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Introduction 9

Le drainage pétrolier implique divers mécanismes naturels permettant aux hydrocarbures de se déplacer vers les puits producteurs, influencés par des facteurs tels que la perméabilité, la porosité et l'architecture géologique du réservoir. Après l'épuisement de l'énergie naturelle, des méthodes de récupération secondaire et tertiaire, comme l'injection d'eau ou de gaz, sont utilisées pour maximiser la récupération des ressources restantes. Les techniques avancées de récupération assistée (IOR/EOR) visent à mobiliser le pétrole piégé en modifiant les propriétés des fluides ou de la roche.

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Introduction 9

Le drainage pétrolier implique divers mécanismes naturels permettant aux hydrocarbures de se déplacer vers les puits producteurs, influencés par des facteurs tels que la perméabilité, la porosité et l'architecture géologique du réservoir. Après l'épuisement de l'énergie naturelle, des méthodes de récupération secondaire et tertiaire, comme l'injection d'eau ou de gaz, sont utilisées pour maximiser la récupération des ressources restantes. Les techniques avancées de récupération assistée (IOR/EOR) visent à mobiliser le pétrole piégé en modifiant les propriétés des fluides ou de la roche.

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Introduction

Le drainage pétrolier désigne l’ensemble des mécanismes par lesquels les hydrocarbures (pétrole,
gaz) se déplacent à l’intérieur de la roche-réservoir vers les puits producteurs. Comprendre ces
mécanismes est essentiel pour maximiser la récupération des ressources, optimiser le placement
des puits, et prolonger la durée de vie d’un champ pétrolier.

2. Les Mécanismes Naturels de Drainage

Lorsqu’un puits est foré dans un réservoir pétrolier, les hydrocarbures ne s’écoulent pas
uniquement grâce à la gravité. Plusieurs mécanismes naturels contribuent au déplacement des
fluides vers le puits. Ces mécanismes dépendent principalement de l’énergie initiale contenue
dans le réservoir et de ses propriétés physiques (perméabilité, porosité, architecture géologique).

a. Drainage par énergie naturelle

Ce drainage se fait sans apport externe d’énergie (comme l’injection d’eau ou de gaz). Les
principaux mécanismes sont :

i. Expansion du gaz libre ou dissous


• Le pétrole brut contient souvent du gaz dissous (comme le CO₂ ou le méthane).
• Lorsqu’on commence à produire, la pression du réservoir chute.
• Cette chute entraîne la libération du gaz qui se trouvait dissous dans le pétrole.
• Le gaz, en se dilatant, pousse le pétrole vers les puits, à la manière d’un piston.
• C’est l’un des mécanismes les plus efficaces au début de la production, mais il diminue
rapidement avec la baisse de pression.

ii. Poussée hydraulique (aquifère)


• Certains réservoirs sont connectés à un aquifère (nappe d’eau souterraine) situé en
dessous ou autour du réservoir.
• À mesure que le pétrole est extrait, l’eau de l’aquifère remonte pour occuper l’espace
laissé vide.
• Cette montée d’eau pousse les hydrocarbures vers les puits producteurs.
• Ce mécanisme permet souvent une production plus stable et prolongée, mais peut
aussi provoquer l’invasion prématurée de l’eau dans les puits (phénomène de “water
breakthrough”).

iii. Drainage gravitaire


• La gravité joue un rôle important, notamment dans les réservoirs inclinés.
• Les fluides plus légers (gaz) ont tendance à monter, tandis que les plus lourds (eau)
descendent.
• Le pétrole, intermédiaire en densité, se déplace lentement vers les zones basses si la
géométrie du réservoir le permet.
• Ce type de drainage est particulièrement efficace dans les réservoirs épais et bien
perméables.

b. Drainage vertical vs horizontal

Drainage vertical :
• Se produit principalement par gravité.
• Le pétrole s’écoule vers le bas si le puits est situé dans une zone inférieure du réservoir
ou si la structure est anticlinale (en dôme).
• Il est limité par la perméabilité verticale et la viscosité du pétrole.

Drainage horizontal :
• Se fait par différence de pression entre le réservoir et le puits.
• Le pétrole s’écoule latéralement, surtout dans les réservoirs homogènes et peu inclinés.
• C’est le mode de drainage le plus courant dans la majorité des réservoirs
conventionnels.

Facteurs influençant l’efficacité du drainage naturel


• Viscosité du pétrole : Plus il est fluide, plus il se déplace facilement.
• Perméabilité de la roche : Mesure de la facilité avec laquelle les fluides peuvent circuler.
• Hétérogénéités du réservoir : Présence de barrières, d’argiles ou de fractures qui
peuvent favoriser ou freiner l’écoulement.
• Taux de production : Une production trop rapide peut perturber l’équilibre et
provoquer l’arrivée précoce d’eau ou de gaz.

3. Drainage et architecture du réservoir

Le comportement du drainage pétrolier est étroitement lié aux caractéristiques géologiques et


physiques du réservoir. L’architecture du réservoir influence la direction, la vitesse et l’efficacité
de l’écoulement des hydrocarbures vers les puits de production.

a. Perméabilité
• Définition : Capacité d’une roche à laisser passer les fluides à travers ses pores
interconnectés.
• Une perméabilité élevée permet un drainage rapide et efficace.
• Une perméabilité faible (roches compactes, argileuses) nécessite souvent une
stimulation (fracturation hydraulique, acidification).
• La perméabilité peut être :
• Verticale : importante pour le drainage gravitaire.
• Horizontale : essentielle pour l’écoulement latéral des fluides.
b. Porosité
• Définition : Pourcentage du volume de roche occupé par les pores (espaces vides).
• Elle détermine la capacité de stockage du pétrole dans le réservoir.
• Une roche peut être très poreuse mais peu perméable si les pores ne sont pas bien
connectés.
• Une bonne porosité, combinée à une bonne perméabilité, donne un drainage optimal.

c. Hétérogénéité du réservoir
• Les réservoirs ne sont pas homogènes ; ils présentent souvent :
• Couches de perméabilité différente
• Présence de fractures naturelles ou de failles
• Barrières imperméables (couches d’argile)
• Ces variations influencent l’écoulement des fluides, pouvant créer :
• Des by-pass (zones non drainées)
• Des accumulations piégées
• Une avance préférentielle de l’eau ou du gaz injecté (canalisation)

d. Géométrie et structure du réservoir


• Les réservoirs peuvent être :
• Anticlinales (voûtes) : favorisent l’accumulation au sommet
• Stratifiés : couches superposées avec différentes propriétés
• Inclines : facilitent le drainage gravitaire
• La forme et l’orientation des réservoirs dictent le placement optimal des puits :
• Puits verticaux dans des réservoirs épais ou avec drainage vertical.
• Puits horizontaux pour maximiser la surface de contact dans des réservoirs minces ou à
forte extension latérale.

e. Saturation des fluides


• Un réservoir contient souvent trois fluides : eau, pétrole et gaz.
• Leur répartition dépend de la gravité et de la pression capillaire :
• Le gaz se place en haut
• Le pétrole au milieu
• L’eau en bas
• Cette distribution influence le mode de drainage, notamment dans le cas d’un réservoir
saturé en eau ou avec une couronne gazeuse importante.

4. Récupération secondaire : Injection d’eau et de gaz

Après l’épuisement ou la baisse significative de l’énergie naturelle du réservoir (drainage


primaire), on entre dans la phase de récupération secondaire, qui consiste à injecter des fluides
pour maintenir la pression du réservoir et déplacer les hydrocarbures restants vers les puits
producteurs.

a. Objectif de la récupération secondaire


• Maintenir la pression du réservoir, qui tend à chuter après la phase de drainage naturel.
• Déplacer les hydrocarbures restants dans la roche-réservoir en les poussant vers les
puits.
• Améliorer le taux de récupération, qui est souvent limité à 10–30 % du pétrole en place
lors de la récupération primaire.

b. Injection d’eau (Waterflooding)

Principe
• Injection d’eau à travers des puits injecteurs dans des zones spécifiques du réservoir.
• L’eau remplace le volume de pétrole extrait, pousse le pétrole vers les puits de
production.

Avantages
• Simple, économique et éprouvée, utilisée depuis les années 1930.
• Permet de maintenir la pression à un niveau stable.
• Peut augmenter le taux de récupération à 35–45 %.

Facteurs de réussite
• Viscosité du pétrole : plus il est léger, plus l’injection est efficace.
• Rapport mobilité eau/pétrole : il doit être optimisé pour éviter des percées d’eau trop
rapides.
• Homogénéité du réservoir : les hétérogénéités peuvent provoquer des canaux
préférentiels d’écoulement, laissant du pétrole non balayé.

Inconvénients
• Percée précoce de l’eau (water breakthrough) : l’eau atteint le puits avant que le
pétrole ait été totalement déplacé.
• By-pass du pétrole : l’eau prend des chemins faciles et contourne des zones de pétrole.
• Traitement de l’eau produite : nécessite des installations supplémentaires.

c. Injection de gaz (Gas flooding)

Types de gaz utilisés


• Gaz naturel (méthane)
• Azote (N₂)
• Dioxyde de carbone (CO₂)

Modes d’action
• Maintien de pression (gaz non miscible)
• Amélioration du déplacement (gaz miscible : mélange du gaz avec le pétrole)

Injection de CO₂ (CO₂ flooding)


• Le CO₂ peut se mélanger avec le pétrole (si pression suffisante) :
• Réduit sa viscosité
• Le gonfle et facilite son écoulement
• Permet de récupérer jusqu’à 60 % du pétrole restant dans certaines conditions.

Injection alternée eau-gaz (WAG – Water Alternating Gas)


• Combine les avantages des deux méthodes :
• Le gaz améliore la miscibilité
• L’eau améliore le balayage
• Réduit le risque de canalisation du gaz et améliore le contact avec le pétrole résiduel.

Inconvénients et contraintes
• Coût élevé du gaz (surtout du CO₂ purifié)
• Nécessité de contrôle précis de la pression et de la distribution des fluides
• Risque d’instabilité de l’écoulement, surtout en cas de viscosité trop différente entre le
gaz et le pétrole.

d. Sélection de la méthode : injection d’eau ou de gaz

Le choix entre l’injection d’eau et l’injection de gaz dépend d’un ensemble de facteurs
géologiques, pétrophysiques, économiques et environnementaux. Chaque méthode a ses
avantages, ses contraintes, et son domaine d’efficacité optimal. Voici une analyse détaillée de ces
critères de sélection :

Viscosité du pétrole
• Si le pétrole est léger (faible viscosité), les deux méthodes sont applicables. L’eau peut
suffire à bien le déplacer.
• Si le pétrole est plus visqueux, l’eau risque de passer autour du pétrole sans le
mobiliser efficacement (phénomène de contournement). Dans ce cas, le gaz miscible,
notamment le CO₂, est souvent plus efficace car il se mélange partiellement au pétrole et réduit
sa viscosité.

Géométrie et hétérogénéité du réservoir


• Dans un réservoir homogène, l’injection d’eau est généralement plus facile à contrôler,
car l’eau se répartit uniformément et pousse le pétrole de manière régulière.
• En revanche, dans un réservoir hétérogène (fractures, couches de perméabilités
différentes), l’eau peut s’écouler préférentiellement dans les zones les plus perméables, laissant
du pétrole piégé ailleurs. Dans ces cas, une injection de gaz, plus fluide et capable de se diffuser,
peut parfois mieux atteindre les zones résiduelles, surtout en injection alternée eau/gaz (WAG).

Pression et profondeur du réservoir


• L’injection de gaz miscible (notamment le CO₂) nécessite des pressions élevées pour
que le gaz se mélange efficacement au pétrole. Ces conditions sont plus souvent réunies dans des
réservoirs profonds.
• Pour les réservoirs peu profonds ou à basse pression, l’injection d’eau est plus adaptée,
car elle ne dépend pas du seuil de miscibilité.

Contraintes économiques
• L’injection d’eau est nettement moins coûteuse : l’eau est disponible en grande
quantité et les installations sont plus simples.
• L’injection de gaz, surtout si le gaz est acheté (CO₂, azote), implique des coûts
supplémentaires pour le captage, la compression, le transport, et la gestion des installations
anticorrosion. Cependant, dans les champs où le gaz est produit sur place (gaz naturel ou gaz
associé), son injection peut être économiquement intéressante.

Impacts sur la récupération finale


• L’injection d’eau permet un meilleur balayage volumique, c’est-à-dire qu’elle pousse le
pétrole en remplissant bien l’espace poreux.
• Le gaz, surtout s’il est miscible, permet une mobilisation plus efficace du pétrole piégé
en réduisant sa viscosité et sa tension interfaciale.
• Dans certains cas, une stratégie combinée (WAG) est choisie pour tirer parti des deux
approches : le gaz mobilise, et l’eau balaie.

Enjeux environnementaux
• L’injection de CO₂ a un double avantage :
• Améliorer la récupération du pétrole
• Stocker du carbone sous forme de CO₂ capté ailleurs (industrie, centrales, etc.), ce qui
peut contribuer à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
• À l’inverse, l’injection d’eau génère souvent des volumes importants d’eaux de
production, qu’il faut traiter et réinjecter, ce qui pose des défis environnementaux et techniques.

5. Récupération Tertiaire – Techniques de drainage assisté (IOR / EOR)

Après les phases primaire (drainage naturel) et secondaire (injection d’eau ou de gaz), une partie
importante du pétrole reste piégée dans la roche-réservoir. Pour le mobiliser, on a recours à des
méthodes plus avancées dites de récupération assistée, aussi appelées :
• IOR : Improved Oil Recovery (amélioration de la récupération)
• EOR : Enhanced Oil Recovery (récupération assistée)

Ces méthodes visent à modifier les propriétés des fluides ou de la roche pour augmenter le
déplacement du pétrole résiduel.

a. Objectifs de l’EOR
• Mobiliser le pétrole résiduel (encore piégé dans les pores)
• Améliorer la mobilité des hydrocarbures
• Réduire la tension interfaciale entre le pétrole et l’eau/gaz
• Maximiser la récupération finale, pouvant atteindre jusqu’à 60–70 % du pétrole en
place
b. Principales techniques de récupération assistée (EOR)

Méthodes thermiques

i. Injection de vapeur (Steam flooding, CSS)


• Utilisée pour les huiles lourdes et très visqueuses (bitume).
• La chaleur réduit la viscosité du pétrole, le rendant plus fluide.
• Deux techniques principales :
• Steam Flooding : injection continue de vapeur.
• CSS (Cyclic Steam Stimulation) : injection alternée de vapeur, repos, puis production
(aussi appelée “huff and puff”).

ii. Combustion in situ (Fireflood)


• On brûle une partie du pétrole sur place (en injectant de l’air ou de l’oxygène).
• La chaleur générée facilite le déplacement du pétrole en le chauffant.

Avantages :
• Très efficace pour huiles lourdes.

Limites :
• Nécessite des équipements spécifiques
• Coûteux et techniquement complexe

Méthodes chimiques

i. Polymères
• On injecte des polymères mélangés à l’eau pour augmenter la viscosité de l’eau.
• Cela ralentit l’eau injectée, améliorant le balayage du pétrole.

ii. Tensioactifs (surfactants)


• Réduisent la tension interfaciale entre le pétrole et l’eau.
• Facilitent le désengagement du pétrole des parois des pores.

iii. Alcalins (soude, carbonate de sodium)


• Réagissent chimiquement avec le pétrole pour former des savons naturels, améliorant
la miscibilité.

Avantages :
• Adaptables à des réservoirs spécifiques
• Peuvent améliorer le taux de récupération de manière significative

Limites :
• Sensibles à la salinité et à la température
• Coûts élevés
• Complexité logistique
Injection de gaz miscible (surtout CO₂)
• Le CO₂ supercritique est injecté dans le réservoir à haute pression.
• Il se mélange au pétrole, le rendant plus fluide.
• Réduit la tension interfaciale et la viscosité.
• Peut être utilisé en injection continue ou en alternance avec de l’eau (WAG).

Avantages :
• Très efficace dans des réservoirs profonds avec pétrole léger à moyen.
• Double avantage : production + stockage de CO₂ (intérêt environnemental).

Limites :
• Besoin d’un réseau de transport de CO₂
• Risques de corrosion dans les installations
• Surveillance continue requise

c. Choix de la méthode EOR (Enhanced Oil Recovery)

Le choix de la méthode EOR dépend de plusieurs critères, allant des caractéristiques spécifiques
du réservoir et du pétrole aux contraintes économiques, environnementales, et techniques.
L’objectif étant d’optimiser la récupération du pétrole restant tout en maximisant la rentabilité et
en minimisant les risques environnementaux. Voici une analyse des principaux facteurs à prendre
en compte lors du choix de la méthode EOR :

Caractéristiques géologiques du réservoir


• Profondeur et pression :
• Les réservoirs profonds nécessitent des pressions élevées, favorisant certaines
techniques comme l’injection de gaz miscible (CO₂). Ces réservoirs peuvent également être plus
appropriés pour des méthodes thermiques telles que la vaporisation de vapeur.
• Pour les réservoirs plus superficiels, des méthodes moins coûteuses comme l’injection
d’eau ou de polymères peuvent être préférées, car elles sont moins exigeantes en termes de
pression.
• Type de roche :
• Les réservoirs à roches carbonatées ou fracturées peuvent bénéficier de méthodes
comme l’injection de gaz ou de produits chimiques qui aident à mieux pénétrer les fissures et
canaux, contrairement aux réservoirs sableux où des méthodes plus simples, comme l’injection
d’eau, peuvent suffire.
• La perméabilité et la porosité des roches influencent directement le choix de la
méthode, car certaines techniques (comme l’injection de gaz) sont plus adaptées aux réservoirs
ayant une bonne perméabilité, tandis que d’autres (comme l’injection de polymères) nécessitent
des roches à perméabilité plus faible.

Propriétés du pétrole
• Viscosité du pétrole :
• Les méthodes de récupération comme l’injection de CO₂, ou de vapeur, sont plus
efficaces pour les pétroles visqueux, car elles réduisent la viscosité du fluide, le rendant plus
fluide et plus facile à extraire.
• Pour les pétroles légers, des techniques comme l’injection d’eau ou l’injection de gaz
non miscibles peuvent être suffisantes, car le pétrole s’écoule plus facilement.
• Nature du pétrole :
• Dans les réservoirs où le pétrole est principalement constitué de pétrole léger, les
méthodes comme l’injection d’eau ou l’injection de gaz miscible sont généralement efficaces.
• En revanche, pour les pétroles lourds, des techniques comme l’injection de vapeur (en
particulier pour les réservoirs de type sables bitumineux) sont préférées, car elles permettent de
réduire la viscosité du pétrole.

Coûts économiques
• Coût d’infrastructure et de maintenance :
• L’injection d’eau est généralement la méthode la moins coûteuse en termes
d’infrastructure et de maintenance. Elle est couramment utilisée dans les réservoirs où les
conditions géologiques et pétrophysiques sont favorables.
• L’injection de gaz (notamment le CO₂) et l’injection de vapeur nécessitent des
infrastructures complexes (compression du gaz, chaudières pour la production de vapeur), ce qui
augmente leur coût initial.
• Rentabilité à long terme :
• Certaines méthodes, bien que plus coûteuses initialement, peuvent être plus rentables
à long terme en raison de leur capacité à augmenter significativement le taux de récupération du
pétrole. Par exemple, l’injection de CO₂ peut être coûteuse, mais elle peut permettre de
récupérer une quantité importante de pétrole, justifiant ainsi l’investissement.
• Disponibilité du gaz ou de la vapeur :
• Dans certains cas, l’utilisation de gaz produit localement ou de vapeur récupérée peut
réduire considérablement les coûts, rendant ces méthodes plus compétitives économiquement.

Facteurs environnementaux et réglementaires


• Émissions de CO₂ :
• Certaines méthodes comme l’injection de CO₂ permettent non seulement de récupérer
davantage de pétrole, mais aussi de stockage du carbone, contribuant à la réduction des
émissions de gaz à effet de serre. Cela devient un critère clé pour des projets où les objectifs
environnementaux sont importants, et des réglementations strictes sur les émissions sont en
place.
• Traitement de l’eau :
• Les méthodes basées sur l’injection d’eau génèrent souvent des volumes importants
d’eaux de production qui doivent être traitées et réinjectées ou éliminées de manière sûre. Cela
peut engendrer des coûts supplémentaires et des risques environnementaux (contamination,
gestion des résidus).
• Impact sur les écosystèmes locaux :
• Certaines méthodes, comme l’injection de produits chimiques ou de polymères,
peuvent avoir des impacts sur l’environnement local. Il est donc crucial de réaliser une évaluation
environnementale avant de sélectionner la méthode la plus appropriée.

Avantages et limitations de chaque méthode


• Injection d’eau :
• Avantages : Coût relativement bas, technologie bien maîtrisée, efficace pour les
réservoirs de faible à moyenne viscosité.
• Limites : Moins efficace pour les réservoirs à forte hétérogénéité ou à haute viscosité ;
risques de contournement de l’eau (stratégie de balayage inefficace).
• Injection de gaz :
• Avantages : Peut être miscible avec le pétrole, très efficace pour les réservoirs à haute
pression et pour les pétroles légers à moyens. L’injection de CO₂ peut également être utilisée
pour le stockage du carbone, réduisant ainsi l’impact environnemental.
• Limites : Coût élevé pour la capture, le transport et l’injection du gaz. Pas toujours
efficace dans les réservoirs à faible pression.
• Injection de vapeur :
• Avantages : Efficace pour pétrole lourd et visqueux, la vapeur réduit la viscosité du
pétrole, facilitant son écoulement.
• Limites : Très coûteuse en termes d’infrastructure et de production de vapeur, nécessite
des réservoirs qui peuvent supporter des pressions élevées.
• Polymères et surfactants :
• Avantages : Amélioration du balayage, réduisant le phénomène de contournement de
l’eau. Utilisée pour augmenter la viscosité de l’eau et améliorer le mouvement du pétrole.
• Limites : Coût des produits chimiques, risques de réaction chimique indésirable avec la
roche ou le fluide de réservoir.

d. Impacts et bénéfices de l’EOR


• Augmentation significative des réserves récupérables
• Amélioration du taux de récupération final : +20 à +30 % du pétrole initialement en
place
• Valorisation de champs matures (en fin de vie)
• Réduction de l’empreinte carbone, dans le cas de l’injection de CO₂

Conclusion

Les mécanismes de drainage et les techniques de récupération améliorée du pétrole (EOR) sont
essentiels pour maximiser la production des réservoirs matures. Le choix de la méthode EOR —
injection d’eau, de gaz ou de vapeur — dépend des caractéristiques géologiques, des propriétés
du pétrole et des considérations économiques et environnementales. Bien que coûteuses et
complexes, ces techniques permettent d’augmenter significativement la récupération du pétrole
restant, garantissant ainsi la rentabilité et la pérennité des projets. Les avancées technologiques
et la gestion durable des ressources continueront de jouer un rôle clé dans l’optimisation de ces
méthodes à l’avenir.

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