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Résumé

Cet article vise à enrichir la théorie de la gestion des risques en chaîne logistique (SCRM) et des systèmes d'information (MSI) en développant un modèle théorique qui explique comment les systèmes d'information logistiques aident à identifier, analyser et traiter les risques. Il souligne l'importance de l'amélioration continue et mobilise une exploration théorique basée sur des recherches antérieures sur l'intégration des systèmes d'information dans la gestion des risques. La recherche se concentre sur le secteur des plateformes logistiques marocaines, mettant en lumière la complexité croissante des chaînes logistiques modernes et le rôle crucial des systèmes d'information dans leur gestion.

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Résumé

Cet article vise à enrichir la théorie de la gestion des risques en chaîne logistique (SCRM) et des systèmes d'information (MSI) en développant un modèle théorique qui explique comment les systèmes d'information logistiques aident à identifier, analyser et traiter les risques. Il souligne l'importance de l'amélioration continue et mobilise une exploration théorique basée sur des recherches antérieures sur l'intégration des systèmes d'information dans la gestion des risques. La recherche se concentre sur le secteur des plateformes logistiques marocaines, mettant en lumière la complexité croissante des chaînes logistiques modernes et le rôle crucial des systèmes d'information dans leur gestion.

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Résumé :

A travers cet article, nous souhaitons contribuer à l’enrichissement de la théorie de


Supply Chain Risk Management (SCRM) et Management des Systèmes
d’Information (MSI), par l’élaboration d’un modèle théorique, permettant d’expliquer
le processus par lequel les systèmes d’information logistiques contribuent à
l’identification, l’analyse et le traitement des risques. L’effet du processus
d’amélioration continue est également inclus dans le modèle conceptuel. Sur le plan
méthodologique, nous avons mobilisé une exploration théorique fondée sur l’analyse
des travaux de recherche portant sur l’intégration des systèmes d’information
logistiques dans le processus de gestion des risques. Les résultats de cette
recherche nous ont permis de justifier le choix de la méthodologie et les variables
d’extension du modèle de référence. Mots Clés : Risqué, Système d’information,
Performance des processus, Chaine logistique, amélioration continue.
Abstract:
Through this article, we want to contribute to the enrichment of the theory of the Supply
Chain Risk Management (SCRM) and the Information Systems Management (ISM), by
developing a theoretical model which explains the process whereby Logistics Information
systems contribute to the identification, the analysis and the treatment of risks. The effect of
the continuous improvement process is also included in the conceptual model. On the
methodical plan, we mobilized a theoretical exploration based on the analysis of research
works related to the integration of logistics information systems into the risk management
process. the results of his research allowed us to justify the choice of the methodology and the
extension variables of the reference model. Key words: Risk, Information system, Process
performance, Supply Chain, continuous improvement.

Introduction :
La gestion des risques logistiques dans les anciennes années était simple, il se limite à un
flux unique de produits et un processus très réduit, allant des fournisseurs de matières
premières aux producteurs et ensuite aux marchés. De nos jours, le cycle de vie des produits
est devenu plus long et plus complexe,

En raison de plusieurs évolutions économiques telles que : la mondialisation de


l’économie, l’externalisation, la délocalisation des activités, etc. Ces évolutions ont rendu la
coordination et la collaboration entre acteurs très difficile, vu qu’ils influencent négativement
la maîtrise des processus et augmentent le niveau d’incertitude, ce qui conduit par la suite à
une chaine logistique compliquée. Ces événements imprévisibles ou bien risques logistiques
désignent selon les travaux de (Marche & Shapira,1987) toute variabilité potentielle pouvant
affecter les flux d’information, de matières et/ou de produits et pouvant modifier l’utilisation
des ressources humaines et matérielles dans la chaine logistique. Ces facteurs remettront
certainement en cause la maitrise des flux (physiques et informationnels), la performance de
la chaine, la satisfaction des clients, la capacité à réaliser les objectifs, voir même la relation
avec les partenaires. En effet une gestion fiable et efficace exige une intégration à la fois
interne (intra-organisationnelle) mais aussi externe (inter-organisationnelle) (Jacques, 2005).
Autrement, les entreprises doivent intégrer dans leurs crises et leurs décisions le fait qu’elles
sont liées à un nombre très important de partenaires industriels et de prendre en considération
la complexité de la circulation des flux que ce soit des produits ou d’information. Dans ces
circonstances les entreprises sont obligées d’investir dans un système d’information de plus
en plus sophistiqué pour les aider à réduire les risques et les incertitudes au sein de leurs
chaines logistiques. Notons tout de même que les systèmes d’information sont indispensables
dans la gestion quotidienne des entreprises (Kenneth, Jane, Eric et Serge, 2010, P : 12), ils
jouent un rôle essentiel tout au long du processus de la chaine logistique. Certes, que
l’information a un rôle clé en logistique, mais les recherches en gestion des risques sont
surtout focalisées sur le flux physique. Très peu de travaux se sont interrogés sur le lien entre
la gestion des risques logistiques et le flux d’information (Ou Tang &S. Nurmaya, 2011). Le
présent travail s’intègre dans cette perspective et cherche à élaborer un modèle théorique qui
explique la contribution des systèmes d’information à la gestion des risques et la performance
des processus logistiques des entreprises marocaines. A cet égard, notre recherche mobilise
les travaux portants sur L’intégration des systèmes d’information (Evrard&Ruel, 2013;
François, Frantz & Charles 2012), ainsi que les travaux traitants la relation entre la
gestion des risques et la performance des processus logistiques (Chiung-Lin et al, 2017;
Ritchie et Brindley, 2007).Problématique de recherche Selon le pourcentage des réponses
des gestionnaires des risques et experts interrogés dans la 6ème édition du baromètre des
risques, publiés par Allianz Global Corporate & Specialty1, ont montré
1[Link] (Consulté le 27/11/2018 à 00h20 min)
Ces dernières années, les entreprises deviennent de plus en plus intéressées par la gestion
des risques liée à leurs chaines logistiques, vu l’importance qu’occupe cette gestion dans la
performance des processus intra et inter organisationnel. Autrement dit, le risque est devenu
aujourd’hui le point de réflexion stratégique et organisationnel de toutes entreprises. Cette
attention peut être expliquée par plusieurs critères : dans un premier temps la multiplication
des acteurs et la complexité du processus interne et externe des entreprises, et dans un
deuxième temps le rôle que jouent les SI dans le pilotage informationnel. Sans oublier le
poids des investissements en matière de stratégies de gestion des risques et de système
d’information. Les intérêts de notre thématique sont variés et partent du fait qu’aujourd’hui en
logistique tout est né de l’informatique, c’est-à-dire, si la logistique s’intéresse plus à la
gestion des flux de marchandises (matières premières, produits en cours, produits finis,
emballages...), c’est grâce aux flux d’information qu’elle arrive à gérer et piloter les flux
physiques. Le secteur choisi pour notre étude est celui des plates-formes logistiques
marocaines, ce choix est justifié par plusieurs critères :
D’une part, il représente aujourd’hui un secteur à forte valeur ajoutée. De nombreux
investissements ont été révélés récemment, des plateformes logistiques sectorielles ou
globales font leurs apparitions sur le marché national, tant pour les importations que
pour les exportations2. Toutes ces réalisations sont le fruit de la stratégie nationale 2010-
2015 qui s’est articulée autour de cinq axes dont l’un se rapporte à la mise en place d’un
réseau national intégré de zones logistiques sur une superficie globale de 3300 ha à l’horizon
2030.
D’autre part, le marché de la prestation logistique a connu une importante croissance au titre
de la période 2010-2014 avec un chiffre d’affaires qui est passé de 17 à près de 21 milliards
de dirhams, soit une croissance moyenne annuelle de 5,2%3. Dans ce secteur, la logistique
occupe une place dominante à tous les niveaux. Nous pouvons citer plusieurs améliorations,
notamment en termes d’accompagnement technique et financier sur différents volets, tels
que : les diagnostics logistiques, les systèmes d’information logistiques (WMS/TMS), les
certifications / labellisations et les formations. En effet, l’offre en prestations de
2[Link]
170448(Consulté le 27/12/2018 à 14h00 min)3[Link]
amenages-pour-abriter-des-plateformes-logistiques-au-maroc/(Consulté le 27/12/2018 à 14h00 min)

Services logistiques ne cesse de se développer et de se diversifier grâce à plusieurs


projets de grandes envergures qui ont vu le jour depuis [Link] réussir notre travail, et
répondre efficacement aux besoins de ce secteur, il faut bien étudier et expliquer la relation
entre ces deux domaines de réflexion MSI et SCRM, et cela, à l’aide d’un modèle qui doit
prendre en compte les particularités du secteur choisi, ainsi que le rôle des différents
intervenants: (Gestionnaires des risques, informaticiens, logisticiens,
planificateurs,...).[Link] de littérature La thématique du risque n'est pas nouvelle en gestion,
mais elle est récente et encore peu étudiée en Supply Chain Management, les premiers travaux
portant explicitement sur ce thème datent de 2003(Lavastre &Spalanzani 2010).Cette revue
de littérature a pour finalité de présenter un cadre théorique permettant de mieux
encadrer la contribution des systèmes d’information à la gestion efficace des risques et
la performance des processus logistiques. Dans un premier temps, nous commençons par la
présentation de la définition générique du risque et de ce que sont les risques dans la chaine
logistique, ensuite les méthodes de gestion de risques et de mesure de performance des
processus logistiques, et par la fin nous expliquons le lien entre les systèmes d’information et
la gestion des risques.
1.1. Management des risques liés à la chaine logistique
1.1.1. Définition de la notion du risque :
Dans la littérature nous trouvons plusieurs définitions du risque, dans divers contextes
d’affaires : Finance, Comptabilité, Marketing, Production, logistique, etc. Mais le point
commun de toutes ces définitions reste « le phénomène d’incertitude qui caractérise le risque
»
(Djeudja & Djoum, 2019).
Définition générale du risque Le risque peut être défini comme un danger, dommage, perte,
ou toute autre conséquence non désirée. Une définition du risque a été proposée par (The
Royal Society 1992) «Risk is the probability that a particular adverse event occurs during a
stated period of time, or results from a particular challenge4». Autres chercheurs ont
développé la définition du risque tel que (Mitchell, 1995, P : 116), qui définit le risque
comme la probabilité d'une perte et de l’importance de cette perte pour l’organisation ou
l'individu. Mitchell a proposé ainsi une formule pour évaluer le risque d’un évènement (n) à
partir de la probabilité de perte [P (loss n)] et de l'importance de la perte [L (loss n)] : Risk n =
P (loss n) * L (loss n). (Yates & Stone, 1992)ont insisté sur trois éléments pour définir un
risque : l'étendue de la perte (elements of loss), son importance (significance of loss) et sa
probabilité d'apparition (uncertainty associated of loss).Pour aller plus loin (March &
Shapira,1987, P: 1404) ont défini le risque comme « a variation in the
distribution of possible 4«Probabilité qu’un événement nuisible particulier apparaisse
durant une période de temps Donnée, ou qu’il résulte d’un défi particulier»

Les types des risques :

Une revue de littérature sur SCRM permet d’identifier plusieurs types de risques, l’approche
la plus classique consiste à distinguer les risques internes et externes auxquels sont
confrontées les chaines logistiques, et qui sont définies comme suit :
-Les risques externes intègrent les risques politiques, naturels, technologiques, législatifs,
économiques, environnementaux ;
-Les risques internes concernent les retards de livraison, les problèmes techniques, les
problèmes liés à l’utilisation des systèmes d’information, la qualité des produits livrés, la
gestion et l’organisation des entreprises; Une vision large de catégorisation de risques est
donnée par (Cavinato,2004) , qui présente les risques logistiques en cinq sous chaines: risque
physique (lié au mouvement des flux à l’interne de l’entreprise et avec ses partenaires),
risque financier (flux d’argent entre les organisations, l’augmentation des dépenses, les
investissements), risque d’information (les processus et les systèmes électroniques,
l’accès aux informations clés, les déclencheurs de mouvement de données), risque
relationnel (le lien approprié entre un fournisseur, l'organisation et ses clients), et risque
d’innovation ( innovation des produits/ services/ processus, concurrence, économie de savoir).
(Hallikas , Karvonen, Pulkkinen, Virolainen & Tuominen, 2004), précisent pour leur part les
types de risques en identifiant les risques liés à la demande (tendances économiques,
la position de l’entreprise sur le marché), risques liés aux livraisons (qualité des produits,
délais de livraison), les risques liés aux coûts(la gestion des coûts), risques liés à la
faiblesse des ressources et à leurs flexibilités(réponse aux variations du marché),
complémentaire à celle de (Davis, 1993).Dans une approche plus globale, nous citons
également, la typologie des risques définie par (Handfield et McCormack 2007), autour
de quatre familles (risques stratégiques, opérationnels, financiers et liés au hasard)
représentées dans un cercle, au centre, sont représentés les événements les plus habituels. La
périphérie comprend des événements exceptionnels, mais induisant des impacts importants.
Comme nous le pouvons constater d’après ce petit passage sur les types et classification des
risques logistiques évoquées précédemment, nous nous inspirons de la classification conçue
par (Davis 1993), qui classe les facteurs de risques en trois processus : Amont, interne et
aval, cette classification nous semble la plus pertinente puisqu’elle traite la chaine logistique
dans sa globalité. En conclusion, nous pouvons constater que les types des risques dans la
chaîne logistique montrent une assez grande diversité. Néanmoins, la distinction entre risques
internes et externes semble être la plus couramment utilisée.
Revue International8Définition de l’auteur e des Sciences de Gestion ISSN : 2665-7473Numéro 3:
Avril2019Hosting by Copernic us International Index [Link]

1. 1.3. Méthode de gestion des risques et mesure de


performance des processus logistiques
Méthodes de gestion des risques :
La gestion des risques de la chaine logistique repose sur un processus bien structuré.
La plupart des travaux scientifiques aboutissent à des étapes similaires dans la gestion
des risques liés à la chaine logistique, citons notamment (Halikas et al 2004, Harland
et al 2003, Hausser 2003, Kleindorfer et Saad 2005, Oehmen et al, 2009), ces étapes
pouvant être résumées par cinq phases successives, mais assez classiques en gestion :
identification, évaluation, maîtrise, contrôle et traitements des risques résiduels.
L’objectif principal derrière la gestion des risques logistiques est de ne pas faire
disparaitre la totalité des risques, puisque le zéro risque n’existe pas, mais nous
pouvons diminuer sa probabilité et ses conséquences. Ainsi pour une chaine
logistique il est toujours possible de protéger ces processus par des méthodes et outils
d’amélioration continue. Nous citons par exemple : Des méthodes déductives : ces
méthodes partent de l’événement indésirable pour remonter aux causes racines
susceptibles d’être l’origine de cette défaillance. Par exemple : partant d’une
conséquence de risque de type rupture de stock, le logisticien est appelé à chercher les
causes racines qui pourront entrainer son apparition, dans cette situation il peut utiliser
différents outils comme L’AdD (Arbre de Défaillance), Les 5 Pourquoi, etc. A
l’inverseles méthodes inductives consistent à identifier toutes les combinaisons de
défaillances possibles qui peuvent amener à la réalisation d’un événement indésirable,
il s’agit donc de partir de la source aux résultats. Dans l’exemple évoqué
précédemment, le logisticien dans ce cas, doit analyser les conséquences de cette
rupture sur leprocessus de production. Plusieurs méthodes sont à distinguer :
L’AMDEC (Analyse des Modes de Défaillance et de leurs effets et criticités), ETA
(Event Tee Analysis) ou L’Analyse des événements, APR (Analyse Préliminaire de
Risques), ...etc.Méthodes de mesure de performance des processus logistiques La
performance d’une chaine logistique est basée sur la performance de ces processus
logistiques. Cette performance peut être mesurée par plusieurs indicateurs et modèles
omniprésents dans la littérature de gestion. Certains auteurs adossent la mesure de
performance en supply chain sur l’efficacité, le taux de service et la capacité
d’adaptation aux changements environnementaux (Gunasekaran, Patel &McGaughey,
2004). Nombreux sont les modèles relatifs à la mesure de performance et à la
caractérisation des processus de la chaine logistique, nous citons notamment quatre
modèles : le modèles SCOR de (Faisal, Banwet et Shankar2007), FLR (framework for
logistics Research) le référentiel ASLOG (ASLOG 2006) et le référentiel EVALOG.
Après l’analyse des différents modèles existant dans la littérature, SCOR nous semble
le plus adéquat avec notre recherche, il fournit un modèle de référence de processus et
un cadre d’indicateurs pour le développement des mesures de performance des
entreprises.

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