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Chapitre 2 Classification Des Capteurs

Le chapitre 2 aborde la classification des capteurs en deux catégories : passifs, qui nécessitent une source d'alimentation pour mesurer des grandeurs physiques, et actifs, qui transforment directement ces grandeurs en signaux électriques. Il décrit également les caractéristiques fondamentales des capteurs, telles que la bande passante, la résolution, la sensibilité et la précision, ainsi que les erreurs de mesure, en distinguant les erreurs systématiques et aléatoires. Enfin, il souligne l'importance de la conception rigoureuse des chaînes de mesure pour minimiser les incertitudes.

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Chapitre 2 Classification Des Capteurs

Le chapitre 2 aborde la classification des capteurs en deux catégories : passifs, qui nécessitent une source d'alimentation pour mesurer des grandeurs physiques, et actifs, qui transforment directement ces grandeurs en signaux électriques. Il décrit également les caractéristiques fondamentales des capteurs, telles que la bande passante, la résolution, la sensibilité et la précision, ainsi que les erreurs de mesure, en distinguant les erreurs systématiques et aléatoires. Enfin, il souligne l'importance de la conception rigoureuse des chaînes de mesure pour minimiser les incertitudes.

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Chapitre 2 : Classification et caractéristiques des capteurs

Lorsque l'on s'intéresse aux phénomènes physiques mis en jeux dans les capteurs, on peut
classer les capteurs en deux catégories:

2.1. Les capteurs passifs :


Ils font intervenir une impédance dont la valeur varie avec la grandeur physique ; il faut donc
intégrer un capteur passif dans un circuit avec une alimentation.
 Capteurs résistifs : R varie avec la grandeur physique :
Mesure de température par résistance à fil de platine (sonde Pt100), thermistance (CTN,
CTP), mesure d'effort par jauge de contrainte ; mesure d'intensité lumineuse par
photorésistance (cf. Somfy).
 Capteurs inductifs : L varie avec la grandeur physique :
Mesure de déplacement par inductance variable (Transformateur Différentiel Variable Linéaire
LVDT) ; mesure d'effort par capteur magnéto-élastique.
 Capteurs capacitifs : C varie avec la grandeur physique :
Mesure de déplacement et de position : l'objet dont on veut mesurer le déplacement se déplace
avec une armature du condensateur ;
Mesure de niveau : la présence de liquide modifie la valeur de la capacité.
La sortie est équivalente à un dipôle passif dont l’impédance (R, L, ou C) varie avec le
mesurande.
Exemples résistifs

Le mesurande est évalué grâce à la mesure de la résistance

1
Autres exemples

Les capteurs passifs ont besoin d’une source d'excitation pour fournir un signal électrique de
mesure. Certains capteurs passifs ont besoin d’un circuit complexe pour fournir un signal
électrique de mesure.

2.2. Les capteurs actifs


Le phénomène physique qui est utilisé pour la détermination du mesurande effectue
directement la transformation en grandeur électrique.
La grandeur d'entrée où ses variations génèrent directement une énergie (tension, courant,
charge électrique). Cette énergie étant généralement faible, les capteurs nécessitent tout de
même l'utilisation d'amplificateurs.

Effets physiques les plus classiques :


Effet thermoélectrique:
Cet effet est à la base du capteur de température à savoir le thermocouple. La thermoélectricité
est un processus bidirectionnel. Il peut se référer soit :
 A la façon dont une différence de température entre un côté d'un matériau et
l'autre peut produire de l'électricité.
 A l'inverse: la façon dont l'application d'un courant électrique à travers un
matériau peut créer une différence de température entre ses deux côtés. Cette
propriétés peut être utilisé pour chauffer ou refroidir des objets sans combustion,
ni pièces mobiles.

2
Principe
Lorsque les deux fils (composé de deux métaux différents) sont raccordés à leurs extrémités
(soudés) et que l’une d’elle est chauffée, il se produit une circulation de courant continu dans
le circuit. C’est l’effet thermoélectrique.

Figure 1 : Principe de l’effet thermoélectrique.

Si on coupe le circuit, et en chauffant la jonction des deux métaux différents A et B, une tension
([Link]) apparaît. Cette d.d.p est fonction de la température et la composition des deux métaux.

Remarque : Tous les métaux dissemblables présentent cet effet


Dans un circuit fermé constitué de deux conducteurs de nature différente, il circule un courant
lorsqu'on maintient entre les deux jonctions une différence de température. Ce phénomène est
en relation avec les trois effets thermoélectriques se manifestant dans les métaux : l’effet
Seebeck, l’effet Peltier et l’effet Thomson.

Effet piézo-électrique:
Principe :
L'application d'une contrainte mécanique à certains matériaux dits piézo-électriques (le quartz
par exemple) entraîne l'apparition d'une déformation et d'une même charge électrique de signe
différent sur les faces opposées.
Ainsi le terme piézoélectricité désigne la propriété que présentent certains corps de se polariser
électriquement sous l'action d'une contrainte mécanique et réciproquement de se déformer sous
l’action d’un champ électrique. On parle d'effet piézoélectrique direct et l'effet piézoélectrique
inverse (voir figure 2 ci-dessous).

3
Figure 2 : Principe de l’effet piézoélectrique
 L’effet piézoélectrique direct : Si on compresse le matériau, on relèvera une certaine
tension à ses bornes. Inversement, si on étire ce même matériau, on aura une tension de
sens inverse.
 L’effet piézoélectrique inverse : Si une tension est appliquée sur le matériau, il s'ensuit
un allongement du cristal. Inversement, si une tension de sens inverse est appliquée sur
ce matériau, il s'ensuit une contraction du cristal.

De façon simple, on peut retenir que la charge électrique Q (Coulomb) qui apparait sur les
électrodes du capteur est proportionnelle à l'effort F, soit Q = k.F avec k de l'ordre de 10.10−10
C.N−1.
 Une application courante de l’effet piézoélectrique direct est l’allume-gaz (voir figure
3). Dans cette dernière, la pression exercée produit une tension électrique qui se
décharge brutalement sous forme d’étincelles.

Figure 3 : Allume à gaz

4
 D’autres applications de la piézoélectricité ont été développées durant la période entre
la première et la deuxième guerre mondiale comme l’accéléromètre et le microphone
universel ainsi que les phonographes pick-ups.

Figure 4 : Quelques applications de l’effet piézoélectrique.

Effet d'induction électromagnétique:


La variation du flux d'induction magnétique dans un circuit électrique induit une tension
électrique. Exemple : détection de passage d'un objet métallique (détecteur inductif, capteur
d'ABS pour automobile).

L’effet photo-électromagnétique
L’application d’un champ magnétique perpendiculaire au rayonnement provoque dans le
matériau éclairé l’apparition d’une tension électrique dans la direction normale au champ et au
rayonnement. Autrement dit c’est la libération des charges électriques dans la matière sous
l’influence d’un rayonnement lumineux ou une onde électromagnétique.

5
Figure 5 : Effet photo-électromagnétique
Exemple : Cet effet est utilisé dans les appareils photos afin de convertir une lumière en un
signal qui sera numérisé afin d’obtenir une image numérique.
Les capteurs CCD (Charge Coupled Device ou capteur à transfert de charge) sont utilisés pour
effectuer les effets photo-électromagnétiques. Parmi lesquels nous avons les appareils
d’imagerie grand public : dans les appareils photos numériques, dans caméscopes numériques.

Effet Hall:
Un champ magnétique B et un courant électrique I créent dans le matériau semi-conducteur
une tension U proportionnelle à B et à I tel que :
𝑰𝑩
VH = RH. 𝒆

Avec : e : épaisseur du barreau semi-conducteur, I : intensité de la source de courant, RH :


constante de Hall (dépend du type de semi-conducteur), B : champ magnétique
VH = KAIB𝐬𝐢𝐧 𝜽
Exemple : mesure de courant (pince ampérométrique).

Effet photovoltaïque ou électrique :


Les électrons et les trous sont libérés au voisinage d’une jonction PN illuminée. Leur
déplacement se fait grâce au champ électrique interne de la jonction qui modifie la tension à
ses bornes.

6
Figure 6 : Effet Photovoltaïque Figure 7 : Panneau solaire

7
2.3. Caractéristique d’un capteur
2.3.1. Caractéristiques fondamentale
 La bande passante (la totalité des fréquences utiles)
Elle désigne l’intervalle de fréquences sur lequel le capteur peut mesurer un signal avec
précision. Elle est souvent exprimée en hertz (Hz) et définit les limites dans lesquelles le capteur
peut répondre efficacement aux variations du signal qu’il mesure.
Importance de la bande passante :
 Une bande passante trop étroite limite la capacité du capteur à détecter des variations
rapides ou des signaux à haute fréquence.
 Une bande passante trop large peut augmenter le bruit mesuré, rendant les mesures
moins précises.
Exemple : Un accéléromètre avec une bande passante de 0 –1000 Hz peut détecter des
vibrations dans cette plage, mais ne réagira pas correctement à des vibrations plus rapides (au-
delà de 1000 Hz).

 Résolution
Plus petite variation du mesurande que le capteur est capable de déceler. Donc, plus petit
incrément du mesurande détectable. La résolution correspond à l'accroissement minimum de la
grandeur d'entrée provoquant une modification de la grandeur de sortie.
Exemple
Si un capteur de température a une résolution de 0,1℃, cela signifie qu’il peut détecter des
variations de temperature aussi petites que 0,1℃.
Si la résolution est de 1℃, le capteur ne pourra pas differencier des changements inferieurs à
1℃.
Remarque : plus la résolution est petite, plus l’appareil est précis.
2.3.2. Caractéristiques intrinsèques
Etendue de mesure
C’est la différence algébrique entre les valeurs extrêmes (minimale et maximale) pouvant être
mesurées par le capteur.
Cette spécification peut aussi s'appeler calibre.
On l'exprime souvent par l'écart E.M : 𝑋𝑚𝑎𝑥 et 𝑋𝑚𝑖𝑛 sont exprimés dans l'unité de l'entrée X.
Si𝑋𝑚𝑖𝑛 = 0, on indique souvent l'étendue de mesure par 𝑋𝑚𝑎𝑥
Exemples : E.M : (-100°C +200°C); Appareil de pesage : étendu de la graduation [0, 2kg]

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Sensibilité
C’est la pente de la caractéristique sortie/entrée du capteur. Plus un capteur est sensible plus la
mesure pourra être précise. C'est une caractéristique importante pour l'exploitation et
l'interprétation des mesures.

∆S = S∆m
Conception d’un capteur : S doit dépendre le moins possible de :
• La valeur de m (linéarité)
• la fréquence de variation (bande passante)
• du temps (vieillissement)
• d’actions extérieures (grandeurs d’influence)
Autrement la sensibilité traduit la variation de la grandeur de sortie lorsque la grandeur d’entrée
varie d’une unité.

Exemple : La sensibilité d’un thermocouple est de 40 𝜇𝑉/℃


La grandeur de sortie du thermocouple (une tension) varie de 40 𝜇𝑉 lorsque la température
varie de 1℃ .

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Exemple : La sensibilité du capteur LM35

Figure 8 : Courbes de sensibilité de LM35

Précision d’un instrument


Calibre: Valeur de la grandeur à mesurer qui correspond à la limite supérieure de l’EM.
Classe d’exactitude ou de précision:
Limite supérieure de l’erreur absolue intrinsèque exprimée en centièmes de la plus grande
indication que peut donner l’instrument. A partir de la classe 𝐶𝐼 , pour le calibre 𝐶𝑎 d’un
instrument, maxi, l’erreur maximale que l’on peut commettre en effectuant une mesure est :

𝑪𝑰 . 𝑪𝒂
𝜺𝐦𝐚𝐱 𝒊 =
𝟏𝟎𝟎

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Exemple: Un ampèremètre de classe 0,2 est un appareil dont l’erreur absolue intrinsèque ne
dépasse pas 0,2% de son indication la plus grande. Pour un calibre Ca= 40mA, maxi =
0,2*40/100 = 0,08 mA.
Définition de la précision : Aptitude d’un capteur à donner une mesure m proche de la valeur
vraie mo de la grandeur mesurée.

La rapidité

La rapidité est caractérisée par le temps que met le capteur à réagir à une variation brusque du
mesurande. La rapidité est la spécification d’un capteur qui permet d’apprécier de quelle façon
la grandeur de sortie suit dans le temps les variations du mesurande. Il faut toujours un certain
temps pour qu'un changement du signal à l'entrée soit perçu à la sortie.
Rapidité = Faible valeur du temps de réponse du capteur

Temps de réponse : intervalle de temps qui s’écoule après une variation brusque du
mesurande jusqu’à ce que la variation de la sortie du capteur ne diffère plus que d’un écart 𝜀 fixé.
Plus le temps de réponse est faible plus le capteur est véloce et pourra mesurer des
variations rapides du mesurant.

Linéarité
La linéarité est une caractéristique qui définit la constance de la sensibilité sur toute la plage de
mesure.
Le polynôme de l‘équation décrivant la relation entre le signal d'entrée x et le signal de sortie y
doit être de premier degré (y = mx + b) pour que le capteur soit considéré comme linéaire.

Les caractéristiques de la courbe de transfert « signal électrique-grandeur physique» : linéarité,


décalage, etc.

Figure 9 : Représentation de la non-linéarité de la courbe de transfert du capteur

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La répétabilité:
Elle caractérise la même mesure, effectuée selon la même procédure, avec le même
appareillage, par la même personne, en un même lieu et en un temps court vis à vis de la durée
d'une mesure.
Reproductibilité des capteurs :
Elle est définit comme une suite de mesures, réalisées dans les mêmes conditions et qui donnera
les mêmes résultats.
Interchangeabilité des capteurs :

Le remplacement par un capteur identique ne modifie pas les performances de la chaîne de


mesures. Cette dernière propriété est d’une grande importance pour le domaine de la
maintenance des matériels.
2.3.3. Caractéristiques liées à l’environnement
Nous pouvons citer deux caractéristiques du capteur avec son environnement :
Influence du milieu dans lequel est mis le capteur : sur ses caractéristiques intrinsèques
Exemple : La courbe de transfert du capteur : Elle peut être modifiée selon la température à
laquelle le capteur est porté.

La pertinence ou la véracité de la mesure par rapport à la grandeur physique


Etant donné la perturbation que le capteur l’induit sur le système observé
Exemple : Une sonde de température de type thermocouple va modifier localement le champ
de température et par conséquent la température mesurée n’est pas celle qui existe en l’absence
du capteur.

2.4. Les erreurs de mesure


Les seuls mesurandes dont la valeur est parfaitement connue sont les grandeurs étalons (valeur
fixé par convention). La valeur de tout autre mesurande ne peut être connue qu’après traitement
par une chaîne de mesure. C’est la vraie valeur du mesurande qui détermine l’excitation du
capteur, mais l’expérimentateur n’a accès qu’à la réponse globale de la chaîne de mesure qui
sera la valeur mesurée.
L’erreur entre la vraie valeur et la valeur mesurée est « l’erreur de mesure ». Elle est due en
particulier aux imperfections de la chaîne de mesure qui dégradent l’information, contenue dans

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le signal au cours de son traitement. Cependant une conception rigoureuse de la chaine de
mesure (choix des composants de bonne qualité) réduira largement l’incertitude sur la mesure
et donc se rapprocher de la vraie valeur du mesurande. Les erreurs sont classées en deux
catégories : erreurs systématiques et erreurs aléatoires.

2.4.1. Les erreurs systématiques


Pour une valeur donnée d’une mesurande, l’erreur est dit systématique si elle est constante ou
à variation lente par rapport à la durée de la mesure. C'est-à-dire qu’elle introduit un décalage
constant entre la valeur vraie et la valeur mesurée.
Les erreurs systématiques sont causées par la mauvaise utilisation des capteurs, des appareils
ou de la méconnaissance de l’installation. Elles sont détectées en effectuant, sur le même
mesurande, une série de mesurages à l’aide des méthodes et des appareils différents. Les erreurs
systématiques sont :
Les erreurs sur la valeur référence
Dans ce type d’erreurs on peut citer :
 L’erreur due au décalage de zéro de l’appareil de mesure (capteur).
 Valeur erronée de la température.
 Valeur incorrect (inexacte) de la tension d’alimentation.
Une solution pour réduire ce type d’erreurs est de faire une vérification
soignée de l’appareillage associé.

Erreurs sur les caractéristiques du capteur


On peut citer :
 Erreurs sur la sensibilité ou la courbe d’étalonnage : cette dernière permet de
transformer la mesure brute en mesure corrigée.
 La fatigue mécanique ou l’altération chimique des composants du capteur.
 Le vieillissement
Pour réduire ces erreurs, un réétalonnage fréquent, est sollicité, de tout
capteur utilisé dans les conditions sévères et hostiles.

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2.4.2. Les erreurs accidentelles
L’apparition de ces erreurs comme leurs amplitudes et leurs signes est considérée comme
aléatoire. Certaines causes de ces erreurs peuvent être connues d’autres inconnues. Ainsi, les
erreurs accidentelles entrainent une dispersion des résultats lors des mesures répétées.
Erreur de mobilité
L’erreur de mobilité est définie comme étant la variation maximale du mesurande qui n’entraine
pas de variations décelables de la grandeur de sortie du capteur. Cette erreur est souvent se
produit au court de la numérisation du signal.

Figure 10 : Erreur de mobilité.


Ainsi, l’erreur de mobilité 𝜀𝑚 et l’erreur de lecture 𝜀𝑙 détermine l’erreur de résolution 𝜀𝑟 qui est
la variation minimale du mesurande mesurable avec un appareil donné. Elle est donnée par la
relation :

Erreurs dues aux signaux parasites (bruit)


Par exemple, les bruits de fond, de grenaille et l’agitation thermique entrainent soit une
fluctuation du signal, une dérive des amplificateurs, des champs électrique et magnétique
dégradant par la suite les performances du capteur.
Comment peut-on réduire les erreurs accidentelles ?
L’impact ou l’importance de ces erreurs peut être réduit par des dispositifs ou des
méthodes expérimentales appropriées ou par la protection de la chaine de mesure par :
 Blindage de certaines parties sensibles aux champs.

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 Stabilisation de la température.
 Support antivibratoire.
 Alimentation régulée très stable.
 Emploi d’amplificateur à faible dérive.
 Filtrage des signaux parasites. Aussi, pour limiter l’impact des erreurs aléatoires,
il faut augmenter le nombre d’observations.

2.5. Justesse –Fidélité


Fidélité: C’est la qualité d’un appareillage de mesure dont les erreurs accidentelles sont faibles.
Autrement dit c’est étroitesse entre les valeurs mesurées obtenus par des mesurages répétées.
Justesse: C’est la qualité d’un appareillage dont les erreurs sont réduites.
Autrement dit la justesse est étroitesse entre la moyenne d’un nombre de valeurs mesurées et
une valeur de référence.
Le biais ou défaut de justesse est la différence entre la moyenne de mesure et la valeur de
référence.
Remarque : Un appareil précis est donc un appareil Juste et fidèle

Figure 11 : Comparaison entre la fidélité, la justesse et l’exactitude (précision).


AUTRE EXEMPLE :

Figure 12 : Comparaison entre la fidélité, la justesse et l’exactitude (précision).

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Exercices d’applications
Exercice 01 : Soit les figures ci-contre qui représentent quatre différents types de répartition
des résultats d’une même mesure d’un capteur.
a)- Pour chaque figure, donner les caractéristiques de justesse et de fidélité du capteur utilisé.
b)- Donner votre avis, sur la figure qui représente une mesure précise? Dites pourquoi?

Exercice 02
Une résistance R=5.1 Ω est traversée pendant 60.0s par un courant continu d’intensité 2.2 A.
 Quelle est l’énergie thermique dépensée dans cette résistance ?
 Donner son incertitude absolue. (Donner le résultat en deux chiffres significatifs)
On donne :

Exercice 03
Soit un semi-conducteur parcouru par un courant I et soumis à une induction B faisant un angle
𝜃 avec le courant I. Une tension VH perpendiculaire au courant I et à l’induction B apparaîtra.
Cette dernière est exprimée par la relation suivante : VH = [Link] 𝜃
Avec KH est une constante
Pour des valeurs de 𝜃 proches de 0 tg 𝜃 = 𝜃 les erreurs effectuées sont de 2% sur I, 1% sur B
et 3% sur 𝜃
1. Calculer l’erreur possible sur VH

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Exercice 04 : Calcul d’erreur de linéarité sur un capteur de déplacement
Soit un capteur de déplacement dont on mesure la tension de sortie pour différentes positions.
La tension théorique calculée est mentionnée dans le même tableau que celle mesurée.

1. Existe-t-il un écart entre les valeurs mesurées et les valeurs théoriques ?


Si oui calculer l’erreur ei de la façon suivante (i variant de 1 à n) :

2. calculer l'erreur de linéarité en pourcentage de l‘étendue de mesure en divisant l'erreur


par l‘étendue de mesure et en multipliant le résultat par 100 % (i variant de 1 à n) :

3. Spécifier l’erreur de linéarité de ce capteur


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