Chapitre I Fandra
Chapitre I Fandra
« Le contrôle de gestion est un processus destiné à motiver les responsables et à les inciter à
exécuter des activités contribuant à l’atteinte des objectifs de l’organisation » (Robert N.
Anthony (1965), Planning and control systems: a framework for analysis, Harvard). Cette
citation, qui date de 1965, définit subtilement tous les aspects et les rôles que joue le contrôle
de gestion dans une entreprise.
Le contrôle de gestion est un système de pilotage dont le but est de répondre aux questions
que se posent les dirigeants afin de mettre en œuvre la stratégie de l'organisation.
Concrètement, le contrôleur de gestion simule des possibilités d'investissement ou placement
sur le marché afin de réaliser des prévisions. Il permet ainsi aux dirigeants de définir de
manière plus efficace les objectifs de l’entreprise, en fournissant les moyens, en confrontant
les performances passées et futures et les objectifs, en mettant en adéquation les objectifs
visés et les moyens utilisés.
Le métier du contrôleur de gestion consiste à créer et élaborer des outils de gestion au service
du management de l'entreprise. Il permet de procéder à des évaluations de la performance,
c'est-à-dire de l'efficience, de l'efficacité, des synergies, des gains de productivité et de la
flexibilité. Il essaye, entre autre, d’évaluer et d’anticiper l’évolution de la rentabilité et de la
2
performance grâce à des outils tels que le tableau de bord prospectif qui utilise les
performances antérieurs1.
Le contrôleur de gestion est chargé de contrôler, mesurer, gérer et analyser l'activité d'une
entreprise. Il détermine l’écart entre la situation réelle de l’activité présente et les objectifs
visés. Il n’est pas seulement chargé de la vérification ou de l’évaluation, il est aussi chargé du
pilotage des activités. Même si cette notion est porteuse d'une vision idéologique pour
laquelle tout le monde n’est pas forcément d’accord. Le fondement du contrôle de gestion est
que nous ne contrôlons que ce que nous n’avons pas mesuré, ou dit autrement "ce qui n'est pas
mesuré ne peut être géré". La dimension de mesure est donc primordiale2.
Dans certaines entreprises, le contrôle de gestion s’appuie sur un progiciel de gestion intégré
malgré le manque de flexibilité des solutions apportées par ce dernier. Un progiciel de gestion
intégré est un système informatique puissant divisé en une série d’applications, appelées aussi
modules, facilitant la gestion de l’entreprise. Ces modules sont nombreux mais les entreprises
utilisent le plus souvent: la gestion des stocks, gestion de production, CRM, comptabilité,
SAV et la gestion des compétences. Ces modules englobent l’ensemble des fonctions de
gestion et d’organisation d’une entreprise.
Le contrôle de gestion est assuré par deux profils; dans la plus part des entreprises il fait
référence à un cadre issu d'une formation en management spécialisé en comptabilité et en
contrôle de gestion. Cependant, de simples ingénieurs peuvent également occuper cette
fonction en bénéficiant de leur compréhension et de leur technique pour s’assurer de la qualité
des outils de pilotage proposés. Cette fonction permet aux ingénieurs de s’élever vers des
fonctions managériales.
Même si ce métier est plutôt destiné aux moyennes et grandes entreprises afin d’aider à leur
pérennité et à assurer la stabilité de leur performances, il peut aussi présenter un grand intérêt
pour les petites entreprises afin d’élaborer des stratégies qui vont leur permettre d’accroitre
leur part de marché et améliorer leurs performances afin d’aboutir à une rentabilité et un
rendement bien plus important qu’initialement prévu.
1
[Link] Contrôle de gestion
2
[Link] Présentation générale du
contrôle de gestion
3
La dernière décennie a vu une grosse évolution dans le monde de l’entreprise que ce soit les
progrès techniques ou stratégiques. Le contrôle de gestion se doit de s’adapter et donc le
contexte dans lequel il agit a dû changer, les aspects de ce changement sont les suivants :
La dernière décennie a vu une grosse évolution dans le monde de l’entreprise que ce soit les
progrès techniques ou stratégiques. Le contrôle de gestion se doit de s’adapter et donc le
contexte dans lequel il agit a dû changer, les aspects de ce changement sont les suivants :
Les entreprises à organisation plate, résultent de la quasi suppression des niveaux de gestion
entre les supérieurs et leurs employés, et sont une déformation de l’organisation plus
traditionnelle ; l’organisation pyramidale. Ces organisations appliquent un management dit
horizontal, et encourage donc l’implication de toutes les sphères de l’entreprise dans la prise
de décision limitant ainsi la notion de supervision.
Dans une telle organisation, il est important que la communication des informations soit
structurée et c’est dans ce point qu’entre en compte le contrôle de gestion or il crée des
passerelles de communication, permettant la fluidité de la transmission de l’information.
Ceci dit, les mesures pratiquées par le contrôleur de gestion ne se limitent plus aux centres de
responsabilités. Il met en œuvre tous les processus nécessaires à la satisfaction des clients.
Les entreprises, se concentrant de plus en plus sur leur spécialisation, se focalisent de plus en
plus sur leur compétence de base. Et comme dans un RPG, ces entreprises se doivent de
chercher des partenaires capable de réaliser les activités dans lesquelles elles ont un manque
d’expérience ou des lacunes, ou juste pour lesquelles elles manquent de temps, de moyens ou
même de personnel qualifié, et donc pour lesquelles elles ne sont pas forcément les meilleurs.
L’isolation des séquences fournisseur, producteur, clients, ont modifié les informations avec
lesquelles travaillent les contrôleurs de gestion, or ils doivent gérer les coûts des différentes
fonctions séparément. Plus que simplement devoir auditer, le contrôleur de gestion doit
4
prédire les changements dans les coûts des fournisseurs, mais aussi, s’occuper de la manière
dont le produit qu’ils vendent est utilisé afin de limiter les coûts liés au service après-vente. Il
rejoint donc l’équipe de managers qui sont impliqués dans la gestion de la chaîne de valeur.
La cohésion d’équipe entre les différents partenaires est devenue aujourd’hui une des étapes
les plus valorisantes, qui peuvent engendrer un gain de productivité considérable.
C. La globalisation :
L’évolution des besoins des clients, ont porté un coup à l’importance de la fonction de
production, ainsi les fonctions les plus prisées de l’entreprise sont les fonctions qui sont en
aval et en amont, or la création et la communication autour du produit ou mieux autour du
service. Et pour épouser cette évolution le contrôle de gestion, évolue en même temps, or il
doit modifier ce qu’il évalue, et comment il l’évalue. A l’essor de la fonction de production, la
priorité allait à la valorisation des stocks, mais vu sa perte d’importance, bien que toujours
aussi importante mais pas autant que les autres fonctions, le contrôleur de gestion doit
maintenant se focaliser sur le processus de création et la mise à disposition du client et d’être
à son service quel que soit ses demandes4.
3
[Link] Contrôle de gestion
4
[Link]
metiers-du-controle-de-gestion-sociale Mutation et évolution des métiers du contrôle de gestion sociale
5
Le contrôle de gestion, avant les années 30, se contentait de l’analyse rétrospective. Mais avec
le changement dans le concept même du temps dans l’entreprise, et avec l’avènement des
premiers rudiments du contrôle de gestion et de la notion de budget, le contrôle de gestion à
dû abandonner son rôle unique de rétrospection, et devenir en plus un outil qui structure le
future, malgré la difficulté de le contrôler totalement, les entreprises cherchent, néanmoins à
le gérer pour s’y adapter au mieux, en temps et en heure5.
« Le résultat d’exploitation ». Voilà le seul indicateur qui était utilisé afin de savoir si une
entreprise était performante ou pas, or seul l’aspect financier importait. Cependant ceci n’est
qu’un axe parmi tant d’autre (même si ce mémoire traite que de la performance financière), et
l'entreprise se doit de donner l’importance à toutes ses activités, or ce sont elles, résultant
d’une séquence d’événements, qui sont hors de portée du langage financier et de celui de la
plus part des comptables, qui donnent un aspect totale à la performance. Lorsqu’il est fait
5
[Link]
Les outils du contrôle de gestion
6
[Link] contrôle de gestion
6
mention de la performance, il est donc pris en compte tous les maillons de la chaîne
évènementielle et toutes les étapes la constituant. La performance n’est plus seulement un
résultat ou une donnée à extraire, mais c’est aussi devenu la manière que nous avons suivie
pour l’atteindre. Mesurer la performance n’est plus qu’une étape parmi tant d’autres. Et le
contrôleur de gestion oriente donc ses missions afin de pouvoir construire cette performance
et pouvoir la gérer et créer de nouvelles opportunités afin de mettre en place les meilleurs
plans d’action.
Son rôle n’est pas juste de fournir l’information simplement l’information mais aussi de la
contrôler et ainsi de s’assurer de sa qualité, sa cohérence et sa crédibilité, les informations
qu’il déniche dans l’entreprise lui sont spécifiques, ainsi certaines ne sont nécessaires qu’au
contrôle de gestion et n’ont aucune autre utilité. Le contrôleur de gestion s’occupe de
l’établissement du tableau de bord, mais il s’assure aussi de le modeler afin qu’il convienne
aux objectifs fixés par l’entreprise, tout ça en déterminant les indicateurs pertinent afin que les
managers s’occupent de faire le nécessaire. Les entreprises visant un accroissement de ses
performances financières dans le future, l’un des aspects les plus important est qu’elles
utilisent régulièrement les états financiers afin de vérifier si l’amélioration se fait au fil du
temps et ainsi s’assurer qu’elles se rapprochent des objectifs qu’elles se fixent, mais cette
accroissement ne s’effectue qu’en alliant la performance et les actions opérationnelles, or
l’entreprise doit en premier lieu déterminer quel est l’axe de son activité dont elle veut
améliorer la performance, puis détecter les facteurs qui pourraient influencer celle-ci, et enfin
comment les modifier afin de créer cette accroissement, (exemple : Tesla, Entreprise
californienne de construction automobile a décidé d’augmenter la cadence de production en
2020 afin de tenir l’objectif fixé qui est de construire 500 000 voitures électrique)7
Vérifier le bon suivi des plans d’action mis en place. Cela en s’appuyant sur les
tableaux d'indicateurs qui sont composés de données financières soutirées à la
comptabilité analytique et des données statistiques issues de l’exploitation.
Conseiller les dirigeants et les agents opérationnels en se basant sur l’analyse de ses
tableaux d'indicateurs.
Donner son avis à la direction à propos de la tangibilité de leurs choix à propos des
objectifs. Le suivi est primordial, il permet de garantir la concordance entre les actions
mise en œuvre, les moyens fournis et les objectifs fixés.
1. Efficacité : En orientant les décisions des dirigeants seulement sur les objectifs fixés,
en investissant dans les résultats, en priorisant le client ou l’utilisateur final, en alliant
tâches quotidiennes et activités globales de l’entreprise.
2. Efficience : Avec une gestion de projets orientés processus, En mettant en place des
plans de gestion des ressources pour réussir malgré des ressources restreintes, prioriser
le travail immédiat et mesurer la progression avec des indicateurs précis.
Le contrôle de gestion sert à créer des synergies entre l’efficacité et l’efficience afin
d’octroyer à l’entreprise la possibilité d’avoir un gain en productivité, et tout ça grâce à
l’analyse de ses performances.
Pour se faire, il évalue toutes les données chiffrées collectées auprès de l’entreprise, en faisant
appel tantôt à la comptabilité générale, tantôt à la comptabilité analytique, selon la nécessité,
et à l’issue de cette analyse une marge est établie entre les objectifs visés, et la productivité,
les chiffres et les résultats réels effectué par l’entreprise, le but du contrôle de gestion à la
suite de cette analyse est de remédier aux lacunes de l’entreprise et de faire en sorte de
8
[Link] Rôle du contrôle de gestion
8
maintenir voir même améliorer ses points forts. Le contrôle de gestion est aussi chargé
d’effectuer des prédictions sur les résultats futurs grâce à l’analyse des résultats passés.
En prenant compte de toutes ses fonctions, son impact sur les décisions et les stratégies
futures de l’entreprise est non négligeable. Les petites et moyennes entreprises négligent en
générale cette fonction. Pourtant la valeur ajoutée et les avantages qu’elle présente ne sont pas
à mettre au second plan surtout en ce qui concerne la réalisation de tableaux de bord et
l’élaboration du reporting mensuel, le contrôle des frais de structure...
1. Planification : comme son nom l’indique nous planifions les objectifs visés par
l’entreprise, qui sont à leur tour mis en œuvre à travers les politiques de
commercialisation, d'investissement, de gestion des ressources humaines et de gestion
financière. Dans cette phase il faut définir opérationnellement une stratégie :
Choix des couples produit/marchés ;
Investissement et désinvestissement ;
Organisation et gestion des ressources humaines ;
Adaptation de l'outil de production ;
Financement (plan).
2. Budgétisation : la phase budgétaire consiste à estimer de manière pertinente les
ressources nécessaires à toute activité liée de près ou de loin aux objectifs, en termes
de qualité et de quantité, mais aussi à gérer le budget afin de pouvoir les fournir dans
les temps. cette phase est donc centrée sur la définition, la coordination et
l'approbation des plans d'action.
Commerciale ;
production, achat ;
humaine ;
financière, investissement.
Elle consiste en l’exécution de tous les plans d’action en s’assurant de la conformité des
actions mené et des plans préalablement mise en place. Il s'agit d'atteindre les objectifs :
Ceci étant dit, la réussite des plans d’action mène à l’accroissement des chiffres et des
résultats de l’entreprise, qui est synonyme, généralement, d’une plus grande performance,
l’entreprise a donc un grand intérêt à se focaliser sur cette fonction car son impact sur sa
performance est non négligeable.
Le contrôle de gestion comporte une double limitation, dont le contrôleur et même les
dirigeants doivent être conscients afin d’en tirer que le meilleur, ces limitations sont les
suivantes10 :
Lorsque nous parlons de modélisation il est souvent fait part de l’aspect réducteur que cela
engendre sur tout objet ou concept modélisé. Le contrôle de gestion, se basant principalement
sur le principe de modélisation, il est souvent possible qu’il ne puisse pas permettre d’avoir
des informations qui sont en parfait adéquation avec la situation de l’entreprise, or il ne
garantit pas la découverte de toutes les dimensions de la réalité, en plus de cela, en produisant
certaines forme de connaissances, il induit plus particulièrement certaines formes d'action.
Les dirigeants ainsi que les contrôleurs de gestions doivent prendre en considération cet écart
entre la modélisation apporté par le contrôle de gestion et la réalité afin de les corriger ou au
moins de les atténuer. Le principe de modélisation a été créé dans l’industrie, c’est donc
évident qu’il excelle dans le compte rendu des activités de production, mais il est donc
10
[Link] Les limites
du contrôle de gestion
10
Étant très lié au domaine et au modèle comptable, le contrôle de gestion partage aussi les
même problèmes et limitations. Malgré une capacité très poussée à anticiper des variations à
la marge, les changements radicaux sont une autre paire de manche, le contrôle de gestion
ainsi que la comptabilité ne font que des extrapolations. Ce défaut est généralement peu
gênant quant aux simulations de courte portée, or des prévisions à court terme, mais lorsqu’il
s’agit de plus longues projections il devient moins précis et donc dans la plus part des cas les
entreprises penchent plutôt vers l’analyse stratégique.
Parmi les but du contrôle de gestion, faire en sorte qu’il n’existe quasiment aucun écart entre
la réalité et les objectifs fixés par l’entreprise, or l’automatisation lors de ce procédé peut
présenter un désavantage pour l’entreprise, en effet cet écart, réduit quel que soit sa nature,
pourrait s’avérer bénéfique à l’entreprise malgré sa divergence avec son but, et ceci, le
contrôle de gestion ne peut le prédire, ou du moins ne cherche pas à le prédire, vu son
11
caractère contradictoire avec les objectifs fixés. Enfin, dernière limitation technique, et pas
des moindre, le contrôle de gestion suis une démarche linéaire et bouclée ; il s’occupe d’abord
de mettre en place des plans et ensuite mettre à disposition le budget correspondant à tous ses
aspects. A
L’idéologie véhiculée par le contrôle de gestion est simple, l’instant de la prise de décision et
son lieu peuvent être séparés et que par ailleurs nous pouvons décrire un raisonnement qui
matérialise la relation entre les connaissances et les actions. Le principe même de cette
idéologie et de l’idéologie généralisée dans les sciences de gestion conduit, a tort, à une
sacralisation des décideurs, ou l’image valorisante du pilote. Souvent appelé héros des temps
modernes, leur pouvoir est d’avoir une connaissance absolue de leur besoins en temps et en
heure, qui leur permettra d’aboutir aux meilleurs décisions et aux meilleurs solutions, et étant
dans les plus hautes sphères de l’entreprise, leurs décisions sont indiscutable, et appliqué à la
lettre inévitablement. Ils sont les seuls responsables des décisions et tous les autres agents de
l’entreprise sont là afin d’appliquer leurs souhaits.
11
[Link] Les limites
du contrôle de gestion
12
déroulement de quelconque structure opérationnelle, elle s’assure aussi du bon emploi des
ressources de cette dernière, fournis les outils qui servent aux décideurs pour suivre l’impact
de leurs actions. Dans la majorité des entreprises il est en charge du management du système
de pilotage avec la prise en charge des tableaux de bord destinés à la direction et aux
responsables opérationnels. La mission du contrôle de gestion est la participation à la bonne
marche de l’entreprise par le biais de la conception et de l’exploitation d’outils performants.
C’est un outil de pilotage d’une entreprise, ces missions s’inscrivent nécessairement dans une
optique prospective en commençant par « La gestion prévisionnelle », ensuite par « Les
budgets » qui favorisent la cohésion, et enfin par « Les tableaux de bord » qui sont
conditionnés pour la bonne prise de la décision12.
En s’appuyant sur l’emploi efficace des ressources, le contrôle de gestion est le garant de la
bonne santé de la structure, il se charge aussi du management du système de pilotage dans de
nombreuses entreprises avec prise en charge des tableaux de bord dédiés à la direction et aux
responsables opérationnels. Ses missions comprennent principalement :
a. La gestion budgétaire :
Considérer comme des plans d’actions, les budgets sont une dimension négligée en ayant un
rôle moteur dans la mise en œuvre. Le budget est aussi une analyse des performances, en
élaborant des stratégies, mais aussi une mise en œuvre opérationnelle, c’est aussi une des
courroies de liaison qui l’enrichit et permet de mettre en commun les perspectives des
12
[Link]
13
Idem
13
différentes parties prenantes de l’organisation pour but de partager une vision commune et de
prioriser les opportunités, c’est ce qu’on appelle la réflexion stratégique de la connaissance du
concret.
« Les budgets sont donc facteurs de performance car de cohérence par rapport à la stratégie.
La gestion budgétaire est un facteur clef de structuration des missions et de formation des
hommes »14
Pour maitriser ce sujet nous allons voir dans ce chapitre les notions, définitions et mesures de
la performance en premier lieu dans la section une, ensuite nous allons étudier l’indicateur de
la performance financière de l’entreprise dans la seconde section.
Malgré la divergence sur la définition il existe quatre points de convergence entre les
différentes définitions d’après « Bessir en 1999 », Ces quatre points sont :
16
La performance de l’entreprise : un concept complexe aux multiples dimensions, de Zineb ISSOR, 2017/n°17,
pages 93 à 103.
15
Malgré le fait que nous lui reprochant le manque d’indicateurs opérationnels mais aussi de ne
pas intégrer la dimension de concurrence, ce modèle est parfait pour le pilotage par la
direction surtout pour ses axes assez globaux. Un autre modèle qui fait de son mieux pour lier
la stratégie et les indicateurs opérationnels qui est le modèle de la pyramide de la performance
de Lynch et Cross.
Le système de mesure doit être reconnu comme précis, objectif et vérifiable pour qu’il soit
considéré comme efficace. L'objectif des mesures en entreprise est de décrire ce qui s'est
passé et de comprendre les mécanismes de ce mouvement.
17
[Link] Performance de l’entreprise :
comment mettre en place un système de mesure efficace ?
18
17
Quels que soient les indicateurs retenus, ils doivent êtres mesurables ! On peut en effet
parfois confondre ce qu’on doit monitorer et ce qu’on peut monitorer. Pour mesurer
l’efficacité d’un paramètre, il faudra considérer le résultat obtenu par rapport à
l’objectif visé. Pour mesurer son efficience, il faudra se pencher sur le résultat obtenu
par rapport aux moyens engagés.
Au-delà des résultats finaux, il est intéressant de considérer les actions qui ont permis
de rendre ces résultats possibles, tels que l’innovation, la flexibilité, l’utilisation des
ressources etc. Ces indicateurs seront de bons outils d’analyse pour permettre de faire
évoluer les actions et que chaque collaborateur puisse identifier sa contribution à la
performance de son entreprise.19
D. Dynamisation du système de mesure de la performance :
Le système de mesure de la performance doit être flexible et doit s’adapter aux changements
pour qu’il soit outil de pilotage efficace. La stratégie et le système de mesure doivent être
dynamiques et ajustables en permanence quant aux indicateurs ils peuvent être statiques. Pour
permettre à l’entreprise de s’adapter et d’adapter ses objectifs et priorités en fonction des
changements de l’environnement, et afin de garantir qu’un système de mesure reste souple,
d’après Neely et Kennerley les collaborateurs doivent connaître :
19
[Link] Performance de l’entreprise :
comment mettre en place un système de mesure efficace ?
18
Les indicateurs clés de performance d’une entreprise sont des outils de mesure méthodique de
la performance globale de l’entreprise. Ces derniers sont répertoriés dans un tableau de bord
et ils permettent d’analyser de plus près les résultats des différentes actions réalisées au sein
de l’entreprise. Par conséquent, ces indicateurs montreront si elle a atteint les objectifs fixés
au préalable et si elle doit effectuer des ajustements particuliers 20.
Pour mesurer la performance, l’entreprise doit définir au préalable les critères de mesure
auxquels elle va recourir. Il existe en général deux types de critères :
Ces indicateurs doivent être choisis avec rigueur et délicatesse. En effet, un mauvais choix des
indicateurs de performance pourra causer une analyse erronée des résultats de l’entreprise.
Vérifiez, donc, en amont et d’une manière régulière leur adaptation avec vos objectifs 21.
La gestion de la performance sous l’aspect des ressources humaines : C’est l’un des aspects
les plus convoités dans le système de la performance de l’entreprise, en vue de son impact
direct sur l’activité de cette dernière, les entreprises qui évoluent avec ce genre de système
sont de plus en plus nombreuses, voir même que ce système est devenu primordial en vue de
son importance pour la santé de toute organisation. La gestion de la performance des équipes
de travail peut être assumée par le supérieur où par les équipes eux-mêmes.
De ce fait il est possible de distinguer trois types d’équipes de travail selon leurs degrés
d’autonomies :
l’atteinte des buts de l’organisation. C’est un processus qui incite les membres à s’investir
dans leur travail et à travailler de la meilleure des façons possible. Ce processus s’applique
par le biais de deux fonctions qui sont l’évaluation et l’intervention, la phase de l’évaluation
se nomme la phase de diagnostic, cette dernière vise à déterminer la contribution des membres
de façon optimal où non optimal à l’atteinte des objectifs organisationnels. Quant à la phase
d’intervention, elle intervient après la phase de diagnostic qui est là pour déterminer le
problème, l’intervention à son tour intervient pour trouver des solution à ce problème pour
remédier à la situation, et souvent on détecte ce genre d’anomalies quand les résultats
observer ne reflètes pas les attentes en matière d’objectifs fixés, l’intervention s’effectue dans
ce cas pour modifier ou changer certains aspects du fonctionnement de l’équipe de travail,
cette analyse et son intervention permet d’intervenir judicieusement afin d’accroitre la
performance. La confrontation de la réalité avec les attentes sur les résultats des équipes se
fait en premier lieu à travers le diagnostic de la performance des équipes de travail.
Quand les résultats ne correspondent pas aux résultats espérer, il faudra analyser la situation
pour identifier les causes sur lesquelles il faudrait agir. Certains déconseilles la concentration
sur la performance et négliger les résultats d’autres équipes, vue que parfois certaines équipes
réalisent des résultats importants et performances très élevées mais qu’ils n’arrivent pas à
maintenir la performance sur la longévité, c’est une approche basée sur l’efficacité et il existe
plusieurs modèles basés sur des critères d’efficacités des équipes de travail à savoir la qualité
de l’expérience groupale, la viabilité, l’innovation et la légitimité. La performance de l’équipe
étant le degré de satisfaction des produits en termes de quantité, de qualité, de délais et de
coûts de production. A travers ces critère on dégage des indices de l’économie de ressources
et de productivité qui désignent à quel point l’équipe réduit la quantité des ressources utilisées
tout en assurant le même rendement.
d’efficacité crucial en vue de son coût très élevé en cas de départ des membres des équipes,
où dans le cas où l’envie de travailler ensemble n’existe plus.
L’analyse des causes opérantes de l’échec des résultats d’une équipe se fait : soit par les
processus internes à l’équipe, qui peut être la cause d’un faible niveau de performance qui
peut s’expliquer par l’absence de certains comportements productifs ou par la manifestation
de certains comportements contre productifs, ou par des représentations collectives plus ou
moins favorables au travail en équipe et plus ou moins marquées de cohésion groupale ; Soit
par les représentations collectives des équipiers qui renvoie aux croyances que les membres
entretiennent à l’égard de leur équipe, c’est des croyances qui influent de manières directe sur
les comportements et les efforts des membres en période de réalisation de leur travail, sa
influe généralement sur l’équité perçue des contributions, la confiance groupale et
interpersonnelle ; Soit par la cohésion groupale qui est une des variables les plus attendues
dans le secteur des recherches sur les équipes de travail, cette notoriété la rend difficile à se
définir convenablement sur le plan conceptuel et opérationnel23.
22
SAINT-ONGE Sylvie et HAINES Victor, Gestion des performances au travail, édition De Boeck, Bruxelles, pages
252-283, 2007.
23
ibidem
21
Les interventions améliorant les processus internes des équipes sans modifier l’organisation
de la production collective ou la composition de l’équipe peut être faite, notamment à travers
les interventions régulatrices et la formation et la consolidation d’équipes. Quant à celles
modifiant les facteurs structurants, elles peuvent avoir indirectement des incidences sur les
processus internes des équipes ou sur les effets de ceux-ci sur les résultats des équipes, dans
un contexte d’équipes de travail les interventions modifiant et les facteurs structurants sont la
restructuration du travail ou la recomposition de l’équipe. 9 De nombreux progrès sont
constatés concernant les recherches sur les équipes de travail qui ont enregistrés des
améliorations dans la compréhension des déterminants de la performance des équipes de
travail et des interventions pour hausser cette performance. Cependant les voies futures de
recherche doivent être exploités, car malgré que cette documentation soit marquée par
plusieurs tendances qui ont permis des avancées importantes, ceci dis les nouvelles voies
peuvent combler certaines lacunes à propos de la gestion de la performance des équipes de
travail, ces pistes de recherches concernent des aspects théoriques et des considérations
méthodologiques tel que la réalisation des recherches à niveaux croisés qui permet de mieux
comprendre les interrelations des facteurs individuels et des facteurs d’équipe,
l’approfondissement des facteurs nuisant à la performance des équipes de travail soit
approfondir les facteurs favorisant la performance des équipes de travail, approfondir les
facteur modérant les effets des déterminants sur la performance, envisager les interventions
selon une perspective combinatoire ou additifs, approfondir les conditions d’application des
interventions et les mécanismes médiateurs entre les interventions et la performance et enfin
diversifier la méthodologie de recherche25.
L’entreprise doit impérativement utiliser des outils d’évaluation qui permettent une analyse
sur tous les aspects (Economique, financier, ressources humaines, social, organisationnel et
sociétal) afin qu’elle puisse évaluer le degré de sa performance. Il existe deux outils pertinents
24
SAINT-ONGE Sylvie et HAINES Victor, Gestion des performances au travail, édition De Boeck, Bruxelles, pages
252-283, 2007.
25
Ibidem
22
parmi ces outils de mesure qui sont utilisés pour l’évaluation de la performance de
l’entreprise, et nous allons les citer ci-dessous :
où l’EVA, pour une performance financière mesurée par ces ratios, soit par la performance
économique, où par la performance organisationnelle, où la performance sociale, où la
performance sociétale par des indicateurs mis en place dans le cadre d’une démarche RSE.
Une entreprise performante est une entreprise qui réussit grâce aux fonds qui lui ont été
apportés à être rentable faire du profit et créer de la valeur en atteignant les objectifs qui lui
sont fixés grâce à une stratégie. L’état des résultats, le bilan financier et l’avoir des
actionnaires sont des rapports financiers qui permettent de prendre le portrait de la situation
d’une société à un moment déterminé. Mais il existe d’autres indicateurs pour analyser la
performance financière d’une entreprise, et la comparer à celle de ses concurrents. Voici les
cinq principaux :
1. Ratios de liquidité :
26
[Link]
Performance de l’entreprise: comment l’évaluer ?
23
Il permet de prédire si l’entreprise disposera, ou non, des liquidités nécessaires pour respecter
ses obligations à court terme. Ce ratio permet d’avoir une idée plus juste du montant de
liquidités pouvant être investis dans de nouvelles occasions d’affaires, mais aussi, il permet
d’accroitre la chance d’obtenir de meilleures conditions de crédit.
Ce ratio doit toujours être supérieur à 1. Plus il est élevé, plus l’entreprise pourra développer
ses activités. Sauf circonstances particulières, un ratio inférieur à 1 signifie que le fonds de
roulement est négatif.
Ratio de liquidité restreinte : Le ratio de liquidité restreinte est le même que le ratio de
liquidité général mais il retire les stocks de la formule pour l’incertitude de leur valeur.
Tout comme le ratio de liquidité générale, il doit être supérieur à 1, une entreprise dont le ratio
est inférieur à 1 se trouvera en difficulté si ses créanciers demandent à être payés sans
attendre…
2. Ratios de rentabilité
Ils permettent d’évaluer la mesure des bénéfices et sont d’un grand intérêt pour les
actionnaires ou les investisseurs potentiels. Ces ratios s’expriment en pourcentage et
proposent notamment les deux indicateurs suivants :
24
5. Ratios de gestion
Utiles surtout pour les gestionnaires, ils permettent d’évaluer l’efficacité avec laquelle les
ressources de l’entreprise sont utilisées.
25
1. élai moyen de recouvrement des comptes clients : mesure le temps moyen nécessaire à
l’entreprise pour encaisser le paiement des services rendus. Plus le nombre de jours est
élevé, plus cette situation risque d’avoir un impact sur les liquidités de l’entreprise.
2. Taux de rotation des stocks : Il indique le nombre de fois que les stocks sont
remplacés dans l’année. Plus ce ratio est élevé, plus souvent les stocks sont
renouvelés. La vente rapide et fréquente de ceux-ci est synonyme d’un état de résultat
en bonne et due forme ROI, ROE et EVA : Traditionnellement, d'après Alfred Sloan,
on mesure la performance financière à l'aide des indicateurs ROI et ROE.
1. Le ROI : Traduit en français par le retour sur investissement, est un indicateur financier
qui permet de mesurer et de comparer le rendement d’un investissement. Autrement dit,
le retour sur investissement permet de comparer plusieurs investissements et en d’en faire
sortir le plus intéressant en mesurant leur rendement, et ceci en considérant le capital
investis et les gains ou les pertes qui y sont liés dans une période définie d’une année. Le
retour sur investissement peut être calculé dans deux cadres différents :
Le cadre d’un investisseur, qui choisit entre différents produits ou investissements
financiers.
Le Cadre d’une entreprise, qui choisit entre différents projets. Le retour sur
investissement permet de jauger la performances et aide à la prise de décision. En
effet, lorsqu’on connaît le retour sur investissement d’une action, les investisseurs
seront plus précis quant à la sélection de leurs investissements, et a l’abondant
d’autres. Le but recherché est de maximiser le taux de rendement et à garantir une
profitabilité à l’entreprise avec de bons ratios. Son calcule s’effectue simplement
2. Le ROE : Return on Equity, aussi appelé rentabilité financière ou rentabilité des fonds
propres il mesure la rentabilité qu’apporte les fonds investis par les actionnaires d’une
entreprise, et ainsi, représente la rémunération des capitaux propres du bilan, ce ratio est
un ratio simple qui se limite à un exercice, il ne prend pas en compte le risque mais est lié
étroitement au ratio de levier financier vu plus tôt ; or l’effet de levier agi comme
multiplicateur, lorsque l’endettement est élevé la rentabilité des capitaux propres
augmente si le taux de rentabilité général est supérieur au taux d’endettement.
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Parmi les théories les plus utilisée pour expliquer la relation entre le contrôle de gestion et la
performance on note:
1. La théorie de l’agence
Développée par l’école néoclassique, la théorie de l'agence constitue la perspective théorique
la plus dominante en matière d'analyse microéconomique de l'entreprise (Jensen & Meckling,
1970) et se base sur l’étude de la relation d’agence définie comme étant un contrat de
délégation de nature décisionnelle par lequel une personne a recours aux services d’une autre
personne pour accomplir en son nom une tache précise (Jensen & Meckling, 1976). La dite
théorie vise, essentiellement, à expliquer la pratique et les types des contrats régissant la
relation entre l’agent (à qui l’on délègue) et le principal (Celui qui délègue) 27.
Dans le secteur public, la démarche contractuelle pourrait prendre deux formes distinctes :
Soit un engagement réciproque dont les droits et obligations de chaque partie sont déterminés
par le contrat, soit une sorte de convention liant plusieurs personnes qui cherchent à atteindre
un objectif commun.
De là, il s’avère, que pour le secteur public la contractualisation est une sorte de
responsabilisation des agents sous forme de contrat dans laquelle sont cités les différentes
règles en jeu : Qui, fait, quoi ? Quel est le degré de son autonomie ? Quels sont les objectifs à
atteindre ?et par quel moyens ?
Tout en signalant, que de ce par ce contrat qu’on arrive à définir les modes de contrôles
prévus pour la vérification de l’atteinte des objectifs.
2. La théorie de l’apprentissage
De prime abord, l’apprentissage est définit comme le processus par lequel un individu acquis
du savoir et des connaissances et se caractérise par un changement dans la possession.
Dans cette optique, il convient à dire que parmi les typologies des théories d’apprentissage
les plus connues, il ya les théories cognitives. Ces dernières s'attardent à étudier les
mécanismes internes qui sont responsables de l'apprentissage et de la connaissance.
27
Jensen, M C & Meckling, W H. Theory of the firm: Managerial behavior, Agency costs and
ownership structure. Journal of Financial Economics.,1976, p.67
27
En sciences sociales, l'accent est mis sur l'apprentissage collectif ou organisationnel: «Les
théories cognitives mettent l'accent sur l'individu dans le processus d'apprentissage alors
qu'en contrôle, le champ de littérature portant sur l'apprentissage s'est largement concentré sur
un niveau d'analyse organisationnel» (Poincelot & Wegmann, 2005).
Plusieurs auteurs (Solle & Rouby, 2003; Dambrin & Laning, 2008; Simons, 1990; Lorino,
2001) ont associé la notion de la performance à celle de l’apprentissage. Lorino (2001) a
mentionné, dans le même ordre d’idées, que par opposition au contrôle de gestion traditionnel
souvent structuré autours des centres de couts, le pilotage moderne des organisations intègre
une autre dimension vue comme essentielle à la performance construite collectivement au
sein d’une organisation, il s’agit de l’apprentissage organisationnel.
Solle et Rouby (2003) ont conclu que la performance se construit dans le temps et dans
l’action collective qui se conclut par 1' apprentissage collectif.
Selon les approches cognitives, on parle des contrôles émergents et cognitifs. Simons (1990)
définit les outils de contrôle comme un langage comptable remplissant deux fonctions : un
premier langage coercitif qui mène un pilotage automatique basé sur les systèmes de
contrôle diagnostique et rendant les taches automatisées permettant une libération de
l’attention des gestionnaires et un deuxième langage émancipateur, basé sur les systèmes
de contrôle interactifs, qui structure les interactions et favorise l’instauration d’un champ
d’apprentissage.
28
Simons, R (2000). Performance Measurement & Control Systems for Implementing Strategy. Harvard Business
School, Prentice-Hall, chapitre 3 et chapitre 8, p.45
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