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Feuillet 4 A

Le document présente un guide sur les pratiques de fertilisation en grandes cultures, soulignant l'importance d'une gestion optimale pour maintenir la fertilité des sols. Il aborde des principes clés tels que l'évaluation des besoins en fertilisation, l'optimisation des engrais utilisés et l'importance de la rotation des cultures. Le plan de fertilisation est recommandé comme un outil essentiel pour réduire les risques environnementaux et améliorer la rentabilité des cultures.

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Feuillet 4 A

Le document présente un guide sur les pratiques de fertilisation en grandes cultures, soulignant l'importance d'une gestion optimale pour maintenir la fertilité des sols. Il aborde des principes clés tels que l'évaluation des besoins en fertilisation, l'optimisation des engrais utilisés et l'importance de la rotation des cultures. Le plan de fertilisation est recommandé comme un outil essentiel pour réduire les risques environnementaux et améliorer la rentabilité des cultures.

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Conseil des productions

végétales du Québec inc.


Guide des Pratiques de conservation en grandes cultures

Gestion optimale
de la fertilisation :
les principes de base
Module 4 – Fertilisation
FEUILLET 4-A

Introduction . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Optimiser l’ensemble de la régie des cultures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2
Structure du sol, compaction et drainage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
Matière organique du sol . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
Rotation des cultures . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
Mauvaises herbes, insectes et maladies . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
Déterminer adéquatement les besoins de fertilisation des cultures . . . . . . . . . . . . . 5
Comment y parvenir ? . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
Obtenir la meilleure efficacité possible des engrais utilisés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
Incorporer superficiellement et sans délai les engrais au sol . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Fractionner les doses d’azote . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Bien évaluer la valeur fertilisante des engrais de ferme . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
Assurer la précision des équipements servant à l’application des engrais . . . . . . . 9
Tenir compte du milieu dans son ensemble
et des particularités de chaque champ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
Le plan de fertilisation : un outil indispensable . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
Pour en savoir plus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13

Introduction
La fertilisation vise à maintenir ou à améliorer la fer-
tilité d’un sol par diverses actions dont les principales
sont :
• l’apport d’engrais de ferme (fumiers, lisiers,
purins) ou d’engrais minéraux pour entretenir
ou créer dans le sol des réserves en éléments
nutritifs assimilables par les cultures ;
• l’apport d’amendements calcaires pour cor-
riger le pH du sol dans le but de rendre dis-
ponibles les éléments nutritifs du sol ou ceux
apportés au sol.

Denis Côté, IRDA

,
La réalisation de ce feuillet a été rendue possible grâce au
Programme d’aide à l’innovation technologique de l’Entente auxiliaire
Canada-Québec pour un environnement durable en agriculture.
4-A page 1
Fertiliser ne signifie cependant pas seulement apporter des engrais au sol. On
doit aussi prendre en considération un ensemble d’éléments dont :
• l’évolution des besoins nutritifs des cultures à l’intérieur de la saison
de croissance ;
• la texture et la structure du sol ;
• la matière organique du sol et sa gestion ;
• le drainage ;
• la rotation des cultures ;
• les conditions climatiques ;
• la rentabilité économique.
Même si les engrais de ferme et les engrais minéraux sont essentiels au
maintien de la productivité des sols, leur utilisation comporte toutefois
certains risques environnementaux(1). Une fois que la croissance des plantes
est assurée, l’aspect environnemental devrait devenir une préoccupation de
premier ordre. Par exemple, il faut s’assurer que le sol est fertile, mais sans
enrichissement exagéré.

La coexistence Pour mettre en place une régie de fertilisation raisonnée et réduire les risques
des écosystèmes environnementaux, il est important de respecter certains principes de base.
agricoles et Il faut en particulier :
aquatiques exige • optimiser l’ensemble de la régie des cultures ;
de la prudence lors
• déterminer adéquatement les besoins de fertilisation des cultures ;
de la fertilisation
• obtenir la meilleure efficacité possible des engrais utilisés ;
Denis Côté, IRDA • bien évaluer la valeur fertilisante des engrais de ferme ;
• assurer la précision des équipements servant à l’application des
engrais ;
• tenir compte du milieu dans son ensemble et des particularités de
chaque champ.

Pour ce faire, le plan de fertilisation est l’outil à privilégier. Il résulte d’une pla-
nification basée sur différents éléments d’information et sur les ressources
disponibles à la ferme.

Ce feuillet présente des renseignements d’ordre général. Il décrit les principes


de base énoncés ci-dessus et présente sommairement différentes pratiques
de fertilisation basées sur ces derniers. Il fournit également de l’information
sur les principales composantes du plan de fertilisation. Référez-vous par
ailleurs aux autres feuillets du module 4 pour obtenir de l’information plus
précise sur certaines pratiques de fertilisation.

Optimiser l’ensemble
de la régie des cultures
Pour retirer le maximum de bénéfices des activités de fertilisation, il est im-
portant au départ d’assurer aux cultures un milieu de croissance optimal. Une
maîtrise adéquate de l’ensemble de la régie des cultures favorise une
meilleure valorisation des engrais. À cet effet, portez une attention particulière
aux éléments suivants.

1. Ces risques sont décrits de façon plus détaillée dans le module 1.

4-A page 2 Guide des Pratiques de conservation en grandes cultures


Structure du sol, compaction et drainage

Un sol comportant une bonne structure, non compacté et bien drainé est
mieux aéré et se réchauffe plus rapidement. Cela favorise le développement
du système racinaire des cultures et accroît l’activité biologique du sol.

Différents renseignements sur la structure, la compaction et le drainage du sol


apparaissent aux modules 1 et 7.

Matière organique du sol

La matière organique du sol contribue au maintien d’une bonne structure


et soutient l’activité biologique du sol. Elle accroît la capacité d’échange
cationique(2) et améliore la capacité de rétention en eau utile des sols. Sa
minéralisation libère des quantités appréciables d’éléments nutritifs.

Consultez le module 3 pour connaître les pratiques favorisant une gestion


optimale de la matière organique du sol.

Rotation des cultures

Une rotation adéquate des cultures a généralement les effets


suivants sur la fertilité des sols et la régie de fertilisation.
• Elle contribue à diversifier la zone explorée par les
racines, permettant ainsi une meilleure exploitation de
la réserve nutritive du sol. Les espèces comportant un
enracinement profond peuvent également puiser les
éléments nutritifs situés plus bas dans le profil de sol.
• Elle stimule l’activité biologique des sols. La diver-
sification des cultures favorise la colonisation du sol
par les bactéries fixatrices d’azote associées aux
légumineuses et par les mycorhizes(3).
• Elle contribue au maintien de la matière organique
dans les sols et a des effets positifs sur la structure des
sols (voir modules 1 et 3). ENVIROSOL

• Lorsqu’elle intègre des légumineuses, cela permet la fixation


symbiotique d’azote. Une partie de cet azote peut être utilisée par la
culture suivante.
• Elle facilite l’utilisation des engrais de ferme. Souvent, elle permet
de mieux les répartir sur l’ensemble des champs de la ferme.

La rotation des cultures a également des effets indirects très importants. Elle favorise
une croissance optimale des cultures et, par le fait même, une meilleure utilisation
des éléments nutritifs. Elle contribue notamment à réduire les problèmes d’insectes,
de maladies et de mauvaises herbes. L’intégration de cultures ensemencées plus
tardivement (ex. : soya) permet aussi de travailler le sol plus fréquemment dans de
bonnes conditions.

2. La capacité d’échange cationique (C.E.C.) est une propriété du sol indiquant sa capacité à fixer certains

,
éléments nutritifs comportant une charge positive (cations) (ex. : azote ammoniacal, potassium,
magnésium, calcium). Elle peut être comparée à l’effet d’un aimant. Sous l’effet de processus chimiques
complexes, les éléments fixés peuvent être libérés et rendus disponibles aux plantes.
3. Les mycorhizes sont des champignons microscopiques naturellement présents dans plusieurs types
de sol et sont étroitement associés aux racines de plantes. Ils favorisent l’absorption de l’eau et
améliorent l’assimilation d’éléments nutritifs dont le phosphore. Les mycorhizes forment un réseau de
filaments (hyphes) dans le sol qui contribue à la stabilité structurale du sol.

Guide des Pratiques de conservation en grandes cultures 4-A page 3


Mauvaises herbes, insectes et maladies

Les mauvaises herbes concurrencent la culture pour l’utilisation des éléments


nutritifs. Il est donc important de prendre les mesures adéquates pour lutter
efficacement contre celles-ci (voir module 5).

Un contrôle approprié des insectes nuisibles et des maladies favorise une


croissance adéquate des cultures et maximise l’utilisation des engrais
appliqués.

Agriculture de précision
La cartographie des rendements, grâce à l’emploi de capteurs de rendement couplés à un système de
référence GPS (système de géopositionnement par satellite), s’avère une approche très intéressante
pour optimiser la régie des cultures. Cela permet en particulier de localiser les zones moins
productives dans les champs. L’étude approfondie de ces zones (souvent par la comparaison avec des
zones optimales) aide à identifier le ou les facteurs limitants (ex. : drainage, compaction, mauvaises
herbes, fertilisation, etc.) et à y apporter les correctifs requis, lorsque cela est possible.
Dans le cas de la fertilisation, certaines procédures d’échantillonnage des sols (souvent une division
du champ selon une grille comportant des zones d’échantillonnage de l’ordre de 1 ha) permettent de
dresser un portrait des variations de la fertilité du sol à l’intérieur d’un même champ. Cette
approche favorise la localisation et l’amélioration des zones comportant des problèmes de fertilité (pH
ou éléments nutritifs). Grâce à l’utilisation d’épandeurs à taux variables reliés à un système GPS, on
peut également ajuster la régie de fertilisation aux variations spatiales du pH et de la fertilité du sol.
Avant d’investir de façon importante en agriculture de précision, il est recommandé de bien en évaluer
la rentabilité. Il est souvent préférable de mener au préalable des essais dans quelques champs et de
faire réaliser les travaux à forfait. Le recours à un encadrement technique adéquat est aussi
conseillé.

4-A page 4 Guide des Pratiques de conservation en grandes cultures


Déterminer adéquatement
les besoins de fertilisation
des cultures
L’évaluation adéquate des besoins de fertilisation des cultures
est à la base d’une régie de fertilisation optimale. Cette approche
favorise en effet le maintien d’un bon équilibre nutritif des sols
et de leur potentiel de productivité. La juste détermination des
besoins permet également d’éviter les apports excessifs d’élé-
ments fertilisants. Cela amène une réduction du coût des
intrants et accroît la rentabilité des cultures. Les risques environ-
nementaux, notamment à l’égard des écosystèmes aquatiques,
sont aussi réduits. Richard Laroche, MAPAQ

La présence en excès dans le sol de certains éléments nutritifs peut nuire à l’absorp-
tion d’autres éléments nutritifs (phénomène d’antagonisme). Par exemple, un excès de
phosphore peut réduire l’absorption du zinc et causer des problèmes de carence. Il est
donc important de maintenir l’équilibre nutritif des sols.

Comment y parvenir ?

1. Bien établir ce que le sol peut fournir

L’analyse de sol est un outil indispensable pour évaluer sa


capacité à fournir différents éléments nutritifs aux cultures. Elle Le suivi du pH :
sert également à mesurer le pH et à déterminer les besoins en un point à ne pas négliger !
chaux. Une procédure rigoureuse d’échantillonnage des sols
(présentée dans le feuillet 4-B) doit être employée afin d’assurer Le maintien d’un pH adéquat favorise
la fiabilité et la représentativité des résultats d’analyse. la disponibilité des éléments nutri-
tifs. Les bactéries fixatrices d’azote
Il faut aussi tenir compte de l’apport des divers types de associées aux légumineuses (Rhizo-
matériels organiques (ex. : engrais de ferme, résidus de culture, bium) sont également plus actives
matière organique, boues mixtes de papetières, etc.) qui peu- lorsque le pH du sol est optimal.
vent, sous l’effet de la décomposition et de la minéralisation
Pour obtenir plus d’information sur le
microbienne, libérer des éléments nutritifs au cours de la saison
pH du sol et le chaulage, consultez
de croissance. L’analyse de sol usuelle ne permet pas d’établir
Le chaulage des sols (Brunelle
directement l’ampleur de cette réserve. Il existe cependant des
et Vanasse, 1996). Les feuillets 2-C et
méthodes et / ou des données qui permettent d’estimer leurs
2-D présentent également certains
apports en éléments nutritifs (voir à cet effet le feuillet 4-B).
renseignements relativement aux
particularités de l’emploi des amen-
dements calcaires en semis direct et
en culture sur billons.
Culture sur Semis direct
billons

,
Guide des Pratiques de conservation en grandes cultures 4-A page 5
2. Se référer aux grilles de fertilisation

Une fois la capacité du sol à fournir des éléments nutritifs établie, les grilles
de fertilisation, en l’occurrence celles du Conseil des productions végétales
du Québec inc. (1996), constituent la référence de base pour combler les
besoins nutritifs de la culture en place. Les recommandations apparaissant
dans les grilles CPVQ visent à satisfaire les besoins nutritifs des cultures et
à éviter les apports excessifs d’engrais. Pour en savoir plus sur les grilles de
fertilisation et leur emploi, consultez le feuillet 4-B.

Quelles grilles de fertilisation utiliser ?


Plusieurs intervenants du milieu reconnaissent actuellement les Grilles de référence
en fertilisation du Conseil des productions végétales inc. (CPVQ, 1996) comme étant
celles qui répondent le mieux aux objectifs de rentabilité des cultures et de protection
Denis Côté, IRDA de l’environnement. Celles-ci sont basées sur la recherche québécoise en fertilisation,
les essais au champ, l’expérience des conseillers du ministère de l’Agriculture, des
Bien connaître ses sols ! Pêcheries et de l’Alimentation du Québec et sur la littérature scientifique adaptée à
nos conditions. Depuis juillet 1997, le recours aux grilles CPVQ fait par ailleurs partie de
L’analyse de sol ne fournit pas tous certaines exigences du Règlement sur la réduction de la pollution d’origine agricole
les renseignements sur la fertilité et (RRPOA).
le potentiel de productivité des sols.
D’autres caractéristiques du sol Les grilles CPVQ sont établies selon le concept de niveaux de suffisance (Sufficiency
sont également à considérer lors de levels of available nutrients ou SLAN). Pour chaque niveau de fertilité (« pauvre »,
l’établissement des besoins en fer- « moyen », « bon », « riche » ou « excessivement riche »), elles déterminent les quantités
tilisation. Par exemple, les rensei- d’éléments nutritifs requises pour atteindre le seuil à partir duquel on n’observe plus de
gnements suivants s’avèrent particu- réponse du rendement. Autrement dit, les grilles CPVQ ont pour objectif d’assurer qu’il
lièrement utiles : y ait suffisamment d’éléments nutritifs dans le sol et que cela ne limitera pas le
- texture du sol ; potentiel de rendement. Elles ne visent cependant pas à enrichir le sol de façon
- classification pédologique massive et à constituer une «banque» d’éléments nutritifs. Les recommandations sont
(horizons, séries, etc.) ; orientées de manière à compenser les exportations et à maintenir le niveau de fertilité
- qualité du drainage ; actuel des sols de niveau « bon » et « riche ». Elles visent à enrichir les sols de niveau
- degré de compaction. « pauvre » et « moyen » et à les amener à long terme à un niveau « bon » ou « riche ».
Pour les sols classés « excessivement riches », les grilles CPVQ prescrivent des
apports en deçà des exportations par la culture, puisqu’il n’y a pas de justification éco-
nomique ou environnementale à augmenter ces recommandations.
L’emploi de grilles basées sur des niveaux de suffisance demeure la meilleure façon de
déterminer le besoin de fertilisation des cultures. L’adoption d’une approche visant un
enrichissement massif du sol et la constitution d’une « banque » d’éléments nutritifs
n’est pas justifiable. Ici et ailleurs, des données montrent que cela n’est pas rentable
et que cela accroît inutilement les risques environnementaux. L’utilisation d’une
approche basée sur des taux cibles de saturation en base (ex.: 65-85% Ca, 6-12% Mg,
2-5 % K) n’est pas recommandée non plus. La démonstration scientifique reste à faire.

4-A page 6 Guide des Pratiques de conservation en grandes cultures


3. Suivre régulièrement les cultures

Même si toutes les précautions ont été prises, certains problèmes de fertilité
peuvent tout de même apparaître en cours de saison dans les cultures.
Certains sont d’ailleurs difficiles à prévoir, comme les carences en éléments
mineurs. L’observation régulière des cultures permet parfois de corriger
ces problèmes pendant la saison. Cela contribue souvent à améliorer et à
raffiner la régie de fertilisation au cours des saisons suivantes.

Lors de vos visites de champs, vérifiez, entre autres, s’il y a :


• des problèmes de croissance des cultures ;
• des symptômes de carence sur les feuilles ou sur d’autres organes
de la culture ;
• verse chez les céréales (associée à un excès d’azote) ;
• une quantité suffisante de nodules de rhizobium sur les racines des
légumineuses.

Pour mieux diagnostiquer certains problèmes, il est souvent nécessaire de


recourir à l’analyse foliaire ou à des analyses de sol comparatives (compa-
raison de l’analyse de sol d’une zone affectée par le problème à une zone qui
ne l’est pas). Il est également important de considérer l’implication possible
d’autres facteurs comme le drainage et la compaction (voir module 7).

Ne négligez pas les éléments secondaires et les oligoéléments


L’évaluation des besoins de fertilisation des cultures ne se limite pas seulement à
établir les besoins en éléments majeurs (azote, phosphore et potassium). Il est égale-
ment important de porter attention aux éléments secondaires (calcium, magnésium,
soufre) et aux oligoéléments (ex.: bore, cuivre, fer, manganèse, molybdène, zinc). Une
carence en un seul de ces éléments peut limiter les rendements.
L’analyse des tissus végétaux est un outil très utile pour s'assurer de la suffisance de
ces éléments dans la plante. Les Grilles de référence en fertilisation du CPVQ (1996)
suggèrent des taux d'application en éléments secondaires et oligoéléments en
fonction de la teneur du sol.

Obtenir la meilleure efficacité


possible des engrais utilisés
Une régie de fertilisation adéquate ne se limite pas seulement à apporter
la quantité d’éléments nutritifs nécessaire pour combler les besoins de la
culture. Il faut aussi le faire au bon moment et de la bonne façon. Les mesures
suivantes contribuent à améliorer l’efficacité des engrais et à réduire
les pertes.

,
Guide des Pratiques de conservation en grandes cultures 4-A page 7
Incorporer superficiellement et sans délai les engrais au sol

En incorporant superficiellement et sans délai les engrais de ferme et les


engrais minéraux, on favorise :
• une diminution des pertes d’éléments nutritifs par ruissellement et
par volatilisation ;
• une meilleure utilisation des éléments nutritifs par les cultures ;
• une réduction des odeurs (engrais de ferme).
L’incorporation des engrais minéraux et des engrais de ferme peut être
réalisée efficacement à l’aide des outils de travail secondaire (vibroculteur,
cultivateur, herse à disques) ou, dans le cas d’épandage en postlevée, d’un
sarcleur. On peut aussi avoir recours à des systèmes munis de coutres pour
effectuer des applications en bandes directement sous la surface du sol
(système d’application d’engrais sur les semoirs, applicateur d’azote pour le
maïs, citerne à lisier pourvue d’un système d’incorporation). Les feuillets 4-C
et 4-D présentent plus d’information sur les équipements servant aux
applications d’engrais.

L’application en bandes est recommandée pour la fertilisation de démarrage de


certaines cultures dont le maïs-grain. Il est important de s’assurer de ne pas dépasser
les doses maximales recommandées. À cet effet, consultez les Grilles de référence en
fertilisation (CPVQ, 1996)(4) ou votre conseiller.

Fractionner les doses d’azote

Il est parfois préférable de fractionner la quantité d’azote requise en deux ou


plusieurs applications. Cela est particulièrement important lorsque des
doses élevées d’azote sont appliquées dans les conditions suivantes qui sont
propices aux pertes (lessivage et dénitrification) :
• sols de texture sableuse et comportant un drainage rapide ;
• engrais de ferme avec un faible rapport C / N (ex. : certains lisiers).
La synchronisation de la fertilisation azotée avec l’évolution des besoins de la
culture tend également à améliorer l’efficacité des engrais et à réduire le
potentiel de pertes. Le maïs-grain est une culture qui se prête bien au fraction-
nement. Elle a des besoins élevés en azote, et une bonne partie de celle-ci est
absorbée pendant les mois de juillet et d’août (Giroux, 1988). Ainsi, pour le
maïs-grain, il est généralement préférable d’appliquer un peu d’azote au
semis et de revenir par la suite en postlevée. Cette pratique est d’ailleurs
fortement recommandée lorsque les conditions sont propices au lessivage.
Le fractionnement de l’azote dans les céréales s’avère par contre moins
justifié. Celles-ci ont en effet des besoins azotés moins élevés et effectuent
une grande partie de leurs prélèvements tôt en saison. Pour en savoir plus sur
le fractionnement de l’azote dans les diverses cultures, consultez les Grilles de
référence en fertilisation (CPVQ, 1996).
ENVIROSOL

Le fractionnement permet d’appliquer une partie des engrais en présence d’une cou-
verture végétale. Cela favorise l’absorption des éléments nutritifs et réduit les risques
de contamination de l’eau.

4. Il est à préciser que les doses maximales en bandes recommandées à la page 62 des Grilles de
référence en fertilisation (CPVQ, 1996) se rapportent à un espacement entre les rangs de 1 m (39 po).
Il faut ainsi multiplier les valeurs indiquées par un facteur de 1,32 afin de les ramener à un espacement
de 76 cm (30 po). Par exemple, une limite maximale de 55 kg / ha d’azote pour des rangs espacés de 1 m
(39 po) équivaut à 73 kg / ha pour des rangs espacés de 76 cm (30 po).

4-A page 8 Guide des Pratiques de conservation en grandes cultures


Bien évaluer la valeur fertilisante
des engrais de ferme
La composition chimique des engrais de ferme est
très variable. La disponibilité des éléments nutritifs
qu’ils contiennent varie aussi considérablement.
Elle est influencée en particulier par :
• le rapport entre la fraction minérale et la
fraction organique des éléments nutritifs
contenus dans les engrais de ferme ;
• leur rapport carbone / azote (rapport C / N) ;
• la texture du sol ;
• la date d’épandage ;
• le mode d’épandage.
Pour satisfaire le plus adéquatement possible les
besoins des cultures et réduire les risques environ-
nementaux, il est essentiel de bien évaluer la
valeur fertilisante des engrais de ferme que l’on
envisage épandre. Pour ce faire, on doit connaître
leur composition chimique et tenir compte des
facteurs influençant la disponibilité des éléments
nutritifs. Consultez le feuillet 4-C à ce sujet ; il décrit
plus amplement la démarche à suivre.

Assurer la précision Les engrais de ferme

des équipements servant à contiennent différents


éléments majeurs,
secondaires et mineurs.

l’application des engrais En stimulant la vie


microbienne, ils
améliorent également
Ce n’est pas tout d’établir les quantités d’engrais à épandre ainsi que le mode les propriétés physiques
du sol (structure,
et la période d’application. Lors de la réalisation des traitements de fertili-
porosité, etc.). De plus,
sation au champ, il est également important d’employer des équipements
ils constituent souvent
d’application bien réglés. Cela permet d’obtenir une distribution uniforme des une source intéressante
engrais et un dosage précis, correspondant aux besoins des cultures. Pour en de matière organique.
savoir plus sur le réglage des équipements de fertilisation, référez-vous au
feuillet 4-D. Richard Laroche, MAPAQ

,
Guide des Pratiques de conservation en grandes cultures 4-A page 9
Tenir compte du milieu
dans son ensemble
et des particularités
de chaque champ
Les problèmes de contamination de l’eau reliés à la fertilisation découlent en
Pollution diffuse grande partie de phénomènes associés à la pollution diffuse (voir l’encadré)(5).
et pollution ponctuelle Tous les champs y sont exposés et cela, même s’ils sont éloignés des cours
La pollution diffuse n’a pas de point d’eau. Chaque champ fait partie d’un bassin versant et est relié à un réseau
d’entrée défini. Elle se produit sur de hydrologique. Inévitablement, une partie de ses eaux de ruissellement et de
grandes surfaces, généralement à drainage se dirigent vers les cours d’eau ou les nappes d’eau souterraine.
faible intensité et sur de longues pé- Ainsi, peu importe dans quel champ elle est effectuée, toute activité de ferti-
riodes. La contamination par les élé- lisation présente des risques environnementaux si elle n’est pas réalisée cor-
ments nutritifs des eaux de drainage rectement. De plus, les odeurs sont transportées au gré du vent. Il n’y a donc
des champs constitue un exemple pas d’exception, et la régie de fertilisation de tous les champs doit respecter
de pollution diffuse. les grands principes de base présentés précédemment.

La pollution ponctuelle a quant à Dans certains champs, il existe des particularités présentant des risques
elle un point d’entrée défini. Elle se accrus de contamination de l’eau ou de nuisances associées au dégagement
produit habituellement sur des aires d’odeurs incommodantes. Ces particularités méritent une attention supplé-
limitées, à forte intensité et sur une mentaire lors de l’épandage des engrais de ferme et des engrais minéraux.
courte période. La projection directe C’est le cas, notamment, s’il y a présence dans les champs ou à proximité :
d’engrais de ferme ou d’engrais • de pentes importantes ;
minéraux dans un cours d’eau est un • d’affleurements rocheux ;
exemple de pollution ponctuelle. • de zones humides ;
Adapté de Giroux (1988) • de puits, de sources ou de prises d’eau ;
• de fossés, de cours d’eau ou de tout autre milieu aquatique ;
• de zones habitées ou commerciales.
Dans ces situations, il faut être vigilant. Si vous croyez qu’il existe des risques
Cadre réglementaire importants, prenez les mesures nécessaires pour les minimiser (ex. : fraction-
Certaines mesures réglementaires nement de la dose ; incorporation, application en présence d’un couvert
ont été adoptées au Québec pour végétal ; mise en place d’aménagements destinés à réduire le ruissellement
encadrer les activités de fertilisation et l’érosion ; etc.). Il peut être préférable dans certains cas d’éviter l’application
et protéger l’environnement. Pour d’engrais dans les zones très à risque.
obtenir plus d’information à ce sujet,
consultez le feuillet 4-E.
La présence de résidus de culture ou certains aménagements (ex.: bandes riveraines,
voies d’eau engazonnées, etc.) contribuent à diminuer le ruissellement et à protéger
les sols de l’érosion hydrique. Cela réduit par le fait même les risques de contamination
de l’eau. Le module 2 présente de l’information sur la gestion des résidus de culture.
Référez-vous par ailleurs au module 6 pour en savoir plus sur les aménagements
destinés à diminuer le ruissellement et l’érosion dans les champs.

5. Pour en savoir plus sur les risques environnementaux potentiels des pratiques de fertilisation, consultez
le module 1.

4-A page 10 Guide des Pratiques de conservation en grandes cultures


Le plan de fertilisation :
un outil indispensable
Le plan de fertilisation s’avère un outil indispensable pour
optimiser la gestion des éléments nutritifs sur l’entreprise PAEF
agricole. Il permet d’avoir une vue d’ensemble de la ferme et de D’ici quelques années, la majorité
ses caractéristiques, aidant ainsi à établir un programme de des fermes devront fertiliser selon
fertilisation bien adapté aux particularités de l’entreprise. De un plan agroenvironnemental de
façon plus précise, le plan de fertilisation comporte les avan- fertilisation (PAEF), tel qu’exigé par
tages suivants. le Règlement sur la réduction de la
• Il favorise une utilisation optimale des différentes pollution d’origine agricole (RRPOA).
sources d’éléments nutritifs auxquelles l’exploitation a Pour en savoir plus à ce sujet,
accès tout en limitant les risques environnementaux. Le consultez le feuillet 4-E.
plan de fertilisation aide, entre autres, à valoriser adé-
quatement les engrais de ferme produits sur l’exploi-
tation et à déterminer si cette dernière peut en importer
ou en exporter (manque ou surplus).
• Il permet de connaître l’historique des champs et l’évolution de leur
fertilité dans le temps.
• Il aide à planifier les rotations de culture de façon, notamment, à
profiter pleinement de la contribution en azote des légumineuses.

De façon générale, un plan de fertilisation adéquat doit contenir au moins les


renseignements suivants :
• des plans de champs permettant de connaître la dimension des
champs et parfois aussi de repérer les zones comportant des diffé-
rences de texture, de drainage et de fertilité à l’intérieur d’un même
champ ;
• un plan de rotation des cultures (précédent cultural, cultures
actuelles et cultures envisagées au cours des prochaines saisons) ;
• les résultats d’analyse, la texture et les caractéristiques de drainage
des sols ;
• les volumes et la composition chimique des engrais de ferme à
valoriser ;
• les recommandations de fertilisation (période, type d’engrais, taux
d’application, mode d’application et remarques particulières) ;
• le registre des interventions de fertilisation réalisées (date, type
d’engrais, taux d’application, mode d’application et observations
particulières).

Votre conseiller peut vous aider à réaliser un plan de fertilisation adapté


aux particularités de votre ferme et favorisant une gestion optimale des
éléments nutritifs.

,
Guide des Pratiques de conservation en grandes cultures 4-A page 11
RÉDACTION Bilan des éléments nutritifs
Pierre Chouinard, agronome,
M. Sc., ENVIROSOL,
Drummondville Il est intéressant de dresser un bilan de la production et de l’utilisation des éléments
Daniel Massicotte, agronome,
ENVIROSOL, Drummondville
nutritifs sur la ferme, notamment en ce qui concerne l’azote, le phosphore et le
RÉVISION
potassium. Cela permet de vérifier si la gestion des éléments nutritifs est optimale et
Pierre Beaudet, agronome, de savoir en particulier si l’entreprise est dans une situation d’équilibre, de manque ou
Direction de l’environnement
et du développement durable, de surplus.
ministère de l’Agriculture, des
Pêcheries et de l’Alimentation
du Québec, Québec
Il existe plusieurs types de bilan des éléments nutritifs. Le plan de fertilisation est
Richard Beaulieu, agronome, un de ceux-ci. On retrouve aussi le bilan à la surface du sol et le bilan minéral de
M. Sc., ministère de
l’Environnement du Québec, la ferme.
Québec
Jean Cantin, agronome,
• Le plan de fertilisation établit le bilan entre les différentes sources d’éléments
ministère de l’Agriculture, des nutritifs disponibles (précédent cultural, matière organique, engrais, etc.) et
Pêcheries et de l’Alimentation
du Québec, Québec, Bureau le besoin des cultures. Lorsque toutes les sources d’éléments nutritifs sont
de renseignements agricoles
de Saint-Bruno
considérées à leur juste valeur et que les besoins des cultures sont déterminés
Denis Côté, agronome, M. Sc., adéquatement, le plan de fertilisation constitue souvent l’approche la plus
Institut de recherche
et de développement en précise pour équilibrer le cycle des éléments nutritifs au champ.
agroenvironnement (IRDA),
Sainte-Foy
• Le bilan à la surface du sol compare les prélèvements en éléments nutritifs
Éric Dehandschutter, des cultures aux apports associés aux matières fertilisantes (engrais minéraux,
Fédération des producteurs
de cultures commerciales engrais de ferme, etc.) et à la fixation symbiotique de l’azote par les légumi-
du Québec, Saint-Césaire
neuses. Il ne tient cependant pas compte de la réserve en éléments nutritifs du
Richard Desrosiers, agronome,
Direction des politiques du sol. Son emploi aide à établir si la fertilisation excède les prélèvements des
secteur agricole, ministère
de l’Environnement du Québec, cultures et à indiquer si la situation est favorable à l’enrichissement du sol.
Québec
Cette approche s’avère très utile par exemple pour évaluer la pression du
Pierre Filion, ministère de
l’Agriculture, des Pêcheries et phosphore sur les sols cultivés.
de l’Alimentation du Québec,
Québec, Bureau de • Le bilan minéral de la ferme constitue une approche plus globale. Il s’emploie
renseignements agricoles
de Huntingdon
sur les fermes comportant des élevages et tient compte du cycle des éléments
Firmin Paquet, Fédération nutritifs dans les champs et les élevages. Pour le réaliser, on compile toutes les
des producteurs de cultures
commerciales du Québec, quantités d’éléments nutritifs que l’entreprise produit et réutilise (ex. : récoltes
Sainte-Florence
destinées aux élevages, engrais de ferme, etc.), importe (ex.: engrais minéraux,
Louis Robert, agronome,
M. Sc., Direction régionale moulées, etc.) et exporte (ex. : animaux, lait, ventes de grains, etc.). Ce type
Chaudière-Appalaches,
ministère de l’Agriculture, des de bilan aide à établir si les éléments nutritifs produits et recyclés sur la
Pêcheries et de l’Alimentation
du Québec, Sainte-Marie
ferme sont valorisés adéquatement et permet souvent de rationaliser l’achat
Gilles Tremblay, agronome, des intrants.
Centre de recherche sur
les grains inc. (CÉROM),
Saint-Bruno-de-Montarville Pour obtenir plus d’information sur les bilans d’éléments nutritifs, référez-vous à votre
GESTION DE PROJET MAPAQ conseiller agricole.
Bruno Gosselin, agronome,
Direction régionale de Québec,
ministère de l’Agriculture, des
Pêcheries et de l’Alimentation
du Québec, Québec
Mario Lapointe, agronome,
Direction de l’environnement
et du développement durable,
ministère de l’Agriculture, des
Pêcheries et de l’Alimentation
du Québec, Québec
Pour en savoir plus
ÉDITION
Aude Tousignant,
. BRUNELLE, A., et A. VANASSE. 1996. Le chaulage des sols. Conseil des pro-
ingénieure forestière, Sillery ductions végétales du Québec inc., bulletin technique 24. 21 p.
SECRÉTAIRE À L’ÉDITION
Jocelyne Drolet, Conseil . CONSEIL DES PRODUCTIONS VÉGÉTALES DU QUÉBEC inc. 1996. Grilles de
des productions végétales
du Québec inc., Québec référence en fertilisation. 2e édition. AGDEX 540. Conseil des productions
GESTION DU végétales du Québec inc., publication 02-9605. 128 p.
MATÉRIEL VISUEL
Chantal Turbis, agronome, . FILION, P., et L. ROBERT. 1994. Les nouvelles grilles de référence en fertili-
Conseil des productions
végétales du Québec inc., sation du CPVQ : réponses aux questions les plus souvent posées. Le Céréa-
Québec
liculteur 4 (1) (février 1994) : 6-9.
MONTAGE
Marc Brazeau, infographiste
Compélec . GIROUX, M. 1988. Pollution diffuse par les nitrates. Agrosol 1 (1) : 35-39.
COORDINATION DU PROJET
Jacynte Lareau, agronome,
. ROBERT, L. 1997. Recommandations de fertilisation : comment s’y retrouver ?
M. Sc., Conseil des productions Agri-Vision, Journée d’information agricole, Direction régionale Montérégie,
végétales du Québec inc.,
Québec secteur Est, Saint-Hyacinthe.
© CPVQ, 2000

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