Evaluation de L'Etat Nutritionnel Des Enfants de 2 À 59 Mois Hospitalises Dans Le Service de Pediatrie Du Chu Gabriel Toure. A Propos de 116 Cas
Evaluation de L'Etat Nutritionnel Des Enfants de 2 À 59 Mois Hospitalises Dans Le Service de Pediatrie Du Chu Gabriel Toure. A Propos de 116 Cas
UNIVERSITE DE BAMAKO
FACULTE DE MEDECINE DE PHARMACIE ET
D’ODONTOSTOMATOLOGIE
TITRE:
2
Je dédie ce travail :
A Allah, le tout puissant, le miséricordieux, le maître des destins de m’avoir
guidé et surtout assisté, tout au long de mes études. Qu’il guide d’avantage
mes pas pour le reste de mon existence.
Je te rends grâce de m’avoir donné force et détermination pour la réalisation
de ce travail.
A son Prophète (paix et salut sur lui)
3
A la mémoire de mes mères, Feu Binta DIALLO et Feu Djénèba
DIAWARA
Puisse Dieu tout puissant, assurer le repos de vos âmes par sa sainte
miséricorde.
4
A mes neveux et nièces
Djénèba, Fanta, Isaak, Konimba, Daouda.
Vous êtes mes précieux enfants. Je vous adore tant et j’espère que Dieu me
permettra d’être pour vous l’oncle idéal.
5
REMERCIEMENTS
6
A mes amis Seydou SAMAKE et Abdalla COULIBALY
Permettez-moi de vous témoigner tout le respect que vous méritez ainsi que
ma profonde affection. Merci pour votre soutien durant les moments
difficiles.
Puisse ce travail être le témoignage de mes sentiments sincères, je vous
souhaite bonheur et santé et surtout merci pour avoir toujours supporté
mes caprices. Je vous souhaite tout le bonheur du monde et que notre
amitié soit éternelle.
7
A mes coéquipiers de l’équipe de garde
Moustaph, Adama, Allaye, Hamadi, Abdalla.
En souvenir de ces longues nuits de garde passées ensemble.
8
HOMMAGES AUX
MEMBRES DU JURY
9
A notre Maître et président du jury
Professeur Abdoulaye Ag RHALY
Professeur titulaire a la FMPOS du Mali
Professeur en Médecine interne
Responsable des cours d’endocrinologie, de la sémiologie et des
pathologie médicales a la FMPOS du Mali
Secrétaire permanent du comité d’éthique national pour la santé et les
sciences de la vie
10
A notre Maître et directeur de thèse
Professeur Mamadou Marouf KEITA
Professeur Agrégé de Pédiatrie
Chef du service de Pédiatrie du CHU Gabriel Touré
Président de l’Association Malienne des Pédiatres
Président du Comité d’Ethique de la FMPOS
11
A notre Maître et codirecteur de thèse
Docteur Abdoul Aziz DIAKITE
Médecin Pédiatre, spécialiste en hématologie pédiatrique
Responsable de l’unité fonctionnelle de prise en charge de la
drépanocytose au sein de la pédiatrie du CHU Gabriel TOURE
Diplôme universitaire sur la surveillance épidémiologique des maladies
infectieuses tropicales
Très cher Maitre,
Nous avons admiré votre disponibilité constante, votre rigueur scientifique et
vos qualités sociales.
Votre sens du partage, votre esprit d’organisation et surtout votre modestie
font de vous un modèle.
Soyez assuré de notre estime et notre profond respect
12
A notre Maître et juge
Dr Hadizatou COULIBALY
Praticienne hospitalière
Médecin spécialiste en pédiatrie
Chef de service de l’unité pédiatrie IV au CHU Gabriel TOURE
13
LISTE DES ABREVIATIONS
Hb Hémoglobine
NFS Numération Formule Sanguine
14
SOMMAIRE
I- INTRODUCTION
II- OBJECTIFS
III- GENERALITES
1- Définitions
2- Epidémiologie
3- Les formes sévères de la malnutrition
4- Classification
5- Les causes de la malnutrition
6-Physiopathologie de la MPE
7-Les aspects cliniques et biologiques
8- Mesures et indices anthropométriques
9- Complications
10- Conduites à tenir
IV- METHODOLOGIE
1- Lieu et cadre d’étude
2- Matériel et techniques
3- Population d’étude
4- Collecte et analyses des données
V- RESULTATS
1- Résultats descriptifs
15
INTRODUCTION
16
INTRODUCTION
17
Sans Frontières l’utilise avec succès dans ses programmes et cette réussite
confirme le potentiel de cet outil révolutionnaire.
Pourtant, malgré l’enjeu de santé publique crucial que constitue la
malnutrition dans de nombreux pays, la majorité des enfants qui en
souffrent ne bénéficient pas de ce traitement efficace. L’utilisation de ce
produit thérapeutique révolutionnaire doit se généraliser. Et pour le rendre
accessible à grande échelle, son coût doit baisser. Une réponse efficace et
d’envergure est à portée de main. (4)
On estime que 852 millions de personnes souffrent de malnutrition Dans le
monde. La majorité vit en Asie et en Afrique [24].
Encore plus impressionnant : chaque année, 10 millions de personnes
meurent de la malnutrition ou des conséquences de celle-ci. Soit 40 fois Plus
de victimes que lors du Tsunami en Asie du Sud Est, en 2004.
Par jour, ce sont 17.000 enfants qui en meurent, soit un enfant toutes les
cinq secondes ! [25]
Sur les 42 pays qui connaissent une crise alimentaire, 36 se trouvent en
Afrique.
Ceci constitue un problème majeur, car on estime qu’un enfant sur trois
présente une insuffisance pondérale sur le continent Africain [26].
Au Mali, il est largement établi que la malnutrition est un facteur important
conduisant à des taux de mortalité et de morbidité infantiles élevés. Selon
les résultats de l’enquête démographique de santé de mai 1998, 30% des
enfants Maliens âgés de moins de 3 ans souffrent de malnutrition
chronique ; 23% souffrent de malnutrition aigue et 40% présentent une
insuffisance pondérale.
La grande majorité de la population est démunie avec un fort taux
d’analphabétisme et une totale méconnaissance de l’équilibre alimentaire.
L’insuffisance globale d’apports caloriques a un retentissement
particulièrement grave chez l’enfant. En effet, les carences d’apports
caloriques chez la femme enceinte se reflètent déjà chez l’enfant in utero
souvent victime d’une hypotrophie à la naissance avec un poids parfois
inférieur à 2,500Kg puis, la période de sevrage vient ensuite précipiter une
18
situation déjà difficile. L’enfant est alors exposé à deux pathologies : le
marasme et le kwashiorkor (27).
Il est surtout exposé au complexe, malnutrition- infection.
La conjonction d’un sevrage brutal et d’une ration calorique extrêmement
faible, du manque de variétés dans le choix des aliments conduit
inéluctablement à des carences graves et à des altérations de l’état général
gravissime. Les défenses immunitaires s’abaissent et le pronostic vital est
alors mis en jeu.
Combien d’enfants sont morts victimes de la malnutrition sans laisser de
traces dans les registres d’état civil car les déclarations ne sont pas encore
systématiques ?
Les actions ponctuelles de certaines ONG n’ont pas résolu le problème.
Face à cette malnutrition qui touche beaucoup plus la population infantile,
nous avons jugé opportun de faire une étude sur la malnutrition dans les
unités 1,2 et4 du service de pédiatrie du CHU Gabriel Touré.
C’est dans le but de mieux comprendre la malnutrition dans ce service que
ce travail dont les objectifs suivants ont été initiés.
19
OBJECTIFS
20
OBJECTIFS
1- Objectif général :
Objectifs spécifiques :
21
GENERALITES
22
GENERALITES
1. Définition de la malnutrition:
2. Epidémiologie
L’état nutritionnel des enfants de moins de cinq ans varie selon un spectre
continu, de la condition normale jusqu'à des formes graves dont les
principales sont le marasme, le kwashiorkor et le marasme-kwashiorkor.
3.1 Marasme:
23
La peau fine et atrophique, semble trop grande pour l’enfant et présente de
nombreux plis.
3.2 Kwashiorkor:
Sur le plan psychologique, l’enfant est apathique quand il n’est pas stimulé
mais devient vite irritable dès que l’on essaie de le manipuler.
24
4. CLASSIFICATION:
4 .2 Classification de Welcome:
Tient compte des œdèmes, si non le même calcul que dans la classification
de Gomez.
25
4 .4. Périmètre brachial:
≥ 14 cm : Enfant normal
≥ 0,31 : Enfant.
26
Inadaptation par les mères, du régime alimentaire aux étapes du
développement de l’enfant, conduisant parfois à des graves erreurs
diététiques telles que :
- On n’incite pas l’enfant à manger lors qu’il n’a pas d’appétit et lorsqu’il
est malade, on ne lui donne que de l’eau ou des tisanes.
27
5.3. Insuffisance des services de santé et un environnement mal sain
Des services de santé de faible qualité, trop chers, trop éloignés ou pas assez
organisés pour satisfaire les besoins de la population ; à savoir:
La mère est moins disponible car elle doit s’occuper de l’enfant plus jeune.
28
5.4.3. Facteurs médicaux:
29
7.1.1. Marasme: (Malnutrition globale)
L’âge médian se situe entre 6–18 mois (surtout durant la 1ère année). Le
début demeure plusieurs semaines latentes, marqué par un ralentissement
du gain pondéral puis l’absence de prise de poids, précédent la perte de
poids.
Cependant, dans le même temps, la masse "maigre" peut être augmentée par
une infiltration du secteur hydrique.
Retard staturo-pondéral :
30
7.1.2 Kwashiorkor:
L’âge médian est situé entre 9-30 mois. La maladie débute 2 ou 18 mois
après le sevrage.
Elle débute par une anorexie précèdent tous les autres signes. La courbe de
poids s’infléchit avant la période des œdèmes.
A la phase d’état
Les œdèmes superficiels sont blancs, indolores, plus ou moins fermes mais
gardant le godet.
Peuvent être discrets (dos des pieds et des mains, paupières) ou étendus.
Les épanchements des séreuses à type de transsudat sont rares
(hydrothorax, ascite).
Autres signes :
31
Une courbe de taille relativement peu ralentie alors que la cassure de la
courbe du poids est très nette dès le début, (le poids est faussé par les
œdèmes).
° A l’examen de l’abdomen ;
Le rythme cardiaque est parfois un peu lent, la tension artérielle est normale
ou modérément abaissée. Les extrémités sont froides, parfois cyanosées.
L’insuffisance quand elle survient est due à un apport sodé non réduit.
oligurie
32
Le cholestérol total estérifié est abaissé par l’absorption des graisses et les
anomalies du transport par déficit en protéine et du cholestérol endogène
hépatique.
- une hypokaliémie
Il n’y a pas de transition possible entre les 2 tableaux cliniques par ailleurs.
On observe :
- S’il est sur la voie du marasme : petite taille, panicule adipeux très mince.
33
8- Mesures et indices anthropométriques:
34
Parfois l’enfant se débat tellement que l’équilibre ne peut être atteint. Dans
ce cas, on procède à une double pesée sur une balance pour l’adulte : on
mesure d’abord la mère (poids A) puis la mère et l’enfant dans les bras (poids
B).
Le poids de l’enfant P est égal à B –A. On aura toujours intérêt à noter les
poids A et B avant de faire le calcul. Pour les grands enfants et adultes, la
précision est au minimum de 500 gr. Pour les enfants on recherche toujours
une précision de 100 gr.
8-1-2 Taille
Au dessus de 2 ans, on utilise une toise verticale.
Ayant ôté ses chaussures, le sujet se tient debout sur une surface plane
contre la tige verticale, les pieds parallèles et les talons, les fesses, les
épaules et l’arrière de la tête touchant la tige. La tête doit être tenue droite, le
bord inférieur de l’orbite de l’œil se trouvant sur le même plan horizontal que
l’ouverture du conduit auditif externe (ligne de Francfort).
Les bras tombent naturellement. La partie supérieure de l’appareil, qui peut
être une équerre métallique ou un bloc de bois (curseur de la toise), est
abaissée jusqu'a aplatir les cheveux et entre en contact avec le sommet du
crâne. Si la chevelure est épaisse, il faudra en tenir compte.
Dans le cas des nourrissons et des enfants de moins de 2 ans, il faudra
mesurer la longueur en position couchée (sommet du crâne-talon). La prise
de la mesure nécessite deux personnes.
On enlève les chaussures et on place l’enfant couché sur le dos sur la
surface plane.
Une personne (la mère par exemple) maintient le sommet du crâne de
l’enfant contre la planchette fixe verticale, les yeux dirigés vers le haut.
L’autre personne exerce une pression ferme sur le genou afin de les faire
toucher la planche horizontale, tout en les joignant avec sa main libre, elle
déplace le curseur mobile jusqu’a lui faire toucher les talons de l’enfant, lors
que le pied est fléchi à angle droit. La précision doit être de 0,5cm.
Dans tous les cas il faut vérifier régulièrement la lisibilité des graduations.
La prise du poids et de la taille nécessite deux personnes : un opérateur et
son assistant.
35
8-1-3 Périmètre brachial
La mesure de la circonférence du bras se justifie particulièrement dans les
régions isolées ou l’on peut disposer régulièrement de balance pour les
pesés, un mètre- ruban (de préférence métallique ou en fibre de verre) est
placé en mi-hauteur du bras lorsqu’il est en position horizontale et
détendue.
8-2 Indices
8-2-1 Rapport taille/âge
L’indice taille/âge exprime la taille d’un enfant en fonction de son âge. Il met
en évidence un retard de croissance à un âge donné, mais ne permet pas de
différencier deux enfants de taille égale et d’âge égal, dont l’un serait maigre
(émacié) et l’autre très gros (obèse). Cet indice reflète plus l’histoire
nutritionnelle passée que l’état nutritionnel actuel.
Il met en évidence la malnutrition chronique ou retard de croissance.
8-2-2 Rapport poids/taille
Il exprime le poids d’un enfant en fonction de sa taille. Il met en évidence la
maigreur chez un enfant mais ne permet pas de différencier un enfant trop
petit pour son âge, (souffrant de malnutrition chronique) d’un enfant de
taille satisfaisante.
Cet indice caractérise la malnutrition présente au moment de l’enquête, il
met en évidence la malnutrition aigue appelée émaciation.
Dans les situations précaires ou les formes aigues de malnutrition protéino
énergétique dominent, l’indice poids/taille permet de mieux quantifier la
malnutrition aigue dans une population. Il présente l’avantage d’être
indépendant de l’âge souvent difficile à obtenir dans des situations.
36
8-2-3 Rapport poids/âge
L’indice poids/âge exprime le poids d’un enfant en fonction de son âge.
Cependant cet indice ne permet pas de différencier deux enfants de même
poids et de même âge, dont l’un serait grand et maigre (émacié) et l’autre
plus petit et plus gros (retard de croissance).
Cet indice est utilisé dans les consultations de PMI car c’est un bon moyen
d’apprécier l’évolution nutritionnelle d’un enfant d’une consultation à l’autre.
8-2-4 Indice de masse corporelle (IMC)
Cet indice, défini comme le rapport poids/taille2 mesure la minceur du corps
au rapport entre le poids corporel et la superficie du corps plutôt que sa
taille. Théoriquement, on constate que la plupart des individus ont un IMC
allant de 18,5 à 25,0. Les individus ayant un IMC supérieur à 30 sont
considérés comme obèses et ceux ayant un IMC inférieur à 18,25 comme
maigres.
8-3 Mode d’expression et calcul
Cela fait appel à des valeurs de référence que l’on trouve dans les tables de
référence, ou que l’on calcule à l’aide de logiciels informatiques.
8-3-1 Expression en pourcentage de la médiane
Ce mode d’expression de l’indice poids/taille nécessite de connaître le poids
médian des enfants de la population de référence de la même taille. Cette
valeur du poids médian se trouve dans des tables de référence, pour chaque
taille exprimée en intervalle de 0,5 cm.
Le calcul est très simple: le poids observé est divisé par le poids médian de
référence et multiplié par 100 pour être exprimé en pourcentage.
Indice poids/taille = (poids observé/poids médian) x100.
Exemple : un garçon de 80,5 cm pesant 9,6 kg. Les tables de référence
indiquent un poids médian de 10,9 kg pour 80,5 cm.
L’indice poids/taille de cet enfant exprimé en pourcentage de la médiane
est : (9,6 /10,9) x 100 = 88,1%.
Il existe des tables selon le sexe ou unisexe.
37
8-3-2 Expression en percentile
Dans la population de référence, pour une taille donnée, le poids des enfants
de 6 à 59 mois se distribue selon une courbe normale.
Le 50ème percentile correspond au poids qui divise la distribution des poids
en deux : 50% en dessous, 50% en dessus de ce poids. C’est le poids
médian.
On peut définir par exemple le 10éme percentile comme étant le poids en
dessous du quel se situent 10% des enfants de la population de référence (et
90% au dessus).
8-2-7 Expression en écart réduit (Z- Scores)
L’expression en écart réduit utilise l’écart type de la distribution de la
population pour une taille donnée comme unité de mesure. L’indice
poids/taille exprimé en écart réduit représente la différence entre le poids
observé et le poids médian exprimé en unité d’écart type. Indice poids/taille
= (poids observé- poids médian)/écart type.
Les tables de référence nous donnent la valeur de poids médian et de l’écart
type correspondant, ce qui nous permet de calculer pour chaque enfant de
l’échantillon la valeur de son indice poids/taille exprimé en écart réduit.
Exemple : un enfant de 80,5cm pesant 9,6kg, les tables nous donnent un
poids médian de 11,0kg et écart type de 0,870 kg. Ainsi l’indice poids/taille
de cet enfant exprimé en écart réduit est : (9,6–11,0) / 0,870 = - 1,61 ET.
Dans ce travail, c’est cette dernière forme d’expression des indices qui a été
retenu.
8-3 Population de référence internationale OMS/ NCHS
La mise en relation des mesures entre elles pour exprimer des indices fait
appel à la notion de population de référence. On compare à âge égal le poids
ou la taille d’un enfant de l’enquête au poids ou à la taille des enfants de
même âge de la population de référence. On compare à taille égale, le poids
d’un enfant de l’enquête au poids des enfants de même taille de la
population de référence. Les tables de référence ont été établies pour chaque
sexe. Dans la pratique, il existe des tables valables pour les deux sexes qui
sont d’une utilisation plus pratique sur le terrain.
38
Ces indices de référence ont été calculés à partir de données recueillies par
le National Center for Health Statistics aux Etats-Unis (NCHS). Cette
population de référence composée de jeunes américains au départ ne doit
pas être considérée comme reflétant un état nutritionnel idéal, mais comme
un outil qui permet de comparer entre elles différentes enquêtes, par
exemple deux enquêtes effectuées à des moments différents sur une même
population.
9- COMPLICATIONS (15)
9.1 La diarrhée
- L’anémie
- L’hypoglycémie
-L’hypothermie
- L’hypocalcémie
39
10. Conduites à tenir :
10.1 Traitement :
40
ampicilline injectable, puis amoxicilline par voie orale + gentamycine).
-la réalimentation: les apports énergétiques ne doivent pas être trop élevés
en situation d’œdèmes, en raison du risque d’insuffisance cardiaque (niveau
d’activité de la pompe Na/K paradoxalement élevé). L’OMS recommande la
formule lactée F 75 (75 Kcal/100 ml) qui, à raison de 135 ml/kg
correspondant à 100 Kcal/kg, suffit à couvrir les besoins de base tant en
protéines qu’en énergie, tant que les infections et les carences associées ne
sont pas traitées.
Cette réalimentation est réalisée en de fréquents repas, pour éviter la
survenue d’hypothermie et d’hypoglycémie. La correction des carences en
vitamines et minéraux est associée : acide folique 5 mg, vitamine A 200
000UI, mélange standard de minéraux ne contenant pas à ce stade de fer.
Son but est l’acquisition d’un gain pondéral maximum. Il faut apporter aux
enfants suffisamment de protéines, d’énergie et d’éléments minéraux pour
synthétiser de nouveaux tissus et rétablir une composition corporelle
normale. On administre la préparation lactée F 100 (100 Kcal/100 ml), à
raison de 150 à 200 ml/kg/jour, correspondant à 150 à 200 Kcal/Kg
permettant des gains de poids pouvant aller jusqu’à 20g/kg/j.
Le gain de poids obtenu est mesuré en g/kg/j et calculé selon la formule
suivante :
(Poids observé - poids initial x 100) / (Poids initial x nombre de jours de
traitement)
Le poids initial est le poids au début de la phase de réhabilitation.
A ce stade, la supplémentation en fer, donnée lorsque le gain de poids est
bien établi > 5g/kg/j, est de 2 mg/kg/j de fer élément.
41
Tableau I. Formules recommandées par l’OMS chez l’enfant présentant une
MPE aiguë: quantité pour un litre de lait reconstitué. Ces formules doivent
être enrichies par un supplément en vitamines et en minéraux.
Chez les enfants de moins de 6 mois, la formule F100 doit être diluée pour
apporter de l’eau (besoins importants en eau, risque de déshydratation).
- Faire prendre conscience aux mères des relations étroites entre une
alimentation équilibrée et la santé ou le bien être
10.3 Surveillance:
42
METHODOLOGIE
43
MATERIELS ET METHODES :
1- Méthodologie :
1-1 Cadre d’étude :
L’étude s’est déroulée dans le district de Bamako, capitale administrative et
économique de la république du Mali. Traversée par le fleuve Niger,
caractérisée par une diversité ethnique, cette capitale connaît une saison
sèche longue de 7 mois, de novembre à mai, et une saison pluvieuse courte
de 5 mois, de juin à octobre.
Composée de 6 communes qui disposent chacune d’un [Link]; 52 [Link]
opérationnels; d’une centaine de cabinets médicaux privés et de cliniques
privées; elle abrite également les 2 hôpitaux nationaux du pays dont l’HGT
(Hôpital Gabriel Touré), l’hôpital du Point G.
L’HGT est situé en plein centre de la ville et héberge en son sein le service de
pédiatrie qui est la seule structure spécialisée de dernière référence.
Ce service comprend un bâtiment à deux niveaux. Il existe à proximité des
aménagements pour des commodités de séjour: hangar pour la cuisine,
lavoir, toilette publique, jardin public avec bancs.
44
Il y a en outre 7 bureaux pour médecins, une salle pour les étudiants
stagiaires, une bibliothèque, une cafétéria, une salle des soins.
On y trouve :
3 salles de garde pour le personnel ;
2 salles d’observation ;
2 bureaux pour médecins ;
Un mini laboratoire d’appui à la recherche sur le paludisme ;
Une salle de cours et son secrétariat ;
Une unité de prise en charge des enfants drépanocytaires ;
Une unité pour le Département d’Etude des affections parasitaires (DEAP) ;
Une unité pour la recherche biomédicale CVD (Centre pour le développement
des Vaccins) ;
Une unité d’oncologie.
La pédiatrie A :
2 assistantes chef clinique ;
2 médecins pédiatres ;
1 médecin généraliste ;
9 techniciens supérieurs de santé (TSS) ;
9 agents techniques de santé (ATS) ;
3 aides soignantes ;
45
A ceux –ci il faut ajouter les médecins en cours de spécialisation a la
pédiatrie, les étudiants en fin de cycle de médecine générale, les stagiaires de
la F.M.P.O.S et les différentes écoles de formation socio- sanitaires.
La Pédiatrie B :
1 assistant chef clinique ;
3 médecins pédiatres ;
1 médecin généraliste ;
6 techniciens supérieurs de santé (TSS) ;
6 agents techniques de santé (ATS) ;
5 aides soignantes ;
A ceux –ci il faut ajouter les médecins en cours de spécialisation de
pédiatrie, les étudiants en fin de cycle de médecine générale, les stagiaires de
la F.M.P.O.S et les différentes écoles de formation socio- sanitaires.
Les activités du service :
Le service de pédiatrie assure :
- La formation des médecins inscrits au CES de pédiatrie, des étudiants de
la F.M.P.O.S et des élèves de formations socio sanitaires ;
- La prise en charge des malades en consultations externes et en
hospitalisations.
- La recherche biomédicale en partenariat avec le DEAP (Département
d’Etude des Affections Parasitaires) et le CDV/MALI (Centre pour le
développement des Vaccins).
46
2- Matériels techniques:
- Un pèse bébé SECA (500g)
- Un pèse personne SECA (100g)
- Une toise horizontale (Cm)
- Un thermomètre (°C)
- Un mètre ruban (Cm)
3- Population d’étude
Critères d’inclusion :
Ont étés inclus de façon exhaustive, les enfants de 2 à 59 mois, hospitalisés
dans le service de pédiatrie du CHU Gabriel Touré pendant la période
d’étude sur assentiment d’un parent ou du tuteur.
Critères de non inclusion :
Les enfants de plus de 59 mois ou de moins de 2 mois hospitalisés dans le
service et les enfants de 2 a 59 mois non hospitalisés dans le service et les
cas de refus.
5- Définition opérationnelle :
La période de la diversification s’étendant de 7à11 mois, tout aliment autre
que le lait maternel utilisé avant cet âge est considéré consommé
précocement ; tardivement si c’est au delà de cette période.
47
RESULTATS
48
RESULTATS DESCRIPTIFS:
Du 2 mai au 30 juin 2007, 286 enfants de 2 à 59 mois ont été hospitalisés
dans les unités de la pédiatrie I, II et IV du service de la pédiatrie du CHU
Gabriel Touré.
Nous avons évalué l’état nutritionnel de 116 d’entre eux soit 40,5% de
l’effectif total.
A- Aspects sociodémographiques
Tableau II: répartition des malades selon l’âge
50,8% des enfants avaient plus de 12 mois, avec 14,03 mois comme âge
moyen et les âges extrêmes de 2 et 50 mois.
49
Tableau IV: répartition selon l’adresse du malade
Bamako 96 82.8
57.8 % des mères avaient l’âge compris entre 20-29 ans avec un âge moyen
de 25,77 ans et des âges extrêmes compris entre 16 et 43 ans.
50
Tableau VII: répartition des enfants selon l’habitat
51
Tableau X: répartition selon la présence de source d’approvisionnement en
électricité.
Référés 57 49.1
Total 116 100
B- Aspects cliniques
52
Tableau XIII: répartition des enfants selon la réalisation de visite
systématique à la PMI
53
Tableau XVI: répartition des malades selon le motif de consultation
Hyperthermie 52 44.8
Pâleur 30 25.9
Coma 13 11.2
Dénutrition 6 5.2
Autres* 8 6.9
Total 116 100
Autres*: diarrhée+vomissements, ulcération buccogénitale, anasarque.
L’hyperthermie était le motif de consultation le plus fréquent.
Tableau XVII: répartition des enfants selon les données de l’examen clinique
Les signes les plus fréquents étaient les plis de déshydratation (53,4%) et la
pâleur (50%).
54
Tableau XVIII: répartition des enfants selon le diagnostic
C- Aspects nutritionnels
55
Tableau XX: répartition des enfants selon le mode alimentaire pendant la
période de 0 à 6 mois.
Mixte : Sein+biberon
56
Tableau XXII: Classification selon le rapport poids/taille.
57
Tableau XXIV: Classification selon le rapport taille/âge
15% de malnutrition chez les enfants de mère d’âge compris entre 20-29ans
58
Tableau XXVI: répartition des enfants selon la notion d’introduction précoce
de mode alimentaire a la naissance
59
Tableau XXVIII: répartition des enfants selon la période d’introduction des
légumes
60
Tableau XXX: répartition selon la période d’introduction de la viande.
61
Tableau XXXII: répartition des enfants selon la période d’introduction des
céréales.
62
Tableau XXXIV: répartition des enfants selon le type d’aliment introduit
Ecart
Variables Moyenne type Minimum Maximum Médiane
A l'arrêt de
l'allaitement 16.59 ±6.37 3 26 18
La durée de
l’allaitement 16.59 ±6.37 3 26 18
63
D- Aspect évolutif
La grande majorité des enfants ont eu une issue favorable, soit 85,3%.
64
COMMENTAIRES
&
DISCUSSIONS
65
COMMENTAIRES ET DISCUSSIONS
I ASPECTS SOCIODEMOGRAPHIQUES
1- Age :
La répartition par catégorie d’âge a permis de trouver les tranches d’âge de 2
à 6 mois (19%) ; la tranche d’âge 12 à 24 était la plus représentée avec un
taux de 37,9%. L’âge moyen était de 14 mois avec des extrêmes de 2 et 50
mois.
2- Sexe :
Au cours de notre étude, le sexe masculin représentait 58,8% de l’effectif
total avec un sex-ratio de 1,42.
Sanogo dans son étude avais trouvé que le sexe masculin représentait 60,4%
de l’effectif total (12).
Cette prédominance masculine pourrait s’expliquer par la faiblesse de ce
sexe, confirmée par des études européennes et américaines.
Ces résultats sont comparables à ceux de Fokui Jule qui avait trouvé que le
sexe masculin représentait 56% de l’effectif total (22).
II ASPECTS NUTRITONNELS
A HABITUDES ALIMENTAIRES
1- Allaitement maternel
- Dans notre étude, la majorité des enfants était exclusivement allaités au
sein (88%) des cas.
Dans une étude effectuée au Togo par Agbère et coll., le taux de l’allaitement
maternel exclusif était de 72,8% (19). Le mode alimentaire des enfants
pendant la période de 0-6 mois était exclusivement l’allaitement au sein
dans 67,2% (19)
Sanogo (12) avait trouvé que 2,5% des enfants de 0-6 mois étaient nourris
exclusivement au lait maternel.
Selon un rapport de synthèse en Algérie, le taux d’allaitement des
nourrissons nourris exclusivement au sein était de15, 9% (20). Au cours de
66
cette même étude le taux d’allaitement maternel exclusif en milieu urbain
était de 18,8% et en milieu rural 11,5%.
Cette différence de taux pourrait s’expliquer par la sensibilisation des mères
sur les avantages de l’allaitement maternel exclusif.
Près de la moitié des enfants 53,4% avant la maladie était nourris au sein et
au biberon.
Dans une étude menée en Algérie, l’utilisation d’un biberon de lait industriel
ou autres aliments était de 62,8±32% ; ce taux de 66,9% en milieu urbain et
59,6% en milieu rural.
2- Diversification
- Au cours de notre étude ; 3,4% des enfants avaient reçu de l’eau a temps
avec une moyenne d’âge de1, 65±1,46 mois.
Les légumes et les céréales ont été introduits respectivement chez 52,7% ;
7,44% à temps avec les moyennes d’âge respectivement 7,64±2,77 ;
7,44±2,68 mois.
La viande et le poisson ont été introduits chez respectivement 57,4% et
79,1% des enfants a temps avec les moyennes d’âges respectivement
7,9±2,4 ; 7,88±2,6 mois.
Prés de 4/5 avaient un régime alimentaire diversifié ; les aliments de
complément étaient essentiellement a base de bouillie ; de riz ; de soupes a
viande ou de poisson.
Dans notre étude, sur 33 cas de sevrage, la moyenne d’âge de la durée de
l’allaitement était de16, 59±6, 37 mois.
Ce résultat est comparable à celui de Agbère et coll. (19) qui ont trouvés
16,8±7,3 mois.
L’âge effectif d’arrêt de l’allaitement était inferieure a celui projeté par la
mère.
L’âge moyen de la diversification était de 7,33±2,5 mois ; ce résultat est
comparable à celui de Agbère (19) qui avait trouvé 6,32±1,42 mois.
B- STATUT NUTRITIONNEL
1- Prévalence de l’insuffisance pondérale (poids/âge)
Dans notre étude 46% des enfants présentaient une insuffisance pondérale
de type sévère et modéré dont 31% de type sévère.
67
Ces résultats sont différents de ceux de Agbère et coll qui ont trouvés 38,2%
des cas avec 12,5% de forme sévère (19).
Dans une étude effectuée en Algérie, la prévalence de l’insuffisance
pondérale était de 6% dont 1,3% de sévère (20).
Cette différence pourrait s’expliquer que dans notre étude il s’agissait de
malades hospitalisés.
2-Prévalence de retard de croissance (Taille/âge)
Dans notre étude, cette prévalence était de 34,5% dans ses formes modérée
et sévère soit 23,3% de forme sévère.
Ces résultats sont comparables a ceux notés par Agbère et coll (19), qui ont
trouvés que 22,4% des enfants avaient un retard de croissance modérée et
44,6% de sévère.
En Algérie et au Tchad, les taux de retard de croissance modéré étaient
respectivement 18% et 16,1% (20;18).
3- Prévalence de l’émaciation (Poids/Taille)
Au cours de notre étude, la prévalence de l’émaciation était de 34,5% dans
ses formes modérée et sévère dont 20,7% de forme sévère.
Au Tchad, 63,1% des enfants étaient malnutris (P/T<-2ET) et 37%
présentaient une malnutrition sévère (P/T<-3ET) (18).
Dans une étude menée en Algérie, la prévalence du retard modérée et sévère
du poids par rapport a la taille était de 2,8% dont une proportion de 0,6%
pour la forme sévère (20) ; elle était de 16,7% (P/T<-2ET) soit 2,9%
d’émaciation sévère au Togo (19).
III- FACTEURS DE RISQUE
1-Age des mères
Dans notre étude, 81,9% des mères avaient l’âge supérieur ou égal à 20
ans ; ce résultat est nettement supérieur a celui de Sanogo (76,1%) (12).
68
2- La parité
Au cours de notre étude, 87,9% des mères étaient des multipares ; ce
résultat est comparable à celui de Tangara (79%) (14).
La multiparité constitue l’un des facteurs de risque pour la survenue de la
malnutrition.
3- Le statut vaccinal de l’enfant
Dans notre étude, 2,9% des enfants étaient incomplètement vaccinés ou non
vaccinés dont 5,2% non vaccinés ; ce résultat est comparable a celui de
Tangara (14) qui avait trouvé une fréquence de vaccination incomplète ou
ignorée chez 25,2% des enfants hospitalisés.
Cette diminution de fréquence doit probablement au programme de
sensibilisation pour la vaccination et a l’augmentation du nombre de centre
de santé communautaire (cscom).
4- Suivis pédiatrique a la PMI
Seulement 12,1% des enfants réalisaient des visites systématiques a la PMI.
Ce taux significativement faible pourrait s’expliquer par la méconnaissance
probable des mères sur les suivis des enfants dans les PMI.
5- Pathologies associées
L’association malnutrition et diarrhée a été retrouvée dans 15,5%. Ce
résultat pourrait être le fait que la diarrhée est fréquemment rencontrée
dans la malnutrition du fait des parasitoses.
Cette diarrhée était la 3ème pathologie après le paludisme et les
pneumopathies respectivement 46,6% ; 18,1%.
IV ASPECTS EVOLUTIFS
Dans notre étude, la majorité des enfants ont eu une issue favorable (83,6%)
et 14,7% des cas de décès. Cette létalité a été rapportée par beaucoup
d’auteurs : Tangara. A ; Au Togo respectivement 19,4% ; 18,6% ; (14;19).
69
CONCLUSION
&
RECOMMANDATIONS
70
CONCLUSION
71
RECOMMADATIONS
- Au personnel sanitaire
° Intensifier des campagnes d’information, d’éducation et de sensibilisation
des populations par rapport aux pratiques d’allaitement maternel exclusif et
de diversification.
° Encourager les mères a ces pratiques.
° Conseiller les mères sur les avantages des surveillances pédiatriques.
- A la population
° Adopter l’allaitement maternel exclusif entre 0 à 6 mois.
° Continuer à donner des aliments solides et encourager activement les
enfants a mangé même pendant la maladie.
° Respecter les périodes de diversification et celle de sevrage.
° Respecter les suivis pédiatriques dans les PMI.
- Aux autorités
° Renforcer les campagnes de sensibilisation sur les pratiques d’allaitement
maternel.
72
FICHE SIGNALITIQUE
Nom : KANTE
Prénom : Lassana
Titre de la thèse : Evaluation de l’état nutritionnel des enfants de 2 à 59
mois hospitalisés dans le servie de pédiatrie du CHU Gabriel Touré. A
propos de 116 cas.
Année : 2007-2008
Ville de soutenance : Bamako
Pays d’origine : Mali
Lieu de dépôt : Bibliothèque de la Faculté de Médecine, de Pharmacie et
d’odonto-Stomatologie
Secteur d’intérêt : santé publique, pédiatrie, nutrition
Résumé :
La malnutrition est un problème de santé publique au Mali chez les enfants
de moins de 5ans.
Les proportions d’enfant accusant un état de dénutrition présentent des
variations nettes selon le retard de croissance ou malnutrition chronique ; la
maigreur ou malnutrition aigue ou de l’insuffisance pondérale.
Chez les enfants hospitalisés, ces indices montrent que la période de
diversification constitue la période de critique pour les interventions visant a
améliorer l’état nutritionnel concernant les pratiques alimentaires des
enfants, leur donner autre liquides avec le lait maternel est le comportement
qui met le plus en danger leur existence, exposant les nourrissons a des
risques importants des maladies infectieuses.
En plus de cela, il ya l’introduction précoce ou tardive des aliments de
compléments qui exposent les enfants à la fois a des risques de maladies
infectieuses et surtout de malnutrition car après l’âge de 6 mois le lait
maternel seul est insuffisant pour répondre aux besoins énergétiques de
l’enfant et a ses besoins en protéines et micronutriments.
MOTS CLES : Etat nutritionnel ; Enfants 2à59mois ; Hospitalisé ; Pratiques
alimentaires ; Maladies infectieuses.
73
REFERENCES
BIBLIOGRAPHIQUES
74
REFERENCES
1- Manuel de puériculture et de pédiatrie en milieu tropical africain.
Ed 1999 p : 243
2- O M S : 1992
La malnutrition proteino-énergétique sévère, traitement et conduite
thérapeutique.
3- Henri Du Pinse ; Hercber.R.E
< < Nutrition santé publique >> TRC Déc. paris
4- UNICEF : 1999-2000
Situation des enfants et des femmes a Madagascar
5- Briend. A ; Lemoinier .R.D.
<< Etude des relations entre malnutrition et mortalité chez l’enfant au
Sénégal et au Bengladesh >>
Thèse, DEA 1992 universités de paris
6- Centre international de l’enfance
Malnutrition : Approche globale ; l’enfant en milieu tropical
7- Coulibaly S. M
Mortalité et Morbidité dans le service pédiatrie de HGT
Thèse de méd. 1999-2000
8- David Morley
Pédiatrie dans les pays en développement ; problème prioritaire. Flammarion
médecine science ; paris 1977
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[Link]/acceuil/santé/malnutrition
10- OMS : nov. 2006
Malnutrition infantile : Aide mémoire
[Link]/inf-fs/am//ghtt-ml
11- OMS : 1979
Manuel de nutrition en santé publique
75
12- SANOGO D.
Devenir des enfants malnutris dans le service de pédiatrie de HGT
Thèse de méd. : 2003, n°61 p 62-70.
13- Tall. F., LA [Link]
Malnutrition sévère et infection VIH au Burkina Faso
Ann-pediatic. Paris 1994.
14- Tangara. A. A,
Evaluation de l’état nutritionnel des enfants de 0-5ans hospitalisés dans le
service de pédiatrie de l’HGT.
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15- Kessi. E.K, coll.
Etude de la malnutrition de l’enfant CHU de Kara au nord de Togo.
Publication méd. Afrique Mars 1994.
16- DNS : Division nutrition ; Avril 2005.
Module de formation des formateurs des agents communautaires sur les
actions essentielles de nutrition (AEN)
17- DNS : Division nutrition ; Avril 2007.
Procédures en matière de nutrition.
18- RENAUDIN P.
Evaluation de l’état nutritionnel de l’enfant de moins de 5 ans a Moundou,
Tchad.
Revue : 1997, vol.57, n°1, pp 49-54.
19- AGBERE A R.
Pratiques d’alimentation du nourrisson et de jeune enfant dans le district de
BE (Togo).
20- EDG Algérie 2OOO/MICS2.
Rapport de synthèse de l’enquête sur les objectifs de la fin décennie : santé
mère et enfant
Revue : pages 11-15
21- CONGO : Juin 2008.
Rapport de l’enquête nutritionnelle anthropométrique : zone de santé de
MONDOMBE ; province de l’équateur.
Revue : pages 24-26
76
22- FOKUI J. V.
La malnutrition a l’unité de soins nutritionnels pédiatrique de l’hôpital
régional de Gao.
Thèse méd. : BKO 2OO7 ; n°152 p 54-58.
23- DNS : Division nutrition ; Décembre 2007.
Protocole national de prise en charge de la malnutrition aigue.
24- Assigment Children, UNICEF, New York
25- BANAPURMATH CR, JAYAMONYS
Prevalence of urinary tract infection in sevely malnourished pre-school
children department of pediatrics,J.J M medical college, damager, Kamataka
Indian pediatr 1994 jun;31(6):679-82
26- BRUNSER O.
Nutrition du jeune enfant
Edit-Nestlé Nutrition SA et Raven press Book Ldt, 1995
27- Beyond survival: children’s growth for national development.
77
ANNEXES
78
Fiche d’enquête N°
Identification
Q1- Nom et Prénom………………………………………………………….
Q2- Age…… (en mois) Q3- Sexe|__| 1- Masculin 2- Féminin
Q4- Adresse |__| 1- Bamako 2- Hors Bamako
Q5- Provenance|__| 1- Cscom 2- Csref 3- Pmi 4- Cabinet médical
5- Clinique 6- Pouponnière 7- Autres
Q6- Motif de consultation|__| 1- Hyperthermie 2- Convulsions 3- Coma
4- Détresse respiratoire 5- Déshydratation
6- Pâleur 7- Dénutrition 8-Autres motifs
Q7- Poids de naissance en kg……………
Q8- Taille a la naissance en cm…………..
Q9- Délai entre l’apparition des symptômes et la consultation…….. (en jours)
Q10- Durée d’hospitalisation en jours ou en heures………………
Antécédents
A- Père
Q11- Age……..
Q12- Profession|__| 1- Commerçant 2- Fonctionnaire 3- Ouvrier
4- Cultivateur 5- Elève/Etudiant 6- Chauffeur
7- Autres 8- Non Précisée
B- Mère
Q13- Age………..
Q14- Profession|__| 1- Ménagère 2- Aide ménagère 3- Commerçante
4- Vendeuse 5- Fonctionnaire 6- Elève/Etudiante 7- Autres 8- Non
Précisée
Q15- statut matrimonial|__| 1-Mariée Divorcée 3- Célibataire 4-Non Précisé
Q16- Parité…….
Q17- Nombre d’enfants vivant………………
Q18- Nombre d’enfants décédés…………….
Q19- Niveau de scolarisation|__| 1- Primaire 2- Fondamental 3- Secondaire
4- Supérieur 5- Non Scolarisé 6- Ecole Coranique 7- Non Précisé
C- Habitat
Q20- cours commune|__| cours privée |__|
Q21- Eau oui non
Q22- Electricité oui non
Q23- Nombre de personne vivant à la maison ..................
Q24- Provision a la maison I _ I
1- journalière 2- hebdomadaire 3- mensuelle
Q25- Montant alloué par jours a l’alimentation ………………………Fcfa
79
D- Personnel
Q26- Vaccination……………………..
Q27- Surveillance pédiatrie a la PMI Oui Non
Q28- Mode d’allaitement adopté à la naissance|__|
1-Allaitement maternel exclusif 2-Allaitement maternel mixte
3-Allaitement artificiel
Q29- Alimentation entre 0 – 6 mois
1- lait maternel 2- mixte 3- artificiel
Q30- Alimentation avant la maladie
1- allaitement maternel 2 -mixte 3- artificiel
4- plats familiaux
Q31- Age de l’enfant a la diversification mois
Q32- Si diversification avant 6 mois, pourquoi ?
Maladie|__| Grossesse|__| Voyage|__| Travail|__|
Lait insuffisant|__| Autre à préciser …………………………………
Q33- Age de l’enfant a l’arrêt de l’allaitement……..mois
Q34- Durée de l’allaitement maternel si arrêt de l’allaitement…………mois
Q35- Arrêt du sein avant diversification… Après diversification….
Q36- Alimentation actuelle………………………..
Q37 Nombre de repas……………………….
Diversification
-Les céréales : oui non
Nature :
Céréales de riz Céréales de sorgho Céréales de mil
Céréales de blé Mélange de Céréales
Début……………… (en mois)
-Légumes oui non
Age d’introduction…………..mois
- Fruits oui non
Age d’introduction………………..mois
80
- Poisson oui non
Age d’introduction mois
-Œufs oui non
Age d’introduction mois
- L’eau oui non
Age d’introduction mois
- Farines oui non
Age d’introduction mois
Q38- Si introduction de lait en poudre, a quel âge ? mois
Examen Clinique
Examen Général
Q39- Poids en kg ………………..
Q40- Taille en cm………………..
Q41- Périmètre brachial………..
Q42- Périmètre crânien………….
Q43- Température axillaire en °C
Q44- Etat général (1- Bon 2- Passable 3- Mauvais)
Q45- Pâleur (1- Oui 2- Non)
Q46- Etat des cheveux (1- Fins 2- Fins et secs 3- Cassants)
Q47- Lésions cutané- desquamation-plaie (1 - Oui 2 - Non)
Q48- Plis de déshydratation (1- Oui 2- Non )
Q49- Plis de dénutrition (1- Oui 2- Non )
Q50-Œdèmes des membres inférieurs Anasarque
(1- Oui 2- Non)
Examens Complémentaires
Q51- Goutte épaisse (1- Positive 2- Négative 3- Non faite)
Q52- NFS (1- Faite 2- Non faite)
Si 1 : a- Taux d’Hb……………. (g/dl)
81
Diagnostic
Q53- Diagnostic retenu……………………………………………………………………
Q54- Pathologies associées ……………………………………………………………….
Q55 Si MPE, classification………………………………………
Devenir
......................................................................................................................
82