Fiscalité Cours PDF
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EL AGY
FISCALITÉ DE L’ENTREPRISE
MAROCAINE
OPTION :
MANAGEMENT À L’INTERNATIONAL
Semestre 5
2020- 2021
CHAPITRE PRÉLIMINAIRE : PRÉCISION DE QUELQUES NOTIONS
1. NOTION DE LA FISCALITÉ
La fiscalité est une branche du droit des affaires appelée le droit fiscal. Ce dernier est le droit de
l’impôt, il permet de règlementer les relations financières entre l’État et les contribuables
(personnes physiques ou morales) à travers un certain nombre de prélèvements fiscaux sous
forme d’impôts et taxes.
La fiscalité a pour principal objectif d’étudier les principes, les règles et les techniques de
fonctionnement des impôts.
2. NOTION D’IMPÔT
2.1. Définition
On pourrait retenir la définition à laquelle sont parvenus les auteurs MEHLL et BELTRAME
(1984) : “ L’impôt est une prestation pécuniaire nécessaire, requise des particuliers par voie de
l’autorité, à titre définitif et sans contrepartie déterminée en vue de la couverture des charges
publiques ”.
L’impôt se caractérise par les éléments ci-après :
L’impôt est une prestation pécuniaire : L’impôt est acquitté en argent (espèces ou
chèques).
L’impôt est requis par voie de l’autorité : le contribuable est obligé par la loi de payer
l’impôt.
L’impôt ne comporte pas de contrepartie : L’impôt ne constitue pas le prix d’un
service rendu. Le paiement de l’impôt ne donne pas lieu à une contrepartie ou un avantage
direct.
La contrepartie est indirecte : éclairage public, sécurité, nettoyage des voies publiques,
etc.
Le caractère définitif : le contribuable ne doit pas s’attendre au remboursement d’un
impôt légalement payé.
L’impôt sert à la couverture des charges publiques : L’impôt a toujours pour objet de
procurer à l’État les ressources financières pour couvrir les dépenses publiques telles que
l’infrastructure, les investissements …
La taxe1 est un prélèvement pécuniaire obligatoire perçu au profit de l’Etat ou des collectivités
locales à raison d’un service public, sans que son montant soit en corrélation directe avec le coût
du service.
L’impôt est sans contrepartie directe alors que la taxe est payée en contrepartie d’un service
rendu.
Exemples : la taxe d’édilité et la taxe urbaine.
2.2.2. La redevance
Comme la taxe, la redevance est versée à l’occasion d’un service rendu.
La redevance ou rémunération pour service rendu peut être définie comme la somme versée par
l'usager d'un service public déterminé et qui trouve sa contrepartie directe et immédiate dans les
prestations fournies par ce service. Elle ne s’impose qu’aux utilisateurs effectifs.
2.2.3. La parafiscalité
La taxe parafiscale est un prélèvement obligatoire et sans contrepartie perçus dans un but
économique et social au profit des organismes sociaux autres que l’Etat et les collectivités
locales.
Les impôts ont été classés selon de multiples critères. On retient deux grandes catégories :
Classification administrative : c’est une classification qui concerne la séparation ou non entre la
personne qui acquitte l’impôt et celle qui le supporte en dernier ressort. Elle comporte deux types
d’impôts :
Impôt direct (sans intermédiaire) : c’est un impôt payé et supporté définitivement par la
même personne. Il constitue un prélèvement ressenti par celui qui le supporte. Exemples :
Impôt sur les Sociétés (IS) et Impôt sur le Revenu (IR).
1
. Le terme taxe est souvent employé comme synonyme d’impôt, comme la TVA qui est en réalité un impôt et non pas une taxe.
Impôt sur le revenu : cet impôt frappe la richesse en voie d’acquisition des personnes
physiques (individus) et morales (sociétés). L’imposition est au moment où le revenu est
perçu ou produit. Exemples : Impôt sur le Revenu et Impôt sur les Sociétés.
Impôt sur la dépense : cet impôt s’applique aux dépenses de consommation.
L’imposition est au moment où le revenu est consommé ou dépensé. Exemple : Taxe sur
la Valeur Ajoutée.
Impôt sur le capital : Cet impôt frappe la richesse déjà acquise. C’est le patrimoine d'un
individu, sa fortune…
Il existe d’autres types impôts et taxes de moindre importance budgétaire. Exemples : Impôt des
patentes ; taxe urbaine…
On distingue 4 phases :
b. Fixation de l’assiette imposable : Il s’agit de déterminer la base qui sert pour le calcul de
l’impôt. Exemple : Le résultat fiscal est la base de calcul de l’impôt sur les sociétés (IS).
Le budget est l’acte par lequel sont prévues et autorisées les recettes et les dépenses de l’Etat. Il
est préparé par le ministre des finances et présenté au parlement pour vote sous forme de « projet
de loi de finances ». Après approbation, le projet devient « loi de finances » et passe à
l’exécution.
Le budget de l’État se compose de deux parties :
Les recettes : il s’agit des recettes fiscales, les recettes d’emprunts extérieurs et d’autres
recettes.
Source : [Link]
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Semestre 5
2020 - 2021
CHAPITRE 1:LA TAXE SUR LA VALEUR AJOUTÉE (TVA)
La TVA est un impôt indirect qui frappe l’ensemble des transactions commerciales réalisées sur
le territoire national. Il a été mis en vigueur au Maroc à partir du 1 er avril 1986. Il a remplacé la
Taxe sur les Produits et les Services T.P.S. La TVA impose les produits et services durant tout le
cycle de production et de commercialisation.
Ce sont les entreprises (redevables légaux) qui déclarent et payent la TVA à l’État. Cependant, le
consommateur final est le redevable réel qui supporte cet impôt en dernier ressort, à travers la
dépense ou la consommation. L’existence d’un intermédiaire confère à la TVA son caractère
indirect.
1. CARACTÉRISTIQUES DE LA TVA
Impôt indirect : chaque assujetti se trouve redevable de payer la taxe sur la totalité de ses
ventes après avoir enlevé la taxe qu’il a acquittée à ses fournisseurs au titre de ses achats.
Impôt sur la dépense : Ce sont les entreprises qui déclarent et payent la TVA à l’État.
Cependant, le consommateur final est le redevable réel qui supporte cet impôt en dernier
ressort, à travers la dépense. Autrement dit, l’entreprise peut intervenir en tant que
collecteur d’impôt pour le compte du trésor public.
Exemple d’application :
Le montant de TVA que l’entreprise A devra acquitter au trésor s’élève à 300 - 200 = 100 dh.
L’entreprise A qui a collecté de son client 300 dh de TVA, récupère les 200 dh qu’elle a versé à
son fournisseur et paye la différence soit 100 dh à l’État. Elle ne supporte en principe aucun coût
et ne réalise aucun bénéfice. L’entreprise est neutre vis-à-vis de la TVA.
Pour l’entreprise B
Le montant de TVA que l’entreprise B devra acquitter au trésor s’élève à 480 - 300 = 180 dh.
Cette différence correspond à l’application du taux de TVA à la valeur ajoutée :
L’entreprise B qui a collecté auprès du consommateur 480 dh de TVA, récupère les 300 dh
qu’elle a versé à son fournisseur et paye la différence soit 180 dh à l’État. Ainsi, on peut dire que
l’entreprise joue seulement un rôle d’intermédiaire entre l’Etat et les consommateurs finals. La
TVA n’a donc aucun impact sur le résultat de l’entreprise.
La taxe sur la valeur ajoutée est une taxe sur le chiffre d’affaires, elle s’applique aux :
Et ce, quels que soient la nationalité et le statut juridique des personnes exerçant lesdites activités.
Autrement dit, la TVA concerne les opérations réalisées dans le contexte marocain et qui entrent
dans son champ d’application, la personne et la forme juridique de l’assujetti ne sont pas prises
en considération.
Sont hors champ d’application de la TVA, toutes les activités qui ne sont pas citées comme étant
imposables ou exonérées (dans les articles 89, 90, 91, 92), sont essentiellement les opérations de
l’exploitation agricole ; les opérations civiles qui concernent tous les actes pourvus du caractère
industriel, commercial ou de prestation de service (la location nue des biens immeubles, ou un
immeuble non meublé ; cession de fonds de commerce..).
Les opérations qui entrent dans le champ d’application de la TVA sont soit, imposables, soit
exonérées. Certaines opérations exonérées peuvent faire l’objet d’une option pour la TVA.
Les ventes et les livraisons par les entrepreneurs de manufacture1 de produits extraits,
fabriqués ou conditionnés par eux, directement ou à travers un travail de façon ;
Les ventes et les livraisons en l’état réalisées par :
Les commerçants grossistes
Les commerçants dont le chiffre d’affaires réalisé au cours de l’année précédente est égal
ou supérieur à 2.000.000 dh.
Les opérations d’échange et les cessions de marchandises intervenues dans le cadre d’une
cession de fonds de commerce effectuée par les assujettis;
Les travaux immobiliers, les opérations de lotissement et de promotion immobilière;
Les livraisons à soi-même2;
Les opérations d’hébergement et/ou de vente de denrées ou de boissons à consommer sur
place;
Les opérations de banque et de crédit et les commissions de change;
Les opérations effectuées, dans le cadre de profession libérale : justice, Adel, Notaire,
Architecte, Avocat, Vétérinaire, etc.
L’option à la TVA est ouverte aux personnes qui sont en principe exonérées de cette taxe à
savoir :
Les commerçants qui exportent directement les produits, objets, marchandises ou services
pour leur chiffre d’affaires à l’exportation.
Les petits fabricants et les petits prestataires,3 dont le CA ne dépasse pas le seuil de
500 000 dh par an.
Des commerçants non assujettis, revendeurs en l'état de produits et denrées autres que le
pain, le lait, le sucre brut, les dattes conditionnées fabriquées au Maroc, les raisins secs et
figues sèches, en vertu des dispositions de l’article 91- I- A (1°-2°-3° et 4°) du CGI.
1
Entrepreneur de manufacture est considéré comme entrepreneur de manufacture toute personne qui exercice, habituellement ou
occasionnellement, à titre principal ou à titre provisoire, une activité de fabrication de produits, de leur transformation ou
procédant à des manipulations tels que montage, assemblage, coupage, etc.
2
Livraisons à soi-même « Une entreprise fabrique elle-même une machine de production dont elle a besoin. Les livraisons à soi-
même devront être soumises à taxation afin de sauvegarder le principe de la neutralité concurrentielle.
3
Sont considérés comme petit fabricant ou petit prestataire : toute personne qui exerce des activités dont le travail manuel est
prépondérant.
Le législateur a décidé d’exonérer certaines opérations qui entrent dans le champ d’application de
la TVA. Ces exonérations trouvent leurs justifications principalement dans des considérations
d'ordre social, économique ou culturel. Les opérations exonérées peuvent être classées en deux
catégories :
a) Les ventes, autrement qu'à consommer sur place portant sur le pain, le couscous, les semoules,
céréales et les farines, la levure, le lait, le sucre brut, les produits de la pêche, la viande, les dattes
conditionnées produites au Maroc……;
b) Les ventes portant sur :
Les bougies;
Les journaux;
Les publications;
Les livres;
Les travaux d'impression;
Les timbres fiscaux;
Les produits de la pêche;
La viande fraîche ou congelée;
Les produits forestiers;
L'huile d'olive;
Le vin végétal;
Les ouvrages en métaux précieux fabriqués au Maroc;
Les films documentaires ou éducatifs
c) Les ventes et les prestations réalisées par les petits fabricants et les petits prestataires qui
réalisent un Chiffre d'affaires annuel égal ou inférieur à 500.000,00 Dhs.
Les ventes portant sur les appareillages spécialisés destinés exclusivement aux
handicapés;
Les opérations réalisées par les sociétés ou compagnies d'assurances ;
Les intérêts des prêts accordés par les sociétés de financement ;
Les opérations médicales : médecins, médecins-dentistes, masseurs kinésithérapeutes,
infirmiers, sage-femme…. ;
Elles permettent à l’assujetti à vendre en Hors Taxe et à acheter avec TVA qu’il puisse récupérer
par le biais de la déduction ou remboursement.
Le régime de la suspension de taxe n’est pas un régime d’exonération dans la mesure où il a pour
principal objectif d’éviter de faire payer la taxe que le bénéficiaire aurait dû normalement verser à
l’occasion de ses achats taxables de biens et services. Il vise par le biais de la détaxation au
niveau même de l’approvisionnement à encourager certains secteurs de l’économie.
Le bénéfice dudit régime est limité aux seules entreprises exportatrices des produits et services
qui bénéficient du droit à déduction.
Les achats concernés par le régime suspensif portent sur les marchandises, matières premières,
emballages irrécupérables et les services nécessaires à la réalisation de l’exportation.
Il ressort des dispositions prévues à l’article 94 du C.G.I que les entreprises exportatrices de
produits et services peuvent sur leur demande et dans la limite du montant du chiffre d’affaires
réalisé au cours de l’année écoulée au titre de leurs opérations d’exportation, être autorisées à
recevoir en suspension de la TVA à l’intérieur, les marchandises, matières premières, emballages
irrécupérables ainsi que les produits et les services nécessaires à la réalisation desdites opérations
et susceptibles d’ouvrir droit à déduction et au remboursement.
Par ailleurs, ces entreprises doivent déposer auprès de service local des impôts dont elles
dépendent une demande accompagnée des pièces justifiant l’exportation effective (copie certifiée
conforme de l’engagement d’exportation ; copies des factures de vente).
Le montant de l'impôt à payer est déterminé à partir des règles bien précises. Celles-ci reposant
sur quatre éléments :
* La détermination de la base imposable ou l’assiette de la TVA ;
* Le fait générateur ;
* Les taux de la TVA;
* Les déductions autorisées.
La base imposable ou l’assiette de la TVA est constituée par tout ce que l’entreprise assujettie
encaisse ou reçoit en contrepartie de l’opération imposable. Les frais compris dans la base
imposable, outre le prix de la marchandise ou de la prestation :
Les escomptes, remises, rabais, ristournes …etc. consentis habituellement par les vendeurs à
leurs clients constituent des réductions du prix des ventes et peuvent être déduites de la base
imposable de la taxe sur la valeur ajoutée.
Remarque :
Prix TTC
Prix (HT) =
1+Taux
Prix TTC
Prix (HT) =
1,2
Dans le calcul de la TVA, il est nécessaire de tenir compte du fait générateur qui entraîne
l'exigibilité de la taxe.
L’exigibilité est l’événement qui accorde au trésor public le droit de réclamer le paiement de la
taxe.
Ces deux régimes concernent seulement la TVA facturée (TVA sur les ventes).
Le régime auquel les entreprises sont soumises par défaut sauf le cas où elles ont choisi librement
d’opter pour le régime des débits.
La déclaration de la TVA exigible doit être faite après le règlement du client quelle que soit la
date de facturation. Ainsi, ne sont pris en considération que les montants effectivement réglés par
les clients au comptant sous forme d’espèces ou chèques.
Les opérations réglées à terme ou payables par effets de commerce, l’entreprise n’est tenue de
déclarer la TVA correspondante qu’à l’expiration du terme et l’encaissement effectif des sommes
dues.
Les redevables ont la faculté d’opter pour le paiement de la TVA suivant les régimes des
"Débits". Les entreprises ayant opté pour ce régime doivent déclarer la TVA sur toutes leurs
ventes imposables qu’elles soient réglées par les clients ou ayant fait l’objet d’un règlement à
terme.
Le fait générateur est constitué par l’inscription de la somme concernée au débit d’un compte
(compte de trésorerie ou de créance) qui coïncide avec la facturation ou l’encaissement.
Les livraisons à soi même, le fait générateur est constitué par la livraison.
Les importations, le fait générateur est constitué par le dédouanement des éléments
importés.
Les taux proportionnels : ces taux sont synthétisés dans le tableau 2 ci-après :
Les vins et les boissons alcoolisées sont soumis à la TVA au tarif de 100 dirhams par
hectolitre ;
5 DH pour chaque gramme d’Or et de platine ;
0,10 DH dirham pour chaque gramme d’argent.
Remarque
A compter du 1er janvier 2016, les paiements des factures en espèces sont sanctionnées avec
une limitation du montant admis en déduction par jour et par mois.
L’admission de déduction de la TVA est limitée à 10.000 dh (TTC) par jour et par fournisseur
sans que le total des paiements n’excède pas 100.000 dh (TTC) par mois et par fournisseur.
Cas d’illustration
Soit une entreprise ayant effectué auprès de l’un de ses fournisseurs, des achats de marchandises
au cours du mois de février 2018. Les montants de ces achats taxables au taux de 20% sont réglés
en espèces.
* Si le solde est positif, le montant doit être versé par l’assujetti au Trésor;
* S'il le solde est négatif, le montant constitue un crédit de TVA (reliquat) qui sera imputable sur
les taxes à payer des mois suivants, jusqu'à l'épuisement, sans limitation de délai.
Remarque : A partir de 2017, l’adhésion aux télé- services sera obligatoire pour l’ensemble des
contribuables quel que soit leur chiffre d’affaires.
Les services SIMPL ou Service des Impôts en Ligne ont été développés par la Direction
Générale des Impôts pour permettre aux usagers de s’acquitter de leurs obligations fiscales par
voie électronique.
Pour tout défaut de déclaration ou de paiement, l’entreprise doit supporter des majorations et des
pénalités : une pénalité de 10% et une majoration de 5% pour le premier mois de retard, et de
0,5% pour chaque mois supplémentaire.
Travail à faire :
1. Déterminer la base d’imposition à la TVA ?
2. Préciser les dates d’exigibilité de la TVA sachant que le montant net à payer sera versé fin
juillet 2020 par chèque bancaire et suivant le régime des encaissements.
SOMATex est une société commerciale installée à Marrakech. Elle est spécialisée dans la
commercialisation des différents produits et services imposables à la TVA. Pour le mois de
novembre 2020 l’entreprise a réalisé les opérations ci-après :
1/11: Livraison de produis électroniques à un client installé à Tanger : 250.000 dhs (HT) le client
a déjà versé un acompte de 20.000 dhs en octobre, a remis un chèque de 50.000 dhs dès la
réception de marchandises, le reste sera payé dans un délai d’un mois.
3/11 : Encaissement d’un chèque de 18.000 dhs auprès d’un client de Marrakech pour solde
d’une facture liée aux fournitures scolaires du mois de septembre.
8/11 : Expédition de marchandises à un client tunisien.
12/11 : Acquisition d’une camionnette de livraison à 220.000 dhs (HT) et règlement de 50% du
prix le reste est payable dans un délai de 2 mois en acceptant une traite.
25/11: Règlement des factures ci-après (HT) :
Téléphone : 1400 dhs
Eau : 1200 dhs
Électricité : 1500 dhs
27/11: Livraison des marchandises diverses à un client d’Essaouira (taux de TVA 20%). La
facture s’élève à 110.000 (HT). Le client verse 50.000 dh et accepte pour le reste une traite de 30
jours.
28/11 : Prélèvement bancaire (agios bancaires) auprès du compte de l’entreprise d’un montant de
2500 dh TTC.
Travail à faire :
Travail à faire :
Déterminer la TVA due au titre des mois de février, mars et avril 2020.
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CHAPITRE 2 : L’IMPÔT SUR LES SOCIETES -IS-
L'Impôt sur les Sociétés est mis en application au Maroc depuis le 21 Janvier 1987. Il est
venu pour se substituer l’Impôt sur les Bénéfices Professionnels qui imposait auparavant sans
distinction les bénéfices des personnes physiques et morales.
L'IS est un impôt direct qui frappe l'ensemble des bénéfices des sociétés, des établissements
publics et autres personnes morales.
Les sociétés de capitaux sont imposables à l’IS quels que soient leur forme et leur objet.
Tous les établissements publics qui se livrent à une exploitation ou à des opérations à
caractère lucratif (OCP, ANP).
Sont imposable à l’IS par option les formes de sociétés qui se trouvent dans le champ
d’application de l’IR, telles que :
L’option (irrévocable) est ouverte à ces sociétés à condition qu’elles ne comprennent que des
personnes physiques.
Option : Management à l’International/ Semestre 5 Page 1
2.3. Territorialité de l’IS
Les sociétés, qu'elles aient ou non leur siège au Maroc sont soumises à l’IS en raison des
bénéfices réalisés au Maroc.
Les sociétés n'ayant pas leur siège au Maroc, appelées sociétés étrangères, sont, en outre,
imposables en raison des produits bruts qu'elles perçoivent en contrepartie de travaux qu'elles
exécutent ou de services qu'elles rendent.
On peut distinguer :
Les exonérations et impositions aux taux réduits permanentes
Les exonérations et impositions aux taux réduits temporaires
Taux réduit 15% : les entreprises installées dans les zones d’accélération
industrielle ;
Taux réduit 15% : Les entreprises ayant le statut Casablanca Finance City ;
Taux réduit 20% : Les entreprises hôtelières.
Imposition temporaire au taux réduit
Sont imposables au taux de 20% pendant les 5 premiers exercices suivant la date
de début de leur exploitation :
Les exonérations Les entreprises artisanales dont la production est le résultat d'un travail
et impositions aux essentiellement manuel ;
taux réduits Les établissements privés d’enseignement ou de formation professionnelle.
temporaires
Imposition permanente au taux réduit
Bénéficient d’une imposition permanente au taux de 20% :
Les entreprises exportatrices de biens ou de services ;
Les entreprises minières exportatrices à compter de l'exercice au cours
duquel la première opération d'exportation a été réalisée.
les sociétés en nom collectif et des sociétés en commandite simple constituées au Maroc
et ne comprenant que des personnes physiques ainsi que des associations en participation,
sauf dans le cas où ces sociétés et associations optent pour l'imposition à l'impôt sur les
sociétés.
les sociétés de fait ne comprenant que des personnes physiques ;
les groupements d’intérêt économique ;
les sociétés à objet immobilier, quelle que soit leur forme, dont le capital est divisé en
parts sociales ou actions nominatives :
Actif est constitué soit d'une unité de logement occupée par les membres de la
société, soit d'un terrain destiné à cette fin ;
Lorsqu'elles ont pour seul objet l'acquisition ou la construction, en leur nom,
d'immeubles collectifs ou d'ensembles immobiliers.
Exemple : dividende reçus. Ces produits doivent être déduits du résultat comptable. On les
appelle des déductions.
Résultat comptable
+ Réintégrations (charges non déductibles)
–Déductions (produits exonérés)
=Résultat fiscal
Le chiffre d’affaires comprenant les recettes et les créances acquises se rapportant aux
produits livrés, aux services rendus et aux travaux immobiliers réalisés;
La variation des stocks de produits ;
Les produits accessoires comprenant les revenus des locations ou de transport, les
redevances des produits, marques ou licence …;
Les immobilisations produites par l’entreprise pour elle-même ;
Les subventions d’exploitation ;
Les reprises d’exploitation et transferts de charges1.
Sont imposables :
Les produits des titres de participation et autres titres immobilisés. Ces produits
bénéficient d’un abattement de 100% au niveau de la société bénéficiaire ;
Les gains de change ;
Les intérêts courus et autres produits financiers. Les intérêts subissent une retenu à la
source de 20% non libératoire de l’IS ;
Les écarts de conversion passif ;
Les reprises financières et les transferts de charges.
Comprennent
Les produits de cession d’immobilisations ;
Les subventions d’investissement ou d’équilibre ;
Les autres produits non courants ;
Les reprises non courantes et les transferts de charges.
1
La reprise est une technique comptable permettant de reprendre la provision ou l'amortissement antérieurement
constaté. Les reprises d'exploitation permettent, de constater les diminutions des amortissements et provisions se
rattachant aux : immobilisations en non-valeurs ; immobilisations incorporelles ; immobilisations corporelles ;
risques et charges ; dépréciation de l'actif circulant.
Transferts de charges : C’est une technique comptable qui permet de modifier l’imputation initiale d’une charge.
Il s’agit généralement de charges à transférer soit à un compte de bilan soit à un autre compte de charges. Le transfert
de charge est ainsi utilisé pour annuler la première écriture comptable passée de manière provisoire.
Option : Management à l’International/ Semestre 5 Page 4
3.1.4. Les subventions et dons reçus
Les subventions et les dons reçus de l’État, des collectivités locales et des tiers sont considérés
comme étant des produits imposables.
Pour qu’elles soient déductibles fiscalement, ils doivent remplir certaines conditions :
Se rattacher à l’exploitation de la société ;
Être constatées en comptabilité ;
Avoir été engagée au cours de l’exercice ;
Se traduire par une diminution de l’actif net.
Les impôts et taxes admis en déduction sont ceux mis à la charge de la société, y compris la taxe
urbaine, la patente…
Les rémunérations des dirigeants sont déductibles à condition qu’ils effectuent un travail effectif
rendu dans l’intérêt de l’exploitation.
Les salaires ne correspondant pas à un travail effectif ne sont pas déductibles.
Exemple des charges déductibles : l’aide au logement, les indemnités de représentation et les
autres avantages en argent et en nature accordés aux employés.
Elles se composent :
des dotations aux amortissements
des dotations aux provisions
Éléments amortissables
Les éléments susceptibles de faire l'objet d'un amortissement déductible pour la détermination du
résultat fiscal, sont les éléments en non valeurs ainsi que les éléments incorporels et corporels
figurant à l'actif de la société et se dépréciant par l'usage ou par le temps.
Les conditions requises pour que les amortissements soient déductibles sont les suivantes :
Les biens à amortir doivent appartenir à la société et figurer à son actif immobilisé ;
Les amortissements y afférents doivent avoir été constatés régulièrement en comptabilité ;
L’annuité concernant un exercice donné non constatée en comptabilité ne peut être
déduite du résultat dudit exercice et des exercices suivants ;
Le taux d'amortissement du coût d'acquisition des véhicules de transport de personnes ne
peut être inférieur à 20% par an et la valeur totale fiscalement déductible, répartie sur cinq
(5) ans à parts égales, ne peut être supérieure à trois cent mille (300.000 dh TTC) par
véhicule, taxe sur la valeur ajoutée comprise.
Sur le plan comptable, le principe de prudence permet à la société de constituer des provisions
pour des risques éventuels ou probables (Exemples : provisions pour garanties, provisions pour
créances douteuses).
Sur le plan fiscal, la déductibilité des provisions est toujours liée à des événements réels survenus
au cours de l'exercice. Ces événements rendent la charge ou la perte probable et d'un montant
susceptible d'une évaluation approximative.
Pour qu’une provision soit fiscalement déductible, elle doit répondre à certaines conditions de
fond et de forme :
Si le risque probable ne se réalise pas la société doit régulariser les provisions en les réintégrant
totalement ou partiellement au résultat fiscal.
Les charges d’intérêts versées au titre des emprunts contractés par la société ;
Les charges d'intérêts comprennent : les intérêts constatés ou facturés relatifs aux sommes
avancées par les associés à la société pour les besoins de l'exploitation, à condition que :
Le capital social soit entièrement libéré ;
Le montant total des sommes rémunérées n’excéder pas le montant du capital social ;
Le déficit d'un exercice comptable peut être déduit du bénéfice de l'exercice comptable suivant.
A défaut de bénéfice ou en cas de bénéfice insuffisant pour que la déduction puisse être opérée en
totalité ou en partie, le déficit ou le reliquat de déficit peut être déduit des bénéfices des exercices
comptables suivants jusqu'au quatrième exercice qui suit l'exercice déficitaire.
Les amendes, pénalités et majorations de toute nature mises à la charge des sociétés pour
infractions aux dispositions légales ou réglementaires.
Qu'à concurrence de 50% de leur montant, les charges dont le montant est égal ou
supérieur à 10.000 dirhams et dont le règlement n'est pas justifié par chèque barré non
endossable, effet de commerce, moyen magnétique de paiement ou par virement bancaire.
Les montants des achats, des travaux et des prestations de services non justifiés par une
facture régulière ou toute autre pièce probante.
Les montants des achats et prestations revêtant un caractère de libéralité.
En effet, est considérée comme libéralité toute charge engagée en dehors de l’intérêt de la société,
tels que :
• Les avances aux actionnaires sans intérêt ; l’assurance de véhicules n’appartenant pas à
l’entreprise ;
• Les cadeaux publicitaires.
Remarque : Ne sont déductibles du résultat fiscal que dans la limite de cinq mille (5000)
dirhams par jour et par fournisseur sans dépasser cinquante mille (50.000) dirhams par mois et
par fournisseur, les dépenses dont le règlement n'est pas justifié par chèque barré non endossable,
effet de commerce, moyen magnétique de paiement, virement bancaire, procédé électronique ou
par compensation avec une créance à l’égard d’une même personne, à condition que cette
compensation soit effectuée sur la base de documents dûment datés et signés par les parties
concernées et portant acceptation du principe de la compensation.
4. LIQUIDATION DE L’IMPÔT
4.1 Les taux de l’IS
La loi de finances retient trois taux appliqués au résultat fiscal net selon les tranches suivantes :
Le taux marginal applicable aux sociétés industrielles2 dont le bénéfice net est inférieur à cent
millions de dh (100.000.000 dh) est de 28% (le taux du barème de 31% est ramené à 28%). Soit
le barème suivant:
2
. Selon le CGI l’activité industrielle est définie comme étant « toute activité qui consiste à fabriquer ou à
transformer directement des biens meubles corporels moyennant des installations techniques, matériel et outillage
dont le rôle est prépondérant ».
Option : Management à l’International/ Semestre 5 Page 9
Le CGI prévoit les différents taux suivants :
La base de calcul de la cotisation minimale est constituée par le montant hors taxe des produits
suivants :
Chiffres d’affaires ;
Produits accessoires ;
Produits financiers ;
Subventions et dons reçus.
Le taux de la cotisation minimale est fixé à 0,50%. Ce taux est ramené à 0,25 % pour les
opérations effectuées par les sociétés commerciales au titre des ventes portant sur : les produits
pétroliers ; le gaz ; le beurre ; l’huile ; le sucre ; la farine ; l’eau et l’électricité.
Les sociétés nouvellement créées sont exonérées de la CM pendant 36 premiers mois suivant la
date du début de leur exploitation.
La société doit verser la différence au Trésor au plus tard le 31 Mars de l’exercice suivant :
L’excédent (reliquat) sera imputé d’office sur les acomptes provisionnels suivants :
Cas N°1:
"ETOILE" est une société anonyme au capital de 3.00.000 dhs. Elle a été créée en 1998,
spécialiste dans la fabrication et la vente des produits électroniques. Elle écoule sa production
sur le marché local. Elle a dégagé un résultat comptable bénéficiaire de 134.500 dh au titre de
l’exercice 31/12/2020.
Travail à faire :
Reprises sur provisions forfaitaires de l’exercice 2020 pour créances douteuses : 12.340
Des dégrèvements d’impôts pourtant sur :
Taxe d’habitation de l’année 2019 : 1940
Le prix de cession des éléments d’actifs : 60.000
Dividendes : 30.000
Travail à faire :
1. Déterminer le résultat fiscal de la société BEST pour l’exercice 2020.
2. Préciser les modalités de paiement de l’IS au titre de l’exercice 2020.
La société « ELECTRO » est une SARL au capital de 1.000.000 dh entièrement libéré. Elle
est spécialisée dans la commercialisation des produits électroniques. La production de la
société est destinée au marché local depuis sa création en 2010. Au titre de l’exercice 2020,
elle a réalisé un bénéfice comptable avant impôt de 850.000 dh.
On relève parmi les produits comptabilisés les éléments suivants (en dh HT)
Travail à faire :
FISCALITÉ DE L’ENTREPRISE
MAROCAINE
OPTION :
MANAGEMENT À L’INTERNATIONAL
Semestre 5
2020 - 2021
CHAPITRE 3 : L’IMPÔT SUR LE REVENU -IR-
1. GÉNÉRALITÉS
L'impôt général sur le revenu a été institué par la loi n° 17-89 promulguée par le dahir n° 1-89-
116 le 21 novembre 1989.
L'impôt sur le revenu est un impôt introduit au Maroc en 1990 sous la dénomination « Impôt
Général sur le Revenu » (IGR). Il est venu en substitution à l’ancien impôt sur les bénéfices
professionnel (IBP).
L’IR est un impôt direct : Il se distingue d'un impôt indirect (TVA), l’IR est déclaré et
payé directement par le détenteur de revenu ;
L’IR est un impôt unique : Il est venu se substituer à plusieurs impôts, le prélèvement sur
traitements et salaires (PTS) et l’impôt sur les bénéfices professionnelles (IBP), pour
devenir unique ;
L’IR est un impôt général : il vise l’ensemble des revenus du contribuable (salaires; les
revenus de location, etc.) ;
L’IR est un impôt personnalisé : c’est un impôt qui prend en considération la situation
familiale et personnelle du contribuable ;
L’IR est un impôt progressif : le taux de l’impôt varie en fonction de la base imposable
(le barème de l’impôt et la tranche de revenu).
2. CHAMP D’APPLICATION
L’impôt sur le revenu s’applique aux revenus et profits des personnes physiques et des sociétés
des personnes physiques et n’ayant pas opté pour l’impôt sur les sociétés.
Revenus salariaux ;
Revenus professionnels ; Revenu
Revenus agricoles ; Global
Imposable
Revenus et profits fonciers ;
Revenus et profits de capitaux mobiliers.
L’IR s’applique aux revenus et aux profits réalisés par les personnes physiques, mais il peut
concerner également les groupements de personnes morales n’entrant pas dans le champ
d’application de l’impôt sur les sociétés.
2.3. La territorialité
Le principe de la territorialité de l'impôt est basé sur la notion du domicile fiscal1 (source du
revenu). Les principes de la territorialité d’imposition à l’IR sont synthétisés dans le tableau 4.
Ainsi, sont passibles de l'I.R en vertu de l’article 23 du C.G.I, quelle que soit leur nationalité, les
personnes physiques :
1
En vertu de l'article 23 du C.G.I, une personne physique est considérée comme ayant son domicile fiscal au Maroc
lorsqu'elle y dispose de son foyer permanent d'habitation, du centre de ses intérêts économiques ou lorsque la durée
continue ou discontinue de ses séjours au Maroc dépasse 183 jours pour toute période de 365 jours.
Le centre des intérêts économiques s'entend du lieu d'exercice de la ou des activités du contribuable (critère d’ordre
professionnel).
Option : Management à l’International/ Semestre 5 Page 2
Détermination de l’impôt net
La détermination du revenu global (RG)
* Les déductions sur revenu ce sont des charges supportés par l’assujetti et qui bénéficient de
l’exonération de l’IR, il s’agit :
Le salaire étant généralement mensuel, le barème annuel de l’IR est ramené à un barème
mensuel, celui-ci est obtenu en divisant les paramètres annuels par 12 comme le montre le
tableau 2 ci-après. Le barème de l’impôt sur le revenu est fixé comme suit :
250
30.001 à 50.000 dh 10% 3.000 2501 à 4167 dh 10%
Les déductions pour famille à charge : à hauteur de 360 dh par personne à charge et par an
dans la limite de six personnes, soit une déduction maximale de 2160 dh.
Pour bénéficier de cette déduction, l’enfant ne doit pas disposer d’un revenu global annuel
supérieur à la tranche exonérée du barème de calcul de l’IR (30.000 dh).
Le contribuable qui réside au Maroc et qui reçoit des pensions de source étrangère, bénéficie
d’une récupération de 80% du montant de l’impôt dû sur les transferts au titre des pensions
étrangères.
Imputation de l’impôt subi sur des revenus de source étrangère dans la limite de la fraction de
l’IR marocain.
Déduction de tous les crédits d’impôt avancés au courant de l’année et non libératoire de l’IR
(IR salarial, autres retenues à la source).
4. REVENUS IMPOSABLES
4.1. Revenus salariaux
L’IR salarial est l’impôt sur le revenu. Il est prélevé à la source mensuellement par l’employer.
Il présente certaines particularités de calcul dues à la nature de la base imposable et des charges
engagées par les salariés.
Les allocations familiales : 200 dh par enfant pour les 3 premiers et 36 dh pour les autres
éventuellement.
Les frais de déplacement justifiés.
Les primes2 de fonction, primes d’ancienneté, prime de rendement
Avantages en argent et en nature : prime de logement…
2
Les primes ce sont des majorations de salaire octroyées par l’employeur à ses employés à titre d’aide et de
motivation. Exemple : prime de treizième mois, prime de naissance, prime d’assiduité…
Option : Management à l’International/ Semestre 5 Page 5
[Link]. Calcul du salaire net imposable (SNI)
Le salaire net imposable s’obtient en déduisant du SBI, certaines déductions de charges engagées
par le salarié.
SNI = SBI – déductions sur salaire
Les déductions sur salaire sont :
Les Frais Professionnels (FP) évalués forfaitairement à 20% du SBI non compris les
avantages en argents ou en nature, et ce, dans la limite de 30.000 dh par an (2500 dh par
mois) :
Les cotisations à la CNSS qui comprennent une cotisation à long terme (constituer des
pensions de retraite) et une cotisation à court terme (couvrir les risques de maladies,
d’accidents et de maternité), soit une retenue totale de 4,48% du SBI, sans que la base de
calcul dépasse 72.000 dh par an (6000 dh par mois), soit une retenue maximale de 3225,6 dh
par an (268,8 dh par mois).
Sans plafond
Les cotisations salariales pour la constitution d’une retraite complémentaire sont gérées par
la Caisse Interprofessionnelle Marocaine de Retraite (CIMR).
Dans le cas où les conditions ne sont pas réunies, le salarié garde le droit de déduire seulement le
montant des intérêts dans la limite de 10% de son salaire net imposable.
Le salaire est mensuel : on doit ramener le barème annuel de l’IR au barème mensuel, en divisant
les paramètres du premier par 12.
Cas N° 1:
Les éléments de paie de M. ALAMI pour le mois de mai 2020 sont les suivants :
Travail à faire :
Cas N° 2:
M. RADI est salarié chez SOFDA, une société de construction et de travaux publics. Il est
marié et père de deux enfants d’âges respectifs de 5 ans et 2 ans. Au titre du mois d’Avril
2020, le salaire de [Link] s’est composé des éléments ci-après :
Il a reçu aussi une indemnité de déplacement justifiée calculée sur la base du kilométrage
parcouru pendant le mois évalué à 450 Km. Le taux par Kilomètre est de 2 DH. Il cotise
mensuellement à une assurance retraite complémentaire pour 340 DH et rembourse un crédit à
la consommation contracté auprès de la BMCE pour 800 dh mensuellement.
Travail à faire :