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Cours MQ2 Chap2 Partie2 2

Le document présente un cours de mécanique quantique, en se concentrant sur l'oscillateur harmonique isotrope à trois dimensions. Il aborde des concepts tels que le produit tensoriel, les opérateurs et les équations aux valeurs propres, ainsi que l'hamiltonien du système. Les états propres et les énergies propres de l'hamiltonien sont également discutés dans le contexte des espaces de Hilbert associés.

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UNIVERSITE IBN ZOHR ‫جامعـة ابن زهـر‬

FACULTE DES SCIENCES


AGADIR ‫ أكـاديـر‬،‫كـليـة العلـوم‬

Pr. M. NASSIK

Cours de Mécanique Quantique 2

SMP5

Année Universitaire

2020 - 2021

1
Chapitre 2

L’oscillateur harmonique

Partie 2
L’oscillateur harmonique isotrope à trois dimensions

2
I – Notion de produit tensoriel

I – 1. Définition :

(1) (2)
ℰ1 , n 1 ℰ2 , n 2

1 2 Système
global

ℰ  ℰ 1  ℰ2 n  n1.n2   1   2

Soient (1) et (2) deux systèmes indépendants (sans interaction) et les deux espaces

de Hilbert associés ℰ1 et de dimensions finis n1 et n2 , dont les bases respectives sont

notées :
3
u1
i , i  1,  , n1  et v 2
j , j  1,  , n2 
On appelle produit tensoriel des espaces ℰ1 et ℰ2, l’espace ℰ de

dimension n  n1.n2 , noté ℰ  ℰ1  ℰ2, tel que à tout couple de vecteurs 1  ℰ1

et  2  ℰ2, on peut associer un vecteur   ℰ défini par :

  1   2  1  2  1 ,  2

Le vecteur  est appelé produit tensoriel de 1 et  2 .

I – 2. Composantes d’un vecteur de ℰ :

Soient 1 et  2 deux kets de ℰ1 et ℰ2 respectivement, tels que :

4
n1 n2
1   ai u 1
i et  2   b j v 2j
i 1 j 1

L’expression du vecteur produit tensoriel de 1 et  2 s’écrit :

n1 n2
  1   2    ai b j ui1  v 2j     ci j ui1 , v 2j
i 1 j 1 i, j

Ainsi :

▪ L’ensemble u 1
i  v 2j  ui1 , v 2j , i  1,  , n1 , j  1,  , n2  est une base de

l’espace de Hilbert ℰ  ℰ1  ℰ2.

▪ Les composantes d’un vecteur produit tensoriel sont les produits des
composantes des deux vecteurs du produit.

5
I – 3. Propriétés :

i. Soit  un scalaire quelconque. On a :

  1   2    1    2  1    2 
ii.
1    2   2   1   2  1   2

I – 4. Produit scalaire dans ℰ :


Soient deux vecteurs  et  ' de ℰ donnés par :

  1 ,  2  1   2 et  '  1 ' ,  2 '  1 '   2 '

Le produit scalaire   ' de ces deux vecteurs est défini par :

6
  '  1 ,  2 1 ' ,  2 '  1 1 '  2  2 '

On en déduit que la condition d’orthonormalisation de la base  u , v  s’écrit :


1
i
2
j

ui1' , v 2j ' ui1 , v 2j  ui1' ui1 v 2j ' v 2j   i ,i ' . j , j '

I – 5. Produit tensoriel d’opérateurs dans ℰ :


Soient A et B deux opérateurs agissant respectivement dans ℰ1 et ℰ2.

Définitions :
i. Le produit tensoriel des opérateurs A et B, noté A  B , est défini par la règle :

 A  B  1   2   A 1   B  2 
~ ~
ii. Les extensions A et B des opérateurs A et B dans ℰ  ℰ1  ℰ2 sont défini par :

7
~ ~
A  A   2 ; B  1  B

où 1 et  2 sont les opérateurs identités définis respectivement dans ℰ1 et ℰ2.

Ainsi :

A  1   2    A   2  1   2  A 1    2  2    A 1    2
~

B  1   2   1  B  1   2  1 1   B  2   1  B  2 
~

I – 6. Equations aux valeurs propres dans ℰ :


~
a. Equation aux valeurs propres de l’opérateur A

Soit A un opérateur agissant dans ℰ1, dont on connaît les valeurs propres et les états

propres :

8
A ni 1  an ni 1 , i  1,  , g n

~
On veut résoudre, dans ℰ  ℰ1  ℰ2, l’équation aux valeurs propres de l’opérateur A :

~
A   

Proposition :
~
Tout vecteur de la forme   ni 1   2 est vecteur propre de A avec la valeur

propre an .

En effet :
~ ~
 
A   A ni 1   2  A ni 1   2  an ni 1   2  an 

Remarques
9
~
i. Si A est une observable dans ℰ1, alors A est aussi une observable dans ℰ.

ii. Le spectre de A est le même dans ℰ que dans ℰ1 :  an .

iii. Si une valeur propre an est g n fois dégénérée dans ℰ1, alors elle est n2 . gn fois

dégénérée dans ℰ, où n2 est la dimension de ℰ2.

⇒ Ainsi, une valeur propre non dégénérée dans ℰ1 est n2 fois dégénérée dans ℰ.

~ ~
b. Equation aux valeurs propres de l’opérateur A  B

Soient A et B deux observables agissant respectivement dans ℰ1 et ℰ2, dont on connaît

les valeurs propres et les états propres :

A n1  an n1 , B  p 2  bp  p 2

10
On veut résoudre, dans l’espace produit tensoriel ℰ  ℰ1  ℰ2, l’équation aux valeurs
~ ~
propres de l’opérateur A  B .

▪ Les vecteurs produits tensoriels n1   p 2 forment dans ℰ, une base de vecteurs

~ ~
propres communs à A et B :
~ ~
A n1   p 2  an n1   p 2 , B  n 1   p 2  bp  n 1   p 2

~ ~
▪ Les vecteurs n1   p 2 sont aussi vecteurs propres de l’opérateur A  B :

~ ~ ~ ~
( A  B )  n1   p 2  A  n1   p 2  B  n1   p 2
 ( an  b p )  n1   p 2
~ ~
Ce qui résout immédiatement l’équation aux valeurs propres de A  B :

11
~ ~
( A  B ) n1   p 2  (an  bp ) n1   p 2

~ ~
Les valeurs propres de A  B sont la somme d’une valeur propre de A et d’une
autre de B.

II - L’oscillateur harmonique isotrope à trois dimensions

Considérons une particule de masse m, pouvant se déplacer dans l’espace à trois


dimensions lié au référentiel R (O, x, y, z ) , sous l’effet de l’énergie potentielle :
1
V (r )  m 2 r 2
2
L’énergie totale du système est :
p2 1
ET   m 2 r 2
2m 2
12
La quantification de ET donne l’opérateur hamiltonien du système :
P2 1
H  m 2 R 2
2m 2

On veut résoudre l’équation aux valeurs propres de H dans l’espace des états ℰr :

H  E

II – 1. Expression de l’hamiltonien H

▪ Si l’on choisit une base cartésienne, on peut écrire H sous la forme suivante :

P2 1 1 1
H  m 2 R 2  ( Px2  Py2  Pz2 )  m 2 ( X 2  Y 2  Z 2 )
2m 2 2m 2
 Px2 1 2
 Py2 1   Pz2 1 
   m X   
2
 m Y   
2 2
 m 2 Z 2 
2
m 2
 
2m 2
  
2m 2
 
Hx Hy Hz

13
avec :
P2 1 Py21 Pz2 1
H x  x  m 2 X 2 , Hy   m 2Y 2 , Hz   m 2 Z 2
2m 2 2m 2 2m 2

▪ Les opérateurs H x , H y et H z représentent les hamiltoniens à une dimension

d’une particule se déplaçant respectivement suivant l’axe Ox, Oy et Oz ; ils agissent

respectivement dans les espaces de Hilbert ℰx, ℰy et ℰz. Nous avons alors :

 1
H x n x  En x n x ; Enx    nx   ; nx  ℕ
 2

 1
H y n y  En y n y ; En y    n y   ; ny  ℕ
 2

 1
H z n z  En z n z ; Enz    nz   ; nz  ℕ
 2
14
où les kets n x , n y et n z forment des bases orthonormées respectivement dans ℰx,

ℰy et ℰz.

II – 2. Les états propres et les énergies propres de H :

H agit dans l’espace des états ℰr qui est le produit tensoriel des espaces ℰx, ℰy et ℰz :

ℰr  ℰx  ℰy  ℰz

L’ensemble n x  ny  nz  forme une base orthonormée de ℰr.


H peut donc s’écrire sous la forme :
~ ~ ~
H  Hx  Hy  Hz

15
~ ~ ~
où H x , H y et H z sont les extensions des opérateurs H x , H y et H z définies par :

~ ~ ~
Hx  Hx   y  z , H y  x  H y  z , Hz  x   y  Hz

~ ~ ~
Les opérateurs H x , H y et H z sont des ECOC dans ℰx, ℰy et ℰz mais H x , H y et H z ne

sont pas des ECOC dans ℰr car les valeurs propres de ces derniers opérateurs sont

dégénérées dans ℰr.

Par contre comme ils commutent entre eux et avec H, alors l’ensemble

 ~ ~ ~

H , H x , H y , H z constitue un ECOC dans ℰr.

 On peut résoudre l’équation aux valeurs propres de H en utilisant les


propriétés du produit tensoriel :

16
~ ~ ~
i. Les états propres de H sont les états propres communs à H x , H y et H z , qui

sont les états produit tensoriel de ceux de H x , H y et H z .

 n x , n y , n z  nx  n y  nz  nx n y nz  nx , n y , nz

ii. Les énergies propres de H sont les sommes des énergies propres de
H x , H y et H z .

En effet, l’équation aux valeurs propres de H dans ℰr s’écrit alors :


~ ~ ~

H nx , n y , nz  H x  H y  H z nx  n y  nz

Or :

17
H x n x  n y  n z  H x   y   z  n x  n y  n z
~

 1
 H x n x   n y  n z    n x   n x  n y  n z
 2
De même :

H y n x  n y  n z   x  H y   z  n x  n y  n z
~

   1
 n x  H y n y  n z    n y   n x  n y  n z
 2
H z n x  n y  n z   x   y  H z  n x  n y  n z
~

 1
 n x  n y  H z n z     n z   n x  n y  n z
 2
Donc :
 3
H nx , n y , nz    nx  n y  nz   nx , n y , nz  Enx , n y , nz nx , n y , nz
 2

18
Si on pose n  nx  n y  nz , alors :

 3  3
En  En x , n y , n z    nx  ny  nz      n   , n ℕ
 2  2

iii. Les fonctions d’onde associées aux états propres nx , n y , nz   n

s’obtiennent par projection sur la représentation  r  x, y , z :


 n x , n y , n z ( x, y, z )  x , y , z n x , n y , n z  x n x y n y z n z   n x ( x). n y ( y ). n z ( z )

Soit :
 n ( x, y, z )  n x ( x).n y ( y ).n z ( z )

19
II – 3. Relation de récurrence donnant l’état propre nx , n y , nz :
Si l’on désigne le ket de l’état fondamental par la notation :

 n 0  nx  0 x , n y  0 y , nz  0 z  nx  0 x n y  0 y nz  0 z

Comme :
1 1 1
nx  (a x ) n x 0 x ny  (a y ) y 0 y nz  (a z ) n z 0 z
n
, ,
nx ! ny ! nz !

où 0 x , 0 y et 0 z sont les états fondamentaux de H x , H y et H z . ax , a y et a z sont

les opérateurs de création définis, dans ℰx, ℰy et ℰz, par :

a x 
1
 m X  i Px 
2m

20
a y 
1
 m Y  i Py 
2m
a z 
1
 m Z  i Pz 
2m

Alors le ket nx , n y , nz  nx  n y  nz est donné par la relation :

nx , n y , nz 
1
nx ! n y ! nz !
    
(a x ) n x 0 x  (a y ) y 0 y  (a z ) n z 0 z
n

Soit :

nx , n y , nz 
1
nx ! n y ! nz !
(a x ) n x  (a y ) y  (a z ) n z
n
 0 ,0
x y , 0z

II – 4. Dégénérescence des niveaux d’énergie :


☞ Examinons le cas des premières valeurs de n :
21
n nx ny nz gn
0 0 0 0 1

1 0 0
1 1 0 3
0
0 1

2 0 0

1 0
1
0 1
2 6
2 0
0 1 1

0 2

22
☞ Pour un niveau n quelconque :
On a : n  nx  n y  nz , donc pour déterminer le degré de dégénérescence g n d’un

niveau d’énergie E n , il faut chercher toutes les combinaisons possibles (nx , n y , nz ) qui

correspondent à une même valeur de l’énergie E n .

- Pour une valeur de n fixé, il ya (n  1) valeurs pour n x : ( 0 , 1 ,  , n) .

- Pour une valeur de n x donnée, on doit avoir n y  nz  n  nx . Les combinaisons

possibles du couple ( n y , n z ) sont alors :

(0 , n  nx ) , (1, n  nx  1) , (2 , n  nx  2) , , (n  nx , 0)

Il y a alors (n  nx  1) possibilités pour ( n y , n z ) .

Donc, le degré de dégénérescence gn d’un niveau d’énergie n est donné par :

23
n n n
g n   (n  nx  1)  (n  1) 1   nx
nx 0 nx 0 nx 0

Or :
n n n(n  1)
1  n  1 et  nx 
nx 0 nx 0 2
Alors :
n(n  1)
g n  (n  1) 2 
2
Donc :
(n  1)(n  2)
gn 
2

3
Donc, seul le niveau fondamental E0   est non dégénéré.
2

24

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