Introduction: Le médicament possède deux vies distinctes:
La première est bien connue des pharmaciens car elle comprend, après la vérification de l’activité
pharmacologique du principe actif, à sa mise en forme pharmaceutique, après formulation, fabrication et
conditionnement en milieu industriel en vue de sa délivrance au public.
La 1ère Vie du Médicament: Principe ActifFormulationFabricationMédicamentPharmacien
Prescription médicale DélivranceMalade
La seconde vie du mdt débute lorsque le malade ouvre le conditionnement et applique ou ingère le
médicament (s’il s’agit d’un médicament destiné à la voie orale).
Les phénomènes qui vont se succéder dans l’organisme, après son introduction sont classiquement
désignés sous le nom du devenir.
Il s’agit d’un processus dynamique qui conduit à l’effet thérapeutique du principe actif.
L’effet thérapeutique recherché dépend de la [principe actif] au niveau du récepteur ou du site
d’action, à laquelle est généralement proportionnelle l’intensité de la réponse pharmacodynamique.
Pd longtemps, l’act° des mdt n’a été considéré que sous le seul aspect de la Rα PA / Rc physiologique.
Relation: Dose – activité
Les laboratoires de synthèse élaborent un certains nombres de produits.
Un « screening » pharmacodynamique sélectionne un certain nombre de molécules actives qui, en
fonction des besoins thérapeutiques du moment, sont exploitées ou mises en réserve.
La m° active étudiée par l’analyste arrive au galéniste qui doit en faire 1e forme médicamenteuse
présentable, active et stable.
Bien souvent par le passé, cela se résumer en une « cuisine » plus ou moins compliquée, afin d’obtenir
par exemple un beau comprimé, se délitant normalement et de conservation la meilleure possible.
Un peu d’amidon, un peu de talc, un petit peu d’aérosil.
Mais un jour, il est apparu qu’en modifiant tel excipient, il été possible d’obtenir des comprimés
beaucoup plus actifs à dose égale de principe actif.
C’est ainsi par exemple, que Levy constate que des diabétiques parfaitement équilibrés avec une certaine
posologie de comprimé de Tolbutamide d’un laboratoire déterminé, ne l’étaient plus du tout avec des
doses identiques de comprimés de la même tolbutamide, de même dosage d’un autre laboratoire fabricant.
Donc, avant tt mise au point d’une technique de fabricat°, la formulat° doit soigneusement être étudié,
afin d’assurer l’absorpt° la + complète du PA « Qn » avec une rapidité de degré déterminé: «vitesse» et de
lui assurer 1 bon cheminement vers les Ȼ réceptrices, c’est ce qu’on définit s/le nom de «Biodisponibilité»
La biodisponibilité est une caractéristique d’1 mdt administré à 1 organisme vivant intact, exprimant
simultanément la vitesse et l’intensité de mise à disposit° de cet organisme du principe actif qu’il renferme
L’étude des différents facteurs réglant la mise à disposition de l’organisme du principe actif, sa
«biodisponibilité», constitue une branche récente de la pharmacie « la Biopharmacie ».
La « Biopharmacie » ou bio – galénique ou encore biopharmacie galénique est une discipline
scientifique étudiant la mise à disposition de l’organisme des principes actifs des médicaments.
La Pharmacologie: Comprend deux sciences complémentaires,
La pharmacocinétique décrivant l’évolution des concentrations plasmatiques du principe actif
La pharmacodynamie qui décrit l’intensité et la durée de l’effet pharmacologique.
La Pharmacotechnie vise à améliorer les formes galéniques par l’étude des excipients et la recherche
de nouveaux procédés de fabrication.
Pour mieux situer la biopharmacie galénique au sein des activités de recherche et développement
concernant le médicament, il est utile d’étudier les étapes séparant l’administration d’un médicament de
l’effet thérapeutique auquel il conduit.
L’analyse des facteurs déterminant l’activité thérapeutique permet, en effet, d’isoler ceux qui relèvent
de la biopharmacie galénique, de ceux dépendant du devenir in vivo proprement dit et de la
manifestation de l’activité.
Le Médicament: de l’administration à la phase d’action:
L’activité thérapeutique intervient au terme d’1e séquence d’évènements suivant l’administration du mdt.
Ces évènements concernent le principe actif et constitue son devenir in vivo, mais ils concernent bien
entendu aussi le sujet auquel est administré ce mdt, et il y’a interaction permanente entre l’un et l’autre.
Ces évènements qui concernent le devenir du PA dans l’organisme sont regroupés en 3 phases:
1. Phase Biopharmaceutique : L’ensemble des évènements compris entre l’administration du
médicament et l’absorption proprement dite.
Selon la voie d’administration et la forme galénique administrée, ces évènements sont ± complexes ou
nombreux, mais leur ensemble contribue à la mise à disposition de l’organisme du principe actif à partir du
médicament, et règle donc l’entrée du principe actif.
La phase biopharmaceutique peut être décrite en la décomposant en trois étapes principales qui sont
Libération, Dissolution et Absorption constituant ainsi le système LDA.
1.1. Libération:
La forme galénique correspond à l’associat° du PA aux excipients et en + à la technologie de fabricat°.
Lorsque cette forme galénique parvient au lieu d’absorption du principe actif, elle doit libérer totalement
le principe actif pour permettre cette absorption:
Rupture de l’enveloppe (gélule),
Désintégrat° de la forme galénique: fus° ou dissolut° de l’excipient d’1 suppositoire, délitement d’1 Cp
Dissolution ou solubilisation du principe actif.
Le mode de libération des principes actifs est mécanique, physique ou chimique.
1.1.1. Libération mécanique :
La libération du principe actif s’effectue sous l’influence du milieu biologique et des conditions
mécaniques du site d’administration, par exemple péristaltisme intestinal, et s’avère particulièrement
importante pour les formes solides.
Les gélules: Apres rupture de l’enveloppe, la gélule libère son contenu. Il y’aurait éclatement de
l’enveloppe, au niveau des extrémités arrondies, au contact du contenu liquide de l’estomac.
S’il s’agit d’une poudre, celle-ci, une fois mouillé, libère son principe actif. Parfois selon la machine de
remplissage, 1e bulle d’air subsistant ds la gélule gène le mouillage de la poudre.
Les comprimés: pour libérer ses principes actifs, le comprimé doit se déliter, c'est-à-dire qu’il faut
qu’au contact de l’eau ou des secrétions du tube digestif, la force de cohésion qui retiennent les particules
de poudres les unes contre les autres soit annulée.
Cet effet est obtenu par addition d’agents désintégrant au mélange à comprimer. Ces produits agissent :
o Soit en gonflant au contact de l’eau (CMC Sodique, Alginates…) mais au-delà d’un certain
pourcentage, ils peuvent donner autour du comprimé une gangue visqueuse freinant la diffusion
ultérieure de l’eau à l’intérieure du comprimé,
o Soit en pompant l’eau par capillarité jusqu’au plus profond du comprimé (thèse souvent admise
actuellement pour les amidons),
o Soit par dissolution du comprimé à l’extrême limite de la technologie.
La technologie de fabricat° a 1e très grande influence sur la libérat° des PA à partir des comprimés.
1.1.2. Libération physique:
C’est le cas particulier de toutes les formes ou le principe actif est englobé dans un excipient devant fondre
ou se dissoudre au lieu ou il doit libérer son principe actif.
C’est le cas par exemple des suppositoires et des tablettes.
1.1.3. Libération chimique :
Certains médicaments sont formulés de telle sorte que le principe actif se trouve libéré au lieu même
d’administration par suite d’une réaction chimique.
Le terme de cette première étape, qui peut éventuellement être subdivisée en deux sous-étapes telles que
délitescence et désagrégation par exemple pour un comprimé, est l’obtention d’une dispersion fine de
principe actif à l’état solide dans le milieu aqueux du site d’administration.
1.2. Dissolution: Étape, obligatoire pour permettre une absorption ultérieure:
Dissolution progressive du principe actif, c'est-à dire la formation d’une dispersion moléculaire aqueuse.
Cette étape s’applique également aux médicaments présentés sous forme de solutions huileuses du
principe actif, mais la dissolution est alors remplacée par une extraction.
L’administration d’une solution aqueuse d’un principe actif, ne conduit pas obligatoirement à une
absorption immédiate, une précipitation peut avoir lieu sous forme amorphe et après, sous l’influence d’un
changement de pH, oblige à une re-dissolution.
La dissolution peut se faire directement à partir de la forme solide mais surtout après désintégration et
désagrégation.
Cette mise en solution varie avec les différentes formes pharmaceutiques et, pour une même forme, avec la
nature des excipients.
Deux facteurs primordiaux régissent la vitesse de dissolution d’un corps:
Ses caractères de solubilité proprement dits dans le milieu de dissolution:
Les milieux biologiques sont aqueux, étant un facteur de rapide dissolution dans l’organisme, une bonne
hydro – solubilité semble donc favoriser l’absorption.
La plupart des principes actifs doivent joindre à une hydrophilie souhaitable une lipophilie certaine.
La surface offerte au solvant: Granulométrie, Forme de la particule, Mouillabilité
Pr les produits très ₴ ds le ½, ce facteur est mineur, pr les produits peu solubles, il est primordial.
1.3. Absorption:
L’étape d’absorption constitue le terme de la phase biopharmaceutique et le début de la phase
pharmacocinétique.
Pour pénétrer dans la circulation sanguine, le principe actif dissous doit traverser des membranes
biologiques.
1.3.1. Les membranes biologiques: constituées d’une couche bimoléculaire de lipides
Les parties hydrophiles sont orientées vers l’extérieur, en contact avec les milieux intra et extracellulaires.
Les pôles hydrophobes se font face à l’intérieur
Des protéines sont intercalées ici et là, leurs groupements polaires en contact avec les milieux aqueux
environnants et leurs parties non polaires voisinant celle des lipides.
1.3.2. Mécanisme du passage transmembranaire :
Le passage à travers les membranes biologiques peut s’effectuer de diverses façons selon les propriétés
physicochimiques de la substance en cause et la présence ou l’absence de transporteurs.
Il est important de souligner que quelque soit le mécanisme impliqué, sauf peut être pour la pinocytose et la
phagocytose, il est nécessaire que la substance soit solubilisée, les molécules traversent la membrane une à
une, et non pas sous la forme d’un agrégat.
Diffusion passive:
C’est le mode de passage transmembranaire qui est de loin le plus utilisé par les médicaments.
Il y’a diffusion passive lorsque les molécules de la substance qui traverse se dissolvent dans la
membrane avant de se retrouver de l’autre coté de celle – ci.
Il s’agit là d’un processus d’ordre premier dans lequel la vitesse est proportionnelle à la concentration.
Du fait de la nature lipoprotéique des membranes biologiques, la diffusion passive n’intervient que pour
les molécules liposolubles, non ionisées.
Transport actif:
Relativement peu de médicaments traversent les membranes biologiques par transport actif.
Le plus souvent, les produits en cause sont des substances d’origine endogène qui possède une
spécificité pour certains types de structures et permet au médicament de franchir la membrane.
Diffusion facilité :
Se distingue du transport actif par le fait qu’elle ne s’effectue pas contre un gradient de concentration et
que par conséquent elle ne consomme pas d’énergie.
Filtration:
On explique le passage transmembranaire de certaines molécules très petites par la présence de pores
traversant la membrane de part en part.
Ce qui exigerait un mouvement d’eau pouvant résulter d’une différence de pression osmotique ou
hydrostatique de part et d’autre de la membrane.
Les molécules ainsi filtrées doivent être hydrosolubles.
Pinocytose et Phagocytose:
La membrane s’invagine pour emprisonner une gouttelette de liquide extracellulaire (pinocytose) ou
une particule solide (phagocytose) pour ensuite libérer son contenu à l’intérieur de la cellule.
On estime que ce sont des modes de passage transmembranaire très peu utilisés par les médicaments.
2. Phase Pharmacocinétique :
La phase pharmacocinétique correspond au devenir in vivo du principe actif.
Ce devenir peut être défini comme étant l’ensemble qualitatif et quantitatif des phénomènes de nature
physicochimiques aux quels se trouve soumis le principe actif sous l’influence de l’organisme receveur.
Elle comprend quatre phases: absorption, distribution, métabolisme, excrétion (A.D.M.E.).
Le principe actif, après son absorption, va être transporté par la circulation sanguine, vers les différents
organes, en même temps qu’il va plus ou moins se lier aux protéines plasmatiques ou se fixer dans certains
tissus. Parallèlement, le principe actif va traverser le foie et les reins ou il sera métabolisé et excrété.
3. Phase pharmacodynamique:
Le mécanisme d’action de nombreux principes actifs n’est pas intimement connu et il parait certain que
de multiples processus biochimiques entre en jeu au niveau cellulaire ou subcellulaire, différant une
réponse qui peut ainsi ne pas être étroitement corrélé à la dose administrée et / ou au taux sanguins que
celle – ci provoque
En général, il existe une relation entre l’évolution chronologique quantitative du médiateur actif dans
l’organisme, et plus particulièrement au niveau de la bio – phase effectrice, et les paramètres d’intensité et
de durée de la réponse clinique comme on le voie bien sur la figure suivante.
Dans ce dernier, la concentration du principe actif dans la bio – phase effectrice est le paramètre
essentiel de la réponse pharmacologique.
La Biodisponibilité
C’est l’observation, il y’a maintenant prés de cinquante ans, d’accidents toxiques dus à des surdosages ou
thérapeutiques attribués à des sous dosage, qui a introduit la notion de Biodisponibilité.
1. Définition de la Biodisponibilité :
La biodisponibilité est une caractéristique d’un médicament administré à un système biologique intact.
Elle indique simultanément: Selon quelle cinétique et Selon quelle proportion par rapport à la dose
administrée, un principe actif atteint la circulation générale.
Dans cette déf: Le système biologique est considéré comme un organisme entier, humain ou animal.
Le mdt est considéré comme la présentat° pharmaceutique s/laquelle est administré le PA
Cette définition donnée par Wagner, fait la synthèse de celles qui l’on précédé.
Bien qu’elles introduisent ttes les 2 paramètres de Qn et de vitesse, elles diffèrent par certains termes.
Ainsi l’OMS parlait de la Qn de PA « absorbables » à partir d’un mdt, C’est-à-dire de la Qn de PA
libéré, dissous, transformé et que l’organisme pourrait alors absorber (potentialités d’absorptions).
La FDA parlait de quantité de principe actif disponible pour le site d’activité.
Certes, on ne connait pas exactement le site d’activité de ts les PA, mais cela implique cependant que la
notion de biodisponibilité doit être reliée à l’effet thérapeutique ou pharmacologique du principe actif.
Enfin, l’American Pharmaceutical Association (APA) ajoute dans sa définition que c’est la quantité de
principe actif inchangé qui doit être évaluée dans une étude de biodisponibilité.
Cette notion est importante et implique à la fois un dosage spécifique du principe actif inchangé et
connaissance parfaite de son métabolisme.
2. Modalités de détermination de la biodisponibilité:
La biodisponibilité est généralement déterminée en évaluant les [PA] ds le Sg total, le plasma, le
sérum, la salive, les urines ou ds tt autre liq biologique ds lequel le PA peut être dosé précisément On
obtient 1e courbe des [PA] en f° du tps dont les caractéristik serviront à la déterminat° de la biodisponibilité
Comme par exemple: L’aire sous la courbe, Le tps pour obtenir la [PA]max, La [PA]max,
Sur le plan scientifique il existe au moins 3 types de biodisponibilité qui répondent chacune à 1 besoin
particulier.
2.1 La Biodisponibilité Absolue:
Elle est destinée à évaluer l’intérêt d’une voie d’administration par rapport à la voie intraveineuse qui
est considérée comme la voie de référence.
Elle est quelque fois appelée rendement absolue de l’absorption (Absolute Absorption Efficiency)
car elle permet d’apprécier la fraction F de principe actif absorbée après administration par une voie
extravasculaire par rapport à la voie intra – vasculaire ou le principe actif est déposé (donc considéré
comme totalement absorbé).
La détermination de la biodisponibilité (F) se fait en comparant l’aire sous la courbe des concentrations
sanguines ou plasmatiques d’un médicament après administration orale et l’aire obtenue après injection par
une voie de référence habituellement la voie intraveineuse.
La valeur de ce rapport devrait être la plus proche de 1, ce qui indiquerait une bonne absorption du
principe actif à partir de la voie choisie, donc une bonne biodisponibilité absolue.
La valeur limite inférieur acceptable étant en général de 0,75, bien que cela dépende de l’index
thérapeutique du principe actif.
Sur le plan strictement galénique, les solutions utilisés dans cette détermination sont, pour la voie IV une
solution aqueuse préparée selon les normes des préparations injectables (stérilité, isotonie, etc …).
Il est alors recommandé d’administrer par la voie choisie la même solut°, p en modifiant la Qn du PA.
Mais si le principe actif n’autorise pas la préparation d’une solution pour la voie intraveineuse,
La détermination de la biodisponibilité absolue ne sera pas possible ;
Il faudra alors déterminer ce que l’on appelle la biodisponibilité relative.
2.2 La Biodisponibilité Relative:
Proposée d’abord pour déterminer la quantité relative de principe actif absorbé par une voie quelconque
en comparaison avec une autre, en cas de défaut d’administration intraveineuse, la biodisponibilité relative
est plutôt actuellement utiliser pour comparer entre elles les performances des formes galéniques identiques
ou différentes et administré soit par la même voie soit par une autre voie.
Elle permettra alors d’apprécier la bioéquivalence de 2 formes pharmaceutiques semblables (2 Cp par
exp) ou non (un comprimé et un suppositoire par exemple), par l’égalité de leurs biodisponibilités.
Cette équation, nous donne la comparaison des aires sous la courbe des deux formes.
Cependant, comme le montre les courbes suivantes, cette comparaison seule n’est pas suffisante car
deux aires sous la courbe peuvent être égales mais non superposables et peut être même en dessous de la
concentration minimale efficace, comme l’illustre l’une des courbes suivantes.
Cette simple comparaison des aires sous la courbe est donc insuffisante et la constante de vitesse de
biodisponibilité ou l’absorption du principe actif doit être aussi comparée.
Le nombre de prélèvement dans la phase d’absorption doit être suffisamment élevé pour permettre une
détermination correcte de ce paramètre.
A défaut de ce paramètre, il est important de comparer les deux paramètres suivant: concentration
maximale (Cmax) et temps pour obtenir la concentration maximale (Tmax).
2.3 Biodisponibilité Relative Optimal:
Enfin, dans la formulation des formes galéniques, il est possible de déterminer ce que l’on appelle la
biodisponibilité relative optimale, qui consiste en la comparaison des performances d’une préparation
formulée avec une forme de référence qui, théoriquement serais la meilleure sur le plan de la
biodisponibilité mais qu’il faudra déterminer pour chacune des formes.
Pour la voie orale, on estime que c’est la solution mais des exemples très nombreux montrent que cela
n’est pas toujours vrai et qu’il faudra parfois une suspension ou une émulsion. Pour les autres voies
d’administration comme la voie rectale, la forme de référence pourrait être une solution administrée par
voie rectale.
3. Etablissement d’un protocole de biodisponibilité: Il repose sur trois points:
3.1 Le choix des sujets:
Le choix des sujets est primordial puisque dans une étude de biodisponibilité chaque sujet doit en principe
recevoir toutes les formes à étudier donc être son propre témoin.
Les paramètres suivants doivent être établis: Ages des sujets, Activité, Sexe, Etat de santé, Poids, Race.
Dans le cas des travaux préliminaires, il est quelquefois intéressant de réaliser une étude de
biodisponibilité sur l’animal.
Le choix de l’espèce sera naturellement capital puisqu’il faudra essayer de sélectionner un animal dont
le métabolisme soit le plus proche de celui de l’homme.
Le chien et le lapin sont les animaux les plus souvent utilisés.
3.2 La méthode de dosage du PA:
Le choix de la méthode de dosage représente aussi un point capital pour l’étude de disponibilité.
En effet, il faut que cette méthode soit:
Particulièrement sensible (les taux de principes actifs évalués sont en général extrêmement faibles),
Spécifique (du principe actif inchangé ou de ces métabolites).
3.3 Les conditions expérimentales :
Quelques points sont à préciser tel que la fréquence des prélèvements, la durée des prélèvements, l’essai
croisé ou non croisé, la randomisation, le nombre de sujets, l’analyse statistique, posologie ou rythme
d’administration, choix de la forme de référence et l’effet de l’alimentation. Parmi ces points, trois méritent
d’être détaillés.
3.3.1 La fréquence des prélèvements:
Doivent être nombreux, à la fois précoces et tardifs.
Faut encadrer le pic de concentration maximale (avec au moins cinq prélèvements).
Faire Quatre prélèvements avant la concentration maximale et huit après, pour permettre d’une part, la
détermination de la constante de vitesse d’absorption et d’autre part, la détermination de la constante de
vitesse d’élimination.
L’étude de biodisponibilité devra donc comprendre un minimum de quinze points, mais en réalité, le
nombre total est fonction de la demi – vie du produit. Lorsqu’il s’agit de prélèvements sanguins, on estime
qu’il faut prélever pendant un temps égal à 3,5 fois le temps de demi – vie.
Lorsqu’il s’agit de prélèvements urinaires, il faut poursuivre les prélèvements pendant 7,5 fois, la demi –
vie d’élimination. Les deux figures suivantes nous montrent l’intérêt de bien choisir les prélèvements.
3.3.2 Posologie ou rythme d’administration:
La posologie est essentiellement adaptée pour déterminer les taux sanguins en fonction de la toxicité du
produit. De plus, il faut limiter le nombre d’administration des formes pharmaceutiques à une ou deux
unités au maximum. Les études peuvent se faire soit après une administration d’une dose unique, soit après
de doses répétés, afin d’atteindre l’équilibre.
3.3.3 Choix de la forme de référence :
Le choix de la forme de référence est très complexe s’il s’agit d’un médicament nouveau pour lequel il
faut réaliser une étude de biodisponibilité absolue puis une biodisponibilité relative, il faudra formuler une
solution pouvant être administrée simultanément par voie intraveineuse et par la voie orale.
S’il n’est pas possible de réaliser une pareille solution pour un principe actif nouveau, on sera amené à
réaliser une suspension qui sera administrée successivement par la voie orale puis les autres voies, afin de
les comparer entre elles et de choisir ainsi la voie pour laquelle la biodisponibilité est la meilleure.
S’il s’agit maintenant de l’étude de la biodisponibilité relative d’un principe actif déjà connu dont on
veut réaliser un « générique »,
Celle – ci sera effectuée en prenant pour référence le « médicament leader », c'est-à-dire celui qui a été
le premier commercialiser.
Mais si l’on veut réaliser ce que l’on appelle un « générique plus », c'est-à-dire une forme dont la
biodisponibilité est meilleure que celle du médicament leader, deux formes de références pourraient alors
être choisies, soit le médicament leader, soit une forme liquide dont la biodisponibilité se serait révélée
supérieure à la forme ancienne.
Enfin, il faut noter que dans le cas d’une étude de biodisponibilité réalisée pour mettre en évidence un
facteur particulier, le choix de la forme de référence se fera exclusivement en fonction de l’étude de ce
facteur.
IV Bioéquivalence:
Deux médicaments sont dits bio – équivalents lorsqu’ils ont la même biodisponibilité.
La biodisponibilité de deux médicaments contenant la même dose de principe actif et administrés de la
même façon, ne peut être contrôlée, d’après ce qui viens d’être dit que sur l’homme.
Les études comparées de biodisponibilité sont très complexes, elles demandent du matériel très onéreux
et des équipes de gens très qualifiés comprenant entre autre des médecins, des pharmaciens, des analystes
et des statisticiens. Sans compter la nécessité de pouvoir disposer de sujets pour l’expérimentation.
Contrôle de la disponibilité in vitro (Mesure de la vitesse de dissolution):
Les essais de désagrégation ou délitement décrits pour les comprimés font parties de ce contrôle. Très
souvent la biodisponibilité ne dépend pratiquement que de la vitesse de ce phénomène facilement reproduit
in–vitro dans de l’eau ou un suc digestif artificiel.
Il n’en est cependant pas toujours ainsi comme cela a été dit plus haut.
Enfin, il important de préciser pourquoi et comment détermine t’on la vitesse de dissolution.
Délitement ou désagrégation ne veut pas dire dissolution.
1. Pourquoi ?
1.1. En pré – formulation :
Un certain nombre de caractéristiques du principe actif peuvent influencer sa vitesse de dissolution. Les
principales sont: La solubilité, La taille des particules, L’état physique.
1.2. En formulation:
Le contrôle de la vitesse de dissolution est maintenant pour le galéniste de mise au point un essai classique.
1.3. En production:
L’essai de vitesse de dissolution peut renseigner de manière générale (globale) sur la Ql d’1e fabrication.
2. Comment ?
2.1. L’appareillage:
La situation c’est nettement améliorée ces dernières années. Il est en effet possible de distinguer trois
périodes en ce qui concerne les appareils pour le contrôle de la vitesse de dissolution.
Les années 60: C’est la décennie des créations. Il existe presque autant d’appareils que de chercheurs
travaillant sur le sujet,
Les années 70: C’est la période des études critiques. Les auteurs ont pris conscience de l’importance
de l’appareillage et des conditions opératoires sur la validité des résultats,
Les années 80 : Ce sont celles des différents choix et le début de la normalisation,
Les années 2000 à ce jour: Elles correspondent à l’harmonisation au niveau internationale des
différentes méthodes.
2.2. Les conditions opératoires: sont à mettre au point pendant le développement, parmi
les paramètres à étudier on peut noter:
Le milieu de dissolution: le choix du milieu est un problème difficile. Il doit être parfaitement défini
et adapté au principe actif et à la forme galénique,
La vitesse d’agitation
Les prélèvements: le lieu de prélèvement doit être fixé et rester constant pour tous les essais.
2.3. Les résultats: d traités pr comprendre le phénomène de dissolut°, ainsi on doit expliquer:
L’expression des résultats: Il existe de très nombreux paramètres pour exprimer les résultats d’un
essai de vitesse de dissolution. Citant la lyodisponibilité
L’interprétation des résultats: pour un médicament donné on peut se fixer des limites à ne pas
dépasser telle que par exemple, 60 % du PA doit se dissoudre en un temps inférieur à 30 minutes.
Conclusion:
L’adaptation de l’activité d’un médicament, en fonction du double souci d’efficacité et de sécurité, est
un problème certes complexe, mais que l’inventaire des facteurs de cette activité peut aider à résoudre.
Cet inventaire permet, en effet de dissocier ceux de ces facteurs sur lesquels il est possible d’agir de
ceux qui échappent au contrôle tant du prescripteur que du réalisateur du médicament.
L’un des intérêts essentiels de la notion de biodisponibilité est de mettre en évidence les différences
entre des médicaments contenant un même principe actif, éventuellement aux mêmes doses nominales, et
susceptibles de ce fait d’être considérés comme interchangeables.
Cette même notion, lorsqu’elle s’applique au stade de la conception et du développement galénique d’un
nouveau médicament, permet une sélection des formes étudiées fondée sur un critère rigoureux et le choix
de la présentation susceptible de couvrir le mieux aux problèmes thérapeutiques.
Dans ce cas le choix de la voie d’administration et de la forme galénique, sont des choix majeurs.
Aujourd’hui elle reçoit des applications nouvelles dont il parait inutile de souligner l’intérêt. Ces
applications se développent selon deux axes:
Le premier est celui de la pharmacie clinique
Il correspond à la rationalisation des conditions individuelles de médications, c'est-à-dire à l’adaptation
précise de la posologie au malade,
En tenant compte de la perturbation des paramètres pharmacocinétiques du devenir in – vivo,
Soit du fait des associations médicamenteuses,
Soit du fait de l’altération des fonctions physiologiques.
Le second axe est celui de la pharmacie galénique
Il correspond à la rationalisation de l’étape de développement d’un médicament, c'est-àdire à
l’adaptation optimale de la voie d’administration et de la forme galénique aux caractéristiques
pharmacocinétiques du principe actif.