0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
81 vues118 pages

Classification Des Systemes de Cacaoculture

Le document présente une étude sur les systèmes de cacaoculture au Cameroun, soulignant l'inadéquation des pratiques actuelles face aux défis socio-économiques et environnementaux. Il décrit les objectifs d'un projet de recherche visant à développer des systèmes de cacaoculture compétitifs et durables, en se basant sur une enquête menée auprès de 1 428 exploitants agricoles. Les résultats de cette enquête visent à fournir des recommandations adaptées aux besoins des producteurs et à améliorer la rentabilité de la cacaoculture dans le pays.

Transféré par

Steve Medouk
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
81 vues118 pages

Classification Des Systemes de Cacaoculture

Le document présente une étude sur les systèmes de cacaoculture au Cameroun, soulignant l'inadéquation des pratiques actuelles face aux défis socio-économiques et environnementaux. Il décrit les objectifs d'un projet de recherche visant à développer des systèmes de cacaoculture compétitifs et durables, en se basant sur une enquête menée auprès de 1 428 exploitants agricoles. Les résultats de cette enquête visent à fournir des recommandations adaptées aux besoins des producteurs et à améliorer la rentabilité de la cacaoculture dans le pays.

Transféré par

Steve Medouk
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Projet régi,onal FSP 2000-13 7

« A1ISE AU POINT DE SYSTENIES DE CACAOCULTURE


COMPETITIFS ET DURABLES EN AFRIQUE »

Caractérisation des systèmes de cacaoculture


du Centre Cameroun

P. JAGORET, C. COUVE, E. BOUAMBI, T. MENIMO , I. DOMKAM, S. NYASSE

Mai 2006


• 1 . _' _ _ _ _ _ .

CIRAD-DIST R r Pt' DU QL'E l'F.~ '"· ~ 1 ~


Unité bibliothèque 1111111111111111111111111111111111111111111111111111111
Lavalette *000094326*
Avant-propos

Au Cameroun, malgré l'importance des acquis de la recherche agronomique dans le


domaine de la cacaoculture (Petithuguenin, 1993), le modèle technique de référence
proposé aux producteurs de cacao s'avère aujourd'hui inadapté au nouvel
environnement socio-économique des exploitations agricoles.

D'une part, les itinéraires techniques mis au point par la recherche sont
essentiellement basés sur l'intensification des pratiques culturales et sur la
monoculture. Ils ne sont mis en œuvre que par une minorité d'exploitants qui
disposent de moyens financiers, techniques et humains suffisants alors que la
majorité des producteurs de cacao souhaite au contraire limiter le risque dans un
contexte libéralisé, caractérisé par la volatilité des cours mondiaux, une plus faible
disponibilité en facteurs de production et une baisse de productivité des cacaoyères.

D'autre part, les recommandations de la recherche agronomique apparaissent peu


adaptées aux nouvelles stratégies des planteurs de cacaoyers qui privilégient
souvent, dans un souci de diversification ou de reconversion, d'autres cultures. Ces
dernières peuvent être des cultures vivrières pour les besoins alimentaires de la
famille et la satisfaction de la demande urbaine, ou des cultures de rente plus
rémunératrices dont les contraintes correspondent mieux à leurs possibilités
techniques et financières, comme les cultures fruitières ou celle du palmier à huile
(Losch et al., 1991 ; Temple, 1995; Allary, 1996).

Enfin, aucune étude n'a permis de préciser la rentabilité des pratiques intensives en
cacaoculture, ni leur niveau d'adaptation dans les systèmes de production paysans.
Il est donc aujourd'hui difficile de faire des recommandations ciblées à l'exploitation.

Face à cette situation, l'Institut de recherche agricole pour le développement - trad -


et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le
développement - Cirad - participent, depuis 2003, au projet de coopération
scientifique régionale intitulé « Mise au point de systèmes de cacaoculture
compétitifs et durables en Afrique» financé par le Fonds solidaire de priorité du
Ministère des affaires étrangères français - projet Fsp 2000-137 - en menant une
opération de recherche appelée « Intensification raisonnée du verger de cacaoyers
camerounais par l'identification de systèmes de production compétitifs et durables».

L'objectif de cette opération de recherche est de contribuer à l'amélioration des


systèmes de cacaoculture dans le bassin de production du Centre Cameroun.

La mise au point de systèmes de cacaoculture compétitifs et durables permettant


l'intensification et la rénovation des cacaoyères, tout en étant adaptés au contexte
agronomique et socio-économique de chaque zone de production, apparaît en effet
comme une alternative pour mieux répondre aux besoins des producteurs.

La première étape de l'opération de recherche a consisté en un diagnostic de la


situation qui prévaut actuellement dans le bassin de production du Centre
Cameroun, en fonction de la diversité des zones.
2

Pour ce faire, une étude a été conduite en 2003 dans quatre zones de production de
la province du Centre où 1 428 exploitants agricoles ont été enquêtés afin de
collecter les données nécessaires aux travaux de recherche devant être menés
ultérieurement pour identifier les systèmes de cacaoculture les plus performants.

Le but de ce document est donc de restituer l'intégralité des résultats de l'enquête.

Après avoir exposé les objectifs et la méthodologie du projet de recherche dans


lequel s'inscrivent les travaux réalisés au Centre Cameroun par l'lrad et le Cirad, les
caractéristiques de la cacaoculture nationale et les enjeux de l'opération de
recherche sont rappelés. La méthodologie retenue pour réaliser l'enquête est ensuite
développée, avant la présentation des résultats, sous forme de tableaux et de
graphiques accompagnés de quelques commentaires.

La finalité de ce rapport est de valoriser les données collectées dans le cadre du


projet, qu'il s'agisse des caractéristiques des exploitations à base de cacaoyer ou de
celles des systèmes de cacaoculture, en les rendant disponibles pour les structures
d'encadrement, les structures de recherche et les différents intervenants en milieu
rural et ce, pour favoriser une meilleure approche de ce dernier et une meilleure
prise en compte des besoins et des attentes des producteurs.
3

Sommaire
Page

Avant-propos 1

Introduction 5

Objectifs et méthodologie du projet 7

Présentation de la cacaoculture camerounaise 9

Enjeux de l'opération de recherche 12

Matériels et méthodes 15

Caractéristiques de la province du Centre 17

Caractéristiques des zones d'étude 19

Organisations paysannes partenaires 22

Modalités de réalisation de l'enquête 23

Analyse des résultats 25

Résultats et conclusion 29

Caractérisation des producteurs de cacao 31


Age 31
Origine 32
Niveau scolaire 32

Caractérisation des facteurs de production 33


Superficie des exploitations à base de cacaoyer 33
Origine du foncier 34
Cellule familiale 35
Main-d'œuvre familiale 35
Types de main-d'œuvre 36
Equipement 38

Caractérisation de l'assolement 40
Superficie moyenne exploitée 40
Cultures pratiquées 41
Superficie en cacaoyer 43
Superficie en cultures vivrières 44
Superficie des autres cultures 45
4

Caractérisation du verger de cacaoyers 47


Nombre de cacaoyères 47
Temps de parcours 47
Précédent cultural 48
Age 48
Superficie 49
Régénération 50
Extension 51
Densité de plantation 51
Origine du matériel végétal 52
Techniques de mise en place 53
Ombrage 53
Production 54
Rendement 55
Etat phytosanitaire 56

Caractérisation de l'itinéraire technique 57


Désherbage 57
Récolte sanitaire 59
Taille 60
Traitements phytosanitaires 61
Nombre d'heures de travail quotidien par activité 63
Nombre d'heures de travail par hectare et par activité 63
Coût de la main-d'œuvre salariée 67
Coût des produits phytosanitaires 70
Récolte 71
Ecabossage 76
Fermentation 79
Séchage 81
Commercialisation 83
Revenus 85

Typologie des producteurs de cacao par zone d'étude 87


Département du Mbam et Kim (Talba) 88
Département du Mbam et lnoubou (Bokito) 90
Département de la Lékié (Zima) 92
Département du Nyong et So'o (Ngomedzap) 94
Province du Centre 96

Conclusion 98

Bibliographie 101

Annexe 1 : Questionnaire d'enquête 103


Annexe 2 : Localisation des zones enquêtées 111
Introduction
1 .
7

Objectifs et méthodologie du projet

En zone tropicale humide d'Afrique, les systèmes de production à base de cultures


pérennes présentent un grand intérêt pour la lutte contre la pauvreté, pour l'intégration
économique et la stabilité du monde rural, pour l'équilibre des économies nationales et
pour la gestion durable des ressources naturelles.

Par conséquent, ces systèmes de production font l'objet d'une attention renouvelée de
la part des décideurs.

Parmi ces systèmes, ceux à base de cacaoyer sont particulièrement suivis en raison :
• de leur poids important dans les économies nationales et dans la société de
plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest et d'Afrique centrale, en particulier en Côte
d'ivoire, au Ghana, au Togo, au Nigeria et au Cameroun;
• de leur facile adoption par les petits producteurs disposant de budgets limités ;
• de l'aptitude du cacaoyer à être associé avec d'autres cultures - vivrières et
fruitières notamment - et à être cultivé sous un ombrage forestier partiel ;
• de la croissance de la demande en cacao de bonne qualité dans la plupart des
pays consommateurs ;
• des incertitudes qui pèsent sur l'avenir de la production cacaoyère mondiale :
effondrement de la production au Brésil et en Malaisie, grandes endémies,
incertitudes en Asie, difficultés pour le renouvellement des plantations.

Jusqu'à présent, l'augmentation de la production de cacao a résulté de l'accroissement


des surfaces, en particulier par l'établissement de nouvelles plantations en zone
forestière après défriche-brûlis, sur «fronts pionniers», dont l'effet compensait
largement celui du vieillissement des vergers.

Or, dans les principaux pays producteurs africains - notamment en Côte d'ivoire, au
Ghana et au Nigeria - les réserves forestières accessibles sont désormais réduites,
voire quasi inexistantes, au point qu'il apparaît impossible à ces pays de maintenir
leurs niveaux de production et leurs parts de marché par de nouvelles extensions de
leurs vergers sur des terres vierges.

Le maintien des niveaux de production actuels implique donc la transformation des


systèmes de cacaoculture, basés auparavant sur le développement de fronts
pionniers, vers des systèmes viables et stabilisés, et cette transformation est à réussir
en dépit du contexte actuel de dégradation des conditions naturelles de production :
assèchement climatique, dégradation des sols, invasion des jachères par des plantes
adventices résistantes, prolifération des maladies et des ravageurs.
8

La finalité du projet de coopération scientifique régionale est de mettre au point des


systèmes de cacaoculture compétitifs et durables, en Afrique de l'Ouest et du Centre,
grâce à des études et à des opérations de recherche-action conduites en milieu
paysan.

Les pays producteurs de cacao concernés par ce projet sont, d'ouest en est, la Côte
d'ivoire, le Ghana, le Togo, le Nigeria et le Cameroun.

Dans chaque pays, le projet s'intéresse :


• aux facteurs limitant la « sédentarisation » de la cacaoculture et la durabilité des
plantations ;
• à la mise au point d'innovations appropriées ;
• à la promotion de ces innovations aux échelles locale et régionale.

Pour atteindre ces objectifs, la méthodologie d'intervention choisie par le projet


consiste à déléguer la réalisation d'études et d'expérimentations aux institutions
publiques ou privées intervenant déjà dans les pays concernés.

La cohérence entre les propositions retenues est assurée par :


• une démarche commune : la recherche-action ;
• une identification préalable des thématiques de recherche ;
• une animation scientifique des différentes propositions par la cellule de coordination
régionale du projet, basée à Accra, au Ghana.

Plus particulièrement, les objectifs du projet sont :


• produire et valoriser des connaissances sur les dynamiques agricoles en cours dans
les exploitations à base de cacaoyer - replantation, substitution et/ou diversification -
et dans les zones de production ;
• mettre en place des réseaux d'expérimentations participatives chez les producteurs
de cacao afin de valider des solutions identifiées en partenariat ;
• sensibiliser et former les chercheurs des pays du Sud d'une part, aux méthodes
d'approche systémique et pluridisciplinaire de la production de cacao et d'autre part,
aux méthodes de recherche participative ;
• développer et animer un partenariat régional et multi institutionnel favorisant les
échanges entre les pays et entre des opérateurs de nature différente mais contribuant
tous au développement rural en zone forestière - centres nationaux de recherche,
organisations non gouvernementales, organisations de producteurs, services de
vulgarisation.

La préoccupation première du projet est la compréhension des situations puis la mise


au point de solutions aux problèmes identifiés. Ces solutions, définies avec les
producteurs, seront adaptées au contexte agro-socio-économique de chaque zone de
production.

Les producteurs sont donc les premiers bénéficiaires du projet.


9

Présentation de la cacaocu/ture camerounaise

Le Cameroun est un pays producteur de cacao depuis le début du xxe siècle. Les
premières introductions du cacaoyer y sont réalisées vers 1892 par les Allemands à
partir de Sâo Tomé et Principe où du matériel végétal Amelonado, importé dès le
XVIe siècle par les Espagnols, est présent (Champaud, 1966; Assoumou, 1977).

Au lendemain de l'indépendance, comme dans de nombreux pays d'Afrique de


l'Ouest et d'Afrique centrale, le rôle du cacao dans le développement du Cameroun
est redéfini autour de trois objectifs : procurer des devises au pays, fournir un revenu
à l'Etat et augmenter le revenu des populations rurales. En raison des enjeux
économiques qu'elle représente, la cacaoculture fait l'objet d'un interventionnisme de
l'Etat d'autant plus accrû que les cours mondiaux demeurent élevés. De 1962 à
1987, les exportations de cacao camerounaises passent de 80 000 t à 130 000 t
(Varlet, 2000). Les maladies et les parasites du cacaoyer sont considérés comme
des fléaux nationaux et des moyens de lutte importants sont engagés .
L'encadrement des exploitants se traduit notamment par la mise à disposition de
matériels de traitement et de produits phytosanitaires subventionnés (Assoumou-
Mba, 1981).

A la fin des années 80, à l'instar d'autres plantes pérennes tropicales comme le
caféier Robusta (Jagoret et Descroix, 2002), le processus de libéralisation dans
lequel est engagée l'économie mondiale, concomitant aux effets de la crise des
cours internationaux, montre les limites du modèle de développement de la
cacaoculture qui prévalait jusqu'à présent.

Le désengagement des pouvoirs publics de l'appui au secteur rural entraîne en


particulier l'effondrement des organismes parapublics de développement agricole et
des coopératives para-administratives, la suppression des subventions accordées
aux producteurs de cacao pour l'achat des intrants et la désorganisation de la
distribution de ces derniers (Alary, 1996; Varlet, 2000).

La libéralisation de la filière cacao laisse le contrôle des maladies et des ravageurs à


la charge des exploitants qui, en général, ne disposent pas de moyens financiers
suffisants pour mettre en œuvre la lutte phytosanitaire. A partir de janvier 1994, la
dévaluation du franc CFA entraîne par ailleurs le renchérissement du coût des
équipements et des produits phytosanitaires.

Aujourd'hui, la production moyenne de cacao du Cameroun oscille autour de


105 000 t par an. Elle est caractérisée par de fortes fluctuations liées aux variations
des cours mondiaux et des prix bord-champ: de 88 660 t en 2001-2002, elle passe à
125 908 t à la campagne suivante (Anon., 2003).

La cacaoculture continue cependant de jouer un rôle essentiel dans la constitution du


revenu monétaire des populations rurales du Cameroun et dans le développement
d'échanges monétaires dans les zones de production, y compris dans les secteurs
éloignés des axes routiers et des centres urbains.
10

L'exportation du cacao, en fèves ou en produits semi-transformés, contribue


également à l'équilibre de la balance commerciale du pays. Avec le café, le cacao
représente 2 % du produit intérieur brut national et, au cours des dernières années,
les exportations de ces deux produits ont représenté près de 28 % des exportations
non pétrolières - le café représentant environ 30 % de ces recettes et le cacao
exporté en fèves ou en produits semi-transformés, environ 70 % (Anon., 2001). Bien
que le poids direct de ces secteurs demeure minime au regard des recettes
budgétaires totales de l'Etat camerounais, il est important en ce qui concerne sa
contribution aux revenus du monde rural: environ 110 milliards de francs CFA par an
ont été redistribués à près de 600 000 exploitants lors des dernières campagnes.

Le verger de cacaoyers camerounais s'étend sur environ 400 000 hectares et il est
relativement âgé (Anon., 2001). Il est en effet constitué d'environ 50 % de plantations
de plus de 30 ans localisées surtout dans le Centre et le Sud du pays où 40 % du
verger a été planté avant 1950.

Les unités de production sont en général de petite taille, entre 1,5 et 3 hectares en
moyenne et les rendements en cacao marchand sont faibles : moins de 300 kg par
hectare. Les variétés sélectionnées sont peu cultivées et les systèmes de
cacaoculture sont le plus souvent extensifs, caractérisés par un faible investissement
en travail ou en intrants par unité de surface.

Ce constat global doit être toutefois nuancé selon les deux grandes régions de
production de cacao du Cameroun : le Centre et le Sud-Ouest (figure 1).

Le Centre est constitué par les provinces du Centre et du Sud, mais aussi par le
département de la Sanaga Maritime dans la province du Littoral et, plus à l'est, par le
département du Boumba et Ngoko, zone marginale favorable à la cacaoculture. Le
Centre était le principal bassin de production de cacao du Cameroun jusqu'à la fin
des années 70 (Champaud, 1966). Les cacaoyères y sont généralement conduites
sous un important ombrage constitué d'arbres forestiers et d'arbres fruitiers, avec un
travail d'entretien minimum et un faible recours aux pesticides (Losch et al., 1991).

Le Sud-Ouest regroupe la province du Sud-Ouest et le centre du département du


Moungo, dans la province du Littoral. Profitant de conditions pédo-climatiques
beaucoup plus favorables qu'au Centre mais également propices à la pourriture
brune des cabosses, les exploitants du Sud-Ouest conduisent leurs vergers de
cacaoyers sous un ombrage permanent limité à la présence d'arbres fruitiers et
utilisent de manière presque systématique des produits fongicides et insecticides
(Losch et al., 1991).

Les rendements des cacaoyères du Sud-Ouest sont en conséquence beaucoup plus


élevés que ceux des cacaoyères du Centre. Ils sont compris entre 900 kg et 1 200 kg
de cacao marchand par hectare en conduite intensive du verger et de l'ordre de
600 kg par hectare en conduite semi-intensive alors qu'ils oscillent entre 1OO kg et
250 kg de cacao marchand par hectare au sud de Yaoundé et au Centre-Est, et
entre 250 kg et 500 kg par hectare dans la Lékié et le grand Mbam (Varlet et Berry,
1997).
11

Figure 1 : Localisation des deux principaux bassins de production de cacao du


Cameroun.

J
'
j

ht 0 f
., fr a

D PRINCIPE l!AAl'\N
... ~

\t.f:V Bassin de production de cacao:


~f!<~,
1 =Centre ; Il =Sud-Ouest

Les deux bassins de production de cacao du Cameroun connaissent également des


évolutions différentes.

Au Sud-Ouest, la production augmente régulièrement de 7 % par an et représente


aujourd'hui environ 30 % de la production nationale contre 10 % dans les années 50.
Au contraire, celle du Centre régresse depuis les années 70 avec des tendances
différentes selon les départements : hausse dans le grand Mbam, stabilité dans la
Lékié, fortes baisses dans la grande Mefou, le Nyong et So'o, le Dja et Lobo et la
vallée du Ntem (Anon., 2001) .

En termes de perspectives, le bassin du Sud-Ouest présente encore un bon potentiel


de croissance grâce à des réserves foncières situées vers la frontière du Nigeria, au
Moungo et dans le Haut-Nkam, à sa dynamique migratoire, à la bonne qualité de ses
sols et à une bonne maîtrise des techniques culturales. La principale contrainte des
producteurs de cacao reste toutefois l'accès à des fongicides à des prix et à des taux
de crédit acceptables.
12

En revanche, la majeure partie du bassin du Centre est en récession . La seule


région où est observée depuis plusieurs années une forte dynamique d'expansion de
la cacaoculture, avec un accroissement de la surface cultivée et un afflux de main-
d'œuvre, est le département du Mbam et Kim (Losch et al., 1991).

Enjeux de l'opération de recherche

Dans un contexte national libéralisé sans prix garanti aux producteurs de cacao, la
première séquence de la libéralisation, de 1996 à 1998, a permis une bouffée
d'oxygène aux exploitants camerounais (Varlet et Berry, 1997 ; Ruf, 2000).

De 1999 à 2000, la période de déprime du marché mondial qui a suivi a, au


contraire, remis en cause la rentabilité de la cacaoculture. Les risques auxquels sont
confrontés les producteurs de cacao ont été accentués sans qu'ils aient les moyens
de les gérer en raison de la disparition des structures de financement et
d'encadrement technique.

La gestion en régie des populations de ravageurs et des maladies, qui a pris fin avec
la libéralisation de la filière cacao , a laissé la lutte phytosanitaire à la charge des
exploitants. Ceux-ci sont généralement peu informés des recommandations de la
recherche agronomique et il leur est souvent difficile de les mettre en œuvre, le coût
de l'équipement d'application et des produits phytosanitaires dépassant leurs
moyens financiers dans la plupart des cas. Cette situation a, en particulier, engendré
une forte recrudescence des ravageurs et des maladies dans les cacaoyères.

Socialement, la chute de revenu des producteurs de cacao s'est traduite par une
diminution de leur niveau de vie et de leur capacité d'épargne. La baisse de
trésorerie des exploitations a mis en péril la protection des familles rurales en
réduisant leur accès à la santé et à l'éducation.

La conséquence majeure de cette situation, perceptible surtout dans les régions où


la dynamique de la cacaoculture s'est essoufflée, est un appauvrissement des
producteurs de cacao et plus globalement une paupérisation des populations des
zones dont l'économie repose sur cette spéculation.

Par ailleurs, l'évolution de l'environnement socio-économique des exploitations


agricoles et la complexité de la conjoncture actuelle, dont les facteurs sont en
général exogènes au milieu rural, ont entraîné une recomposition du système
agraire.

Les producteurs de cacao ont en effet souvent adopté de nouvelles stratégies


privilégiant la diversification et parfois la reconversion vivrière, maraîchère ou fruitière
(Losch et al., 1991 ; Temple, 1995 ; Allary, 1996).

Les importantes fluctuations annuelles des tonnages de cacao commercialisés au


Cameroun traduisent également une remise en cause des systèmes de
cacaoculture, qu'ils soient intensifs ou extensifs.
13

La chute de productivité du verger de cacaoyers du bassin de production du Centre


est, en particulier, la conséquence de son vieillissement non compensé par une
régénération à grande échelle des plantations et par une intensification des
techniques culturales. Exception faite de la zone du grand Mbam, les producteurs de
cacao du Centre Cameroun sont aujourd'hui confrontés à un épuisement de leur
verger, amplifié par celui des sols et par l'absence de fertilisation.

Cette situation met ainsi en évidence les limites d'un développement extensif de la
cacaoculture basé uniquement sur la fertilité des sols après défriche forestière (Rut,
1987). La régression des rendements des cacaoyères montre aussi que le modèle
d'intensification proposé par la recherche agronomique s'avère dans bien des cas
inadapté au nouveau contexte socio-économique de la cacaoculture familiale et aux
nouvelles stratégies des exploitants.

Les finalités du projet de coopération scientifique régionale étant d'une part, la lutte
contre la pauvreté à travers l'amélioration du revenu des producteurs de cacao et
d'autre part, la préservation de l'environnement en zone forestière, l'opération de
recherche conduite au Cameroun sur l'étude des systèmes de cacaoculture repose
donc sur deux hypothèses de travail.

La première hypothèse est que l'identification de systèmes de cacaoculture


compétitifs et durables, à travers la compréhension des pratiques culturales
actuelles, puis l'analyse de leurs performances technico-économiques, aura un
impact significatif sur l'objectif poursuivi. Le diagnostic agronomique réalisé à
l'échelle des différentes zones du bassin de production du Centre permettra ainsi
d'identifier les facteurs à l'origine de la limitation de la production.

La seconde hypothèse est que la modélisation du fonctionnement des principaux


systèmes de cacaoculture et la simulation d'innovations endogènes ou exogènes
seront, ensuite, particulièrement utiles. Elles donneront des résultats utilisables
beaucoup plus rapidement que l'expérimentation de nouvelles techniques culturales
qui, dans le cas des plantes pérennes comme le cacaoyer, requiert plusieurs
années.

Ceci favorisera une meilleure compréhension de la situation et les enseignements


qui en seront tirés seront directement utilisables par les producteurs de cacao et les
services agricoles qui les encadrent.
Matériels et méthodes
17

L'enquête réalisée en 2003 dans le cadre de l'opération de recherche


« Intensification raisonnée du verger de cacaoyers camerounais par l'identification de
systèmes de production compétitifs et durables» a été conduite dans le bassin de
production du Centre et plus particulièrement dans la province du Centre où quatre
zones d'étude différenciées ont été identifiées.

La province du Centre regroupe en effet la plupart des thématiques ciblées par le


projet. Elle présente à la fois des zones post-pionnières de production stabilisée, des
zones sénescentes de cacaoculture et une zone de « front pionnier ».

Caractéristiques de la province du Centre

Comme son nom l'indique, la province du Centre est située à l'intérieur du


Cameroun, entre 3° et 6° de latitude Nord et entre 10° et 14° de longitude Est. Elle
couvre 68 942 km 2 , soit 14,7 % du territoire national, pour une population de
2 285 025 habitants en 1995. Son étendue et son poids démographique en font la
seconde province du pays (tableau 1).

Tableau 1 : Organisation administrative et répartition de la population de la province


du Centre en 1995.

Départements Chefs-lieux Population Superficie Densité


en 1995 (km2 ) (hab./km 2)
Mfoundi Yaoundé 973 432 256 3 802
Mefou et Afamba Mfou 120 791 3 338 36
Mefou et Akono Ngoumou 76 709 1 370 56
Nyong et So'o Mbalmayo 132 871 3 580 37
Nyong et Mfoumou Akonolinga 122 233 6170 20
Nyong et Kellé Eséka 135 945 6 360 21
Haute Sanaga Nanga-Eboko 107 395 11 850 9
Mbam et Kim Ntui 77 421 25 960 3
Mbam et lnoubou Ba fia 205 834 7125 29
Lékié Monatélé 332 394 2 990 111
Province du Centre 2 285 025 68 942 33
Source: Anon ., 2000

La province du Centre est localisée sur le plateau sud camerounais dont l'altitude
oscille entre 650 m et 900 m. Ce plateau est une succession de collines et
d'interfluves, entaillé à l'ouest par la Sanaga et le Nyong, les deux principaux fleuves
du Cameroun.
18

Trois grandes zones de relief peuvent être distinguées (Anon., 2000):


• à l'ouest de la boucle du Dja, la partie occidentale de la province présente un relief
accidenté constitué essentiellement de gneiss. Ce relief est caractérisé par des
collines aux versants abrupts, des massifs et des chaînons montagneux culminant
parfois à plus de 1 000 m comme le Mbam Minkoum : 1 275 m. Vers l'ouest, où se
renforce le caractère accidenté et confus du relief, le plateau domine les basses
terres côtières par un rebord abrupt ;
• la partie orientale du plateau sud camerounais est une pénéplaine au relief
généralement calme où prédominent schistes et micaschistes. Les collines y sont
rares et les rivières importantes comme le Nyong y serpentent souvent dans de
larges vallées marécageuses;
• dans la partie septentrionale, au nord de la Sanaga, les vastes dépressions du
Djerem et du Mbam alternent avec les massifs granitiques constituant des avancées
de !'Adamaoua - massifs de Yoko.

Sur le plan climatique, la province du Centre est soumise au climat équatorial de type
guinéen, caractérisé par un régime pluviométrique bimodal avec une petite saison
des pluies de mars à juin et une grande saison pluvieuse d'août à novembre.

La zone forestière, située au sud du parallèle 4°30', présente une accentuation des
caractéristiques de la zone côtière comprise entre le rivage et le bord du plateau sud
camerounais (tableau 2). La pluviosité y est moins forte - 1 500 mm pour 2 000 à
3 000 mm par an le long de la côte - et la saison sèche de décembre à février est
davantage marquée et plus longue (Champaud, 1966).

Tableau 2: Caractéristiques climatiques des principales stations météorologiques de


la province du Centre.

Température Pluviosité
Stations Latitude Longitude Altitude moyenne moyenne
(m) annuelle (°C) annuelle (mm)
Yaoundé 3°50' 11°32' 783 23,8 1 590
Akonolinga 3°46' 12°15' 670 24,3 1 896
Nanga-Eboko 4°41' 12°22' 624 24,9 1 496
Eséka 3°37' 10°47' 423 26,3 2 236
Bafia 4°44' 11°15' 499 25,4 1 405
Yoko 5°32' 12°19' 1 031 22,2 1 781
Source : Anon., 1994

Ce climat guinéen présente trois variantes (Anon., 2000) :


• le type maritime, ou climat « kribien », qui règne sur le département du Nyong et
Kellé. Il se caractérise par l'abondance des précipitations - plus de 2 000 mm à
Eséka - et la brièveté de la saison sèche ;
• le climat « yaoundéen » qui règne sur la partie méridionale de la province, au sud
du 5e parallèle. Il se caractérise par des températures atténuées par l'altitude et par
des précipitations modérées. La température moyenne annuelle est de 23°C et les
précipitations annuelles avoisinent 1 600 mm ;
• au nord du 5e parallèle, le climat guinéen se dégrade et évolue vers un climat de
type guinéen soudanien: la petite saison sèche tend à s'estomper alors que la
grande saison sèche dure quatre mois.
19

Sur le plan pédologique, la province du Centre est dominée par des sols ferralitiques
tropicaux, jaunes à l'ouest et rouges à l'est, qui se dégradent rapidement en
l'absence de couvert forestier (Santoir et Bopda, 1995). Ces sols sont argileux, très
poreux et très pauvres en humus et en éléments nutritifs.

Un gradient pédoclimatique est également observé du nord au sud . Les sols du


Mbam, zone de pré-savane, sont moins désaturés qu'au sud de Yaoundé et la
pluviométrie y est plus faible.

Caractéristiques des zones d'étude

Les quatre zones d'étude retenues en province du Centre pour mener l'enquête sont,
du nord au sud , les suivantes (figure 2) :
• Talba - département du Mbam et Kim. Le Mbam et Kim est une zone de « front
pionnier » avec un processus de colonisation et d'extension du verger de cacaoyers
entamé il y a plus d'une vingtaine d'années et alimenté par un fort mouvement
migratoire. Les cacaoyères y sont jeunes et leur productivité y est plus élevée
qu'ailleurs ;

Figure 2 : Localisation des zones d'étude du projet FSP 2000-137 au Centre


Cameroun.

ht 0f
fr a
:1 Campo

Bata,._~

D PRINCIPE

Zones d'étude : T= Talba ; B = Bokito ; Z = Zima ; N = Ngomedzap


20

• Bokito - département du Mbam et lnoubou . Bien que caractérisée par des


conditions pédoclimatiques limitantes pour le cacaoyer, cette zone de cacaoculture
présente une dynamique qui lui est propre, marquée en particulier par l'installation
d'une partie du verger de cacaoyers sur savane et par une intensification des
pratiques culturales ;
• Zima - département de la Lékié. Il s'agit d'une zone « post-pionnière » où la
production de cacao est stabilisée, voire en déclin, suite au vieillissement du verger
de cacaoyers, concomitant à la baisse de fertilité des sols et à la disparition des
ressources forestières en raison notamment d'une forte pression foncière due à une
densité de population élevée : 111 hab./km 2 ;
• Ngomedzap - département du Nyong et So'o. Située au sud de Yaoundé, cette
zone est caractérisée par une densité de population plus faible que dans le
département de la Lékié - 37 hab./km 2 - , par des vergers de cacaoyers sénescents
dont les rendements sont peu élevés, et par des itinéraires techniques globalement
extensifs.

Les critères de sélection de ces quatre zones d'étude répondent aux objectifs du
projet de coopération scientifique régionale d'une part, de focaliser les actions de
recherche sur les zones post-pionnières de production de cacao stabilisée et les
zones de cacaoculture sénescente où les conditions de renouvellement des
cacaoyères sont particulièrement préoccupantes et d'autre part, de réaliser un
diagnostic dans une zone pionnière afin de couvrir l'ensemble du continuum des
situations en cacaoculture.

Outre leur différenciation liée aux systèmes de cacaoculture, ces zones d'étude sont
également différentiables par leur densité de population (tableau 1) et par leurs
conditions de milieu - pluviométrie, relief, végétation, pédologie - (tableau 3).

Le département du Mbam et Kim a la densité de population la plus faible de la


province du Centre - 3 hab./km 2 - alors que celui de la Lékié est le plus peuplé : 111
hab./km 2 . Les départements du Mbam et lnoubou et du Nyong et So'o présentent,
quant à eux, une densité de population intermédiaire avec respectivement 29 et
37 hab./km 2 .

En ce qui concerne la végétation , celle-ci est stratifiée, du nord au sud de la province


du Centre, de la façon suivante (Anon. , 2000) :
• le département du Mbam et lnoubou et une grande partie de celui du Mbam et Kim
sont assimilés à la zone post-forestière où la forêt, fortement défrichée pour les
cultures, demeure le long des cours d'eau et sur les crêtes des collines alors que la
savane arborée riche en lmperata cylindrica occupe le reste du territoire ;
• dans le département de la Lékié, la forêt devient semi-décidue, riche en celtis et en
sterculiacées, et la végétation est influencée par les défrichements ;
• le département du Nyong et So'o, où l'influence de la forêt congolaise est fortement
ressentie, est principalement occupé par la forêt humide, hémi-ombrophile à
sterculiacées.
21

Tableau 3: Caractéristiques des zones d'étude du projet Fsp 2000-137.

Zones d'étude Talba Bokito Zima Ngomedzap


Pluviométrie De 1 500 De 1 300 De 1 400 de 1 700
moyenne à 1 600 mm à 1 500 mm à 1 500 mm à 1 800 mm
annuelle
Modelé - Collines et - Petites collines - Collines et - A l'ouest : hautes
plateaux surbaissées et plateaux collines complexes
fortement plateaux fortement à sommets
ondulés légèrement ondulés supérieurs à
- Plaine alluviale ondulés - Collines 900 m
de la Sanaga - Plaine à relativement - A l'est : collines
thalwegs très peu accidentées largement
marqués, réseau - Plaine ondulées
diffus et souvent faiblement
marécageux ondulée avec
larges bas-fonds
Végétation - Paysages - Savane - Paysages - A l'ouest : forêt
forestiers arbustive à forestiers dense
domestiqués et raphia les domestiqués et sempervirente
cultures - Forêt-galeries cultures - A l'est : forêt
arbustives - Savane arbustives mixte dégradée
- Savane herbacée à
herbeuse ou hypparthénia,
arbustive, forêt cypéracées ou
dégradée graminées
- Zones diverses
d'inondation à
raphiales
Nature du -Sols - Sols faiblement -Sols -A l'ouest :
sol/sols ferrallitiques désaturés ferrallitiques rochers nus, sols
dominants moyennement rajeunis moyennement peu évolués
désaturés, - Sols faiblement désaturés, lithiques,
appauvris, faciès désaturés appauvris, ferrallitiques
ocre rajeunis, faciès ocre fortement
- Sols peu appauvris et -Sols désaturés,
évolués, hydromorphes ferrallitiques typiques ou
d'apport moyennement rajeunis,
hydromorphe désaturés avec ocre à jaune
- Sols érosion et -A l'est : sols
hydromorphes remaniement, ferrallitiq ues
minéraux variés faciès ocre fortement
-Sols désaturés, faciès
ferrallitiques jaune-rouge,
moyennement ocre et jaune
désaturés, en bas de pente
faciès jaune,
hydromorphes de
bas-fonds
Source : Santoir et Bopda, 1995
22

Pour ce qui est de la pédologie, trois grands types de terres, dont la fertilité diminue
lorsqu'on passe, du nord au sud, de la zone de savane à la zone forestière, peuvent
être distingués (Ambassa-Kiki et Mvondo Zé, 2001):
• les terres jaunes des savanes péri-forestières. Elles concernent principalement la
zone de transition forêt-savane localisée dans le département du Mbam et lnoubou
et dans une partie du département du Mbam et Kim. Ces terres sont parfois peu
profondes. Elles sont bien drainées et présentent généralement une nappe de
gravats à une profondeur variable. Leurs propriétés chimiques sont bonnes en
dehors de leur faible teneur en matière organique. Par contre, elles sont bien
pourvues en potassium et elles peuvent permettre de bons rendements en ce qui
concerne les cultures de tubercules et d'arachide. Les terres de bas-fonds à surface
sableuse peuvent être cependant appauvries ;
• les terres rouges moyennement désaturées sur roches acides. Elles sont
localisées dans le département de la Lékié et dans une partie de celui du Mbam et
Kim - Ntui. Ce sont des terres profondes et bien drainées. Leurs propriétés
chimiques sont comparables à celles des terres jaunes des savanes péri-forestières ;
• les terres fortement désaturées rouges et jaunes. Elles sont présentes dans le
département du Nyong et So'o. Ce sont des terres de très faible valeur agricole.
Elles sont en général très profondes et bien drainées, avec parfois un horizon
gravillonnaire ou une cuirasse ferrugineuse à faible profondeur. Elles ont une acidité
élevée qui accentue leur pauvreté en bases échangeables. Ces sols sont
pratiquement pauvres en tous les éléments nutritifs et ils nécessitent d'importants
apports d'engrais. Les terres des bas-fonds sont plus acides et plus appauvries.

Organisations paysannes partenaires

Le choix des zones d'étude a été aussi guidé par l'existence, localement,
d'organisations de producteurs de cacao viables, volontaires et susceptibles de
devenir les interlocuteurs privilégiés des chercheurs impliqués dans l'opération de
recherche.

En effet, la démarche de recherche participative, préconisée dans le cadre du projet


de coopération scientifique régionale, a pour but de mettre en synergie les
connaissances des producteurs avec celles des scientifiques.

L'hypothèse est que l'implication des organisations de producteurs de cacao dans les
travaux de recherche permettra une identification des contraintes plus pertinente et
la mise au point d'innovations mieux adaptées et transférables plus rapidement en
milieu paysan.

Par conséquent, l'identification d'organisations de producteurs de cacao capables,


par leur niveau de structuration et par leur dynamisme, d'être associées à l'opération
de recherche a été l'un des critères principaux de choix des zones d'étude.

Au Cameroun, beaucoup de producteurs de cacao sont regroupés en Groupements


d'initiative commune - Gic -, en unions de Gic, puis en fédérations et en
confédérations.
23

La sélection préalable puis les premiers contacts avec les organisations de


producteurs de cacao, partenaires potentiels du projet, ont été organisés en février-
mars 2003, avec l'appui des agents du projet d'Appui aux stratégies paysannes et à
la professionnalisation de l'agriculture - Asppa -, financé par la Coopération
française. Ce projet a notamment permis l'émergence et la structuration de
nombreuses organisations paysannes dans la province du Centre. Dans la filière
cacao, ses efforts ont particulièrement porté sur le conditionnement des fèves, la
commercialisation groupée du produit, l'approvisionnement collectif en intrants et le
traitement phytosanitaire du verger de cacaoyers (Anon., 2001b).

Six unions de Gic, appartenant à trois fédérations de producteurs de cacao, et


regroupant 69 Gic - soit 4 189 producteurs en 2003 -, ont ainsi été identifiées et ont
collaboré à l'enquête (tableau 4).

Tableau 4: Organisations de producteurs de cacao impliquées dans le projet Fsp


2000-137 en 2003.

Zones d'étude Fédérations Unions


Talba Ugicats
14 Gic et 1 200 producteurs
Bokito Fuprocam Ugicaked 1 Ugicabo
4 Gic et 114 producteurs 17 Gic et 950 producteurs
Zima Fuprocale Ugiplacale
24 Gic et 1 592 producteurs
Ngomedzap Fuprocan Ugiset j Ugicaabo
5 Gic et 213 producteurs 5 Gic et 120 producteurs

Modalités de réalisation de l'enquête

L'élaboration du questionnaire d'enquête destiné à caractériser les systèmes de


cacaoculture dans la province du Centre a été effectuée en février-mars 2003.

La grille d'enquête a été testée auprès de plusieurs producteurs de cacao du


département de la Lékié afin de valider sa pertinence avant son utilisation à grande
échelle.

Trois parties composent le questionnaire qui a servi de base à l'enquête (annexe 1) :


• partie 1 : identification et caractérisation de l'exploitant. Les informations
demandées ont concerné le nom et la localisation du producteur de cacao, son
ethnie, son âge, son niveau scolaire. Les facteurs de production - main-d'œuvre,
tenure de la terre, équipement - et l'assolement de l'exploitation ont aussi été
renseignés - superficies par culture - ;
• partie 2 : caractérisation du système de cacaoculture et définition de l'itinéraire
technique appliqué par l'exploitant. Il s'est agi dans un premier temps de préciser les
spécificités du verger de cacaoyers - nombre de parcelles, superficie, âge, origine
du matériel végétal, production, ombrage, etc.-, et de faire évaluer son état sanitaire
par l'exploitant.
24

Dans un deuxième temps, il s'est agi de définir le mode de conduite de chaque


cacaoyère de l'exploitation par activité - entretien, taille, lutte anti-mirides, lutte
contre la pourriture brune des cabosses - et les moyens mis en œuvre pour
l'appliquer - type de main-d'œuvre, quantité et coût des intrants, nombre de
passages par activité, nombre d'heures de travail, etc. - ;
• partie 3 : caractérisation du traitement post-récolte et de la commercialisation du
cacao. Ce troisième volet visait à déterminer les conditions dans lesquelles sont
effectués la récolte, la fermentation et le séchage du cacao, et les modes de
commercialisation qui prévalent dans les zones étudiées. L'origine du revenu des
exploitants et leur stratégie à moyen terme ont été également abordées.

Enfin, le questionnaire d'enquête a impliqué la visite des différentes cacaoyères de


l'exploitation pour d'une part, contrôler les informations communiquées par ce dernier
et d'autre part, préciser certaines données techniques - densité de plantation des
cacaoyers, présence d'ombrage dans le verger - et faire évaluer par l'exploitant l'état
sanitaire de ses arbres en ce qui concerne les mirides et la pourriture brune des
cabosses.

En février-mars 2003, un atelier d'information et de sensibilisation, réunissant des


producteurs de cacao, les responsables des Gic et des Unions de Gic partenaires de
l'opération de recherche, a été organisé dans chaque zone d'étude.

En premier lieu, la finalité de ces ateliers était de présenter le projet de coopération


scientifique régionale aux producteurs de cacao et à leurs représentants, de les
informer et d'échanger sur la méthodologie proposée et sur les objectifs visés, et de
les sensibiliser aux questions de recherche identifiées par les chercheurs.

En second lieu, ces ateliers ont permis d'établir un premier dialogue entre les
producteurs de cacao et les chercheurs afin que ces derniers appréhendent mieux la
région , l'historique du développement de la cacaoculture et les problèmes
spécifiques des exploitants. Ce dialogue a ainsi abouti à la localisation en commun
des zones d'enquêtes, ciblées en raison de leurs spécificités et de leur intérêt, ceci
pour que l'échantillon des producteurs de cacao interrogés soit le plus représentatif
possible (annexe 2) .

Enfin , les groupements de producteurs de cacao impliqués dans le projet ont été
sollicités pour procéder à une présélection des enquêteurs. Plusieurs personnes
susceptibles d'être retenues dans le cadre de l'opération de recherche pour réaliser
les enquêtes, lettrées et bénéficiant d'une bonne connaissance des zones étudiées,
ont donc été identifiées. Finalement, seize enquêteurs, tous producteurs de cacao et
membres d'un Gic, ont été sélectionnés et formés, soit quatre enquêteurs par zone.

La phase d'enquête a duré cinq mois, d'avril à août 2003. Pendant le premier mois,
les enquêteurs ont été contrôlés toutes les semaines puis toutes les deux semaines
ensuite.

Au total, 1 428 exploitations agricoles à base de cacaoyer ont été enquêtées (tableau
5).
25

Tableau 5: Répartition des enquêtes par zone d'étude.

Zones Villages Nombre d'enauêtes par :


d'étude villaae zone d'étude
Eyambouni 65 257
Talba 62
Talba
Tsamongo 55
Mpi 75
Yoro 87 429
Beny 107
Bokito
Bakoa 122
Kedia 113
Nkolobang 103 421
Nkoledouma 106
Zima
Abono/Zima 98
Eton Bidzoe 114
Nomnam 99 321
Tiga/Ayene 58
Ngomedzap
Abodmveng/Ngomedzap 100
Kama/Nkongbekon 64
Total 1 428

Les enquêtes n'ont concerné que des producteurs de cacao adhérents à un GIC .

Bien que ce choix ait sans doute entraîné un biais dans les réponses à certaines
questions, notamment celles portant sur la protection phytosanitaire du verger de
cacaoyers puisque de nombreux GIC sont organisés pour le traitement en commun
des cacaoyères, l'hypothèse a été faite qu'il était peu probable que l'appartenance
ou non à un GIC ait un impact significatif sur la caractérisation globale des systèmes
de cacaoculture.

Ce choix a été, par ailleurs, dicté par la mise en place d'un réseau de recherche
participative et par l'implication des organisations de producteurs de cacao dans
l'opération de recherche .

Analyse des résultats

Les données collectées au cours de l'enquête ont été saisies de juillet à novembre
2003 sur une base de données - Access - puis elles ont été contrôlées. Leur
analyse a été réalisée grâce aux logiciels Spss 10.1 et Spad 4 pour les typologies.

L'analyse statistique s'est faite en deux étapes.

Dans un premier temps, les statistiques descriptives ont été évaluées et les résultats
sont présentés sous forme de moyennes, accompagnées de l'erreur standard de la
moyenne pour les variables quantitatives, et sous forme de pourcentages pour les
variables qualitatives.
26

A partir des fichiers de données, constitués de 160 variables codifiées , 83 nouvelles


variables ont été créées , soit pour regrouper les données de certaines variables
existantes en classes, et les rendre donc plus facilement exploitables, soit pour
analyser certaines données à partir de variables calculées.

• Exemple de variable de regroupement : « catégorie âge de l'exploitant » qui


permet, à partir de la variable « âge de l'exploitant», de créer plusieurs classes
d'âge et de faciliter la lecture et l'interprétation des données (figure 3) .

Figure 3 : Répartition des producteurs de cacao du Centre Cameroun par classe


d'âge*.

40
35 ~

~ 30
o < 30 ans
~ 25
~

$
::::i
20 - ~
- - il >= 30 et < 40 ans
u
::::i
-0
15 - f- - -
o >= 40 et < 50 ans
c::
0
10 -
TH
o >= 50 et < 60 ans
5
0 J IT • >= 60 ans
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude

* Bok. = Bokito ; Zim . =Zima ; Ngo. =Ngomedzap ; Tal.= Talba ; Centre= ensemble des quatre zones d'étude
• Exemple de variable calculée : « main-d'œuvre familiale totale » qui permet de
totaliser les différentes personnes travaillant sur l'exploitation - épouses, enfants,
frères ou sœurs, etc. -, total à partir duquel une classe a été créée pour améliorer
l'interprétation des résultats (figure 4).

Figure 4 : Répartition des exploitations à base de cacaoyer du Centre Cameroun par


classe de cellule familiale* .

70 D < 3 personnes
~

60
~ 50
0

Cl)
c:
0
40
- -
m>= 3 et < 5
personnes
~
""
30 - ~
~

- D >= 5 et <10
0
ï5.
Jj 20 - - - ~

- personnes
10
:-f [ l- ~

.,_ -.... o >= 10 et < 15


0 personnes
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
• >= 15
Zones d'étude
personnes

* Bok. = Bokito ; Zim . =Zima ; Ngo. = Ngomedzap ; Tal. = Talba ; Centre= ensemble des quatre zones d'étude
27

Les comparaisons entre les variables ont été évaluées par les tests de t de Student
et Anova. Les relations entre les variables quantitatives ont été évaluées par les
corrélations de Pearson. Pour les variables catégorielles, les tests du Khi deux,
Fischer exact et binomial ont été effectués au seuil de 5 %.

Dans un second temps, pour chaque zone d'étude puis pour l'ensemble de la
province du Centre, une typologie des producteurs de cacao a été construite afin
d'une part, disposer d'un outil de description et de diagnostic et d'autre part, identifier
des groupes d'exploitations cibles pour des opérations de recherche ultérieures plus
spécifiques.

Les typologies ont été basées sur les systèmes de pratiques des producteurs de
cacao afin de déterminer, au Centre Cameroun, les facteurs techniques susceptibles
d'expliquer les variations de rendements observées.

Les variables prises en compte pour construire les typologies ont été choisies
empiriquement.

Le rendement moyen du verger de cacaoyers, exprimé en kg de cacao marchand


par hectare et calculé sur les trois campagnes de production qui ont précédé
l'enquête - 2000-2001 , 2001-2002 et 2002-2003 -, a été considéré comme la
variable de décision.

Les autres variables discriminantes pour les groupes de producteurs de cacao sont
les suivantes:
• âge de l'exploitant, exprimé en années ;
• âge du verger de cacaoyers, exprimé en années ;
• superficie du verger de cacaoyers, exprimée en hectare ;
• superficie totale exploitée dans l'exploitation, exprimée en hectare ;
• niveau d'intensification en intrants, exprimé en FCFA ;
• niveau d'intensification en travail, exprimé en nombre d'heures de travail.

Les niveaux d'intensification en intrants et en travail sont des variables calculées. Le


niveau d'intensification en intrants est le coût total des intrants, par hectare et par an ,
utilisés par l'exploitant dans sa cacaoyère pour les traitements insecticides et pour
les traitements fongicides. Le niveau d'intensification en travail est le nombre total
d'heures de travail consacrées par l'exploitant à son verger de cacaoyers par hectare
et par an.

Statistiquement, la méthode utilisée pour réaliser les typologies a été l'analyse


multidimensionnelle qui permet de mobiliser plusieurs variables discriminantes à la
fois.

Les analyses en composantes principales ont permis la caractérisation des


exploitations enquêtées par rapport aux variables retenues.

Les arbres de classification ont servi à l'identification des variables discriminantes et


au regroupement des exploitations selon l'importance des variables considérées.
Résultats et conclusions
31

Caractérisation des producteurs de cacao

Age
L'âge moyen des producteurs de cacao dans la province du Centre est de l'ordre de
48 ans (tableau 6). Bien qu'il soit plus élevé dans les départements de la Lékié
(Zima) et du Nyong et So'o (Ngomedzap), l'âge moyen des planteurs de cacaoyers
est toujours supérieur à 40 ans.

Tableau 6: Age des producteurs de cacao du Centre Cameroun.

Zones Age moyen (années)


d'étude (erreur standard)
Centre 48,7 (0,389)
Bokito 46, 1 (0,717)
Zima 53,3 (0,679)
Ngomedzap 50, 1 (0, 901)
Talba 44, 1 (0, 683)

La répartition des producteurs de cacao par classe d'âge montre cependant de fortes
variations entre les zones d'étude (figure 5) .

Figure 5 : Répartition des producteurs de cacao du Centre Cameroun par classe


d'âge.

40
35
30
~
25 o < 30 ans
--
<J)

5 c--
~ 20 e >= 30 et < 40 ans
()
::l
"C
15 - ~
- o >= 40 et < 50 ans
0 ~

a: 10 >-

5
0
,
Bok.
rr
Zim
1 Ngo.
IT
Tal.
lî Centre
o >= 50 et < 60 ans
• >= 60 ans

Zones d'étude

Les planteurs de cacaoyers âgés de plus de 60 ans sont les plus nombreux dans les
départements de la Lékié (Zima) et du Nyong et So'o (Ngomedzap) où ils
représentent respectivement 38 % et 35 % des effectifs. Ils sont les moins nombreux
dans le département du Mbam et Kim (Talba) où l'on note toutefois une tendance au
vieillissement car les classes d'âge 40-50 ans et 50-60 ans sont importantes. La
répartition des producteurs de cacao par classe d'âge est la plus homogène dans le
département du Mbam et lnoubou (Bokito).

CIRAD-DIST
Unité bibli othè-que
Lavalette
32

Origine
Exception faite du département du Mbam et Kim (Talba), on constate une
homogénéité ethnique dans les autres zones d'étude.

La quasi-totalité des producteurs de cacao de la province du Centre est en effet


originaire des villages ou des départements où a été réalisée l'enquête (tableau 7).

Tableau 7 : Origine des producteurs de cacao du Centre Cameroun.

Zones Autochtones Allochtones


d'étude (%) (%)
Centre 81,6 18,4
Bokito 99,8 0,2
Zima 98,3 1,7
Nqomedzap 99,1 0,9
Talba 1,9 98,1

Cette homogénéité ethnique est confirmée par les caractéristiques du peuplement


humain. La presque totalité des exploitants interrogés sont des Yambassa dans le
département du Mbam et lnoubou (Bokito), des Eton dans le département de la
Lékié (Zima) et des Ewondo dans le département du Nyong et So'o (Ngomedzap)
(tableau 8).

Tableau 8: Groupe ethnique des producteurs de cacao du Centre Cameroun.

Zones Producteurs de cacao par groupe ethnie ue (%)


d'étude Yambassa Eton Ewondo Sanaga Menguissa Bafia Autres*
Centre 33,8 33 ,1 22 ,5 5,7 3,9 0,2 0,8
Bokito 100,0 - - - - - -
Zima - 99,8 - 0,2 - - -
Nçiomedzap - - 100,0 - - - -
Talba 21,0 20,2 0,4 31J1 21,4 1,2 4,7
* essentiellement des ressortissants du nord du pays et des départements de l'Ouest et du Nord-Ouest

Le département du Mbam et Kim (Talba) confirme sa spécificité de zone de migration


car moins de 2 % des producteurs de cacao sont des autochtones. Les quatre
groupes ethniques majoritaires dans cette zone d'étude proviennent des
arrondissements - Sa'a, Ntui et Ngoro - et des départements - Mbam et lnoubou et
Lékié - de la province du Centre, qui en sont limitrophes.

Niveau scolaire
La majorité des producteurs de cacao de la province du Centre a un niveau d'études
primaires sanctionné par le Certificat d'études primaires élémentaires - Cepe. Les
exploitants ayant le niveau d'études secondaires sont moins nombreux et rares sont
ceux qui ont le niveau d'études supérieures. C'est dans le département du Mbam et
Kim (Talba) que le taux de producteurs illettrés est le plus faible.

Le plus grand nombre d'exploitants n'ayant pas le niveau d'études secondaires se


rencontre dans le département du Mbam et lnoubou (Bokito) et dans celui de la
Lékié (Zima) où ils représentent respectivement 16, 1 % et 24, 7 % des effectifs
enquêtés (tableau 9) .
33

Tableau 9: Niveau scolaire des producteurs de cacao du Centre Cameroun.

Zones Producteurs de cacao par niveau d'études (%)


d'étude Illettré Sait lire Sait écrire Primaire Secondaire Supérieur
Centre 14,4 1,3 2,7 54,5 26,3 0,8
Bokito 18,6 0,9 1,2 63,2 16, 1 -
Zima 12,8 0,5 0,5 59,6 24,7 1,9
Nqomedzap 15,6 1,9 5,9 38,9 37,4 0,3
Talba 8,2 2,3 5,1 51,4 31,9 1,2

Caractérisation des facteurs de production

Superficie des exploitations à base de cacaoyer


La superficie moyenne des exploitations à base de cacaoyer est de 19,6 hectares au
niveau provincial (tableau 10). Elle est la plus élevée dans le département du Nyong
et So'o (Ngomedzap) et la plus faible dans les départements du Mbam et lnoubou
(Bokito) et du Mbam et Kim (Talba).

Tableau 10 : Superficie des exploitations à base de cacaoyer du Centre Cameroun.

Zones Superficie moyenne (ha)


d'étude (erreur standard)
Centre 19,6 (4,051)
Bokito 7,3 (0,468)
Zima 10,9 (0, 697)
Ngomedzap 56,2 (17, 729)
Talba 7,5 (0,296)

La répartition des exploitations à base de cacaoyer par classe de superficie montre


toutefois de fortes variations entre les zones d'étude. Le département du Nyong et
So'o (Ngomedzap) est celui où les exploitations sont les plus étendues : 16 % des
producteurs de cacao interrogés disposent de plus de 50 hectares et 23 % d'entre
eux ont une exploitation dont la superficie est comprise entre 20 et 50 hectares
(figure 6).

Figure 6 : Répartition des exploitations à base de cacaoyer du Centre Cameroun par


classe de superficie.

45
40
35 -
~ 30 -
o < 5 ha
0"'
c 25 -
El >= Set < 10 ha
~ 20 ·
...
0
c. 15 - o >= 10et <20 ha
Jj 10 - o >= 20 et < 50 ha
5
• >= 50 ha
0
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre

Zones d'études
34

Les exploitations à base de cacaoyer sont les moins étendues dans les
départements du Mbam et lnoubou (Bokito) et du Mbam et Kim (Talba). Le taux
d'exploitants disposant de moins de cinq hectares de superficie y représente
respectivement 40 % et 34 % des effectifs. Celui des exploitants ayant entre cinq et
dix hectares y représente respectivement 35 % et 40 % des effectifs.

Origine du foncier
Exception faite du département du Mbam et Kim (Talba), la terre exploitée par les
producteurs de cacao du Centre Cameroun est essentiellement héritée (tableau 11 ).

Tableau 11 : Tenure du foncier des exploitations à base de cacaoyer du Centre


Cameroun.

Zones Exploitations par type de tenure du foncier(%)


d'étude Location Métayage Héritage Achat Don
Centre 5,9 2,8 81, 1 24,9 13,4
Bokito 9,3 0,7 98,1 5,4 4,9
Zima 9,5 7,1 95,7 28,7 20,6
Ngomedzap - 1,2 98,1 1,6 2,8
Talba 1,6 1,2 7,4 80,9 28,8

Par contre, dans le département du Mbam et Kim (Talba), plus de 80 % des


producteurs de cacao, du fait de leur statut d'allochtones, ont acquis leur foncier pour
créer ou pour agrandir leur exploitation. La superficie achetée par exploitant y est de
7,3 hectares en moyenne (tableau 12).

Tableau 12: Superficie des exploitations à base de cacaoyer du Centre Cameroun


par type de tenure du foncier.

Zones Superficie moyenne par type de tenure du foncier (ha)*


d'étude erreur standard
Achat Don
Centre 6,48 0,407 5,99 1,592
Bokito 3,41 (0,500 2,07 (0,259
Zima

* calculée sur échantillon valide

Près de 29 % des planteurs de cacaoyers de ce département ont, par ailleurs,


bénéficié de dons de terre, à raison de 3,7 hectares en moyenne par exploitant.

Dans une moindre mesure, l'achat et le don du foncier sont également deux
pratiques rencontrées dans le département de la Lékié (Zima) où elles concernent
respectivement 28 % et 20 % des effectifs enquêtés. Ce département est aussi celui
où le métayage est le plus pratiqué : 7, 1 % des producteurs de cacao sont
concernés, pour une superficie moyenne de 2,1 hectares par exploitant.

La location du foncier est une pratique courante dans les départements de la Lékié
(Zima) et du Mbam et lnoubou (Bokito) où plus de 9 % des producteurs de cacao y
recourent.
35

Cellule familiale
La cellule familiale, c'est-à-dire le nombre de personnes présentes habituellement
dans l'exploitation et à la charge de l'exploitant, est en moyenne de 4, 1 personnes
par exploitation à base de cacaoyer pour la province du Centre (tableau 13).

Tableau 13 : Cellule familiale des exploitations à base de cacaoyer du Centre


Cameroun.

Nombre moyen de
Zones d'étude personnes
(erreur standard)
Centre 4,2 (0,075)
Bokito 3,8 (0, 109)
Zima 5,6 (0, 162)
Ngomedzap 2,7 (0,098)
Talba 4,4 (0, 172)

La taille de la cellule familiale des exploitations à base de cacaoyer est la plus faible
dans le département du Nyong et So'o (Ngomedzap) où 66 % des exploitations
regroupent moins de trois personnes. A l'inverse, elle est la plus élevée dans le
département de la Lékié (Zima) où 46 % des producteurs de cacao ont une cellule
familiale comprise entre cinq et dix personnes (figure 7).

Figure 7 : Répartition des exploitations à base de cacaoyer du Centre Cameroun par


classe de cellule familiale.

70 o < 3 personnes
60
~ 50' ,>----~~-~~~---i
l!I >= 3 et< 5
~ 40 IÂ------l personnes
0

~ 30 - o >=5et <10
0
~ 20 personnes
w
10 - D >= 10 et< 15
0 .J<L-1"'......;ou:i......P-"".....<;:Ul'.......~......."?" personnes
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
• >= 15
Zones d'étude personnes
- - - - - - - - - - - - - - -----======

La répartition des exploitations à base de cacaoyer par classe de cellule familiale est
la plus homogène dans les départements du Mbam et lnoubou (Bokito) et du Mbam
et Kim (Talba).

Main-d'œuvre familiale
Les producteurs de cacao ayant au moins une femme sont les moins nombreux dans
les départements du Nyong et So'o (Ngomedzap) et du Mbam et lnoubou (Bokito) où
ils représentent respectivement 75, 1 % et 76, 7 % des effectifs interrogés (tableau
14).
36

Tableau 14 : Main-d'œuvre familiale des exploitations à base de cacaoyer du Centre


Cameroun.

% d'exploitations à base de cacaoyer ayant au moins :


Zones une un enfant un enfant un frère ou un autre
d'étude femme qui qui travaille quine une sœur membre de la
travaille travaille pas qui travaille famille qui
travaille
Centre 82,2 51 ,5 67,1 14,7 20,6
Bokito 76,7 47,1 67,1 16, 1 23,5
Zima 89,1 73,6 64,6 20,2 36,1
Ngomedzap 75,1 29,6 60,4 6,2 2,2
Talba 89,1 50,2 79,8 14,0 13,2

Le département du Nyong et So'o (Ngomedzap) est également celui où le taux


d'exploitations à base de cacaoyer ayant au moins un enfant qui travaille, ou un
autre membre de la famille, est le plus bas de la province du Centre alors que le taux
d'exploitations ayant au moins un enfant qui ne travaille pas y est aussi élevé
qu'ailleurs. Il en est de même pour le nombre moyen de personnes par type de main-
d'œuvre familiale (tableau 15).

Tableau 15 : Nombre de personnes dans les exploitations à base de cacaoyer du


Centre Cameroun.

Nombre moyen de personnes par type de main-d'œuvre familiale*


Zones erreur standard
d'étude Femme Enfant qui Enfant qui Frère ou Autre membre
qui travaille travaille ne travaille sœurqui de la famille
as travaille ui travaille
Centre 1,16 0,013 2,96 (0,067 3,72 0,083 1,83 (0, 101 2,12 0, 125
Bokito 1,10 0,019 2,55 0, 106 3,61 0, 153 2,10 0,208 1,59 0, 146
Zima 1,17 0,023 3,26 0, 114 3,51 0, 172 1,51 0, 108 2,45 0, 194
1,06 (0,016 2,65(0, 178 3,79 0, 168 1,50 0,235 1,00 0,0000)
1,31 0,044 3,09 0, 154 4,09 0, 160 2,28 0,308 2,44 0,443
* calculé sur échantillon valide

La tendance est inverse dans le département de la Lékié (Zima) où 73,6 % des


producteurs de cacao interrogés ont en moyenne 3,3 enfants qui travaillent sur
l'exploitation. Il en est de même pour le nombre d'exploitants aidés par un autre
membre de la famille : ils représentent 36,1 % des effectifs, à raison de 2,5
personnes en moyenne.

Types de main-d'œuvre
Si la majeure partie des producteurs de cacao de la province du Centre utilisent leur
main-d'œuvre familiale pour réaliser les différentes opérations culturales qu'implique
l'entretien de leur verger de cacaoyers, ils emploient également de la main-d'œuvre
salariée, à des degrés divers en fonction des zones d'étude et des activités.

Pour le désherbage des cacaoyères, les exploitants ont essentiellement recours à de


la main-d'œuvre salariée dans le département du Mbam et Kim (Talba) et, dans une
moindre mesure, dans celui du Mbam et lnoubou (Bokito) (tableau 16).
37

Tableau 16: Main-d'œuvre employée dans les exploitations du Centre Cameroun


pour le désherbage des cacaoyères.

Exploitations par type de main-d'œuvre employée pour le


Zones désherbage en cacaoculture (%)
d'étude Main-d'œuvre Main-d'œuvre Les deux types de Aucune
familiale salariée main-d'œuvre intervention
Centre 66,2 17,9 15,8 0,1
Bokito 46 ,4 16,6 36 ,8 0,2
Zima 85,7 5,5 8,8 -
Ngomedzap 91 ,6 7,2 0,9 0,3
Talba 35,4 54,1 10,5 -

Dans ces deux départements, les producteurs de cacao employant exclusivement de


la main-d'œuvre salariée, ou les deux types de main-d'œuvre, représentent
respectivement 64,6 % et 53,4 % des effectifs. Ailleurs, les producteurs de cacao
privilégient le travail familial.

Il en est de même pour la taille (tableau 17), les traitements fongicides contre la
pourriture brune (tableau 18) et les traitements insecticides contre les mirides
(tableau 19). Ces interventions culturales sont majoritairement réalisées avec la
main-d'œuvre familiale disponible au sein des exploitations, sauf dans les
départements du Mbam et lnoubou (Bokito) et du Mbam et Kim (Talba) où une part
plus importante des producteurs de cacao fait appel à de la main-d'œuvre salariée.

Tableau 17: Main-d'œuvre employée dans les exploitations du Centre Cameroun


pour la taille des cacaoyères.

Exploitations par type de main-d'œuvre employée


Zones pour la taille en cacaoculture (%)
d'étude Main- Main-d'œuvre Les deux types de Aucune
d'œuvre salariée main-d'œuvre intervention
familiale
Centre 84 ,5 4,8 1,3 9,4
Bokito 83,3 6,3 2,7 7,7
Zima 81 ,9 3,6 1,0 13,5
Ngomedzap 92 ,8 0,3 - 6,9
Talba 79,8 10, 1 1,5 8,6

Tableau 18: Main-d'œuvre employée dans les exploitations du Centre Cameroun


pour les traitements fongicides des cacaoyères.

Exploitations par type de main-d'œuvre employée


Zones pour les traitements fongicides en cacaoculture (%)
d'étude Main- Main-d'œuvre Les deux types de Aucune
d'œuvre salariée main-d'œuvre intervention
familiale
Centre 83 ,5 8,4 3,2 5,0
Bokito 67,4 11 ,7 6,5 14,4
Zima 89,5 6,4 4,1 -
Ngomedzap 99,4 0,6 - -
Talba 80 ,5 16,0 - 3,5
38

Tableau 19 : Main-d'œuvre employée dans les exploitations du Centre Cameroun


pour les traitements insecticides des cacaoyères.

Exploitations par type de main-d'œuvre employée


Zones pour les traitements insecticides en cacaoculture (%)
d'étude Main- Main-d'œuvre Les deux types de Aucune
d'œuvre salariée main-d'œuvre intervention
familiale
Centre 40,1 14,9 9,8 35,2
Bokito 29,6 27 ,5 30,8 12,1
Zima 67,9 3,6 1,7 26,8
Ngomedzap 4,0 - - 96,0
Talba 57,2 31 ,1 0,4 11,3

Les raisons invoquées par les producteurs de cacao pour justifier la non utilisation de
main-d'œuvre salariée sont principalement la suffisance de la main-d'œuvre familiale
et l'insuffisance des moyens financiers (figure 8) .

Figure 8 : Répartition des producteurs de cacao du Centre Cameroun par motif de


non-emploi de main-d'œuvre salariée.
- - - - -- - · - -
60
o Recours à main-d'oeuvre
50 · salariée
0~ 111 IVain-d'œuvre farriliale
40
suffisante
:s"'
2 30 o Mlyens financiers
(J
::J
-0
ins uffisants
0 20
à: o IVanque de main-
10 · d'œuvre dans village
• Rérrunération jugée
0 insuffisante
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
o Autre raison
Zones d'étude

~---~------------ - ~- --

Equipement
Au niveau provincial, le nombre moyen d'équipements par producteur de cacao est
de six unités. Il est le plus élevé dans le département du Mbam et Kim (Talba) et le
plus faible dans celui du Mbam et lnoubou (Bokito) (tableau 20) .

Tableau 20 : Equipement des exploitations à base de cacaoyer du Centre


Cameroun.

Nombre moyen d'équipements


Zones d'étude (unités)
(erreur standard)
Centre 6,0(0, 111)
Bokito 4,9 (0, 146)
Zima 6,5 (0, 178)
Ngomedzap 5,5 (0, 174)
Talba 7,8 (0,406)
39

Hormis la machette que possèdent tous les planteurs de cacaoyers, à raison de 3,6
unités par exploitant, le pulvérisateur, le séchoir et la brouette - ou le pousse - sont
les équipements les plus utilisés par les producteurs de cacao de la province du
Centre (tableau 21).

Tableau 21 : Type d'équipement des producteurs de cacao du Centre Cameroun .

% de producteurs de cacao avant au moins:


Zones une un un un une caisse une
d'étudemachette pulvérisateur sécateur séchoir de brouette
fermentation
Centre 100,0 72,5 5,1 43,1 5,1 39,0
Bokito 100,0 49,7 0,9 26,1 - 43,4
Zima 100,0 77,2 7,6 53,9 5,9 49,6
Nqomedzap 100,0 83,2 7,2 58,3 14,3 5,9
Talba 100,0 89,9 5,4 35 ,0 0,8 55,6

Des différences apparaissent cependant entre les zones d'étude. Le département du


Mbam et lnoubou (Bokito) est la zone la moins bien dotée en pulvérisateurs et en
séchoirs puisque respectivement seuls 49,7 % et 26, 1 % des producteurs interrogés
en possèdent. Par contre, le département du Nyong et So'o (Ngomedzap) est celui
où le taux de producteurs de cacao disposant d'une brouette ou d'un pousse est le
plus bas.

Le sécateur et la caisse de fermentation apparaissent comme les équipements les


moins utilisés par les producteurs de cacao du Centre Cameroun.

Le département du Nyong et So'o (Ngomedzap) est cependant celui où le taux de


producteurs de cacao ayant au moins une caisse de fermentation est le plus élevé:
14,3 % des effectifs, à raison d'une moyenne de 1,3 caisse par exploitant (tableau
22) .

Tableau 22 : Nombre d'unités par type d'équipement en cacaoculture au Centre


Cameroun .

Nombre moyen d'unités par type d'équipement*


Zones erreur standard
d'étude Machette Pulvérisateur Sécateur Séchoir Caisse de Brouette
fermentation
Centre 1,36 1,22 1,59
0,022 0,071 0,044
Bokito 1,23 1,40
0,038 0,057
Zima 1,30 1,45
0,033 0,049
Ngomedzap 1,25 1,0
0,033 0,000
Talba 1,69 2, 11
0,062 0, 128
* calculé sur échantillon valide
40

Caractérisation de l'assolement

L'assolement d'une exploitation est la répartition, à une période donnée, des


superficies entre les différentes productions végétales.

Superficie moyenne exploitée


Dans la province du Centre, la superficie moyenne exploitée est de 5,4 hectares
(tableau 23). Elle varie de 3,5 hectares dans le département du Mbam et lnoubou
(Bokito) à 6,8 hectares dans celui du Nyong et So'o (Ngomedzap).

Tableau 23: Superficie exploitée dans les exploitations à base de cacaoyer du


Centre Cameroun.

Superficie moyenne exploitée Rapport superficie


Zones d'étude (ha) exploitée/superficie totale
(erreur standard) de l'exploitation(%)
Centre 5,4 (0, 09468) 27,4
Bokito 3,5 (0, 10005) 47,8
Zima 6,2 (0, 1808) 56 ,4
Nqomedzap 6,8 (0,2293) 12,7
Talba 5,4 (0,20540) 72,3

Le rapport entre la superficie exploitée et la superficie totale de l'exploitation donne


une indication sur la disponibilité foncière au sein des exploitations à base de
cacaoyer. Il est le plus bas dans le département du Nyong et So'o (Ngomedzap) et il
est le plus élevé dans le département du Mbam et Kim (Talba) où la surface
moyenne exploitée représente 72,3 % de la superficie totale des exploitations.

En tant qu'indicateur de la disponibilité foncière, le rapport entre la superficie


exploitée et la superficie totale de l'exploitation peut être rapproché du niveau de
disponibilité en réserves forestières (tableau 24).

Tableau 24 : Réserves forestières des exploitations à base de cacaoyer du Centre


Cameroun.

Zones % d'exploitations dont les réserves forestières sont :


d'étude nulles faibles movennes importantes
Centre 58 ,6 35,4 2,6 3,4
Bokito 65 ,3 34,5 0,2 -
Zima 74,6 21 ,4 2,4 1,6
Nqomedzap 41 ,1 38 ,6 7,5 12,8
Talba 43 ,2 55,6 0,8 0,4

Le département du Nyong et So'o (Ngomedzap) est celui où le taux de producteurs


de cacao qui déclarent avoir une disponibilité moyenne, voire importante, en
réserves forestières est le plus élevé. La tendance est inverse dans les autres
départements où une majorité d'exploitants affirme ne plus avoir de disponibilités en
forêt ou très peu, soit parce qu'il s'agit d'allochtones qui achètent de la terre pour
constituer leur capital foncier -département du Mbam et Kim (Talba) - , soit parce
que les terres forestières existantes sont épuisées ou en voie de l'être -
départements du Mbam et lnoubou (Bokito) et de la Lékié (Zima).
41

La répartition des exploitations à base de cacaoyer par classe de superficie exploitée


montre que les plus petites superficies exploitées sont les plus nombreuses dans le
département du Mbam et lnoubou (Bokito) (figure 9). A l'inverse, c'est également
dans ce département que les superficies exploitées supérieures ou égales à six
hectares sont les moins nombreuses. Comme dans le département du Mbam et Kim
(Talba), le taux d'exploitations à base de cacaoyer ayant une superficie exploitée
comprise entre deux et quatre hectares y est aussi la plus élevée : respectivement
38,5 % et 36,6 %.

Figure 9 : Répartition des exploitations à base de cacaoyer du Centre Cameroun


par classe de superficie exploitée.

40
35 -
~ 30 o<2 ha
(/) 25
c
0
IB >= 2 et< 4 ha
~
20
:g 15 -
o >= 4 et< 6 ha
o. o >= 6 et< 8 ha
Jj 10 -
5- • >= 8 et< 1O ha
0 o >= 10 ha
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude

Les superficies exploitées les plus importantes, c'est-à-dire supeneures à dix


hectares, sont les plus nombreuses dans les départements du Nyong et So'o
(Ngomedzap) et de la Lékié (Zima) où elles représentent respectivement 20,9 % et
14,6 % des effectifs.

Cultures pratiquées
Outre le cacaoyer, les cultures v1vneres - arachide, maïs, macabo, manioc,
concombre, taro, igname - sont omniprésentes dans les assolements des
exploitations à base de cacaoyer des zones d'étude (tableau 25).

Tableau 25: Cultures pratiquées dans les exploitations à base de cacaoyer du


Centre Cameroun .

Zones Exploitations par type de culture(%)


d'étude Cacaoyer Cultures Palmier à Bananier Cultures Jachère
vivrières huile plantain maraîchères
Centre 100,0 86,8 10,4 23,0 7,8 67,6
Bokito 100,0 86,7 14,7 0,7 1,4 67,6
Zima 100,0 96,2 14,5 39,7 11,9 79,8
Nqomedzap 100,0 89,1 - 32,4 8,4 86,9
Talba 100,0 68,9 4,7 21,4 11,3 23,7

Il s'avère toutefois que le département de la Lékié (Zima) est celui où les producteurs
de cacao cultivant des vivriers sont les plus nombreux. C'est le contraire dans le
département du Mbam et Kim (Talba).
42

Plus rares sont les producteurs de cacao qui s'adonnent au maraîchage ou qui ont
une palmeraie, la culture pure du palmier à huile étant même totalement absente du
département du Nyong et So'o (Ngomedzap) .

La culture du bananier plantain et le maraîchage sont par ailleurs très peu pratiqués
dans le département du Mbam et lnoubou (Bokito), soit par manque de débouchés,
soit en raison de conditions pédoclimatiques peu favorables à ces cultures - faible
pluviométrie et sols de savane.

La superficie moyenne élevée exploitée dans le département du Nyong et So'o


(Ngomedzap) s'explique en partie par les superficies plus importantes consacrées
aux cultures vivrières et au bananier plantain : 2,4 hectares dans les deux cas. Les
superficies en jachère y sont également les plus importantes : 8, 7 hectares (tableau
26) .

Tableau 26 : Superficie par culture dans les exploitations à base de cacaoyer du


Centre Cameroun.

Superficie moyenne exploitée par type de culture (ha)*


Zones erreur standard
d'étude Cacaoyer Cultures Palmier Bananier Cultures Jachère
vivrières à huile lantain maraîchères
Centre 3,43 1,72 1,03 1,05 1,27 5,17
0,0658 0,0431 0, 1103 0,0428 0, 1035 0,2282
Bokito 2,01 1,59 0,51 0,93 0,63 3,74
0,0689 0,0612 0,0672 0,5364 0,0882 0,2792
Zima 3,84 1,71 1,50 0,78 1,10 4,14
0, 1259 0,0719 0, 1476 0,0479 0,0944 0,3116
Ngomedzap 4,05 2,39 1,40 2,37 8,70
0, 1429 0, 1163 0,0639 0,2684 0,576
Talba 4,35 0,89 1,18 0,66 1,50
0, 1636 0,0653 0, 14553 0, 12851 0, 164
* calculée sur échantillon valide

Le département du Mbam et Kim (Talba) est caractérisé par un faible nombre de


producteurs de cacao ayant une partie de leur assolement en jachère : 23,7 % à
raison de 1,5 hectare en moyenne par producteur. Ceci s'explique par la spécificité
de cette zone de « front pionnier » où les exploitants achètent leur terre et la mettent
en totalité en culture en y associant le cacaoyer aux cultures vivrières, de préférence
à la culture pure de vivriers comme c'est le cas ailleurs. Chaque exploitant du
département du Mbam et Kim (Talba) consacre ainsi 0,9 hectare aux cultures
vivrières contre 1,7 hectare en moyenne au niveau provincial.

Cette tendance est confirmée par la place importante qu'occupe le cacaoyer dans
l'assolement des exploitations du département du Mbam et Kim (Talba) : 81 ,7 %
contre 11,9 % pour les cultures vivrières alors que la moyenne provinciale est
respectivement de 65,1 % et de 28,3 % (tableau 27).
43

Tableau 27 : Place du cacaoyer et du vivrier dans l'assolement des exploitations du


Centre Cameroun.

Rapport superficie en Rapport superficie en


Zones cacaoyer/superficie vivrier/superficie
d'étude exploitée (%) exploitée (%)
(erreur standard) (erreur standard)
Centre 65, 1 (0, 56602) 28,3 (0, 53809)
Bokito 59 ,6 (1, 14372) 38, 1 (1, 12888)
Zima 62,5 (0, 83205) 27,3 (0, 78493)
Nqomedzap 62,7 (1 , 12596) 29,8 (0,96915)
Talba 81 ,7 (1 ,04465) 11,9 (0, 77355)

Superficie en cacaoyer
Dans les exploitations à base de cacaoyer, si la superficie consacrée à cette culture
est en moyenne de 3,4 hectares pour la province du Centre (tableau 26), de fortes
variations sont constatées entre les zones d'étude (figure 10).

Figure 10 : Répartition des exploitations du Centre Cameroun par classe de


superficie en cacaoyer.

35
30
~ 25
D < 1 ha
>= 1 et < 2 ha
"'c
.Q
20 ~ ~ ~ ~

10
""
0
15 ~

·- ·- ~ ~
o >= 2 et < 3 ha
a.
Jj 10 ~

·- ~ ~ ~
o >= 3 et <4 ha

~ tl
5 r-- • >= 4 et < 5 ha
[] 11 1 o >= 5 et< 10 ha
0
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre m >=10ha
Zones d'étude

Le département du Mbam et lnoubou (Bokito) est celui où les superficies consacrées


au cacaoyer sont les plus faibles : 18,2 % des exploitations ont un verger de
cacaoyers inférieur à un hectare et 31,9 % d'entre elles en ont un compris entre un et
deux hectares.

Au contraire, dans le département du Mbam et Kim (Talba), 29,5 % des exploitations


ont une superficie consacrée au cacaoyer comprise entre cinq et dix hectares.

Dans le département du Nyong et So'o (Ngomedzap) et, dans une moindre mesure,
dans celui de la Lékié (Zima), la répartition des exploitations entre les classes de
superficie exploitée en cacaoyer est plus homogène.

La répartition des exploitations à base de cacaoyer en fonction de la place de cette


culture dans leur assolement- de moins de 25 % à plus de 75 % - montre que c'est
dans le département du Mbam et Kim (Talba) que les exploitations agricoles
dépendent le plus de la cacaoculture : dans 68,5 % des cas , le verger de cacaoyers
y représente plus de 75 % de l'assolement (figure 11 ).
44

Figure 11 : Répartition des exploitations du Centre Cameroun selon la part du


cacaoyer dans l'assolement.

70 F

60
~ 50
F
"'0c:: 40 - - c 0<=25 %
~ - - ,_
·5 30 > 25 et<= 50%
~

ëi. 20 - - _ F ~

o > 50 et <= 75%


Jj
10 - - - f---

0
"' -~ r j Lr
o > 75%

Bok. Zim Ngo. Tal. Centre


Zones d'étude

Au contraire, les exploitants du département du Mbam et lnoubou (Bokito) ,


apparaissent comme les moins tributaires de la cacaoculture . Dans 46,4 % des cas,
le verger de cacaoyers y représente moins de 50 % de l'assolement des
exploitations à base de cette culture. La situation des départements de la Lékié
(Zima) et du Nyong et So'o (Ngomedzap) est intermédiaire.

Superficie en cultu res vivrières


Le département du Mbam et Kim (Talba) est celui où la superficie consacrée aux
cultures vivrières est la plus faible. Outre le fait que 31, 1 % des producteurs de
cacao n'y cultivent pas de cultures vivrières, 35,4 % d'entre eux ont moins d'un
hectare de cultures vivrières et rares sont ceux qui en ont plus de deux hectares
(figure 12).

Figure 12 : Répartition des exploitations à base de cacaoyer du Centre Cameroun


par classe de superficie en cultures vivrières.
---- -------------
40 -
35
0~ 30 - o O ha
25 - ID< 1 ha
"'c::
.Q
c;; 20 o >= 1et<2 ha
.... 0 15 -
ëi. o >= 2 et< 3 ha
Jj 10
• >= 3 et <4 ha
5
0 , o >= 4 et< 5 ha
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre e >= 5 ha

Zones d'étude

~---- ----- -----· - -

Ailleurs , le taux d'exploitations à base de cacaoyer où un à deux hectares de


l'assolement sont consacrés aux cultures vivrières dépasse 30 %. Il en est de même
pour la part de producteurs de cacao ayant entre deux et trois hectares de cultures
vivrières.
45

Elle est d'environ 20 % dans les départements du Mbam et lnoubou (Bokito) et de la


Lékié (Zima), et de l'ordre de 31 % dans le département du Nyong et So'o
(Ngomedzap).

A l'inverse de ce qui a été confirmé pour la part du cacaoyer dans l'assolement, la


répartition des exploitations à base de cacaoyer selon la part des cultures vivrières
dans la superficie exploitée montre que les exploitations agricoles sont le moins
diversifiées dans le département du Mbam et Kim (Talba) : dans 87,9 % des cas, la
superficie consacrée aux cultures vivrières y représente moins de 25 % de
l'assolement (figure 13).

Figure 13 : Répartition des exploitations à base de cacaoyer du Centre Cameroun


selon la part des cultures vivrières dans l'assolement.

90
80 ·
70 ·
~ 60 -
"'c0 50 0 <= 25%
~ 40 El > 25 et <= 50%
·6
a. 30
o > 50 et <= 75%
dj 20
10 o >75%
0
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre

Zones d'étude

Dans les autres départements, la part des superficies occupées par les cultures
vivrières est au contraire dominante. Les cultures vivrières représentent au moins
50 % de la superficie exploitée dans 75,3 % des exploitations à base de cacaoyer du
département du Mbam et lnoubou (Bokito), 90,7 % des exploitations du département
du Nyong et So'o (Ngomedzap) et 93,3 % des exploitations du département de la
Lékié (Zima) .

Superficie des autres cultures


Outre le cacaoyer et les cultures vivrières, les autres cultures considérées lors de
l'enquête sont le palmier à huile, le bananier plantain et les cultures maraîchères.

Les départements du Mbam et lnoubou (Bokito) et de la Lékié (Zima) sont les


départements où la culture pure du palmier à huile est la plus répandue (tableau 26) .

Le département du Mbam et lnoubou (Bokito) est toutefois caractérisé par des


palmeraies de petite taille, inférieures à un hectare, au contraire du département de
la Lékié (Zima) où les palmeraies supérieures à un hectare, ou comprise entre un et
deux hectares, sont les plus nombreuses (figure 14).
46

Figure 14 : Répartition des exploitations à base de cacaoyer du Centre Cameroun


par classe de superficie en palmier à huile.

100
90 -
80 -
~ 70
"'
c:
0
60 -
50 - oOha ]
2
·5 40 < 1 ha
ëi 30 o >= 1et<2 ha
iti 20
10
o >= 2 ha
0
Bok. Zim Ngo. TaL Centre
Zones d'étude

Comme précédemment évoqué, la culture du bananier plantain est pratiquement


absente du département du Mbam et lnoubou (Bokito) (figure 15).

Figure 15 : Répartition des exploitations à base de cacaoyer du Centre Cameroun


par classe de superficie en bananier plantain.

100 ,ço-- - - - - - - - - - ,
90 -
80 -· ·------~-------1

'if!. 70 oOha
~ 60 - r;i < 1 ha
~ 50 o >= 1et<2 ha
·5 40 -
ëi 30 - o >= 2 et< 3 ha
iti 20
10 • >= 3 et< 4 ha
o~
, ~~~~~~:Y!!d~;:!.A~ o >= 4 ha
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude

Dans le département de la Lékié (Zima), la part des exploitations à base de cacaoyer


ayant moins d'un hectare de leur assolement occupé par le bananier plantain est de
27, 1 %. Elle est moins élevée dans le département du Nyong et So'o (Ngomedzap)
où, au contraire, la part des exploitations à base de cacaoyer ayant une bananeraie
de plantain comprise entre un et deux hectares atteint 21,5 %, et celle des
exploitations en ayant une comprise entre deux et trois hectares est de 8,4 %.

Dans le département du Mbam et Kim (Talba), la répartition entre classes de


superficie exploitée consacrée à la culture du bananier plantain est plus homogène.

Les cultures maraîchères - tomate , piment - sont globalement peu pratiquées par
les producteurs de cacao de la province du Centre (tableau 26) . On trouve
cependant les parcelles les plus étendues dans le département du Nyong et So'o
(Ngomedzap) où 5,6 % des exploitants s'adonnent au maraîchage et y consacrent
entre deux et trois hectares (figure 16).
47

Figure 16 : Répartition des exploitations à base de cacaoyer du Centre Cameroun


par classe de superficie en cultures maraîchères.
-- -
100
90 -
80 -

*
~
70
"'c0 60
50
oOha
13 < 1 ha
o>=1 et<2ha
=5 40 -
o. 30 - o >= 2 et< 3 ha
d:l 20 -
10 · • >= 3 et< 4 ha
0 o >=4 ha
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude

- - - - - - -- -- - -

Inversement, on trouve les plus petites parcelles de maraîchage dans les


départements du Mbam et Kim (Talba) et de la Lékié (Zima) .

Caractérisation du verger de cacaoyers

Nombre de cacaoyères
Le nombre moyen de plantations de cacaoyers par exploitant est de 1,4 dans la
province du Centre. En général, les producteurs de cacao possèdent une cacaoyère,
sauf dans le département de la Lékié (Zima) où ils sont nombreux à posséder
plusieurs parcelles (tableau 28).

Tableau 28 : Nombre de cacaoyères par exploitant au Centre Cameroun.

Zones Nombre moyen Exploitants selon le nombre de cacaoyères(%)


d'étude de cacaoyères 1 2 3 4
(erreur standard)
Centre 1,4 (0,017) 71,6 22,8 3,9 1,7
Bokito 1,2 (0,022) 80,7 17,9 0,9 0,5
Zima 1,7 (0,040) 49,9 37,3 8,3 4,5
Ngomedzap 1,3 (0,033) 76,0 19,3 3,8 0,9
Talba 1, 1 (0,025) 86,8 11,7 1,5 -

Temps de parcours
C'est dans le département de la Lékié (Zima) que le temps de parcours moyen entre
le domicile des exploitants et leur verger de cacaoyers est le plus court : 17 minutes
contre 30 minutes en moyenne au niveau provincial (tableau 29).

Par contre, les plantations de cacaoyers les plus éloignées du domicile des
exploitants sont situées dans les départements du Mbam et Kim (Talba) et du Nyong
et So'o (Ngomedzap). Le temps de trajet moyen y est plus élevé qu'ailleurs et le taux
de cacaoyères localisées à une heure ou plus du domicile des planteurs y représente
respectivement de 33,5 % et de 31,2 % des effectifs.
48

Tableau 29: Temps de parcours domicile-cacaoyère au Centre Cameroun.

Temps moyen de Cacaoyères selon le temps de parcours domicile-


Zones parcours cacaoyère (%)
d'étude (min) < 15 min >= 15 et >= 30 et >= 60 min
(erreur standard) < 30 min < 60 min
Centre 30 (0,842) 34,8 19,3 28,2 17,7
Bokito 26(1,115) 32,0 22,7 34,1 11,2
Zima 17 {0,839) 52,3 24,7 18,7 4,3
Nqomedzap 38 {2,400) 27 ,4 11,2 30,2 31,2
Talba 44 (2,314) 19,8 15,2 31,5 33,5

Précédent cultural
Les vergers de cacaoyers sont plantés en majorité sur forêt dans les départements
du Mbam et Kim (Talba) et du Nyong et So'o (Ngomedzap) (figure 17).

Figure 17: Répartition des cacaoyères du Centre Cameroun par type de précédent
cultural.
------- ----------------~

100
90
80 ·
~ 70 .•- - - --1
o Forêt
~ 60
B Jachère
·~ 50 _l. > - - -- t
al 40 o Savane
~ 30 · o Vivrier
0
20 • Autre
10
o Forêt et savane
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude

C'est aussi le cas, dans une moindre mesure, dans le département de la Lékié
(Zima) où 30, 1 % des cacaoyères ont néanmoins été installées sur des jachères.

Le département du Mbam et lnoubou (Bokito) présente la spécificité d'avoir 36,8 %


de vergers de cacaoyers installés sur savane et 19,5 % sur forêt avec une extension
sur savane.

Age
L'âge moyen du verger de cacaoyers de la province du Centre est de 42 ans
(tableau 30) .
49

Tableau 30 : Age du verger de cacaoyers du Centre Cameroun .

Zones Age moyen du verger (années)


d'étude (erreur standard)
Centre 42 (0,629)
Bokito 36 (0,906)
Zima 56 (1 ,073)
Ngomedzap 55 (1 , 108)
Talba 16 (0,391)

L'âge moyen du verger de cacaoyers est le plus élevé dans les départements du
Nyong et So'o (Ngomedzap) et de la Lékié (Zima) où la cacaoculture est une activité
ancienne. Dans ces deux départements, plus de 41 % des cacaoyères ont été
installées il y a plus de 60 ans (figure 18).

Figure 18 : Répartition des cacaoyères du Centre Cameroun par classe d'âge .


.·---------- 1
70

~ 50
60 o < 5ans --11
• >= 5 et < 10 ans
<J)
Q)
40 o >= 10 et < 20 ans
.Q; 1·

>-
0 30 o >= 20 et < 30 ans
"'
()
20 • >= 30 et < 40 ans
ü"' 10 o >= 40 et < 50 ans
1
0 m >= 50 et < 60 ans
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
o >= 60 ans
Zones d'étude
- __J
A l'inverse, l'âge moyen du verger de cacaoyers est le plus bas dans le département
du Mbam et Kim (Talba) en raison de l'expansion plus récente de la cacaoculture
dans cette zone : 60 ,3 % des cacaoyères y ont été créées il y a moins de vingt ans .

Dans le département du Mbam et lnoubou (Bokito), la répartition des plantations de


cacaoyers par classe d'âge est plus homogène.

Superficie
La première plantation de cacaoyers des exploitants enquêtés représente l'essentiel
de leur verger (tableau 31 ).

Tableau 31 : Superficie de la première plantation de cacaoyers au Centre Cameroun.

Zones Superficie moyenne de la Rapport superficie première


d'étude première plantation (ha) plantation/superficie totale du verger de
(erreur standard) cacaoyers (%)
Centre 2,8 (0,0540) 82 ,2
Bokito 1,8 (0, 0680) 92 ,0
Zima 2,7 (0,0866) 70 ,0
Nçiomedzap 3,6 (0, 1186) 82 ,7
Talba 4,0 (0, 14986) 91 ,3
50

La superficie moyenne de la première plantation de cacaoyers varie de 1,8 hectare


dans le département du Mbam et lnoubou (Bokito) à quatre hectares dans le
département du Mbam et Kim (Talba). Cette tendance confirme celle constatée pour
la superficie du verger de cacaoyers dans l'assolement des exploitations.

Les cacaoyères les moins étendues sont localisées principalement dans le


département du Mbam et lnoubou (Bokito) où 56, 1 % d'entre elles ont une superficie
inférieure à deux hectares (figure 19).

Les cacaoyères les plus vastes sont, par contre , situées dans les départements du
Mbam et Kim (Talba) et du Nyong et So'o (Ngomedzap) où respectivement 30,7 % et
18,4 % des plantations de cacaoyers ont une superficie supérieure à cinq hectares.

Figure 19 : Répartition des cacaoyères du Centre Cameroun par classe de


superficie.

35
30 o < 1 ha

~ 25 m < 2 ha
(/)
Q)
.Qj
20 : o < 3 ha
>-
0 15 o < 4 ha
ro
ü
ro 10 - • < 5 ha
ü
5 o < 6 ha
0 Ill< 7 ha
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
o >= 7 ha
Zones d'étude

Régénération
La régénération d'un ancien verger de cacaoyers peut être réalisée par le
renouvellement des arbres eUou par leur recépage .

Le renouvellement progressif d'une plantation - ou re-densification - consiste à


replanter ponctuellement de jeunes cacaoyers au sein du verger afin de remplacer
les pieds manquants. Le recépage consiste à couper le tronc des cacaoyers malades
ou moribonds afin de laisser un ou plusieurs rejets se développer et remplacer
progressivement la tige principale.

Globalement, les producteurs de cacao renouvellent progressivement leur verger de


cacaoyers. Au niveau provincial, ils sont en moyenne 92,6 % à procéder ainsi contre
45,8 % qui optent pour le recépage progressif de leurs cacaoyers (tableau 32) .

Le taux le plus faible de producteurs de cacao qui pratiquent le recépage progressif


de leur verger de cacaoyers se rencontre dans le département du Mbam et Kim
(Talba). Ils sont les plus nombreux à le faire, au contraire , dans le département du
Nyong et So'o (Ngomedzap) .
51

Tableau 32: Régénération du verger de cacaoyers du Centre Cameroun.

Exploitants par type de régénération


Zones d'étude du verger de cacaoyers(%)
Re-densification Recépage
Centre 92,6 45,8
Bokito 96,5 48,5
Zima 94,3 45,8
Ngomedzap 89,1 70,1
Talba 87,5 10,9

Extension
L'extension progressive des cacaoyères varie fortement d'une zone d'étude à l'autre.
Si le taux de producteurs de cacao qui étendent leur verger est en moyenne de 80 %
pour la province du Centre, il passe de 48 % pour le département du Mbam et
lnoubou (Bokito) à 86 % pour le département du Nyong et So'o (Ngomedzap)
(tableau 33).

Tableau 33 : Extension du verger de cacaoyers du Centre Cameroun.

Exploitants qui Superficie moyenne de


Zones d'étude étendent leur verger l'extension (ha)*
de cacaoyers (%) (erreur standard)
Centre 80,0 1,26 (0,08361)
Bokito 48,0 0,87 (0, 10599)
Zima 69,8 0,55 (0,05954)
Ngomedzap 86,0 1,70 (0, 29284)
Talba 69,3 2,29 (0, 13934)
* calculée sur échantillon valide

Le département du Mbam et Kim (Talba) est celui où la superficie moyenne de


l'extension du verger de cacaoyers est la plus élevée - 2,3 hectares -, au contraire
des départements de la Lékié (Zima) et du Mbam et lnoubou (Bokito) où la superficie
moyenne des extensions des cacaoyères est la plus faible : de 0,5 à 0,8 hectare.

Densité de plantation
La densité de plantation d'un verger de cacaoyers est le nombre moyen de plants
par hectare. Au niveau provincial, ce nombre est en moyenne de 1 567 cacaoyers
(tableau 34).

Tableau 34: Densité de plantation du verger de cacaoyers du Centre Cameroun.

Densité de plantation moyenne


Zones d'étude (nombre de pieds/ha)
(erreur standard)
Centre 1 567 (14,065)
Bokito 1 275 (19,553)
Zima 1 831 (26, 144)
Nçiomedzap 1 823 (26,461)
Talba 1 318 (22,652)
52

La densité de plantation moyenne varie de 1 275 pieds par hectare dans le


département du Mbam et lnoubou (Bokito) à 1 831 pieds par hectare dans celui de la
Lékié (Zima).

La répartition des cacaoyères par classe de densité de plantation montre que les
plantations de cacaoyers où le nombre moyen de plants par hectare est le plus
élevé, c'est-à-dire supérieur à 2 000, sont situées dans les départements de la Lékié
(Zima) et du Nyong et So'o (Ngomedzap) (figure 20) .

Figure 20 : Répartition des cacaoyères du Centre Cameroun par classe de densité


de plantation.

45
40 1.l-~~~~~~~~~~ o < 800 pieds/ha
~- 35
- 30 _lk-R- -l
81 >=800 et < 1200
en
Q)
.Qj 25 · pieds/ha
Ï)' 20 D >= 1200 et< 1600
ri 15 . pieds/ha
(3 10
D >= 1600 et < 2000
5
O ~U..~IL.Ulf;:CILUl~ILUl~L.U~
pieds/ha
Bok. Zim. Ngo. Tal. Centre • >= 2000 pieds/ha

Zones d'étude

Au contraire, les cacaoyères où la densité de plantation est la plus faible, c'est-à-dire


inférieure à 1 200 cacaoyers par hectare, sont majoritairement situées dans les
départements du Mbam et lnoubou (Bokito) et du Mbam et Kim (Talba).

Origine du matériel végétal


Le verger de cacaoyers de la province du Centre est principalement constitué de
matériel végétal Amelonado - « cacao allemand » - ou d'un mélange de cette
origine avec les hybrides diffusés par la Société de développement du cacao -
Sodecao - au cours des années 70 et 80 (tableau 35) .

Tableau 35: Origine du matériel végétal des cacaoyères du Centre Cameroun.

Cacaoyères par type de matériel véaétal (%)


Zones Semences «Cacao Hybrides Mélange « cacao Mélange
d'étude de allemand» Sodecao allemand » et hybrides des trois
l'aQriculture Sodecao oriaines
Centre 0,5 31 ,1 9,7 55 ,0 3,7
Bokito - 17,0 17,0 65,7 0,3
Zima 1,2 43,1 6,7 43 ,4 5,6
Nqomedzap - 50,0 6,0 41,5 2,5
Talba 0,8 6 ,0 7,6 77 ,1 8,5

Cette tendance se retrouve dans les départements de la Lékié (Zima) et du Nyong et


So'o (Ngomedzap), zones de cacaoculture ancienne où les distributions, de
semences et de plants sélectionnés par la Sodecao, ont davantage servi à re-
densifier les cacaoyères âgées qu'à en créer de nouvelles.
53

Ailleurs, dans les départements du Mbam et lnoubou (Bokito) et du Mbam et Kim


(Talba), où le verger de cacaoyers est plus jeune, la proportion de cacaoyères
constituées uniquement de « cacao allemand » est plus faible mais la proportion de
celles mises en place à partir d'un mélange de « cacao allemand » et d'hybrides
sélectionnés est plus importante.

Le département du Mbam et lnoubou (Bokito) se caractérise par un taux de


plantations de cacaoyers constituées uniquement d'hybrides sélectionnés plus
important que la moyenne provinciale: 17 % contre 9,7 %.

Techniques de mise en place


Globalement, les producteurs de cacao de la province du Centre installent leurs
cacaoyères avec des plants issus de semis direct, ou avec un mélange de plants
issus de semis direct et de germoirs - ou pépinières en pleine terre (tableau 36) .

Tableau 36 : Mise en place des cacaoyères du Centre Cameroun .

Cacaoyères par technique de mise en place(%)


Zones Semis Mélange Semis Semis Germoir
d'étude direct Germoir Pépinière des trois direct et direct et et
techniques germoir pépinière pépinière
Centre 25,7 4,0 3,3 16,4 28,5 15,7 6,4
Bokito 13,8 4,4 2,8 28,5 36,7 11,2 2,6
Zima 32,0 5,7 4,4 10,1 26,8 11 ,8 9,2
Ngomedzap 44,1 1,3 4,8 0,3 3,5 38,4 7,6
Talba 3,2 4,4 0,8 28,2 52 ,4 3,2 7,8

La tendance provinciale se retrouve principalement dans le département de la Lékié


(Zima).

Dans les départements du Mbam et lnoubou (Bokito) et du Mbam et Kim (Talba), la


part de plantations de cacaoyers constituées uniquement de plants issus de semis
direct est plus faible et représente respectivement 13,8 % et 3,2 % des effectifs. Par
contre , nombreuses sont les cacaoyères constituées d'un mélange de plants issus
de semis direct et de plants issus de germoirs, voire d'un mélange de plants issus
des trois techniques : semis direct, plants issus de germoirs et pépinières en
sachets.

Dans le département du Nyong et So'o (Ngomedzap), outre le semis direct, les


cacaoyères constituées à partir d'un mélange de plants issus de semis direct et de
plants élevés en pépinières en sachets sont dominantes.

Ombrage
La majorité des cacaoyères de la province du Centre sont ombragées et, quelle que
soit la zone d'étude, plus de 55 % du verger de cacaoyers bénéficie d'un ombrage
qualifié de moyen par les enquêteurs (figure 21 ).

Le département du Mbam et Kim (Talba) se différencie toutefois du reste de la


province du Centre par un taux de cacaoyères conduites sans ombrage plus élevé :
21,4 % contre 6,8 % au niveau provincial.
54

Figure 21 : Répartition des cacaoyères du Centre Cameroun par niveau d'ombrage.


---- - ----------------,

80
70
-;!!.
60
(/) 50
Q)
.Qj
o Sans orrbrage
>-
40
0 &1 Orrbrage léger
Cil
'-'
30
Cil o Orrbrage ITTJyen
(.) 20
o Orrbrage fort
10
0
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude

-- ---- - -------·---

Production
La production moyenne du verger de cacaoyers des exploitants du Centre Cameroun
donne une indication sur la quantité de cacao qu'ils récoltent annuellement dans
chaque zone d'étude (tableau 37) .

Tableau 37 : Production du verger de cacaoyers du Centre Cameroun.

Production moyenne
Zones d'étude (kg de cacao marchand)
(erreur standard)
Centre 669 (21,311)
Bokito 508 (22,468)
Zima 582 (22, 20962)
Ngomedzap 474 (18,45861)
Talba 1 320 (92, 59490)

Au niveau provincial, la production moyenne du verger de cacaoyers est en moyenne


de 669 kg de cacao marchand. Elle varie de 474 kg dans le département du Nyong
et So'o (Ngomedzap), où les parcelles de cacaoyers sont étendues mais peu
productives, à 1 320 kg dans le département du Mbam et Kim (Talba) où les
cacaoyères sont également étendues mais plus récentes.

La répartition des plantations de cacaoyers par classe de production par exploitant


est homogène dans le département du Mbam et Kim (Talba) (figure 22) . Ailleurs, la
tendance observée correspond grosso-modo à la tendance provinciale, le taux de
cacaoyères produisant entre 200 kg et 500 kg de cacao marchand étant le plus
élevé.
55

Figure 22 : Répartition des cacaoyères du Centre Cameroun par classe de


production (kg de cacao marchand).

40
35

~ 30 D 0 kg
(/) 25
Q) m < 200 kg
.Q; 20 -
>-
0 D >= 200 et < 500 kg
"'
(.)
D >= 500 et < 800 kg
"'
ü
• >= 800 et< 1200 kg
D >= 1200 kg
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude

Rendement
Le rendement du verger de cacaoyers de la province du Centre est en moyenne de
250 kg de cacao marchand par hectare (tableau 38) .

Tableau 38 : Rendement du verger de cacaoyers du Centre Cameroun.

Rendement moyen du verger de cacaoyer


Zones d'étude (kg de cacao marchand par hectare)
(erreur standard)
Centre 250 (4,937)
Bokito 290 (9, 729)
Zima 244 (7, 50426)
Ngomedzap 158 (4,92650)
Talba 308 (15,32161)

Le rendement moyen de cacao marchand par hectare varie du simple au double


entre le département du Nyong et So'o (Ngomedzap) où il est le plus bas, et le
département du Mbam et Kim (Talba) où il est le plus élevé.

La répartition des cacaoyères par classe de rendement montre que le taux de


plantations de cacaoyers produisant moins de 400 kg de cacao marchand par
hectare est le plus élevé dans le département du Nyong et So'o (figure 23). Ailleurs,
les cacaoyères qui produisent entre 400 et 600 kg de cacao marchand par hectare et
celles qui produisent entre 600 et 800 kg sont les plus nombreuses.

Les plantations de cacaoyers produisant entre 800 kg et une tonne de cacao


marchand par hectare et celles dont le rendement est supérieur à une tonne de
cacao marchand par hectare se rencontrent principalement dans le département du
Mbam et Kim (Talba) et, dans une moindre mesure, dans celui du Mbam et lnoubou
(Bokito) .
56

Figure 23 : Répartition des cacaoyères du Centre Cameroun par classe de


rendement (kg de cacao marchand par hectare).

45
0 0 kg
40
35 Ill < 200 kg
~ 30 ·
"'~ 25
· Q)
D >= 200 et < 400 kg
>-
0 20
<O 0 >= 400 et < 600 kg
(.)
<O
ü
• >= 600 et < 800 kg

D >= 800 et < 1000 kg


Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Eil >= 1000 kg
Zones d'étude

Etat phytosanitaire
L'évaluation de l'état sanitaire de leur verger de cacaoyers par les exploitants, de 0 à
3 - 3 étant la note la plus forte-, varie selon les zones d'étude et en fonction des
deux principaux fléaux que sont les mirides et la pourriture brune des cabosses
(tableau 39) .

Tableau 39 : Notation des dégâts des mirides et de la pourriture brune des cabosses
dans le verger de cacaoyers du Centre Cameroun.

Notation moyenne des dégâts


Zones Mi rides Pourriture brune des
d'étude (erreur standard) cabosses
(erreur standard)
Centre 2,3 (0,022) 2,1 (0,021)
Bokito 2,3 (0,034) 2,0 (0,037)
Zima 2,5 (0,038) 2,0 (0,042)
Nqomedzap 2,2 (0,048) 2,5 (0,034)
Talba 2,0 (0,057) 1 ,9 (0,052)

Exception faite du département du Nyong et So'o (Ngomedzap), les producteurs de


cacao des autres départements estiment que les dégâts des mirides sont plus
importants que ceux de la pourriture brune des cabosses.

La note moyenne attribuée aux dommages dus aux mirides est la plus basse dans le
département du Mbam et Kim (Talba) où la proportion de cacaoyères peu ou pas
attaquées par les mirides est plus élevée qu'ailleurs. Cette note est, au contraire, la
plus élevée dans le département de la Lékié (Zima) où la proportion de plantations
de cacaoyers jugées par les exploitants comme étant fortement attaquées par les
mirides est importante (figure 24).

C'est également dans le département du Mbam et Kim (Talba) que la note moyenne
attribuée aux dommages liés à la pourriture brune des cabosses est également la
plus basse. Elle est au contraire la plus élevée dans le département du Nyong et
So'o (Ngomedzap) où la proportion de cacaoyères jugées fortement attaquées par la
pourriture brune des cabosses est élevée (figure 25).
57

Figure 24 : Répartition des cacaoyères du Centre Cameroun par niveau de pression


parasitaire des mirides.

70
60 -
-;f!. 50 -
(/)
Q) 40 oNulle
.Qj
>-
0 30 BI Faible
"'
(.)
20 o rvt>yenne
ü"'
10 o Forte
0-
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude

Figure 25 : Répartition des cacaoyères du Centre Cameroun par niveau de pression


parasitaire de la pourriture brune des cabosses.

60 /
~

50
~ 40 v - F
(/)
c !
Q) -=""' f - - - o f'.lllle
30 v -
f---- f--
.Qj
>-
0 = lil Faible
"'
(.) 20 ,..- - c---- - ~

o rvt>yenne
ü"'
_,...,.._ - c---- -
10 ~ 1-
o Forte
" ~f' l~_j 1- 1"' 1_ ... ,..,
0
Bok. Zim Ngo_ Tal. Centre
Zones d'étude

Caractérisation de l'itinéraire technique

Désherbage
Le nombre de désherbages réalisés dans le verger de cacaoyers de la province du
Centre est en moyenne de 1,7 par an .

Il est le plus faible dans le département du Nyong et So'o (Ngomedzap) et le plus


élevé dans les départements du Mbam et lnoubou (Bokito) et du Mbam et Kim
(Talba) (tableau 40). Cette tendance se retrouve quel que soit le type de main-
d'œuvre.
58

Tableau 40 : Désherbage des cacaoyères du Centre Cameroun.

Nombre moyen de désherbages*


(erreur standard)
Zones Toutes mains- Main-d'œuvre Main-d'œuvre
d'étude d'œuvre familiale salariée
confondues
Centre 1,7 (0,018) 1,5 (0,0201) 1,5 (0,0326)
Bokito 2,2 (0,031) 1,8 (0,0407) 1,4 (0,0434)
Zima 1,6 (0,031) 1,5 (0,0335) 1,2 (0, 1284)
Nçiomedzap 1, 1 (0,014) 1,1 (0,0133) 1,0 (0,0277)
Talba 2,0 (0,029) 1, 7 (0, 0532) 1,8 (0,0416)
* calculé sur échantillon valide

Le département du Mbam et Kim (Talba) est la seule zone de production de cacao


de la province du Centre où le nombre moyen de désherbages avec main-d'œuvre
salariée est supérieur à celui des désherbages avec main-d'œuvre familiale.

La répartition des exploitants en fonction du nombre annuel de désherbages réalisés


dans leur cacaoyère montre que la quasi-totalité des producteurs de cacao du
département du Nyong et So'o (Ngomedzap) font un seul désherbage par an (figure
26) .

Figure 26 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par nombre de


désherbages en cacaoculture.

100
90
80
70
~ 60 o Aucun désherbage
ë"' 50 ~

11 1 désherbage
~"' 40 ,___ ,_ ~
- ~

n. o 2 désherbages
i.l:l 30 >---- - ·- -
-
o 3 désherbages
20 >---- -
.
1-

10
0
1 -
-
, 1 1r r
• 4 désherbages ou plus

Bok. Zim Ngo. Tal. Centre


Zones d'étude

- --------

La plupart des exploitants du département du Mbam et Kim (Talba) entretiennent leur


verger de cacaoyers deux fois par an. Dans le département de la Lékié (Zima), les
cacaoyères sont désherbées entre une et deux fois par an. Par contre, les
plantations de cacaoyers désherbées trois fois par an sont les plus nombreuses dans
le département du Mbam et lnoubou (Bokito).

Cette tendance est confirmée par la répartition des exploitants en fonction du nombre
de désherbages avec main-d'œuvre familiale, à la différence du département du
Mbam et Kim (Talba) où le nombre de vergers de cacaoyers entretenus avec de la
main-d'œuvre extérieure à l'exploitation est le plus élevé (figure 27) .
59

Figure 27 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par nombre de


désherbages avec main-d'œuvre familiale en cacaoculture.

90
80
70
~ 60 c o Aucun désherbage
ë"' 50 ID 1 désherbage
<1l
40 -
""
-
0
o. 30 - - - c
o 2 désherbages
Jj
20 - - f-- o 3 désherbages
10
0 J tr LI li -
j ,_
L
• 4 désherbages ou plus

Bok. Zim Ngo. Tal. Centre


Zones d'étude

A l'inverse, la répartition des exploitants en fonction du nombre de désherbages avec


main-d'œuvre salariée confirme que le département du Mbam et Kim (Talba) et, dans
une moindre mesure, celui du Mbam et lnoubou (Bokito), sont les départements où
les producteurs de cacao recourent le plus au travail salarié pour le désherbage de
leur cacaoyère (figure 28).

Figure 28 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par nombre de


désherbages avec main-d'œuvre salariée en cacaoculture.

100
90
80
"#. 70
60 o Aucun désherbage
ë"' 50 m 1 désherbage
.l!l
ë5 40 ·
o. o 2 désherbages
Jj 30
20 o 3 désherbages
10 • 4 désherbages ou plus
0
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude

Le nombre de plantations de cacaoyers entretenues deux fois par an avec de la


main-d'œuvre salariée est le plus élevé dans le département du Mbam et Kim
(Talba). Celui des plantations désherbées une fois par an avec de la main-d'œuvre
salariée est le plus élevé dans le département du Mbam et lnoubou (Bokito).

Récolte sanitaire
La quasi-totalité des exploitants du Centre Cameroun réalise une récolte sanitaire
dans leur verger de cacaoyers.
60

Le taux de planteurs négligeant cette opération culturale est le plus bas dans les
départements du Mbam et lnoubou (Bokito) et du Nyong et So'o (Ngomedzap). Il est
le plus élevé dans les départements de la Lékié (Zima) et du Mbam et Kim (Talba)
(tableau 41 ).

Tableau 41 : Récolte sanitaire des cacaoyères du Centre Cameroun.

Zones % d'exploitants qui :


d'étude réalisent ne réalisent pas
une récolte sanitaire de récolte sanitaire
Centre 92,2 7,8
Bokito 95,8 4 ,2
Zima 90,3 9,7
Nçiomedzap 95,0 5,0
Talba 85,6 14,4

En général, il s'avère que la récolte sanitaire du verger de cacaoyers est réalisée en


même temps que la taille des arbres, en début d'année, avant la nouvelle floraison .

Taille
Globalement, les producteurs de cacao du Centre Cameroun taillent leur verger de
cacaoyers en moyenne une fois par an (tableau 42).

Tableau 42 : Taille des cacaoyères du Centre Cameroun.

Zones Nombre moyen de tailles*


d'étude (erreur standard)
Centre 1 ,04 (0,006)
Bokito 1 ,06 (0,013)
Zima 1,04(0,011)
Nçiomedzap 1,02 (0,010)
Talba 1,05 (0,015)
* calculé sur échantillon valide

Peu de différences sont en effet observées entre les différentes zones d'étude. La
répartition des exploitants en fonction du nombre de tailles réalisées dans l'année
dans leur verger de cacaoyers montre que 80 % à 90 % d'entre eux font une taille
par an. Les départements du Mbam et Kim (Talba) et du Mbam et lnoubou (Bokito)
sont ceux où le nombre de producteurs de cacao qui réalisent deux tailles par an est
le plus élevé (figure 29).
61

Figure 29 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par nombre de tailles en


cacaoculture.

100
90
f--
80
~

~
0
70
f----
60
ë"'
Cil 50
--
-
,_
o Aucune taille
1!!1 1 taille
""
0
c_ 40
~ ~

,_
X 30 o 2 tailles
w
20 -- o 3 tailles
,..
10
0
"' "Yl __I - - - r =n__f =a __

Bok. Zim Ngo. Tal. Centre


Zones d'étude

Traitements phytosanitaires
Au niveau provincial, le nombre moyen de traitements insecticides réalisés
annuellement dans les cacaoyères est de 2,7 traitements. Il est de 5,7 pour les
traitements fongicides (tableau 43).

Tableau 43 : Traitements insecticides et fongicides des cacaoyères du Centre


Cameroun.

Nombre moyen*
Zones erreur standard
d'étude Traitements Traitements
insecticides fon icides
Centre
Bokito

* calculé sur échantillon valide

Le nombre moyen de traitements insecticides est le plus bas dans le département du


Mbam et lnoubou (Bokito) . Il est le plus élevé dans le département de la Lékié
(Zima). C'est également dans le département du Mbam et lnoubou (Bokito) que le
nombre moyen de traitements fongicides est le plus bas. Par contre, il est le plus
élevé dans le département du Mbam et Kim (Talba) .

La répartition des producteurs de cacao par nombre de traitements insecticides


relativise cependant les moyennes observées dans certaines zones d'étude, en
particulier dans le département du Nyong et So'o (Ngomedzap) (figure 30) .

CIRAD-DIST
Unité bibliothèque
Lavalette
62

Figure 30 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par nombre de


traitements insecticides en cacaoculture.

100
90
80

~
70 · o Aucun traiterœnt
.!!l 60
c lil 1 traiterœnt
50 -
:g"' o 2 traiterœnts
c.
in o 3 traiterœnts
• 4 traiterœnts
o 5 traiterœnts et plus
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude

Rares sont en effet les producteurs de cacao de ce département qui réalisent un


traitement insecticide dans leur verger de cacaoyers. Par contre, ce sont dans les
départements du Mbam et Kim (Talba) et du Mbam et lnoubou (Bokito) que l'on
trouve le nombre le plus élevé d'exploitants qui traitent leur cacaoyère deux et trois
fois par an contre les mirides.

Les planteurs de cacaoyers qui réalisent au moins cinq traitements insecticides par
an, en les associant souvent d'ailleurs aux traitements anti-pourriture brune, sont les
plus nombreux dans le département de la Lékié (Zima).

En ce qui concerne les traitements fongicides, le département du Mbam et lnoubou


(Bokito) est celui où ils sont les moins nombreux. Ailleurs, la majorité des
producteurs de cacao font entre quatre et neuf traitements fongicides par an, le
département du Mbam et Kim (Talba) étant celui où le taux d'exploitants réalisant
plus de dix traitements fongicides par an dans leur verger de cacaoyers est le plus
élevé (figure 31) .

Figure 31 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe de


traitements fongicides en cacaoculture.

60

50 ·

0~ 40 ·
o Aucun traiterœnt
"'
ë 30 œ >= 1 et < 4 traiterœnts
.~
0
c. 20 o >= 4 et < 7 traiterœnts
Lb o >= 7 et < 10 traiterœnts
10
• >= 10 traiterœnts
0
Bok. Zim. Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
63

Nombre d'heures de travail quotidien par activité


Le nombre d'heures de travail par jour en cacaoculture varie fortement selon les
zones d'étude, les activités et le type de main-d'œuvre utilisée (tableau 44).

Tableau 44 : Durée du travail quotidien en cacaoculture au Centre Cameroun.

Nombre moven d'heures de travail quotidien par activité en cacaoculture*


Désherbage Taille Traitements Traitements
Zones insecticides fonaicides
d'étude Main- Main- Main- Main- Main- Main- Main- Main-
d'œuvre d'œuvre d'œuvre d'œuvre d'œuvre d'œuvre d'œuvre d'œuvre
familiale salariée familiale salariée familiale salariée familiale salariée
Centre 3,6 4,6 3,2 3,7 3,9 2,8 4,3 4,0
Bokito 3,7 3,8 3,3 3,4 3, 1 2,2 4,0 2,9
Zima 3,7 3,8 3, 1 3, 1 4,1 3,8 4,6 4,3
Nçiomedzap 2,6 3,0 2,5 3,0 3,4 - 3,8 5,0
Talba 5,4 6,2 4,3 4,5 4,5 4,3 5, 1 5,5
* calculé sur échantillon valide

Le nombre d'heures de travail par jour est globalement le plus faible dans le
département du Nyong et So'o (Ngomedzap). La durée de la journée de travail
familial y oscille entre 2,5 et 3,8 heures, et celle de la journée de travail salarié y
varie entre trois et cinq heures.

A l'inverse, le département du Mbam et Kim (Talba) est celui où la durée de la


journée de travail en cacaoculture est la plus longue : entre 4,3 et 5,4 heures pour le
travail familial, et entre 4,3 et 6,2 heures pour le travail salarié.

Nombre d'heures de travail par hectare et par activité


Au niveau provincial, le désherbage du verger de cacaoyers est l'activité où le
nombre d'heures de travail par hectare est le plus élevé. Il en est de même dans les
différentes zones d'étude, sauf dans le département du Nyong et So'o (Ngomedzap)
où les producteurs de cacao consacrent davantage de travail aux traitements
fongicides (tableau 45).

Tableau 45: Durée du travail en cacaoculture au Centre Cameroun.

Nombre moyen d'heures de travail par hectare et par activité*


Désherbage Taille Traitements Traitements
Zones insecticides fongicides
d'étude Main- Main- Main- Main- Main- Main- Main- Main-
d'œuvre d'œuvre d'œuvre d'œuvre d'œuvre d'œuvre d'œuvre d'œuvre
familiale salariée familiale salariée familiale salariée familiale salariée
Centre 145 137 15 19 17 12 48 33
Bokito 244 166 16 15 13 12 31 27
Zima 108 40 6 5 18 19 30 24
Nçiomedzap 56 44 14 7 28 0 71 115
Talba 192 149 28 31 17 8 75 49
* calculé sur échantillon valide
64

Le département du Mbam et lnoubou (Bokito) est celui où le désherbage des


cacaoyères requiert le plus de travail. Le département du Mbam et Kim (Talba) est
celui où les producteurs de cacao consacrent le plus de temps à la taille de leur
verger de cacaoyers.

La répartition des producteurs de cacao par classe d'heures de travail par activité et
par type de main-d'œuvre relativise cependant certaines moyennes observées au
niveau des zones d'étude.

Les départements du Nyong et So'o (Ngomedzap) et de la Lékié (Zima) sont les


départements où les exploitants consacrent le moins de temps au désherbage de
leur verger de cacaoyers. C'est le contraire dans les départements du Mbam et Kim
(Talba) et du Mbam et lnoubou (Bokito) où plus de 50 % des planteurs de cacaoyers
consacrent au moins 100 heures de travail au désherbage de leur verger (figure 32) .

Figure 32 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe d'heures de


travail familial par hectare pour le désherbage en cacaoculture.

100
90
80

~ 70 -
60 o < 1OO heures
!!l
c 50 m >= 1OO et < 250 heures
ro
:aa. 40 - o >= 250 et < 500 heures
X 30
UJ o >= 500 et < 750 heures
20
10 • >= 750 heures
0
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre

Zones d'étude

Les départements du Mbam et Kim (Talba) et du Mbam et lnoubou (Bokito) sont


également ceux où le travail salarié consacré au désherbage des cacaoyères est le
plus important (figure 33) .

En ce qui concerne la taille du verger de cacaoyers, les producteurs de cacao qui


consacrent le plus de temps à cette activité sont ceux du département du Mbam et
Kim (Talba) (figure 34).

Comme pour le désherbage, le département du Mbam et Kim (Talba) et, dans une
moindre mesure, celui du Mbam et lnoubou (Bokito) sont les départements où le
nombre d'heures de travail salarié consacrées à la taille du verger de cacaoyers est
le plus élevé (figure 35) .
65

Figure 33 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe d'heures de


travail salarié par hectare pour le désherbage en cacaoculture .

100 -
90 -
80
~
Cil
o < 1OO heures
ë 50 ia >= 100 et < 250 heures
"'
~
o >= 250 et < 500 heures
o.
X
w o >= 500 et < 750 heures
20
10 • >= 750 heures
0
Bok. Zim Ngo_ Tal. Centre

Zones d'étude

Figure 34 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe d'heures de


travail familial par hectare pour la taille en cacaoculture .

100
90
80
70
~ o < 25 heures
Cil 60 -
ë 50 m >= 25 et < 50 heures
_.,,,
"'
0
o. 40 o >= 50 et < 100 heures
X 30
w o >= 100 et < 150 heures
20
10 • >= 150 heures
0 ,
Bok. Zim Ngo_ Tal. Centre

Zones d'étude

Figure 35 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe d'heures de


travail salarié par hectare pour la taille en cacaoculture.

100
90
80
70
~ o < 25 heures
Cil 60 -
ë 50 m >= 25 et < 50 heures
·""'0' 40 - o >= 50 et < 1OO heures
o.
Jj 30 -
20
o >= 100 et < 150 heures
10 - • >= 150 heures
0-
Bok. Z im !\go. Tal. Centre
Zones d'étude
66

En ce qui concerne le travail familial utilisé pour les traitements insecticides, les
producteurs de cacao consacrent annuellement moins de 25 heures de travail par
hectare pour traiter leur cacaoyère (figure 36) .

Figure 36 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe d'heures de


travail familial par hectare pour les traitements insecticides en cacaoculture.

100 ·
90
80
0~
70
60 o < 25 heures
"'
ë 50 · 111 >= 25 et < 50 heures
.l!1
"ë5 40
"ë. o >= 50 et < 1OO heures
dj 30
o >= 100 et< 150 heures
20
10 • >= 150 heures
o.
Bok. Zim. Ngo. Tal. Centre

Zones d'études

~------ · - - - - -- -- - -----~

La tendance est la même pour le nombre d'heures de travail salarié utilisées pour les
traitements insecticides, le département du Nyong et So'o (Ngomedzap) étant
remarquable puisqu'aucun producteur de cacao n'y emploie de main-d'œuvre
extérieure à son exploitation pour cette activité (figure 37).

Figure 37 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe d'heures de


travail salarié par hectare pour les traitements insecticides en cacaoculture.

100
90
80 ·
0~
70
60 o < 25 heures
ë"' l!I >= 25 et < 50 heures
50
"'
.t :
.Q
1

o. 40 1 o >= 50 et < 1OO heures


X 30 ·
w o >= 100 et< 150 heures
20 ·
10 • >= 150 heures
0
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
_ _J
Les départements du Mbam et lnoubou (Bokito) et de la Lékié (Zima) sont ceux où le
nombre d'heures de travail familial consacrées aux traitements fongicides est le
moins important. C'est le contraire dans les départements du Nyong et So'o
(Ngomedzap) et du Mbam et Kim (Talba) où la répartition des producteurs de cacao
par classe d'heures de travail fam ilial par hectare d'une part, est plus homogène et
d'autre part, montre que ces derniers consacrent davantage de temps à la lutte
contre la pourriture brune des cabosses (figure 38) .
67

Figure 38 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe d'heures de


travail familial par hectare pour les traitements fongicides en cacaoculture.

100
90
80 -
~
0
70
(/) 60 o < 25 heures
ë 50 - m >= 25 et < 50 heures
ro
:g 40
a. o >= 50 et < 1OO heures
Jj 30
o >= 100 et < 150 heures
20
10 • >= 150 heures
0
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre

Zones d'étude

Exception faite du département du Nyong et So'o (Ngomedzap) , la tendance est la


même pour le nombre d'heures de travail salarié par hectare pour les traitements
fongicides (figure 39).

Figure 39 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe d'heures de


travail salarié par hectare pour les traitements fongicides en cacaoculture.

~
0
70 -
(/) 60 o < 25 heures
ë 50 - >= 25 et < 50 heures
ro
:g 40 -
a. o >= 50 et < 1OO heures
Jj 30
20
o >= 100 et< 150 heures
10 • >= 150 heures
0
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre

Zones d'étude

Coût de la main-d'œuvre salariée


Le coût par hectare de la main-d 'œuvre salariée utilisée par les producteurs de
cacao de la province du Centre varie selon la zone d'étude et selon l'activité (tableau
46).
68

Tableau 46 : Coût du travail salarié en cacaoculture au Centre Cameroun.

Coût par hectare de la main-d'œuvre salariée


Zones par activité (FCFA)*
d'étude (erreur standard)
Désherbage Taille Traitements Traitements
insecticides fongicides
Centre 30 260 8 173 5 597 15 478
(1641 , 134) (899,885) (393,476) (2012,643)
Bokito 33 846 7 413 5 004 12 045
(3370,537) (1608, 101) (355, 118) (1607,277)
Zima 15 028 4 677 13 568 20 242
(1439,988) (1002,594) (3585,969) (6810, 743)
Ngomedzap 15 447 5 000 - 9 871
(1899,041) (871,429)
Talba 33 593 11 126 5 244 16 850
(1290,568) (1468,654) (770,378) 1_1517, 053)
* calcule sur echant1llon valide

Au niveau provincial , le coût moyen par hectare de la main-d'œuvre salariée passe


d'environ 5 600 FCFA pour la protection insecticide du verger de cacaoyers à plus de
30 200 FCFA pour les travaux de désherbage.

Le coût moyen par hectare de la main-d'œuvre salariée utilisée pour le désherbage


des cacaoyères est sensiblement le même dans les départements de la Lékié (Zima)
et du Nyong et So'o (Ngomedzap) où il dépasse 15 000 FCFA. Il est plus élevé dans
les départements du Mbam et lnoubou (Bokito) et du Mbam et Kim (Talba) où il
atteint plus de 33 000 FCFA. Pour les autres activités, le coût moyen par hectare de
la main-d'œuvre salariée employée en cacaoculture varie selon les zones d'étude.

Les figures 40 à 43 présentent les répartitions des exploitants du Centre Cameroun


par classe de coût par hectare du travail salarié par activité.

Figure 40 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe de coût par
hectare de la main-d'œuvre salariée pour le désherbage en cacaoculture.
~-------·---

100
90 o< 10000 FCFA
80
70 1!1 >= 10000 et < 25000 FCFA
~
(/) 60
c 50
~ D >= 25000 et < 50000 FCFA
·5
ëi 40
X
, 1-
UJ 30 D >= 50000 et < 75000 FCFA
20 t- f-- - -
10
0
Bok .
ln ,_

Zim.
1
Ngo.
1 l- k
Tal. Centre
• > = 75000 et < 100000 FCFA

D >= 100000 FCFA


Zones d'étude

--------- ---- ----------


69

Figure 41 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe de coût par
hectare de la main-d'œuvre salariée pour la taille en cacaoculture.

100
90
80
70
ê 60
o < 5000 FCFA
ë"' 50
2 m >= 5000 et < 10000 FCFA
()
40 -
c. L
X
UJ 30 - - - o >= 10000 et < 20000 FCFA
- - o >= 20000 FCFA

t ~
20
10
0
Bok.
fi Il
Zim. Ngo.
1

Tal. Centre
Zones d'étude

Figure 42 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe de coût par
hectare de la main-d'œuvre salariée pour les traitements insecticides en
cacaoculture.

100
90
80
70
~
VJ 60 o < 5000 FCFA
ë
~ 50 m>= 5000 et < 10000 FCFA
(3
o. 40
X o >= 10000 et < 20000 FCFA
UJ 30
o >= 20000 FCFA
10
o kU!!..!:~11!..!,~~~U!l!..t::11;[l.Jlu.J17
Bok. Zim. Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
70

Figure 43 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe de coût par
hectare de la main-d'œuvre salariée pour les traitements fongicides en cacaoculture.

100
90 ·
80
"#- 70 · o < 5000 FCFA
60
ë"' 50 11 >= 5000 et < 10000 FCFA
Ill
:g 40
Ci
X 30
w o >= 10000 et < 20000 FCFA
20 ·
10
o >= 20000 FCFA
0
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude

Coût des produits phytosanitaires


Au niveau provincial, le coût par hectare des produits phytosanitaires utilisés en
cacaoculture varie du simple au double en fonction du type de tra itement : de l'ordre
de 6 700 FCFA pour les traitements insecticides, il passe à plus de 13 200 FCFA
pour les traitements fongicides (tableau 47).

Tableau 47 : Coût des produits phytosanitaires en cacaoculture au Centre


Cameroun.

Coût des produits phytosanitaires par hectare et


Zones par type de traitements (CFA)*
d'étude (erreur standard)
Insecticides Fongicides
Centre 6 751 (274,890) 13 292 (309, 032)
Bokito 9 400 (608, 525) 10 097 (485,384)
Zima 4 332 (183,308) 14 906 (662,253)
Ngomedzap 5 096 (842, 578) 14 047 (545, 712)
Talba 5 734 (286,337) 14 306 (707,387)
* calculé sur échantillon valide

Au niveau des zones d'étude, le coût par hectare des produits phytosanitaires utilisés
en cacaoculture pour la lutte contre la pourriture brune des cabosses est trois fois
plus élevé que celui des produits phytosanitaires employés pour la lutte anti-mirides,
sauf dans le département du Mbam et lnoubou (Bokito) où la différence est moins
nette.

La répartition des exploitants par classe de coût des produits insecticides montre
que, exception faite du département du Mbam et lnoubou (Bokito), la tendance est la
même quelle que soit la zone d'étude : la majorité des producteurs de cacao du
Centre Cameroun consacrent moins de 10 000 FCFA par hectare pour la lutte anti-
mirides. Cette répartition est plus homogène dans le département du Mbam et
lnoubou (Bokito) où le taux de producteurs de cacao qui dépensent plus de
10 000 FCFA par hectare, voire plus de 20 000 FCFA par hectare, est plus élevé
qu'ailleurs (figure 44) .
71

Figure 44 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe de coût par
hectare des produits insecticides en cacaoculture.

70

60
D < 5000 FCFA
~ 50 -
U)

ë m >= 5000 et < 10000


<Il
'6 30 FCFA
ëi.
D >= 10000 et < 20000
t.l5 20
FCFA
10
D >= 20000 FCFA
O .J.<b!~~;i.-;Ib!l!'~!1d!!!~],,!lll!,.!.Jl7

Bok. Zim Ngo. Tal. Centre

Zones d'étude

La tendance est inverse en ce qui concerne la répartition des exploitants par classe
de coût des produits fongicides.

Dans le département du Mbam et lnoubou (Bokito) , le taux de producteurs de cacao


qui dépensent moins de 5 000 FCFA par hectare pour l'achat de produits
phytosanitaires pour lutter contre la pourriture brune des cabosses du cacaoyer est
le plus élevé alors que celui des exploitants qui consacrent plus de 20 000 FCFA par
hectare pour cette activité est le plus faible. C'est le contraire dans les autres zones
d'étude (figure 45).

Figure 45 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe de coût par
hectare des produits fongicides en cacaoculture.

70

60
D < 5000 FCFA
~
50

ë5
.!1
c
.!!!
ëi.
40

30 / l- ~ ~"" - m >= 5000 et < 10000


FCFA
X
LlJ 20 e-----;; f-- - ,_ ~ - D >= 10000 et < 20000
FCFA
10 .V

0
Bok.
[
Zim
JNgo.
-r
~

Tal. Centre
D >= 20000 FCFA

Zones d'étude

Récolte
Le nombre de récoltes dans le verger de cacaoyers du Centre Cameroun est
compris entre deux et trois passages dans les départements du Mbam et lnoubou
(Bokito), du Nyong et So'o (Ngomedzap) et de la Lékié (Zima). Il est compris entre
trois et quatre passages dans le département du Mbam et Kim (Talba) (tableau 48).
72

Tableau 48: Récolte du cacao au Centre Cameroun .

Zones Nombre de récoltes*


d'étude (erreur standard)
Centre 2,97 (0,019)
Bokito 2,99 (0,038)
Zima 2,88 (0,028)
Ngomedzap 2,93 (0,040)
Talba 3, 13 (0, 046)
* calculé sur échantillon valide

La répartition des exploitants du Centre Cameroun par nombre de récoltes confirme


que la majorité d'entre eux récoltent leur cacaoyère trois fois par an (figure 46).

Figure 46 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par nombre de récoltes


en cacaoculture.

80
70 o Aucune récolte
60 1 récolte
~ 50 o 2 récoltes
.l!l
c:
~
o 3 récoltes
0
Ci • 4 récoltes
><
w o 5 récoltes
m > à 5 récoltes

Bok. Zim Ngo. Tal. Centre


Zones d'études

Les producteurs de cacao qui ne récoltent pas leur verger dans le département du
Mbam et lnoubou (Bokito) correspondent à ceux dont les cacaoyères sont
improductives en raison de leur jeune âge.

Le taux d'exploitants qui récoltent leur verger de cacaoyers quatre fois par an, voire
plus, est le plus élevé dans les départements du Mbam et lnoubou (Bokito) et du
Mbam et Kim (Talba) et, dans une moindre mesure, dans le département du Nyong
et So'o (Ngomedzap).

Le nombre moyen d'heures de travail quotidien par type de main-d'œuvre utilisée


pour la récolte du verger de cacaoyers est le plus élevé dans les départements du
Mbam et Kim (Talba) et du Mbam et lnoubou (Bokito). Par contre, il est le plus faible
dans le département du Nyong et So'o (Ngomedzap) (tableau 49).
73

Tableau 49 : Durée du travail quotidien pour la récolte du cacao au Centre


Cameroun.

Nombre d'heures de travail quotidien


Zones pour la récolte du cacao* (erreur standard)
d'étude Main-d'œuvre Main-d'œuvre Entraide
familiale salariée
Centre 4,82 (0,049) 5,57 (0, 109) 4,93 (0, 075)
Bokito 5,02 (0,082) 5,25 (0,403) 5,15(0, 112)
Zima 4,69 (0,071) 4,33 (0, 189) 4 ,64 (0,098)
Nqomedzap 3,87 (0, 104) 4,27 (0,237) 3,81 (0,344)
Talba 6, 14 (0, 107) 6,30 (0,096) 5, 79 (0,286)
* calcule sur echant1llon valide

Cette tendance est moins nette pour le nombre moyen d'heures de travail par
hectare pour la récolte du cacao selon le type de main-d'œuvre (tableau 50).

Tableau 50 : Durée du travail par hectare pour la récolte du cacao au Centre


Cameroun.

Nombre d'heures de travail par hectare


Zones pour la récolte du cacao* (erreur standard)
d'étude Main-d'œuvre Main-d'œuvre Entraide
familiale salariée
Centre 32,22 (0,854) 29,60 (1,435) 22,23 (1,326)
Bokito 30,81 (1,440) 23 ,04 (5,900) 20,46 (2, 644)
Zima 27,13(1, 151) 22,60 (2,576) 19, 19 (1 ,064)
Ngomedzap 33,26 (2, 177) 23,92 (4,541) 31,71 (7,434)
Talba 35 ,03 (1 ,936) 33 ,66 (1 , 789) 25,73 (4,263)
* calcule sur echant1llon valide

Les figures 47 à 49 présentent les répartitions des exploitants du Centre Cameroun


par classe d'heures de travail par hectare consacrées à la récolte du cacao par type
de main-d'œuvre.

En ce qui concerne le nombre moyen d'heures de travail familial par hectare, la


répartition observée au niveau provincial est sensiblement la même pour chaque
zone d'étude (figure 47) .

CIRAD-DIST
Unité bibl ioth~-~w'
Lavalette ·
74

Figure 47 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe d'heures de


travail familial par hectare pour la récolte en cacaoculture.

80
70
60
~
0
50
ë"' 40 · o <25 heures
CO
:g - - 111 >= 25 et < 50 heures
c. 30 ·
Jj o >= 50 et < 1OO heures
20
o >= 1OO heures
10
o.
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre

Zones d'étude

Il n'en est pas de même pour le travail salarié. Si une majorité d'exploitants de la
province du Centre consacrent moins de 25 heures de travail salarié par hectare
pour récolter leur verger de cacaoyers, c'est le contraire dans le département du
Mbam et Kim {Talba) où le taux de producteurs de cacao qui recourent à plus de 25
heures de travail salarié par hectare, voire davantage, est le plus élevé (figure 48).

Figure 48 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe d'heures de


travail salarié par hectare pour la récolte en cacaoculture.

80
70
60 · - -
~ 50
-ËCO o < 25 heures
40 ·
.t!
0 l!!I >= 25 et < 50 heures
c. 30
Jj o >= 50 et < 1OO heures
20
o >= 1OO heures
10
0
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre

Zones d'étude

En ce qui concerne le nombre d'heures d'entraide par hectare, la répartition


observée au niveau provincial est sensiblement la même quelle que soit la zone
d'étude (figure 49).
75

Figure 49 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe d'heures


d'entraide par hectare pour la récolte en cacaoculture.

80 -
70
60
~ 50
~
Cl)
ë 40 o < 25 heures
2 Eil >= 25 et < 50 heures
ë5
c. 30
i.tl o >= 50 et < 1OO heures
20
o >= 100 heures
10
0
Bok. Z im Ngo. Tal. Centre

Zones d'étude

Globalement, le coût par hectare du travail mobilisé pour la récolte du cacao varie
selon le type de main-d'œuvre. Au niveau provincial , le coût par hectare de la main-
d'œuvre salariée est ainsi plus élevé que celui de l'entraide mais ceci ne se vérifie
pas toujours selon la zone d'étude considérée (tableau 51).

Tableau 51 : Coût de la récolte du cacao au Centre Cameroun.

Coût par hectare de la récolte du cacao (FCFA)*


Zones d'étude (erreur standard)
Main-d'œuvre salariée Entraide
Centre 10 887 (802, 797) 4 622 (398, 551)
Bokito 21 812 (4 111,971) 4 812 (399,406)
Zima 5 164 (616,850) 3 710 (266,615)
Nqomedzap 3 878 (665, 659) 3 635 (584,471)
Talba 12 167 (954, 995) 4 395 (2 347, 571)
* calculé sur échantillon valide

Si le coût par hectare de l'entraide consacrée à la récolte du cacao est compris entre
3 635 FCFA et 4 812 FCFA, celui de la main-d'œuvre salariée varie de 3 878 FCFA à
21 812 FCFA.

Ce sont dans les départements du Mbam et lnoubou (Bokito) et du Mbam et Kim


(Talba) que le coût du travail salarié est le plus élevé. Ceci est confirmé par la
répartition des exploitants par classe de coût du travail salarié par hectare pour la
récolte en cacaoculture (figure 50).
76

Figure 50 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe de coût par
hectare du travail salarié pour la récolte en cacaoculture.

100
90
80
70 o <5000 FCFA
~ c
60
ë"' 50 m>= 5000 et< 10000 FCFA
CO
~ ,____ -
40
a. - c- ~

i.l5 30
--
- -
~
• o >= 10000 et < 20000 FCFA

l
~

20
10
0
n r tr t,_ o >= 20000 FCFA
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre

Zones d'étude

La figure 51 montre la répartition des exploitants par classe de coût par hectare de
l'entraide pour la récolte en cacaoculture.

Figure 51 : Répartition des exploitants du Centre Cameroun par classe de coût par
hectare de l'entraide pour la récolte en cacaoculture.

100
90 ·

70 o < 5000 FCFA


~
60
ë"' 50
CO 1i1 >= 5000 et < 10000 FCFA
·"='
0 40
a.
i.l5 30 ,. o >= 10000 et < 20000 FCFA
20
10
o >= 20000 FCFA
0
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude

Ecabossage
Le traitement post-récolte du cacao regroupe l'ensemble des opérations de
transformation primaire. Il s'agit donc successivement de l'écabossage, de la
fermentation et du séchage des fèves de cacao.

Le triage des cabosses, qui vise à éliminer les cabosses impropres à produire un
cacao de qualité, en particulier les cabosses pourries ou atteintes par la pourriture
brune, est une opération réalisée par la majorité des producteurs de cacao du Centre
Cameroun. Ceux du département du Mbam et lnoubou (Bokito) respectent le mieux
cette contrainte alors que c'est le contraire dans le département du Mbam et Kim
(Talba) (tableau 52) .
77

Tableau 52 : Triage des cabosses de cacao au Centre Cameroun.

Zones % de producteurs de cacao qui :


d'étude trient les cabosses ne trient pas les cabosses
Centre 92 ,8 7,2
Bokito 97 ,2 2,8
Zima 92,2 7,8
Ngomedzap 93,1 6,9
Talba 86,0 14,0

En général, les producteurs de cacao du Centre Cameroun écabossent leur récolte


en fin de semaine, le samedi , quand cette dernière, qui s'est étalée au cours de la
semaine, est achevée. Une minorité d'exploitants cassent toutefois leurs cabosses le
jour même de la récolte, notamment dans le département du Mbam et lnoubou
(Bokito). Rares sont les producteurs de cacao qui écabossent leur récolte à un autre
moment, sauf dans le département du Mbam et Kim (Talba) (tableau 53).

Tableau 53 : Ecabossage au Centre Cameroun.

Zones % de producteurs de cacao qui écabossent:


d'étude le jour même en fin de semaine à un autre moment
Centre 5,3 88,7 6,0
Bokito 8,3 91 ,7 -
Zima 10,9 86,7 2,4
Ngomedzap 0,3 99,7 -
Talba 6,1 55 ,6 38 ,3

D'une manière générale, l'écabossage est réalisé au sein des cacaoyères. Environ
10 % des producteurs de cacao des départements du Nyong et So'o (Ngomedzap) et
du Mbam et Kim (Talba) réalisent cependant cette opération à leur domicile (tableau
54) .

Tableau 54 : Lieu d'écabossage au Centre Cameroun.

Zones % de producteurs de cacao qui écabossent :


d'étude à la plantation au domicile
Centre 95 ,2 4,8
Bokito 97,2 2,8
Zima 96 ,0 4,0
Nqomedzap 90,3 9,7
Talba 89 ,5 10,5

Le nombre de personnes mobilisées pour l'écabossage varie peu en ce qui concerne


le travail familial. C'est le contraire pour le travail salarié et pour l'entraide. Les
départements du Mbam et lnoubou (Bokito) et du Nyong et So'o (Ngomedzap) sont
ceux où le nombre de personnes est le plus faible pour ce qui est de la main-d'œuvre
salariée. Le département du Mbam et lnoubou (Bokito) est également celui où le
nombre moyen de personnes est le plus faible pour l'entraide (tableau 55).
78

Tableau 55 : Nombre de personnes mobilisées pour l'écabossage au Centre


Cameroun.

Nombre moyen de personnes*


Zones 1erreur standard)
d'étude Main-d'œuvre Main-d'œuvre Entraide
familiale salariée
Centre 4,55 {0,088) 15,40 (0, 730) 11,48 (0,246)
Bokito 3,59 (0, 109) 7,71 (1,521) 8,83 (0,433)
Zima 5,71 (0, 183) 16,40 (1 ,373) 13,14 (0,486)
Nqomedzap 4,48 (0, 174) 2,93 (0,278) 12,08 (0,337)
Talba 4,39 (0,252) 18,89 (0,978) 11 ,89 (0, 865)
* calculé sur échantillon valide

Le coût par hectare du travail mobilisé pour l'écabossage au Centre Cameroun varie
fortement selon le type de main-d'œuvre. Assez homogène en ce qui concerne
l'entraide, sauf dans le département du Nyong et So'o (Ngomedzap), le coût par
hectare de la main-d'œuvre salariée varie également fortement selon les zones
d'étude, passant d'environ 1 900 FCFA dans le département du Nyong et So'o
(Ngomedzap) à plus de 20 200 FCFA dans le département du Mbam et Kim (Talba)
(tableau 56).

Tableau 56: Coût de l'écabossage au Centre Cameroun .

Coût par hectare de l'écabossage (FCFA)*.


Zones (erreur standard)
d'étude Main-d'œuvre salariée Entraide
Centre 15 760 (1 330, 154) 10 391 (283,784)
Bokito 16 979 (3 641, 135) 10 576 (419,624)
Zima 10 126 (793, 112) 10 234 (385, 572)
Nqomedzap 1 973 (617,591) 4 066 (194, 725)
Talba 20 209 (2 190,628) 11 945 (1 559,740)
*calculé sur échantillon valide

La répartition des producteurs de cacao du Centre Cameroun par classe de coût par
hectare du travail salarié utilisé pour l'écabossage confirme les fortes variations qui
existent entre les zones d'étude (figure 52).
79

Figure 52 : Répartition des producteurs de cacao du Centre Cameroun par classe de


coût par hectare de la main-d'œuvre salariée pour l'écabossage.

100
90
80
~ o < 5000 FCFA
'#- 70 ·
!/)
60
:s 50
IB >= 5000 et < 10000
~::> FCFA
-0
40
0
30 o >= 10000 et < 20000
et FCFA
o >= 20000 FCFA

Bok. Zim Ngo. Tal. Centre

Zones d'étude

La répartition des producteurs de cacao par classe de coût par hectare de l'entraide
employée pour l'écabossage montre que la tendance provinciale se retrouve dans la
plupart des zones d'étude, sauf dans le département du Nyong et So'o (Ngomedzap)
où le nombre d'exploitants qui ont un coût d'entraide pour l'écabossage inférieur à
5 000 FCFA est le plus élevé (figure 53).

Figure 53 : Répartition des producteurs de cacao du Centre Cameroun par classe de


coût par hectare de l'entraide pour l'écabossage.
-·--------------
100
90
80
~ 70 .. o < 5000 FCFA
~ 60
::>
50 Ill >= 5000 et < 10000
2(.)
::>
FCFA
-0
40
0 ~
,_ o >= 10000 et < 20000
et 30 ~

f--- >--- FCFA


- tr
~ ~
20

~r o >= 20000 FCFA


-
10
0
"[ "I.._ ~~
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre

Zones d'étude

Fermentation
La majorité des producteurs de cacao du Centre Cameroun réalise une fermentation
en tas. L'utilisation de caisses de fermentation est principalement constatée dans le
département du Nyong et So'o (Ngomedzap) alors que la fermentation en sac est
davantage pratiquée par les exploitants du département de la Lékié (tableau 57).
80

Tableau 57 : Types de fermentation du cacao au Centre Cameroun .

Zones % des oroducteurs de cacao aui fermentent :


d'étude en caisse en tas en sac autre
Centre 5,8 92,0 2,1 0,1
Bokito 0,2 99,1 0,7 -
Zima 5,5 88,3 6,0 0,2
Nqomedzap 17,8 82,2 - -
Talba 0,4 98,8 0,8 -

La durée moyenne de fermentation varie fortement d'une zone d'étude à l'autre. Elle
est la plus courte dans le département du Nyong et So'o (Ngomedzap). A l'inverse,
elle est la plus longue dans le département du Mbam et lnoubou (Bokito) (tableau
58). Le nombre moyen de brassages varie quant à lui de 1, 18 dans le département
de la Lékié (Zima) à 1,45 dans le département du Nyong et So'o (Ngomedzap) .

Tableau 58 : Caractéristiques de la fermentation du cacao au Centre Cameroun.

Durée moyenne de la Nombre moyen


Zones d'étude fermentation (jours)* de brassages*
(erreur standard) (erreur standard)
Centre 4,77 (0,029) 1,24 (0, 015)
Bokito 5,52 (0,043) 1,27 (0, 027)
Zima 4,34 (0,039) 1,18 (0,022)
Nqomedzap 3,97 (0,060) 1,45 (0,043)
Talba 5,26 (0, 048) 1,14 {0,027)
*calculé (e) sur échant11lon valide

La répartition des producteurs de cacao par nombre de jours de fermentation montre


que le taux d'exploitants procédant à une fermentation de leur produit inférieure à
trois jours est le plus élevé dans le département du Nyong et So'o (Ngomedzap) où
rares sont les exploitants qui réalisent une fermentation supérieure à cinq jours. Par
contre, dans les départements du Mbam et lnoubou (Bokito) et du Mbam et Kim
(Talba) , les producteurs de cacao qui fermentent leur produit plus de six jours sont
les plus nombreux (figure 54).
81

Figure 54 : Répartition des producteurs de cacao du Centre Cameroun par nombre


de jours de fermentation.

50

40
0~ o <= 3jours
::;"' 30 · m 4 jours
Q)
ü o 5jours
-5 20
0 o 6jours
et
10 • 7 jours
o > 7 jours
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude

La répartition des producteurs de cacao par nombre de brassages montre que le


taux de planteurs qui ne brassent pas leur produit au cours de la fermentation varie
de 15 % à 40 % selon la zone d'étude. Le taux de producteurs de cacao qui réalisent
un seul brassage est également élevé quelle que soit la zone d'étude considérée
(figure 55).

Figure 55 : Répartition des producteurs de cacao du Centre Cameroun par nombre


de brassages.

80
70
60
~
~
50 o Aucun brassage
::J
2 40 e 1 brassage
'-'
::J
-0
0
30 o 2 brassages
et 20 D 3 brassages
10 • 4 brassages
0
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude

Séchage
Au niveau provincial, le séchage du cacao est principalement réalisé sur des bâches,
sur des claies et sur des aires cimentées (tableau 59).

Le type de séchage varie cependant en fonction des zones d'étude. Dans le


département du Mbam et lnoubou (Bokito), les producteurs de cacao sèchent en
effet préférentiellement leur produit sur des bâches et sur des aires cimentées, alors
que dans les départements du Nyong et So'o (Ngomedzap) et du Mbam et Kim
(Talba), le cacao est séché en grande partie sur des claies et sur des aires
cimentées.
82

Tableau 59: Séchage du cacao au Centre Cameroun.

% de producteurs de cacao qui sèchent leur produit :


Zones sur sur aire sur sur sur à même le autre
d'étude claie cimentée natte séchoir bâche sol
Centre 25,5 23,0 14,6 5,3 27,9 1,8 1,9
Bokito - 29,6 6,9 - 54 ,3 2,8 6,4
Zima 34,1 7,5 28,5 1,2 26,3 2,4 -
Ngomedzap 67,9 - 7,9 21,3 2,9 - -
Talba 0,8 66,5 12,7 1,2 17,5 1,3 -

La durée moyenne de séchage du cacao varie également en fonction des zones


d'étude. Elle est la plus longue dans le département du Nyong et So'o (Ngomedzap)
où elle atteint plus de douze jours. Ailleurs, elle se situe entre six et sept jours
(tableau 60).

Tableau 60 : Durée du séchage du cacao au Centre Cameroun .

Durée moyenne du
Zones d'étude séchage üours)*
(erreur standard)
Centre 8,02 (0,084)
Bokito 6,63 (0, 072)
Zima 6,52 (0, 075)
Ngomedzap 12 ,75(0,156)
Talba 7,06(0,112)
* calculee sur echant1llon valide

La répartition des producteurs de cacao par nombre de jours de séchage confirme la


spécificité du département du Nyong et So'o (Ngomedzap) en matière de durée de
séchage du produit (figure 56)

Figure 56 : Répartition des producteurs de cacao du Centre Cameroun par classe de


nombre de jours de séchage.

100
90
80 c

-
~ 70
(/)
60 - -
5 - o < 3 jours
Q) 50
t5 t- - 111 >= 3 et < 8 jours
:::> 40
"0 30 - o >= 8 et < 11 jours
et -
20 o > 11 jours
il
- il
10
0 '=-
L ~ I" - ~
Bok. Zim. Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude
83

Commercialisation
La quantité moyenne de cacao commercialisée par exploitation, calculée sur les trois
campagnes de production qui ont précédé l'enquête, est de 772 kg de cacao
marchand par an. Elle varie de 522 kg dans le département du Mbam et lnoubou
(Bokito) à 1 419 kg dans celui du Mbam et Kim (Talba) (tableau 61) .

Tableau 61 : Quantité de cacao commercialisée par exploitation au Centre


Cameroun.

Quantité de cacao commercialisée par exploitation


Zones (kg de cacao marchand)*
d'étude (erreur standard)
2000-2001 2001-2002 2002-2003 Moyenne
Centre 719 (23,083) 755 (23,448) 830 (25, 402) 772 (23, 062)
Bokito 540 (28, 138) 506 (23,269) 494 (22, 032) 522 (23,409)
Zima 690 (31, 686) 698 (26, 987) 758 (26,694) 717 (26, 798)
Ngomedzap 519 (22,305) 537 (24,996) 626 (26, 322) 561 (22,051)
Talba 1 104 (93, 475) 1 428 (98, 022) 1 724 (106,343) 1 419 (94, 156)
* calculée sur échantillon valide

La répartition des exploitations à base de cacaoyer par classe de quantité de cacao


commercialisée confirme cette tendance. Le département du Mbam et lnoubou
(Bokito) est celui où le taux d'exploitations commercialisant moins de 200 kg de
cacao marchand est le plus élevé alors que les exploitations qui commercialisent
plus de 1 500 kg sont les plus nombreuses dans le département du Mbam et Kim
(Talba). Le département du Nyong et So'o (Ngomedzap) et celui de la Lékié (Zima)
reflètent davantage la tendance provinciale avec des taux d'exploitations
commercialisant entre 200 kg et 1 000 kg de cacao marchand sensiblement voisins
(figure 57).

Figure 57 : Répartition des exploitations à base de cacaoyer du Centre Cameroun


par classe de quantité de cacao commercialisée.

40

~
30 - -- - ~

1--

0 < 200 kg

~
"'c
0

(5
c.
20
,_
- ~
1- . ,___

~
1-- 1B >= 200 kg et < 500 kg
o >= 500 kg et< 1000 kg

dj - - -
~
o >= 1000 kg et < 1500 kg
10

~r 1 L • >1500kg

0
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude

Les tableaux 62 et 63 présentent l'évolution du prix minimum et du prix maximum


d'achat du cacao marchand ainsi que le prix moyen, de 2000 à 2003. Ils mettent en
évidence les écarts parfois importants qui existent dans ce domaine entre les zones
d'étude.
84

Tableau 62 : Evolution du prix d'achat du cacao marchand au Centre Cameroun de


2000 à 2003.

Zones Prix minimum (FCFA/kg) Prix maximum (FCFA/kg)


d'étude 2000-01 2001-02 2002-03 2000-01 2001-02 2002-03
Centre 400 562 885 558 863 1 196
Bokito 415 634 1 004 574 944 1 202
Zima 408 554 855 559 805 1 255
Ngomedzap 359 440 686 526 793 1 038
Talba 379 590 970 520 883 1 260

Tableau 63: Evolution du prix moyen d'achat du cacao marchand au Centre


Cameroun de 2000 à 2003.

Zones Prix moyen (FCFA/kg)


d'étude 2000-01 2001-02 2002-03
Centre 484 739 1 015
Bokito 494 809 1 085
Zima 495 671 1 027
Ngomedzap 460 679 816
Talba 437 776 1103

On constate ainsi que le département du Mbam et lnoubou (Bokito) est celui où les
producteurs de cacao obtiennent en général les prix d'achat du cacao marchand les
plus avantageux, sauf pour la campagne 2002-2003 où c'est dans le département du
Mbam et Kim (Talba) que les prix d'achat ont été les plus élevés. A l'inverse, c'est
dans le département du Nyong et So'o que l'on propose les prix d'achat les moins
élevés aux producteurs de cacao.

Globalement, les producteurs de cacao vendent leur produit aux groupements


d'initiative commune dont ils sont adhérents. Un certain nombre d'entre eux cèdent
cependant une partie de leur production, voire la totalité, à des acheteurs privés
appelés « coxeurs » au détriment des groupements auxquels ils appartiennent. Cette
pratique est surtout courante dans le département du Nyong et So'o (Ngomedzap)
et, dans une moindre mesure, dans les départements de la Lékié (Zima) et du Mbam
et Kim (Talba) (figure 58).

Le département du Mbam et Kim (Talba) est celui où le taux de producteurs de


cacao qui commercialisent leur cacao marchand directement auprès d'exportateurs
est le plus élevé.
85

Figure 58 : Répartition des producteurs de cacao du Centre Cameroun selon


l'acheteur de leur produit.

100 F

90 V

80 v
70 Y "'
~ 60 -
~
"
2
u
50 [/ a Gic
a CoxeLr
--
""e
>----
40 - a Att re producteur
a_ a Expo rt atetJ""
30 v -- >---- --
aAli: re

20 _,,., >---- f---

10 -"

0-
. -

~ ..
~

'=-=><
[rL= f---

~
Bok Zim Ngo. Tal. Centre
Zones d'étude

Le taux de cacao marchand commercialisé par type d'acheteur varie selon les zones
d'étude. Le département du Nyong et So'o (Ngomedzap) est celui où le taux de
cacao marchand cédé aux GIC par les exploitants est le plus bas. A l'inverse, c'est le
département où le taux de cacao marchand vendu aux « coxeurs » est le plus élevé
(tableau 64).

Tableau 64 : Type d'acheteur du cacao marchand au Centre Cameroun.

% de cacao marchand commercialisé par type d'acheteur*


Zones (erreur standard)
d'étude GIC Coxeur Autre Exportateur Autre
producteur
Centre 96 ,4 (0,402) 70,7 (2, 148) 100,0 (0,000) 90,7 (3,433) 55,0 (45,000)
Bokito 99,4 (0,254) 81 ,4 (7, 108) - - -
Zima 95, 1 (0, 823) 33,5 (4,060) - 40,0 (18,974) -
Nçiomedzap 93 ,4 (1 ,477) 94,7 (1 ,227) - 100,0 (0,000) -
Talba 95,5 (0, 903) 48,6 (5, 153) 100,0 (0,000) 97,1 (1 ,435) 55,0 (45,000)
* calcule sur echant1llon valide

Revenus
Le revenu moyen du cacao par exploitation est d'environ de 820 000 FCFA. Il est de
l'ordre de 81 700 FCFA par hectare (tableau 65).

Tableau 65 : Revenu du cacao au Centre Cameroun.

Revenu moyen (FCFA)


Zones d'étude (erreur s tandard)
Par exploit at ion Par hect are
Centre 820 212 (25 174, 714) 81 699 (4 518,04 7)
Bokito 495 445 (2 1 469,275) 273 551 (10 279,439)
Zima 778 41 9 (26 432, 012) 238 800 (7,379)
Nçiomedzap 572 289 (24 207, 51 4) 153 610 (5,727)
Talba 1 732 269 (1 05 703, 742) 388 050 (1 7, 058)
86

Le revenu moyen du cacao par exploitation est le plus élevé dans le département du
Mbam et Kim (Talba). Il est le plus faible dans le département du Mbam et lnoubou
(Bokito). Le revenu moyen du cacao par hectare est également le plus élevé dans le
département du Mbam et Kim (Talba) mais il est le plus faible dans le département
du Nyong et So'o (Ngomedzap).

La répartition des producteurs de cacao par classe de revenu du cacao par hectare
confirme cette tendance (figure 59).

Figure 59 : Répartition des producteurs de cacao du Centre Cameroun par classe de


revenu du cacao par hectare.
~----------------~----- - --

o < 150000 FCFA/ha


60

50 111 >= 150000 et < 300000


FCFA/ha
~(/)
40 D >= 300000 et < 500000
5Q) FCFA/ha
30 . .
ü D >= 500000 et < 750000
'.J
1'.J
0 20 -- - FCFA/ha
à: • >= 750000 et < 1000000
.___
10

0
~

rL l 1- ;_

....
1-

rL
FCFA/ha
D >= 1000000 et < 1500000
Bok. Zim Ngo. Tal. Centre FCFA/ha
rn >= 1500000 FCFA/ha
Zones d'étude

- -- - - ----- --

Le revenu total par exploitation à base de cacaoyer varie de 676 000 FCFA dans le
département du Mbam et lnoubou (Bokito) à 2 133 027 FCFA dans le département
du Mbam et Kim (Talba) (tableau 66).

Tableau 66 : Revenu total par exploitation à base de cacaoyer du Centre Cameroun .

Revenu total Rapport revenu du


Zones d'étude par exploitation (CFA) cacao/revenu total par
(erreur standard) exploitation (%)
Centre 1 056 784 (32 860, 522) 76
Bokito 676 005 (25 131,946) 67
Zima 1 019 936 (37 143, 184) 78
Nçiomedzap 742 149 (47 164, 728) 80
Talba 2 133 027 (135 762, 121) 79

Le rapport entre le revenu du cacao et le revenu total par exploitation permet


d'évaluer l'importance de cette spéculation pour l'exploitant. Comme on le constate,
les exploitations à base de cacaoyer du Centre Cameroun sont fortement
dépendantes du cacao puisque celui-ci représente pratiquement 80 % du revenu des
exploitants, sauf dans le département du Mbam et lnoubou (Bokito) où ce taux est de
67%.
87

La répartition des producteurs de cacao du Centre Cameroun selon l'importance du


cacao dans le revenu total de l'exploitation confirme que c'est dans le département
du Mbam et lnoubou (Bokito) que les exploitants sont les moins dépendants de cette
spéculation (figure 60).

Figure 60 : Répartition des producteurs de cacao du Centre Cameroun par classe de


% du revenu du cacao dans le revenu total de l'exploitation.

80 , - - - - - - - - - - - - - - - , l
70 + - - - --=,----l 1 - -- - - - - 1

~ 60 + - - - --1 1 -- -f 1- -- f 1 -- -f
~ 0 <=25 %
-;;; 50 + - - - --1 1 -- -f 1 -- -f 1 -- -f

!:; m > 25 et <= 50 %


Q)
ü o > 50 et <= 75 %
:l
"O
0 0 > 75 %
et 20
10
O +-'-'"""--J'--'-,-..L...a:...__._-'-,-J.-""L...L-l..,-L..-.....__L-J...,.-'---"'"'-'-~

Bok. Zim Ngo. Tal. Centre


Zones d'étude
L

Typologies des producteurs de cacao par zone d'étude

Pour chaque zone d'étude, une typologie des producteurs de cacao a été réalisée à
l'aide d'analyses en composantes principales et de matrices de corrélations qui ont
permis d'une part, d'explorer les relations entre les variables prises en compte et
d'autre part, de préciser les principales caractéristiques des exploitations à base de
cacaoyer.

Pour chaque zone d'étude, les résultats des analyses en composantes principales et
des matrices de corrélation sont présentés, ainsi que les arbres de classification et
les caractéristiques des différents groupes d'exploitations à base de cacaoyer mis en
évidence.

Les résultats des typologies concernent successivement :


• le département du Mbam et Kim (Talba) ,
•le département du Mbam et lnoubou (Bokito),
• le département de la Lékié (Zima),
• le département du Nyong et So'o (Ngomedzap) ,
• la province du Centre.
88

Département du Mbam et Kim (Talba)

Figure 61 : Analyse en composantes principales du département du Mbam et Kim


(Talba).

Facteur 2 - 31.24 %

• Groupe 1
,
.. ..

-2

-1.50 -0.75 0 0.75 1 .50


Facteur 1 - 39 .97 %

Tableau 67: Matrice de corrélation du département du Mbam et Kim (Talba).

Superficie Superficie Age Rendement Coût total Nombre total


Age verger de totale verger de verger de protection heures de
Variables exploitant cacaoyers exploitée cacaovers cacaovers ohvtosanitaire travail
Age exploitant 1
Superficie verger
de cacaoyers 0,243(**) 1
Superficie totale
exoloitée 0,207(**) 0,892(**) 1
Age verger de
cacaoyers 0,297(**) 0,345(**) 0,293(**) 1
Rendement verger
de cacaoyers 0, 130(*) 0, 132(*) 0,146(*) 0,492(**) 1
Coût total
protection
phytosanitaire 0, 111 - 0,008 - 0,027 0,229(**) 0,525(**) 1
Nombre total
heures de travail - 0,008 - 0,446(**) - 0,4181**) - 0,045 0, 1411*) 0,3031**) 1
** La corrélation est sianificative au niveau 0,01 (bilatéral)
* La corrélation est sianificative au niveau 0,05 (bilatéral)
89

Figure 62: Arbre de classification du département du Mbam et Kim (Talba).

RDT1

Mean=308.390
SD=245.624
N=257

NIVINT2<16000.000

Mean=196.137 Mean=423.294
SD=136.910 SD=277.630
N=130 N=127

SC41?1 .000

Mean=353.856 Mean=629.437
SD=202.155 SD=361 .562
N=95 N=32

Tableau 68 : Typologie des producteurs de cacao du département du Mbam et Kim


(Talba) .

- 41

Groupes
c:
.B
· - Ul
0
ë. •41
)( c:
41 c:
~
41 --
s~
0 .r::.

.!!!
u-
t:§
.ai
41 ..!!!.. 41 c.
Cl c. )(
< ::i 41
!/)

31,25 43,16 4,43 5,60 14, 1 196, 14 9187 46,13


2 45,67 43,99 3,76 4,50 14,3 353,86 28 350 65,06
3 23,08 48,84 5,83 7,45 25,3 629,44 29624 57,72
Signification s s s s s s s s
90

Département du Mbam et lnoubou (Bokito)

Figure 63 : Analyse en composantes principales du département du Mbam et


lnoubou (Bokito).

Facteur 2 - 21 .95 %
..
3.0

~
.. : : • Groupe 1
·.
1 .5 •

.. ..
.
0

. . ... .. . ..
-1 .5 ..
..

-1 .50 -0 .75 0 0.75 1 .50


Facteur 1 - 37. 32 %

Tableau 69 : Matrice de corrélation du département du département du Mbam et


lnoubou (Bokito).

Superficie Superficie Age Rendement Coût total Nombre total


Age verger de totale verger de verger de protection heures de
Variables exploitant cacaoyers exploitée cacaoyers cacaoyers phytosanitaire travail
Aqe exploitant 1
Superficie verger
de cacaoyers 0, 134(**) 1
Superficie totale
exploitée 0,036 0,786(**) 1
Age verger de
cacaoyers 0,233(**) - 0,073 - 0,031 1
Rendement verger
de cacaoyers 0,165(**) - 0,158(**) -0,161(**) 0,289(**) 1
Coût total
protection
phytosanitaire 0, 149(**) - 0,233(**) - 0,206(**) 0, 187(**) 0,448(**) 1
Nombre total
heures de travail 0,032 - 0,487(**) - 0,406(**) 0, 146(**) 0,411 (**) 0,517(**) 1
** La corrélation est siqnificative au niveau 0,01 (bilatéral)
91

Figure 64: Arbre de classification du département du Mbam et lnoubou (Bokito) .

RDT1

Mean=289.536
SD=199.094
N=417

NIV1NT2<18000 .000

Mean=219.61 4 Mean=423.513
SD=136.470 SD=229.800
N=274 N=1 43

SC4 1<13.000 NIV1 NT4<247 500


1

Mean=73.161 Mean=243.919 Mean=394.427 Mean=654.382


SD=67.877 SD=129.661 SD=188.402 SD=37 1.131
N=39 N=235 N=1 27 N=1 6

Tableau 70 : Typologie des producteurs de cacao du département du Mbam et


lnoubou (Bokito).

- Cil

Groupes
c:

0
Q. •Cil
>< c:
Cilc:
c;;
Cil --
]li
0 ..c:
Cil Cil
· - •Ql
u-
t :§
Cil .!!. Cil o.
Cl o. ><
c( ::i Cil

9,3 35,36 1,69


"'3,20 7,4 73,16 6 163 76,91
2 56 ,2 47,30 2,40 3,98 39,6 243,92 9 076 64,32
3 30,6 47,65 1,68 3,00 39,6 394,38 30 257 108,65
4 3, 83 47,63 0,48 1,90 40,2 654,38 58 226 318,52
Signification s s s s s s s s
92

Département de la Lékié (Zima)

Figure 65 : Analyse en composantes principales du département de la Lékié (Zima).

Fact eur 2 - 24.84 %

1 .5

1 .0

0 .5

•• Groupe 1 • •------<~~~->....
.,_._ , _.. •
0 !:________
--.- -- ___ : ___
. .·: -~--·- ---:---- -- - _! __~--~:~,~~~- _· ---.--- _____ : ____ __ - _____•______ : ~~ :_.__ - -·---;~-.
..
·:
.. ..
.. ..
-0.5

.
, ... .___ •'
..
..
.. .
.. ... ·.
·. . . .. ..
-1 .0 •
..
-0 .75 0 0.75
Facte ur 1 - 51.83 %

Tableau 71 : Matrice de corrélation du département de la Lékié (Zima).

Superficie Superficie Age Rendement Coût total Nombre total


Age verger de totale verger de verger de protection heures de
Variables exoloitant cacaovers exoloitée cacaovers cacaovers ohvtosanitaire travail
Aqe exploitant 1
Superficie verger
de cacaoyers - 0,002 1
Superficie totale
exploitée - 0,066 0,868( **1 1
Age verger de
cacaoyers 0,068 - 0, 100(*) - 0,115(*1 1
Rendement verger
de cacaoyers 0,027 - 0,296(**) - 0,226(**) 0,093 1
Coût total
protection
phytosanitaire 0,01 7 - 0,332(**) - 0,259(**) 0, 123(*) 0 ,545(**\ 1
Nombre total
heures de travail - 0,036 - 0,305(**) - 0,231(**) 0, 110(*) 0,383(**) 0,05091**) 1
* La corrélation est siqnificative au niveau 0,05 (bilatéral\
** La corrélation est siqnificative au niveau 0,01 (bilatéral)
93

Figure 66 : Arbre de classification du département de la Lékié (Zima).

RDT1

Mean=244.320
SD=153.975
N=421

NIVINT2< ~0133. 330

Mean= 192.118 Mean=353.7 14


SD=1 14.926 SD=167.823
N= 285 N=136

NIVINT2<~6000.000 1

Mean=311 .192 Mean=442.623


SD=142.205 SD=183.495
N=92 N=44

Tableau 72 : Typologie des producteurs de cacao du département de la Lékié


(Zima).

- QI

--
~-.;-
c:
~0 0 .c
0 QI QI QI
Groupes ë. •QI ·-•QI
)( c: u-
QI c: t:§
QI ..!!!. QI c.
c. )(
en ::::i QI
<(
fi)

67,70 52,98 4,34 6,66 54,6 192,12 11 042 50,17


2 22,57 54,16 3,05 5,54 60,4 314,29 26 654 96,06
3 9,74 53,56 2,26 4,03 58,4 445,05 53 453 129,38
Signification s NS s s s s s s

CIRAD-DlST,
Unité bibliotheque
Lavalette
94

Département du Nyong et So'o (Ngomedzap)

Figure 67 : Analyse en composantes principales du département du Nyong et So'o


(Ngomedzap).

Facteur2 - 25.11 %

2
. . ''

.Groude
. . ,: 1· .... .
. ...
.. .4: .-

.. ...... . .
~-c.--::-----....!...c__ •

•• • • :: • • •• • 1

0
. .:. .. . .
• •ÔfoSJJ'e· ' •
' . ··:
. . •• .
•'
- --- ------ - - --- - ------- - - -- - - - -• --•-- -·-- - -"'-- -.::.,:_.::...=-;;;; --- --- ' -t -.- --·-··--'l>.... -- -~- - -- - -- -- - -- - - -- - - - - - ------- -

.
• Jomt·11etotaldt·1eJJ1e0detra ·11 '11 Ha ----t . .'!>"'~
t ... ~'~·.
• • • • • • •

• G;oupê III . * . ~.---~ .-~-;-:.:-::::>'


: _.,. ..-·~~::·.· /.-
. _,,. ...
.. ...
~~ge plant~t1on 1
·~~-·
-:::.:~::~.:_-......
-1
i;·encfement . - • ' • .• ;. --.....~~>- ._ Super 11c1e ci:.c.:;ü
~
.. Coùt pro :;: ptr·rtosanrtanes--
~·uper t1c1e tot ;le e .-piortee '

-2

-2 -1 0 2
Facteur 1 - 41 .43 %

Tableau 73: Matrice de corrélation du département du Nyong et So'o (Ngomedzap) .

Superficie Superficie Age Rendement Coût total Nombre total


Age verger de totale verger de verger de protection heures de
Variables exploitant cacaoyers exploitée cacaoyers cacaoyers phytosanitaire travail
Aqe exploitant 1
Superficie verger
de cacaoyers 0, 111 (*) 1
Superficie totale
exploitée 0,03 0,803(**) 1
Age verger de
cacaoyers 0,073 0, 112(*) 0,06 1
Rendement verger
de cacaoyers - 0,024 - 0,194(**) - 0, 158(**) 0, 121(*) 1
Coût total
protection
phytosanitaire - 0,016 - 0,098 - 0,085 0,014 0,599(**) 1
Nombre total
heures de travail - 0,007 - 0,422(**) - 0,334(**) 0,02 0,523(**) 0,474(**) 1
* La corrélation est siqnificative au niveau 0,05 (bilatéral)
** La corrélation est significative au niveau 0,01 (bilatéral)
95

Figure 68: Arbre de classification du département du Nyong et So'o (Ngomedzap) .

RDT1

Mean=157.628
SD=87.575
N=316

NIVINT2<11428.570

Mean=112.669 Mean=210.648
SD=58.664 SD=86.506
N=171 N=145

NIVINT4 ~ 111 500

Mean=202.252 Mean=376. 173


SD=75.654 SD=123.790
N=138 N=7

Tableau 74: Typologie des producteurs de cacao du département du Nyong et So'o


(Ngomedzap).

...c: Q)

]CV"
Groupes
.s -
·- rn
0 QI
Ci •QI
... -
0 .c
(!) Q)
· - •Q)
)( c: (.)+-'
Q) c: 'E :§
Q) .!!. Q) Q.
Q. )(
Cil
<( :::i Q)
Il)

54, 11 51 ,31 4,33 7,18 53,7 112,67 6 236 37,42


2 43,67 49,01 3,96 6,62 54,7 202,25 20 062 54,37
3 2,22 51 ,29 1,43 5,00 54,3 376,17 42 369 131,94
Signification s NS s s NS s s s
96

Province du Centre

Figure 69 : Analyse en composantes principales de la province du Centre.

Facteur 2 - 27.39 %

..
'

0 .25 '
' ...
Gr<)upei •

0
.,.
• ------ - -- - - --- - ---- ---------- -

·-~"'".:.:.
·-:-_· ·:_:--

-~,~,,~':°"""·.,,~_·<:-.. Super ncre cacao


--.*..
Supertic1e er.plortee

-0.75

-0 .50 -0 .25 0 0 .25 0 .50


Facteur 1 - 48.53 %

Tableau 75: Matrice de corrélation de la province du Centre.

Superficie Superficie Age Rendement Coût total Nombre total


Age verger de totale verger de verger de protection heures de
Variables exploitant cacaoyers exploitée cacaoyers cacaoyers phytosanitaire travail
Aqe exploitant 1
Superficie verger
de cacaoyers 0, 116(**) 1
Superficie totale
exploitée 0,078(**) 0,848(**) 1
Age verger de
cacaovers 0,240(**) 0,026 0,111(**) 1
Rendement verger
de cacaoyers 0,037 - 0, 138(**) - 0,156(**) - 0,007 1
Coût total
protection
phytosanitaire 0,068(*) - 0, 165(**) - 0, 156(**) 0,064(*) 0,497(**) 1
Nombre total
heures de travail -0,013 - 0,0395(**) - 0,334(**) 0,055(*) 0,363(**) 0,471 (**) 1
* La corrélation est significative au niveau 0,05 (bilatéral)
** La corrélation est significative au niveau 0,01 (bilatéral)
97

Figure 70 : Arbre de classification de la province du Centre.

RDT1

Mean=249.937
SD=185.552
N=1411

NIVINT2< h666.666
1 1

Mean= 187.033 Mean=365.263


SD=12 6.461 SD=218.484
N= 913 N=498

N IVINT2<~7200. 000
1

Mean=326.621 Mean=501 .564


SD=187.565 SD=262.076
N=388 N=110

Tableau 76: Typologie des producteurs de cacao de la province du Centre.

- GI
](;'
--
c:
!!!
·- ,,,~ 0 .z::.
0 G1 GI GI
Groupes "Q. •GI ·- •GI
)( c: u-
G1 C t 'ëi
GI .,!. GI C.
Cil c. )(
~ ::::S GI
1/)

39,70 48,75 3,73 5,76 42,3 187,03 9 200 51,37


2 50,74 48,67 3,15 5,02 42,7 326,78 24 673 83 ,09
3 9,57 50,97 2,31 3,82 44,1 501,56 54 710 140.42
Signification s NS s s NS s s s
9!b

Conclusion

L'enquête conduite en 2003 par l'lrad et le Cirad dans le cadre du projet de


coopération scientifique régionale intitulé « Mise au point de systèmes de
cacaoculture compétitifs et durables en Afrique » a permis de collecter un grand
nombre d'informations sur les systèmes de cacaoculture du bassin de production du
Centre Cameroun.

1 428 exploitations à base de cacaoyer ont été enquêtées dans quatre zones d'étude
identifiées à partir de différents critères : type de cacaoculture, caractéristiques
pédoclimatiques, densité de population, structuration des producteurs de cacao. Du
nord au sud de la province du Centre, il s'agit des départements du Mbam et Kim
(Talba) , du Mbam et lnoubou (Bokito), de la Lékié (Zima) et du Nyong et So'o
(Ngomedzap) .

Outre les caractéristiques des pratiques culturales qui ont cours dans les vergers de
cacaoyers de la province du Centre, les données collectées concernent les facteurs
de production et l'assolement des exploitations, les caractéristiques des cacaoyères,
le coût des opérations culturales et celui des traitements phytosanitaires, les temps
de travaux, le traitement post-récolte du cacao et sa commercialisation.

Ces informations permettent aujourd'hui aux chercheurs et aux agents des structures
d'encadrement et d'intervention en milieu rural de disposer d'une importante base de
données actualisées sur les exploitations à base de cacaoyer et sur les différents
systèmes de cacaoculture mis en œuvre par les exploitants du Centre Cameroun.

Les typologies construites à partir des systèmes de pratiques des producteurs de


cacao ont par ailleurs permis d'une part, d'appréhender la diversité des systèmes de
cacaoculture et leur représentativité et d'autre part, d'identifier des groupes
d'exploitations-cibles pour des interventions ultérieures plus spécifiques.

Les résultats montrent que les caractéristiques des exploitations à base de cacaoyer
- âge de l'exploitant, âge et superficie du verger de cacaoyers -, et les pratiques
culturales des producteurs de cacao - niveaux d'intensification en travail et en
intrants - varient selon les zones de production.

Dans les départements de la Lékié (Zima) et du Nyong et So'o (Ngomedzap), les


arbres de classification montrent que les niveaux d'intensification en travail et en
intrants sont les principales variables qui expliquent les variations de rendement.
Dans ces deux zones, caractérisées par un verger âgé, plus l'exploitant entretient sa
cacaoyère et assure une bonne protection phytosanitaire de ses arbres, plus il
obtient un rendement en cacao marchand élevé.

Il en est de même dans les départements du Mbam et Kim (Talba) et du Mbam et


lnoubou (Bokito), à la différence que les arbres de classification montrent que l'âge
du verger de cacaoyers y est aussi une variable discriminante du rendement.
99

A partir des caractéristiques des groupes d'exploitants, trois systèmes de


cacaoculture peuvent être identifiés dans les départements de la Lékié (Zima) et du
Nyong et So'o (Ngomedzap):
• le système extensif : le plus fréquemment rencontré car il concerne la majorité des
producteurs de cacao (groupe 1). Il est caractérisé principalement par un recours
limité aux produits phytosanitaires et un nombre d'heures de travail peu élevé. Les
rendements en cacao marchand de ce système de cacaoculture sont les plus bas ;
• le système intensif: adopté par une minorité de producteurs de cacao (groupe 3).
Ces derniers assurent une protection phytosanitaire renforcée de leur verger de
cacaoyers qu'ils entretiennent aussi de façon soutenue. Les rendements en cacao
marchand de ce système de cacaoculture sont les plus élevés ;
• le système semi-intensif : intermédiaire entre les deux systèmes de cacaoculture
précédemment décrits (groupe 2).

Contrairement aux départements de la Lékié (Zima) et du Nyong et So'o


(Ngomedzap), des différences significatives sont mises en évidence dans les
départements du Mbam et Kim (Talba) et du Mbam et lnoubou (Bokito) pour l'âge de
l'exploitant et celui du verger de cacaoyers en raison du processus de
développement de la cacaoculture en cours dans ces deux zones. Comme ailleurs,
l'augmentation du rendement des cacaoyères est liée aux niveaux d'intensification
en travail et en intrants.

Dans le département du Mbam et Kim (Talba), une distinction peut être faite en
fonction de l'âge du verger de cacaoyers. Les groupes 1 et 2 correspondent en effet
aux cacaoyères âgées en moyenne de 14 ans, les plus nombreuses, alors que le
groupe 3 correspond aux cacaoyères les plus anciennes âgées en moyenne de 25
ans. Pour les cacaoyères âgées de 14 ans, deux systèmes de cacaoculture déjà
décrits peuvent être distingués : le système extensif (groupe 1) et le système semi-
intensif (groupe 2).

Dans le département du Mbam et lnoubou (Bokito), le groupe 1 correspond aux


jeunes exploitants en phase d'installation. L'âge et la superficie de leur verger de
cacaoyers sont inférieurs à ceux des autres groupes. S'agissant de jeunes parcelles
au rendement encore peu élevé, le niveau d'intensification en travail et surtout celui
en intrants sont peu élevés. Exception faite de ce groupe, les groupes 2, 3 et 4
correspondent aux trois systèmes de cacaoculture déjà cités : extensif, semi-intensif
et intensif.

L'analyse des données de l'enquête réalisée en 2003, bien que provisoire et non
exhaustive, confirme ainsi la diversité des systèmes de cacaoculture qui existent au
Centre Cameroun, zone de production de cacao en déclin où le système de culture
du cacaoyer est généralement décrit comme ancien et extensif, constat global qui
doit donc être relativisé.

Si trois grands types de systèmes de cacaoculture peuvent être distingués, leurs


caractéristiques diffèrent selon les zones et suggèrent que, les producteurs de cacao
n'ayant pas la même façon de produire, les messages techniques doivent être
adaptés en conséquence.
101

Bibliographie

Alary V., 1996. Incertitude et prise de risque en période d'ajustement. Le


comportement des producteurs de cacao du Cameroun avant et après 1994. Thèse
de Doctorat. Paris, France, Université de Paris 1Sorbone, 749 p.

Ambassa-Kiki R., Mvondo-Zé D., 2001. Les différentes terres agricoles du


Cameroun. ln: La voix du Paysan, recueil de fiches techniques pour l'entrepreneur
rural, tome 2. Yaoundé, Cameroun, Saild : 9-20.

Anon., 2000. Etudes socio-économiques régionales au Cameroun. Province du


Centre. Yaoundé, Cameroun, Ministère de la Planification et !'Administration du
Territoire, Projet Pnud-Ops Cmr/98/005/01/99, 152 p.

Anon., 2001. Programme cacao et café Robusta. Ateliers de concertation avec les
opérateurs économiques sur les politiques agricoles. Janvier 2001. Yaoundé,
Cameroun, Ministère de !'Agriculture, 23 p.

Anon., 2001b. Appui à la professionnalisation des organisations paysannes du


Cameroun. Projet Apopc. Rapport d'activité n°11. Yaoundé, Cameroun, Ministère de
!'Agriculture, Division des Etudes et Projets Agricoles, 30 p. + annexes.

Anon., 2003. Note de synthèse sur la situation d'avancement de la campagne 2002-


2003. Douala, Cameroun, Conseil Interprofessionnel du Cacao et du Café, 1 p.

Assoumou J., 1977. L'économie du cacao. Agriculture d'exportation et bataille du


développement. Paris, France, Editions universitaires Jean-Pierre Delarge, 351 p.

Assoumou-Mba D., 1981. L'encadrement des planteurs de cacao au Cameroun. Cas


de la Sodecao. 7e conférence internationale sur la recherche cacaoyère. Novembre
1979. Douala, Cameroun : 645-648.

Champaud J., 1966. L'économie cacaoyère du Cameroun. Cahiers Orstom, série


Sciences humaines, Ill (3): 105-124.

Jagoret P., Descroix F., 2002. Evolution de la culture de Coffea canephora en


Afrique et problématique de développement. ln : Recherche et caféiculture.
Montpellier, France, Cirad : 44-53.

Losch B., Fusillier J.L., Dupraz P., 1991. Stratégies des producteurs en zone caféière
et cacaoyère du Cameroun. Quelles adaptations à la crise? Montpellier, France,
Cirad-Dsa, Collection Documents Systèmes Agraires n° 12, 252 p.

Petithuguenin P., 1993. Relance régionalisée de la production paysanne de café et


de cacao au Cameroun. Bilan-diagnostic de la recherche agronomique café et
cacao. Quels acquis pour le développement dans le contexte actuel ? Montpellier,
France, Cirad, 46 p.

Ruf F., 1987. Eléments pour une théorie sur l'agriculture des régions tropicales
humides. Agronomie tropicale (3): 218-231.
102

Ruf F., 2000. Libéralisation et tenaille des prix cacao/intrants. Le cas du Sud-Ouest
du Cameroun. Rapport de mission, 6-10 décembre 1999. Montpellier, France, Cirad-
Tera, 38 p.

Santoir C., Bopda A., 1995. Atlas régional Sud-Cameroun. Paris, France, Editions de
l'Orstom, 53 p.

Temple L., 1995. Systèmes et structures des exploitations de cacao au Cameroun.


Extrait du rapport du projet STD-Union Européenne «Agricultural Price Policy and its
Impact on Export and Food Crop Production in Cameroon ». Cirad, lnstitute for
Agricultural Economies, University Hohenheim. Montpellier, France, Cirad, 46 p.

Varlet F. 2000. Institutions publiques et croissance agricole au Cameroun. Thèse de


Doctorat. Montpellier, France, Ecole nationale supérieure agronomique, 467 p +
annexes.

Varlet F., Berry D., 1997. Réhabilitation de la protection phytosanitaire des cacaoyers
et caféiers du Cameroun. Tome 1: rapport principal; tome Il : annexes. Douala,
Cameroun, Conseil interprofessionnel du cacao et du café, 204 p + 202 p.
103

ANNEXE 1 : Questionnaire d'enquête


1
Date:
ENQUETE PLANTEURS DE CACAO 2003 Enquêteur:
Idté:
0. 1 Lieu : ................................................................................0. 2 GIC ............................................... .
Nom et prénom de l'exploitant: ...................................................................................................................... .
o.3 Age de l'exploitant ; ..................................o. 4Ethnie : .................................................................................. .

o.5 1 Autochtone D 2 AHochtone D Originaire de : .........................................


o.6 Niveau d'étude de l'exploitant:
1 Illettré D 2 Il sait lire D 3 Il sait écrire D 4 Primaire D 5 Secondaire D 6 Supérieur D
1 Structure familiale :
Lien de parenté Nombre
Femme(s) 1.1
Enfants qui participent au champ 1.2
Enfants qui ne participent pas 1.3
------
Frères et sœurs 1.4
Autres 1.5

2 Facteurs de production :
2.1 Tenure de la terre :
Accès à Ja terre Surface (ha) Accès à Ja terre Surface (ha)
Terres reçues en location 2. 1.1 Terres en propnété par héritage 2.1.5
Terres données en location 2. 1.2 Terres en propriété par achat 2. 1. 6
Terres reçues en métayage 2. 1.3 Terres en propriété par don 2.1.7
Terres données en métayage 2. 1.4 Total 2.1.8

2.2 cam·1al :
Outils Quantité possédée
Machette 2.2.1
Pulvérisateur 2.2.2
Sécateur 2.2.3
Séchoirs 2.2.4
Caisses de fermentation 2. 2.5
Véhicule 2.2.6
Autres 2.2.7

3 Assolement:
-- ------------ -· - - --- - - - -- -·- . ·- 0
Culture Surface (ha) /o vendu o/o autoconsommé
Cacaoyer 3. 1.1 3. ) .2 3. 1.3

Caféier 3.2. 1 3.2.2 3.2.3

Palmier 3. 3.1 3.3.2 3.3.3


Cultures vivrières 3.4.l 3.4.2 3.4.3

Plantains 3.5. 1 3. 5.2 3.5.3

Maraîchage 3.6. 1 3.6.2 3.6.3

Jachères 3.7.l 3.7.2 3.7.3

Forêt 3.8.l 3.8.2 3.8.3

Autres 3.9. l 3.9.2 3.9.3

Autres 3. 10.1 3. 10.2 3. 10.3


----

CIRAD-DlST
Unité bibliothèque
Lavalette
4 Système de culture cacao : 2
4. 1 Structure des cacaoyères Plantation 1 Plantation 2
Temps entre maison et plantation SCJ.l SCJ.2

Précédent cultural SC2. 1 SC2.2

Superficie (ou nombre de pieds) au superficie_ ; ____ ______ ____ __ ______ ______ _____ .·.
SCJ.l superficie.: ...... . __ _. ____ .. _____ ____ ___ _____ ._ SCJ.2
moment de la 1crc mise en place et date ;___ ______ ____ ____ ___ _____ ___________ __ _____ date ; ________________ ______ ___ _____ ______ __ _____._
SC4.I SC4.2
date de la 1ère mise en place
Evolution de la Qlantation :
Superficie actuelle (nombre de SC5.l ---- ---- ------ ----- -- ------- ------ ------ ---- ------ -- SC5.2 ------ ---- --- -- ------ ---- ----------------- ----------
pieds)
Renouvellement progressif SC6. l onon D 1 oui D SC6.2 onon D 1 oui D
o ---- --·- --- ------·· 0 -------- -- ---- -- -··
Extension progressive SC7.J onon D Joui SC7.2 onon D Joui
·--- ---- ---------- --- --- -- ------ --- ------
Recépage SC8.I o nonD J ouiO SC8.2 onon D Joui D
Estimation de l'âge des cacaoyers
SC9.l SC9. l
(en% par tranche d'âge)
· -- - - - - ----
Densité actuelle ---- --- mX ---- -- 111 ------- mX ------ m
(ou nombre d 'arbres pour 100 m2 )
SCJO. I densité SCJ0.2 densité
Semences de l'agriculture 1 Semences de l'agriculture 1
Origine des cacaoyers SCJJ .l Vieille Plantation 2 SCJJ .2 Vieille Plantation 2
Semences Sodecao (après 1974) J Semences Sodecao (après 1974) J
................. - ..........
- - . ......,._..~.--.,.-- ~........... .,_, _ _,_ -"'7'"

Direct 1 Direct 1
Type de semis SC/2.l Pépinière en pleine terre 2 SC12.2 Pépinière en pleine terre 2
Pépinière en sachets 3 Pépinière en sachets 3

Production1noyenne
En 2000/2001 SCJJ.1 ·------- ------ -------· SCJJ.2 -- ------------- ---- --·
En 2001/2002 SCl4.I
·---- ------ ---------- - SCJ4.2 -------- -------------·
En 2002/2003 SCJ5.J
·--- --- --- --- --- -----· SCJ5.2 ·------ -- ------------ ·
SC16. ! SCJ6.2

Autres cultures intercalaires (nom)

Pas d'ombrage 0 Pas d 'ombrage 0


SC17. l Ombrage léger 1 SC17.2 Ombrage léger 1
Niveau d'ombrage
Ombrage moyen 2 Ombrage moyen 2
Ombrage fort 3 Ombrage fort 3
Etat général de la plantation :
SCJ8. J SCJ8.2
estimation de l'enquêteur
(notation de 1 à 5, 5 étant la
meilleure note)

4. 2 Etat sanitaire des [Z.lantations : Estimation du 12roducteur


SC19.l Fortes 3 Moyennes 2 SCJ9.2 Fortes 3 Moyennes 2
Attaques de mirides
Faibles 1 Nulles 0 Faibles J Nulles 0

SC20.1 Forts 3 SC20.2 Forts 3


Dégâts causés par la pourriture
Moyens 2 Moyens 2
brune
Faibles l Faibles 1

Autres dégâts et maladies observées SC21. l SC21.2


(jaunissement, vieillissement
précoce, etc ... )
SC22.1 SC22.2
Principales causes de mortalité
(sécheresse, fertilité, etc ... )
4.3 Itinéraire technique :
Nombre de désherbages par an m.1 m.2

Epoque des passages (mois) IT2. I ___________ ___ . . __________________ . ____________ _. _. ___ ___ _.. IT2.2 ________________ . _____ ____ __ _. ---- ---- _______ ______________ .

MO familiale non rémunérée IT3.l ___________________________fff_._I_ IT3.2 __________________________ _ff_4_)


(nombre, jt/passage, heure/jl) IT5. J __________________________ __------------------------------ · IT5.2 ___ ------------- ______________________________ . . _________ .·.

MO salariée (nombre, jt/passage, JT6.l _.. .... ..... ..... ..... . ... JT7.l ..... ...... . ..... . ....... . IT6.2 ___ . . ___ . __ . __ . ___________ _JT7.2 __________________ _____ ___
heure/jt, coût) JT8.l -------------- ----- .. ... . ..IT9.l __ -----------------------·
IT8.2 ________ __________________ _JT9.2 _________________________ _

Nombre appl. herbicide par an !TlO.l !Tl0.2


Epoque des passages (mois) !Tl 1.J· ----------- ----------- -· __ ... -------------- .... ·-------- -- lTJ 1.2 -------------------- -- --------- ------- -------- ------- -----
!Tl 2.1 ________ ___ _______________ _____ . ____ ___ __ ______ __ __ ___ _____ IT12.2 _________ ------ _________ ___----------- --- ----------- --- ---
Produits employés (nom, quantité
IT13. 1. ___ ___ ___ _--------- ______ ----------------------------- __ __ !Tl 3.2 ____________ ------- ____ ------- ----------- --- ------------ __
par application, coût)
JTJ 4. 1 . ..... --- · -------· .. --- -- .. .... _· --- .. .... ______ --------- - ITJ4.2 . ·------- ___. -- -------------------------------- ----------

!Tl 5.1. __ ·- ------------------ __IT/6.1 JT/5.2 ----·---------- --------JT16.2


MO familiale non rémunérée
IT17.l ------- -------------------------------- ---- -------- --- --- -- JT17.2 _________ ------------ _____________________ . ___________ ___ _
(nombre, jt/ passage, heure/jt)
MO salariée (nombre, jt, heure/jt, JTl8.1 _____ .. ... . . . .. .. _______ __JT/9.1 .. . .. .. .. _.. _____ _. .... . . JTl8.2 ---------- -- · ·· ___________ JTJ9.2 ---------- ------- ----- -·
coût) IT20.l JT21.l JT20.2.. ...
Nombre de tailles par an JT22.1 -------------- ______________________ ___________________ _ JT22.2 _______ _______________________________________ __ ________ .
Epoque des passages (mois) IT23.l . . ... . _. ... . ... ... _. __ . .... . ___ ... ---· · · .... ______ .. . . _.. . IT23.2 .. ________ _. __· --- ________ _.... --------· . ----·------- -- ---

IT24.I ...... ---------------- -- IT25. J IT24.2 -------------- ----------_JT25.2


MO fanùliale non rémunérée
IT26.l. _______ .. . . __ . ________ . . _. ______ _____ . __ ________ ___ .. _. __ _ JT26.2 -- ------------- --------- ------ ------- -- ----- --------------
(nombre, jt/passage, heure/jt)
MO salariée (nombre, jt, heure/jt, IT27.I . _____ __________________ __JT28.J ------ --- --- ------ ----- -· IT2 7.2 __ _______ ______ __________ IT28.2 ------------- ___________ .
coût) IT29.l. ____________ _________ ____ IT30.1 ---- --- ---------- -- ----- IT29.2 --- ---------- -- ____ ___ ___ JT30.2 ________________________ _

Pratiquez-vous la récolte sanitaire? JTJ1.1 _______ ___ 0..tJQ!L .. . ........ ____ _____ ____ _1 _çmL ..-----·-----·--------------------------------------------------··
Nombre appL Insecticide par an IT32.J --------- -- ----------------- -------- --------------- ----- -· IT32.2 --------------------------------------------------------·
Epoque des passages (mois) JTJJ. 1. _________ ____ ___________ .. __________ .... ___ .... _.. .. ___ __ ._ IT33.2 _. . ___ . __ __ . __ ___ _. _... ___ ___ ___________ ____ _____________ _
f - - - - - - - - - -- - - - - t-··---·· --~--- - r • ••··~-,_,.·.,......---.-..,--------------i

JT34.l ._______ ____ ____ ______ __ __ _________ ______ ___ ______ ___ ______ JT34.2 ------- ------- ------- -- ----- --------------- -- -------------
Produits employés (nom, quantité
JT35.l. __________ __ ________ ___ ... _________ _. _. . __________ . _... ___ IT35.2 __________________ --------- -____________ __---- ------ _____ _
par application, coût)
JT36. I . _. _. ____ . ___. ______ ________ ___. ______ ___ ___ __ _________ ___ _ IT36.2 __ ________________ --------- __ ____________ __________ ---- -- _

IT37.l . .. . _... . . . .. . ...... __ ___.JT38.1 JT37.2 -----·-----------------JT38.2


MO familiale non rémunérée
IT39. I_ ---------- ___________________________ ____________________ _ IT39.2 ___________________ ______ __ _______ --------------- ___ _____ _
(nombre, jt/passage, heure/jt)
IT40.l. ______________ ___________ IT41.I ____ ____ -- ------- ____ _.. IT40.2 __ ___ _----------- ________ IT41 .2 --------- ---------------
MO salariée (nombre, jt, h/jt, coût)
IT42.l. _________ __ _________ ____ _JT43.l ----------- --- ---- ----- -- IT42.2 -------------------------JT43.2 ________ ___________ _____.
Nombre appL fongicide par an IT44. I _______ . ________ _______________________ ____________ ___ -- ·
IT44.2 ---------------------------------------------------------
Epoque des passages (mois) IT45.l ________ __ ____________________________ ____________________ _
IT45.2 ----- ----- ------------------------------------------------
IT46.l. ___________ __ _____ _____ ______________ ____ ______ ____ . ___ __ _ IT4 6.2 _. ________________ _-- ----- ... ----- --------- --------- ------
Produits employés (nom, quantité IT47.I . _______ ____________________________ ______________________ _ IT47.2 ______________ ------ _-- --- -- _______ -------- - _____________ _
par application, coût)
IT48.l. _____ _______________________________ __ _____________ ______ _ JT48.2 ___________ ------- _______ _______________ ___ ______________ _

IT49.I IT50.I IT49.2 . _. . _.. __ . .. . . ...... __ _JT50.2


MO familiale non ré1mmérée
(nombre, jt/passage, heure/jt) JT51. l ---- . ·- ---- ----- ---- ... · -.. -- -· .... --- --- ·--· .. -- ---. ·- . -- IT51 .2 ......... __ -- --- -- -------- -------- ·· ---- ---- ----- -- -------

MO salariée (nombre, jt, heure/jt, IT52. l __ __ ______ _____ __________ _!T53. J --- --- ------ ---- ---- ---- JT52.2 ------------------------- IT53.2 ------ ---------------- -- ·
coût) JT.54.1_ -------- ---------- ------_11'55. 1 ---------- ---------- ----· JT54.2 ----------- -- ----------- _JT55.2 _---- ------------------- .
Nombre de récoltes par an JT56. 1 -------- ------ -- --- ----- ---- --- ---------- -- --- ---- --- -- -
JT56.2 ___________________________________________ _____________ _

Epoque des passages (mois) JT57.l. __________ _____ ___ ________ ____________ ___________________ _ JT57.2 __ ----- -------------- ___________________ . ____________ ____ _

IT58.l IT59.l !T58.2 --- -·--- -------- -----__IT59.2


MO familiale non rémunérée JT60.1. _________________________ _________ ___ __ ____ ___ __ ______ ___ _
(nombre, jt/passage, heure/jt) IT60.2 ----------- ------------- ---- -- ------------ ----------------

MO salariée (nombre, jt, heure/jt, IT61 . l. ___________ ______________ JT62. 1 _--- -- -- _______________ _ JT61. 2 ____________________ __ __ _JT62.2 _____ _--- ---------- -----·
coût) JT63.l. ____ ------ ------- ---- -- __ 11"64. 1 -- ------ --- -- --- -------- 11"63.2 ------------ --- -- ----- ___ JT64.2 --- ---- ---- -------- -----.

Entraide (nombre, jt, heure/jt, 1T65. 1. _____ -- -------- ----- -----!T66. I --- ------- --------------· IT65.2 IT66.2

mode de rémunération) IT67. 1. _________ . . __. _______ _. __11'68. 1 ___________ . _____ _______ . JT67.2 ------------ --- ----------JT68.2 ______ __________________ .
4.4 Pourquoi n'utilisez-vous pas de main d'œuvre salariée ? 4
4.4
Main d'œuvre familial e suffisante 01 Il n'a pas assez d' argent pour payer D2
Manque de personnes dans le village D3 Les gens ne veulent pas travailler pour Je salaire proposé D5
Autre raison : D 6 -- --------- --- ----- -· -- ·-- ---- --- ---- ----- ---- -------·--- ----- -- ----------------------- ---- ------- -------------- ----- ---- -------- --- ------ --- -
------- ------ -- ------ -------- -------------------- ----------- ----··········· ··· -···· ·-··· ··· ·------·····-·······-- ·---- --- ------- ----- ----- --------- --- ------ ---------

5 Traitement post-récolte:

5.0 Au moment de la récolte, triez-vous les cabosses? non Oo oui 01


5.1 Ecabossage :
511 Quand ?: 1 le jour même
D 512 Où ? : 1 dans la plantation D
2 à la fin de la semaine D 2 à l'exploitation D
3 autre : D ------------------·----------------· --·-··

Organisation : MO familiale nombre de personnes 513 --- ----- ------------ ---- ----- ----- -------- ------- ----------------
nombre de jours par écabossage 514 -- ---- --------- - -- -- -- --------- - ----- ----------------------- - ----
MO salariée nombre de personnes 515 --- --- --------- -· · ·- -· ·--- - -- ----- -- ---- ----- ------ -- ----· · -·-··-- ---- ----- ·
Coût 516 ·------- ---- -- ----- -· ·· -· ·--- ---- -------- ------ -- --- -- ------ ------- --- -- -- ----- ----- ---- -
Entraide nombre de personnes 517 -------------- --- ----------- ------- --- ------ ---- -- --- -------------- ----- --- -------·
mode de rémunération 518 ----------- - -- ---- ------------- ------------- ------ ------------ -- --- --- --- -------- ----- --·

5.2 Fermentation :
521 En caisse D, En tas D 2 En sac D1
Autre : D 4 ------- ----- --- -- ------ ---- ·-- -- --- ----- --- - ---------- -- --- -- --- ----- -----

522 Durée de la fermentation (en jours) :__________ _______ ____ _________ __ _______ ________ _
523 Nombre de brassages :_______ __ ______ _______ ________ _______ ____________ ___ _

5.3 Séchage sur :


531 Claie de séchage D 1 Aire cimentée D 2 Nattes sur le sol 0 3 Séchoir autobus D 4

Bâche plastique D 5 Directement sur le sol D 6 Autre : D ?__ ____ ________ __ _______ ______ ___________ __ __ _

532 Durée de séchage :___________________ ___ ________________________________________ __

Stockage: 533 Où ?_____ __ ______ __ ________________ ________________ ____ ____ __ _____ ___ __ _534 Comment ? ______ ______ ___ ______ __ ___________ ___ ___ ________ ____ _

6 Commercialisation :

6.1 Ouantité de cacao vendu et variations de prix :

Fin 2000/début 2001 Fin 2001/début 2002 Fin 2002/début 2003


Prix Prix Prix
Quantité Prix min Prix max Quantité Prix min Prix max Quantité Prix min Prix max
moyen moyen moyen
- - - --·----- ---·---- - - - · - ~

611 612 613 614 615 616 617 618 619 611 0 6111 6112
5
Appartenez-vous à une association pour la commercialisation du cacao ?--------------------------·······-····------------- --------
Si oui : Nom de l'association :---------- ---- -------- --- -------------------·-··-····----------- ----· ··- -· ··--·--····--------------- --- -------- -- ---------
Quels sont les avantages d'être membre d'une association de producteurs? (différence de prix?, aide
technique ? , transport ? , fourniture d'intrant ?) .................................................................................................. .

6.2 A qui avez-vous vendu votre cacao au cours de la dernière campagne (fin 2002/début 2003) ? :
O/o Mode de transport du Pourquoi cet acheteur ?
Acheteur Lieu de vente
production cacao et coût/sac (crédits, intrants, prix ... )
621
Coopérative/GIC
622
Coxeur indépendant
623
Autre producteur
624
Exportateur/négociant
625
Autre

Quelles sont les exigences de qualité des différents acheteurs de cacao ? (test d'humidité, contrôle à la
coupe, décote, etc ... }_ __ ______ ____ __ _______ ________ ..... ___ _-······-_________ ·············---- ___ ____________________ __ ____ ________________ _____________ __-····· _

7 Autres activités du système d'exploitation :


Sources du revenu* Revenu FCFA Classement (1,2,3 .•. )
711 712
Cacao
721 722
Café
73 1 732
Palmier
741 742
Cultures vivrières
751 752
Plantains/ banane
761 762
Maraîchage
77 1 772
Fruits
781 782
Chasse/pêche
791 792
Salaire extra-agricole
71 01 7102
Aide financière famille
71 11 7112
Autres

*Cacao, Plantains, Prodmts v1vners (Manioc, Taro, Igname ... ), Frmls, Chasse/pêche, élevage (préciser l'effectif), salaire extra-
agricole, aide financière de la famille.
8 Evolution de l'exploitation et stratégies : 6
Diversification et perspectives de plantations au cours des 10 prochaines années ?

Combien d'ha, voulez- Date de plantation


Productions envisagées Surface actuelle(ha)
vous planter ? orévue
Cacao
Café
Palmier
Cultures vivrières
Plantains/ bananes
Maraîchage
Réserve de Forêt
Autres
Autres

Pourquoi un tel choix ?


111

ANNEXE 2 : Localisation des zones enquêtées


113

Figure A: Département du Mbam et Kim (Talba).

Echelle : 11150.l)OOéme
Nord

e Touaro

TALBA

/ Route bitumée

.. ,. Piste principale

Vers Yaoundé
ou Bafta
114

Figure B: Département du Mbam et lnoubou (Bokito).

Echelle :11200.000éme
Nord

!
Légende:
/ Route bitumée

"" .- Piste principale

- - Piste secondaire

O Village

Zone enquêtée

BOKITO

;
l
1
\

''
\

' -,.
'
Vers
Yaoundé
....
Balamba 0
''
115

Figure C: Département de la Lékié (Zima).

Vers Bafia /
,,., / Echelle :11200.000ême

,-...--...... ..., ,,,.- ;' (


1
)
Nord

/
/
I
I • Efok

OB ALA

8 Village

·i~ Zone enquêtée

Figure D: Département du Nyong et So'o (Ngomedzap).

Légende: ,I Echelle :1/200.000eme


/ Route bitumee

., .. Piste principale
(
,
( Nord

!
- Piste secondaire \
e Village
1
Ebaminal
~~ Zone enquëtêe
/'" •
l
I
Nkoulounganga I
'! I
. ' '~/ . . . Ayéné . .
Tiga

\ ...
\~. :7 ~ ~ ...
'-· ~ - -
- ..., Akok
• .
-., ,..._, ""'.' ,-
' ""·
~w-
-~ W
.
· ·l\ ·,.._.~~.·~7J;..
.
'l§' ~
. Vets
• .. ·• ~ • ~~.; Mbalmayo
Nomna~• NGOMEDZAP JAbodmveng';'. ) .

.-~, '-·
~
,,
Kama ,,,.,. , :\.'!·· .g:<.,. • ·
--... ---
, .,,,;;\ ,
.,.... ,;..-\'•Ossoessam
'- .;'
Mengueme

__ ,,,
,,, - ,•

,.!$i,• o ·" 'I o Nkongbekon


... '·"' ./ ,,.
...
;
I

I
,"''

Vous aimerez peut-être aussi