Membres :
Mamadou Sanousy Diallo
Diouma Ba
Activité1 : Choix des idées de projet
1.Choix des trois idées de projet :
Désignations Idées de projet
1 Construction de logement rapide et abordable
2 Valorisation des eaux usées et des boues de vidanges
3 Fabrication et vente de matériaux
Construction de logement rapide et abordable :
Maison en containers maritimes recyclés ;
Construction modulaire clé en main en 24h ;
Développement de micro-habitat écologique ;
Valorisation des eaux usées et des boues de vidanges :
Valorisation énergétique (biogaz) ;
Valorisation agricole (compost et engrais organique) ;
Réutilisation des eaux usées ;
Fabrication et vente de matériaux :
Béton écologique (béton bas carbone, béton de chanvre) ;
Matériaux de construction imprimé en3D ;
Solutions modulaires préfabriquées ;
2. Évaluation des idées de projet :
Critères Idée 1 Idée 2 Idée 3
d’évaluations
Attrayant pour le
marché
Faisabilité X
Abordable pour les X
clients
Activité 2 : Étude de marché (méthode PESTEL)
Politique :
Engagement du gouvernement sénégalais dans l’assainissement et la
gestion des déchets.
Existence de politiques publiques favorisant le recyclage et la valorisation
des déchets.
Règlementations en matière d’hygiène et de traitement des eaux usées.
Potentiels partenariats avec les institutions publiques (ONAS, ministères).
Économique :
Forte demande en solutions de gestion des eaux usées et boues de
vidange.
Possibilité de financements nationaux et internationaux pour les projets
écologiques.
Opportunités de création d’emplois et d’activités économiques locales.
Coût élevé des infrastructures de traitement, nécessitant des
investissements initiaux importants.
Socioculturel :
Sensibilisation croissante des populations aux enjeux environnementaux
et sanitaires.
Besoin de changement des mentalités vis-à-vis du recyclage et de la
réutilisation des ressources.
Impact direct sur la santé publique et l’amélioration des conditions de vie.
Acceptation sociale de l’utilisation de produits issus du traitement
(compost, biogaz, etc.).
Technologique :
Innovations dans les techniques de traitement des boues et eaux usées
(biodigesteurs, filtres plantés, etc.).
Existence de technologies adaptées aux réalités locales et climatiques.
Accès à des expertises internationales en matière de valorisation des
déchets.
Écologique :
Réduction de la pollution des sols et des eaux grâce à un meilleur
traitement des boues et eaux usées.
Contribution à la lutte contre le changement climatique via la production
d’énergies renouvelables (biogaz).
Préservation des ressources naturelles en favorisant le recyclage et la
réutilisation.
Légal :
Cadre règlementaire existant pour la gestion des déchets et des eaux
usées.
Normes environnementales à respecter pour éviter les risques de
pollution.
Nécessité d’obtenir des autorisations et certifications pour opérer
légalement.
Activité 3 : Étude de faisabilité
Mettre en place une unité de valorisation des eaux usées et des boues de vidange
afin de produire :
Du compost ou fertilisant organique pour l’agriculture,
Du biogaz pour la cuisson ou l’électricité,
De l’eau traitée pour l’irrigation ou le nettoyage
1. Faisabilité technique
a. Technologies disponibles
Traitement des eaux usées : Lagunage naturel, filtres plantés,
décantation.
Traitement des boues de vidange : Séchage sur lits plantés, digestion
anaérobie, compostage.
Valorisation :
o Compost : par co-compostage avec déchets organiques.
o Biogaz : pour usage domestique ou petite industrie.
o Eau traitée : pour irrigation de cultures non-alimentaires.
b. Infrastructures nécessaires
Bassins de traitement
Lits de séchage
Biodigesteurs
Hangars de compostage
Réservoirs de stockage
2. Faisabilité économique
a. Coût d’investissement initial estimatif
Postes Coût(FCFA)
Études techniques 5 000 000
Construction des installations 30 000 000
Achat des équipements 20 000 000
Exploitation première année 15 000 000
Sensibilisation et formation 5 000 000
Total prévisionnel 75 000 000
b. Sources de revenus
Vente de compost aux agriculteurs
Vente de biogaz (ou économies sur énergie)
Vente ou service d’irrigation avec eau traitée
Subventions et partenariats
c. Rentabilité
Investissement amortissable en 4 à 6 ans selon l’échelle.
Projet viable avec subvention initiale ou partenariat municipal.
3. Faisabilité économique
a. Acceptabilité
Acceptation dépendante de la sensibilisation des populations.
Tabous autour des produits issus des excrétas.
b. Implication communautaire
Création d’emplois locaux.
Formation de coopératives ou GIE pour la gestion.
4. Faisabilité environnementale
Réduction de la pollution des eaux et sols.
Réduction des émissions de gaz à effet de serre (valorisation vs décharge).
Contribution à l’économie circulaire et à la résilience climatique.
5. Faisabilité institutionnelle
Cadre légal favorable à l’économie circulaire et à la gestion intégrée des
ressources.
Possibilité de convention avec les municipalités.
Acteurs de soutien : ONAS, Ministère de l’assainissement, ONG, bailleurs.
Récapitulatif
Volet Faisabilité
Technique ✅ Oui
Économique ✅ Oui (avec appui initial)
Sociale ✅ Oui (avec sensibilisation)
Environnementale ✅ Très favorable
Institutionnelle ✅ Compatible et soutenu
Business model
1) Proposition de valeur
Solution écologique et locale pour le traitement durable des eaux usées
et boues de vidange.
Transformation des déchets en produits utiles : compost organique,
biogaz, eau traitée.
Réduction des risques sanitaires et de la pollution dans les zones non
desservies par un réseau d’égout.
Alternative abordable et fiable aux méthodes traditionnelles de gestion
des déchets liquides.
2) Segment clientèle
Collectivités locales (communes rurales et périurbaines).
Entreprises de vidange (sous-traitance du traitement).
Agriculteurs (utilisation de compost et eau traitée).
Particuliers ou groupes communautaires pour l’accès au biogaz ou à
l’eau traitée.
Organisations de développement (ONG, bailleurs) pour les projets
pilotes ou financements.
3) Carnoux de distribution
Ventes directes aux agriculteurs via points de distribution.
Plateformes numériques (WhatsApp, site web) pour commandes ou
demandes de service.
Présence sur les marchés hebdomadaires pour promotion et éducation.
Partenariats avec mairies et agents communautaires pour diffusion
locale.
4) Relation client
Approche de proximité : réunions communautaires, implication des
leaders locaux.
Assistance technique pour l’usage des produits (formation à l’utilisation
du compost ou du biogaz).
Suivi terrain pour garantir la satisfaction et adapter les offres.
5) Sources de revenus
Vente de compost organique aux agriculteurs.
Vente de biogaz ou d’énergie aux ménages ou petites entreprises.
Fourniture d’eau traitée pour irrigation ou nettoyage.
Contrats de prestation avec les mairies pour le traitement des boues.
Subventions ou partenariats avec des ONG/bailleurs.
Possibilité de crédit carbone à moyen terme.
6) Ressources clés
Station(s) de traitement (structure modulaire ou fixe).
Matériel de collecte/transport (camions ou tricycles adaptés).
Équipe technique (ingénieurs, techniciens assainissement).
Autorisations & partenariats institutionnels.
Logiciel de gestion des flux et de la traçabilité.
7) Activités clés
Collecte/transport des boues et eaux usées.
Traitement, compostage, production de biogaz.
Contrôle qualité, conditionnement et distribution des produits.
Éducation et communication auprès des communautés.
Suivi des indicateurs environnementaux et sociaux.
8) Partenaires clés
ONAS, Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement.
ONG & bailleurs de fonds (ex : ENABEL, AFD, GIZ, UNICEF,
Banque Mondiale…).
Universités ou centres de recherche (UCAD, 2IE, ENSA).
Coopératives agricoles et GIE locaux.
PME de vidange ou d’assainissement existantes.
9) Structures de coût
Investissements initiaux : station, matériel, terrain.
Coûts de fonctionnement : salaires, carburant, maintenance.
Coûts de logistique : collecte, transport.
Communication, formation, sensibilisation.
Dépenses administratives et règlementaires.
Business plan
Nom du projet : Valorisation des eaux usées et des boues de vidanges
Secteur : Environnement / Économie circulaire / Assainissement
Objectif : Offrir une solution durable de traitement et de valorisation des eaux
usées et boues de vidange pour répondre aux défis sanitaires,
environnementaux et énergétiques.
Implantation : Périphérie urbaine de Dakar (zone à forte densité et forte
production de boues)
Produits finaux :
Fertilisants organiques pour l’agriculture
Biogaz (énergie)
Eau traitée pour usage non potable (irrigation, nettoyage)
Compost
Marchés cibles :
Collectivités locales
Agriculteurs périurbains
Entreprises de vidange
Projets d’aménagement ou ONG
2. Présentation du projet
2.1. Contexte
Au Sénégal, les eaux usées et les boues de vidange sont peu ou mal traitées,
entraînant des risques sanitaires et environnementaux majeurs. La valorisation
de ces déchets permettrait de transformer un problème en opportunité, en
produisant des ressources utiles à faible coût.
2.2. Objectifs
Mettre en place une unité de traitement et de valorisation.
Créer une chaîne de valeur autour de la récupération, du traitement et
de la distribution des produits dérivés.
Sensibiliser et former les acteurs locaux.
3. Étude de marché
3.1. Demande
Environ 70% de la population urbaine utilise des systèmes
d’assainissement autonomes (fosses, latrines).
Marché croissant du biofertilisant (l'agriculture cherche des solutions
économiques et naturelles).
Demande accrue en énergie alternative (biogaz).
Besoin en eau pour irrigation (eau non potable réutilisable).
3.2. Concurrence
Peu d’acteurs structurés : quelques ONG, des projets pilotes (ex : ONAS-
Faecal Sludge Management), mais encore peu de valorisation à grande
échelle.
3.3. Opportunités
Cadre règlementaire favorable (Plan National de Développement de
l’Assainissement).
Financements disponibles via les bailleurs (AFD, Banque Mondiale, etc.)
Agriculture urbaine en plein essor.
4. Produits et services
Produit/Service Description Clientèle cible
Compost/fertilisant À base de boues stabilisées Agriculteurs, communes
Biogaz Énergie produite par digestion Ménages, industriels
anaérobie
Eau traitée Réutilisable pour irrigation, voirie, Collectivités, fermes
nettoyage
Services de collecte Collaboration avec vidangeurs Particuliers, entreprises
privés
Formations/Sensibilisation Formations sur l’usage des Agriculteurs, jeunes,
produits, hygiène femmes
5. Stratégie commerciale
5.1. Positionnement
Un projet écoresponsable, local, socialement inclusif et économiquement
viable.
5.2. Canaux de distribution
Vente directe aux agriculteurs
Points relais agricoles
Partenariats avec communes et GIE
Distributeurs agricoles
5.3. Communication
Sensibilisation via radios communautaires, WhatsApp, foires agricoles
Campagnes en partenariat avec les ONG locales
Démonstrations sur site
6. Plan opérationnel
6.1. Localisation
Unité de traitement sur un terrain de 1 à 2 ha à proximité de points de
collecte
6.2. Infrastructures nécessaires
Bâtiment de réception
Bassins de décantation, biodigesteur
Aires de compostage
Espaces de stockage et de conditionnement
Panneaux solaires (autonomie énergétique)
6.3. Ressources humaines
Fonction Nombre Profil
Directeur de projet 1 Ingénieur environnement ou agro
Techniciens traitement 3 Spécialistes assainissement/valorisation
Commerciaux 2 Vente terrain, connaissance du milieu
Chauffeur / logistique 2 Collecte, livraison
Agents de tri et compost 4-6 Main-d’œuvre locale formée
Comptable / administratif 1 Gestion financière
7. Statut juridique et organisationnel
7.1. Forme juridique
Société Coopérative Simplifiée (SCOOPS) ou Société à Responsabilité
Limitée (SARL) avec gouvernance inclusive pour intégrer les parties
prenantes (collectivités, GIE, investisseurs)
7.2. Gouvernance
Assemblée générale des membres
Comité technique
Coordination opérationnelle
8. Analyse financière (prévision sur 3 ans)
8.1. Hypothèses de base
Capacité de traitement initiale : 20 m³/jour
Prix moyen de vente du compost : 60 FCFA/kg
Prix moyen de vente du biogaz : 250 FCFA/m³
Prix moyen de l’eau traitée : 100 FCFA/m³
8.2. Investissements initiaux
Poste Montant estimé (FCFA)
Terrain 10 000 000
Travaux & construction 35 000 000
Équipements de traitement 25 000 000
Véhicule utilitaire 15 000 000
Fonds de roulement 5 000 000
Total 90 000 000
8.3. Revenus annuels estimés (à 100% capacité)
Compost : 40 tonnes/an → 2 400 000 FCFA
Biogaz : 25 000 m³/an → 6 250 000 FCFA
Eau traitée : 2 000 m³/an → 200 000 FCFA
Collecte et services : 5 000 000 FCFA
Total revenus annuels : ~14 000 000 FCFA
8.4. Charges annuelles
Salaires : 24 000 000 FCFA
Entretien / carburant : 4 000 000 FCFA
Divers, communication, énergie : 2 000 000 FCFA
Total : ~30 000 000 FCFA
8.5. Rentabilité
L’équilibre financier est atteint à partir de 3-4 ans avec subventions ou capital
patient en phase initiale.
9. Financement
9.1. Apport personnel
10 à 20 % du besoin total
9.2. Recherche de partenaires
Subventions environnementales (AFD, UE, GIZ, FSD)
Appels à projets circulaires (ENABEL, ONUDI)
Micro-crédit ou crédit environnemental (CMS, PAMECAS, etc.)
Partenariats publics (communes)
10. Impact social et environnemental
Environnement : Réduction de la pollution, recyclage des déchets,
protection des nappes.
Social : Création d’emplois locaux, autonomisation des femmes et des
jeunes.
Agriculture : Accès à des fertilisants naturels, meilleur rendement.
Santé publique : Amélioration de l’hygiène et réduction des maladies
hydriques.