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Ce document présente un cours sur la mécanique des milieux continus, en se concentrant sur les lois de comportement des matériaux et les méthodes de résolution des problèmes d'élasticité linéaire isotrope. Il aborde les essais de caractérisation, notamment l'essai de traction, et établit les relations entre contraintes et déformations. Les concepts fondamentaux, tels que les tenseurs de déformation et de contrainte, sont également discutés pour expliquer le comportement des matériaux sous différentes sollicitations.

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Université Chouaïb Doukkali

Faculté des Sciences


El Jadida

Mécanique des Milieux Continus


Partie II

Sciences de la Matière Physique


SMP-6
2021-2022

Département de Physique
Amine MIKDAM
Table des matières Mécanique des milieux continus

Table des matières


1. Introduction .................................................................................................................... 4
2. Lois de comportement ……………………………………………………………….……………………………… 5
2.1. Définition ….………………………………………………………………………………………………………......5
2.2. Essai de caractérisation – Traction …………………………………………………………..………….. 5
2.3. Comportement élastique linéaire isotrope ………………………….………………………………. 7
2.3.1. Loi de comportement élastique linéaire …..…………………….………………………….. 7
2.3.2. Matériau orthotrope …………………………………………………………………..…………….. 9
2.3.3. Matériau cubique …………………………………………………………….………………………… 9
2.3.4. Matériau isotrope ………………………………………………………………………………………. 9
2.4. Loi de comportement élastique linéaire isotrope .………………………………….…………… 10
2.4.1 Loi de Hooke généralisée .…………………………………………………………….……………… 10
2.4.2. Valeurs usuelles ……………….………………………………………………………………………… 12
2.4.3. Exemples de sollicitations simples ………………..……………………………………………. 12
a. Traction uni-axiale ………………………………………………………………………………….. 12
b. Compression hydrostatique …………………………………………………………………….. 13
c. Cisaillement simple …………………………………………………………………………………. 14
d. État plan de contrainte ……………………………………………………………………………. 15
e. État plan de déformation ………………………………………………………………………… 15
2.4.4. Contrainte équivalente ………………………………………………………………………………. 16
a. Matériaux isotropes ……………………………………………………………………………….. 16
b. Matériaux anisotropes ……………………………………………………………………………. 16
2.5. Exercice d’application ………………………………………………………………………………………… 17
3. Problème d’élasticité linéaire …………………………..………………………………………………………… 18
3.1. Objectifs et hypothèses ……………………………………………………………………………………… 18
3.2. Inconnues et données du problème ………………………………………………………………….. 18
a. Inconnues ……………………………………………….……………………………………………………….. 18
b. Données du problème ……………………………………………………………………………………… 19
3.3. Équations à disposition ……………..………………………………………………………………………….. 19
a. Équation d’équilibre ………………………………………….……………………………………………… 19
b. Équation cinématique …………………………………………….……………………………………….. 19
c. Loi de comportement ………………………………………………………………………………………. 20
3.4. Principe de superposition …………………………………………………………………………………………. 20
3.5. Méthodes analytiques de résolution …………………………………………………………………. 21
a. Méthode des déplacements ………………………………….…………………………………………….21
b. Méthode des contraintes …………………………………………………………………………………. 23
3.6. Exercice d’application ………………………………………………………………………………………… 24

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Introduction Mécanique des milieux continus

1. Introduction :
La première partie de ce cours a permis de définir, mathématiquement, deux outils
fondamentaux pour la description de l’évolution d’un milieu continu lors d’une
transformation. Le premier outil est le tenseur des déformations linéarisé défini en prenant
en considération l’hypothèse de petites perturbations. Ce dernier permet de quantifier les
allongements unitaires ainsi que les angles de glissement. Le second outil est le tenseur des
contraintes de Cauchy qui permet de quantifier les contraintes normales ainsi que les
contraintes de cisaillement. Aucune relation n’a pu être défini dans cette première partie du
cours entre ces deux tenseurs.
Dans cette deuxième partie du cours, le lien sera établi entre les contraintes appliquées à un
domaine matériel et les déformations engendrées par ces contraintes. Inversement, une
déformation imposée à un domaine matériel va générer des contraintes au sein de ce
domaine. La relation mutuelle entre les contraintes et les déformations est une propriété
intrinsèque du domaine matériel étudié (matériau). Cette relation est appelée « loi de
comportement » du matériau. Cette dernière dépend essentiellement de la nature et de la
structure du matériau, mais dépend aussi d’autres paramètres tel que la température ou la
vitesse de déformation.
Pour établir les lois de comportement, il est nécessaire de réaliser de nombreux essais
mécaniques afin de caractériser chaque matériau. Les principaux essais utilisés sont la
traction-compression, la torsion et la flexion. Le comportement mécanique d’un matériau se
caractérise, généralement, par deux zones. Une première zone, dite élastique, dans laquelle
la déformation varie linéairement en fonction de la contrainte appliquée. Et une deuxième
zone, dite plastique, dans laquelle cette variation est non linéaire. Dans ce cours, on se limitera
seulement à la loi de comportement utilisée pour décrire la relation entre les contraintes et
les déformations dans la zone élastique.
Après l’établissement de la loi de comportement, deux méthodes de résolution d’un problème
d’élasticité linéaire isotrope seront présentées : la méthode en déplacement et la méthode en
contrainte. L’objectif étant d’étudier l’évolution d’un milieu continu sous l’action de
sollicitations extérieures en déterminant le tenseur des contraintes, le tenseur des
déformations ainsi que le champ de déplacement. La résolution analytique des problèmes
d’élasticité linéaire isotrope se limitera à des exemples simples. Pour des problèmes plus
complexes, la simulation numérique s’impose comme l’outil indispensable de résolution de
ces problèmes.

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Lois de comportement Mécanique des milieux continus

2. Lois de comportement :
2.1. Définition :
Les lois de comportement (modèles de comportement, modèles constitutifs, équations
rhéologiques, lois phénoménologiques, …) définissent des comportements types des milieux
matériels en termes de relation entre les contraintes et déformations dans le cas des milieux
solides ou entre les contraintes et les vitesses de déformations dans le cas des milieux fluides.
Chaque type de ces lois de comportement est associé à une classe de matériaux ou de fluides
bien précise : métaux, céramiques, polymères, fluides newtoniens, fluides non newtoniens, …
Les lois de comportement proviennent d’observations expérimentales et font l’objet d’études
mathématiques afin d’exprimer, dans le cas des milieux solides, l’évolution des contraintes en
fonction des déformations, ou inversement, sous forme de relations mathématiques :

=f E ( )
Si on considère l’hypothèse des petites perturbations (H.P.P), le tenseur des déformations est
approximé par le tenseur des déformations linéarisé :

 = f ( )

2.2. Essai de caractérisation - Traction :


Les principaux essais de caractérisation des matériaux solides sont la traction, la compression,
la torsion et la flexion. L’essai de traction est le plus universel et le plus simple à réaliser en
utilisant une machine de traction. Cet essai consiste à appliquer sur une éprouvette
normalisée, cylindrique ou parallélépipédique, deux forces égales et opposées qui vont la
déformer progressivement jusqu’à la rupture. La déformation (allongement de l’éprouvette)
est déterminée, généralement, par mesure du déplacement des mors (pinces de fixation des
extrémités de l’éprouvette) de la machine de traction. Cette méthode de mesure des
déformations est parfois imprécise par ce que des glissements de l’éprouvette au niveau des
mors sont possibles. D’autres méthodes sont plus précises pour la mesure des déformations
tel que les extensomètres à pinces, les jauges de déformation, la corrélation d’images, …
La coupe type contraintes-déformations des matériaux métalliques est représentée par la
figure suivante :

m

e

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Lois de comportement Mécanique des milieux continus

On distingue deux zones distinctes correspondant à deux comportement successifs différents


du matériau. Une première zone, dite zone élastique, dans laquelle le comportement du
matériau est considéré comme linéaire. La propriété de cette zone consiste à un retour du
matériau à sa configuration initiale lorsque la force appliquée aux extrémités de l’éprouvette
est suspendue. On considère, dans cette zone, que le retour à la configuration initiale est
parfait, c’est-à-dire en repassant par les mêmes états intermédiaires représentés par les
points s’alignant sur la droite OA (voir figure ci-dessus). La déformation est considérée comme
parfaitement réversible (élasticité parfaite). Cette déformation est due, dans le cas des
métaux, à l’augmentation de la distance d’équilibre entre les atomes.
La deuxième zone, dite plastique, dans laquelle le matériau subit une déformation résiduelle
après suppression de la force appliquée. Cette déformation permanente est due à un
déplacement irréversible de rangées d’atomes. Le comportement du matériau dans cette
zone est non linéaire. Si la force appliquée est maintenue, l’essai se termine par la rupture de
l’éprouvette après une diminution très rapide de la section (striction).
Les principaux paramètres obtenus à partir d’un essai de traction sont :

- Le module d’Young E : il représente le rapport entre la contrainte et la déformation


dans zone élastique ;
- La limite d’élasticité  e : elle représente la contrainte limite de la zone élastique, son
équivalent en déformation est le  e ;
- La contrainte maximale  m : elle représente la contrainte maximale que le matériau
peut supporter avant la rupture, elle est parfois considérée comme étant la contrainte
à la rupture ;
- La contrainte à la rupture  r : elle représente la contrainte à la rupture de
l’éprouvette. Cette dernière est inférieure à la contrainte maximale à cause du
phénomène de striction.
L’évolution de la déformation d’une éprouvette lors d’un essai de traction est représentée sur
la figure ci-dessus :

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Lois de comportement Mécanique des milieux continus

Remarques :

• Le comportement des matériaux peut être influencé par plusieurs paramètres tel que
la vitesse de déformation et la température ;
• L’effet de la température est très important dans le cas des matériaux plastiques ;
• Ces effets ne seront pas pris en considération dans ce cours ;
• Des essais cycliques de fatigue (endurance) peuvent être réalisés afin de prédire la
durée de vie d’un matériaux (traction-compression ; traction-torsion, …).
Les paramètres et la courbe contrainte-déformation d’un essai cyclique traction-compression
en déformation imposée sont représentés dans la figure ci-dessus :

2.3. Comportement élastique linéaire isotrope :


Un milieu élastique linéaire est un milieu qui se déforme sous l’application d’une force et qui
revient à son état initial, par le même chemin, une fois on arrête l’application de cette force.
Dans le cas d’un essai de traction, la courbe contrainte-déformation est représentée sur la
figure ci-dessous :

 

 

2.3.1. Loi de comportement élastique linéaire :


Pour un comportement élastique linéaire, et dans le cas de l’hypothèse des petites
perturbations, chaque composante du tenseur des contraintes de Cauchy  peut être
exprimée comme une fonction linéaire des composantes du tenseur des déformations

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Lois de comportement Mécanique des milieux continus

linéarisé  . En utilisant un tenseur de quatrième ordre, la relation entre les contraintes et les
déformations peut être formulée sous la forme suivante :

 
 =C  ij = Cijkl  kl avec i, j , k , l = 1, 2,3  C ou K 
 

Le tenseur C est appelée tenseur des rigidités (tenseur des raideurs élastiques, tenseur des
constantes élastiques ou tenseur d’élasticité). Ce tenseur de quatrième ordre est constitué de
81 composantes. La relation entre les déformations et les contraintes peut être exprimée aussi
en utilisant un tenseur de quatrième ordre sous la forme suivante :

 =S  ij = Sijkl  kl avec i, j , k , l = 1, 2,3

Le tenseur S est appelé tenseur des souplesses (tenseur des compliances élastiques).
Pour des raisons de symétrie du tenseur des contraintes de Cauchy et du tenseur des
déformations linéarisé, le tenseur des rigidités est constitué de seulement 36 composantes
indépendantes. Afin de simplifier l’écriture de la loi de comportement, on utilise la notation
suivante (notation de Voigt) :

11 → 1  1   C11 C12 C13 C14 C15 C16   1 


22 → 2   C C22 C23 C24 C25 C26    2 
 2   21
33 → 3  3  C31 C32 C33 C34 C35 C36    3 
 =  
23 → 4  4  C41 C42 C43 C44 C45 C46   2  4 
13 → 5  5  C51 C52 C53 C54 C55 C56   2  5 
    
12 → 6  6  C61 C62 C63 C64 C65 C66   2  6 

La conservation de l’énergie de déformation (zone élastique parfaite) permet de réduire le


nombre des composantes du tenseur des rigidités de 36 à 21 en imposant l’égalité suivante :

Cij = C ji avec i, j = 1, 2,...,6

Le tenseur des rigidités est donc symétrique et la loi de comportement s’écrit sous la forme
suivante en utilisant la notation de Voigt :

 1  C11 C12 C13 C14 C15 C16   1 


   • C C23 C24 C25 C26    2 
 2  22

 3   • • C33 C34 C35 C36    3 


 =  
 4   • • • C44 C45 C46   2  4 
 5   • • • • C55 C56   2  5 
    
 6   • • • • • C66   2  6 

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Lois de comportement Mécanique des milieux continus

Cette forme du tenseur des rigidités d’écrit le comportement d’un matériau triclinique. Un tel
matériau ne possède aucune propriété de symétrie de structure ou de symétrie de
comportement selon des directions différentes.
2.3.2. Matériau orthotrope :
Un matériau orthotrope est un matériau qui possède trois plans de symétrie de structure
perpendiculaires deux à deux. Le nombre de composantes indépendantes du tenseur des
rigidités se réduit à seulement 9 composantes et s’écrit sous la forme suivante :

C11 C12 C13 0 0 0 


• C C 0 0 0 
 22 23

• • C33 0 0 0 
 
• • • C44 0 0 
• • • • C55 0 
 
 • • • • • C66 

2.3.3. Matériau cubique :


Un matériau cubique est un matériau orthotrope qui possède des propriétés mécaniques dans
les trois directions perpendiculaires aux trois plans de symétrie. Le nombre de composantes
indépendantes du tenseur des rigidités se réduit à seulement 3 composantes et s’écrit sous la
forme suivante :

C11 C12 C12 0 0 0 


• C C 0 0 0 
 11 12

• • C11 0 0 0 
 
• • • C44 0 0 
• • • • C44 0 
 
 • • • • • C44 

2.3.4. Matériau isotrope :


Un matériau isotrope est un matériau qui possède des propriétés mécaniques identiques dans
toutes les directions de l’espace. Un grand nombre de matériaux couramment utilisés sont
considérés comme isotropes tel que l’acier, le verre ou bien le béton. Le nombre de
composantes indépendantes du tenseur des rigidités se réduit à seulement 2 composantes et
s’écrit sous la forme suivante :

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Lois de comportement Mécanique des milieux continus

C11 C12 C12 0 0 0 


• C C 0 0 0 
 11 12

• • C11 0 0 0  1
  avec C44 = ( C11 − C12 )
• • • C44 0 0  2
• • • • C44 0 
 
 • • • • • C44 

Les matériaux isotropes sont les matériaux les plus simple à caractérisés et à étudier. Il existe
d’autres types matériaux qui se caractérisent par d’autres symétries de structure ou de
comportement. La forme de la matrice du tenseur des rigidités pour les différents types de
matériaux est représentée dans la figure suivante :

2.4. Loi de comportement élastique linéaire isotrope :


2.4.1. Loi de Hooke généralisée :
Pour un matériau élastique linéaire isotrope, l’évolution des contraintes en fonction des
déformations est donnée par la loi de Hooke qui s’écrit sous la forme suivante :

 =  tr ( ) I + 2   ij =   kk  ij + 2  ij avec i, j, k = 1, 2,3

 
tr ( ) I
1 1
 = −  ij =  ij −  kk  ij avec i, j , k = 1, 2,3
2 2 ( 3 + 2 ) 2 2 ( 3 + 2 )

Les deux scalaires  et  sont, respectivement, le premier et le deuxième coefficient


d’élasticité de Lamé. Ces deux paramètres représentent les propriétés mécaniques du
matériau. Ils sont équivalents en terme d’unité à une pression (MPa ou GPa).

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Lois de comportement Mécanique des milieux continus

Généralement, plutôt que d’utiliser les deux coefficients de Lamé pour décrire la loi de
comportement d’un matériau, on utilise usuellement le module d’Young E et le coefficient
de Poisson  . Ces deux paramètres ont des significations physiques plus intuitives que les
deux coefficients de Lamé. La loi de comportement en utilisant ces deux paramètres s’écrit
sous la forme suivante :

  
tr ( ) I 
E
=  +
1 +  1 − 2 

Sous forme matricielle :

 11  1 −   0 0 0   11 
   • 1 −   
 22   0 0 0    22 
 33  E  • • 1 − 0 0 0    33 
 =   
 23  (1 + )(1 − 2 )  • • • (1 − 2 ) 2 0 0   2  23 
 13   • • • • (1 − 2 ) 2 0   2 13 
    
 12   • • • • • (1 − 2 ) 2   2 12 

La loi de comportement inverse qui relie les déformations aux contraintes s’écrit sou la forme
suivante :

1 + 
 =  − tr ( ) I
E E

Sous forme matricielle :

 11  1 − − 0 0 0   11 
  • 1 − 0 0 0   22 
 22    
  33  1 • • 1 0 0 0   33 
 =   
 2  23  E • • • 2 (1 + ) 0 0   23 
 2 13  • • • • 2 (1 + ) 0   13 
    
 2 12  • • • • • 2 (1 + )   12 

Les deux coefficients de Lamé peuvent s’écrire en fonction du module d’Young et du


coefficient de Poisson en utilisant les relations suivantes :

E E
= =
(1 + )(1 − 2 ) 2 (1 + )

Inversement, les relations suivantes donnent le module d’Young et le coefficient de Poisson


en fonction des deux coefficients de Lamé :

 (3  + 2  ) 
E= =
+ 2 ( +  )

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Lois de comportement Mécanique des milieux continus

2.4.2. Valeurs usuelles :


Le tableau suivant donne les valeurs usuelles approximatives du module d’Young et du
coefficient de Poisson de quelques matériaux couramment utilisés. Ces valeurs sont données
à titre indicatif.

Matériau Module d’Young (GPa) Coefficient de Poisson


Diamant 1000 0,20
Fibres de carbone 350 à 850 0,30
Acier 210 0,30
Bronze 130 0,34
Cuivre 120 0,33
Aluminium 70 0,33
Verre ordinaire 60 0,22
Béton 30 0,20
plomb 17 0,45
Epoxy 4,5 0,40
Polypropylène 1,2 0,40
Caoutchouc et élastomères 0,002 ≈ 0,50

2.4.3. Exemples de sollicitations simples :


a. Traction uni-axiale :

En appliquant une traction uni-axiale suivant la direction e1 à une éprouvette de forme


parallélépipédique, la forme du tenseur des contraintes de Cauchy s’écrit sous la forme
suivante :

 11 0 0
 =  0 0 0
 0 0 0

Le tenseur des déformations obtenu en utilisant la loi de Hooke généralisée est le suivant :

1 
 E  11 0 0 
 
 
= 0 −  11 0 
 E 
  
 0 0 −  11 
 E 

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Lois de comportement Mécanique des milieux continus

Remarques :

• Suivant la direction e1 , on a 11 = E 11 : le module d’Young représente le coefficient


de proportionnalité entre une déformation uni-axiale et la contrainte normale qui l’a
produite ;
 11 
• Suivant la direction e2 , on a  22 = − = − 11   = − 22 : le coefficient de
E 11
Poisson représente le rapport entre l’extension dans la direction e1 , la direction de la
force appliquée, et la contraction dans la direction e2 ;
  33
• Suivant la direction e3 , on a  33 = − 11 = − 11   = − : le coefficient de
E 11
Poisson représente le rapport entre l’extension dans la direction e1 , la direction de la
force appliquée, et la contraction dans la direction e3 ;
• Si  = 0 : pas d’effet Poisson, ce cas de figure représente, mathématiquement, des
matériaux qu’on peut comprimer ou dilater jusqu’à l’infini ;
• Si  = 0,5 : ce cas de figure représente, mathématiquement, des matériaux
parfaitement incompressibles ;
• Physiquement 0    0,5 : parmi les matériaux avec un coefficient de Poisson proche
de 0,5 on retrouve le Caoutchouc et les élastomères, ce sont des matériaux presque
incompressibles. Concernant les matériaux avec un coefficient de Poisson proche de
0, on retrouve dans cette catégorie les mousses polymères et le liège, ces matériaux
sont presque parfaitement compressibles.
La figure ci-dessous représente une visualisation 3D de l’effet Poisson. Dans le cas d’une
traction l’effet Poisson est responsable du rétrécissement de la section. Dans le cas d’une
compression, l’effet Poisson est responsable de l’élargissement de la section.

b. Compression hydrostatique :
En appliquant une compression isotrope à un milieu continu, la forme du tenseur des
contraintes de Cauchy s’écrit sous la forme suivante :

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Lois de comportement Mécanique des milieux continus

− p 0 0

 =  0 − p 0 
 0 0 − p 

Le tenseur des déformations obtenu en utilisant la loi de Hooke généralisée est le suivant :

  1 − 2  
− p  E  0 0 
   
  1 − 2  
 = 0 −p  0 
  E  
  1 − 2 
 0 0 −p 
  E 
Remarque :

• L’application isotrope d’une contrainte à un milieu continu conduit à une déformation


isotrope de ce milieu.

c. Cisaillement simple :

En appliquant un cisaillement simple à un milieu continu dans le plan ( e1 , e2 ) , la forme du


tenseur des contraintes de Cauchy s’écrit sous la forme suivante :

 0  12 0
 =  12 0 0
 0 0 0

Le tenseur des déformations obtenu en utilisant la loi de Hooke généralisée est le suivant :

  1 +  
 0  12   0
 E  
 
  1 +  
 =  12   0 0
  E  
 0 0 0
 
 
Remarque :

• L’application d’une contrainte de cisaillement simple dans un plan d’un milieu continu
conduit à un glissement simple dans le même plan de ce milieu.

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Lois de comportement Mécanique des milieux continus

d. État plan de contrainte :

En appliquant des contraintes à un milieu continu dans le plan ( e1 , e2 ) , la forme du tenseur de


Cauchy s’écrit sous la forme suivante :

 11  12 0
 =  12  22 0
 0 0 0

La forme du tenseur des déformations obtenu en utilisant la loi de Hooke généralisée est la
suivante :

11 12 0 
 = 12  22 0 
 0 0  33 

Remarques :

• La déformation résultante n’est pas plane ;


• L’apparition d’une composante suivant la troisième direction est due à l’effet Poisson.

e. État plan de déformation :


Un état plan de déformation est caractérisé par la forme de son tenseur des déformations.
Pour une déformation plane dans le plan ( e1 , e2 ) , le tenseur prend la forme suivante :

11 12 0
 = 12  22 0
 0 0 0

La forme du tenseur des contraintes obtenu en utilisant la loi de Hooke généralisée est la
suivante :

 11  12 0 
 =  12  22 0 
 0 0  33 

Remarques :

• La contrainte résultante n’est pas plane ;


• L’apparition d’une composante suivant la troisième direction est due à l’effet Poisson.

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Lois de comportement Mécanique des milieux continus

2.4.4. Contrainte équivalente :


La contrainte équivalente permet de vérifier si on se situe toujours dans la zone élastique,
c’est un outil primordial pour le dimensionnement d’une pièce ou d’un système mécanique.
Le critère le plus intuitif et le plus simple à vérifier est celui de Rankine. Ce critère consiste à
comparer une contrainte équivalente, qui représente la contrainte maximale après
diagonalisation du tenseur de Cauchy, avec la limite élastique du matériau. La condition pour
que la déformation se situe dans la zone élastique est la suivante :

 éq = max (  I ,  II ,  III )   élastique

a. Matériaux isotropes :
Dans le cas des matériaux isotropes, les deux critères les plus couramment utilisés pour
vérifier si la déformation se situe dans la zone élastique sont :
- Le critère de Von Mises :

1
 VM = ( I −  II ) + ( II −  III ) + ( III −  I )   élastique
2 2 2

2
- Le critère de Tresca :

 T = max (  I −  II ,  II −  III ,  III −  I ) = 2 max   élastique

b. Matériaux anisotropes :
Dans le cas des matériaux anisotropes, plusieurs critères sont utilisés pour vérifier si la
déformation se situe dans la zone élastique. Ces critères dépondent fortement de la structure
du matériau et de son comportement mécanique dans les différentes directions. Parmi ces
critères on trouve :
- Le critère de Hill :

 H = F (11 −  22 ) + G ( 22 −  33 ) + H ( 33 −  11 ) + 2L 122 + 2M  232 + 2 N 312   élastique


2 2 2

Les paramètres F , G, H , L, M et N caractérisent l’anisotropie du matériau.

- Le critère de Tsaï-Hill :

 TH =  H + P ( 11 −  22 ) + Q ( 22 −  33 )   élastique

Les paramètres P et Q caractérisent le comportement dissymétrique en traction et en


compression du matériau.

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Lois de comportement Mécanique des milieux continus

2.5. Exercice d’application : (Exercice N°2 – série de TD-4)


On considère un solide élastique isotrope de coefficients de Lamé  et  . Dans un repère
d’origine O muni d’une base orthonormée directe B ( e1 , e2 , e3 ) , le vecteur déplacement en
tout point du solide est de la forme :

U = U1 ( X1 , X 2 ) e1 + U 2 ( X1 , X 2 ) e2

1.Calculer le tenseur des déformations linéarisé.


2.En déduire le tenseur des contraintes.

3.Exprimer  33 en fonction de 11 ,  22 et du coefficient de Poisson  .

4.Exprimer 11 et  22 en fonction de 11 ,  22 ,  et du module d’Young E .

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Problème d’élasticité linéaire Mécanique des milieux continus

3. Problème d’élasticité linéaire :


3.1. Objectifs et hypothèses :
Résoudre un problème d’élasticité linéaire consiste à étudier l’évolution d’un système
mécanique sous l’action de sollicitations extérieures. Ces sollicitations peuvent prendre la
forme de contraintes appliquées à travers la surface extérieure du système étudié, et/ou de
déplacements imposés sur cette surface, et/ou de forces volumiques à distance. La
quantification de l’évolution d’un système mécanique entre son état initial et son état final
revient à déterminer :

• Le tenseur des contraintes de Cauchy ;


• Le tenseur des déformations ;
• Le vecteur déplacement.
Les hypothèses suivantes seront prises en considération :

• Comportement mécanique du milieu étudié :


o Élasticité linéaire : relation linéaire entre les contraintes et les déformations ;
o Isotrope : caractéristiques mécaniques identiques dans toutes les directions.
• Hypothèse des petites perturbations :
o État initial et état final presque confondus : le tenseur des déformations E est
presque identique au tenseur des déformations linéarisé  ;
o Déformation quasi-statique : les effets dynamiques sont négligés (accélération
nulle).
3.2. Inconnus et données du problème :
a. Inconnues :
Les trois inconnues d’un problème d’élasticité linéaire sont le tenseur des contraintes, le
tenseur des déformations linéarisé et le vecteur déplacement. La détermination du tenseur
des contraintes résultant permet de statuer sur le comportement du système étudié. Ce
tenseur permet, directement ou indirectement, de déterminer si la déformation est localisée
dans la zone élastique ou bien dans la zone plastique. Le tenseur des déformations et le
vecteur déplacement permettent de statuer sur le bon fonctionnement du système étudié qui
est souvent conditionné par des limites de déformations à ne pas dépasser.
Les inconnues recherchées sont les suivantes :

• Six composantes indépendantes du tenseur des contraintes de Cauchy ;


• Six composantes indépendantes du tenseur des déformations linéarisé ;
• Trois composantes du vecteur déplacement.
Au total, quinze inconnues sont à déterminer pour résoudre un problème d’élasticité linéaire.

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Problème d’élasticité linéaire Mécanique des milieux continus

b. Données du problème :

On considère un milieu continu D de surface extérieure S comme indiqué sur la figure


suivante :

S
SU n

ST D

Les données d’un problème d’élasticité linéaire sont de trois types :

• Conditions aux limites en déplacements : représentent les éventuels déplacements


imposés sur une partie de la surface extérieure du domaine étudié SU ;
• Conditions aux limites en contraintes : représentent les éventuelles contraintes
imposées sur une partie de la surface extérieure du domaine étudié ST ;
• Forces volumiques : efforts à distances f .

Remarques :

• En un point de la surface extérieure, une seule condition peut être imposée, soit en
déplacement soit en contrainte ;
• S = SU ST ;
• Géométrie du domaine étudié : permet de faciliter la résolution analytique du
problème.
3.3. Équations à disposition :
a. Équation d’équilibre :
L’équation de l’équilibre est la forme locale du principe fondamentale de la dynamique. En
négligeant les effets dynamiques, cette équation s’écrit sous la forme suivante :

div  +  f = 0

La projection de cette équation dans la base de travail donne trois relations.


b. Équation cinématique :
L’équation cinématique donne la relation entre le tenseur des déformations linéarisé et le
vecteur déplacement, cette équation s’écrit sous la forme suivante :

1
( 
)
T
 =  grad U + grad U 
2 

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Problème d’élasticité linéaire Mécanique des milieux continus

Cette relation permet l’obtention de six relations indépendantes entre les déformations et le
déplacement.
c. Loi de comportement :
Dans le cas de l’élasticité linéaire isotrope, la relation entre les contraintes et les déformations
est donnée par la loi de comportement de Hooke généralisée. Cette dernière s’écrit sous les
deux formes suivantes :

 =  tr ( ) I + 2  

E   
=  + tr (  ) I 
1 +  1 − 2 
Cette loi permet l’obtention de six relations indépendantes entre les contraintes et les
déformations.
Remarques :

• Nombre d’inconnues : quinze ;


• Nombre de relations indépendantes : quinze ;
• Résolution : dans le cas général, la détermination de quinze inconnues à partir de
quinze relations est difficile, voire impossible, analytiquement. La réduction du
nombre d’inconnues est indispensable pour la résolution analytique d’un problème
d’élasticité linéaire
3.4. Principe de superposition :
Le principe de superposition permet de simplifier l’étude d’un problème complexe en le
décomposant en sous problèmes plus faciles à traiter. Ce principe est applicable à tout
système linéaire. Dans un problème d’élasticité linéaire, il faut que la somme des sous
problèmes reste dans la zone linéaire.

Si un premier chargement  F1 appliqué à un domaine continu D conduit à la solution

 ;  ;U  . Et si un deuxième chargement F  appliqué au même domaine continu D


1 1 1 2

conduit à la solution  ;  ;U  . Alors la solution des deux chargements  F + F  appliqués


2 2 2 1 2

en même temps au domaine D admet la solution  +  ;  +  ;U + U  .


1 2 1 2 1 2

La figure suivante schématise la décomposition d’un problème d’élasticité linéaire en deux


sous problèmes :

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Problème d’élasticité linéaire Mécanique des milieux continus

ST SU

ST SU ST SU

3.5. Méthodes analytiques de résolution :


Afin de résoudre analytiquement un problème d’élasticité linéaire, deux méthodes sont
généralement utilisées. La première, dite méthode des déplacements, consiste de partir d’un
champ des déplacements et de calculer par la suite le champ des déformations ainsi que le
champ des contraintes. La deuxième méthode, dite des contraintes, consiste de partir d’un
champ des contraintes et de déterminer par la suite le champ des déformations ainsi que le
champ des déplacements. Le schéma général de ces deux méthodes est présenté dans la
figure suivante :

Méthode des déplacement

Champ des Champ des Champ des


déplacements déformations contraintes

Méthode des contraintes

a. Méthode des déplacements :


Cette approche consiste ; à partir de la géométrie du domaine d’étude, du chargement et des
conditions aux limites ; à proposer la forme du vecteur déplacement U . Ce dernier doit
vérifier les conditions aux limites en déplacements et l’équation de Lamé-Navier. Par la suite,
on calcul les déformations en utilisant l’équation cinématique (les déformations en fonction
du vecteur déplacement). Les contraintes sont calculées à partir de la loi de comportement et
les conditions aux limites en contraintes sont vérifiées à la fin.

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Problème d’élasticité linéaire Mécanique des milieux continus

La vérification de l’équation de Lamé-Navier revient à vérifier toutes les équations à notre


disposition pour la résolution du problème étudié à savoir :

- Équation d’équilibre : div  +  f = 0


1
( ) 
T
- Équation cinématique :  =  grad U + grad U
2
- Loi de comportement :  =  tr  I + 2   ( )
L’équation de Lamé-Navier est obtenue en utilisant les trois équations ci-dessus. En éliminant
 et  dans ces équations, on obtient au final une équation en fonction du vecteur
déplacement uniquement.
À partir de l’équation d’équilibre et de la loi de comportement, on obtient la relation suivante :

( )
div 2  +  tr ( ) I +  f = 0

En éliminant le tenseur des déformations dans l’équation précédente en utilisant l’équation


cinématique, on obtient :

 1 
( )
1  
( )
T T
div  2   grad U + grad U   +  tr   grad U + grad U   I  +  f = 0
 2   2  

( ) 
(  1
)  
( )
T T
 div grad U +  div  grad U  +  div  tr   grad U + grad U   I  +  f = 0
    2  

En coordonnées cartésiennes, on a :

1
tr (  ) = tr   grad U + grad U ( )  
T

2

1   U U U   U U U  
tr ( ) =   1 + 2 + 3  +  1 + 2 + 3  
2   X1 X 2 X 3   X 1 X 2 X 3  

U1 U 2 U 3
tr (  ) = + +
X 1 X 2 X 3

tr (  ) = divU

Donc :

( )
( )  +  div (( divU ) I ) +  f = 0
T
 div grad U +  div  grad U

( ) ( )
 div grad U +  grad divU +  grad divU +  f = 0 ( )

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Problème d’élasticité linéaire Mécanique des milieux continus

Avec :

(

)  = grad ( divU )
T
div  grad U

(( ))
div divU I = grad divU ( )
L’équation de Lamé-Navier s’écrit alors sous la forme suivante :

( ) ( )
 div grad U + (  +  ) grad divU +  f = 0

Cette équation peut s’écrire aussi sous une deuxième forme :

(  + 2 ) grad ( divU ) −  rot ( rotU ) +  f =0

La procédure à suivre pour la résolution d’un problème d’élasticité linéaire est la suivante :

Choix d’un champ U

Vérification des conditions aux limites en déplacements

Vérification de l’équation de Lamé-Navier

Calcul des déformations

Calcul des contraintes

Vérification des conditions aux limites en contraintes

Solution : U ,  , 

b. Méthode des contraintes :

Cette approche consiste à proposer la forme du tenseur des contraintes  qui vérifie les
conditions d’équilibre ainsi que les conditions aux limites en contraintes. Par la suite, on vérifie
l’équation de Beltrami-Michell et on calcul les déformations en utilisant la loi de
comportement inverse. L’équation cinématique permet l’obtention du vecteur déplacement.
Ce vecteur doit vérifier, à la fin, les conditions aux limites en déplacements.

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Problème d’élasticité linéaire Mécanique des milieux continus

L’équation de Beltrami-Michell est obtenue en éliminant U et  dans les équations à notre


disposition. On obtient au final une équation en fonction du tenseur des contraintes
uniquement. Cette équation s’écrit sous la forme suivante :

div  grad   + ( )
() ( ) ( ( ))
T
grad grad ( tr  ) +
1
 div f I +  grad f +  grad f =0
  1 + 1 −

La procédure à suivre pour la résolution d’un problème d’élasticité linéaire est la suivante :

Choix d’un champ 

Vérification des conditions d’équilibre

Vérification des conditions aux limites en contraintes

Vérification de l’équation de Beltrami-Michell

Calcul des déformations

Calcul du vecteur déplacement

Vérification des conditions aux limites en déplacements

Solution : U ,  , 

3.6. Exercice d’application :


On considère un cylindre creux de section circulaire utilisé comme réservoir de gaz. Le rayon
intérieur est R1 et le rayon extérieur est R2. La longueur du cylindre est grande devant les
dimensions radiales du réservoir (les effets des extrémités du réservoir sont négligés). Le gaz
à l’intérieur du cylindre est supposé non pesant et développe une pression P. La pression
atmosphérique régnant à l’extérieur du cylindre est notée Pa. Le réservoir est fabriqué en
utilisant un acier inoxydable de module d’Young E et de coefficient de Poisson  .

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Problème d’élasticité linéaire Mécanique des milieux continus

En négligeant l’effet de la pesanteur et en utilisant la méthode des déplacements, calculer le


tenseur des contraintes, le tenseur des déformations linéarisé et le vecteur déplacement.

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