalotes ou quelques pieds de ciboulette pour le protéger
de certains ravageurs.

Comme c’est un arbre gourmand qui nécessite une bonne pollinisation, vous
pouvez semer un engrais vert riche en azote au printemps. Il apportera des nu-
triments et il servira de couvre-sol, ce qui permettra d’entretenir naturellement
le terrain autour de lui.

Les maladies et les ravageurs

Le principal ennemi du kaki est une petite mouche connue sous le nom de
mouche de l’oranger ou mouche méditerranéenne Ceratitis capitata.

Elle ressemble à une mouche commune, mais avec des ailes un peu plus
grandes et des lignes transversales jaunes sur l’abdomen. Elle cause de ter-
ribles dégâts. La mouche apparaît dès le commencement de l’été, et dépose
ses œufs sous la peau des fruits. Les larves dévorent le fruit depuis l’intérieur.

Les pièges à mouches donnent de


bons résultats : sur les arbres, on
suspend des bocaux-pièges spé-
ciaux dans lesquels on place de l’eau
avec 25 % de vinaigre. Les mouches
sont prises dans le bocal. Je décon-
seille les préparations à base de li-
quide sucré, car celles-ci attireraient
et détruiraient également les abeilles
et les autres pollinisateurs.

Comme nous l’avons vu, en perma-


culture la mise en place du jardin a
pour objectif de devenir un écosys-
tème à part entière. Au fil des années,
il trouve son équilibre et devient de mouche méditerranéenne
plus en plus résilient. Ceratitis capitata

17
Revue Saine Abondance • Décembre 2020 • n° 26

Cette résilience se perçoit lorsqu’un équilibre entre ravageurs et prédateurs


s’installe. Nous pouvons en constater les résultats lorsque maladies et para-
sites sont régulés naturellement. Les « remèdes à base de bocaux » ne sont
alors plus nécessaires.

Quelle variété choisir ?

Il existe une quantité extraordinaire de variétés de kakis, il est donc impossible


de toutes les décrire. Voici quelques variétés typiques, les plus répandues,
celles qui vous donneront des fruits délicieux et des récoltes abondantes.

Les fruits des kakis peuvent être de couleur rouge, rouge-brun, jaune et
jaune-orangé, leur goût est parfois plus âpre ou plus sucré selon les variétés.
Certains sont de forme conique, d’autres sphérique, et d’autres aplatis. La tex-
ture de leur chair varie de juteuse à une consistance crémeuse ou encore à une
consistance de gelée. Enfin, d’autres croquent comme une pomme.

Le plaqueminier Fuyu

Variété non astringente, les fruits de dimensions moyennes sont excellents. La


chair est rouge foncé, bien sucrée et parfumée, se conserve jusqu’à fin janvier.

Le kaki Sharoni

Les fruits sont de taille moyenne, de forme carrée, couleur jaune puis orangé.
La pulpe est assez fine. Cette variété est très productive.

Le kaki Muscat

Cette variété est très décorative, qui produit des fruits ronds orangés sans pé-
pin, la chair est tendre et fondante. Convient bien au climat chaud.

Tutoriel de plantation

Le plaqueminier du Japon se plante au début du printemps ou à l’automne. Il a


besoin d’une terre souple et profonde pour produire en abondance, il est donc
important de bien choisir son emplacement.

Si votre sol est trop argileux ou trop sableux, vous pouvez préparer une butte
de la même façon que vous feriez une culture en lasagne.

Selon ses veines, notre terre en Sologne est soit trop lourde (argileuse), soit
trop sableuse. C’est pourquoi nous plantons tous nos arbres sur des buttes, et
nous avons de très bons résultats.

Voici comment vous pouvez préparer une butte :

18
Mon association végétale

Creusez un trou de 50 cm de large en tous les sens, et de 50 cm de profondeur


au minimum.

Avant de remplir à nouveau le trou, ameublissez le fond avec une fourche bêche
de façon à faciliter le drainage de l’eau.

Remplissez à nouveau le trou avec des couches de différents matériaux : par


exemple, une couche de fumier ou de compost (2 à 3 cm), une couche de broyat
(2 à 3 cm), une couche de terre (2 à 3 cm), une couche de gravier ou de sable
(dans le cas d’une terre argileuse), et à nouveau une couche de fumier ou de
compost, et ainsi de suite…

Terminez la butte avec une couche de terre (celle-là même que vous aviez re-
tirée en creusant le trou), et une couche de compost.

Les kakis sont généralement vendus en pot. Plantez votre kaki en démêlant les
racines qui souvent s’enroulent sur elles-mêmes en formant un chignon, faute
d’avoir assez de place pour se développer lorsqu’elles sont dans un pot. Il est
important que les racines puissent pousser vers le bas.

Creusez un trou dans votre butte, puis plantez votre kaki à l’intérieur en pre-
nant soin de laisser la zone de greffage au-dessus du niveau du sol. Arrosez
abondamment lors de la plantation. Le plaqueminier n’aimant pas la séche-
resse, maintenez les arrosages si le temps est très chaud.

Comment entretenir votre plaqueminier

Cet arbre originaire de climat subtropical humide a besoin d’humidité, mais il


ne tolère cependant pas d’excès au niveau du sol. Si les pluies ne sont pas as-
sez abondantes, il faudra surveiller l’arrosage, particulièrement au moment de
la fructification, avant la maturité des fruits. Après la cueillette, l’arrosage n’est
plus nécessaire.

Votre arbre n’a pas spécialement besoin d’être taillé. Cependant si vous ne le
taillez pas, le plaqueminier s’affaiblira prématurément et les fruits deviendront
plus petits.

Les fruits du kaki, comme ceux du pêcher, poussent sur les coursonnes de
l’année qui ne donnent qu’une fois. Il est donc conseillé de tailler les branches
à partir du sixième œil pour permettre aux bourgeons à fruits de se développer.
Vous pouvez également tailler les branches sèches et celles qui se dirigent
vers le centre. La taille peut se faire à l’automne, au printemps, avant la fructi-
fication, ou même pendant et après la cueillette.

A l’automne, n’hésitez pas à faire un bon apport de compost ou de fumier au


pied de votre arbre à kakis.

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Revue Saine Abondance • Décembre 2020 • n° 26

Quand les récolter ?

Les kakis mûrissent en automne, d’où l’importance d’une exposition bien enso-
leillée. La récolte se fait quand les kakis sont bien mûrs, c’est-à-dire quand ils
ont atteint leur couleur de maturité, ou quand ils sont mous au toucher.

Il faut les récolter avec un sécateur ou un couteau bien affûté. Ne les arrachez
pas à la main, car ils sont solidement accrochés à l’arbre. Le pédoncule (soit la
tige reliant le fruit à l’arbre) se décrocherait et les fruits s’abîmeraient et pour-
riraient très vite.

Si vous avez besoin de les stocker, vous pouvez les récolter lorsqu’ils sont en-
core fermes et déjà colorés du haut jusqu’au milieu du fruit.

Comment cultiver la courge de Siam dans cette


association ?
Calendrier de culture

La courge de Siam se cultive au printemps comme toutes les courges cou-


reuses. Elle aime pousser à l’ombre des arbres.

Le plaqueminier, grâce à son port arrondi et à son feuillage exubérant, sera l’en-
droit idéal où cultiver vos courges de Siam. Pour la plantation de votre courge,
respectez une distance d’un mètre entre vos cultures. Comme elle est très pro-
ductive, elle peut faire jusqu’à 10 gros fruits par pied, pensez à lui laisser assez
de place pour qu’elle se développe à sa guise.

J F M A M J J A S O N D
Semis sous abris
Plantation

Les compagnons

Il existe une association connue depuis très longtemps qui s’appelle « les trois
sœurs » : On plante côte à côte du maïs, des haricots à rame, et une courge. Il
est démontré que ces trois plantes cultivées l’une à côté de l’autre vont s’en-
traider. Le maïs servira de tuteur aux haricots, les haricots en tant que légumi-
neuses fourniront de l’azote qui enrichira le sol et servira à nourrir la courge et
le maïs qui sont des légumes gourmands.

Il est également conseillé de semer quelques radis ou un peu de moutarde en


les laissant pousser et monter en graines pour éloigner certains insectes rava-
geurs. La capucine est aussi une bonne compagne pour éloigner les punaises
de la courge.

20
Mon association végétale

Les maladies et les ravageurs

Les limaces et les escargots raffolent des jeunes plants de courges. Vous pou-
vez les protéger avec une cloche pendant la nuit et les découvrir pendant la
journée.

Si vous voulez réduire les risques de vous faire manger vos plants, il est conseil-
lé de semer les graines de courge directement en terre : les pousses se feront
alors moins attaquer. Cela s’explique par le fait que lorsque nous effectuons un
repiquage, la plante subit un stress, ce qui la rend plus sensible aux limaces.

Il se peut également que les rongeurs viennent manger les graines que vous
avez semées. Une petite astuce consiste à envelopper les graines avec des
feuilles de menthe ou avec une autre plante aromatique. Cela perturbera leur
odorat.

La seule maladie qui affecte les courges est l’oïdium. Elle provoque un feutrage
blanc sur les feuilles. C’est un champignon microscopique qui apparaît en fin
d’été lorsque les écarts de température entre le jour et la nuit deviennent im-
portants.

Néanmoins cette maladie n’est pas vraiment un problème car elle n’affecte pas
les fruits, c’est le signal de la fin du cycle des courges et l’annonce des récoltes
prochaines.

Quelle variété choisir ?

La variété courge de Siam est la seule dans son genre. Vous trouverez des
graines de Siam bio sur différentes boutiques qui commercialisent des variétés
anciennes. L’idéal est de commander vos graines à des petits producteurs arti-

21
Revue Saine Abondance • Décembre 2020 • n° 26

sanaux qui les reproduisent eux-mêmes, vous garantissant ainsi la qualité ger-
minative et l’adaptation de vos courges au terroir et au climat de nos régions.

• La courge de Siam

Elle est en vente au Conservatoire des Mille Variétés Anciennes de Sainte Marthe
en Sologne. En 2019, ce Conservatoire a offert des graines de Courge de Siam
au Muséum d’Histoire naturelle de Paris, le lieu qui vit apparaître cette courge
sous Louis-Philippe !

Tutoriel de plantation

Comme toutes les courges, la courge de Siam aime les terres souples. Avant la
plantation, travaillez votre terre à la grelinette de façon à décompacter votre
sol. Puis ajoutez une pelletée de compost ou de fumier si vous ne l’avez pas fait
à l’automne.

Les courges sont des plantes de cli-


mat semi-tropical : elles adorent la
chaleur, mais pas nécessairement
une exposition plein soleil. Évitez
également de les planter trop expo-
sées au vent dominant… un coin du
jardin bien au chaud près d’un arbre
ou à l’ombre de vos maïs, si vous avez
choisi d’expérimenter l’association
des trois sœurs, fera son bonheur !

Prenez en compte le fait que la courge


de Siam est une courge très coureuse,
il faudra donc prévoir un endroit où
elle pourra se développer sur plusieurs
mètres sans étouffer les plantations
voisines. Elle peut également être culti-
vée le long d’une clôture grillagée où
elle s’agrippera et poussera comme
une plante grimpante.

Semis direct en pleine terre

Vous pouvez faire un semis direct en pleine terre à partir du mois de mai. Une
fois votre sol bien préparé, déposez deux graines dans la terre, couvrez d’un ou
deux centimètres, arrosez et maintenez humide jusqu’à la levée.

Il faudra protéger vos plants des limaces ou des petites gelées qui peuvent ap-
paraître pendant les Saints-de-glace à la mi-mai. Pour cela, vous pouvez cou-

22
Mon association végétale

vrir votre semis avec une cloche en verre ou une bouteille en plastique coupée.
La température à l’intérieur sera plus propice pour la levée des graines.

Semis en godets sous abri

Vous pouvez démarrer votre semis 3 semaines avant la date prévue pour la
plantation, les graines de courge germent très vite et les plants se développent
rapidement si la température est adéquate.

A la mi-avril :

Préparez vos godets, remplissez-les de terreau à semis, ou tamisez un peu de


terre du jardin à laquelle vous rajouterez 10 % de fumier mûr ou de compost.

Déposez votre graine au milieu du godet, couvrez-la d’un ou deux centimètres de


terreau, arrosez votre semis et maintenez-le humide jusqu’à la levée (3 à 8 jours).

Le temps de germination de vos graines dépend de la qualité germinative de


celles-ci et de la température du lieu où vous les semez. Si vous avez un doute
sur leur germination, placez 2 graines par godet. Si les deux germent, ne laissez
qu’un seul plant par godet.

Ensuite, installez vos godets sous serre ou sous châssis, la température à l’in-
térieur doit se maintenir entre 12 et 20 °C minimum jour et nuit. Au bout de 15 à
20 jours, vos plants seront prêts à être plantés au jardin. Assurez-vous que les
gelées ne soient plus à craindre, sinon protégez-les avec une cloche.

La distance de plantation entre vos plants de courge de Siam est de 1,50 m à 2 m.

Comment entretenir mes courges de Siam

La courge de Siam est une courge coureuse. Laissez-la croître à sa guise,


vous pouvez cependant la canaliser vers la direction que vous souhaitez la voir
suivre. Il suffit alors d’orienter ses tiges en les positionnant vers l’endroit où
vous voulez qu’elles se dirigent.

Lors de la plantation désherbez l’espace où vous la plantez, attendez qu’elle


commence à se développer pour pailler autour du plant, le paillage limitera le
développement des adventices et maintiendra l’humidité.

La courge de Siam n’est pas trop exigeante en eau. Si votre terre est de bonne
qualité, riche en humus, un arrosage par semaine sera suffisant.

Il est préférable d’arroser le matin de bonne heure que le soir. Arrosez abon-
damment et ponctuellement, cela forcera les racines de la plante à aller cher-
cher l’eau en profondeur, ce qui lui donnera plus d’autonomie.

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Revue Saine Abondance • Décembre 2020 • n° 26

Quand les récolter ?

Lorsque les fruits sont au maximum de leur développement, une courge de


Siam peut peser jusqu’à 6 kg. Vous pouvez les récolter lorsqu’ils sont encore
jeunes, leur chair est tendre et se prépare de la même façon que lorsqu’elles
sont complètement mûres. Chaque plant peut produire jusqu’à 8 gros fruits…

Si vous faites le choix de les récolter lorsqu’elles sont arrivées à maturité, c’est-
à-dire lorsque la plante commence à sécher, vous constaterez que les courges
de Siam ont une peau très dure. Elle est tellement dure qu’il vous faudra la
casser pour l’ouvrir !

Si vous les stockez et les laissez sécher tout l’hiver, elles ne seront plus
consommables mais vous pourrez en faire de belles décorations ou des réci-
pients semblables à des bols en bois.

La meilleure façon d’ouvrir une courge de Siam est d’utiliser une scie à bois,
ce qui demande bien sûr la plus grande prudence et une protection pour vos
mains. Si vous la coupez par la moitié, vous aurez deux saladiers. Si vous la
coupez par une extrémité, vous obtiendrez un grand récipient. Gardez alors la
partie supérieure comme couvercle. Une fois ouverte, videz l’intérieur avec une
cuillère ou avec votre main.

Vous pouvez les garder entières pendant plus de deux ans, dans un endroit
sec. Elles ne craignent pas le froid.

24
Mon association végétale

Comment cultiver l’échalote dans cette association ?


Calendrier de culture

Les échalotes Griselle ont une peau particulièrement épaisse, ce qui leur permet
d’être résistantes aux températures rigoureuses de l’hiver. C’est pourquoi les
échalotes Griselle se plantent en automne, de septembre jusqu’en décembre.
Dans le sud, vous pouvez encore les planter en janvier. Choisissez une parcelle
où des plantes de la même famille n’ont pas été cultivées l’année précédente.

J F M A M J J A S O N D
Plantation

Les compagnons de l’échalote grise

Comme beaucoup de légumes de la famille des Liliacées (ail, oignon, ciboulette),


les échalotes sont de bonnes compagnes pour la quasi-totalité des légumes du
jardin. Cependant, elles ne doivent pas être cultivées avec des légumineuses
(haricots, pois, fèves, lupins…), car ces légumes enrichissent la terre en azote.
Or les Liliacées étant des légumes peu gourmands, cette association risquerait
de provoquer des pourritures en cours de culture ou lors de la conservation.

Les échalotes demandent très peu d’arrosage. Il est important de prendre en


compte ce facteur au moment du choix des plantes compagnes. Il est conseillé
de les cultiver avec des légumes qui ont les mêmes besoins en eau.

Les maladies de l’échalote Griselle

Si elles sont cultivées dans les


bonnes conditions, les échalotes
sont considérées comme étant des
légumes rustiques. Si vous voyez vos
échalotes pourrir, cela pourra être
dû à un excès d’azote ou à un excès
d’humidité dans le sol plutôt qu’à une
maladie ou à un parasite.

Au printemps, il peut y avoir des at-


taques de la mouche de l’oignon sur
vos échalotes, elle ressemble à une
mouche domestique et par temps
humide elle vient pondre ses œufs
sur les échalotes. Les larves pro-
voquent leur pourriture totale. Par Mouche de l’oignon

25
Revue Saine Abondance • Décembre 2020 • n° 26

temps sec, les œufs sont détruits naturellement, d’où l’importance de surveil-
ler l’excès d’humidité.

Il existe quelques remèdes naturels à base de plantes à utiliser préventive-


ment. Ils feront office de répulsif et éloigneront les mouches de vos cultures.
L’achillée millefeuille, la sauge, la tanaisie : ces remèdes se préparent soit en
décoction, en infusion ou en macération des plantes.

Dans notre recherche de jardin résilient, nous avons fait le choix de cultiver
« les plantes qui soignent » in situ. Elles font partie du jardin, dans toutes nos
parcelles nous avons planté des sauges, des tanaisies, des achillées mille-
feuilles, des romarins, des lavandes… elles sont les gardiennes des lieux et pro-
tègent nos plantations.

Quelle variété choisir ?

Il n’existe qu’une seule variété d’échalote Griselle, vous trouverez d’autres va-
riétés comme l’échalote Grisor, mais c’est en réalité une variété améliorée. Vous
pouvez également acheter des échalotes Griselle en vente pour la consomma-
tion, et les planter dans votre jardin.

• L’échalote Griselle

Se plante en automne, la chair est


rose violacée, très parfumée.

Tutoriel de plantation

Les bulbes que vous allez planter


doivent être durs au toucher et bien
formés. Les échalotes n’aiment pas
l’humidité, choisissez-leur un empla-
cement ensoleillé. Elles préfèrent les
terres un peu sableuses, bien souples
et bien drainées. Si votre terre est
lourde, il sera nécessaire de faire des
billons (monticules) pour les cultiver.

Préparez le terrain, de préférence sur un sol non fumé récemment. Décompac-


tez la terre à l’aide d’une grelinette. Pour la culture sur billon, aménagez des
monticules linéaires de 25 cm de hauteur et de 40 cm de largeur. Espacez vos
billons de 30 à 40 cm.

Quand vous plantez vos échalotes, enfoncez les caïeux dans la terre la pointe
vers le haut, sur les deux tiers de leur hauteur, la pointe doit rester hors du sol.
Espacez vos échalotes de 20 cm.

26
Mon association végétale

Comment entretenir vos échalotes ?

Vous n’avez pas besoin d’arroser vos échalotes, l’humidité de la nuit et de la


saison est suffisante pour qu’elles poussent. Ce n’est qu’en cas de sécheresse
prolongée qu’il faudra arroser au moment de la formation des bulbes. Chaque
caïeu d’échalote produit 6 à 10 bulbes du même volume que la plante mère.
Pour les aider à se développer, entretenez votre culture en pratiquant un bi-
nage et un désherbage réguliers.

Vous pouvez récolter vos échalotes quand le feuillage est vert, au fur et à me-
sure de vos besoins. Toute la plante est comestible.

La récolte des échalotes pour la conservation se fait entre juin et juillet par
temps sec, lorsque les tiges ont séché. Une fois arrachées, laissez-les 8 à
10 jours sur le terrain pour qu’elles terminent de sécher, évitez qu’elles se
mouillent s’il venait à pleuvoir.

Dans de bonnes conditions, vous pourrez les conserver jusqu’en décembre,


idéalement dans un endroit sec et aéré. Les bulbes peuvent être stockés en
bottes, en tresses ou en caisses. Pensez à garder quelques beaux bulbes pour
votre prochaine culture d’échalotes Griselle.

27
Revue Saine Abondance • Décembre 2020 • n° 26

Calendrier lunaire
Quel est le meilleur jour pour les planter vos cultures ? Et si vous expérimentiez
des plantations en accord avec les cycles de la lune ?

Décembre 2020
Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
30 1 2 3 4 5 6

Noeud lunaire

7 8 9 10 11 12 13

Périgée
lunaire

14 15 16 17 18 19 20

Noeud lunaire

21 22 23 24 25 26 27

Apogée
lunaire

28 29 30 31 1 2 3

Noeud lunaire

Légendes
Jour fleur : concentrez- Jour racine : portez
vous sur elles c’est le attention aux bulbes, Lune croissante Lune décroissante
moment ! légumes racines.
Jour feuille : semez, Jour fruit : vos fruitiers Lune Lune
plantez, repiquez vos sont à l’honneur c’est montante descendante
légumes feuilles en lune aussi le moment de
montante, et taillez et vous occuper des graines ! Apogée, périgée et nœud lunaire :
tondez en lune descendante. ne pas jardiner.

28
Mon association végétale

La carte des climats

Lille

Le Havre
Reims

Paris

Strasbourg
Brest

Rennes
Le Mans

Dijon
Nantes

Limoges
Clermont-Ferrand Lyon

Grenoble

Bordeaux

Nice
Toulouse Montpellier

Marseille

Zone de référence Retard de 0 à 10 jours Avance de 0 à 10 jours

Retard de 10 à 20 jours Avance de 10 à 20 jours

Zone montagneuse : en montagne, l’altitude et l’exposition


ont des influences qui varient beaucoup sur de courtes distances.
Prendre pour base les régions de plaine voisines et apporter
une correction d’environ 4 jours de retard pour 100m d’altitude

29
Revue Saine Abondance • Décembre 2020 • n° 26

Le Club
Saine Abondance
Le Réseau de Permaculteurs d’Ici et d’Ailleurs
Aujourd’hui, des centaines de milliers de lecteurs soutiennent le projet Saine
Abondance. Cette immense communauté vous montre une chose : vous n’êtes
plus seul !

Le Réseau de Permaculteurs d’Ici et d’Ailleurs vous permettra de découvrir les


coulisses de permaculteurs en transition. Rencontrez d’autres jardiniers pas-
sionnés qui découvrent pas à pas comment obtenir le jardin de leur rêve.

Vous trouverez ainsi des groupes de discussion par thématique pour affiner les
échanges (par exemple, par comment cultiver selon le type de climat !). Mais
également des témoignages vidéo, ainsi qu’une surprise préparée par l’équipe
Saine Abondance chaque mois ! Cette surprise pourra être :

• Un dossier d’une dizaine de pages sur une thématique très précise qui vous
tient à cœur.
• Un défi à réaliser chez vous, en un mois maximum. Le genre de petites nou-
velles habitudes positives qui changent la vie de tout le foyer !
• Ou la synthèse d’un débat de la communauté Saine Abondance.

Ce projet vous intéresse ? Vous souhaitez prendre part à cet immense réseau pour
y ajouter votre présence précieuse, active et bienveillante ? Alors rejoignez-nous !

Il est temps de prendre soin de vous,

Florence et l’équipe Saine Abondance

Inscription au réseau : 2 € par mois, sans engagement


pour en savoir plus : www.saine-abondance.com/forum

30
Vous avez du talent !
Chaque jour, je suis émue de vous lire, de voir vos photos, votre art.

J’aimerais que tous puissent le voir et être émus ; j’ai donc envie de partager
des sentiments de joie, de bienveillance et de réussite.

c'est pour cela que ce mois-ci je vous partage ces superbes photos de cétoine
sur des fleurs d’aronia prises par Pascal !

31
Nos valeurs
Simplicité
Biomimétisme
Bienveillance
Synergie
Long terme

Saine Abondance est


un média indépendant.

L’Info-lettre comme
les revues du Club Saine
Abondance sont 100 % Pour nous contacter :
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