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MM665 044

Ce mémoire de fin d'études présente une étude sur un procédé de filtration membranaire appliqué au traitement d'effluents de raffinerie. Les auteurs, ABDERRAHMANE Mimouna et ZERGLAINE Ahlam, ont développé des membranes à partir d'argile locale, en les caractérisant par différentes techniques. Le document aborde également les enjeux de la pollution de l'eau et les méthodes de traitement des eaux industrielles.
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MM665 044

Ce mémoire de fin d'études présente une étude sur un procédé de filtration membranaire appliqué au traitement d'effluents de raffinerie. Les auteurs, ABDERRAHMANE Mimouna et ZERGLAINE Ahlam, ont développé des membranes à partir d'argile locale, en les caractérisant par différentes techniques. Le document aborde également les enjeux de la pollution de l'eau et les méthodes de traitement des eaux industrielles.
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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique


Université de Tissemsilt
Faculté des Sciences et de la Technologie
Département des Sciences de la Technologie

Mémoire de fin d’études pour l’obtention du diplôme


De Master académique
Filière : Industries pétrochimique
Spécialité : Génie de Raffinage
Présenté par : ABDERRAHMANE Mimouna
ZERGLAINE Ahlam

Thème
___________________________________________________________

Etude d’un procédé de filtration


membranaire : application aux traitements
d’un effluent de raffinerie
Soutenu le, ………………………..

Devant le Jury :

CHELLALI Rachid Président M.C.B U. Tissemsilt

AISSAT Miloud Encadreur M.A.A U. Tissemsilt

MAHROUG Hanane Examinatrice M.C.B U. Tissemsilt

KERRAI Leila Examinatrice M.A.A U. Tissemsilt

Année universitaire : 2020-2021


Remerciements
Tout d’abord nous remercions Dieu le tout puissant de nous
Avoir donnée la force, la volonté et le privilège d’étudier et de
suivre le chemin de la science.
Ensuite nous tenons à remercier notre encadreur Monsieur
AISSAT Miloud pour son suivi et ses conseils judicieux qui
nous ont été d’un grand soutien moral et qui nous ont amené à
réaliser ce travail.
Nos remerciements les plus vifs s’adressent à monsieur le
président et les membres de jury d’avoir accepté d’examiner et
d’évaluer notre travail.
Mes plus grands remerciements s’adressent à toute l’équipe du
laboratoire pour leur aide, leur compréhension, leur tolérance
et leur sympathie.
Nous tenons à exprimer tout notre profonde reconnaissance au
toute l’équipe de la zone industrielle (Arzew) , l’ingénieure
Mme Imane et nos plus vifs remerciements vont au chef
département Mr. BELMIMOUN .A ; pour nous avoir
accueilli au sein de son département .
Dédicace

Je dédie ce travail
A l’effort de mon père
A la santé de ma mère
A la force de mon frère et,
A la patience de mes sœurs
A toute ma famille, source d’espoir et de motivation
A tous ceux qui œuvrent et combattent pour un avenir
Meilleur, pacifique et prospère.

ZERGLAINE AHLAM
Dédicace

Je dédie ce travail à ma précieuse mère, qui


m’a encouragé à avancer et qui m’a donné
tout son amour.

* A la mémoire de mon père.

* A mon frère :Rabeh.

* A mes sœurs :Madiha ,Amel, Djemaa.

* A tous mes amis et mes collègues.

* A ma famille et toutes les personnes que


j’aime.

ABDERRAHMANE MIMOUNA
Résumé

De nos jours, de nombreux procédés à membranes s’imposent dans le domaine du


traitement de l’eau industrielle. Cet engouement résulte du fait incontestable, en termes
d’efficacité, du pouvoir de séparations de toutes les substances (organiques et/ou
inorganiques) présentes dans l’eau brute.
Pour ça nous avons élaborés une technique membranaire, on a commencé par la confection
des membranes cuites à différentes températures, ensuite nous avons procédé aux techniques
des caractérisations de ces membranes produites par (DRX,ATG, ATD).

‫ملخص‬

‫ هذا الحماس ينبع‬,‫في الوقت الحاضر هناك حاجة إلى العديد من تقنيات الغشاء في مجال معالجة المياه الصناعية‬
‫من حقيقة ال جدال فيها من حيث الفعالية القدرة على فصل جميع المواد العضوية أو غير العضوية الموجودة في المياه‬
.‫الخام‬

‫ بدأنا‬,‫من اجل هذا قمنا بتطوير تقنية الغشاء العام تحت الضغط على أساس الطين المحلي أو الصلصال الجزائري‬
‫في صنع أغشية مكوية في درجات حرارة مختلفة ثم تابعنا التوصيف التقني لألغشية المنتجة مثل(األشعة تحت الحمراء‬
(ATD,ATG, DRX

Summary

Nowadays, many membrane processes are needed in the field of water treatment
industrial water .This enthusiasm stems from the fact indisputable in terms of efficiency,
power dividers of all substances (organic and / or inorganic) present in the raw water. For that
we started by making the calcination membranes at different temperatures, then we proceeded
with technical’s characterizations of these membranes produced (DRX, ATG, ATD)
Liste des Abréviations

pH: Potentiel hydrogène

DBO5: La Demande Biochimique en Oxygène

DCO: La Demande Chimique en Oxygène

RX: Rayon X

CEC : La capacité d’échange de cation

ATG : analyse thermique gravimétrique

ATD : analyse thermique différentielle


Sommaire
Tables des matières
Remerciement -
Dédicace -
Résume -
Liste des abréviations -
Sommaire -
Liste des tableaux -
Liste des figures -
Introduction générale 16
Sommaire
Chapitre I
La pollution des eaux
I.1. Introduction 19
I.2. La pollution des eaux 19
I.3. Définition des eaux résiduaires industrielles 20
I.4. Les sources de pollution des eaux 20
I.4.1. La pollution domestique et urbaine 20
I.4.2. La pollution d'origine agricole 20
I.4.3.. La pollution industrielle 21
I.5. Mode de pollution 21
I.5.1. Les pollutions accidentelles 21
I.5.2. Les pollutions diffuses 21
I.5.3. La pollution anthropique 22
I.6. Les type de pollution 22
I.6.1. La pollution physique 22
I.6.1.1. Pollution mécanique 23
I.6.1.2. Pollution thermique 23
I.6.1.3. Pollution radioactive 23
I.6.2. Pollution chimique 23
I.6.2.1. Pollution organique 24
I.6.2.2. Pollution minérale 24
[Link] 25
Chapitre II
Généralités sur l’argile et le Kaolin
II-1. Généralités 27
ΙΙ.2. L’argile 27
ΙΙ.2.1.Définition 27
ΙΙ.2.2. Structure 28
ΙΙ.[Link] kaolin 29
ΙΙ.3.1.Définition 29
ΙΙ.[Link] 29
ΙΙ.[Link] de gisement 30
ΙΙ.[Link] primaires 30
ΙΙ.[Link] secondaires 30
ΙΙ.[Link] d’application des kaolins 31
ΙΙ.[Link] Kaolin de la région de Tamazert 31
ΙΙ.[Link] du gisement 31
ΙΙ.[Link]étés des kaolin industriels 32
ΙΙ.[Link] couleur 32
ΙΙ.4.2.2. Principaux usages industriels du kaolin 33
ΙΙ.4.2.3. Cristallinité des argiles 34
ΙΙ.[Link]é d’échange cationique 34
ΙΙ.4.2.5. Propriétés thermiques 34
ΙΙ.[Link] 35
Chapitre III
Traitement des eaux par les membranes céramique
III.1. Introduction 37
[Link] techniques séparatives à membranes utilisées dans le traitement des eaux 37
III.2.1. Les différentes filières 37
III.2.1.1. L’osmose inverse 38
III.2.1.2. La nano filtration 40
III.2.1.3. L’ultrafiltration 40
III.2.1.4. Microfiltration tangentielle 41
[Link] des membranes 42
[Link] de structure 42
[Link] membranes symétriques ou isotropes 42
[Link] membranes asymétriques ou anisotropes 42
[Link] membranes composites 43
[Link] membranes poreuses et les membranes denses 43
III.4. Les module de filtration 44
III.5. Conclusion 46
Chapitre IV
Partie expérimental
IV.1. Introduction 48
IV.2. Synthèse des membranes 48
IV.3. La cuisson des supports membranaires 48
IV.4. Préparation du gel 49
IV.4. 1. Le procédé sol-gel 49
IV.5. Liste de matériels et équipements 50
IV.5.1. Matériels utilisés dans l’opération de la synthèse des membranes 50
IV.5.2. Equipement utilisés durant les caractérisations des membranes 50
IV.6. Préparation des membranes à base du kaolin brut 51
IV.6.1. Le mixage et le moulage 52
IV.6.2. Le séchage 53
IV.6.3. La cuisson 53
IV.6.4.1. Etude de retrait 54
IV.7. Diffractométrie des Rayons X (DRX) 55
IV.8. Montage expérimental 57
IV.9. Test de filtration de rejets industriels 58
IV .10. Traitement d’un effluent de raffinerie de pétrole dans la zone industrielle 59
Arzew
IV .10. 1. Traitement primaire 59
IV .10. 1.1. Physique 59
IV .[Link]. Déshuilage API 59
IV .10. 1.2. Physico-chimique 59
IV .10. 1.2.1. Coagulation 59
IV .10. 2. Traitement secondaire 59
IV .10.2.1. Réacteurs biologiques séquentiels 59
IV .10. 2.2. Remplissage 60
IV .10. 2.3. Réaction 60
IV .10. 2.4. Stabilisation 60
IV .10. 2.5. Récupération de l’eau traitée 60
IV .10. 2.6. Arrêt / récupération de la boue 60
IV .10. 3. Traitement tertiaire 61
IV .10. 3. 1. Filtration 61
IV .11. Résultats et discussion 61
Conclusion générale 63
Références bibliographiques 66
Liste Des Tableaux

Chapitre ΙΙ

Tableau II. 1 : Utilisations industrielles du kaolin 33


Chapitre III

Tableau III.2 : Quelques exemples de modules utilisés en filtration tangentielle 45

Chapitre IV

Tableau IV. 1 : Variation de taux de retrait en fonction de la température de la cuisson 55


Tableau IV.2 : Paramètres de rejets d’effluents liquide industriels 61
Liste Des Figures

Chapitre ΙΙ

Figure II. 1: Disposition des feuillets dans un grain argileux 28


Figure II. 2: Structure octaédrique et tétraédrique des couches d’argiles 28
Chapitre III

Figure III. 1 : Différents composés rencontrés dans les eaux naturelles et les 38
techniques permettant leur élimination
Figure III. 2: Principe de l’osmose inverse 38
Figure III.3 : Installation de dessalement d'eau de mer tangentielle 40
Figure III. 4 : Principe de l’ultrafiltration 41
Figure III.5: Membranes de microfiltration (source : Générale des Eaux) 42
Figure III.6: Représentations schématiques de la structure poreuse et de la 44
morphologie des membranes synthétiques
Chapitre IV

Figure IV.1 : Cuisson des supports membranaires 49


Figure IV .2 : les gels préparés par la méthode sol-gel 49
Figure IV. 3. : Préparation des différents gels 50
Figure IV. 4: Organigramme montrant les différentes étapes de la réalisation d’un 51
support membranaire
Figure IV.5: Kaolin avant et après broyage 51
Figure IV.6: Supports membranaires en kaolin brut 52
Figure IV.7 : photo de mixage du kaolin 52
Figure IV.8 : photos représentent l’outil de moulage des membranes 52
Figure IV .9 : Etuve utilisée pour le séchage des membranes 53
Figure IV .10 : Four utilisée pour la cuisson des membranes 54
Figure IV. 11 : Graphe montrant les différents paliers de cuisson des membranes 54
céramiques
Figure IV.12 :Diffractogramme des rayons X du kaolin brut KT2 avant Frittage 55
Figure IV.13 : Photos de l'Equipement DRX utilisé 56
Figure IV.14. Courbes ATG/ATD de la membrane avant frittage 56
Figure IV.15 : Diffractogramme des rayons X du kaolin brut KT2 après Frittage 57
Figure IV.16 : schéma synoptique du dispositif expérimenta 58
Figure IV.17 : Pilote de filtration 58
Figure IV .18: Bassins API 59
Figure IV .19. : Bacs biologiques SBR 60
Figure IV .20 : les filtres 61
Introduction Générale
Introduction générale

De nos jours, les principales causes de la pollution de l'environnement proviennent en


premier lieu de la production et de l'utilisation des diverses sources d'énergie, puis des
activités industrielles et, de façon paradoxale mais néanmoins importante, de l'agriculture.

À chacune de ces causes fondamentales de pollution vont correspondre d'innombrables


sources de dispersion des agents polluants. Ces dernières prennent place depuis l'amont
(industries extractives) jusqu'à l'aval, c'est-à-dire jusqu'aux usages domestiques, lesquels
peuvent jouer dans certains cas (matières organiques fermentescibles polluant les eaux par
exemple). Ainsi, la consommation de substances chimiques commercialisées auprès du grand
public intervient de façon non négligeable dans la contamination de l'environnement, sans
oublier les masses considérables d'engrais et de pesticides dispersés dans l'espace rural par les
activités agricoles.

La pollution peut se définir comme étant la dégradation d’un milieu naturel à cause de
substances chimiques et de déchets industriels. La pollution industrielle est la plus connue et
la plus dangereuse de toutes les formes de pollution. En effet, ses conséquences peuvent
toucher les régions qui ne sont pas industrialisées. Cette pollution s’intensifie au fur et à
mesure des années. C’est pourquoi, il est important de trouver des solutions afin de limiter au
maximum l’impact négatif que cela peut avoir sur la planète. Malheureusement, aucune
activité industrielle ne peut fonctionner sans polluer un minimum. Cependant, une
réglementation beaucoup plus stricte sur le déversement des produits dans la mer. Les
effluents industriels sont de nature très variable et la législation est très sévère en terme de
rejet dans le milieu naturel.

Les argiles sont des matières premières naturelles et abondantes qui sont utilisées depuis
la plus haute antiquité. Les kaolins sont des matières premières argileuses naturelles qui sont
généralement des mélanges hétérogènes de minéraux accompagnants la kaolinite, minéral
majoritaire.

Dans le but de valoriser un kaolin algérien dans le domaine des ajouts actifs, nous
voulons à travers cette recherche élaborer un Métakaolin et tester ses propriétés avec les
exigences de la norme sus-citée. Le matériau prélevé de deux souces différentes a été traité
thermiquement selon plusieurs cycles thermiques, en variant la température de consigne et le
temps de maintien, du fait que ces deux paramètres jouent un rôle déterminant dans
l’efficacité de la calcination. [1]

16
Introduction générale

L’objectif de ce travail est l’élaboration de supports membranaires à partir d’un produit


locale (Kaolin KT2 de El-Milia ) connu sous le nom de Kaolin de Tamazert, ces supports
membranaires sont ensuite améliorée par l’ajout d’une couche inorganique préparée par la
méthode sol gel. Ces membranes ont été fabriquées en plusieurs étapes, moulage, séchage et
cuisson à différentes températures. La température de cuisson ont été testée pour la
préparation des supports membranaires à atteint 1100°C.

Les méthodes de séparation par membranes sont très utilisées dans les différents
domaines tels que l’industrie agroalimentaire, l’industrie pharmaceutique et la
déminéralisation des eaux de mer et des eaux saumâtres. L’objectif principal de ces procédés
est la clarification, la purification, et la séparation des molécules et des sels inorganiques en
vue d’une éventuelle valorisation des molécules séparées ou des eaux déminéralisées dans les
différentes activités liées à la vie quotidienne des citoyens [2].

Ce travail est articulé et présenté en quatre chapitres comme suit :

Le premier chapitre est relatif aux descriptions des pollutions des eaux,

Le deuxième chapitre a pour but de présenter et de définir les argiles en général et plus
particulièrement le kaolin en tant que matière argileuse. L’Algérie possède plusieurs
gisements de kaolin comme le kaolin de Tamazert qui ne sont utilisés que dans le domaine
des céramiques. Dans le but d’élaborer un Métakaolin conforme aux exigences de la norme
sus-citée, deux matières premières de kaolin KT1 et KT2 en provenance d’Algérie ont été
exploitées.

Le troisième chapitre trait à une présentation des différents aspects de fonctionnement et


la mise en œuvre des procédés membranaire ainsi leur conception, et les problèmes rencontrés
au niveau des membranes de filtration comme la polarisation et le colmatage et les différents
mécanismes de nettoyages.

La quatrième c’est la partie pratique de ce travail, qui a été réalisé au niveau du


laboratoire : la cuisson, caractérisations des membranes, préparations des membranes, ainsi
nous terminons ce travail par une conclusion générale.

17
Chapitre I
La pollution des eaux
Chapitre I La pollution des eaux

I.1. Introduction

Le lien entre l'eau et la vie humaine prend un aspect dramatique dans les régions arides
où l'irrigation des cultures est essentielle à la production alimentaire. Cependant, l'importance
attachée au statut particulier de l'eau tend à gommer le fait que dans la plupart des sociétés,
seule une infime part de la consommation d'eau est utilisée pour boire ou pour préserver la
vie. Une large proportion de l'eau des villes est utilisée à des fins d'agrément et de confort.

L'utilisation répétée de l'eau par les gens entraînera la formation d'eaux usées, qui ont
des concentrations différentes à l'état pur ou à l'état mixte. De plus, presque tous les processus
industriels et manuels consomment de l'eau et rejettent des eaux usées. Sous ce terme, nous
regroupons généralement les eaux de sources très différentes en un groupe [1].

I.2. La pollution des eaux :

Le terme «pollution» désigne toute modification défavorable du milieu naturel en


modifiant le flux d'énergie, les niveaux de rayonnement, la composition physique et chimique
du milieu naturel et l'abondance des espèces biologiques. Ces changements peuvent affecter
les humains directement ou par le biais des ressources agricoles, de l'eau et des produits
biologiques. Ils peuvent aussi l'influencer en modifiant les objets physiques qu'ils possèdent
ou la possibilité de modifier l'environnement [2]. De plus, la pollution peut affecter
directement les humains, leur santé ou l'environnement environnant, ou les affecter
indirectement tout au long de la chaîne alimentaire ou sur l'environnement plus éloigné. La
pollution signifie encrassement, polluer, réduire l'environnement ... [3].Par conséquent, la
pollution ou la pollution de l'eau peut être définie comme une dégradation en modifiant ses
caractéristiques physiques, chimiques et biologiques; des substances étrangères ou
indésirables (telles que des micro-organismes, des produits toxiques, des déchets industriels)
provoquent un débordement, un rejet, un dépôt direct ou indirect. Ces polluants peuvent avoir
différentes sources : villes (activités ménagère ; égouts, eau domestique, etc.) agriculture
(engrais, pesticides) industrie (pharmacie chimique, pétrochimie raffinage de pétrole, etc.)

La pollution est directement liée aux activités industrielles et agricoles. Nous nous
intéressons aux rejets liquides transportés par l’eau, appelés couramment les eaux résiduaires
industrielles transportant en général divers produits hautement toxiques avec des taux très
élevé.

19
Chapitre I La pollution des eaux

I.3. Définition des eaux résiduaires industrielles

L’eau a généralement une composition plus spécifique et est directement liée au type
d'industrie considéré. Indépendamment de la charge de pollution organique ou minérale, de la
nature périssable ou du nom, ils peuvent avoir des caractéristiques de toxicité spécifiques
associées aux produits chimiques transportés. Et cela est compliqué par la grande quantité de
matière organique et de minéraux [1]. Toutes les eaux usées industrielles ou émissions
obtenues lors de l'extraction et de la conversion des matières premières en produits
industriels, ainsi que les eaux usées des services industriels généraux (assainissement et
cuisines) sont également considérées comme des eaux usées industrielles [4].

I.4. Les sources de pollution des eaux

La pollution de l'eau peut provenir de plusieurs sources. Bien entendu, les types de
pollution associés aux activités humaines sont différents, qu'il s'agisse de pollution
domestique et urbaine, de pollution industrielle ou de pollution agricole. Bien sûr, il y a aussi
des pollutions "naturelles" de l'eau, qui la rendent impropre à la consommation, comme les
éruptions volcaniques, certains contextes géologiques des métaux, etc. Peut être la cause de la
pollution [5].

I.4.1. La pollution domestique et urbaine

La pollution domestique causée par la vie de famille a toujours existé dans les maisons
individuelles. Par exemple, dans les zones rurales, les ordures ménagères jetées près des
maisons s'ajoutent au fumier et au fumier de bétail, augmentant le niveau des eaux
souterraines, ce qui oblige les membres de la famille à être nourris à partir de puits qui sont
parfois à quelques mètres de l'eau. Pas de pollution. Aujourd'hui, cette pollution élémentaire
existe toujours, mais elle a pris une autre forme. Par conséquent, les rejets des éviers, des
salles de bains et des toilettes sont guidés à travers les égouts puis directement rejetés dans le
milieu naturel, ce qui a le plus grand impact sur la pollution de l'environnement [6].

I.4.2. La pollution d'origine agricole

L'agriculture est la principale cause de la prolifération et de la pollution de l'eau.


Lorsqu'on considère la pollution agricole, elle doit également inclure la pollution liée aux
cultures et au bétail. En particulier, les activités agricoles impliquent principalement l'apport
d'azote, dont le plus important est l'apport de dérivés azotés, de nitrate et de nitrite. La teneur

20
Chapitre I La pollution des eaux

en ces éléments azotés des engrais est très élevée, et la teneur en lisier et fumier de bétail est
également très haut. Les pesticides utilisés dans le traitement des cultures sont également des
sources connues de dégradation de l'eau. En fait, il existe de nombreuses substances cachées
sous le nom de «produits phytosanitaires», et la persistance de ces substances dans l'eau peut
varier d'une molécule à l'autre. Cependant, il faut noter que les organochlorés sont
généralement plus persistants que les organophosphorés [7].

I.4.3.. La pollution industrielle

Au contraire, si la pollution de l'eau domestique est relativement stable, les émissions


industrielles se caractérisent par leur diversité. Selon le type d'industrie, différents polluants
peuvent être distingués:

• matières organiques et graisses (abattoir, industrie alimentaire, etc.), • hydrocarbures


(industrie pétrolière, transport)

• métaux (traitement de surface, métallurgie),

• acides, alcalis, divers produits chimiques (industrie chimique, tannerie, etc.),

• eau chaude (circuit de refroidissement de la centrale thermique),

• matières radioactives (centrale nucléaire, traitement des déchets radioactifs), etc. Dans
les industries traditionnellement considérées comme des rejets spéciaux, on peut citer
spécifiquement les produits agricoles polluant l'eau, l'industrie alimentaire, les papeteries, les
tanneries, les produits pétrochimiques, les traitements de surface, etc.… [7,8].

I.5. Mode de pollution

I.5.1. Les pollutions accidentelles

Il s'agit généralement de pollutions ponctuelles liées aux activités industrielles et


agricoles. Ils peuvent être causés par des accidents ou des catastrophes naturelles lors du
transport ou du stockage de produits chimiques.

I.5.2. Les pollutions diffuses

Ils sont causés par la transmission de polluants par divers moyens de transport, qu'ils
soient ou non utilisés à des fins générales de manière conventionnelle. Le fait de transporter

21
Chapitre I La pollution des eaux

des principes actifs par le vent est un exemple très concret et inquiétant dans des zones parfois
même inaccessibles [6].

La pollution par diffusion fait référence à la pollution causée par de multiples rejets de
polluants dans le temps et dans l'espace. Contrairement à la pollution accidentelle qui se
produit localement, occasionnellement ou souvent à grande échelle, la pollution diffuse n'est
pas très évidente. Son impact sur l'environnement est également perceptible. La pollution de
l'eau par les nitrates et les pesticides en agriculture est un exemple de pollution dispersée: elle
se propage sur tout le territoire, année après année, affectant fortement la qualité de l'eau et
des écosystèmes [9].

I.5.3. La pollution anthropique

Ceci est généralement attribué à la présence de la flore dans les eaux, surtout si ces eaux
stagnent ou si leur renouvellement est encore très occasionnel et limité dans le temps. Par
conséquent, cette pollution est causée par l'eutrophisation, qui est fonction du rapport [azote] /
[phosphore] dans l'eau. Ce déséquilibre conduit notamment à la reproduction des plantes et
des algues, ce qui conduit à une diminution du niveau d'oxygène nécessaire à la vie des
animaux et des plantes aquatiques. [6, 10,11]

I.6. Les types de pollution

La pollution de l'eau est tout le problème que peuvent subir ses utilisateurs. La pollution
produite peut être physique (radioactivité, échauffement, etc.), chimique (émissions agricoles,
industrielles et urbaines) et microbiologiques (émissions urbaines, reproduction, etc.). Afin de
mieux évaluer la pollution, certains paramètres peuvent être utilisés pour estimer le degré de
pollution en fonction de son type. Les eaux usées industrielles sont spécifiques en termes de
volume et de composition. Il existe trois types de pollution:

I.6.1. La pollution physique

La pollution physique est liée à des facteurs qui affectent l'état physique de l'eau, tels
que la température, la présence de particules en suspension et les changements qui affectent la
résistance au feu de l'eau. Aujourd'hui, même l'eau chaude rejetée dans le milieu marin par les
centrales nucléaires ou thermiques est une préoccupation majeure dans de nombreux pays [6].

22
Chapitre I La pollution des eaux

Il s'agit d'une pollution causée par des facteurs physiques (tout élément solide entraîné
par l'eau), et elle est d'origine domestique, principalement industrielle. Elle peut être divisée
en trois catégories: mécanique, thermique et radioactive [4].

I.6.1.1. Pollution mécanique

Elle résulte des décharges de déchets et de particules solides apportés par les ERI, ainsi
que les eaux de ruissellement. Ces polluants sont soit les éléments grossiers soit du sable ou
bien les matières en suspension MES [12].

I.6.1.2. Pollution thermique

L'usine utilise l'eau rejetée du circuit de refroidissement de certaines installations


(centrales thermiques, centrales nucléaires, raffineries, aciéries, etc.); la température est
d'environ (70 à 80) ° C. Au contact de l'eau dans un environnement aquatique, la température
chute à (40 à 45) ° C, ce qui fait chauffer l'eau, ce qui affecte la solubilité de l'oxygène. De
plus, tout changement de température aura un impact significatif sur la survie des organismes
aquatiques. Une forte baisse de température ralentira les réactions chimiques les plus
importantes ou même les arrêtera. Au contraire, l'augmentation de la température tuera
certaines espèces, mais favorisera également le développement d'autres organismes,
provoquant ainsi un déséquilibre écologique [4,12].

I.6.1.3. Pollution radioactive :

Ceci est dû à l'éventuelle radioactivité artificielle du rejet, dont la source est l'utilisation
de toutes ces formes d'énergie nucléaire (installations d'exploitation et usines d'uranium,
traitement des déchets radioactifs). Des éléments radioactifs sont incorporés dans les
molécules des organismes vivants. Plus leur position dans la chaîne alimentaire est élevée,
plus la sensibilité de l'organisme aux radiations est élevée [12].

I.6.2. Pollution chimique

La pollution chimique est causée par l'introduction d'un (ou plusieurs) éléments
indésirables dans la composition chimique de l'eau destinée à l'origine à des usages très
particuliers.

23
Chapitre I La pollution des eaux

Les deux paramètres globaux produits par la juxtaposition de plusieurs paramètres


permettent d'évaluer le degré de cette pollution, comme le pH, la conductivité, la turbidité, la
demande chimique en oxygène (DCO), etc. [6].

La pollution chimique des eaux est regroupée dans deux catégories : Organiques
(hydrocarbures, pesticides, détergents, phénols..). Minérales (métaux lourds, cyanure, azote,
phosphore…).

I.6.2.1. Pollution organique

Les principaux polluants de l'eau sont des composés organiques. Ceux-ci polluent l'air
et le sol ainsi que les océans, les océans, les rivières, les rivières et les eaux souterraines. En
effet, leur présence dans l'environnement est due à divers phénomènes liés à l'exploitation du
pétrole, à son transport maritime et à l'utilisation en aval des produits finis [13].

La plupart des produits organiques sont toxiques et peu biodégradables, ils s'accumulent
dans les organismes vivants et enrobent les plantes, limitant les échanges importants et
empêchant la croissance des plantes et des animaux. Ils forment également un mince film
d'oxygène naturel à la surface de l'eau, empêchant le passage de la lumière [14-16].

En d'autres termes, il est fourni par les industries alimentaires et agroalimentaires


(produits laitiers, abattoirs, sucreries, etc.), contenant des eaux usées contenant de la matière
organique fermentescible (biodégradable). Ils consomment l'oxygène dissous dans ces plans
d'eau, provoquant la mort des poissons par suffocation et le développement d'une
fermentation anaérobie produisant une odeur désagréable [12].

I.6.2.2. Pollution minérale

Lorsque la concentration des métaux lourds augmente, les éléments utiles aux êtres
vivants deviendront rapidement toxiques. [17]. La présence de métaux lourds dans l'eau,
l'atmosphère et la chaîne alimentaire est parmi les problèmes les plus sérieux causés par la
pollution. [18,19].

24
Chapitre I La pollution des eaux

[Link]

La question relative à la pollution de l’eau est capitale et la responsabilité de chacun à


tous les niveaux est importante. L’eau, patrimoine commun fragile et limitée, dont la
dégradation, en dépit de 40 années de politiques, de protection et de gestion reste une
préoccupation dans tous les secteurs, exige maintenant la mobilisation de tous. Conserver les
ressources, la distribution d’eau potable, collecter et nettoyer l’eau sale et la prévention des
risques requiert la participation de nombreux intervenants.

25
Chapitre ΙΙ
Généralités sur l’argile et le
Kaolin
Chapitre II Généralités sur l’argile et le Kaolin

ΙΙ.[Link]

Ce deuxième chapitre a pour but de présenter et de définir les argiles en général et plus
particulièrement le kaolin en tant que matière argileuse. La classification et l'identification du
groupe minéralogique, la cristallinité des minéraux argileux (kaolins) y sont décrites ainsi que
les comportements et propriétés rhéologiques. Le frittage des céramiques silicatées, les
propriétés de la mullite obtenue après traitement thermique du kaolin sont aussi développés.

Les argiles sont des produits de décomposition des roches siliceuses, par désagrégation
physique et mécanique puis par altération chimique.

ΙΙ.2. L’argile

ΙΙ.2.1.Définition:

L’argile est une matière première d’origine volcanique utilisée depuis la plus haute
antiquité. Les minéraux argileux se caractérisent par les propriétés principales suivantes : leur
forme, leur surface spécifique, leur capacité d’adsorption d’eau et de gonflement et leurs
multiples possibilités d’échanges ioniques. La bentonite qui fait l’objet de notre travail
désigne généralement un minéral argileux constitué essentiellement de montmorillonite [22].

L’intérêt accordé ces dernières années à l’étude des argiles par de nombreux
laboratoires dans le monde se justifie par leur abondance dans la nature, l’importance des
surfaces qu’elles développent, la présence des charges électriques sur cette surface et surtout
l’échangeabilité des cations inter-foliaires. Ces derniers, appelés aussi cation compensateurs,
sont les principaux éléments responsables de l’hydratation, du gonflement, de la plasticité et
de la thixotropie, ils confèrent ainsi aux argiles des propriétés hydrophiles [23].

27
Chapitre II Généralités sur l’argile et le Kaolin

Figure. ΙΙ .1: Disposition des Feuillets dans un grain argileux.

ΙΙ.2.2. Structure:

Les argiles sont constituées de minéraux dont les particules sont essentiellement des
phyllo silicates, empilements de feuillets bidimensionnels silicatés [24].

Les feuillets qui constituent le motif de base de ces matériaux, sont formés par
l’assemblage d’une ou de deux couches de tétraèdres siliceux SiO₄ et d’une couche
d’octaèdres alumineux, ferrifères ou magnésiens.

Les silicates constituent le modèle de base. Ils sont formés par un agencement de
tétraèdres de SiO₄- dans lesquels un atome de Si est entouré de 4 atomes d’oxygène.

Figure. ΙΙ.2: Structure octaédrique et tétraédrique des couches d’argiles.

28
Chapitre II Généralités sur l’argile et le Kaolin

ΙΙ.[Link] kaolin

ΙΙ.3.1.Définition:

Le kaolin est une roche de composition argileuse constituée principalement de kaolinite, un


minéral provenant de l’altération de roches feldspathiques. La kaolinite, de formule chimique
Al2O3 .2SiO2 .2H2O, contient théoriquement 39,5% Al2O3, 46,5 % SiO2 et jusqu’à 14 % H2O.
Elle se présente en petits cristaux lamellaires de forme pseudo-hexagonale.

Le kaolin est caractérisé par :

 une faible dureté (2 selon l’échelle de Mohs);

 un haut degré de blancheur;

 un contenu élevé en alumine (Al2O3) qui en fait un excellent réfractaire;

 une granularité très fine et une bonne opacité due à la forme lamellaire des cristaux de
kaolinite.

Ces différentes propriétés physiques et chimiques font du kaolin une substance des plus
recherchées [25].

ΙΙ.[Link]

Depuis l’Antiquité, le kaolin est la matière première de base de la céramique fine, à cause de
sa température de fusion élevée et de sa couleur blanche. Cependant, au fil des ans, les
propriétés particulières du kaolin liées à sa blancheur et à sa finesse de broyage ont amené de
nouveaux usages : [26]

 matière première dans la fabrication des céramiques fines et des produits réfractaires
(briques, ciments, mortier);

 charge minérale ou additif dans la fabrication du papier;

 charge inerte dans les peintures, les plastiques et le caoutchouc;

 source d’alumine et de silice dans la fabrication du ciment et de la fibre de verre;

 préparation de produits pharmaceutiques;

 additifs alimentaires et agents de blanchiment;

29
Chapitre II Généralités sur l’argile et le Kaolin

 fabrication de plâtre, de granules pour revêtements de toiture;

 fabrication de textiles.

ΙΙ.[Link] de gisement

La kaolinite se forme par l’altération chimique des feldspaths. Dans le cas du feldspath
potassique, la réaction est la suivante :

2 KAlSi3O8 + 3H 2O = Al2Si2O5(OH)4 + 2KOH


K-feldspath kaolinite

Les gisements de kaolin peuvent être d’origine primaire ou secondaire.

ΙΙ.[Link] primaires

Les gisements primaires sont les dépôts résiduels provenant de l’altération en place, de
roches riches en feldspath, par les agents météoriques ou par des solutions hydrothermales.

Les gisements primaires ou résiduels de kaolin présentent des teneurs en kaolin qui
varient généralement de 15 à 50 %. La teneur et la composition du dépôt dépendent de
plusieurs facteurs dont la nature de la roche originale, le degré et le type d’altération.
L’altération d’un granite produit un kaolin qui contient du quartz et du mica et, si la
kaolinisation n’est pas complète, il y aura du feldspath. En général, les plagioclases sont les
premiers feldspaths à être kaolinisés tandis que les feldspaths potassiques s’altèrent plus
lentement et donnent des kaolins qui contiennent des cristaux fins d’illite, de séricite et
d’hydro muscovite [27]

La plupart des gisements de kaolin que l’on trouve au Québec sont des gisements
résiduels qui résultent de l’altération hydrothermale ou météorique de roches feldspathiques
précambriennes. Celles-ci incluent des quartzites feldspathiques, des monzonites quartziques
et des anorthosites.

ΙΙ.[Link] secondaires

Les gisements secondaires sont les dépôts sédimentaires provenant du transport et de la


sédimentation de la kaolinite issue des gisements primaires. Les gisements secondaires sont
généralement plus riches en kaolinite que les gisements de kaolin primaires ou résiduels. Dans
les gisements secondaires, la kaolinite se présente en cristaux plus fins. [28]

30
Chapitre II Généralités sur l’argile et le Kaolin

À la suite de l’érosion des dépôts résiduels de kaolin, des sédiments sont transportés par des
cours d’eau, lavés et débarrassés de leurs impuretés. Ce processus permet aux particules plus
fines et plus légères de kaolinite de se déposer dans les eaux calmes des lacs ou des estuaires,
produisant ainsi des kaolins exceptionnellement purs (85 à 95 % de kaolinite), pratiquement
exempts de particules sablonneuses [29]. Par contre, lorsque le dépôt de kaolinite se fait en
milieu marin plus perturbé, le kaolin peut contenir une quantité élevé de sable.

Les seuls gisements secondaires de kaolin ont été trouvés dans le secteur de
Schefferville dans des sédiments du Crétacé qui recouvraient à l’origine le gisement de fer de
la mine Redmond. Ils ont été complètement enlevés lors de l’exploitation de la mine.

ΙΙ.[Link] d’application des kaolins

Les applications industrielles du kaolin sont nombreuses [30, 31, 32] :

Parmi les industries qui utilisent les kaolins sont l’industrie papetière, l’industrie

céramique et le domaine pharmaceutique.

ΙΙ.[Link] Kaolin de la région de Tamazert

ΙΙ.[Link] du gisement:

L’exploitation du gisement de kaolin de Tamazert a débuté 1927 sur le compte d’une


compagnie franco-africaine pendant une période d’environ 5 ans (1927_1932). En 1933 la
carrière de Tamazert a été abandonnée à cause d’une apparition sur le marché international
du kaolin de qualité supérieure aux autres gisements ,avec une teneur plus réduite en oxyde de
fer Fe₂O₃selon l’opinion des spécialistes de cette période , ils est difficile d’éliminer ce
dernier au niveau du gisement de Tamazert.[33]

Le kaolin traité de Tamazert est caractérisé par une concentration en minéraux argileux,
quartz et feldspath-K. La fraction argileuse présente une forte teneur en kaolinite avec de
l’illite . Les oxydes les plus dominants dans le kaolin de Tamazert sont : SiO₂, Al₂O₃, Fe₂O₃
et K₂O. Le kaolin de Tamazert est moyennement plastique à plastique, pauvre en fraction
sableuse et riche en fraction argileuse et limoneuse. . Les essais technologiques effectués sur
des carreaux céramiques cuits à des températures comprises entre 800-1100°C, présentent des
paramètres de cuisson (retrait linéaire, absorption d’eau et résistance à la flexion) très
favorables pour un usage de ces argiles dans la fabrication des produits de terre cuite (briques

31
Chapitre II Généralités sur l’argile et le Kaolin

et tuiles). Néanmoins, la présence de fissures observées sur les produits finis à partir de
1000°C, ne sont guère favorables pour leur usage en l’état surtout pour les argiles calcaire. On
note aussi, que la présence de sulfates en faibles quantité dans quelques échantillons
carbonatés conduits après cuisson à 1050°C à la formation de nodules blancs de sulfate de
calcium (CaSO4) à la surface des produits. Quelques produits cuits ont présenté un retrait à la
cuisson supérieure à 10% pour des températures de 1100°C, et des pertes en poids de l’ordre
de 14% en moyenne, alors pour une bonne adaptation aux normes, ces retraits peuvent être
minimisés par l’ajout de quantité optimale de dégraissant ou en effectuant des mélanges ou
des formulations avec d’autres matériaux argileux.[34]

ΙΙ.[Link]étés des kaolin industriels

- de la nature de l’argile ;

- de sa densité de charge ;

- de la nature des cations de compensation ;

- de la nature des cations que l’on souhaite intercaler ;

- les conditions de mise en oeuvre (la concentration de la solution, la durée

de la réaction, la température,…).

ΙΙ.[Link] couleur

La couleur est l’un des éléments les plus attractifs d’un minéral, elle est souvent
considérée comme étant l’un des critères de reconnaissance des minéraux. Le quartz peut être
rencontré sous toute la gamme des couleurs ou presque : incolore, blanc, violet en tant
qu’améthyste, bleu rarement, jaune orangé en tant que citrine, rouge hématoïde ou encore noir
fumé [35]. La couleur prend ses sources dans les interactions entre la lumière (énergie) et les
électrons. On peut distinguer les interactions physiques, pour lesquelles la lumière n’est
affectée que d’une manière élastique, c’est à dire que sa direction est perturbée mais pas son
intensité (phénomènes de réfraction, diffusion ou diffraction) des interactions chimiques où
les interactions sont inélastiques, pour lesquelles une partie de l’énergie de la lumière est
absorbée. Il s’agit ici principalement de phénomènes d’absorption par des éléments de
transition, de centres colorés ou par des transferts de charges dans des groupements de
plusieurs atomes.

32
Chapitre II Généralités sur l’argile et le Kaolin

ΙΙ.4.2.2. Principaux usages industriels du kaolin

Dans les diverses utilisations du kaolin, chaque utilisateur se concentre sur certaines
propriétés. Les propriétés souhaitées et les niveaux d’exigence varient d’une industrie à une
autre ; le comportement rhéologique est très important pour l’industrie de céramique, mais
cela n’est pas le cas pour la fabrication des réfractaires. Le quartz n’est pas bienvenu dans le
kaolin destiné à l’industrie du papier, tandis que sa présence empêche la déformation de la
céramique pendant la cuisson(Rahimi et Matin 1989).Une bonne connaissance de la relation
entre les propriétés et les rôles des composants du kaolin industriel est indispensable pour la
commercialisation du produit. Parce qu'il est chimiquement inerte avec une gamme de pH de
4 à 9, que sa couleur est blanche ou proche au naturel et après cuisson, qu’il a un bon pouvoir
couvrant qu’il est doux et non-abrasif, que ses particules sont très fines, qu’il est plastique
avec l’eau, réfractaire, qu’il a une faible conductivité thermique et électrique, qu’il est
hydrophile et se disperse aisément dans l'eau, que son coût est faible, le kaolin a de très
nombreux usages. Quelques uns sont présentés dans le Tableau ΙΙ.1.

Tableau ΙΙ.1. Utilisations industrielles du kaolin [36]

Rôle Utilisation

Couchage Couchage de papier, peinture, encre.

Charge Charge minérale de papier, caoutchouc,


plastiques, polymères, adhésifs, textiles,
linoléum.

Matiére première Catalyseurs, fibre de verre, ciment, industrie du


bâtiment, céramique, plâtre, filtre, émaux,
fonderie, production des composés chimiques
d’aluminium, production de zéolite.

Diluant, adsorbant ou transporteur Polissage, engrais, insecticide, détergent,


produits pharmaceutiques, produits de beauté,
tannerie de cuirs.

33
Chapitre II Généralités sur l’argile et le Kaolin

ΙΙ.4.2.3. Cristallinité des argiles


Les diagrammes de diffraction des rayons X des minéraux argileux sont souvent
difficiles d’interprétation pour plusieurs raisons : Très faibles dimensions et formes
anisotropes des cristaux ;
Défauts géométriques par distorsion des feuillets ;
 Désordres d'empilement des feuillets dans un même cristallite ;
 Interstratification (empilements de feuillets de natures différentes). [37]
ΙΙ.[Link]é d’échange cationique:
La capacité d’échange cationique (CEC) est la mesure de la capacité d’une
argile à échanger des cations compensateurs. Elle dépend à la fois de la charge
permanente et de la charge variable. Elle mesure, en effet, le nombre de cations
échangeable monovalents et divalents (Li+, Na+, Ca2+, K+ ou Mg2+) afin de
compenser la charge électrique de 100 g d’argile calcinée, à pH 7. [38]
ΙΙ.4.2.5. Propriétés thermiques
La kaolinite subit un certain nombre de phénomènes thermiques au cours d’un
chauffage. Si les températures associées à ces différents évènements sont bien connues et
admises de tous, il n'en est pas de même de la nature de certaines des transformations qui les
accompagnent. Au cours de son traitement thermique, la kaolinite subit une déshydroxylation
entre 460 et 600 °C, associée à un pic endothermique. Ce phénomène correspond à un départ
d’eau de constitution par un mécanisme diffusionnel [39,40] et à la formation de la
métakaolinite (phase amorphe). Cette phase, subit une réorganisation structurale vers 950-
980°C, associée à un pic exothermique. Le mécanisme associé à cette transformation ainsi
que la composition chimique de l’éventuelle phase cristallisée obtenue (mullite et/ou phase de
structure spinelle) suscitent des controverses. Vers 1200-1250 °C intervient la formation de la
mullite dite secondaire, généralement associée à un faible pic exothermique.

34
Chapitre II Généralités sur l’argile et le Kaolin

450 °C

Al2 Si2O5(OH)4 Al2O3 .2SiO2 + 2H2O


Kaolinite Metakaolin
925 °C

2(Al2O3 .2SiO2) 2Al2O3 .3SiO2 + SiO2


Metakaolinsilice spinelle
1100 °C

2Al2O3 .3SiO2 2(Al2O3 .SiO2) + SiO2


Silice spinelle Pseudomullite
1400 °C

3(Al2O3 .SiO2) 3Al2O3 .2SiO2 + SiO2


Pseudomullite Mullite + Cristoballite
ΙΙ.[Link]:
Les kaolins sont des silicates plus au moins hydratés, structuralement constitués par un
agencement de tétraèdres de silice et d’octaèdres d’alumine. Ils sont issus de la transformation
sous l’influence de processus physiques et chimiques de silicates primaires. La kaolinite qui
existe dans les kaolins peut être bien, moyennement ou mal cristallisée. Elle présente peu de
substitution cationique. Les minéraux associés sont le quartz, les micas (muscovite),
l’halloysite et les feldspaths potassiques, et des impuretés minérales telles que l’oxy-
hydroxyde de fer, les oxydes de titane et l’oxyde de manganèse. Lors de la cuisson la
structure en feuillets de la kaolinite s’effondre par déshydroxylation pour conduire à la
métakaolinite caractérisée par une organisation à très courte distance. Les phases amorphes
peuvent faire l’objet d’une réorganisation structurale à plus haute température, analogue à
celle observée pour la métakaolinite vers 980 °C comme elle conduit généralement à la
formation de mullite au-dessus de 1000 °C. Celle-ci est favorisée par la présence d’ions Fe³⁺
sur la surface des plaquettes. Cette formation débute par un mécanisme de nucléation en
volume et se poursuit par une croissance cristalline selon un mécanisme diffusionnel à partir
d’un nombre constant de nucléi. L’objectif visé dans cette thèse est l’identification du rôle des
impuretés dans le comportement thermique des kaolins. Pour ce faire cette kaolins de
différentes origines algérienne (de Tamazert ) ont été étudiés à l'état naturel et après cuisson.
Nous avons suivi le comportement thermique de ces kaolins entre 900 et 1600 °C du point de
vue des phases formées, du phénomène de densification, du retrait, des propriétés
colorimétriques, mécaniques et diélectriques en tentant de mettre en relation impureté et
propriétés obtenues .
35
Chapitre III
Traitement des eaux par les
membranes céramique
Chapitre III Traitement des eaux par les membranes céramique

III.1. Introduction :

Les membranes sont des médias filtrants possédant une barrière sélective, qui selon le
diamètre des pores retiendront des particules de tailles et de poids moléculaires différents.

Elles assurent le transfert, d'un milieu vers un autre des espèces chimiques présentes en
solution avec des vitesses différentes ce qui permet une séparation sélective. Sous l'effet d'un
gradient de pression et d'une vitesse de circulation tangentielle variable de 0 à quelques mètres
par seconde, seront obtenus alors un permet (fluide ayant traversé la membrane) et un retentât
(fluide contenant la ou les substances retenues par la membrane).

Les membranes sont utilisées dans des opérations de clarification et de concentration dans
différents domaines tels que : l'agroalimentaire, la biotechnologie, la pharmacie, le traitement
des eaux et des effluents. Les procédés membranaires sont souvent compétitifs sur le plan
économique par rapport aux procédés traditionnels [41-42]

[Link] techniques séparatives à membranes utilisées dans le traitement


des eaux

III.2.1. Les différentes filières

Le tableau ci-dessous présente le champ d’application des différentes techniques de


filtration classique et des différentes techniques de séparation par membrane.

37
Chapitre III Traitement des eaux par les membranes céramique

Figure III. 1 : Différents composés rencontrés dans les eaux naturelles et les techniques
permettant leur élimination [43].

III.2.1.1. L’osmose inverse

L’osmose inverse utilise des membranes denses qui laissent passer l’eau et arrêtant tous les
sels.

Cette technique est utilisée pour :

 Le dessalement des eaux de mer ;


 Le dessalement des eaux saumâtres ;
 La production d’eau ultra pure ;
 La production d’eau de pocess…

Le phénomène d’osmose est un phénomène qui tend à équilibrer la concentration en solutés de


part et d’autre d’une membrane semi-perméable. Le phénomène d’osmose est un phénomène
naturel courant, notamment à travers les membranes cellulaires.

La membrane semi-perméable laissera passer le solvant (le soluté ne passe pas) pour

38
Chapitre III Traitement des eaux par les membranes céramique

Équilibrer la concentration. La différence de concentration crée une pression, appelée

Pression osmotique. Pour inverser le passage du solvant et augmenter la différence de

Concentration, il faut appliquer une pression supérieure à la pression osmotique.

Figure III. 2 : Principe de l’osmose inverse

La pression osmotique 2 est d’autant plus importante que la concentration est élevée et que
la masse molaire est faible.

Nota bene : la pression osmotique de l’eau de mer est de l’ordre de 25 bars

39
Chapitre III Traitement des eaux par les membranes céramique

Figure III.3: Installation de dessalement d'eau de mer tangentielle [44].

III.2.1.2. La nano filtration

Cette technique se situe entre l’osmose inverse et l’ultrafiltration. Elle permet la séparation
de composants ayant une taille en solution voisine de celle du nanomètre (soit 10 Å) d’où son
nom. Les sels ionisés monovalents et les composés organiques non ionisés de masse molaire
inférieure à environ 200 - 250 g/mol ne sont pas retenus par ce type de membrane.

Les sels ionisés multivalents (calcium, magnésium, aluminium, sulfates…) et les composés
organiques non ionisés de masse molaire supérieure à environ 250 g/mol sont, par contre,
fortement retenus.

Nota Bene : Dans le cas des macromolécules, l’unité de masse molaire que l’on utilise est
le dalton : 1 Da = 1 g/mol.

Les mécanismes de transfert sont intermédiaires entre ceux de l’osmose inverse et ceux de
l’ultrafiltration. Cette technique est souvent utilisée pour l’adoucissement des eaux.

III.2.1.3. L’ultrafiltration

L’ultrafiltration utilise des membranes microporeuses dont les diamètres de pores sont :

Compris entre 1 et 100 nm. De telles membranes laissent passer les petites molécules (eau,
sels) et arrêtent les molécules de masse molaire élevée (polymères, protéines, colloïdes) [45].

40
Chapitre III Traitement des eaux par les membranes céramique

Pour cette raison, cette technique est utilisée pour l’élimination de macro solutés présents dans
les effluents ou dans l’eau à usage domestique, industriel (électronique) ou médical.

Figure III. 4: Principe de l’ultrafiltration [44].

III.2.1.4. Microfiltration tangentielle

Ce procédé de séparation solide-liquide met en œuvre des membranes dont les diamètres
de pores sont compris entre 0,1 et 10 µm. Il permet donc la rétention des particules en
suspension, des bactéries et indirectement des colloïdes et de certains ions après fixation de ces
derniers sur des plus grosses particules obtenues par complication, précipitation ou floculation.

Théoriquement, la différence entre ultrafiltration et microfiltration est très nette.

 l’ultrafiltration fonctionne en phase liquide homogène alors que la microfiltration a


pour objectif une séparation solide-liquide ;
 la pression de travail est généralement plus faible dans le cas de la microfiltration
(Pression transmembranaire < 3 bars) ;
 les flux de filtration sont souvent plus importants dans le cas de la microfiltration.

Cependant, du point de vue technologique, les deux techniques peuvent se recouper. Ainsi,
pour minimiser les phénomènes de colmatage et éviter que des particules solides pénètrent dans
les pores des membranes, on a souvent intérêt à utiliser des membranes d’ultrafiltration pour
effectuer une opération de microfiltration. Inversement, une membrane de microfiltration peut
devenir une membrane d’ultrafiltration (1 à 100 nm) ou même d’osmose inverse (< 1 nm) par
suite de la formation en cours de fonctionnement d’une couche de gel à porosité très fine
(membrane dynamique).

41
Chapitre III Traitement des eaux par les membranes céramique

Figure III.5 : Membranes de microfiltration (source : Générale des Eaux)

[Link] des membranes

Les membranes peuvent être classées selon trois paramètre : types de structure, matériel
de fabrication, diamètre des particules retenues.

[Link] de structure

Les membranes peuvent également être classées en fonction de la structure des différents
matériaux qui les composent.

[Link] membranes symétriques ou isotropes

Sont composées d’un même matériau ayant une porosité sensiblement uniforme dans tout
l’épaisseur .Elles peuvent être denses ou poreuses.

Dans ce cas la membrane, dans toute son épaisseur, forme la couche sélective.

[Link] membranes asymétriques ou anisotropes

Ont une porosité variable dans l’épaisseur de la membrane. On distingue deux parties bien
distinctes, la peau et la sous couche poreuse. La peau est la partie sélective de la membrane. Elle
possède la porosité la plus faible et les pores les plus petits. Cette faible épaisseur permet
d’associer une haute sélectivité à une haute perméabilité. Les performances en filtration de la
membrane ne dépendent donc que des performances de la peau. La sous couche poreuse forme la
plus grande partie de la membrane.

42
Chapitre III Traitement des eaux par les membranes céramique

Elle possède une porosité souvent très importante (60à80%), associée à des pores de
grandes dimensions (à l’échelle du micromètre).Elle n’offre pas de sélectivité et n’influe pas sur
la perméabilité. Son rôle est d’assurer la résistance mécanique de la membrane.

[Link] membranes composites

Sont constituées d’un assemblage de deux ou plusieurs couches de matériaux de différentes


porosités et de différentes compositions chimiques. Elles ont été développées afin d’augmenter la
perméabilité des membranes en diminuant l’épaisseur de la couche active sélective. Des
épaisseurs de l’ordre de 10 à100 nm sont utilisées. Les autres couches ont une porosité croissante
et permettent de garantir la tenue mécanique de la couche active [46].

[Link] membranes poreuses et les membranes denses

Sont constituées de tissus interstitiels. Un pore est défini comme un interstice entre les
constituants solides d’une membrane. Dans le cas des membranes organiques, la structure
poreuse résulte des espaces entre les chaines des polymères tandis que dans le cas des
membranes inorganiques les pores sont constitués par les espaces intergranulaires [47].

La porosité d’une membrane est définie comme le rapport du volume des espaces vides sur
le volume total de la matrice. Cette grandeur dépend de la taille des constituants élémentaires de
la matrice mais également du procédé d’élaboration de la membrane.

Lorsque les interstices entre les constituants de la matrice membranaire ont une taille voisine de
celle d’un ion solvaté, on ne parle plus de pores et on qualifie la membrane de dense [48].

43
Chapitre III Traitement des eaux par les membranes céramique

Poreuses denses

à gros pores à pores fins

Membranes asymétriques

Membrane composite

Figure III.6: Représentations schématiques de la structure poreuse et de la morphologie des


membranes synthétiques [49].

III.4. Les module de filtration:

La technologie des procédés membranaires connaît un essor important du fait des moindres
coûts engendrés pour obtenir à la séparation. Les membranes sont assemblées dans des modules
dont la conception et la géométrie peuvent être originale et variées. Des modules membranaires
ont été mis au point pour optimiser la

séparation et les coûts. La finalité étant de réussir à mettre dans un minimum d'espace un
maximum de surface perméante et de satisfaire les deux objectifs suivants:

 Assurer la meilleure circulation possible du liquide au niveau de la membrane afin de


limiter au maximum la formation des couches de polarisation.
 Avoir une compacité offrant la plus grande surface d'échange par unité de volume.

44
Chapitre III Traitement des eaux par les membranes céramique

Actuellement, différents types de modules sont disponibles commercialement et


permettent un large choix (tableau III.2) afin d'adapter le procédé au type de séparation à
effectuer [50]. La nature de la membrane est étroitement liée à celle du module. Les
installations, dans le cas de L’ UF, comprennent: les modules, la source de pression, la pompe de
circulation et l'échangeur thermique pour fixer la température. Elles existent en deux modèles.

 Modèle discontinu: le système peut comporter une circulation ou non, ce qui permet
une économie d'énergie.
 Modèle continu: la boucle de filtration est alimentée en permanence; dans l'industrie,
plusieurs modules sont placés en série pour obtenir un bon rendement.

Tableau III.1: Quelques exemples de modules utilisés en filtration tangentielle.

45
Chapitre III Traitement des eaux par les membranes céramique

III.5. Conclusion

Les procédés membranaires désignent un ensemble de techniques qui peuvent être


appliquées dans de nombreux domaines. Ils peuvent permettre, dans de nombreux cas,
d'améliorer les systèmes de traitements conventionnels basés sur la précipitation, la distillation
ou l'échange d'ions. Un procédé membranaire sera considéré comme une bonne application si
l'objectif envisagé est atteint. Placée au cœur du procédé, la membrane est le facteur limitant.
Elle doit cumuler de bonnes propriétés mécaniques, une bonne stabilité chimique et doit remplir
sa fonction séparative tout en assurant des débits importants. Elle est évaluée en terme de flux,
de taux de rétention, de sélectivité et de durée de vie. Ces propriétés dépendent en grande partie
du choix du matériau et de la voie de synthèse.

46
Chapitre IV
Partie expérimentale
Chapitre IV Partie expérimental

IV.1. Introduction

Le développement de membranes à base de kaolinite puis l'amélioration du support


membranaires par le dépôt d’un film mince en déposant un gel inorganique préparé par la
méthode sol-gel. Avant le test de filtration, nous avons caractérisé ces membranes par DRX,
ATG_ATD

IV.2. Synthèse des membranes

En premier lieu, nous avons élaboré ces supports membranaires seulement avec le
Kaolin KT2 d’El-Milia, une série de membranes à base du kaolin KT₂ cuit à 1100°C. La
méthode de synthèse des membranes est basée sur :

IV.3. La cuisson des supports membranaires

Les kaolins, seuls ou mélangés à d’autres composés, se transforment par cuisson à haute
température, en produits céramiques. La cuisson permet l’agglomération des différents
composés par frittage et vitrification.

Les kaolins subissent des transformations importantes et irréversibles à chaque domaine de


température pendant la cuisson, pour donner à la fin, des matériaux totalement différents du
point de vue des caractéristiques physiques, mécaniques, thermodynamiques et structurales.

La cuisson des kaolins consiste donc dans une première étape, pour les températures comprises
entre 600 et 900 °C en une destruction de la kaolinite (ou de l’halloysite).
La deuxième étape, qui correspond aux températures de cuisson supérieures à 900°C environ, ou
on voit l’apparition puis la transformation de phases cristallines divers, selon le domaine de
température ainsi que l’apparition et l’évolution également d’une ou plusieurs phases vitreuses
qui joueront un grand rôle dans les propriétés mécaniques, thermodynamiques et thermiques des
matériaux réfractaires [51].

48
Chapitre IV Partie expérimental

Figure IV.1 : Cuisson des supports membranaires

IV.4. Préparation du gel

IV.4. 1. Le procédé sol-gel

Le procédé sol-gel, contraction des termes « solution-gélification », repose sur les


réactions d’hydrolyse et de condensation d’alcoxydes métalliques M(OR)n (M=Si, Ti, Zr, V…)
en solution (sol) permettant d’aboutir à un réseau de viscosité infinie (gel) . Il est ainsi possible
de synthétiser une grande variété de matériaux de type polymère minéral sous différentes formes
(monolithes, films minces, fibres, poudres). Habituellement, la synthèse de tels matériaux se fait
par un apport énergétique conséquent. Or, le procédé sol-gel permet de les réaliser à température
modérée (voire ambiante), d’où la qualification de « chimie douce ».

Figure IV .2 : les gels préparés par la méthode sol-gel

49
Chapitre IV Partie expérimental

 Dans notre cas nous avons fait la synthése de trois gels, le mode de préparation de
rapport égal 2 est comme suite :
 On mélange 9,7g de Ni Cl2, 6,63g d’AlCl3, 30ml de méthanol, on chauffe à 80°C
avec agitation durant une période d'une heure (01h) ensuite on ajoute goute à goute 0.8 ml
d’acide nitrique, plus 50 ml d’éthyléne glycol et 10 ml eau distillée. Chauffage permanant et
agitation pendant deux jours jusqu’à formation du gel.

Figure IV. 3. : Préparation des différents gels

IV.5. Liste de matériels et équipements

IV.5.1. Matériels utilisés dans l’opération de la synthèse des membranes

 Balance: toutes les pesées ont été réalisées sur une balance analytique de marque
(Voyager),
 Agitateur : Un agitateur de marque (Nahita),
 Etuve : Le séchage a été effectué dans une étuve de marque(Memmert),
 Mortier : pour un broyage manuel d’argile,
 Tamis : Après le broyage, la montmorillonite a été tamisée par un tamis de 100μm,
 Bain-marie : utilisé pour l’immersion des solutions polymère,
 La verrerie : Béchers, Ballon, pipettes éprouvettes, …etc.
 Four pour la cuisson : Température max est 1100°C.

IV.5.2. Equipement utilisés durant les caractérisations des membranes

 DRX : Diffractometer system=XPERT-PRO MPD (PHILIPS);

50
Chapitre IV Partie expérimental

IV.6. Préparation des membranes à base du kaolin brut

Le kaolin est broyé mécaniquement pour réduire sa granulométrie .

Poudre minéral + l’eau


distillée

Mixage

Coulage

Cuisson

Produit final
Support membranaire

Figure IV. 4: Organigramme montrant les différentes étapes de la réalisation d’un support
membranaire.

Figure IV.5: Kaolin avant et après broyage

La première étape c’est la préparation des supports membranaires à base du kaolin.

51
Chapitre IV Partie expérimental

Figure IV.6: Supports membranaires en kaolin brut

Le procédé d’élaboration des supports membranaires comporte les étapes suivantes :

IV.6.1. Le mixage et le moulage


 Le kaolin est broyé dans un broyeur pour réduire sa granulométrie, ensuite on ajoute à
une quantité 200 g du kaolin de l’eau distillée (300ml) petit à petit jusqu’à obtenir un mélange
homogène ;
 Agitation jusqu’à le mélange devient suffisamment visqueux ;
 Les supports membranaires sont obtenus par la méthode de coulage dans des moules
en plâtres ;
 Séparation des supports membranaires du moule du plâtre puis en sèche à l’air libre
pendant 24h ;
 Le support membranaire est ensuite cuit dans un four à haute température.

Figure IV.7 : photo de Figure IV.8 : photos représentent l’outil de moulage des
mixage du kaolin membranes

52
Chapitre IV Partie expérimental

IV.6.2. Le séchage

Les membranes sont déposées sur un papier absorbant pour éviter leur déformation et
pour permettre le séchage homogène à température ambiante, le séchage est composé en deux
étapes :

 Séchage primaire : la durée est environ 24 h et à température ambiante


 Séchage secondaire : elle est effectuée dans une étuve pendant 48 h et à une
température du 70 à 80 ⁰C.

Figure IV .9 : Etuve utilisée pour le séchage des membranes

IV.6.3. La cuisson

La cuisson s'effectue dans un four à moufle à très haute température, la montée de la


température se fait de la manière suivante :

-Montée en température 5°C/min, jusqu'à 200°C, le temps de stabilisation est de deux


heures : Élimine complètement l'eau non éliminée pendant le processus de séchage.

53
Chapitre IV Partie expérimental

Figure IV .10 : Four utilisée pour la cuisson des membranes

Ensuite, pendant deux heures à température de 573°C ou il y’aura passage du quartz de


type α au type β.

Ensuite, pendant 5 heures à 1100°C.

Figure IV. 11 : Graphe montrant les différents paliers de cuisson des membranes céramiques.

IV.6.4.1. Etude de retrait

On mesure la longueur d’un support céramique avant et après la cuisson pour déterminer le
retrait. Le retrait su support membranaire est représenté avec la formule suivante :
R1= (% retrait total) = [(Li-Lc)/Li].100
Avec :
Li : Longueur initiale.
Lc : Longueur après cuisson.
54
Chapitre IV Partie expérimental

Le tableau suivant représente le retrait d’échantillon cuiller à 1100°C :


Tableau IV. 1 : Variation de taux de retrait en fonction de la température de la cuisson.
Membrane cuite à Longueur avant Longueur après R Total retrait %
cuisson Li [cm] cuisson Lc [cm]
1100°C 14 13,4 4,28

IV.7. Diffractométrie des Rayons X (DRX)

On utilise un faisceau incident de raie Kα du cuivre (λ=1.5406 A°) obtenue par un


monochromateur germanium. La théorie de la diffraction des rayons X a été élaborée par W.L.
Bragg et G. Wulff : on l'appelle la relation de Wulff-Bragg. Un faisceau de rayons X incident de
longueur d'onde λ ne sera réfléchi par une famille de plan (h k l) que dans la mesure où il
rencontre ces plans sous un certain angle θ dit angle de Bragg tel que [52 ,53] :

2 d (h k l) sin θ= n λ.

Où (hkl) est la distance interriticulaire séparant les plans définis par les indices de Miller
(h, k, l), θ hkl l’angle d’incidence et donc de réflexion par rapport à ces plans, n est un entier qui
représente l’ordre de la réflexion et, enfin, λ la longueur d’onde des photons X.

Figure IV.12 :Diffractogramme des rayons X du kaolin brut KT2 avant Frittage

55
Chapitre IV Partie expérimental

Figure IV.13 : Photos de l'Equipement DRX utilisé.


La figure IV.12 montre le diagramme de diffraction des rayons X du Kaolin KT2.
L'analyse de la poudre a montré que les principales, phases cristallines présentes dans le kaolin
KT2 était essentiellement formé d'un mélange de deux phases identifié comme kaolinite et
quartz. Ces phases cristallines étaient attendues dans un tel type de kaolin [54, 55]. d'autres
phases cristallines sont présentes (estimées à partir de la hauteur du pics) à l'état de traces,
comme dans le cas de la muscovite libre, qui a également été détecté [53].

Figure IV.14. Courbes ATG/ATD de la membrane avant frittage.

La matière première kaolin KT2 subit des évolution et perte de poids lors de son
échauffement ; Pour cette raison, l'analyse thermogravimétrique s'est avérée utile avant toute
autre technique de caractérisation. La variation de masse informe des éventuelles transformations
subies par le Matériel; par exemple, une perte de masse (décomposition, phase transformation)
ou un gain de masse [56]. La thermogravimétrie l'analyse de la membrane KT2 a montré que la
perte de poids totale était d'environ 16 %. En fait, cette perte de poids consistait en deux étapes
distinctes. Le premier a été attribué à l'humidité (eau ajoutée aux mélanges de départ) tandis que

56
Chapitre IV Partie expérimental

le second était liée à la perte d'eau de composition chimique du kaolin (par vaporisation) lui-
même et à partir de 573 °C il y a eu une augmentation dans le poids du matériau dû
principalement à la formation de phase mullite et spinelle et la densification du matériau
résultant de la transformation allotropique du quartz de silice à partir de à β phase. Ces
observations ont également été confirmées par DTA analyse (Fig IV.14 ). Ce dernier présente
une endotherme caractéristique pics, apparaissant à 85 et 474 °C dus à la combustion et
décomposition du matériau [53, 57].

Figure IV.15 : Diffractogramme des rayons X du kaolin brut KT2 après Frittage

L'identification des phases est d'une grande importance avant toute fabrication de
membranes. Avant d'appliquer le traitement thermique, on a vu que la kaolinite était le principal
composant minéral.
Après frittage à 1200 °C, des pics de mullite sont apparus en raison à la transformation de
la métakaolinite. Les phases principales détecté dans le support membranaire fritté à 1200 °C
[56] étaient des phases de mullite et de spinelle comme illustré sur la figure.
IV.8. Montage expérimental
Après la réalisation et la caractérisation des membranes céramiques, nous avons essayé
ces membranes préparées pour la filtration sur un montage expérimental approprié.

57
Chapitre IV Partie expérimental

Figure IV.16 : schéma synoptique du dispositif expérimental

Figure IV.17 : Pilote de filtration

Le pilote de filtration compose de bac d’alimentation, pompe, support membranaire,


monomètre, vanne pour régler la pression de filtration, les opérations suivante sont effectuées
avant chaque essais :

 Lavage du support membranaire avec de l’eau distillée, pendant 15mn .


 Mesure du : pH, conductivité du flux de filtration et analyse de résultat.

IV.9. Test de filtration de rejets industriels

Nous avons testé l’efficacité des supports membranaires par le rejet industriel a une
pression égale 3bar , la conductivité et le pH, sont mesurés avant et après traitement.

58
Chapitre IV Partie expérimental

IV .10. Traitement d’un effluent de raffinerie de pétrole dans la zone industrielle


Arzew:

 Dégrillage : élimination les déchets volumineux par un dégrilleur motorisé.


 Dégraissage : en raison de l’absence des grèses ont été distribuées avec cette étape.
 Dessablage : se produire à traitement primaire (physique).

IV .10. 1. Traitement primaire

IV .10. 1.1. Physique :

IV .[Link]. Déshuilage API : c’est un traitement physique qui sert à séparer les
hydrocarbures libres et les matières suspension des eaux huileuses par la décantation.

Figure IV .18: Bassins API

IV .10. 1.2. Physico-chimique :

IV .10. 1.2.1. Coagulation : procédé visant la déstabilisation et l’agglomération des


particules colloïdales présentes dans l’eau.

IV .10. 2. Traitement secondaire :

IV .10.2.1. Réacteurs biologiques séquentiels :

C’est un système à boue activée qui sert à éliminer la matière organique, l’azote et le
phosphore par oxydation dans un bassin à réacteur séquentiel (SBR) où l’aération et la
clarification sont réalisées dans le même bassin.

59
Chapitre IV Partie expérimental

Figure IV .19. : Bacs biologiques SBR

Un cycle unique pour chaque réacteur est composé de cinq périodes :

IV .10. 2.2. Remplissage :

En anoxie : Durant le remplissage en anoxie, la DBO soluble est absorbée et stockée par

de la biomasse jusqu’à le début d’injection d’air qui va métaboliser la nourriture.

Avec aération : durant l’aération et la recirculation, la biomasse commence à

métaboliser la nourriture (pollution) qui a été déjà absorbée et cela jusqu’à ce que le

niveau haut du bac soit atteint.

IV .10. 2.3. Réaction : après le remplissage du bassin, à son niveau haut, commence-la

biodégradabilité de la pollution (DBO) et sa consommation totale par les micro-

organismes.

IV .10. 2.4. Stabilisation : arrêt de l’aération, stabilisation et décantation de la biomasse.

IV .10. 2.5. Récupération de l’eau traitée : après la décantation, la récupération de l’eau


traitée est envoyée vers le bassin.

IV .10. 2.6. Arrêt / récupération de la boue : lorsque l’arrêt de réacteur pour recevoir un
autre batch, la boue récupérée est envoyé vers l’épaississeur [59].

60
Chapitre IV Partie expérimental

IV .10. 3. Traitement tertiaire :

IV .10. 3. 1. Filtration : sert à éliminer les particules solides à partir de l’eau traitée.

Figure IV .20 : les filtres

Tableau IV.2 : Paramètres de rejets d’effluents liquide industriels :

DCO (mg/l) DBO5 pH % Hydrocarbures


120 35 6 ,5_8,5 47

IV .11. Résultats et discussion :

Les résultats obtenues au cours de notre expérience, avec les membranes préparées ne sont
de bons résultats, les hydrocarbures n’ont pas été retenus, et le perméat obtenu était pollué, on a
enregistré les causes suivantes :

 Peut être les supports membranaire non pas été bien cuit parce que le four utilisé était
un four semi automatique et la cuisson n’a été faites d’une manière adéquate.
 Peut être qu’on devrait d’abord faire un traitement primaire avant la phase de filtration
tels dégraissage et déshuilage et pourquoi pas même une étape de coagulation floculation et sa
pour affiner l’effluent avant l’étape de filtration.

La filtration par les membranes céramique et le traitement biologique ils ont le même
travail.

61
Conclusion générale
Conclusion générale

Le but de ce travail était le traitement d’un effluent de raffinerie ( Raffinerie d’arzew) par
les membranes céramique élaborées a partir d’un kaolin Algérien ( Kaolin KT2 de Tamazert ).

Dans cette étude la caractérisation des membranes céramiques préparées était l’une des
objectifs de ce travail.

Nous nous sommes intéressés en début du travail à préparer les supports membranaires en
kaolin avec ses différentes étapes : moulage, séchage et cuisson jusqu'à la température de
1100°C. Après une couche fine a été déposée sur le support membranaire et ce pour
l’amélioration de la filtration. Après ce dépôt du gel par la méthode d’engobage, les supports
membranaires ont subit une cuisson de l’ordre de 300°C pendant une heure.

Dans un second travail, les membranes ceramique ont subit les caractérisation suivantes :
DRX, ATD, ATG.

L’analyse du diffractogramme DRX avant frittage obtenus du kaolin à montré


essentiellement la présence de deux phases kaolinite et quartz .Il révèle aussi la présence
d’autres phases cristallines.

Les résultats d’analyse ATG/ATD ont montré la présence de deux étape de perte de poids
causé par le départ de l’eau d’humidité (eau ajouté au mélange de départ), et la seconde due à
celle de l’eau liée et de l’eau de composition chimique du kaolin, une phase qui apparait
montrant principalement la formation de la phase mullite et spinelle et la densification du
matériau résultant de la transformation allotropique du quartz de silice.

Un essai de traitement de l’effluent industriel sur les membranes céramiques à été testé
pour voir l’efficacité de ces membranes. Le résultat est que ces membranes céramiques ne
retenaient pas les hydrocarbures présents dans l’effluent. La raison de la non efficacité de ces
membranes est dus à :

- La cuisson des membranes céramiques a été effectuée dans un four semi automatique
c'est-à-dire que chaque palier est effectué a part. ce qui donne un doute sur le déroulement de la
cuisson.
- Ou bien il fallait ajouter une étape de traitement telle que dégraissage et déshuilage
avant l’étape de filtration pour affiner l’eau pour cette étape.

Comme recommandations pour la suite de ce travail :

63
Conclusion générale

- Le frittage ou bien la cuisson des supports membranaires doit être effectuée dans un
four automatique a palier.
- L’étape de filtration par les membranes céramiques doit être précédée par d’autres
étapes pour affiner l’eau l’étape de filtration tels que : dégraissage et déshuilage – coagulation-
floculation.

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