ENS 2016 Mem 0111
ENS 2016 Mem 0111
Par :
Sous la direction
NDOUGSA MBARGA Theophile
Maitre de conferences
Année Académique
2015-2016
AVERTISSEMENT
Ce document est le fruit d'un long travail approuvé par le jury de soutenance et mis à
disposition de l'ensemble de la communauté universitaire de Yaoundé I. Il est
soumis à la propriété intellectuelle de l'auteur. Ceci implique une obligation de
citation et de référencement lors de l’utilisation de ce document.
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ii
DEDICACE
Je dédie ce travail :
REMERCIEMENTS
Ce travail ne saurait être l'œuvre d'une seule personne, mais le fruit de la contribution
de plusieurs à qui il convient d'exprimer ma gratitude. Je rends tout d'abord grâce au Seigneur
Dieu Tout Puissant qui me guide chaque jour.
Je tiens à remercier:
- Les membres du Jury pour l'honneur qu’ils m’accordent en acceptant d'évaluer ce travail ;
- Les enseignants de l'ENS pour les multiples échanges constructifs, leurs conseils, leur
disponibilité tout au long de notre formation. Qu'ils trouvent en ces mots ma sincère
reconnaissance ;
- Les ainés du laboratoire NGOH Jean Daniel et YANDJIMAIN Justine pour leurs
disponibilités, leurs encouragements, leurs conseils et leurs remarques constructives qui ont
été pour nous une source de motivation et ont enrichi notre travail ;
- Ma famille et toutes autres personnes qui n’ont pas été cités pour tout le soutient qu’ils
m’ont apporté;
DEDICACE ......................................................................................................................... ii
ABSTRACT ........................................................................................................................ x
BIBLIOGRAPHIES ........................................................................................................ 52
ANNEXES ......................................................................................................................... 55
Figure 2.1 : Deux masses dans un référentiel cartésien (Giroux B., 2008)….. .................... .17
Figure 3.2 : Carte de l’anomalie de Bouguer obtenue à partir du logiciel oasis montaj ........ 32
Figure 3.3 : Carte régionale et résiduelle d’ordre 1 de la zone d’étude : (a) carte régionale ;
(b) carte résiduelle .................................................................................................................... 39
Figure 3.4 : Carte régionale et résiduelle d’ordre 2 de la zone d’étude : (a) carte régionale ;
(b) carte résiduelle .................................................................................................................... 41
Figure 3.5 : Carte régionale et résiduelle d’ordre 3 de la zone d’étude : (a) carte régionale ;
(b) carte résiduelle .................................................................................................................... 43
Figure 3.6 : Carte régionale et résiduelle d’ordre 4 de la zone d’étude : (a) carte régionale ;
(b) carte résiduelle .................................................................................................................... 45
Figure 3.7 : Carte des anomalies régionales et résiduelle faites par Zanga A., 2015 : (i) carte
régionale ; (ii) carte résiduelle .................................................................................................. 48
Table 3.1 : valeurs des coefficients calculés à l’ordre 1 à partir du code Matlab .................... 34
-E : Est ;
-Fig : Figure ;
-mGals : milliGals ;
-Km : Kilomètre ;
-N : Nord ;
-NE : Nord-Est ;
-NW : Nord-Ouest ;
-S : Sud ;
-SE : Sud-Est ;
-SW : Sud-Ouest ;
-W : Ouest ;
RESUME
Mots clés : Code Matlab ; Anomalie de Bouguer ; filtrage polynomiale ; moindres carrés ;
anomalie résiduelle.
ABSTRACT
The Thurston and Brown method is a method base on polynomial separation by least
squares; to be able to carry out this separation, a data-processing program has been set up. In
fact, the aim of this study is to work out a code in Matlab which can be able to make a
separation of the regional and residual anomalies from Bouguer anomalies. The execution of
this code was done by using gravimetric datum resulting from the digitalization of the map of
Bouguer anomalies made by Zanga (2015) what led us to a separation of the anomalies.
Datum separated for different order of the polynomial made possible to generate various map
by using Oasis montaj 6.4 Software.
An analysis led us to identify zones of heavy anomalies zones and gradients zones. Our
results have been compared with those obtained by the studies made by Zanga A., 2015 with
the finite element method and it was noted a similarity between regional and the residual with
the first order while with the third order we have noted a divergence. This could be due to the
fact that while the degree of the polynomial increases, the resemblance becomes blurred.
Keywords Matlab Code; Bouguer anomaly; filtering polynomial; least squares; residual
anomaly.
INTRODUCTION GENERALE
a. Contexte de l’étude
L’analyse et le traitement des données pour le géophysicien est une étape importante pour
l’obtention des résultats. C’est dans ce contexte que le traitement des données autrefois
manuel était l’objet de beaucoup d’erreurs et nécessitant des longues périodes de temps. Avec
l’émergence de la technologie, les logiciels de traitement de données ont été développés.
Cependant l’utilisation et l’obtention de ces derniers ne sont pas toujours aisées vu leur coût
onéreux ; la vulgarisation de l’outil de la programmation informatique est une solution pour
remédier à ce problème. C’est ainsi que dans le cadre de ce travail nous nous proposons
d’écrire un code de séparation par la méthode polynomiale par moindres carrés de Thurston et
Brown.
Dans ce travail, la méthode utilisée est la méthode gravimétrique, qui appartient aux méthodes
dites potentielles. De ce fait la plus grande partie des travaux antérieurs sur l’élaboration des
codes pour la séparation portaient soit sur la méthode des éléments finis (Ndougsa et al.,
2013) soit sur des anciens langages comme turbo-pascal 7.0 (Njandjock et al., 2003),Fortran
77 (Radhakrisha et al., 1990) et C++ (Njandjock et al., 2012). Dans cette optique nous allons
orienter notre étude un peu dans un autre style de langage plus récent tel que Matlab (Matrix
Laboratry) ceci dans le but de tester avec les données géophysiques de ma zone d’étude de
ressortir les différentes cartes existantes.
b. Problématique
Les questions de recherche qui ont motivé ce travail sont simplement de savoir :
quelles sont les performances et le rendement de cette méthode vis-à-vis des autres
méthodes.
c. Objectifs
Pour ce faire, nous allons nous fixer certains objectifs pour résoudre cette problématique.
L’objectif général à atteindre est l’élaboration d’un code dans un environnement Matlab pour
une séparation régionale et résiduelle des anomalies par l’approximation polynomiale des
moindres carrés. Ce code nous permettra de faire des estimations sur des bases de données
géoréférenciées.
d. Plan
Afin de mener cette étude à terme, nous allons morceler le travail en quatre grands chapitres
dont la quintessence est brièvement indiquée suivant la structuration ci-dessous :
Le chapitre 3 nous conduit à appliquer les données sur le code en question, à présenter les
résultats obtenus dans l’optique de faire une analyse et une interprétation. Ce chapitre se
termine par une discussion qui permet de corréler les modèles obtenus avec un autre code
testé plutôt avec la séparation par la méthode des éléments finis et l’apport de
l’implication de ce code dans le système éducatif.
Une conclusion générale qui retrace les grandes lignes de ce travail ainsi que les perspectives
offertes clôtureront notre étude.
CHAPITRE 1
REVUE DE LA LITTERATURE
Introduction
La méthode Thurston et Brown est une méthode polynomiale par moindres carrés pour
une séparation régionale et résiduelle ; cette séparation de l’anomalie régionale et résiduelle
est faite à partir d’un code écrit en Matlab. Pour cela, nous allons tout d’abord parler du
pourquoi des codes en géophysique en général et en particulier faire une présentation du
langage Matlab car c’est lui qui va nous permettre de séparer ces différentes anomalies, et
nous finirons par présenter l’importance des codes informatiques dans la réalisation des
travaux géophysiques.
Un code est un texte qui représente les instructions qui doivent être exécutées par un
microprocesseur. Il est également l’élément de base des logiciels, écrit à partir d’une
application en un langage de programmation.
l’ordinateur et des logiciels sont dûs au fait qu’à chaque génération d’ordinateur, un type de
logiciel était utilisé ;
D’une manière générale, le programme est un simple fichier texte (écrit avec un traitement de
texte ou un éditeur de texte), que l’on appelle fichier source. Le fichier source contient les
lignes de programmes que l’on appelle code source. Ce fichier source une fois terminé doit
être compilé.
En gravimétrie :
Un code de cokrigeage rédigé puis compilé dans Matlab pour traiter les données en 2-D
(Marcotte, 1991) ;
Un code écrit en Turbo Pascal 7.0 pour mener à bien l’ajustement du polynôme du champ
de potentiel des anomalies gravimétriques par la méthode analytique des moindres carrés
(Njandjock et al., 2003) ;
En sismique et sismologie :
l’utilisation des logiciels tels que SAC (Seismic Analysic Code) développé au laboratoire
national de Lawrence Livermore pour l’analyse et le traitement des données sismiques.
Ainsi les codes en géophysique sont d’une importance capitale dans ce sens qu’ils facilitent la
manipulation d’un grand nombre de données en un temps relativement faible. De plus son
traitement des données est beaucoup plus aisé grâce aux logiciels de traitement qui intègre de
nombreux programmes qui exécutent des tâches précises. Dans le cadre de notre étude nous
allons élaborer un code en Matlab, ainsi une présentation de ce langage sera judicieuse avant
toute utilisation.
-sous Windows, il faut cliquer sur démarrage ensuite sous sur Matlab ;
- L’invite ‘ ’ de Matlab doit alors apparaitre, à la suite duquel on entrera les commandes ;
Quit.
Le nom Matlab provient de l’abréviation Matrix Laboratory qui est considéré comme
un langage de programmation adapté pour l’analyse et la résolution des problèmes
scientifiques. Il intègre à la fois des solutions de calcul, de visualisation et un environnement
de développement. Tous les objets définis dans Matlab le sont donc aux moyens de vecteurs
et de matrices/ tableaux de nombres (Michel, 2002). Matlab a de nombreux avantages par
rapport aux langages de programmation traditionnels (tels que C, C++, Pascal);Il est
spécialisé dans le domaine du calcul matriciel numérique.
L’interface Matlab se compose d’une fenêtre principale subdivisée en sous fenêtres suivant la
figure 1 ci-dessous:
Les principaux outils disponibles depuis cette interface (Ott, 2014) sont les suivants :
Mode interactif : Matlab exécute les instructions au fur et à mesure qu’elles sont
données par l’usager.
Mode exécutif : Matlab exécute ligne par ligne un programme Matlab (d’extension
.m) ; un programme Matlab (ou ‘m-file’ en anglais) est une suite d’instructions Matlab
écrite dans un éditeur de texte et sauvegardée dans un fichier avec une extension .m ; il existe
ainsi deux types de fichier .m : les scripts et les fonctions (Petrenko, 2004).
Il arrive que l’on doit exécuter la même tâche plusieurs fois mais en changeant
seulement quelques paramètres. Une bonne façon de faire cela est de créer un fichier
exécutable encore appelé script. Ceux sont des fichiers contenant des suites d’instructions
Matlab dont le nom a comme extension. m ; par exemple «test1.m» (Petrenko , 2004).
Dans la fenêtre Commande, si l'on tape >> test1, les instructions contenues dans le fichier
test1.m seront exécutées par Matlab une par une. On peut créer des fichiers M à l'aide de
«Text Editor» ou dans la fenêtre Matlab en choisissant dans le menu "file" : new M -file.
On peut écrire des fonctions Matlab que l’on peut ensuite appeler depuis un script on les
appelle fonctions sous-routines (Michel, 2002).
Les fonctions scalaires : elles s’appliquent essentiellement sur des scalaires. Mais elles
s’agissent élément à élément lorsqu’elles sont appliquées aux matrices (Georges , 2008).
Ces fonctions sont :
Sin asin exp abs
Cos acos log sqrt
tan atan rem round
Les fonctions vectorielles : Elles s’agissent sur des vecteurs (vecteurs lignes ou
colonnes), mais agissent sur une matrice ( par colonne pour générer un
vecteur ligne. (Voir table 1.1)
On peut les faire opérer sur des matrices. Dans ce cas elles agissent sur chacune des colonnes
de la matrice. Pour obtenir une action ligne par ligne il suffit d'utiliser l'opérateur de
transposition. Ainsi si A est une matrice, max(A) renvoie un vecteur ligne dont chaque
composante correspond au maximum de chacune des colonnes de A, alors que max(max(A))
renvoie l'élément maximum de A.
Par exemple: zeros (m, n) produit une matrice de avec tous les éléments nuls.
Nous travaillons directement avec les éléments de matrices /vecteurs. Si A est de taille
et B de taille × , alors C = A*B effectue le produit matriciel de A et B:
= ∑
L’utilisation des boucles est le premier pas dans la programmation. En Matlab, les
boucles ‹‹ for ›› et ‹‹ while ›› sont très utilisées pour les processus itératifs.
La boucle ‹‹ for ›› est associée à une variable et exécute un processus plusieurs fois en prenant
à chaque fois une nouvelle valeur pour cette variable. Sa structure est la suivante :
for indice =
suite d’instruction
End
La boucle ‹‹ while ›› fonctionne de façon similaire; mais elle répète une suite d’instructions
jusqu’à ce qu’une condition soit satisfaite. Si la condition est fausse, le programme saute à
l’instruction qui suit End .Si la condition est vraie, le bloc d’instructions est exécuté ; sa
syntaxe est la suivante :
suite d’instructions
End
En Matlab les extensions se termine par ‘.m’ dans le nom fichier programme. En
mode programmation ou en mode commande, l’application exécute une série d’instructions.
Matlab tourne les données et produits les résultats escomptés (Gautrabd, 2013) .Au cours de
l’exécution, si un message d’erreur apparaît dans la commande Windows, il indique les lieux
où se trouvent les erreurs dans le fichier source. Si la compilation n’affiche aucune erreur
alors le programme fonctionne normalement et affiche les résultats dont on n’a besoin.
Zeng (1989) procède par estimation du degré du polynôme afin d'évaluer l'anomalie régionale
présentée. La surface analytique peut être adaptée par des polynômes de divers degrés avec la
méthode des moindres carrés. Des exemples théoriques et sur le terrain montrent l'efficacité
de la méthode.
Pour Beltrao et al., (1991) Le champ régional est approché par un polynôme ajusté au champ
observé. Dans l’article écrite par Beltrao et al., (1991) ; il présente une méthode de séparation
résiduelle-régionale pour les données de gravité qui utilise une procédure robuste pour
déterminer les coefficients d'un polynôme ajustée aux observations.
Riad(1985) examine une approche pour déterminer les moindres carrés afin d’optimiser la
surface régionale qui, lorsqu’il est soustrait des données d’anomalies de Bouguer minimise la
distorsion de la composante résiduelle du champ.
Lance (1982) montre que les surfaces polynomiales des moindres carrés peuvent être utilisées
dans les procédures de séparation d’anomalie pour les études de gravité. Une analyse détaillée
des effets précis de filtrage des polynômes des moindres carrés est prévue pour le cas
particulier des données régulièrement espacées. Les propriétés de réponse sont également
considérées comme des résidus de polynômes.
Conclusion
En définitive il a été question pour nous dans ce chapitre de faire une revue de la littérature
portant sur les codes géophysiques en général et de faire une présentation générale du
langage de programmation Matlab en particulier car notre code sera écrit à partir de ce
langage et pour pouvoir écrire un code il est important de connaitre sa syntaxe.
CHAPITRE 2
METHODOLOGIE ET PROGRAMMATION
Introduction
La gravimétrie est l’une des disciplines fondamentales de la géophysique dont le but est
d’étudier les variations du champ de gravité pour en déduire la répartition des masses au sein
de la terre et ainsi sa structure (Dubois ; Diament ; Cogne., 2011).
Cette loi qui est à l’origine de la gravité stipule que : « entre deux corps de masse et
s’exerce une force d’attraction dont l’intensité est proportionnelle aux masses et et,
inversement proportionnelle au carré de la distance entre les centres de masse des deux
corps. »
⃗ ⃗ (2.1)
G= 6,67. N. .
D’après cette loi, une masse se met en mouvement d’accélération lorsqu’elle est
soumise à l’action d’une force ; ceci se traduit par la relation :
(2.2)
⃗⃗ (2.3)
⃗⃗⃗ = (2.4)
⃗⃗⃗ (2.5)
Où :
Mesure de la gravité
1 Gal = 1cm/ = m/ ;
Pour apprécier les variations de gravité qui sont généralement très faibles, on utilise le
milliGal : 1mGal = Gal = m/
Appareil de mesure :
Il existe deux types de mesure de la gravité de pesanteur à savoir : les mesures absolues et les
mesures relatives :
Pour rendre comparable entre elles les mesures de gravité effectuées à la surface de la terre,
on ramène celle-ci aux valeurs qu’elles auraient sur le géoïde ou tout simplement sur
l’ellipsoïde de référence. Cette opération est réalisée en une station par un ensemble de
Les variations de gravité d’un point à un autre à la surface de la terre dépendent d’un certain
nombre de facteurs tels que l’altitude de la station, la latitude de la station liée à la forme
ellipsoïdale de la terre, la topographie de la surface de la terre et les hétérogénéités du sous-
sol. Ainsi les corrections appliquées sont :
L’anomalie de Bouguer est la différence entre la mesure de la gravité ayant subi les
corrections (correction de Faye, topographique et de plateau) et la valeur théorique de la
gravité calculée en un point de l’ellipsoïde de référence (Naudy et al., 1965).
Elle constitue la réponse gravimétrique causée par les hétérogénéités de densité du sous-sol.
C’est donc à partir de cette anomalie que le traitement suivit de l’interprétation se fait. Elle est
donnée par la relation:
Toute analyse structurale du sous-sol ne peut se faire qu’à partir d’une résiduelle, il faut donc
séparer la régionale de la résiduelle. Pour cela il existe plusieurs méthodes à savoir :
Cette méthode nécessite à priori des hypothèses basées par exemple sur la connaissance
géologique de la région, permettant de fixer l’allure générale de la régionale, qui présente
généralement une forme régulière. La résiduelle est obtenue par soustraction de la régionale
sur la Bouguer soit graphiquement, soit analytiquement. Cette méthode peut être réalisée de
trois manières différentes (Schoeffler ,1975) :
Le principe consiste à construire un polynôme d’ordre aussi élevé qu’il conviendra, qui
génère une surface analytique qu’on adapte à une surface expérimentale par la méthode des
moindres carrés. Cette surface analytique représente la régionale. Le problème ne trouve de
solution que sur des surfaces réduites (Ndougsa ,2004).
Pour résoudre le problème nous allons écrire un programme qui permet d’ajuster un polynôme
d’ordre déterminé correspondant aux anomalies d’un champ potentiel et de calculer les
anomalies résiduelles pour un grand nombre de point(x, y) ou l’anomalie de Bouguer vaut .
Ce programme génère un polynôme d’ordre m, établit et résout le système d’équations
linéaires. L’ajustement des anomalies au polynôme d’ordre m est réalisé par la méthode des
moindres carrés. De ce fait le choix de l’ordre du polynôme représentant la régionale n’est pas
arbitraire, il dépend de la nature de la résiduelle qui concerne les anomalies significatives à
interpréter ; plus la régionale est lissée plus elle permet d’éliminer les traits de profondeurs.
Dans le cadre de ce travail nous allons utiliser cette technique de séparation car c’est elle qui
nous permettra d’écrire le code.
Le tracé de l’anomalie de Bouguer fait apparaitre les effets des contrastes de densité
profonds et peu profonds, étendus et locaux ; ainsi pour une interprétation plus fiable, il faut
séparer :
Cette transformation est appliquée ici comme technique d’interpolation polynomiale pour
permettre un lissage des anomalies dans la zone afin d’avoir des sources qui se rapprochent
distinctement de la lithologie locale.
la surface analytique sera notée Z et ne dépendra que des coordonnées des positions à chaque
point de la station et est de la forme (Thurston et al., 2012) :
( ) ∑∑ ( (
( ) ∑∑ ( (
Avec :
( =
(
Et
Pour N fixé on a :
( (
M= ; le nombre de terme du polynôme
Soit :
( ( Coefficients à déterminer
( ) ∑ ( (2.11)
Avec ( =
Et m= ( (
∑( (
La méthode des moindres carrés calcule les coefficients des polynômes tels que la somme des
termes des erreurs au carré (résiduelle) est minimale et se présente sous la forme :
∑ (
∑ (
( ( ( )
Cependant (
∑ ( ( ( (
Avec k= ( (
( (
∑ ∑ ( ( ∑ ( ( (
( (
∑ ∑ ( ) ( ) ∑ ( ) ( )
( (
∑ ∑ ( ) ( ) ∑ ( ) ( )
( (
∑ ∑ ( ) ( ) ∑ ( ) ( )
{
Le système (2.17) suivant peut s’écrire sous la forme matricielle (2.18) suivante :
∑ ∑ ∑ ∑ ∑
∑ ∑ ∑ ∑ ∑
∑ ∑ ∑ ∑ ∑
=
[∑ ∑ ∑ ∑ ][ ] [∑ ]
Ou ( est requis dans le calcul des coefficients des polynômes par la méthode
des moindres carrés.
Les inconnus étant les coefficients du polynôme ( d’ordre N ; sa détermination
nécessite la résolution du système (2.17) de m équations à m inconnus et cela sera effectué
suivant un programme écrit en Matlab selon le degré du polynôme.
( ( ( (2.19)
Variables réelles : x, y, M
Variables entières : i, j, l, k, N
Taille : No
Matrices : X, Y, B, A, E, Re, Ri
2.3.1.2. Données
M l’ordre du polynôme
ETAPE 1 : DECLARATIONS
-tableaux
A=∑ ( (
∑ ( (
C = E/ A
2.4.3. Programme
Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons présenté la méthode qui nous a permis de ressortir un
algorithme qui sera utilisée pour la mise sur pied de notre code écrit en langage Matlab, il a
été question dans ce programme de faire une séparation des anomalies régionales et
résiduelles à partir de l’anomalie de Bouguer .Ce programme permettra grâce à l’ordre du
polynôme qu’on fixera de ressortir les différentes anomalies pour chaque station ,de les
interpréter et de connaitre le pourquoi du choix de l’ordre du polynôme et du choix de la
régionale. Tout ceci sera vue dans le chapitre suivant.
CHAPITRE 3
RESULTATS ET DISCUSSION
Introduction
Dans ce chapitre, nous allons utiliser toutes les informations sur la méthode présentée aux
chapitre deux pour tester notre code se trouvant en Annexe 2 avec des données relatives à une
base. Pour cela, nous procédons successivement à l’analyse des données de la carte de
Bouguer, à la séparation des anomalies de Bouguer, à l’interprétation qualitative des
anomalies régionales et résiduelles observées ,faire une comparaison et donner l’apport de ce
code dans le système éducatif.
Les données gravimétriques utilisées dans la présente étude sont localisées dans les zones
situées entre l’Est –Cameroun et Ouest de la république centrafricaine et couvrent la zone qui
s’étend du Sud au Nord entre les latitudes 2°15’ et 5°15’ N et de l’Ouest à l’Est entre les
longitudes 13°44’ et 16°10’ E.
Après digitalisation de la carte de Bouguer de Zanga (2015) (fig. 3.1), nous obtenons trois
cent quarante-neuf (349) données d’anomalies de Bouguer géoréférencées contenues dans le
tableau en annexe 1.
Les données gravimétriques exploitées dans ce travail sont extraites de la carte d’anomalie de
Bouguer de Zanga (2015) qui ont permis à l’établissement d’une nouvelle carte de l’anomalie
de Bouguer (fig. 3.2). Cette carte permet d’observer la répartition des sources d’anomalies au
Cameroun et en république centrafricaine (RCA) (Zanga ,2015).
Les bandes d’isogales observées sont toutes négatives et espacées en moyenne de 5 mGals ;
avec des valeurs variant entre -82.7 à -34.7 mGals. Cette carte reflète des excès et des défauts
de masses relatives à l’hétérogénéité de la densité de roches dans la formation du socle de la
région.
Une analyse de cette carte nous montre des domaines d’anomalies relativement lourdes et des
domaines d’anomalies légères, les deux étant séparés par des gradients horizontaux plus ou
moins importants caractérisés par le resserrement des lignes isoanomales.
Figure 3.2 : Carte de l’anomalie de Bouguer obtenue à partir du logiciel oasis montaj.
Elles sont associées soit à des intrusions de roches lourdes dans la croûte, soit à un relèvement
du socle, soit à des roches sédimentaires denses.
L’analyse de cette carte présente un axe lourd P1 d’orientation WNW-ESE d’amplitude -34.7
mGals qui passe par les localités de Batouri à Kenzou ou elle s’affaiblit sous forme d’une
courbe fermée.
ces anomalies lourdes ont une amplitude minimales de -38.3 mGals et sont représentées par
des isoanomales allongées dont l’une fermée sous forme de courbe en ovoïde. Les anomalies
moyennement lourdes entourent celles lourdes avec les amplitudes maximales de -38.3mGals
aux environs des localités de Bertoua-Berberati.
Les anomalies légères ou négatives sont associées à des intrusions de roches légères dans la
croûte, soit à un épaississement ou à un effondrement du socle.
-Un axe N1 d’orientation (NE-SW) d’amplitude minimale -82.7 mGals qui s’allonge à l’Est
de Yokadouma marqué par des iso- valeurs allant de -80 mGals à -75 mGals , entouré par des
anomalies moyennement légère -72.0 mGals.
-Un axe N2 d’orientation (N-S) d’amplitude minimale de -78.6 mGals qui s’étend un peu plus
vers le Sud de la carte, entouré aussi par des anomalies moyennement légères. Ce domaine est
caractérisé par des isoanomales sous forme de lobules.
-un axe N3 d’amplitude minimale -82.7 mGals qui s’allonge vers l’Est de la carte.
Les secteurs d’anomalies gravimétriques (lourdes et légères) mis en évidence sont séparées
par des isoanomales quasi-linéaires caractérisant des gradients .Ces gradients représentent des
discontinuités gravimétriques matérialisant des structures allant des faibles aux grandes
profondeurs. Une analyse profonde de la carte de Bouguer présente une zone de gradients
séparant les zones d’anomalies positives et négatives. La carte de Bouguer nous présente un
paquetage des lignes resserrées importantes au-delà de Ngoura et un peu moins dans les
environs de Mbang.
Il est annoté que cette carte d’anomalie de Bouguer nous montre que la plupart de ces villes
sont reparties au centre de la carte dans les zones lourdes et moyennement lourdes.
La séparation des anomalies de Bouguer a été effectuée par une méthode analytique la
méthode polynomiale. De ce fait un code en Matlab a été élaboré qui génère un polynôme
d’ordre m, lequel établit et résout un système d’équations linéaires de m équations à m
inconnus pour la détermination des coefficients du polynôme, puis donne l’anomalie
régionale et résiduelle en chaque point où l’anomalie de Bouguer est définie. L’ajustement
des anomalies observées au polynôme d’ordre ‘’m’’ est réalisée par la méthode des moindres
carrés. La régionale est représentée par une fonction analytique qui peut être représentée par
une série de puissance (Baranov, 1954).Ainsi nous avons :
Reg ( )=
Table 3.1 : valeurs des coefficients calculés à l’ordre 1 à partir du code Matlab
Coefficients Valeurs
-31,39397933
-0,022337827
0,025803118
Reg (x,y ) = =
coefficients Valeurs
-1848,331207
1,665459266
1,97284252
-0,00043972
-0,00049994
-0,00130677
Reg (x, y) =
coefficients Valeurs
-17607,92169
29,50393158
3,590787739
-0,015862291
-0,010550998
0,015507358
2,77574E-06
3,64529E-06
-2,56867E-06
-1,01793E-05
Reg (x, y) = =
coefficients Valeurs
-163400,5127
333,3854432
164,7795389
-0,236530808
-0,394440887
0,205286534
6,69934E-05
0,000269431
-0,000143317
-0,000129794
-5,72113E-09
-5,80433E-08
2,84892E-08
3,80082E-08
3,37342E-08
Les valeurs des anomalies régionales et résiduelles obtenues aux différents points ( pour
les polynômes de degré 1, 2,3 et 4 sont contenus dans les tableaux en Annexe.
La régionale
Pour m=1 le polynôme Reg ( ) est représenté par une surface du degré. La carte
d’anomalie régionale obtenue (fig. 3.3a) présente des iso- anomales de direction générale
constante d’orientation ENE-WSW. Cette régionale ne présente pratiquement pas de trait
commun avec la Bouguer ; il en ressort de cela que la régionale est trop lissée.
De plus nous observons une zone d’anomalie lourde et moyennement lourde d’orientation
NW-SW s’étirant de Batouri vers le NW de la carte ; l’anomalie lourde a une amplitude de -
52.8 mGals et est entourée de celle moyennement lourde d’amplitude -53.8 mGals et deux
zones d’anomalies légères : un axe d’orientation N-S d’amplitude -63.5 mGals et un axe
d’orientation NW-SE.
La résiduelle
Sur la carte d’anomalie résiduelle correspondante (fig. 3.3.b), un examen visuel de la carte
permet de constater que les valeurs des isogales sont composées des portions positives et
négatives variant entre – 25.1 mGals à 21.3 mGals. Elle présente trois axes d’anomalies
légères et un axe d’anomalie lourde, les anomalies légères et moyennement légères ont des
bandes d’isogales négatives alors que les anomalies lourdes ont des bandes d’isogales
positives , les deux étant séparées par une zone de gradients plus intense au-delà de Ngoura et
moins intense en deçà de Mbang. Nous constatons que cette anomalie résiduelle possède des
traits communs avec la Bouguer.
(a)
(b)
Figure 3.3 : Carte régionale et résiduelle d’ordre 1 de la zone d’étude : (a) carte régionale ;
(b) carte résiduelle.
La régionale
Pour m=2, le polynôme Reg (x, y) est représenté par une surface du second degré (fig. 3.4.c).
Les bandes d’isogales vont de -90.4 mGals à -46.7 mGals, la carte de l’anomalie régionale
obtenue présente une zone d’anomalie lourde au centre de la carte d’orientation E-W
s’étalant de Gari Gombo à Batouri d’amplitude -46.4 mGals se présentant sous la forme d’un
ovoïde ; cette anomalie lourde est entourée des anomalies moyennement lourdes d’amplitude
-48.5 mGals ; deux zones d’anomalies légères : un axe dirigé E-W et un axe de
direction NNE-SSW s’étirant vers Carnot. On observe une zone de gradients moins intense
entre -66 à -50.6 mGals se trouvant entre la zone d’anomalie lourde et la zone d’anomalie
légère.
La résiduelle
L’analyse de cette carte (fig. 3.4.d) nous montre qu’elle possède les bandes d’isogales allant
de -14.7 mGals à 14.8 mGals, de plus nous avons trois zones d’anomalies lourdes , et
et trois anomalies légères , , ;
-un axe d’orientation ESE-WNW, comportant des anomalies lourdes dans la région de
Ngoura et Kenzou se présentant sous forme d’ovoïde d’amplitude 14.8 mGals et est entouré
par des anomalies moyennement lourdes se trouvant dans les régions de Bertoua, Batouri et
Kenzou.
-un axe ne comportant que des anomalies lourdes dans la région de Berberati.
-un axe d’orientation E-W présentant des anomalies lourdes et moyennement lourdes
allongées vers le sud de la carte.
- un axe se trouvant dans une zone légère limitée au Nord par une iso-anomale de valeur 0
mGals qui s’étend au Sud de Yokadouma avec un minimum de -10 mGals.
-un axe d’anomalie légère d’amplitude -14.7 mGals et un axe présentant une anomalie
moyennement lourde d’amplitude -11.6 mGals.
(c)
(d)
Figure 3.4 : Carte régionale et résiduelle d’ordre 2 de la zone d’étude : (c) carte régionale ;
(d) carte résiduelle.
La régionale
Le polynôme Reg (x,y) pour m=3 représente par une surface de degré 3 (fig . 3.5.e) ,cette
carte d’anomalie régionale présente une zone d’anomalie lourde d’axe située NW de la
carte d’amplitude – 41.3 mGals localisée dans les régions de Batouri ,Ngoura et Kenzou et
une zone d’anomalie moyennement lourdes d’amplitudes -44.7 mGals se trouvant dans les
régions de Bertoua et Berberati.
Les zones d’anomalies légères sont rencontrées dans chaque coin de la carte et présente
trois secteurs négatifs majeurs. Un axe de direction N-S, un axe de direction ESE-
WNW et un axe de direction S-E mettant en évidence les zones d’affaissement du
socle. Cette carte diffère de la Bouguer au niveau de la forme de l’anomalie lourde qui est
plus lissée dans le cas de la régionale. Elle présente une gamme d’isogales allant de -89.3
mGals à -41.3 mGals.
une zone de resserrement des isoanomales accentuées dans la région de Carnot et moins
accentuées dans les régions telles que Mbang, Yokadouma et Nola qui se trouve à la
frontière entre l’Est-Cameroun et la république Centrafricaine mettant en évidence la zone
de gradients.
La résiduelle
La résiduelle pour m=3 (fig. 3.5.f) est différente de celle m=2. Cette résiduelle se détache un
peu plus de la Bouguer dans la mesure où nous observons les zones d’anomalies lourdes qui
se séparent et se répartissent dans toute la carte. Les bandes d’isogales sont constitués des
portions positives et négatives s’étalant entre -7.0 à 9.6 mGals. De part et d’autre de
l’anomalie lourde, nous avons aussi des couloirs des anomalies légères, chacune entouré des
isogales de valeur zéro en forme de boucle.
(e)
(f )
Figure 3.5 : Carte régionale et résiduelle d’ordre 3 de la zone d’étude : (e) carte régionale ;
(f) carte résiduelle.
La régionale
Le polynôme Reg (x,y) est représenté par une courbe de degré 4. La carte d’anomalie
régionale (fig. 3.6.g) présente des similitudes avec la régionale d’ordre 3. Les régions telles
que Batouri, Ngoura et Kenzou sont situées dans une zone relativement lourde. Les lignes
isoanomales d’orientation E-W présente un gradient prononcé. Les bandes d’isogales s’étalent
de -87.5 mGals à -39.3 mGals
La résiduelle
La carte d’anomalie résiduelle (fig. 3.6.h) montre également des similitudes avec la carte
d’anomalie résiduelle d’ordre 3 ; et on constate que dans le cas de l’anomalie résiduelle
d’ordre 4 les amplitudes sont très faibles.
(g)
(h)
Figure 3.6 : Carte régionale et résiduelle d’ordre 4 de la zone d’étude : (g) carte régionale ;
(h) carte résiduelle.
La carte d’anomalie résiduelle traduit essentiellement les sources d’anomalies situées à faible
profondeur. De ce fait, plus la surface analytique régionale est lissée, plus il y a des chances
d’éliminer les traits profonds et ceux-là seulement. D’un autre côté, plus la régionale est de
configuration compliquée (polynôme d’ordre élevé), plus les traits rapprochés de la surface
sont éliminés ; ces traits seront davantage mis en évidence au niveau de la résiduelle.
Nous constatons que la régionale d’ordre 3 et 4 sont similaires ainsi que les résiduelles. De ce
fait, la séparation des anomalies de Bouguer ont conduit à choisir pour la régionale une
surface d’ordre 3, par conséquent, la résiduelle d’ordre 3 est la mieux indiquée pour rendre
compte des hypothèses géologiques (les contrastes de densité à l’intérieur de la croûte).
Elle consiste à faire une étude comparative qualitative de ces cartes obtenues par la séparation
polynomiale par moindres carrés. Elle nous montre que :
Sur la carte régionale les anomalies sont constituées seulement des bandes d’isogales
négatives ; de plus cette carte présente une zone d’anomalie lourde et des zones
d’anomalies légères ; elle ne possède pas de couloir entouré d’isogales de valeur zéro en
forme de boucle.
Sur la carte résiduelle, ces bandes d’isogales sont composées des portions négatives et
positives. Nous avons la présence de l’existence des lignes des isogales de valeurs 0
mGals.
Les différentes cartes obtenues par la méthode de séparation des éléments finis par Zanga
(2015) nous présentent les résultats suivants :
la carte de l’anomalie régionale (fig. 3.7.i) présente une anomalie négative avec une
amplitude des isogales variant entre -80 et – 50 mGals. Elle présente un maximum
d’environ -50 mGals dans la ville de Nola en république centrafricaine. La configuration
et la disposition de ces isogales sont orientés E-W et sont beaucoup plus concentrées dans
la région de Carnot.
La carte d’anomalie résiduelle (fig. 3.7.j) quant à elle révèle une vaste zone lourde de
direction E-W qui culmine 30 mGals au Nord au voisinage de Ngoura au Cameroun ; au
Sud, une zone d’anomalie légère limitée au Nord par une iso-anomale de valeur 0 mGals
allant jusqu’à Yokadouma.
Un paquetage des isogales avec un gradient important autour de l’anomalie de Ngoura et
relativement légère vers la zone de Carnot en RCA (fig. 3.7).
La comparaison entre la méthode polynomiale de séparation par moindres carrés et la
méthode de séparation par les éléments finis (Zanga A., 2015) a permis de constater une
similitude des résultats entre les deux méthodes pour la régionale et la résiduelle à l’ordre
1 ;mais n’est pas le cas pour l’ordre 3 car plus on augmente l’ordre du polynôme plus les
ressemblances diminuent.
(i)
(j)
Figure 3.7 : Carte des anomalies régionales et résiduelle faites par Zanga A., 2015 : (i) carte
régionale ; (ii) carte résiduelle.
Cette étude permet de montrer dans quelle mesure on parvient à développer chez l’apprenant
certaines habiletés telles que :
Conclusion
L’analyse des cartes d’anomalies régionales et résiduelles met en évidence les grands traits
gravimétriques de la zone étudiée. Il en ressort que le choix de la régionale c’est-à-dire de
l’ordre du polynôme est d’une importance capitale car c’est cette régionale qui nous permettra
d’établir la corrélation et les divergences entre les deux méthodes de séparation. Il s’en suit
que l’élaboration de ce code dans le domaine de la géophysique est une importance capitale
pour le système éducatif.
CONCLUSION GENERALE
La bonne séparation des anomalies est celle qui permet de bien isoler les anomalies dont les
sources dues aux structures superficielles et/ou locales de celles dont les sources sont
lointaines et/ou profondes. De ce fait nous avions opté sur celle des techniques analytiques car
la méthode graphique lorsque les résiduelles sont dans des courbes fermées et la régionale
présentant des irrégularités compliquées, cette technique est défaillante. L’objectif majeur de
ce travail était de développer un programme dans un environnement Matlab pour une
séparation régionale et résiduelle des anomalies par l’approximation polynomiale des
moindres carrés. Pour atteindre ces objectifs, nous avons procéder comme suit :
Tout d’abord présenter la syntaxe de Matlab car c’est elle qui est à la base de tout ;
Par la suite ressortir les formalismes mathématiques qui nous permettront lors de
l’écriture ;
Ecriture et l’implémentation du code en Matlab ; ce programme résout un système
linéaire de m équations à m inconnus à deux variables et donne les valeurs des
coefficients, la régionale et la résiduelle pour chaque point d’anomalie correspondant ;
Application aux données gravimétriques
Pour finir une interprétation et une corrélation avec les cartes obtenues par Zanga (2015)
avec la séparation par la méthode des éléments finis ; cette interprétation nous a permis de
mettre en évidence les zones d’anomalies lourdes et les zones d’anomalies légères les
deux étant séparés par une zone de gradient qui se matérialise par le resserrement des
isoanomales.
Les résultats obtenus à partir de ce code Matlab étant importants et intéressants; nous ne
pouvons-nous limiter à cela autrement dit, en vue d’améliorer la compréhension de ce code
certaines lignes nous ont paru un peu complexe en simplifier ainsi nous proposons également
pour poursuivre cela de revoir la matrice du problème qui est une matrice de Hilbert ; cette
matrice est très mal conditionnée c’est-à-dire qu’elle souffre d’une instabilité numérique due à
la nécessité de l’inverser pour pouvoir déterminer les coefficients car ceci conduit à une perte
de précision due aux erreurs d’arrondi.
BIBLIOGRAPHIES
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4. P. 686-696;
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applications Geophysic.Prospec.37, P. 959-973.
ANNEXES
Tableau du fichier Excel des données gravimétriques après filtrage polynomial à l’ordre
3.
Annexe 2
% Université de Yaounde I
for i=1:No
X (i) =DATA (i, 1);
Y (i) =DATA (i, 2);
B (i) =DATA (i, 3);
end
M= (N+1)*(N+2)/2;
A=zeros (M, M);
E=zeros (M, 1);
Re=zeros (No, 1);
Ri=zeros (No, 1);
t1=0;
for j=0:N
for l=j:-1:0
t2=0;
t1=t1+1;
for k=0:N
for s=k:-1:0
for i=1:No
A(t1,t2)=A(t1,t2)+(X(i)^(l+s))*(Y(i)^(k+j-l-s));
end
end
end
for i=1:No
E (t1) =E (t1) +B (i)*((X (i)) ^l)*(Y (i) ^ (j-l));
end
end
end
C=E\A;
for i=1:No
k=0;
for j=0:N
for l=j:-1:0
k=k+1;
Re(i)=Re(i)+C(k)*(X(i)^l)*(Y(i)^(j-l));
end
end
end
for i=1:No
Ri(i)=B(i)-Re(i);
end
xlswrite(exceldocument, head,strcat('D',int2str(1),':F',int2str(1)))
xlswrite(exceldocument, C,strcat('D',int2str(2),':D',int2str(m2+2)))
xlswrite(exceldocument, Re, strcat('E',int2str(2),':E',int2str(N+2)))
xlswrite(exceldocument, Ri,strcat('F',int2str(2),':F',int2str(N+2)))