Classification Des Systemes de Cacaoculture
Classification Des Systemes de Cacaoculture
Mai 2006
•
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D'une part, les itinéraires techniques mis au point par la recherche sont
essentiellement basés sur l'intensification des pratiques culturales et sur la
monoculture. Ils ne sont mis en œuvre que par une minorité d'exploitants qui
disposent de moyens financiers, techniques et humains suffisants alors que la
majorité des producteurs de cacao souhaite au contraire limiter le risque dans un
contexte libéralisé, caractérisé par la volatilité des cours mondiaux, une plus faible
disponibilité en facteurs de production et une baisse de productivité des cacaoyères.
Enfin, aucune étude n'a permis de préciser la rentabilité des pratiques intensives en
cacaoculture, ni leur niveau d'adaptation dans les systèmes de production paysans.
Il est donc aujourd'hui difficile de faire des recommandations ciblées à l'exploitation.
Pour ce faire, une étude a été conduite en 2003 dans quatre zones de production de
la province du Centre où 1 428 exploitants agricoles ont été enquêtés afin de
collecter les données nécessaires aux travaux de recherche devant être menés
ultérieurement pour identifier les systèmes de cacaoculture les plus performants.
Sommaire
Page
Avant-propos 1
Introduction 5
Matériels et méthodes 15
Résultats et conclusion 29
Caractérisation de l'assolement 40
Superficie moyenne exploitée 40
Cultures pratiquées 41
Superficie en cacaoyer 43
Superficie en cultures vivrières 44
Superficie des autres cultures 45
4
Conclusion 98
Bibliographie 101
Par conséquent, ces systèmes de production font l'objet d'une attention renouvelée de
la part des décideurs.
Parmi ces systèmes, ceux à base de cacaoyer sont particulièrement suivis en raison :
• de leur poids important dans les économies nationales et dans la société de
plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale, en particulier en Côte
d'ivoire, au Ghana, au Togo, au Nigeria et au Cameroun;
• de leur facile adoption par les petits producteurs disposant de budgets limités ;
• de l'aptitude du cacaoyer à être associé avec d'autres cultures - vivrières et
fruitières notamment - et à être cultivé sous un ombrage forestier partiel ;
• de la croissance de la demande en cacao de bonne qualité dans la plupart des
pays consommateurs ;
• des incertitudes qui pèsent sur l'avenir de la production cacaoyère mondiale :
effondrement de la production au Brésil et en Malaisie, grandes endémies,
incertitudes en Asie, difficultés pour le renouvellement des plantations.
Or, dans les principaux pays producteurs africains - notamment en Côte d'ivoire, au
Ghana et au Nigeria - les réserves forestières accessibles sont désormais réduites,
voire quasi inexistantes, au point qu'il apparaît impossible à ces pays de maintenir
leurs niveaux de production et leurs parts de marché par de nouvelles extensions de
leurs vergers sur des terres vierges.
Les pays producteurs de cacao concernés par ce projet sont, d'ouest en est, la Côte
d'ivoire, le Ghana, le Togo, le Nigeria et le Cameroun.
Le Cameroun est un pays producteur de cacao depuis le début du xxe siècle. Les
premières introductions du cacaoyer y sont réalisées vers 1892 par les Allemands à
partir de Sâo Tomé et Principe où du matériel végétal Amelonado, importé dès le
XVIe siècle par les Espagnols, est présent (Champaud, 1966; Assoumou, 1977).
A la fin des années 80, à l'instar d'autres plantes pérennes tropicales comme le
caféier Robusta (Jagoret et Descroix, 2002), le processus de libéralisation dans
lequel est engagée l'économie mondiale, concomitant aux effets de la crise des
cours internationaux, montre les limites du modèle de développement de la
cacaoculture qui prévalait jusqu'à présent.
Le verger de cacaoyers camerounais s'étend sur environ 400 000 hectares et il est
relativement âgé (Anon., 2001). Il est en effet constitué d'environ 50 % de plantations
de plus de 30 ans localisées surtout dans le Centre et le Sud du pays où 40 % du
verger a été planté avant 1950.
Les unités de production sont en général de petite taille, entre 1,5 et 3 hectares en
moyenne et les rendements en cacao marchand sont faibles : moins de 300 kg par
hectare. Les variétés sélectionnées sont peu cultivées et les systèmes de
cacaoculture sont le plus souvent extensifs, caractérisés par un faible investissement
en travail ou en intrants par unité de surface.
Ce constat global doit être toutefois nuancé selon les deux grandes régions de
production de cacao du Cameroun : le Centre et le Sud-Ouest (figure 1).
Le Centre est constitué par les provinces du Centre et du Sud, mais aussi par le
département de la Sanaga Maritime dans la province du Littoral et, plus à l'est, par le
département du Boumba et Ngoko, zone marginale favorable à la cacaoculture. Le
Centre était le principal bassin de production de cacao du Cameroun jusqu'à la fin
des années 70 (Champaud, 1966). Les cacaoyères y sont généralement conduites
sous un important ombrage constitué d'arbres forestiers et d'arbres fruitiers, avec un
travail d'entretien minimum et un faible recours aux pesticides (Losch et al., 1991).
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Dans un contexte national libéralisé sans prix garanti aux producteurs de cacao, la
première séquence de la libéralisation, de 1996 à 1998, a permis une bouffée
d'oxygène aux exploitants camerounais (Varlet et Berry, 1997 ; Ruf, 2000).
La gestion en régie des populations de ravageurs et des maladies, qui a pris fin avec
la libéralisation de la filière cacao , a laissé la lutte phytosanitaire à la charge des
exploitants. Ceux-ci sont généralement peu informés des recommandations de la
recherche agronomique et il leur est souvent difficile de les mettre en œuvre, le coût
de l'équipement d'application et des produits phytosanitaires dépassant leurs
moyens financiers dans la plupart des cas. Cette situation a, en particulier, engendré
une forte recrudescence des ravageurs et des maladies dans les cacaoyères.
Socialement, la chute de revenu des producteurs de cacao s'est traduite par une
diminution de leur niveau de vie et de leur capacité d'épargne. La baisse de
trésorerie des exploitations a mis en péril la protection des familles rurales en
réduisant leur accès à la santé et à l'éducation.
Cette situation met ainsi en évidence les limites d'un développement extensif de la
cacaoculture basé uniquement sur la fertilité des sols après défriche forestière (Rut,
1987). La régression des rendements des cacaoyères montre aussi que le modèle
d'intensification proposé par la recherche agronomique s'avère dans bien des cas
inadapté au nouveau contexte socio-économique de la cacaoculture familiale et aux
nouvelles stratégies des exploitants.
Les finalités du projet de coopération scientifique régionale étant d'une part, la lutte
contre la pauvreté à travers l'amélioration du revenu des producteurs de cacao et
d'autre part, la préservation de l'environnement en zone forestière, l'opération de
recherche conduite au Cameroun sur l'étude des systèmes de cacaoculture repose
donc sur deux hypothèses de travail.
La province du Centre est localisée sur le plateau sud camerounais dont l'altitude
oscille entre 650 m et 900 m. Ce plateau est une succession de collines et
d'interfluves, entaillé à l'ouest par la Sanaga et le Nyong, les deux principaux fleuves
du Cameroun.
18
Sur le plan climatique, la province du Centre est soumise au climat équatorial de type
guinéen, caractérisé par un régime pluviométrique bimodal avec une petite saison
des pluies de mars à juin et une grande saison pluvieuse d'août à novembre.
La zone forestière, située au sud du parallèle 4°30', présente une accentuation des
caractéristiques de la zone côtière comprise entre le rivage et le bord du plateau sud
camerounais (tableau 2). La pluviosité y est moins forte - 1 500 mm pour 2 000 à
3 000 mm par an le long de la côte - et la saison sèche de décembre à février est
davantage marquée et plus longue (Champaud, 1966).
Température Pluviosité
Stations Latitude Longitude Altitude moyenne moyenne
(m) annuelle (°C) annuelle (mm)
Yaoundé 3°50' 11°32' 783 23,8 1 590
Akonolinga 3°46' 12°15' 670 24,3 1 896
Nanga-Eboko 4°41' 12°22' 624 24,9 1 496
Eséka 3°37' 10°47' 423 26,3 2 236
Bafia 4°44' 11°15' 499 25,4 1 405
Yoko 5°32' 12°19' 1 031 22,2 1 781
Source : Anon., 1994
Sur le plan pédologique, la province du Centre est dominée par des sols ferralitiques
tropicaux, jaunes à l'ouest et rouges à l'est, qui se dégradent rapidement en
l'absence de couvert forestier (Santoir et Bopda, 1995). Ces sols sont argileux, très
poreux et très pauvres en humus et en éléments nutritifs.
Les quatre zones d'étude retenues en province du Centre pour mener l'enquête sont,
du nord au sud , les suivantes (figure 2) :
• Talba - département du Mbam et Kim. Le Mbam et Kim est une zone de « front
pionnier » avec un processus de colonisation et d'extension du verger de cacaoyers
entamé il y a plus d'une vingtaine d'années et alimenté par un fort mouvement
migratoire. Les cacaoyères y sont jeunes et leur productivité y est plus élevée
qu'ailleurs ;
ht 0f
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Bata,._~
D PRINCIPE
Les critères de sélection de ces quatre zones d'étude répondent aux objectifs du
projet de coopération scientifique régionale d'une part, de focaliser les actions de
recherche sur les zones post-pionnières de production de cacao stabilisée et les
zones de cacaoculture sénescente où les conditions de renouvellement des
cacaoyères sont particulièrement préoccupantes et d'autre part, de réaliser un
diagnostic dans une zone pionnière afin de couvrir l'ensemble du continuum des
situations en cacaoculture.
Outre leur différenciation liée aux systèmes de cacaoculture, ces zones d'étude sont
également différentiables par leur densité de population (tableau 1) et par leurs
conditions de milieu - pluviométrie, relief, végétation, pédologie - (tableau 3).
Pour ce qui est de la pédologie, trois grands types de terres, dont la fertilité diminue
lorsqu'on passe, du nord au sud, de la zone de savane à la zone forestière, peuvent
être distingués (Ambassa-Kiki et Mvondo Zé, 2001):
• les terres jaunes des savanes péri-forestières. Elles concernent principalement la
zone de transition forêt-savane localisée dans le département du Mbam et lnoubou
et dans une partie du département du Mbam et Kim. Ces terres sont parfois peu
profondes. Elles sont bien drainées et présentent généralement une nappe de
gravats à une profondeur variable. Leurs propriétés chimiques sont bonnes en
dehors de leur faible teneur en matière organique. Par contre, elles sont bien
pourvues en potassium et elles peuvent permettre de bons rendements en ce qui
concerne les cultures de tubercules et d'arachide. Les terres de bas-fonds à surface
sableuse peuvent être cependant appauvries ;
• les terres rouges moyennement désaturées sur roches acides. Elles sont
localisées dans le département de la Lékié et dans une partie de celui du Mbam et
Kim - Ntui. Ce sont des terres profondes et bien drainées. Leurs propriétés
chimiques sont comparables à celles des terres jaunes des savanes péri-forestières ;
• les terres fortement désaturées rouges et jaunes. Elles sont présentes dans le
département du Nyong et So'o. Ce sont des terres de très faible valeur agricole.
Elles sont en général très profondes et bien drainées, avec parfois un horizon
gravillonnaire ou une cuirasse ferrugineuse à faible profondeur. Elles ont une acidité
élevée qui accentue leur pauvreté en bases échangeables. Ces sols sont
pratiquement pauvres en tous les éléments nutritifs et ils nécessitent d'importants
apports d'engrais. Les terres des bas-fonds sont plus acides et plus appauvries.
Le choix des zones d'étude a été aussi guidé par l'existence, localement,
d'organisations de producteurs de cacao viables, volontaires et susceptibles de
devenir les interlocuteurs privilégiés des chercheurs impliqués dans l'opération de
recherche.
L'hypothèse est que l'implication des organisations de producteurs de cacao dans les
travaux de recherche permettra une identification des contraintes plus pertinente et
la mise au point d'innovations mieux adaptées et transférables plus rapidement en
milieu paysan.
En second lieu, ces ateliers ont permis d'établir un premier dialogue entre les
producteurs de cacao et les chercheurs afin que ces derniers appréhendent mieux la
région , l'historique du développement de la cacaoculture et les problèmes
spécifiques des exploitants. Ce dialogue a ainsi abouti à la localisation en commun
des zones d'enquêtes, ciblées en raison de leurs spécificités et de leur intérêt, ceci
pour que l'échantillon des producteurs de cacao interrogés soit le plus représentatif
possible (annexe 2) .
Enfin , les groupements de producteurs de cacao impliqués dans le projet ont été
sollicités pour procéder à une présélection des enquêteurs. Plusieurs personnes
susceptibles d'être retenues dans le cadre de l'opération de recherche pour réaliser
les enquêtes, lettrées et bénéficiant d'une bonne connaissance des zones étudiées,
ont donc été identifiées. Finalement, seize enquêteurs, tous producteurs de cacao et
membres d'un Gic, ont été sélectionnés et formés, soit quatre enquêteurs par zone.
La phase d'enquête a duré cinq mois, d'avril à août 2003. Pendant le premier mois,
les enquêteurs ont été contrôlés toutes les semaines puis toutes les deux semaines
ensuite.
Au total, 1 428 exploitations agricoles à base de cacaoyer ont été enquêtées (tableau
5).
25
Les enquêtes n'ont concerné que des producteurs de cacao adhérents à un GIC .
Bien que ce choix ait sans doute entraîné un biais dans les réponses à certaines
questions, notamment celles portant sur la protection phytosanitaire du verger de
cacaoyers puisque de nombreux GIC sont organisés pour le traitement en commun
des cacaoyères, l'hypothèse a été faite qu'il était peu probable que l'appartenance
ou non à un GIC ait un impact significatif sur la caractérisation globale des systèmes
de cacaoculture.
Ce choix a été, par ailleurs, dicté par la mise en place d'un réseau de recherche
participative et par l'implication des organisations de producteurs de cacao dans
l'opération de recherche .
Les données collectées au cours de l'enquête ont été saisies de juillet à novembre
2003 sur une base de données - Access - puis elles ont été contrôlées. Leur
analyse a été réalisée grâce aux logiciels Spss 10.1 et Spad 4 pour les typologies.
Dans un premier temps, les statistiques descriptives ont été évaluées et les résultats
sont présentés sous forme de moyennes, accompagnées de l'erreur standard de la
moyenne pour les variables quantitatives, et sous forme de pourcentages pour les
variables qualitatives.
26
40
35 ~
~ 30
o < 30 ans
~ 25
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20 - ~
- - il >= 30 et < 40 ans
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o >= 40 et < 50 ans
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o >= 50 et < 60 ans
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0 J IT • >= 60 ans
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
* Bok. = Bokito ; Zim . =Zima ; Ngo. =Ngomedzap ; Tal.= Talba ; Centre= ensemble des quatre zones d'étude
• Exemple de variable calculée : « main-d'œuvre familiale totale » qui permet de
totaliser les différentes personnes travaillant sur l'exploitation - épouses, enfants,
frères ou sœurs, etc. -, total à partir duquel une classe a été créée pour améliorer
l'interprétation des résultats (figure 4).
70 D < 3 personnes
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60
~ 50
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0
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personnes
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- personnes
10
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* Bok. = Bokito ; Zim . =Zima ; Ngo. = Ngomedzap ; Tal. = Talba ; Centre= ensemble des quatre zones d'étude
27
Les comparaisons entre les variables ont été évaluées par les tests de t de Student
et Anova. Les relations entre les variables quantitatives ont été évaluées par les
corrélations de Pearson. Pour les variables catégorielles, les tests du Khi deux,
Fischer exact et binomial ont été effectués au seuil de 5 %.
Dans un second temps, pour chaque zone d'étude puis pour l'ensemble de la
province du Centre, une typologie des producteurs de cacao a été construite afin
d'une part, disposer d'un outil de description et de diagnostic et d'autre part, identifier
des groupes d'exploitations cibles pour des opérations de recherche ultérieures plus
spécifiques.
Les typologies ont été basées sur les systèmes de pratiques des producteurs de
cacao afin de déterminer, au Centre Cameroun, les facteurs techniques susceptibles
d'expliquer les variations de rendements observées.
Les variables prises en compte pour construire les typologies ont été choisies
empiriquement.
Les autres variables discriminantes pour les groupes de producteurs de cacao sont
les suivantes:
• âge de l'exploitant, exprimé en années ;
• âge du verger de cacaoyers, exprimé en années ;
• superficie du verger de cacaoyers, exprimée en hectare ;
• superficie totale exploitée dans l'exploitation, exprimée en hectare ;
• niveau d'intensification en intrants, exprimé en FCFA ;
• niveau d'intensification en travail, exprimé en nombre d'heures de travail.
Age
L'âge moyen des producteurs de cacao dans la province du Centre est de l'ordre de
48 ans (tableau 6). Bien qu'il soit plus élevé dans les départements de la Lékié
(Zima) et du Nyong et So'o (Ngomedzap), l'âge moyen des planteurs de cacaoyers
est toujours supérieur à 40 ans.
La répartition des producteurs de cacao par classe d'âge montre cependant de fortes
variations entre les zones d'étude (figure 5) .
40
35
30
~
25 o < 30 ans
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~ 20 e >= 30 et < 40 ans
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Tal.
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o >= 50 et < 60 ans
• >= 60 ans
Zones d'étude
Les planteurs de cacaoyers âgés de plus de 60 ans sont les plus nombreux dans les
départements de la Lékié (Zima) et du Nyong et So'o (Ngomedzap) où ils
représentent respectivement 38 % et 35 % des effectifs. Ils sont les moins nombreux
dans le département du Mbam et Kim (Talba) où l'on note toutefois une tendance au
vieillissement car les classes d'âge 40-50 ans et 50-60 ans sont importantes. La
répartition des producteurs de cacao par classe d'âge est la plus homogène dans le
département du Mbam et lnoubou (Bokito).
CIRAD-DIST
Unité bibli othè-que
Lavalette
32
Origine
Exception faite du département du Mbam et Kim (Talba), on constate une
homogénéité ethnique dans les autres zones d'étude.
Niveau scolaire
La majorité des producteurs de cacao de la province du Centre a un niveau d'études
primaires sanctionné par le Certificat d'études primaires élémentaires - Cepe. Les
exploitants ayant le niveau d'études secondaires sont moins nombreux et rares sont
ceux qui ont le niveau d'études supérieures. C'est dans le département du Mbam et
Kim (Talba) que le taux de producteurs illettrés est le plus faible.
45
40
35 -
~ 30 -
o < 5 ha
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c 25 -
El >= Set < 10 ha
~ 20 ·
...
0
c. 15 - o >= 10et <20 ha
Jj 10 - o >= 20 et < 50 ha
5
• >= 50 ha
0
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'études
34
Les exploitations à base de cacaoyer sont les moins étendues dans les
départements du Mbam et lnoubou (Bokito) et du Mbam et Kim (Talba). Le taux
d'exploitants disposant de moins de cinq hectares de superficie y représente
respectivement 40 % et 34 % des effectifs. Celui des exploitants ayant entre cinq et
dix hectares y représente respectivement 35 % et 40 % des effectifs.
Origine du foncier
Exception faite du département du Mbam et Kim (Talba), la terre exploitée par les
producteurs de cacao du Centre Cameroun est essentiellement héritée (tableau 11 ).
Dans une moindre mesure, l'achat et le don du foncier sont également deux
pratiques rencontrées dans le département de la Lékié (Zima) où elles concernent
respectivement 28 % et 20 % des effectifs enquêtés. Ce département est aussi celui
où le métayage est le plus pratiqué : 7, 1 % des producteurs de cacao sont
concernés, pour une superficie moyenne de 2,1 hectares par exploitant.
La location du foncier est une pratique courante dans les départements de la Lékié
(Zima) et du Mbam et lnoubou (Bokito) où plus de 9 % des producteurs de cacao y
recourent.
35
Cellule familiale
La cellule familiale, c'est-à-dire le nombre de personnes présentes habituellement
dans l'exploitation et à la charge de l'exploitant, est en moyenne de 4, 1 personnes
par exploitation à base de cacaoyer pour la province du Centre (tableau 13).
Nombre moyen de
Zones d'étude personnes
(erreur standard)
Centre 4,2 (0,075)
Bokito 3,8 (0, 109)
Zima 5,6 (0, 162)
Ngomedzap 2,7 (0,098)
Talba 4,4 (0, 172)
La taille de la cellule familiale des exploitations à base de cacaoyer est la plus faible
dans le département du Nyong et So'o (Ngomedzap) où 66 % des exploitations
regroupent moins de trois personnes. A l'inverse, elle est la plus élevée dans le
département de la Lékié (Zima) où 46 % des producteurs de cacao ont une cellule
familiale comprise entre cinq et dix personnes (figure 7).
70 o < 3 personnes
60
~ 50' ,>----~~-~~~---i
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~ 40 IÂ------l personnes
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10 - D >= 10 et< 15
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Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
• >= 15
Zones d'étude personnes
- - - - - - - - - - - - - - -----======
La répartition des exploitations à base de cacaoyer par classe de cellule familiale est
la plus homogène dans les départements du Mbam et lnoubou (Bokito) et du Mbam
et Kim (Talba).
Main-d'œuvre familiale
Les producteurs de cacao ayant au moins une femme sont les moins nombreux dans
les départements du Nyong et So'o (Ngomedzap) et du Mbam et lnoubou (Bokito) où
ils représentent respectivement 75, 1 % et 76, 7 % des effectifs interrogés (tableau
14).
36
Types de main-d'œuvre
Si la majeure partie des producteurs de cacao de la province du Centre utilisent leur
main-d'œuvre familiale pour réaliser les différentes opérations culturales qu'implique
l'entretien de leur verger de cacaoyers, ils emploient également de la main-d'œuvre
salariée, à des degrés divers en fonction des zones d'étude et des activités.
Il en est de même pour la taille (tableau 17), les traitements fongicides contre la
pourriture brune (tableau 18) et les traitements insecticides contre les mirides
(tableau 19). Ces interventions culturales sont majoritairement réalisées avec la
main-d'œuvre familiale disponible au sein des exploitations, sauf dans les
départements du Mbam et lnoubou (Bokito) et du Mbam et Kim (Talba) où une part
plus importante des producteurs de cacao fait appel à de la main-d'œuvre salariée.
Les raisons invoquées par les producteurs de cacao pour justifier la non utilisation de
main-d'œuvre salariée sont principalement la suffisance de la main-d'œuvre familiale
et l'insuffisance des moyens financiers (figure 8) .
~---~------------ - ~- --
Equipement
Au niveau provincial, le nombre moyen d'équipements par producteur de cacao est
de six unités. Il est le plus élevé dans le département du Mbam et Kim (Talba) et le
plus faible dans celui du Mbam et lnoubou (Bokito) (tableau 20) .
Hormis la machette que possèdent tous les planteurs de cacaoyers, à raison de 3,6
unités par exploitant, le pulvérisateur, le séchoir et la brouette - ou le pousse - sont
les équipements les plus utilisés par les producteurs de cacao de la province du
Centre (tableau 21).
Caractérisation de l'assolement
40
35 -
~ 30 o<2 ha
(/) 25
c
0
IB >= 2 et< 4 ha
~
20
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o. o >= 6 et< 8 ha
Jj 10 -
5- • >= 8 et< 1O ha
0 o >= 10 ha
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
Cultures pratiquées
Outre le cacaoyer, les cultures v1vneres - arachide, maïs, macabo, manioc,
concombre, taro, igname - sont omniprésentes dans les assolements des
exploitations à base de cacaoyer des zones d'étude (tableau 25).
Il s'avère toutefois que le département de la Lékié (Zima) est celui où les producteurs
de cacao cultivant des vivriers sont les plus nombreux. C'est le contraire dans le
département du Mbam et Kim (Talba).
42
Plus rares sont les producteurs de cacao qui s'adonnent au maraîchage ou qui ont
une palmeraie, la culture pure du palmier à huile étant même totalement absente du
département du Nyong et So'o (Ngomedzap) .
La culture du bananier plantain et le maraîchage sont par ailleurs très peu pratiqués
dans le département du Mbam et lnoubou (Bokito), soit par manque de débouchés,
soit en raison de conditions pédoclimatiques peu favorables à ces cultures - faible
pluviométrie et sols de savane.
Cette tendance est confirmée par la place importante qu'occupe le cacaoyer dans
l'assolement des exploitations du département du Mbam et Kim (Talba) : 81 ,7 %
contre 11,9 % pour les cultures vivrières alors que la moyenne provinciale est
respectivement de 65,1 % et de 28,3 % (tableau 27).
43
Superficie en cacaoyer
Dans les exploitations à base de cacaoyer, si la superficie consacrée à cette culture
est en moyenne de 3,4 hectares pour la province du Centre (tableau 26), de fortes
variations sont constatées entre les zones d'étude (figure 10).
35
30
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D < 1 ha
>= 1 et < 2 ha
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0
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o >= 3 et <4 ha
~ tl
5 r-- • >= 4 et < 5 ha
[] 11 1 o >= 5 et< 10 ha
0
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre m >=10ha
Zones d'étude
Dans le département du Nyong et So'o (Ngomedzap) et, dans une moindre mesure,
dans celui de la Lékié (Zima), la répartition des exploitations entre les classes de
superficie exploitée en cacaoyer est plus homogène.
70 F
60
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Zones d'étude
90
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70 ·
~ 60 -
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~ 40 El > 25 et <= 50%
·6
a. 30
o > 50 et <= 75%
dj 20
10 o >75%
0
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
Dans les autres départements, la part des superficies occupées par les cultures
vivrières est au contraire dominante. Les cultures vivrières représentent au moins
50 % de la superficie exploitée dans 75,3 % des exploitations à base de cacaoyer du
département du Mbam et lnoubou (Bokito), 90,7 % des exploitations du département
du Nyong et So'o (Ngomedzap) et 93,3 % des exploitations du département de la
Lékié (Zima) .
100
90 -
80 -
~ 70
"'
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60 -
50 - oOha ]
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Bok. Zim Ngo. TaL Centre
Zones d'étude
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10 • >= 3 et< 4 ha
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, ~~~~~~:Y!!d~;:!.A~ o >= 4 ha
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
Les cultures maraîchères - tomate , piment - sont globalement peu pratiquées par
les producteurs de cacao de la province du Centre (tableau 26) . On trouve
cependant les parcelles les plus étendues dans le département du Nyong et So'o
(Ngomedzap) où 5,6 % des exploitants s'adonnent au maraîchage et y consacrent
entre deux et trois hectares (figure 16).
47
*
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70
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50
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13 < 1 ha
o>=1 et<2ha
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o. 30 - o >= 2 et< 3 ha
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10 · • >= 3 et< 4 ha
0 o >=4 ha
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
- - - - - - -- -- - -
Nombre de cacaoyères
Le nombre moyen de plantations de cacaoyers par exploitant est de 1,4 dans la
province du Centre. En général, les producteurs de cacao possèdent une cacaoyère,
sauf dans le département de la Lékié (Zima) où ils sont nombreux à posséder
plusieurs parcelles (tableau 28).
Temps de parcours
C'est dans le département de la Lékié (Zima) que le temps de parcours moyen entre
le domicile des exploitants et leur verger de cacaoyers est le plus court : 17 minutes
contre 30 minutes en moyenne au niveau provincial (tableau 29).
Par contre, les plantations de cacaoyers les plus éloignées du domicile des
exploitants sont situées dans les départements du Mbam et Kim (Talba) et du Nyong
et So'o (Ngomedzap). Le temps de trajet moyen y est plus élevé qu'ailleurs et le taux
de cacaoyères localisées à une heure ou plus du domicile des planteurs y représente
respectivement de 33,5 % et de 31,2 % des effectifs.
48
Précédent cultural
Les vergers de cacaoyers sont plantés en majorité sur forêt dans les départements
du Mbam et Kim (Talba) et du Nyong et So'o (Ngomedzap) (figure 17).
Figure 17: Répartition des cacaoyères du Centre Cameroun par type de précédent
cultural.
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100
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80 ·
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al 40 o Savane
~ 30 · o Vivrier
0
20 • Autre
10
o Forêt et savane
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
C'est aussi le cas, dans une moindre mesure, dans le département de la Lékié
(Zima) où 30, 1 % des cacaoyères ont néanmoins été installées sur des jachères.
Age
L'âge moyen du verger de cacaoyers de la province du Centre est de 42 ans
(tableau 30) .
49
L'âge moyen du verger de cacaoyers est le plus élevé dans les départements du
Nyong et So'o (Ngomedzap) et de la Lékié (Zima) où la cacaoculture est une activité
ancienne. Dans ces deux départements, plus de 41 % des cacaoyères ont été
installées il y a plus de 60 ans (figure 18).
~ 50
60 o < 5ans --11
• >= 5 et < 10 ans
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1
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Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
o >= 60 ans
Zones d'étude
- __J
A l'inverse, l'âge moyen du verger de cacaoyers est le plus bas dans le département
du Mbam et Kim (Talba) en raison de l'expansion plus récente de la cacaoculture
dans cette zone : 60 ,3 % des cacaoyères y ont été créées il y a moins de vingt ans .
Superficie
La première plantation de cacaoyers des exploitants enquêtés représente l'essentiel
de leur verger (tableau 31 ).
Les cacaoyères les plus vastes sont, par contre , situées dans les départements du
Mbam et Kim (Talba) et du Nyong et So'o (Ngomedzap) où respectivement 30,7 % et
18,4 % des plantations de cacaoyers ont une superficie supérieure à cinq hectares.
35
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(/)
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5 o < 6 ha
0 Ill< 7 ha
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
o >= 7 ha
Zones d'étude
Régénération
La régénération d'un ancien verger de cacaoyers peut être réalisée par le
renouvellement des arbres eUou par leur recépage .
Extension
L'extension progressive des cacaoyères varie fortement d'une zone d'étude à l'autre.
Si le taux de producteurs de cacao qui étendent leur verger est en moyenne de 80 %
pour la province du Centre, il passe de 48 % pour le département du Mbam et
lnoubou (Bokito) à 86 % pour le département du Nyong et So'o (Ngomedzap)
(tableau 33).
Densité de plantation
La densité de plantation d'un verger de cacaoyers est le nombre moyen de plants
par hectare. Au niveau provincial, ce nombre est en moyenne de 1 567 cacaoyers
(tableau 34).
La répartition des cacaoyères par classe de densité de plantation montre que les
plantations de cacaoyers où le nombre moyen de plants par hectare est le plus
élevé, c'est-à-dire supérieur à 2 000, sont situées dans les départements de la Lékié
(Zima) et du Nyong et So'o (Ngomedzap) (figure 20) .
45
40 1.l-~~~~~~~~~~ o < 800 pieds/ha
~- 35
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D >= 1600 et < 2000
5
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pieds/ha
Bok. Zim. Ngo. Tal. Centre • >= 2000 pieds/ha
Zones d'étude
Ombrage
La majorité des cacaoyères de la province du Centre sont ombragées et, quelle que
soit la zone d'étude, plus de 55 % du verger de cacaoyers bénéficie d'un ombrage
qualifié de moyen par les enquêteurs (figure 21 ).
80
70
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60
(/) 50
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o Sans orrbrage
>-
40
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10
0
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
-- ---- - -------·---
Production
La production moyenne du verger de cacaoyers des exploitants du Centre Cameroun
donne une indication sur la quantité de cacao qu'ils récoltent annuellement dans
chaque zone d'étude (tableau 37) .
Production moyenne
Zones d'étude (kg de cacao marchand)
(erreur standard)
Centre 669 (21,311)
Bokito 508 (22,468)
Zima 582 (22, 20962)
Ngomedzap 474 (18,45861)
Talba 1 320 (92, 59490)
40
35
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D >= 500 et < 800 kg
"'
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• >= 800 et< 1200 kg
D >= 1200 kg
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
Rendement
Le rendement du verger de cacaoyers de la province du Centre est en moyenne de
250 kg de cacao marchand par hectare (tableau 38) .
45
0 0 kg
40
35 Ill < 200 kg
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0 20
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(.)
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• >= 600 et < 800 kg
Etat phytosanitaire
L'évaluation de l'état sanitaire de leur verger de cacaoyers par les exploitants, de 0 à
3 - 3 étant la note la plus forte-, varie selon les zones d'étude et en fonction des
deux principaux fléaux que sont les mirides et la pourriture brune des cabosses
(tableau 39) .
Tableau 39 : Notation des dégâts des mirides et de la pourriture brune des cabosses
dans le verger de cacaoyers du Centre Cameroun.
La note moyenne attribuée aux dommages dus aux mirides est la plus basse dans le
département du Mbam et Kim (Talba) où la proportion de cacaoyères peu ou pas
attaquées par les mirides est plus élevée qu'ailleurs. Cette note est, au contraire, la
plus élevée dans le département de la Lékié (Zima) où la proportion de plantations
de cacaoyers jugées par les exploitants comme étant fortement attaquées par les
mirides est importante (figure 24).
C'est également dans le département du Mbam et Kim (Talba) que la note moyenne
attribuée aux dommages liés à la pourriture brune des cabosses est également la
plus basse. Elle est au contraire la plus élevée dans le département du Nyong et
So'o (Ngomedzap) où la proportion de cacaoyères jugées fortement attaquées par la
pourriture brune des cabosses est élevée (figure 25).
57
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Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
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Bok. Zim Ngo_ Tal. Centre
Zones d'étude
Désherbage
Le nombre de désherbages réalisés dans le verger de cacaoyers de la province du
Centre est en moyenne de 1,7 par an .
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80
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- --------
Cette tendance est confirmée par la répartition des exploitants en fonction du nombre
de désherbages avec main-d'œuvre familiale, à la différence du département du
Mbam et Kim (Talba) où le nombre de vergers de cacaoyers entretenus avec de la
main-d'œuvre extérieure à l'exploitation est le plus élevé (figure 27) .
59
90
80
70
~ 60 c o Aucun désherbage
ë"' 50 ID 1 désherbage
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o 2 désherbages
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Jj 30
20 o 3 désherbages
10 • 4 désherbages ou plus
0
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
Récolte sanitaire
La quasi-totalité des exploitants du Centre Cameroun réalise une récolte sanitaire
dans leur verger de cacaoyers.
60
Le taux de planteurs négligeant cette opération culturale est le plus bas dans les
départements du Mbam et lnoubou (Bokito) et du Nyong et So'o (Ngomedzap). Il est
le plus élevé dans les départements de la Lékié (Zima) et du Mbam et Kim (Talba)
(tableau 41 ).
Taille
Globalement, les producteurs de cacao du Centre Cameroun taillent leur verger de
cacaoyers en moyenne une fois par an (tableau 42).
Peu de différences sont en effet observées entre les différentes zones d'étude. La
répartition des exploitants en fonction du nombre de tailles réalisées dans l'année
dans leur verger de cacaoyers montre que 80 % à 90 % d'entre eux font une taille
par an. Les départements du Mbam et Kim (Talba) et du Mbam et lnoubou (Bokito)
sont ceux où le nombre de producteurs de cacao qui réalisent deux tailles par an est
le plus élevé (figure 29).
61
100
90
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80
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~
0
70
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60
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--
-
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o Aucune taille
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20 -- o 3 tailles
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10
0
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Traitements phytosanitaires
Au niveau provincial, le nombre moyen de traitements insecticides réalisés
annuellement dans les cacaoyères est de 2,7 traitements. Il est de 5,7 pour les
traitements fongicides (tableau 43).
Nombre moyen*
Zones erreur standard
d'étude Traitements Traitements
insecticides fon icides
Centre
Bokito
CIRAD-DIST
Unité bibliothèque
Lavalette
62
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50 -
:g"' o 2 traiterœnts
c.
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• 4 traiterœnts
o 5 traiterœnts et plus
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
Les planteurs de cacaoyers qui réalisent au moins cinq traitements insecticides par
an, en les associant souvent d'ailleurs aux traitements anti-pourriture brune, sont les
plus nombreux dans le département de la Lékié (Zima).
60
50 ·
0~ 40 ·
o Aucun traiterœnt
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0
c. 20 o >= 4 et < 7 traiterœnts
Lb o >= 7 et < 10 traiterœnts
10
• >= 10 traiterœnts
0
Bok. Zim. Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
63
Le nombre d'heures de travail par jour est globalement le plus faible dans le
département du Nyong et So'o (Ngomedzap). La durée de la journée de travail
familial y oscille entre 2,5 et 3,8 heures, et celle de la journée de travail salarié y
varie entre trois et cinq heures.
La répartition des producteurs de cacao par classe d'heures de travail par activité et
par type de main-d'œuvre relativise cependant certaines moyennes observées au
niveau des zones d'étude.
100
90
80
~ 70 -
60 o < 1OO heures
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c 50 m >= 1OO et < 250 heures
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X 30
UJ o >= 500 et < 750 heures
20
10 • >= 750 heures
0
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
Comme pour le désherbage, le département du Mbam et Kim (Talba) et, dans une
moindre mesure, celui du Mbam et lnoubou (Bokito) sont les départements où le
nombre d'heures de travail salarié consacrées à la taille du verger de cacaoyers est
le plus élevé (figure 35) .
65
100 -
90 -
80
~
Cil
o < 1OO heures
ë 50 ia >= 100 et < 250 heures
"'
~
o >= 250 et < 500 heures
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w o >= 500 et < 750 heures
20
10 • >= 750 heures
0
Bok. Zim Ngo_ Tal. Centre
Zones d'étude
100
90
80
70
~ o < 25 heures
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ë 50 m >= 25 et < 50 heures
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0
o. 40 o >= 50 et < 100 heures
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Bok. Zim Ngo_ Tal. Centre
Zones d'étude
100
90
80
70
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Cil 60 -
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Jj 30 -
20
o >= 100 et < 150 heures
10 - • >= 150 heures
0-
Bok. Z im !\go. Tal. Centre
Zones d'étude
66
En ce qui concerne le travail familial utilisé pour les traitements insecticides, les
producteurs de cacao consacrent annuellement moins de 25 heures de travail par
hectare pour traiter leur cacaoyère (figure 36) .
100 ·
90
80
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70
60 o < 25 heures
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"ë. o >= 50 et < 1OO heures
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o >= 100 et< 150 heures
20
10 • >= 150 heures
o.
Bok. Zim. Ngo. Tal. Centre
Zones d'études
~------ · - - - - -- -- - -----~
La tendance est la même pour le nombre d'heures de travail salarié utilisées pour les
traitements insecticides, le département du Nyong et So'o (Ngomedzap) étant
remarquable puisqu'aucun producteur de cacao n'y emploie de main-d'œuvre
extérieure à son exploitation pour cette activité (figure 37).
100
90
80 ·
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70
60 o < 25 heures
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90
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0
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
~
0
70 -
(/) 60 o < 25 heures
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ro
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a. o >= 50 et < 1OO heures
Jj 30
20
o >= 100 et< 150 heures
10 • >= 150 heures
0
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
Figure 40 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe de coût par
hectare de la main-d'œuvre salariée pour le désherbage en cacaoculture.
~-------·---
100
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80
70 1!1 >= 10000 et < 25000 FCFA
~
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·5
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20 t- f-- - -
10
0
Bok .
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Zim.
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Ngo.
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Tal. Centre
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Figure 41 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe de coût par
hectare de la main-d'œuvre salariée pour la taille en cacaoculture.
100
90
80
70
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o < 5000 FCFA
ë"' 50
2 m >= 5000 et < 10000 FCFA
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- - o >= 20000 FCFA
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20
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Zim. Ngo.
1
Tal. Centre
Zones d'étude
Figure 42 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe de coût par
hectare de la main-d'œuvre salariée pour les traitements insecticides en
cacaoculture.
100
90
80
70
~
VJ 60 o < 5000 FCFA
ë
~ 50 m>= 5000 et < 10000 FCFA
(3
o. 40
X o >= 10000 et < 20000 FCFA
UJ 30
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10
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Bok. Zim. Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
70
Figure 43 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe de coût par
hectare de la main-d'œuvre salariée pour les traitements fongicides en cacaoculture.
100
90 ·
80
"#- 70 · o < 5000 FCFA
60
ë"' 50 11 >= 5000 et < 10000 FCFA
Ill
:g 40
Ci
X 30
w o >= 10000 et < 20000 FCFA
20 ·
10
o >= 20000 FCFA
0
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
Au niveau des zones d'étude, le coût par hectare des produits phytosanitaires utilisés
en cacaoculture pour la lutte contre la pourriture brune des cabosses est trois fois
plus élevé que celui des produits phytosanitaires employés pour la lutte anti-mirides,
sauf dans le département du Mbam et lnoubou (Bokito) où la différence est moins
nette.
La répartition des exploitants par classe de coût des produits insecticides montre
que, exception faite du département du Mbam et lnoubou (Bokito), la tendance est la
même quelle que soit la zone d'étude : la majorité des producteurs de cacao du
Centre Cameroun consacrent moins de 10 000 FCFA par hectare pour la lutte anti-
mirides. Cette répartition est plus homogène dans le département du Mbam et
lnoubou (Bokito) où le taux de producteurs de cacao qui dépensent plus de
10 000 FCFA par hectare, voire plus de 20 000 FCFA par hectare, est plus élevé
qu'ailleurs (figure 44) .
71
Figure 44 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe de coût par
hectare des produits insecticides en cacaoculture.
70
60
D < 5000 FCFA
~ 50 -
U)
Zones d'étude
La tendance est inverse en ce qui concerne la répartition des exploitants par classe
de coût des produits fongicides.
Figure 45 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe de coût par
hectare des produits fongicides en cacaoculture.
70
60
D < 5000 FCFA
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c
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40
0
Bok.
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Zim
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~
Tal. Centre
D >= 20000 FCFA
Zones d'étude
Récolte
Le nombre de récoltes dans le verger de cacaoyers du Centre Cameroun est
compris entre deux et trois passages dans les départements du Mbam et lnoubou
(Bokito), du Nyong et So'o (Ngomedzap) et de la Lékié (Zima). Il est compris entre
trois et quatre passages dans le département du Mbam et Kim (Talba) (tableau 48).
72
80
70 o Aucune récolte
60 1 récolte
~ 50 o 2 récoltes
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~
o 3 récoltes
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w o 5 récoltes
m > à 5 récoltes
Les producteurs de cacao qui ne récoltent pas leur verger dans le département du
Mbam et lnoubou (Bokito) correspondent à ceux dont les cacaoyères sont
improductives en raison de leur jeune âge.
Le taux d'exploitants qui récoltent leur verger de cacaoyers quatre fois par an, voire
plus, est le plus élevé dans les départements du Mbam et lnoubou (Bokito) et du
Mbam et Kim (Talba) et, dans une moindre mesure, dans le département du Nyong
et So'o (Ngomedzap).
Cette tendance est moins nette pour le nombre moyen d'heures de travail par
hectare pour la récolte du cacao selon le type de main-d'œuvre (tableau 50).
CIRAD-DIST
Unité bibl ioth~-~w'
Lavalette ·
74
80
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20
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10
o.
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
Il n'en est pas de même pour le travail salarié. Si une majorité d'exploitants de la
province du Centre consacrent moins de 25 heures de travail salarié par hectare
pour récolter leur verger de cacaoyers, c'est le contraire dans le département du
Mbam et Kim {Talba) où le taux de producteurs de cacao qui recourent à plus de 25
heures de travail salarié par hectare, voire davantage, est le plus élevé (figure 48).
80
70
60 · - -
~ 50
-ËCO o < 25 heures
40 ·
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0 l!!I >= 25 et < 50 heures
c. 30
Jj o >= 50 et < 1OO heures
20
o >= 1OO heures
10
0
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
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70
60
~ 50
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2 Eil >= 25 et < 50 heures
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c. 30
i.tl o >= 50 et < 1OO heures
20
o >= 100 heures
10
0
Bok. Z im Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
Globalement, le coût par hectare du travail mobilisé pour la récolte du cacao varie
selon le type de main-d'œuvre. Au niveau provincial , le coût par hectare de la main-
d'œuvre salariée est ainsi plus élevé que celui de l'entraide mais ceci ne se vérifie
pas toujours selon la zone d'étude considérée (tableau 51).
Si le coût par hectare de l'entraide consacrée à la récolte du cacao est compris entre
3 635 FCFA et 4 812 FCFA, celui de la main-d'œuvre salariée varie de 3 878 FCFA à
21 812 FCFA.
Figure 50 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe de coût par
hectare du travail salarié pour la récolte en cacaoculture.
100
90
80
70 o <5000 FCFA
~ c
60
ë"' 50 m>= 5000 et< 10000 FCFA
CO
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• o >= 10000 et < 20000 FCFA
l
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20
10
0
n r tr t,_ o >= 20000 FCFA
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
La figure 51 montre la répartition des exploitants par classe de coût par hectare de
l'entraide pour la récolte en cacaoculture.
Figure 51 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe de coût par
hectare de l'entraide pour la récolte en cacaoculture.
100
90 ·
Ecabossage
Le traitement post-récolte du cacao regroupe l'ensemble des opérations de
transformation primaire. Il s'agit donc successivement de l'écabossage, de la
fermentation et du séchage des fèves de cacao.
Le triage des cabosses, qui vise à éliminer les cabosses impropres à produire un
cacao de qualité, en particulier les cabosses pourries ou atteintes par la pourriture
brune, est une opération réalisée par la majorité des producteurs de cacao du Centre
Cameroun. Ceux du département du Mbam et lnoubou (Bokito) respectent le mieux
cette contrainte alors que c'est le contraire dans le département du Mbam et Kim
(Talba) (tableau 52) .
77
D'une manière générale, l'écabossage est réalisé au sein des cacaoyères. Environ
10 % des producteurs de cacao des départements du Nyong et So'o (Ngomedzap) et
du Mbam et Kim (Talba) réalisent cependant cette opération à leur domicile (tableau
54) .
Le coût par hectare du travail mobilisé pour l'écabossage au Centre Cameroun varie
fortement selon le type de main-d'œuvre. Assez homogène en ce qui concerne
l'entraide, sauf dans le département du Nyong et So'o (Ngomedzap), le coût par
hectare de la main-d'œuvre salariée varie également fortement selon les zones
d'étude, passant d'environ 1 900 FCFA dans le département du Nyong et So'o
(Ngomedzap) à plus de 20 200 FCFA dans le département du Mbam et Kim (Talba)
(tableau 56).
La répartition des producteurs de cacao du Centre Cameroun par classe de coût par
hectare du travail salarié utilisé pour l'écabossage confirme les fortes variations qui
existent entre les zones d'étude (figure 52).
79
100
90
80
~ o < 5000 FCFA
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60
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IB >= 5000 et < 10000
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40
0
30 o >= 10000 et < 20000
et FCFA
o >= 20000 FCFA
Zones d'étude
La répartition des producteurs de cacao par classe de coût par hectare de l'entraide
employée pour l'écabossage montre que la tendance provinciale se retrouve dans la
plupart des zones d'étude, sauf dans le département du Nyong et So'o (Ngomedzap)
où le nombre d'exploitants qui ont un coût d'entraide pour l'écabossage inférieur à
5 000 FCFA est le plus élevé (figure 53).
Zones d'étude
Fermentation
La majorité des producteurs de cacao du Centre Cameroun réalise une fermentation
en tas. L'utilisation de caisses de fermentation est principalement constatée dans le
département du Nyong et So'o (Ngomedzap) alors que la fermentation en sac est
davantage pratiquée par les exploitants du département de la Lékié (tableau 57).
80
La durée moyenne de fermentation varie fortement d'une zone d'étude à l'autre. Elle
est la plus courte dans le département du Nyong et So'o (Ngomedzap). A l'inverse,
elle est la plus longue dans le département du Mbam et lnoubou (Bokito) (tableau
58). Le nombre moyen de brassages varie quant à lui de 1, 18 dans le département
de la Lékié (Zima) à 1,45 dans le département du Nyong et So'o (Ngomedzap) .
50
40
0~ o <= 3jours
::;"' 30 · m 4 jours
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ü o 5jours
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10 • 7 jours
o > 7 jours
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
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2 40 e 1 brassage
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-0
0
30 o 2 brassages
et 20 D 3 brassages
10 • 4 brassages
0
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
Séchage
Au niveau provincial, le séchage du cacao est principalement réalisé sur des bâches,
sur des claies et sur des aires cimentées (tableau 59).
Durée moyenne du
Zones d'étude séchage üours)*
(erreur standard)
Centre 8,02 (0,084)
Bokito 6,63 (0, 072)
Zima 6,52 (0, 075)
Ngomedzap 12 ,75(0,156)
Talba 7,06(0,112)
* calculee sur echant1llon valide
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90
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5 - o < 3 jours
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et -
20 o > 11 jours
il
- il
10
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L ~ I" - ~
Bok. Zim. Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
83
Commercialisation
La quantité moyenne de cacao commercialisée par exploitation, calculée sur les trois
campagnes de production qui ont précédé l'enquête, est de 772 kg de cacao
marchand par an. Elle varie de 522 kg dans le département du Mbam et lnoubou
(Bokito) à 1 419 kg dans celui du Mbam et Kim (Talba) (tableau 61) .
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o >= 500 kg et< 1000 kg
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o >= 1000 kg et < 1500 kg
10
~r 1 L • >1500kg
0
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
On constate ainsi que le département du Mbam et lnoubou (Bokito) est celui où les
producteurs de cacao obtiennent en général les prix d'achat du cacao marchand les
plus avantageux, sauf pour la campagne 2002-2003 où c'est dans le département du
Mbam et Kim (Talba) que les prix d'achat ont été les plus élevés. A l'inverse, c'est
dans le département du Nyong et So'o que l'on propose les prix d'achat les moins
élevés aux producteurs de cacao.
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Bok Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
Le taux de cacao marchand commercialisé par type d'acheteur varie selon les zones
d'étude. Le département du Nyong et So'o (Ngomedzap) est celui où le taux de
cacao marchand cédé aux GIC par les exploitants est le plus bas. A l'inverse, c'est le
département où le taux de cacao marchand vendu aux « coxeurs » est le plus élevé
(tableau 64).
Revenus
Le revenu moyen du cacao par exploitation est d'environ de 820 000 FCFA. Il est de
l'ordre de 81 700 FCFA par hectare (tableau 65).
Le revenu moyen du cacao par exploitation est le plus élevé dans le département du
Mbam et Kim (Talba). Il est le plus faible dans le département du Mbam et lnoubou
(Bokito). Le revenu moyen du cacao par hectare est également le plus élevé dans le
département du Mbam et Kim (Talba) mais il est le plus faible dans le département
du Nyong et So'o (Ngomedzap).
La répartition des producteurs de cacao par classe de revenu du cacao par hectare
confirme cette tendance (figure 59).
0
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FCFA/ha
D >= 1000000 et < 1500000
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre FCFA/ha
rn >= 1500000 FCFA/ha
Zones d'étude
- -- - - ----- --
Le revenu total par exploitation à base de cacaoyer varie de 676 000 FCFA dans le
département du Mbam et lnoubou (Bokito) à 2 133 027 FCFA dans le département
du Mbam et Kim (Talba) (tableau 66).
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70 + - - - --=,----l 1 - -- - - - - 1
~ 60 + - - - --1 1 -- -f 1- -- f 1 -- -f
~ 0 <=25 %
-;;; 50 + - - - --1 1 -- -f 1 -- -f 1 -- -f
Pour chaque zone d'étude, une typologie des producteurs de cacao a été réalisée à
l'aide d'analyses en composantes principales et de matrices de corrélations qui ont
permis d'une part, d'explorer les relations entre les variables prises en compte et
d'autre part, de préciser les principales caractéristiques des exploitations à base de
cacaoyer.
Pour chaque zone d'étude, les résultats des analyses en composantes principales et
des matrices de corrélation sont présentés, ainsi que les arbres de classification et
les caractéristiques des différents groupes d'exploitations à base de cacaoyer mis en
évidence.
Facteur 2 - 31.24 %
• Groupe 1
,
.. ..
-2
RDT1
Mean=308.390
SD=245.624
N=257
NIVINT2<16000.000
Mean=196.137 Mean=423.294
SD=136.910 SD=277.630
N=130 N=127
SC41?1 .000
Mean=353.856 Mean=629.437
SD=202.155 SD=361 .562
N=95 N=32
- 41
Groupes
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Facteur 2 - 21 .95 %
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RDT1
Mean=289.536
SD=199.094
N=417
NIV1NT2<18000 .000
Mean=219.61 4 Mean=423.513
SD=136.470 SD=229.800
N=274 N=1 43
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Groupes
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-0 .75 0 0.75
Facte ur 1 - 51.83 %
RDT1
Mean=244.320
SD=153.975
N=421
NIVINT2<~6000.000 1
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CIRAD-DlST,
Unité bibliotheque
Lavalette
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Facteur2 - 25.11 %
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Facteur 1 - 41 .43 %
RDT1
Mean=157.628
SD=87.575
N=316
NIVINT2<11428.570
Mean=112.669 Mean=210.648
SD=58.664 SD=86.506
N=171 N=145
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Province du Centre
Facteur 2 - 27.39 %
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Groupes "Q. •GI ·- •GI
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1/)
Conclusion
1 428 exploitations à base de cacaoyer ont été enquêtées dans quatre zones d'étude
identifiées à partir de différents critères : type de cacaoculture, caractéristiques
pédoclimatiques, densité de population, structuration des producteurs de cacao. Du
nord au sud de la province du Centre, il s'agit des départements du Mbam et Kim
(Talba) , du Mbam et lnoubou (Bokito), de la Lékié (Zima) et du Nyong et So'o
(Ngomedzap) .
Outre les caractéristiques des pratiques culturales qui ont cours dans les vergers de
cacaoyers de la province du Centre, les données collectées concernent les facteurs
de production et l'assolement des exploitations, les caractéristiques des cacaoyères,
le coût des opérations culturales et celui des traitements phytosanitaires, les temps
de travaux, le traitement post-récolte du cacao et sa commercialisation.
Ces informations permettent aujourd'hui aux chercheurs et aux agents des structures
d'encadrement et d'intervention en milieu rural de disposer d'une importante base de
données actualisées sur les exploitations à base de cacaoyer et sur les différents
systèmes de cacaoculture mis en œuvre par les exploitants du Centre Cameroun.
Les résultats montrent que les caractéristiques des exploitations à base de cacaoyer
- âge de l'exploitant, âge et superficie du verger de cacaoyers -, et les pratiques
culturales des producteurs de cacao - niveaux d'intensification en travail et en
intrants - varient selon les zones de production.
Dans le département du Mbam et Kim (Talba), une distinction peut être faite en
fonction de l'âge du verger de cacaoyers. Les groupes 1 et 2 correspondent en effet
aux cacaoyères âgées en moyenne de 14 ans, les plus nombreuses, alors que le
groupe 3 correspond aux cacaoyères les plus anciennes âgées en moyenne de 25
ans. Pour les cacaoyères âgées de 14 ans, deux systèmes de cacaoculture déjà
décrits peuvent être distingués : le système extensif (groupe 1) et le système semi-
intensif (groupe 2).
L'analyse des données de l'enquête réalisée en 2003, bien que provisoire et non
exhaustive, confirme ainsi la diversité des systèmes de cacaoculture qui existent au
Centre Cameroun, zone de production de cacao en déclin où le système de culture
du cacaoyer est généralement décrit comme ancien et extensif, constat global qui
doit donc être relativisé.
Bibliographie
Anon., 2001. Programme cacao et café Robusta. Ateliers de concertation avec les
opérateurs économiques sur les politiques agricoles. Janvier 2001. Yaoundé,
Cameroun, Ministère de !'Agriculture, 23 p.
Losch B., Fusillier J.L., Dupraz P., 1991. Stratégies des producteurs en zone caféière
et cacaoyère du Cameroun. Quelles adaptations à la crise? Montpellier, France,
Cirad-Dsa, Collection Documents Systèmes Agraires n° 12, 252 p.
Ruf F., 1987. Eléments pour une théorie sur l'agriculture des régions tropicales
humides. Agronomie tropicale (3): 218-231.
102
Ruf F., 2000. Libéralisation et tenaille des prix cacao/intrants. Le cas du Sud-Ouest
du Cameroun. Rapport de mission, 6-10 décembre 1999. Montpellier, France, Cirad-
Tera, 38 p.
Santoir C., Bopda A., 1995. Atlas régional Sud-Cameroun. Paris, France, Editions de
l'Orstom, 53 p.
Varlet F., Berry D., 1997. Réhabilitation de la protection phytosanitaire des cacaoyers
et caféiers du Cameroun. Tome 1: rapport principal; tome Il : annexes. Douala,
Cameroun, Conseil interprofessionnel du cacao et du café, 204 p + 202 p.
103
2 Facteurs de production :
2.1 Tenure de la terre :
Accès à Ja terre Surface (ha) Accès à Ja terre Surface (ha)
Terres reçues en location 2. 1.1 Terres en propnété par héritage 2.1.5
Terres données en location 2. 1.2 Terres en propriété par achat 2. 1. 6
Terres reçues en métayage 2. 1.3 Terres en propriété par don 2.1.7
Terres données en métayage 2. 1.4 Total 2.1.8
2.2 cam·1al :
Outils Quantité possédée
Machette 2.2.1
Pulvérisateur 2.2.2
Sécateur 2.2.3
Séchoirs 2.2.4
Caisses de fermentation 2. 2.5
Véhicule 2.2.6
Autres 2.2.7
3 Assolement:
-- ------------ -· - - --- - - - -- -·- . ·- 0
Culture Surface (ha) /o vendu o/o autoconsommé
Cacaoyer 3. 1.1 3. ) .2 3. 1.3
CIRAD-DlST
Unité bibliothèque
Lavalette
4 Système de culture cacao : 2
4. 1 Structure des cacaoyères Plantation 1 Plantation 2
Temps entre maison et plantation SCJ.l SCJ.2
Superficie (ou nombre de pieds) au superficie_ ; ____ ______ ____ __ ______ ______ _____ .·.
SCJ.l superficie.: ...... . __ _. ____ .. _____ ____ ___ _____ ._ SCJ.2
moment de la 1crc mise en place et date ;___ ______ ____ ____ ___ _____ ___________ __ _____ date ; ________________ ______ ___ _____ ______ __ _____._
SC4.I SC4.2
date de la 1ère mise en place
Evolution de la Qlantation :
Superficie actuelle (nombre de SC5.l ---- ---- ------ ----- -- ------- ------ ------ ---- ------ -- SC5.2 ------ ---- --- -- ------ ---- ----------------- ----------
pieds)
Renouvellement progressif SC6. l onon D 1 oui D SC6.2 onon D 1 oui D
o ---- --·- --- ------·· 0 -------- -- ---- -- -··
Extension progressive SC7.J onon D Joui SC7.2 onon D Joui
·--- ---- ---------- --- --- -- ------ --- ------
Recépage SC8.I o nonD J ouiO SC8.2 onon D Joui D
Estimation de l'âge des cacaoyers
SC9.l SC9. l
(en% par tranche d'âge)
· -- - - - - ----
Densité actuelle ---- --- mX ---- -- 111 ------- mX ------ m
(ou nombre d 'arbres pour 100 m2 )
SCJO. I densité SCJ0.2 densité
Semences de l'agriculture 1 Semences de l'agriculture 1
Origine des cacaoyers SCJJ .l Vieille Plantation 2 SCJJ .2 Vieille Plantation 2
Semences Sodecao (après 1974) J Semences Sodecao (après 1974) J
................. - ..........
- - . ......,._..~.--.,.-- ~........... .,_, _ _,_ -"'7'"
Direct 1 Direct 1
Type de semis SC/2.l Pépinière en pleine terre 2 SC12.2 Pépinière en pleine terre 2
Pépinière en sachets 3 Pépinière en sachets 3
Production1noyenne
En 2000/2001 SCJJ.1 ·------- ------ -------· SCJJ.2 -- ------------- ---- --·
En 2001/2002 SCl4.I
·---- ------ ---------- - SCJ4.2 -------- -------------·
En 2002/2003 SCJ5.J
·--- --- --- --- --- -----· SCJ5.2 ·------ -- ------------ ·
SC16. ! SCJ6.2
Epoque des passages (mois) IT2. I ___________ ___ . . __________________ . ____________ _. _. ___ ___ _.. IT2.2 ________________ . _____ ____ __ _. ---- ---- _______ ______________ .
MO salariée (nombre, jt/passage, JT6.l _.. .... ..... ..... ..... . ... JT7.l ..... ...... . ..... . ....... . IT6.2 ___ . . ___ . __ . __ . ___________ _JT7.2 __________________ _____ ___
heure/jt, coût) JT8.l -------------- ----- .. ... . ..IT9.l __ -----------------------·
IT8.2 ________ __________________ _JT9.2 _________________________ _
Pratiquez-vous la récolte sanitaire? JTJ1.1 _______ ___ 0..tJQ!L .. . ........ ____ _____ ____ _1 _çmL ..-----·-----·--------------------------------------------------··
Nombre appL Insecticide par an IT32.J --------- -- ----------------- -------- --------------- ----- -· IT32.2 --------------------------------------------------------·
Epoque des passages (mois) JTJJ. 1. _________ ____ ___________ .. __________ .... ___ .... _.. .. ___ __ ._ IT33.2 _. . ___ . __ __ . __ ___ _. _... ___ ___ ___________ ____ _____________ _
f - - - - - - - - - -- - - - - t-··---·· --~--- - r • ••··~-,_,.·.,......---.-..,--------------i
JT34.l ._______ ____ ____ ______ __ __ _________ ______ ___ ______ ___ ______ JT34.2 ------- ------- ------- -- ----- --------------- -- -------------
Produits employés (nom, quantité
JT35.l. __________ __ ________ ___ ... _________ _. _. . __________ . _... ___ IT35.2 __________________ --------- -____________ __---- ------ _____ _
par application, coût)
JT36. I . _. _. ____ . ___. ______ ________ ___. ______ ___ ___ __ _________ ___ _ IT36.2 __ ________________ --------- __ ____________ __________ ---- -- _
MO salariée (nombre, jt, heure/jt, IT52. l __ __ ______ _____ __________ _!T53. J --- --- ------ ---- ---- ---- JT52.2 ------------------------- IT53.2 ------ ---------------- -- ·
coût) JT.54.1_ -------- ---------- ------_11'55. 1 ---------- ---------- ----· JT54.2 ----------- -- ----------- _JT55.2 _---- ------------------- .
Nombre de récoltes par an JT56. 1 -------- ------ -- --- ----- ---- --- ---------- -- --- ---- --- -- -
JT56.2 ___________________________________________ _____________ _
Epoque des passages (mois) JT57.l. __________ _____ ___ ________ ____________ ___________________ _ JT57.2 __ ----- -------------- ___________________ . ____________ ____ _
MO salariée (nombre, jt, heure/jt, IT61 . l. ___________ ______________ JT62. 1 _--- -- -- _______________ _ JT61. 2 ____________________ __ __ _JT62.2 _____ _--- ---------- -----·
coût) JT63.l. ____ ------ ------- ---- -- __ 11"64. 1 -- ------ --- -- --- -------- 11"63.2 ------------ --- -- ----- ___ JT64.2 --- ---- ---- -------- -----.
Entraide (nombre, jt, heure/jt, 1T65. 1. _____ -- -------- ----- -----!T66. I --- ------- --------------· IT65.2 IT66.2
mode de rémunération) IT67. 1. _________ . . __. _______ _. __11'68. 1 ___________ . _____ _______ . JT67.2 ------------ --- ----------JT68.2 ______ __________________ .
4.4 Pourquoi n'utilisez-vous pas de main d'œuvre salariée ? 4
4.4
Main d'œuvre familial e suffisante 01 Il n'a pas assez d' argent pour payer D2
Manque de personnes dans le village D3 Les gens ne veulent pas travailler pour Je salaire proposé D5
Autre raison : D 6 -- --------- --- ----- -· -- ·-- ---- --- ---- ----- ---- -------·--- ----- -- ----------------------- ---- ------- -------------- ----- ---- -------- --- ------ --- -
------- ------ -- ------ -------- -------------------- ----------- ----··········· ··· -···· ·-··· ··· ·------·····-·······-- ·---- --- ------- ----- ----- --------- --- ------ ---------
5 Traitement post-récolte:
Organisation : MO familiale nombre de personnes 513 --- ----- ------------ ---- ----- ----- -------- ------- ----------------
nombre de jours par écabossage 514 -- ---- --------- - -- -- -- --------- - ----- ----------------------- - ----
MO salariée nombre de personnes 515 --- --- --------- -· · ·- -· ·--- - -- ----- -- ---- ----- ------ -- ----· · -·-··-- ---- ----- ·
Coût 516 ·------- ---- -- ----- -· ·· -· ·--- ---- -------- ------ -- --- -- ------ ------- --- -- -- ----- ----- ---- -
Entraide nombre de personnes 517 -------------- --- ----------- ------- --- ------ ---- -- --- -------------- ----- --- -------·
mode de rémunération 518 ----------- - -- ---- ------------- ------------- ------ ------------ -- --- --- --- -------- ----- --·
5.2 Fermentation :
521 En caisse D, En tas D 2 En sac D1
Autre : D 4 ------- ----- --- -- ------ ---- ·-- -- --- ----- --- - ---------- -- --- -- --- ----- -----
522 Durée de la fermentation (en jours) :__________ _______ ____ _________ __ _______ ________ _
523 Nombre de brassages :_______ __ ______ _______ ________ _______ ____________ ___ _
Bâche plastique D 5 Directement sur le sol D 6 Autre : D ?__ ____ ________ __ _______ ______ ___________ __ __ _
Stockage: 533 Où ?_____ __ ______ __ ________________ ________________ ____ ____ __ _____ ___ __ _534 Comment ? ______ ______ ___ ______ __ ___________ ___ ___ ________ ____ _
6 Commercialisation :
611 612 613 614 615 616 617 618 619 611 0 6111 6112
5
Appartenez-vous à une association pour la commercialisation du cacao ?--------------------------·······-····------------- --------
Si oui : Nom de l'association :---------- ---- -------- --- -------------------·-··-····----------- ----· ··- -· ··--·--····--------------- --- -------- -- ---------
Quels sont les avantages d'être membre d'une association de producteurs? (différence de prix?, aide
technique ? , transport ? , fourniture d'intrant ?) .................................................................................................. .
6.2 A qui avez-vous vendu votre cacao au cours de la dernière campagne (fin 2002/début 2003) ? :
O/o Mode de transport du Pourquoi cet acheteur ?
Acheteur Lieu de vente
production cacao et coût/sac (crédits, intrants, prix ... )
621
Coopérative/GIC
622
Coxeur indépendant
623
Autre producteur
624
Exportateur/négociant
625
Autre
Quelles sont les exigences de qualité des différents acheteurs de cacao ? (test d'humidité, contrôle à la
coupe, décote, etc ... }_ __ ______ ____ __ _______ ________ ..... ___ _-······-_________ ·············---- ___ ____________________ __ ____ ________________ _____________ __-····· _
*Cacao, Plantains, Prodmts v1vners (Manioc, Taro, Igname ... ), Frmls, Chasse/pêche, élevage (préciser l'effectif), salaire extra-
agricole, aide financière de la famille.
8 Evolution de l'exploitation et stratégies : 6
Diversification et perspectives de plantations au cours des 10 prochaines années ?
Echelle : 11150.l)OOéme
Nord
e Touaro
TALBA
/ Route bitumée
.. ,. Piste principale
Vers Yaoundé
ou Bafta
114
Echelle :11200.000éme
Nord
!
Légende:
/ Route bitumée
- - Piste secondaire
O Village
Zone enquêtée
BOKITO
;
l
1
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''
\
' -,.
'
Vers
Yaoundé
....
Balamba 0
''
115
Vers Bafia /
,,., / Echelle :11200.000ême
/
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I
I • Efok
OB ALA
8 Village
., .. Piste principale
(
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( Nord
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- Piste secondaire \
e Village
1
Ebaminal
~~ Zone enquëtêe
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