Ziror
Ziror
SOMMAIRE:
Sommaire………………………………………………………………………………………..1-3
1
Chapitre 1: les equations deffirantiele
1.1.Introduction ………………………………………………………………………………4
2
Chapitre 1: les equations deffirantiele
1.5.Conclusion ………………………………………………………………………………………………………………………………………31
2.1.Introduction ……………………………………………………………………………………….32
2.2.Localisation dune racine ………………………………………………………………………………………..33
2.3.Methode graphique ……………………………………………………………………………………………….33
2.4.Methode du theoreme des valeurs intermediaires …………………………………………………34
2.5.Methode de dichotomie (ou de bissection) …………………………………………………………….35
2.6.Methode de Newton ………………………………………………………………38
2.7. Interpretation geometrique ………………………………………………………………………………..40
2.8. Analyse de convergence……………………………………………………………………………………….41
2.9. Conclusion……………………………………………………………………42
3
Chapitre 1: les equations deffirantiele
1.1.Introduction :
Une équation différentielle est une équation mathématique qui relie une fonction
inconnue à une ou plusieurs de ses dérivées. Elle exprime une relation entre la fonction
recherchée et les taux de variation de cette fonction par rapport à une ou plusieurs
variables indépendantes. Les équations différentielles sont couramment utilisées pour
modéliser les phénomènes dynamiques et les relations entre les quantités qui évoluent
dans le temps ou dans l’espace.
Une équation différentielle peut être classée en fonction de différents critères, tels que
l’ordre, la linéarité et la nature des variables indépendantes et dépendantes.
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
Alors
D’où
Alors
Donc
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
On notera que dans ce schéma, le terme yi+1 apparaît sur chaque itération.
Théorème
Soient y(x) la solution unique du problème de Cauchy (2.1.1), et y0, y1, ..., yn les
approximations de y(x) aux points x0, x1, ..., xn engendrée par la méthode d’Euler. Si f
est Lipschitzienne en y sur D par rapport à y, alors l’erreur théorique Et est donnée par :
Un autre inconvénient qu’on peut citer à propos de cette technique de résolution est
qu’elle ne fournit pas une expression algébrique des fonctions solutions mais plutôt un
ensemble des valeurs numériques d’une seule des valeurs pour d’autres solutions les
mêmes opérations sont à répéter.
D’après cette analyse il s’avère que si la résolution numérique présente des avantages
et supplée de ce fait la résolution algébrique, elle représente en revanche des
inconvénients importants et ce dès que l’on avance dans le niveau. La résolution
qualitative des équations différentielles se concentre sur l’analyse globale du compor-
tement des solutions sans chercher à obtenir une solution numérique précise. Elle peret
de comprendre les caractéristiques qualitatives des solutions, telles que les points
d’équilibre, les trajectoires, les bifurcations et les comportements asymptotiques.
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
1.3
1.3.3.Exemples :
Exemple 1.3.3.1
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
Solution :
On pose
d’Euler on a :
solution exacte
Ee =34366 31874]=025
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
Ainsi
M2 =
2e.
Donc
approximation de la solution de ce
problème de Cauchy.
Exemple 1.3.3.2
Approcher la solution de l’équation différentielle ci-dessous en x1 = 0,2 en utilisant RK2, avec un pas h = 0,2
Solution :
L’intervalle d’intégration est [002] et le pas d’intégration est h = 02. on pose f(xy) = y(x) 2x y , , l’algorithme de la
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
Exemple 1.3.3.3
constant
Solution :
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
1.3.2.Methode analytiques :
(avec f et g deux fonctions dune variable. Si on connait une primitive G de g, et une primitive F de f, alors
lequation equivaut a
Attention, il ne su t pas de mettre les y a gauche et les x a droite, il faut que la partie gauche soit
vraiment sous forme y’g(y). Par exemple, lequation 3 pourrait secrire y’- y =0, on a bien les y a gauche,
mais ca nest pas sous la bonne forme, on ne sait pas resoudre ainsi (il ny a pas de formule generale pour
une primitive de y’- y).
Exercice :
Resoudre les quatre exemples.
Pieges :
Il y a un certain nombre de di cultes :
1. les solutions ne sont pas toujours de nies sur R (cf exemples 1, 3, 4);
2. il faut parfois faire des hypotheses sur y pour pouvoir continuer les calculs (exemples 3 et 4), ce qui
revient a oublier certaines solutions;
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
1.3
.2.
1.3
.
EDO analytiques :
Soit f une fonction de nie et developpable en serie entiere (DSE) au voisinage dun point b <R, a valeurs
dans R. On se donne b <R, et on considere le probleme de Cauchy
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
Autrement dit les coeffs cp sont donnes, et les coeffs an sont inconnus. Il sagit de voir (1) que l’EDO
admet une ‘solution formelle’ , cest-a-dire qu’il existe une serie qui satisfait lequation quand on
remplace y par la serie, et (2) que cette serie a un rayon de convergence non nul.
Etape 1 On injecte dans lEDO. A gauche, le coe de xn est (n + 1)an+1. A droite (...), on voit que le coe de
xn est un polynome en a1 an et c0 deduit, par recurrence, que an = Qn(c0 cn. On en cn) ou Qn est un
certain polynome. Deux remarques importantes :
1) les coe s de Q sont des nombres rationnels positifs,
2) Q ne depend pas de lEDO (de la fonction f). Reciproquement, la fonction correspondant a la suite de
nombres (an) donnee par ces relations satisfait lEDO. On remarque aussi que la preuve de cette
proposition nutilise pas la convergence de la serie de nissant f. Autrement dit, on a existence et unicite
dune solution formelle pour toute EDO formelle :
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
1.
4.
A p
p lic
a ti
o n
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
1.4.1.2. Chute libre : On cherche à déterminer l’expression de la vitesse d’un corps dans l’air, c’est à dire
dans notre environnement habituel. Lorsqu’on lâche un corps M de masse m dans cet environnement, il
est soumis à trois forces :
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
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1
.
4
.
1
.
5
.
S
y
s
t
è
m
e
RLC
:
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
1.4.2. BIOLOGIEQUE :
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
Il existe une innite de solutions a (3.1), qui ont toutes la forme generale donnee par (3.2).
Chaque solution est une fonction du temps, cest-a-dire une courbe.
Dffnition : Une solution particuliere dune equation di erentielle est appelee une courbe integrale.
Le theoreme de Cauchy-Libschitz permet de montrer quen general (la plupart des cas ren contres en
biologie), il existe des solutions a une equation di erentielle et que les courbes integrales ne se croisent
pas.
1.4.2.1.3. Une solution particuliere est determinee par les conditions initiales :
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
Une solution particuliere est une courbe integrale qui passe par les points de nis par les condi tions
initiales.
Dans lexemple de la desintegration du C14, on sait quau temps t0 = 0, la concentration de C14 vaut x0 =
C0 = 200M. On peut donc chercher la valeur de C telle que
1.4.2.1.4. Parametres :
Dans lequation (3.3), k est un parametre du modele. Si k change, la solution change. Dans la pratique,
les parametres peuvent etre estimes experimentalement, en mesurant la decroissance de xt au cours du
temps et en ajustant les points experimentaux a la courbe theorique (la solution particuliere) par
regression non lineaire : cela revient a chercher la valeur de k pour laquelle lajustement entre les points
experimentaux et la courbe est le meilleur possible.
1.4.2.1.5. Systeme dynamique :
Un systeme dynamique est un systeme dequations di erentielles dans lequel les variables sont des
fonctions du temps. Les coe cients des equations sont appelles des parametres. La resolution du
systeme permet detablir un ensemble de solutions, qui sont les courbes integrales des variables au
cours du temps. Une solution particuliere est une courbe integrale qui passe par les conditions initiales
de nies par lobservateur (lexperimentateur). Un systeme dequation di erentielles est un modele
permettant de decrire le comportement instantane dun phenomene qui se deroule au cours du temps.
Le modele est etabli en sappuyant sur des connaissances biologiques, des lois physicochimiques ou des
lois empiriques (etablies par lexperience). Dans lexemple de la desintegration du C14, on a Modele : La
vitesse de degradation est une fonction lineaire de la concentration en substrat,
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
L’exemple le plus simple est celui de la division cellulaire. Considerons par exemple une popu lation
de cellules bacteriennes. On sinteresse ici au nombre de cellules Nt comme une fonction du temps. On
sait que ce nombre augmente au cours du temps du fait de la division cellulaire. Dans une population de
bacteries, la division nest pas synchrone. Il sagit dun phenomene continu. A chaque instant, certaines
cellules sont en train de se diviser, dautres viennent de nir leur division, dautres encore sont en phase
de synthese. Dans un premier temps, on peut considerer que la vitesse daccroissement du nombre de
cellules est une fonction lineaire de Nt, qui depend dune constante de vitesse r, qui est le taux de
croissance instantane (h- 1).
Modele : Ce modele peut se traduire sous la forme de lequation di erentielle suivante
Ceci implique quil existe une limite pour le nombre de cellules presentes dans le milieu. Lorsque le
substrat est entierement consomme, on aura St = 0 et Nt = S0 /c. La quantite K = S0 /c est un parametre
du modele qui est appele en ecologie la capacite biotique du milieu. Il depend de la quantite de
ressources disponibles dans le milieu.
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
Vitesse devolution du nombre de bacteries :Pour prendre en compte le fait que lenergie necessaire a la
division cellulaire (le substrat) diminue au cours du temps, on peut supposer que la vitesse
daugmentation du nombre de cellules est proportionnelle a la fois au nombre de cellules Nt et a la
proportion de substrat restant dans le milieu St /S0. On a donc,
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
Deffnition : Un point dequilibre est stable si toutes les trajectoires au voisinage de ce point convergent
vers lui.
Une autre facon de de nir la stabilite, au sens mathematique, dun equilibre est la robustesse face
aux perturbations. Si, sous le et dune petite perturbation externe, une trajectoire secarte du point
dequilibre, elle y revient en un temps fini.
NB La stabilite au sens mathematique est une notion di erente que la stabilite au sens bio logique. On
pourrait penser par exemple que Nt = 0 est un point dequilibre, car la generation spontanee nexistant
pas, sil ny a aucune bacterie dans le tube a essai, il ny en aura jamais. Cependant, ce que nous dit
lequation (3.5), cest que si par hasard une bacterie arrive dans le tube a essai, alors la population va
augmenter et se stabiliser a la valeur Nt = K.
1.4.2.1.11. La vie et la mort :
La figure 3.2 montre quelques exemples de courbes integrales determinees par lequation (3.5). On voit
bien qu’il n’existe qu’un seul etat stationnaire stable. En particulier, si lon repique un nombre N0 > K de
cellules dans un milieu neuf, alors une partie des cellules vont mourir, jusqu’a atteindre Nt = K.
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
1
.
4
.
2
.
2
.
C
h
a
i
n
e
alimentaire :
On cherche a modeliser la dynamique dune population dindividus au cours dune saison, juste apres la
reproduction. La population est constituee dadultes et de jeunes, issus de la reproduction des adultes.
Les adultes utilisent une ressource unique pour le nourrissage des jeunes. Levolution de la ressource au
cours du temps est decrite par lequation logistique en labsence de prelevement. Une partie des jeunes
meurent du fait de la predation. Pour simpli er, on fait lhypothese que le nourrissage des jeunes est un
travail collectif, et lon ne prend pas en compte le nombre de jeunes par adultes. La biomasse des jeunes
est ici un indicateur du nombre de jeunes qui auront su samment grandi pour devenir de jeunes adultes
a la n de la saison.
Variables On suppose quau cours de la saison, le nombre dadultes A reste constant. On sinteresse a
levolution de la quantite de ressources Rt, exprimee en unites arbitraires R, et de la biomasse totale des
jeunes Jt, exprimee en unite de biomasse B.
Modele
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
A la n de la saison, on trouve une relation non lineaire entre la biomasse des jeunes et la fraction f de la
niche ecolocogique occupee par les adultes. La biomasse des jeunes est maximale lorsque f = 05, cest-a-
dire quand le nombre dadultes est egal a la moitie de la capacite biotique A=KA /2.
Conclusion :Meme lorsque l’on ne sait pas resoudre analytiquement un systeme dequation di erentielle,
letude du systeme permet de trouver les etats stationnaires, et detudier leur stabilite et de faire des
predictions sur levolution du systeme en fonction des valeurs des parametres. :
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
1.4.3.ECONOMIEQUE :
1.4.3.1.Leproblème du consommateur simple :
Dans ce qui suit, on s’intéresse au problème du consommateur simple : il s’agit de caractériser les
fonctions de demande, c’est-à-dire trouver une condition nécessaire et suffisante pour qu’une fonction
donnée s’exprime comme fonction de demande associée à une fonction d’utilité (à déterminer).
sa fonction d’utilité (qui à un ensemble de quantité de n biens associe une utilité). On suppose U ∈
Plus précisément, donnons-nous un consommateur dont la richesse est normalisée à 1. Soit U : Rn → R
C∞(Rn,R) et U strictement concave : cela correspond à une hypothèse classique en économie, selon
si l’on en mange pour la première fois. Les prix des n biens sont représentés par p ∈ Rn. Comme dans la
laquelle par exemple on a moins de plaisir à manger du caviar lorsque l’on en mange tous les jours que
première section, on note x(p) ∈ Rn le point de Rn maximisant U(x) sous contrainte p·x = 1 et xi ≥ 0.
(par stricte concavité de U) et vérifie ∇U(x(p)) = λ(p)p pour un certain λ(p) ∈ R+∗, et p·x = 1. La fonction
D’après le théorème sur les multiplicateurs de Lagrange (se reporter à l’annexe A), ce x(p) est unique
Alors x ∈ C∞(Rn,Rn).
Preuve. Par stricte concavité de U, la condition de colinéarité de ∇U(x(p)) et p entraîne, par le théorème
Remarque. Au passage, nous obtenons que λ ∈ C∞(Rn,Rn). En effet, les prix étant non nuls, on a
des fonctions implicites, que x(p) est C∞ puisque U l’est.
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
La condition que nous avons trouvée sur x par ce lemme n’est pas très explicite : on ne sait pas, à vue
d’oeil, déterminer si x va admettre une décomposition sous la forme demandée. Le théorème suivant
donne une condition nécessaire et suffisante beaucoup plus facile à tester pour que x soit une fonction
Théorème 6. Soit x ∈ C∞(Rn,Rn) telle que ∀p, p · x(p) = 1. Alors x(p) est localement une fonction de
de demande.
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
Alors p · x(p) = 1 ⇔ ω(P) = 1. D’après le lemme que nous venons de prouver, x(p) est une fonction de
Preuve. Soit ω la 1-forme différentielle ω(p) = Pxi(p)dpi et P le champ de vecteurs radial P = Ppi ∂ ∂pi .
forme différentielle α telle que dω = α ∧ ω. En effet, si une telle 1-forme α existe, alors ω ∧ dω = ω
du théorème de Frobenius (théorème 4). Cette dernière condition est équivalente à l’existence d’une 1-
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
On peut alors donner une autre expression pour le membre de droite de l’équation (6) :
Commex(p)·p=1,ona:
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
c’est-à-dire si et seulement si (σij) est symétrique. C’est la condition nécessaire sur x que l’on souhaitait.
Réciproquement, si (σij) est symétrique, on a l’équation (6) donc en posant αξ = ω(ξ) −dω(P,ξ), on
obtient dω(ξ,η) = (α∧ω)(ξ,η), c’est-à-dire dω = α∧ω, d’où x est une fonction de demande.
Remarque. La matrice (σij) qui intervient ici est une matrice que l’on rencontre fréquemment en
Nous avons donc résolu complètement le problème du consommateur simple en explicitant une
condition sur la fonction x pour qu’elle soit une fonction de demande. Nous pouvons maintenant nous
intéresser à des variations de ce problème. L’une d’elles, étudiée récemment par Browning et Chiappori
dans ([9]), traite le cas où il ya désormais deux consommateurs : il s’agit du "problème du foyer". Les
deux auteurs partent du constat qu’en général, dans la littérature, on considère que les foyers à
plusieurs personnes peuvent être traités comme si tous avaient les mêmes objectifs, les mêmes besoins.
Ce modèle est très pratique mais ne reflète en rien la réalité : de nombreux tests empiriques l’ont déjà
mis en défaut. Il faut donc bâtir un nouveau modèle et le tester à nouveau sur des données empiriques.
C’est ce que ces deux auteurs ont fait, et nous allons donc maintenant présenter leur travail. Pour cela,
nous aurons besoin d’un nouvel outil en calcul différentiel extérieur : le théorème de Pfaff. Nous le
1.5.Conclusion :
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Chapitre 1: les equations deffirantiele
En conclusion, l’étude qualitative des équations différentielles ordinaires nous permet d’approfondir
notre compréhension de ces équations et de leurs solutions. Les différents chapitres nous guident à
travers les no tions de base, les méthodes de résolution numérique, l’analyse qualitative des solutions et
En comprenant les concepts fondamentaux dans le premier chapitre, nous sommes préparés à explorer
les exemples de résolution numérique dans le deuxième chapitre, ce qui nous permet d’obtenir des
Ensuite, l’étude qualitative des solutions dans le troisième chapitre nous donne une vision plus
Enfin, l’étude de l’équation d’Emden-Fowler dans le dernier chapitre nous permet de développer des
tech niques spécifiques pour analyser et comprendre les solutions d’une équation non linéaire
d’importance. Dans l’ensemble, cette étude qualitative nous donne une perspective plus riche sur les
équations différentielles, ce qui est essentiel pour résoudre des problèmes complexes dans de
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Chapitre 2: resolution d’une equation non liniere
2.1.Introduction :
Dans ce chapitre, nous presenterons les methodes dapproximation des solutions dequations algebriques
non lineaires. Nous nous limiterons au cas de la recherche des racines dune seule equation dune
variable.
Soit f : [ab] R R une fonction continue sur [ab]. Nous serons interesses a trouver des points x pour
lesquels f (x) = 0
Introduisons des maintenant la terminologie qui nous sera utile pour traiter ce probleme.
Defnition : Une valeur de x solution de f (x) = 0 est appelee une racine ou un zero de la fonction f (x) et
est notee r.
Nous avons tous appris au secondaire comment resoudre lequation du second degre.
simple dans lequel les racines peuvent etre calculees a laide dune formule analytique. Il existe des
formules pour trouver les racines des polynomes de degre 3 et 4, mais elles sont assez complexes. Dans
le cas plus general, lorsque f est un polynome de degre qui est >=5, les formules analytiques (par
radicaux) pour les racines ne plus exister. Non pas que les mathematiciens ne laient pas encore
trouvees, mais Abel et par la suite Galois ont demontre que ces formules nexiste pas.
Dans la plupart des cas, lorsque f est une fonction arbitraire, il ny a pas de methode analytique pour
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Chapitre 2: resolution d’une equation non liniere
Au lieu de cela, nous devons utiliser des methodes dapproximation. En fait, meme dans les cas ou des
formules exactes sont disponibles, comme avec des polynomes de degre 3 ou 4, une formule exacte
peut etre trop complexe pour etre utilisee en pratique, et les methodes dapproximation peuvent
Il ny a vraiment pas beaucoup doutils generaux pour savoir a lavance si le probleme de recherche de
racines peut etre resolu. Pour nos besoins, le probleme le plus important sera dobtenir des informations
sur lexistence ou non dune racine, et si une racine existe, il sera alors important de tenter destimer un
2.3.Methode graphique :
Lune de nos premieres tentatives pour resoudre les problemes de recherche de racines peut etre
dessayer de tracer le graphe de la fonction. Apres tout, si le but est de resoudre f (x) = 0, et que la
fonction f peut etre tracee de maniere a ce que lintersection de f (x) avec laxe des x soit visible, alors
nous devrions avoir une bonne idee de lendroit ou chercher la racine. Il ny a absolument rien de mal
avec une telle methode, mais il nest pas toujours facile de tracer le graphe de la fonction. Parfois, il
arrive que f se decompose en deux fonctions f1 et f2 simples a etudier, telles que f =f1- f2, et on cherche
les points dintersection des graphes de f1 et f2, dont les abscisses sont exactement les racines de f.
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Chapitre 2: resolution d’une equation non liniere
f1(x) = Logx et f2(x) = 1 x . Alors f (x) = 0equivalent a f1(x) = f2(x) et dapres le graphe ci-contre il existe
Ce qui est parfois plus facile, cest de veri er que la fonction f est continue, auquel cas il su t de trouver
un point a dans lequel f (a) > 0, et un point b, dans lequel f (b) < 0.
La continuite garantira alors, grace au theoreme des valeurs intermediaires, quil existe un point c entre
Comment trouver de tels points a et b? Encore une fois, il ny a vraiment pas de methode generale.
Une combinaison dintuition, de bon sens, de graphiques, de re exion et dessais a plusieurs reprises est
generalement utile.
Dans ce qui suit, nous presentons plusieurs methodes de resolution, chacune ayant ses avantages et ses
inconvenients.
Les methodes que nous allons decrire sont toutes des methodes iteratives. De telles methodes
commenceront generalement par une estimation initiale de la racine (ou du voisinage de la racine) et
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Chapitre 2: resolution d’une equation non liniere
tenteront progressivement de sapprocher de la racine. Dans certains cas, la suite diterations convergera
vers une limite, auquel cas nous nous demanderons alors si le point limite est reellement une solution
de lequation. Si tel est e ectivement le cas, une autre question interessante est a quelle vitesse la
Soit f une fonction continue sur lintervalle [ab] telle que f a des signes opposes aux extremites a et b,
Il existe au moins une racine r dans lintervalle [ab] telle que f (r) = 0. Si de plus f est strictement
La methode de dichotomie, aussi appelee methode de bisection, consiste a diviser lintervalle [ab] en
Cela genere deux sous-intervalles, [ac] et [c b], de memes longueurs. Nous voulons conserver le sous-
Bien sur, dans le cas rare ou f (c) = 0, nous avons termine. Sinon, on veri e si f (a)f (c) < 0. Si oui, on garde
le sous-intervalle gauche [ac]. Si f (a)f (c) > 0, on garde le sous-intervalle droit [c b]. Cette procedure se
repete jusqua ce que le critere darret soit satisfait : on xe un petit parametre > 0 et on sarrete quand f
(c) < . Pour simpli er la notation, nous designons les intervalles successifs par [a0 b0], [a1 b1], .
Les deux premieres iterations de la methode de dichotomie sont representees sur la gure ci-dessous.
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Chapitre 2: resolution d’une equation non liniere
cas illustre sur la gure ci-dessus, la fonction f a plusieurs racines mais la methode converge vers une
Nous aimerions maintenant comprendre si la methode de la bissection converge toujours vers une
racine. Nous aimerions egalement savoir a quel point nous sommes proches dune racine apres avoir
38
Chapitre 2: resolution d’une equation non liniere
Nous supposons maintenant que nous nous arretons dans lintervalle [an bn]. Cela signi e que r [an bn].
Etant donne un tel intervalle, si nous devons deviner ou est la racine (dont nous savons quelle est dans
lintervalle), il est facile de voir que la meilleure estimation de lemplacement de la racine est le centre de
lintervalle, cest-a-dire
theoreme :
39
Chapitre 2: resolution d’une equation non liniere
Remarque :
Example 3 :
Dans cette exemple, sion veut une erreur absolue plus petite que 0,5 *10
2.6.Methode de Newton :
La methode de Newton est une methode de recherche de racine relativement simple, pratique et
largement utilisee. Il est facile de voir que si dans certains cas la methode converge rapidement vers une
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Chapitre 2: resolution d’une equation non liniere
racine de la fonction, dans dautres cas, elle peut ne pas converger du tout. Cette methode possede
egalement une belle interpretation geometrique. Nous commencons cependant par donner une premiere
Comme toujours, nous supposons que f (x) a au moins une racine reelle et la designons par r. Nous
commencons par une estimation initiale de lemplacement de la racine, disons x0. A partir de cette valeur
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Chapitre 2: resolution d’une equation non liniere
Soit x0 lestimation initiale de la solution de f (x) = 0 et soit l(x) la droite tangente a f (x) en x0 qui a pour
equation y
Lintersection de l (x) avec laxe des x sert comme lestimation suivante de la racine.
On reprend ensuite le meme raisonnement a partir de x1 et ainsi de suite. Deux exemples diterations de
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Chapitre 2: resolution d’une equation non liniere
Il est facile de voir que la methode de Newton ne converge pas toujours. Nous demontrons un tel cas
dans la gure ci-dessous. Nous considerons ici la fonction f (x) = Arctgx et montrons ce qui se passe si nous
partons dun point qui est un point xe de la methode de Newton, itere deux fois. Dans ce cas, x0 = 13917
Affin d’analyser l’erreur dans la methode de Newton, nous notons lerreur dans la n-ieme iteration par
en = xn- r
On suppose que f (x) est continue et que f (r)= 0, cest-a-dire que r est une simple racine de f (x). Si la
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Chapitre 2: resolution d’une equation non liniere
2.9. Conclusion :
La résolution d'une équation non linéaire constitue une étape essentielle dans de nombreux
domaines des mathématiques appliquées, de la physique, de l'ingénierie ou encore de l'économie.
Contrairement aux équations linéaires, les équations non linéaires présentent souvent une
complexité accrue en raison de la nature des fonctions impliquées, ce qui rend la recherche de
solutions plus délicate.
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