REPEBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEURE ET DE LA
RECHERCHESCIENTIFIQUE
UNIVERSITE BLIDA 1
FACULTE DES SCIENCE DE LA NATURE ET DE LA VIE
DEPARETEMENT DE BIOTECHNOLOGIE et AGRO-ÉCOLOGIE
MEMOIRE DE FIN D’ETUDES
En vue de l’obtention du diplôme de Master 2
Option : Biotechnologie Microbienne
Thème
Formulation de biopesticides en agriculture
Présentés par :
DAOUADJI Bouchra
TOUMI Nesrin ibtissem
Devant le jury :
BENCHABANE M. Professeur [Link] 1 Président
AMMAD F. M.C.A [Link] 1 Promotrice
MEKHALDI D. Docteur [Link] 1 Examinatrice
ANNEE UNIVERSITAIRE 2021/2022
Remerciements
En tout premier lieu, nous remercions Allah, le tout puissant, de nous avoir donné la
volonté, patience, la santé, et la force pour survivre, ainsi que la persévérance pour dépasser
toutes les difficultés.
Nous tenons tout d’abord à exprimer mes remerciements les plus sincères à notre
promotrice Mme AMMAD. F, Vous nous avez fait l’honneur d’accepter de diriger et
d’encadrer ce travail. Nous vous remercions pour votre disponibilité, vos conseils précieux et
votre soutien pendant la réalisation de ce mémoire. Nous espérons avoir été à la hauteur de
vos attentes. Nous garderons un excellent souvenir de votre extrême gentillesse. Nous
n’aurons pas assez de ces quelques lignes pour vous exprimer nos sincères remerciements et
notre profond respect.
Nous remercions par la suite très vivement Pr. BENCHABANE. M d’avoir accepté être
président de jury.
Nos vifs remerciements s’adressent aussi à MelleMekhaldi.D d’avoir accepté
d’examiner notre travail avec bienveillances et nous en sommes très honorées.
Nous remercions ainsi Mr. Boutoumiet Mr. Bani de nous avoir aidé à la réalisation de
notre travail.
Un grand merci également à Belarbi ihcene, ingénieur de laboratoire, pour sa
disponibilité et ses encouragements durant toute l’expérimentation.
Nos grands remerciements sont formulés à tous les enseignants de la spécialité
Biotechnologie Microbienne.
Dédicace
C’est avec un très grand honneur une aimance joie que je dédie ce mémoire à toute personne
m’ayant apporté soutient et aide que ce soit matériel ou morale pour la confection de ce
modeste mémoire.
Je suis reconnaissante envers Mes parents (Mourad et Aïcha) dont l’amour et le soutien
constants me gardent motivée et confiante. Mes réalisations et mon succès sont dus au fait
qu’ils ont cru en moi. Je mets aujourd’hui entre vos mains le fruit de toutes vos peines et vos
sacrifices. Chaque ligne de cette thèse, chaque mot et chaque lettre vous exprime la
reconnaissance, le respect, l’estime et le merci d’être toujours avec moi. Je ne pourrai jamais
vous rendre ce que vous avez fait pour moi.
Un grand merci à mes frères Riadh et Abdeldjalil, qui me gardent les pieds sur terre, me
rappelle ce qui est important dans la vie et me soutiennent toujours dans mes aventures.
Chères Asma, Fella et yasmine merci pour tout, merci pour vos soutiens, merci pour vos
compréhensions et vos patiences, merci pour votre temps et vos efforts, vous m’avez secouru
dans les pires moments de ma vie. C’est durant ces moments de détresse que les vrais amis se
reconnaissent parmi les autres.
Je remercie ma famille et mes proches pour leurs patiences, aide et soutien moral tout au
long de la réalisation de ce travail.
A l’amie de ma vie Nesrine, le chemin que nous avons commencé ensemble s’est terminé, de
nombreuses années, des situations, des souvenirs, des personnes que nous avons connues et
quittées, mais nous resterons ensemble pour toujours. Je vous dis, nous voici arrivés avec
notre fatigue et nos efforts.
Bouchra
Dédicace
Tout d’abord, je tiens à remercier DIEU de m’voir donné la force et le courage de mener.
Je dédie ce modeste travail à tous ceux qui me sont chers :
A l’homme, mon précieux offre du dieu, qui doit ma vie, ma réussite et tout mon respect : mon
cher père ELHADI.
A la femme qui a souffert sans me laisser souffrir, qui n’a jamais dit non à mes exigences et
qui n’a épargné aucun effort pour me rendre heureuse : mon adorable mère NASSIBA.
A mon frère MUSTAPHA, et mes chères sœurs HIBA et HADIL, qui m’avez toujours
soutenu et encouragé durant ces années d’études.
A ma famille, mes proches et à ceux qui me donnent de l’amour et de la vivacité.
A tous mes amis, tout particulièrement mes sœurs NESRINE et MAROUA, qui m’ont
Toujours encouragé et à qui je souhaite plus de succès.
Sans oublier ma sœur avant d’être mon binôme BOUCHRA pour son soutien moral, sa
patience et sa compréhension tout au long de ce projet.
Nesrin
Formulation de biopesticides en agriculture
Résume :
La lutte chimique est la méthode la plus utilisée pour contrôler les maladies des
plantes. Cependant, l’utilisation abusive des pesticides en agriculture représente un risque
pour la santé humaine et l’environnement. Toutefois, l’agriculture durable a orienté de
nombreuses approches et techniques comme alternative potentielle pour réduire les méfaits
des produits chimiques. L’une de ces stratégies est l’utilisation du biopesticides à base de
microorganisme ou des plantes pour le contrôle des maladies qui menacent les différentes
cultures.
Parmi les microorganismes expérimentés avec succès, les espèces de Trichoderma qui
ont prouvé leur pouvoir stimulant et antagoniste.
L’objectif de cette étude a porté sur la comparaison de l’efficacité de la souche
Trichoderma sous différente formes : à l’état frais, lyophilisée et formulé invitro contre le
Fosarium oxysporum [Link]. pisi, agent pathogène du flétréssement chez le pois. Les résultats
obtenus ont montré quein vitro une réduction significative de la croissance du Fusaruim
oxysporum traité par Trcichoderma par rapport au témoin. Nous avons enregistré un
pourcentage inhibition de73% en confrontation directe et d’une moyenne de 46.15% en
confrontation indirecte. Trichoderma sp àrévélé aussi une bonne activité antifongique contre
le phytopathogène testé, que ce soit à l'état lyophilisé ou formulé, nous avons noté un
pourcentage d'inhibition de 76.92 % et de 100%. respectivement.
Mots clés : Formulation, biopesticides, Trichoderma sp, Fusarium sp, activité antagoniste,
lutte biologique, biocontrôle.
Biopesticides of formulation in agriculture
Abstract:
Chemical control is the most widely used method for controlling plant diseases. However,
the misuse of pesticides in agriculture poses a risk to human health and the environment..
However, sustainable agriculture has guided many approaches and techniques as a potential
alternative to reduce the harms of chemicals. One of these strategies is the use of
microorganism- or plant-based biopesticides for the c diseases of control that threaten
different crops.
Among the microorganisms successfully tested, the species of Trichoderma have proven
their stimulating and antagonistic power.
The objective of this study was to compare the efficacy of the Trichoderma strain in
different forms: fresh, lyophlisation and formulated in vitro against Fosarium oxysporum, pea
wilt pathogen. The results obtained showed that in vitro a significant reduction in growth of
Fusarium oxysporum f. sp. pisi treated with Trcichoderma versus control.. We recorded an
inhibition percentage of 73% in direct confrontation and an average of 46.15% in indirect
confrontation.
Trichoderma sp also showed good antifungal activity against the tested plant pathogen,
whether lyophilized or formulated, we noted an inhibition percentage of 76.92% and 100%.
respectively.
Keywords : Formulation, biopesticides , Trichoderma sp, Fusarium sp, antagoniste activity,
biological control, biocontrol.
صياغة المبيدات الحيوية في الزراعة
:ملخص
المكافحة الكيميائية هي الطريقة األكثر استخدا ًما لمكافحة أمراض النبات .ومع ذلك ،فإن إساءة استخدام مبيدات اآلفات في
الزراعة تشكل خطرا ً على صحة اإلنسان والبيئة .غير أن الزراعة المستدامة وجهت العديد من النهج والتقنيات كبديل
محتمل للحد من أضرار المواد الكيميائي ة .وتتمثل إحدى هذه االستراتيجيات في استخدام المبيدات الحيوية أو النباتات القائمة
على الكائنات الحية الدقيقة لمكافحة األمراض التي تهدد المحاصيل المختلفة .من بين الكائنات الحية الدقيقة التي تم اختبارها
بنجاح ،أثبتت أنواع Trichodermaقوتها التحفيزية والعدائية.
كان الهدف من هذه الدراسة هو مقارنة فعالية ساللة Trichodermaبأشكال مختلفة :في حالته الطبيعية ،مجفف
بالتجميد ومركب في المختبر ضد ،Fusariumoxysporumf. sp. pisiممرض ذبول البا زالء .أظهرت النتائج التي
كبيرا في نمو Fusariumoxysporum f. sp. pisiالمعالج ب Trichoderma
ً تم الحصول عليها في المختبر انخفاضًا
.سجلنا نسبة تثبيط بلغت ٪73في المواجهة المباشرة ومتوسط ٪46.15في المواجهة غير المباشرة.
أظهر Trichoderma spأيضًا نشا ً
طا جيدًا مضادًا للفطريات ضد مسببات األمراض النباتية المختبرة ،سواء في
حالة التجميد أو التجفيف،الحظنا نسبة تثبيط تبلغ ٪76.92و .٪100على التوالي.
المكافحة الكلمات المفتاحية :صياغة ،المبيدات الحيوية ، Trichoderma sp، Fusarium sp،نشاط مضاد،
الحيوية ،المكافحة البيولوجية.
Liste des Abréviations
Bt :Bacillus thuringiensis
DP : Poudre de poussière
GR :Granules
SD : Enrobage de semences
WP :Poudre mouillables
WDG :Granulésdispersibles dans l’eau
SE :Suspo-emulsion
SC :Suspension concentrée
DO :Dispersion d’huile
CS :Capsule suspension
ULV :Liquides à ultra faibles volume
EO :Eau dans l’huile
EW :Huile dans l’eau
PDA : Potato dextrose Agar
PIPs :Plantes à pesticides integers
PGPR :Plant Growth-Promoting Rhizobacteria
PGPF:Plant Growth-Promoting Fungi
Liste des Figures
Figure 1 .Trichoderma harzianum ............................................................................................................... 8
Figure [Link] antifongique de Trichoderma . ........................................................................................... 9
[Link]éma montrant la confrontation à équidistance du l’agent pathogène et de Trichoderma sp
sur milieu PDA ........................................................................................................................................... 26
Figure [Link]éma montrant la confrontation à distance. ............................................................................. 27
Figure 5. Aspect macroscopique (A) et microscopique ( B,C,D,E) de Trichoderma sp. .......................... 30
Figure 6. Aspect macroscopique de l'agent phtyopathogène..................................................................... 31
Figure 7. Lyophlisat de Trichoderma sp..................................................................................................... 31
Figure 8. Trichoderma sp formulé. ............................................................................................................. 31
Figure 9. L'effet inhibitrice de l'agent antagoniste lyophlisé sur l'agent phytopathogène. ......................... 33
Figure 10. L'effet inhibitrice de l'agent antagoniste formulé sur l'agent phytopathogène. ....................... 33
Figure 11. Pourcentage d'inibition de mycélium de pathogène par le Trichoderma à l'etat frais,
lyophlisé, formulé....................................................................................................................................... 34
Liste des Tableaux
Tableau [Link] biopesticides commercialisés_Example of marketed biopesticides ............. 10
Tableau 2. Différentes types d’adjuvants ou additifs utilisés dans la formulation des produit..... 15
Tableau 3. Caractéristiques des souches fongiques ...................................................................... 25
Tableau 4. L'effet inhibiteur de Trichodermasp sur la croissance mycélienne de souche
pathogène (confrontation directe et indirecte) après 7 jours d'incubation. ................................... 32
Table des matières
Remerciement
Dédicace
Résume
Liste des abréviation
Liste des figures
Liste des tableaux
Introduction .............................................................................................................................................. 16
CHAPITRE.I. SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE ......................................................................... 1
I. Microorganismes et leurs applications en biotechnologie............................................................... 3
II. Les biopesticides ............................................................................................................................. 4
II.1. Définition de biopesticide ............................................................................................................... 4
II.2. Les différentes catégories de biopesticides ................................................................................... 4
II.3. Les exemples d’application des biopesticides ............................................................................. 10
II.4. Les avantages et les inconvénients de biopesticides ................................................................... 12
II.5. Économie des biopesticides .......................................................................................................... 13
III. La formulation .............................................................................................................................. 14
III.1. Généralité .................................................................................................................................. 14
III.2. Les principaux additifs et adjuvants utilisés dans la formulation ....................................... 14
III.3. Formulation des biopesticides ................................................................................................. 18
III.4. Les fonctions de base de la formulation ................................................................................. 19
[Link]. Matériel et méthodes .................................................................................................. 3
I. Matériel ............................................................................................................................................. 24
I.1. Matériels non biologiques ............................................................................................................ 24
I.2. Matériels biologiques ................................................................................................................... 24
I.3. Milieux de culture ......................................................................................................................... 25
II. Méthode ......................................................................................................................................... 25
II.1. Purification des champignons ..................................................................................................... 25
II.2. Lyophilisation ............................................................................................................................... 25
II.3. Formulation sèche de l’agent antagoniste Trichoderma sp (poudre mouillable) ................... 25
II.4. Activité antagoniste in vitro ......................................................................................................... 26
II.5. Activité antagoniste in vitro de Trichoderma lyophilisé et formulé ........................................ 27
[Link]. Résultats et Discussion ............................................................................................. 25
I. Caractérisation phénotypique des souches fongiques étudiés ...................................................... 29
I.1. Etude macroscopique de Trichoderma....................................................................................... 29
I.2. Etude macroscopique de Fusarium ............................................................................................ 31
II. Aspect de l’agent antagoniste après lyophlisation et la formulation ....................................... 31
III. Résultat du Pouvoir antagoniste de Trichodermasp à l’état frais vis-àvis del'agent
phytopathogènein vitro ............................................................................................................................ 32
III.1. Confrontation directe sur milieu ............................................................................................. 32
III.2. Confrontation à distance.......................................................................................................... 32
IV. Résultat du Pouvoir antagoniste de Trichodermasp lyophilisé et formulé vis-à vis de
l'agent phytopathogène in vitro............................................................................................................... 33
IV.1. Confrontation directe sur milieu de culture........................................................................... 33
Conclusion ................................................................................................................................................. 38
Références bibliographiques.................................................................................................................... 30
ANNEXES ................................................................................................................................................. 43
Introduction
Introduction
Dans les dernières années, la protection de l’environnement s’impose de plus en plus
comme une préoccupation mondiale majeure (Atamana et al., 2008). Les maladies et les
bioagresseurs des cultures constituent l’une des causes principales des pertes de rendement ou
la qualité des récoltes dans le monde (Lepoivre, 2003).
Les pesticides, ou produits phytosanitaires, sont des substances organiques utilisées
pour protéger les plantations des maladies, des mauvaises herbes et des micro-organismes
nocifs.
Il est admis maintenant par tous que la lutte chimique à des conséquences néfastes sur
l’environnement, entre autre, par la toxicité dans la chaîne trophique, la pollution des eaux de
surface et souterraine, sur la santé humaine par des intoxications chroniques, des intoxications
aiguës, des cancers, des effets sur les systèmes neurologique et des effets sur les systèmes
immunologique et reproductif. C’est pour quoi, aujourd’hui, pour des raisons écologiques et
économiques, iles nécessaire de se tourner vers des alternatives non toxiques, tel que la lutte
biologique qui offre des potentialités de contrôle des maladies où certains agents antagonistes
sont capables de contrôler des maladies contre lesquelles aucun moyen de lutte chimique ou
résistance de l’hôte n’existe, et avec moins de contraintes environnementales que les
pesticides (Hanson et Howell, 2002). Ces dernières années la lutte biologique par l’utilisation
d’agents antagonistes fongiques et bactériens a été envisagée contre le Fusarium oxysporum.
Ainsi des isolats de Pseudomonas spp., Bacillus spp., Paenibacillu sspp., et des isolats non
pathogènes de F. oxysporum isolés à partir de la rhizosphère du pois chiche, ont montré leur
efficacité dans la suppression de la fusariose du pois chiche sous des conditions contrôlées.
Par conséquent, la lutte biologique pourrait offrir des potentialités pour la suppression de la
fusariose en plein champ, particulièrement lorsqu’elle est utilisée en combinaison avec des
cultivars partiellement résistants et un choix adéquat de la date de semis (Landa et al., 2004).
Les biopesticides sont maintenant considérés comme une composante des systèmes de
lutte intégrée, dans les quels, ils constituent une des méthodes de lutte que les agriculteurs
peuvent utiliser pour lutter durablement contre les ennemis des cultures, de manière
économique et inoffensive pour l’environnement (Atamana et al., 2008).
Il existe deux types de biopesticides sur le marché, en l’occurrence : les pesticides
biochimiques qui sont des substances d’origine naturelle et/ou des molécules synthétiques qui
leur ressemblent (Thakor, 2006) et les pesticides microbiens qui contiennent les
1
Introduction
microorganismes bénéfiques, tels que les bactéries, les champignons, les levures, les virus, les
protozoaires, comme matière active (Aitkaki, 2014).
Le triangle plante-Trichoderma-pathogène est un réseau complexe de nombreux
processus. Trichoderma spp sont des symbiotes végétaux opportunistes avirulents. En plus
d’être des organismes symbiotique végétaux performants, Trichoderma spp se comportent
également comme un fongicide (coloniser l’entièreté de la plante en la protégeant des
maladies fongiques) ou en tant que biostimulant (association symbiotique dans les plantes
conduit à l’acquisition d’une résistance des plantes aux agents pathogènes, améliore les
processus de développement, les rendements et favorise l’absorption de l’efficacité
d’utilisation des nutriments et des engrais
([Link]
L’objectif de notre étude est la recherche de la forme la plus efficace de l’agent
antagoniste Trichoderma vis-à-vis du Fosarium oxysporum. Nous avons ciblé une souche
appartenant au genre Trichoderma, suite à des travaux antécédents qui ont montré que les
éspéces de ce genre sont efficaces dans l’inhibition de la croissance des pathogénes.
Nous nous sommes intéressés à :
➢ la purification de la souche de Trichoderma
➢ la lyophilisation de la souche étudiée
➢ la formulation de Trichodrma
➢ l’évaluation de l’efficacité de cet antagoniste Trichoderma vis-à-vis à d’une espèce
fongique pathogène appartenant à la famille des Nectriaceae, Fusarium
[Link] sous trois formes de Trichoderma sp : Etat frais, lyophilisé et
formulé
2
CHAPITRE.I.
SYNTHESE BIBLIOGRAPHIQUE
Chapitre I. Synthèse Bibliographique
I. Microorganismes et leurs applications en biotechnologie agricol
La recherche en microbiologie et en biotechnologie couvre un large éventail de sujets
et d’applications qui exploitent les microorganismes dans le développement durable et la
production des produits à valeur ajoutée ([Link]
recherche/microorganismes-et-biotechnologie/).
Les biotechnologies peuvent être appliquées à tous types d’organismes et de
microorganismes, depuis les virus et les bactéries jusqu’aux animaux et aux plantes. Ceci
constitue un élément de grande importance pour la médecine, l’agriculture et l’industrie
modernes([Link]
[Link]).
Dans la production et l’élaboration agricoles, les biotechnologies sont utilisées pour
résoudre tous types de problèmes, pour augmenter le rendement de la culture, renforcer la
résistance aux ravageurs, lutter contre les conditions difficiles, et également pour augmenter
la teneur en nutriments de l’aliment.
De nos jours, il est connu que certaines bactéries, virus et champignons peuvent être
utilisés comme agents de lutte biologique en phytoprotection.
Les bactéries sont les microorganismes les plus souvent associés aux insectes. Plus
d’une centaine d’espèces bactériennes appartenant surtout à trois grandes familles qui sont
les : Bacillaceae, Enterabacteraceae ; et Pseudomonaceae, ont été identifiées comme ayant
un potentielle d’utilisation en lutte biologique(Atamana et al., 2008).
C’est partant de leur capacité d’infecter tous les êtres vivants que les virus sont
exploités comme agent de lutte biologique dans l’agriculture. En effet, certains virus ont été
signalé avoir une capacité de réduire la pathogénicité de certains champignons
phythopathogène. Ce phénomène connu sous le nom d’hypovirulence est défini comme
l’expression d’une virulence réduite d’un micro-organisme à la suite de la présence d’un virus
(Muslim et al., 2003 ; Boland, 2004 ; Sharma et al., 2018). Par exemple virus
spodopteraexiguanucleopolyhedrosiscomme larvicide.
Outre les virus et les bactéries, plusieurs souches de champignons filamenteux sont
utilisées dans la lutte biologique. Ces champignons figurent parmi les groupes des
microogranismes les plus exploités pour lutter contre les perturbateurs des cycles biologiques
des plantes tels que les nématodes, les bactéries, les champignons phytopathogènes et surtout
3
Chapitre I. Synthèse Bibliographique
contre les insectes ravageurs (Baron et al.,2019).par exemple Lecanicillium longisporum
comme Inesecticide.
II. Les biopesticides
II.1. Définition de biopesticide :
Les biopesticides sont des substances biologiques et des agents antiparasitaires issus de
sources naturelles comme des bactéries, des champignons, des virus, des plantes et des
animaux. Aussi appelés pesticides biologiques, ils peuvent offrir une solution de rechange aux
produits chimiques de synthèse utilisés pour lutter contre les populations de bioagresseurs
dans les champs cultivés et d’autres environnements de production
([Link]
agriculture/biopesticides).
II.2. Les différentes catégories de biopesticides
Selon leur origine, les pesticides biologiques peuvent être catégorisés en biopesticides
d’origine végétale, animale et microbienne (Deravel et al.,2014) .
A. Biopesticidesd’origine végétal
Certaines plantes sont connues et utilisées pour leurs activités biocides (toxiques) ou
répulsives, vis-à-vis des bio agresseurs.
Ces plantes produisent des substances actives, qui sont le plus souvent des métabolites
secondaires, ayant des propriétés insecticide, antifongiques, antibactériennes et autres,
aseptiques ou encore régulatrices de la croissance des plantes et des insectes.
Ces substances sont obtenues à partir des différentes parties de la plante telles que les
fleurs, les feuilles, les écorces, la sève, le bois, les racines, les gousses, les bulbes, les
rhizomes, les fruits et les graines à l’état sec ou frais (Deravel et al., 2014 ; Lengai et
Muthomi, 2018 ; Werrie et al., 2020).
Elles sont pris en considération comme biopesticides d’origine végétale, les extraits des
plantes (frais et sec), les huiles essentielles, les huile végétales et aussi les plantes à pesticides
intégrés PIPs (Deravel et al., 2014 ; Lengai et Muthomi, 2018), qui sont des organismes
modifiés par génie génétique, capables de produire et d’utiliser des substances pesticides afin
de se protéger contre des insectes, des virus ou des champignons .
Les PIPs les plus connues sont des plants de pommes de terre, maïs et coton ayant la
particularité de produire la protéine Cry de Bacillus thuringiensis (Bt) (Deravel et al., 2014).
4
Chapitre I. Synthèse Bibliographique
B. Biopesticides d’origine animal
Les biopesticides d’origine animal sont des ennemis naturels comme les prédateurs ou
les parasites, ou des molécules dérivées d’animaux, souvent d’invertébrés, d’abeilles, de
scorpions, des hormones (Leng et al., 2014).
Les biopesticides d’origines animale qui sont des signaux chimiques produits par un
organisme et qui changent le comportement d’individus de la même espèce ou d’espèces
différentes sontégalement répertoriés sous l’appellation «semio-chimique» (Deravel et al.,
2014) .
Les substances les plus couramment utilisées sont des phéromones sexuelles d’insectes
qui sont employées dans des mortel pièges de surveillance, des systèmes de leurre et de piège
ou pour la perturbation de l’accouplement d’un ravageur ciblé (Deravel et al., 2014 ; Lengai
et Muthomi, 2018).
Les biopesticides d’origine animale ont un mode d’action varié passant par la
prédation au parasitisme ou par injection des substances toxique causant la mort de l’insecte
ravageur ou par des signaux chimiques créant la confusion chez ceux-ci ou stimulant un
changement de comportement. Par exemple, la diffusion continue de phéromone de la
tordeuse de la vigne désoriente les mâles et les femelles afin de brouiller le signal émis par la
femelle et empêcher l’accouplement (Leng et al., 2011 ; Deravel et al., 2014 ; Senthil-Nathan,
2015 ; Lengai etMuthomi, 2018).
C. Biopesticides d’origine microbienne
Selon Jacques et al. (2014) les produits phytosanitaires à base des microorganismes
représentent environ 30% des biopesticides et de nouveaux produits sont régulièrement mis
sur le marché mondial.
L’usage des microorganismes dans la lutte biologique présente des nombreux avantages
parmi lesquels une dissémination facile, une spécificité de leur action sur certains organismes
cibles, une efficacité à des faibles doses d’administration initiale ainsi qu’une persistance et
une ubiquité dans le pathosystème (Sellami et al., 2015).
1. Lesbiopesticides bactériens
Exemple de Bacillus thuringiensis (Bt)
La bactérie entomopathogène Bacillus thuringiensis (Bt) a été le premier
microorganisme homologué dans le monde comme biopesticides : les premières
homologations datent des années 60 aux Etats-Unis des années 70 en France.
5
Chapitre I. Synthèse Bibliographique
Si actuellement c’est le microorganisme le plus utilisé en lutte biologique, c’est que
cette bactérie se multiplie facilement en fermenteurs, que les produits formulés se conservent
bien, qu’ils sont très sélectifs et que les prix de revient sont compétitifs (chaufaux, 1995).
La principale caractéristique de Bt est de synthétiser pendant la phase stationnaire, une
inclusion cristalline souvent appelées cristal, composée de protéine appelées ᵟ-endotoxine ou
protéine Cry dont la plupart possèdent une activité larvicide et un spectre d’action bien
délimité.
2. Les biopesticides viraux
Exemple de Baculovirus
Les Baculovirus(Baculoviridae) sont des virus qui ont été développés pour être utilisés
comme insecticides biologique pour le contrôle des ravageurs des forêts et des cultures
agricoles (Moscardi, 1999), ou comme vecteurs d’expression dans des applications
biotechnologique (kost et al., 2005).
La spécificité d’espèce du virus est liée à sa capacité a accomplir un cycle complet
dans les cellules de l’hôte parasité. Ces virus sont donc responsables de polyédroses
nucléaires dans les cellules des insectes. Le virus protégé des facteurs de l’environnement par
ce corps d’inclusion, est disséminé ainsi à la mort de l’insecte (Chamont, 2020).
3. Biopesticides d’origine fongique (mycopesticides)
Exemple de Trichodermasp
Le terme « Trichoderma » a été introduit dans la mycologie en 1794 par Persoon
(Roussos, 1985 ; Bissett, 1991). Il désigne des champignons microscopique considérés durant
200 ans comme étant des « Gastéromycètes ». Ces organismes cosmopolites appartiennent à
un grand ensemble de champignons sans reproduction sexuée connue (Vining, 1996).
Les champignons du genre Trichoderma, ont été mentionnées pour la première fois par
Vuillemin en 1887(cité dans Lamy Krafft et Roquebert 1981), pour leurs propriétés
antagonistes, utilisés comme agents de lutte biologique contre un large spectre de
phytopathogènes. En 1971 Dennis et Webster ont pu élucider les différents mécanismes
d’action de ce champignon antagonistes qui incluent principalement le mycoparasitisme,
l’antibiose et la compétition pour les nutriments et l’espace (Dennis et Webster, 1971 ).
Plus récemment, les travaux de Baker (1988) et deLynch et al. (1991) ont montré que
certaines souches du Trichoderma semblaient exercer une action stimulatrice sur la croissance
de certaines plantes.
6
Chapitre I. Synthèse Bibliographique
3.1 Ecologie
Grâce à sa grande capacité d’adaptation aux différentes conditions climatiques, le genre
Trichoderma est très répandu dans la nature, aussi bien en milieu terrestre que marin
(Roquebert, 1996 ; Esposito et Silva, 1998).
En effet, les Trichoderma sp sont remarquables pour leur croissance rapide et
leurcapacité à utiliser différents substrats et sont par conséquent, l’élément majeur dans la
mycoflore terrestre et marine (Widden et Abitrol, 1980 ; Kubicek et al., 2003).
Les Trichoderma sp terrestres se développent quasiment dans tous les sols (forestiers ou
cultivés) et sur les végétaux en décomposition. Ils contaminent fréquemment le compost de
la culture industrielle des champignons comestibles, mais sont rarement parasites de plantes
vivantes (Roquebert, 1996 ; Esposito et Silva, 1998).
L’abondance des Trichodermasp dans les écosystèmes est due à leur capacité àproduire
diverses substances bioactives et des enzymes. Ils sont de ce fait unmaillon important dans les
chaînes biologiques (Widden et Abitrol, 1980 ; Vining,1990 ; Kubicek et al., 2003).
3.2 Morphologie
L’aspect macroscopique des Trichoderma sp(figure 1.A) est apprécié à partir decultures
sur gélose nutritive appropriées, réparties en boîtes de Pétri. Les colonies fongiques peuvent
être légèrement floconneuses ou bien compactées en touffes. Entre ces deux extrêmes,
existent des aspects intermédiaires. Les colonies sont colorées en fonction de la pigmentation
des phialides([Link] ).
Cinq jours après sa germination, la conidie donne naissance à un mycélium d’abord blanc
et stérile en forme de cercle. Deux jours plus tard, une couleur verte est visible sur les
parties aériennes du mycélium, correspondant à la conidiogenèse.
D’autres cercles concentriques réguliers se forment par la suite et entre le 16 ème e le
20 ème jour un feutrage épais se superpose à la culture.
Au microscope optique (figure 1.B) on peut observer un mycélium composé d’hyphes
jaunes, septés,ramifiés à parois lisses. Les conidiophores ont une forme conique ou
pyramidale, Très ramifiés, ils portent des phialides en forme de flasques ou de quilles. A leur
tour, les phialides portent les spores (Cournut, 1984 ; Landreau, 2001, Kubicek et al., 2003)
7
Chapitre I. Synthèse Bibliographique
Figure [Link] harzianum (.[Link]
genre-trichoderma/)
A: aspect macroscopique B : aspect microscopique
3.3 Taxonomie
La position actuelle des Trichoderma sp se présente comme suit (Bissett, 2004):
➢ Embranchement: Amastigomicota et/ou Eumycètes
➢ Sous embranchement : Ascomycotina
➢ Classe : Sordariomycètes
➢ Ordre : Hypocreales
➢ Famille : Hypocraceae
➢ Genre : Trichoderma
[Link] reproduction
Pour la majorité des champignons de ce genre, les spores asexuées sont le moyen
de reproduction. Vus au microscope, les hyphes, les conidiospores et les conidies
peuvent être observés. Ici, les conidiophores situés à l’extrémité des hyphes hyalines
sont responsables de la production de conidies (spores vertes) qui germent et se
développent ensuite pour former de nouveaux champignons au fur et à mesure du
cycle. Certaines espèces se sont avérées capables de se reproduire
sexuellemet([Link]
3.5. Mode d’action
Trichoderma a la capacité d’attaquer les agents pathogènes via différents modes
d’action (figure 2). Selon Caron (2002) il peut utiliser :
➢ L’antibiose qui résulte de la production des substances (métabolites
secondaires)quiagissent comme des « antibiotiques » et qui inhibent la
croissance de l’agent pathogène.
8
Chapitre I. Synthèse Bibliographique
➢ la compétition qui se manifeste par l’aptitude de Trichoderma à utiliser les
mêmes ressources du milieu (aires d’alimentation, sites de développement)
que les champignons pathogènes mais Trichoderma emploie ce mode d’action
surtout pour occuper les lieux avant l’arrivée des indésirables.
➢ le parasitisme qui se manifeste par la destruction de l’agent pathogène lorsque
Trichoderma s’enroule autour de celui-ci soit en l’étranglant, en pénétrant à
l’intérieuret/ou en lui « injectant » des substances (enzymes) qui le détruisent.
Figure [Link] antifongique de Trichoderma (Haman et al., 2004).
Trichoderma possède une batterie de mécanismes d’attaque potentiellement utilisables mais
qui demeurent toutefois complexes. Il peut employer un ou plusieurs modes d’action en même
temps pour maîtriser un agent pathogène. Le déploiement des modes d’action varie également
selon les partenaires en présence et les conditions physico-chimiques du milieu (températures,
humidité, etc…). Trichoderma est efficace lorsqu’on lui permet de s’installer avant l’arrivée
des champignons pathogènes. Son action est donc préventive. Il permet au niveau des racines,
de créer un manchon protecteur autour de celles-ci et ainsi contrer l’entrée des agents
pathogènes à l’intérieur des racines. Le même effet est observé lorsqu’il est utilisé en
pulvérisation aérienne. Une fois installée, Trichoderma peut avoir un effet stimulant pour la
plante en absence de champignons pathogènes (Caron, 2002).
9
Chapitre I. Synthèse Bibliographique
[Link] de la croissance des plantes
Certaines souches de Trichoderma symbiotiques permettent également de stimuler la
croissance des plantes. Cet effet a notamment été largement étudié sur maïs et les effets
bénéfiques pour cette plante sont les suivants :
➢ Changements dans la composition microflorale des racines.
➢ Amélioration du prélèvement en nutriments dont l’azote.
➢ Amélioration de la solubilisation des nutriments du sol.
➢ Amélioration de la croissance racinaire.
➢ Stimulation du chevelu racinaire.
➢ Développement racinaire plus profond
Cette stimulation de la croissance est en partie due à une meilleure disponibilité des
éléments nutritifs et notamment à l’aptitude de la souche à solubiliser le phosphate, le zinc, le
manganèse, le fer et le cuivre (Girand, 2018).
II.3. Les exemples d’application des biopesticides
Des exemples de biopesticides commercilalisés appartenant aux trois différentes
catégories, sont présentés dans le tableau 1.
Tableau [Link] biopesticides commercialisés (chandler et al.,2011; Deravel et al.,2014).
10
Chapitre I. Synthèse Bibliographique
Catégori- Organisme Activité Cible culture
e biologique
Agrobacteriumradi Agent Agrobacteriumtumefa Fruit mous
obacter antibactérien sciens ,noisette,vignes
Xanothomascampe Herbicide Herbe bleue annuelle Gazon
[Link]
Bactérie
Bacillus subtilis Fongicide Rhizoctonia,Fusarium Soja ,arachide
,Aspergillus
Micr- Bacillus Fongicide Rhizoctonia,Fusarium Arbustes ,plantes
obienne amyloliquefaciens ornementales
Pseudomonas Fongicide Tilletia caries, Blé
chlororaphis Fusarium
MA342 nivale,Septorianodoru
m
Bacillus Inesecticide Chenille ,Larves de Pelouse et jardin
thuringiensis lépidoptères
Bacillus Inesecticide lépidoptères Vignes,arbres
thuringiensis fruitiers
,maraichage
Cydiapomonellagr Inesecticide Carpocapse Pommiers,
Virus anulosis virus poiriers
HelicoverpazeaHzS Larvicide Heliothis et maïs , cultures
NPV Helicoverpalarvoe maraichères,
coton , blé …..
Spodopteraexiguan Larvicide Larves de Pomme de terre,
ucleopolyhedrosis Spodopteraexigua tabac , cultures
virus maraichères ,
tournesol,ect.
Champi- Lecanicilliumlongis Inesecticide Pucerons Culture sous serre
gnon porum , comestible et
ornementales
Phytophthora Herbicide Vigne étranglée Agrumes
palmivora
11
Chapitre I. Synthèse Bibliographique
Trichoderma Fongicide Pythium,Phytophthora Vergers,
harzianum ,Rhizoctonia ornementales,
culture en serre
Paecilomyceslilaci Nématicide Meloidgynespp.,Rodo Culture
nus pholus similis , maraichères,bana
Heteroderaspp., niers
Globoderaspp .,Protyl
enchusspp.
Végét- Extrait Chrysanthemumcin Inesecticide Pucerons,cochenilles, Arbustes,
aux végétal erariaefolium aleurodes plantation en
serre ,pépinières
Quassia amara Inesecticide Hoplocampatestudine Pommiers
a
Azadirachta indica Inesecticide +400 espèces Toutes cultures
d'inesectesravageurs
Brassicanapus Inesecticide Pucerons et acariens Maraichage,
arbresfruitiers,pla
ntes ornementales
Biop- Insectes Acariens Inesecticide Insectes , ravageurs Culture sous abris
esticide coccinelle Inesecticide Pucerons Culture sous abris
sanim-
aux
Semiochi Phéromones Lutte par Cydiapomonella Vergers de
miqueissu naturelles de confusion pommiers ,
s Cydiapomonella sexuelle poiriers , noyers
d'inesecte
s
Nématod Nématodes Anti limace Derocecasreticulatu Légumes,fraises,
es entomopathogèes m , Arion distinctus plantes,ornemen
tales
II.4. Les avantages et les inconvénients de biopesticides
➢ Avantages
Les avantages potentiels de l’utilisation des biopesticides dans les programmes
agricoles et de santé publique sont considérables. Les biopesticides n’ont pas de problème de
résidus, ce qui est un sujet de préoccupation important pour les consommateurs (Kumar,
2012).
Selon Al alam (2017) l’intérêt des biopesticides repose sur les avantages associésaux :
12
Chapitre I. Synthèse Bibliographique
-produits qui sont intrinsèquement moins nocifs et respectueux de l’environnement.
-souvent efficaces en très faible quantité.
-Naturellement et rapidement décomposables.
-Restreindre ou éliminer l’usage des produits chimiques nocifs.
-Diminuer les risques du développement de la résistance.
-Augmenter la spécificité d’action.
-Ne prévoir aucun délai avant la récolte.
-Favoriser la croissance des plantes par certains biopesticides microbiens.
-Maintenir la biodiversité des environnements.
➢ Inconvénients
Certains des avantages écologiques des biopesticides, comme leur faible rémanence ou
le fait qu’un produit soit actif contre un faible spectre de nuisibles, peuvent être considérés
comme des inconvénients (Deravel et al., 2014).
-leur activité souvent dépendante des conditions climatiques et environnementales
rendent
Lesbiopesticides moins efficaces que leurs homologues chimiques (Deravel et al.,
2014).
-Efficacité pas autant assurée sur tous les produits
([Link]
OOC/res/[Link]&ved=2ahUKEwj-
vuXxtZL5AhXqMewKHZo0B6oQFnoECC8QAQ&usg=AOvVaw0R1RWIvN1Sm4xX4Shfi
RAE).
-La règlementation n’autorise pas leur utilisation en agriculture biologique dans tous les pays
du monde
([Link]
OOC/res/[Link]&ved=2ahUKEwj-
vuXxtZL5AhXqMewKHZo0B6oQFnoECC8QAQ&usg=AOvVaw0R1RWIvN1Sm4xX4Shfi
RAE).
II.5. Économie des biopesticides
Les biopesticides doivent être compétitifs sur le prix en plus de l’efficacité et de la
cohérence. Souvent, le coût de la fermentation des microbes est plus élevé que le coût de
fabrication d’un produit chimique synthétique, donc pour être compétitifs sur le marché, les
13
Chapitre I. Synthèse Bibliographique
isolats microbiens doivent avoir une puissance élevée contre le ravageur ou une capacité de
rendement élevée pendant la production (Glare, 2012).
Les entreprises évitent de développer des produits non rentables (Ravensberg, 2011),
par exemple, lors du développement de Contans, la société Prophyta a pris en compte
l’économie de la production de masse de spores au début du processus pour s’assurer que le
produit serait commercialement viable (Eiben et al., 2006). Des produits tels que ceux à base
de Bt, Serenade et Contans sont en concurrence par les prix avec les pesticides de synthèse,
démontrant que le coût de production n’est pas toujours un obstacle.
III. La formulation
III.1. Généralité
La formulation recouvre l’ensemble des savoir-faire nécessaires au développement et à
la fabrication d’un produit commercial caractérisé par sa valeur d’usage et répondant à un
cahier des charges préétabli (Jean-Marie et Gilbert, 1999).
Un produit formulé est obtenu par association et mélange de diverses matières
premières d’origine synthétique ou naturelle parmi lesquelles on distingue généralement les
matières actives qui remplissent la fonction principale recherchée et les auxiliaires de
formulation (colorants, parfums, solvants, plastifiants, et conservateurs…) qui assurent les
fonctions secondaires, facilitent la préparation ou la mise en œuvre du produit commercial, ou
prolongent sa durée de vie (Jean-Marie et Gilbert , 1999).
Cette activité concerne notamment les produits cosmétiques, les produits
pharmaceutiques, les parfums, les peintures, les matières plastiques, les produits
phytosanitaires, les produits d’entretien, les produits de nettoyage, les adhésifs, les explosifs,
et les produits agro-alimentaires ([Link]
definition/[Link]).
La compréhension des phénomènes mis en jeu et la réalisation des produits formulés
nécessitent de faire appel à plusieurs disciplines dont la physico-chimie et en particulier
l’étude des interactions intermoléculaires, la chimie analytique et le génie chimique (Vangelis
et Françoise, 2018).
III.2. Les principaux additifs et adjuvants utilisés dans la formulation
la matière active ne peut pas être employée à elle seule, elle nécessite en plus des
ingrédients diluants ou des adjuvants pour la rendre apte à une utilisation pratique et effective.
Les adjuvants améliorent l’efficacité des propriétés chimiques spécifiques du pesticide,
14
Chapitre I. Synthèse Bibliographique
améliorant ainsi l’effet de durée du produit sur l’organisme nuisible ou sur la mauvaise herbe.
Il y a une grande diversité dans les différents types d’agent diluants et adjuvants (Tableau 2).
Tableau 2. Différentes types d’adjuvants ou additifs utilisés dans la formulation des
produit(Elleuch et al., 2016).
Additifs ou Exemples Fonctions Références
adjuvants
Agentsdispersan- Amylose; Silicate Dispersion de la (Lisansky et
ts D’aluminium; formulation al.,1993
Glycolate d’amidon ;Prabakaran
desodium et al., 2001)
AgentsSurfactan Éthoxylates (Tween) Amélioration de (Lisansky et
-ts et ;polyéthylène glycol l’émulsification, de al., 1993
humidifiants ladispersion, del’étalementet ;Couch et
du collage Ignoffo,
1981)
Agentsépandeurs Gélatine;Gommes;Méla Adhérence des (Parekhet
etcollants sse;Lait écrémé; Gels biopesticides sur le Vinci, 2000
delégumes;Huiles feuillage;protection ;Cross et
végétales; contre de la pluie et Poloneko,
Cires;Polymères deladiffusion 1996; Behle
hydrosolubles et al., 1996,
1997; Farrar
et
Ridgway,199
5 ;
Angus,1954,
1959 ;
Jankevica et
Zarins, 1997
; Tamez-
15
Chapitre I. Synthèse Bibliographique
Guerra etal.,
1999)
Agentscontrôlant Polyacrylamides Réduction de la dériveetde (Behle et al.,
la dérive ;Polysaccharides l’érosion desproduitspulvéris-- 1996
etl’évaporation/ ;Gommes ; Sorbitol és ;Smirnoff et
Agentshumectan ;Saccharose ; Mélasse Valero,
ts ;Polyglycol ; Glycérol 1983;
Navon, 1993
; Carr etal.,
1993 ;
Morris et
al.,1994)
Agents Hydroxyéthyle Modification de (Morris et
épaississants ;Celluloses ; Gommes laviscositédespréparationspulv al., 1994
;Polysaccharides ériséesafin de réduire ;Couch et
ladérive,en particulier pour les Ignoffo,
applications aériennes 1981 ;Angus,
1954)
Tampons Phosphate de sodium; Régulation du pH;contrôle de Prabakaran
Phosphate de potassium l’étationiquedans la et al., 2001
formulation ;amélioration de ;McMullan,
ladispersion et/ou 2000
del’intégrationdesadjuvants ;Montermini
dans laformulation et al., 1993)
Agents Diméthylpolysiloxane; Réduction de la tensionde (Ejiofor et
ant- imousse Silice; Alcool ; Huiles surface ; éclatement des bulles Okafor,
d’air, 1991;Dunkle
affaiblissement de lastructure et
en mousse Shasha,1988)
Agents anti-UV Rouge Protection contre leseffets (Tamez-
Congo;Acidefolique; nocifs de lalumière solaire Guerra et
Lignine;Mélasse; enformant une al.,1996 ;
Acidepaminobenzoïque coucheprotectrice sur Behle et al.,
16
Chapitre I. Synthèse Bibliographique
; lesformulations 1996,1997 ;
Alkylphénols Yang et al.,
1995 ; Smith
et
Herbig,1998
; Leboet
Detroit,
1996 ; Bohm
et Friend,
1990
;McGuire et
al., 1991)
Agentsphagostim Farine de Stimulation de L’ingestion (McGuire et
ulant maïs;Saccharose; desformulations par lesinsectes al.,
Germe deblé; Germe de cibles 1990,1991,1
maïs; 994 ; Shapiro
Farine de soja; Caséine et
;Huile ; Glutamate Vaughn,
;Mélasse 1995 ;
Munsonet
al., 1996 ;
Alexanderet
al., 1992)
Agentssynergisa Sorbitol;Acide Amélioration del’activité (Bok et al.,
nts sorbique;Phosphate de desformulations 1998 ;
sodium;Stilbène; TamezGuerr
Tinopal;Silicate; a et al.,2002 ;
Inhibiteurs de Berto et al.,
protéases, Acide 2002 ;
oléique,Acide Gaudet
linoléique etPuritch,198
9)
Agentsanti_micr Acide sorbique;Acid Suppression de (Teera-
17
Chapitre I. Synthèse Bibliographique
obiens propionique ; violetde lacroissancedesmicroorganism Arunsiri et
gentiane es, enconservant la pureté dela al.,2003 ;
formulation Marshall,
1999)
Agentstransporte Alginate; Aide la livraison de (Yardin et
urs Carraghénane;Tourbe, laformulation à la cible al., 2000
Acrylamide etAcrylate ;Vidyasekara
; Terrediatomées n et
Muthamilan,
1995 ; Levy,
1991a ; b ;
1998 ;
Henderson et
Jack, 1994 ;
Puritch etal.,
1991)
Agents liants Gommes; Mélasse; Liaison des particulesensemble (Ridgway et
Résines en granules al., 1996
;TeeraArunsi
ri et
al.,2003)
Agents Sorbitol;Polysaccharide Maintient de (Dubois et
desuspension s de soja; Glycolate laformulationensuspension al, 1993)
d’amidon;Saccharose
Agentsattractant Phéromones Attraction des insectescibles (Losel et al.,
s ;Cucurbitacine (ils agissent unappât) 1998
;Alcaloïdes; Plastisol ;McKibbenet
al., 1994)
III.3. Formulation des biopesticides
Dans la grande majorité des cas, les ingrédients actifs des biopesticides sont formulés
de la même manière que les pesticides de synthèse. Ceci est plus pratique pour les utilisateurs
car cela leur permet d’utiliser le même équipement pour plusieurs traitements.
18
Chapitre I. Synthèse Bibliographique
La base de la plupart des biopesticides ce sont des organismes vivants. Au cours des
processus de formulation et de stockage, la viabilité de ces organismes doit être maintenue à
des niveaux acceptables. Les organismes doivent sortir de leur état dormant pour être actifs au
moment de l’application (Boyetenko, 1998). Les problèmes de formulation des produits
biopesticides sont considérables et une compréhension fondamentale approfondie des
processus causant la perte de viabilité est nécessaire pour de nouveaux progrès (Seaman,
1990;Boyetenko, 1998).
Le produit final est maintenu en mélangeant le composant bioactif avec différents
supports et adjuvants pendant le processus de formulation pour une meilleure protection
contre les facteurs environnementaux, des taux contrôlés, une bioactivité améliorée et une
stabilité au stockage (Tijjani et al., 2016).
III.4. Les fonctions de base de la formulation
La formulation a pour but de :
➢ stabiliser l’organisme pendant la distribution et le stockage.
➢ faciliter la manipulation et l’application du produit afin qu’il soit facilement livré à la
cible de la manière la plus appropriée et formulaire.
➢ Protéger l’agent des facteurs environnementaux nocifs sur le site cible, augmentant
ainsi la persévérance.
➢ Améliorer l’activité de l’organisme au site cible en augmentant son activité,
reproduction, contact et interaction avec l’organisme nuisible ou pathogène cible
(Varsha et Shahida, 2020).
Ces fonctions peuvent être réalisées en formulant des bioagents de différentes manières
(Seaman, 1990 ; Mollet, 2001). En ce qui concerne leur état physique, les formulations
de biopesticides peuvent être divisées en formulations liquides et sèches
(Slavica et Brankica, 2013).
A. Formulation sèche :
Il existe plusieurs forme de formulation sèche :
• Poudre de poussière (DP)
La concentration en ingrédient actif dans les formulations en poussière est
généralement 10 %, et l’ingrédient actif est produit par sorption du composant actif sur une
poudre minérale solide finement broyée (talc, argile, etc…) avec des tailles de particules
19
Chapitre I. Synthèse Bibliographique
allant de 50 à 100 mm (Tijjani et al., 2016). Les poussières peuvent être appliquées soit
mécaniquement où manuellement sur la cible. Les ingrédients inertes pour cette formulation
sont des agents anti-agglomérants, des protecteurs ultraviolets et des matériaux adhésifs pour
améliorer l’adsorption. Ils ont des effets bénéfiques dans certaines situations, mais ils offrent
également un risque d’inhalation majeure pour les utilisateurs. Il s’agit d’un ancien type de
formulation qui a été utilisé pendant de nombreuses années avant l’invention des granulés et il
a fu finalement interdit en raison de leurs impacts néfaste sur la santé des utilisateurs
(Slavicaet Brankica, 2013).
D’autres poussières sont fabriquées d’une manière très simple et sont encore utilisées
dans de nombreuses régions du monde aujourd’hui (Knowles, 2001).
• Les granules (GR)
Sont des particules granulaires qui sont plus grosses et plus lourdes que les particules
de poussière. Les matériaux minéraux (kaolin, attapulgite, silice, amidon, polymères, engrais
secs et résidus de plantes broyées) sont utilisés pour faire des particules grossières (de taille
100-1000 microns pour les granules et 100-600 microns pour les microgranulés) (Tadros,
2005).
La concentration d’ingrédients actifs pour les granulés varie de 2 à 20 % et les
ingrédients actifs recouvrent l’extérieur du granulé ou sont absorbés dans les granulés. Les
produits en granulés sont fabriqués en mélangeant un mélange de poudre avec une petite
quantité d’eau pour former une pâte, qui est ensuite extrudée et séchée si nécessaire. Une
autre méthode de production consiste à appliquer un ingrédient actif liquide sur un matériau
absorbant grossier. Après cela, les granulés peuvent être enrobés de résines ou de polymères
pour contrôler le taux d’efficacité de l’ingrédient actif après application.
Les biopesticides granulaires sont les plus couramment utilisés pour appliquer des
éléments sur le sol afin de générer les mauvaises herbes, les nématodes et les insectes qui y
vivent pour l’absorption par les racines des plantes. Certains granulés libèrent leurs principes
actifs après exposition à l’humidité du sol (Knowles, 2005 ; Lyn, 2010).
• Enrobage de semences (SD)
Est un type de formulation de biopesticide fait en combinant une poudre de support de
composant actif avec un inerte pour faciliter l’adhérence du produit final aux téguments
(Slavica et Brankica, 2013).
20
Chapitre I. Synthèse Bibliographique
Les poudres pour l’enrobage des semences sont appliquées sur les semences en faisant
les culbuter avec le produit conçu pour y adhérer et elles contiennent également des agents
colorants informant du pigment rouge comme marqueur de sécurité pour les semences traitées
(Woods, 2003).
• Poudres Mouillables (WP)
Ce sont également des formulations sèches broyées finement et appliquées après
suspension dans l’eau. Les poudres mouillables sont obtenues en mélangeant des ingrédients
actifs avec des agents fondants et dispersants, un synergiste, des tensioactifs et des charges
inertes. Des mesures de sécurité strictes sont généralement prises en raison de leur poussière
qui peut causer de graves problèmes de santé aux fabricants lors de l’application (Tijjani et
al.,2016). Pour ces raisons les poudres mouillables sont progressivement supprimées et
remplacées par des concentrés en suspension ou des granulés dispersibles dans l’eau, qui ont
été les formulations pesticides les plus largement utilisées (Knowles, 2005).
En outre, les WP ont une longue stabilité pendant le stockage, une bonne miscibilité
avec l’eau et peuvent être appliqués avec des équipements de pulvérisation conventionnels
(Brar et al., 2006 ; Knowles, 2008).
• Granulés dispersibles dans l’eau (WDG)
Granulés dispersibles dans l’eau sont conçus pour être suspendu dans l’eau et pour
surmonter les problèmes associés aux WP (Knowles, 2008 ; Slavica et Brankica, 2013).
Ils peuvent être formulés à l’aide de diverses techniques de traitement, telles que la
granulation par extrusion, la granulation en lit fluidisé, le séchage par pulvérisation, etc. Les
produits contiennent un agent mouillant et un agent dispersant similaires à ceux utilisés dans
les poudres mouillables, mais l’agent dispersant est généralement à une concentration plus
élevée (Slavica et Brankica,2013). Les granulés dispersibles dans l’eau sont généralement
plus chers que les anciens types de formulations (poussières, poudres mouillables), mais leur
sécurité et leur plus grande commodité d’application les rendent toujours souhaitables pour de
nombreux utilisateurs (Knowles, 2008).
B. Formulation liquide
• Émulsion
Les émulsions sont constituées de gouttelettes de liquide dispersées dans un autre
liquide non miscible (la taille des gouttelettes en phase dispersée varie de 0,1 à 10 µm).
L’émulsion peut être huile dans l’eau (EW), qui est une émulsion normale, ou eau dans l’huile
21
Chapitre I. Synthèse Bibliographique
(EO), une émulsion inverse (Slavica et Brankica, 2013). Plus important encore, le choix
approprié des émulsifiants pour la stabilisation afin d’éviter l’instabilité est nécessaire (Tijjani
et al., 2016).
Dans le cas des émulsions inverses, les pertes dues à l’évaporation et à la dérive de
pulvérisation sont minimes car l’huile est la phase externe de la formulation (Brar, 2006).
• Suspo-Émulsion (SE)
Les suspo-émulsions peuvent être considérées comme un mélange de suspension
concentrée et d’émulsion. Le produit est très exigeant à formuler car il est nécessaire de
développer un composant d’émulsion homogène avec un composant de suspension de
particules afin que le produit final reste stable (Tijjani et al., 2016).
Une sélection soigneuse d’agents dispersants et émulsifiants appropriés est nécessaire
pour surmonter le problème d’hétérofloculation entre les particules solides et les gouttelettes
d’huile. De plus, des tests approfondis de stabilité au stockage de cette formulation sont
nécessaires (Knowles, 2008). Malgré la complexité de cette formulation, l’utilisation et
l’importance des suspo-émulsions ont été remarquables et continueront à augmenter (Slavica
et Brankica, 2013).
• Suspension concentrée (SC)
Formulé en mélangeant un ingrédient actif solide finement broyé dispersé en phase
liquide, généralement de l’eau. L’agitation est toujours une condition préalable à l’application
pour maintenir les particules uniformément réparties car les particules solides ne sont pas
dissoutes en phase liquide (Tijjani et al., 2016).
La composition de la suspension concentrée est complexe et elle contient des agents
mouillants/dispersants, des agents épaississants, des agents antimousse, etc. pour assurer une
stabilité requise. Ils sont produits par un procédé de broyage humide et ont une distribution
granulométrique allant de 1 à 10 µm. Pendant le processus de broyage, des ingrédients inertes
adsorbés sur les surfaces des particules empêchent la réagrégation des petites particules.
Ces petites particules permet aux ingrédients actifs d’atteindre plus facilement les
tissus végétaux et améliorant ainsi la bioefficacité (Slavica et Brankica, 2013).
• Dispersion d’huile (DO)
Les dispersions huileuses sont des dispersions de principes actifs solides dans un liquide
non aqueux destinées à être diluées avant utilisation. Le liquide non aqueux est le plus
22
Chapitre I. Synthèse Bibliographique
souvent une huile, le meilleur choix est une sorte d’huile végétale. De cette manière, la
rétention,l’étalement et la pénétration peuvent être améliorés (Slavica et Brankica, 2013).
La dispersion d’huile fournit plusieurs caractéristiques importantes, telles que :
-la capacité à délivrer des ingrédients actifs sensibles à l’eau .
-capacité à utiliser un fluide adjuvant au lieu de l’eau, ce qui peut augmenter et élargir la
lutte antiparasitaire.
Cette formulation est produit de la même manière que le concentré de suspension. Les
problèmes d’instabilité pourraient être évités par une sélection appropriée d’ingrédients
inertes (Vernner, 2007).
• Capsule suspension (CS)
Les ingrédients actifs sont formulés dans une suspension stable micro en capsulée
destinée à être diluée avec de l’eau avant utilisation.
Le bio-agent en tant que principe actif est encapsulé dans des capsules (enrobage)
faites de gélatine, d’amidon, de cellulose et d’autres polymères. De cette manière, le bio-agent
est protégé des conditions environnementales extrêmes (rayonnement UV, pluie, température,
etc.) et sa stabilité résiduelle est améliorée grâce à une libération lente (contrôlée). Le principe
de polymérisation interfaciale est la méthode d’encapsulation la plus fréquemment appliquée
et utilisée pour donner des formulations de plus petite taille et une efficaces élevée aux
formulation de biopesticides fongiques (Winder et al, 2005).
Les suspensions de microcapsules doivent être stabilisées à l’aide de tensioactifs et
d’épaississants de la même manière que la concentration en suspension et des additifs
similaires sont utilisés.
Malgré les avantages évidents de cette formulation à libération contrôlée, son
développement commercial est plutôt lent. La lenteur des progrès est due en partie à la
complexité de la formulation et en partie à son coût de production élevé (El-Sayed, 2005 ;
Chen, 2013).
• Les liquides à ultra faible volume (ULV)
Sont des concentrés de produits chimiques actifs qui ne sont pas conçus pour être
dilués dans l’eau avant utilisation et il contiennent souvent des agents tensioactifs et des
additifs anti-dérive (Slavica et Brankica, 2013).
Il est facile à transporter et peut être formulé en utilisant un agent de lutte biologique en
suspension comme ingrédient actif (Woods, 2003).
23
Chapitre I. Synthèse Bibliographique
II.5. Techniques et Méthode d’application des biopesticides
Une lutte antiparasitaire efficace peut être obtenue en utilisant les bonnes
techniques/méthodes d’application et en appliquant les biopesticides au bon moment et/ou à la
bonne fréquence (Tijjani et al., 2016).
Parmi les méthodes d’application des biopesticides :
• Trempage des semis
Avant la transplantation, les racines des plantules sont trempées dans une suspension
de biopesticide pendant quelques minutes ou quelques heures. Par exemple, Trichoderma sp
sont utilisés de cette façon.
• Application foliaire
Signifie simplement pulvériser des biopesticides à la surface des feuilles. Par exemple,
l’application de B. subtillis sur les feuilles d’haricot a réduit l’incidence de la rouille du
haricot causée par Uromyces phaseoli.
• Traitement des semences
Le traitement des semences est la méthode ou la technique la plus efficace pour
appliquer des biopesticides. Les formulations en poudre sont appliquées sur les graines en
culbutant les graines avec le produit conçu pour adhérer aux graines (Matthew et al., 2014 ;
Wood , 2003).
24
[Link].
Matériel et méthodes
Chapitre II. Matériels et Méthodes
Notre étude a été réalisée au niveau de deux laboratoires de PFE, le premier au sein
du département des Biotechnologies et Agro écologie et le deuxième au niveau de
département des génie des procédés de l’Université de Blida1. L’intérêt de cette étude s’est
porté sur la formulation d’un microorganisme Trichoderma sp qui à prouver ces capacités
dans la bio stimulation de la croissance des végétaux et dans le bio contrôledes bio agresseurs
qui les menacent.
Notre étude est constituée de trois parties :
✓ La première partie comprend un essai in vitro qui détermine l’activité
antagoniste de Trichoderma sp à l’état frais vis-à-vis un agent pathogène de la
fusariose.
✓ La deuxième partie est consacrée à la lyophilisation et la formulation de la
souche étudiée
✓ La troisième partie est consacrée a l’évaluation du pouvoir antifongique de
Trichoderma sp lyophilisé et en poudre (formulé).
I. Matériel
I.1. Matériels non biologiques
Le matériel non biologique représenté par, la verrerie, l’appareillage (Annexe 1).
I.2. Matériels biologiques
Le matériel biologique est constitué d’un matériel fongique :
I.2.1 Matériel fongique
• Souche antagoniste
Une souche de Trichoderma sp (TAF2018) fournies par le laboratoire de mycologie
(Universitéde Blida , Algérie), Nous avons testé une espèce fongique qui a été identifié a
travers une caracérisation morphologiques et culturales et une analyse moléculaire en
utilisant des amorces universels : Internal Transcribed spacer ( ITS 1 et α TF ) (Tableau.3)
• Souche pathogène
Une souche de Fusarium oxysporum [Link]. pisi (r2f42) fournies par l’institut de
l’Agriculture Durable de cordoue Espagne (l’ias-csic) sont utilisées dans les inoculations
fongiques.(Tableau.3)
24
Chapitre II. Matériels et Méthodes
Tableau 3. Caractéristiques des souches fongiques
Espèces Hôte Identification Provenance
Fusarium POIS Souche de référence l’ias-csic (cordoue,
[Link]. ( Department of Agriculture, espagne)
pisi Agricultural Research
Service, Pullman, USA)
Trichoderma sp. Citrus sp Ammad et al (2015) Locale
I.3. Milieux de culture
Milieu PDA (Potato Dextrose Agar), ce milieu est jugé comme milieux standard : dont
leur composition a indiqué dans l’Annexe 2.
II. Méthode
II.1. Purification des champignons
La purification de ce champignon pathogènes et antagoniste a été réalisée après
plusieurs repiquages par des transplantations successives des disques mycéliens des isolats
testés sur le milieu de culture Potato Dextose Agar (PDA), L’incubation des cultures
fongiques a été effectuée à une température de 25°C pendant 7 jours (Annexe 3).
II.2. Lyophilisation
La souche fongique antagonistes étudiée, productrices de quelques métabolites
secondaires à été lyophilisée à des fins de conservation (pour le contrôle de la viabilité de
notre souche après un mois), au niveau de laboratoire de l’Ecole Nationale Supérieur de
Biotechnologie, Constantine, Algérie.
La technique consiste à Ôter l’eau d’un produit liquide, pâteuxou solide, à l’aide de l’action
combinée de froid et du vide. Le principe de base est que lorsqu’on réchauffe de l’eau à l’état
solide à très basse pression, l’eau se sublime, c’est à-dire qu’elle passe directement de l’état
solide à l’état gazeux(De Beer et al., 2006). Cette technique permet de conserver à la fois le
volume et l’aspect du produit traité.
II.3. Formulation sèche de l’agent antagoniste Trichoderma sp (poudre
mouillable)
Pour avoir une formulation en poudre mouillable, le Bentonite brut a été utilisé comme
un support pour l’adsorption de l’agent antagoniste. Elle est utilisée comme agent de liaison,
d’étanchéité et de lubrification dans une grande variété d’applications industrielles.
25
Chapitre II. Matériels et Méthodes
5 g du lyophilisat ont été mélangé dans 50 ml d’eau distillée stérile et 50 g de
Bentonite brut ont été mélangé 140 ml d’eau distillée stérile, puis les deux mélanges ont été
passés par une sonication pendant 10 minutes.
Les deux solutions de lyophilisat et Bentonite ont été ensuite mélangées. Après 2h
d’agitation, le mélange a été réparti dans boîtes et laisser à une température ambiante pour le
séchage jusqu’à l’obtention du produit final sous forme de poudre mouillable après
suspension dans l’eau.
II.4. Activité antagoniste in vitro
L’action antagoniste de Trichoderma sp à l’état frais sur la croissance mycélienne des
pathogènes est réalisé selon deux méthodes :
➢ Une confrontation directe
➢ Une confrontation indirecte (à distance) à travers la production des substances
volatiles
A. Confrontation par contact direct sur milieu de culture
La technique utilisée est décrite par Sivan et Chet (1989). Cette technique consiste à co-
ensemencer dans une même boîte de Pétri contenant un milieu PDA deux pastilles gélosées (6
mm de diamètre) (Fig.3 ) à 3 cm de distance l’une de l’autre et à équidistance du centre de la
boîte prélevée à partir de cultures de Trichoderma et l’agent pathogène (âgées de 7 jours).
[Link]éma montrant la confrontation à équidistance du
L’agent pathogène et de Trichodermasp sur milieu PDA.
Le témoin est constitué uniquement du pathogène, repiqué au centre de la boite de
Pétri contenant le milieu PDA. Les boîtes sont par la suite incubées à l’obscurité (25°C)
pendant six jours, avant la lecture des résultats qui consiste à mesurer la distance développée
par le pathogène en direction de l’antagoniste au bout de 6 jours après l’inoculation et qui sera
comparée à celle développée par le pathogène uniquement (Annexe 4).
26
Chapitre II. Matériels et Méthodes
L’inhibition de Trichoderma testée est évalué par le calcul du pourcentage d’inhibition
de la croissance mycélienne du pathogène selon (Data et al., 2004) :
(%) inhibition =(R témoin − R test)R
TémoinX 100
R témoin : distance radiale max de la croissance du champignon pathogène.
R test : distance radiale sur une ligne en direction de l’antagoniste.
B. Confrontation à distance
Cette méthode décrite par Dennis et Webster (1971), consiste à repiquer l’antagoniste
et l’agent pathogène dans deux boites séparées contenant le milieu PDA.
A partir des cultures âgées de 7 jours, une pastille gélosée de 6 mm de diamètre a été
prélevée de chaque culture et placée séparément au centre d’une boîte de Pétri contenant le
milieu PDA (Fig.4). Après l’enlèvement des couvercles aseptiquement, un assemblage est
réalisé par superposition des deux boites, le Trichoderma en bas et le pathogène en haut. La
jonction entre les deux boites est assurée par du para film pour éviter les pertes en substances
volatiles. Trois répétitions sont réalisées.
Pour le témoin, le même assemblage est réalisé par la superposition de deux boîtes. Le
fond de boite contenant le milieu PDA seul est placé en dessous d’un fond de boite contenant
le pathogène. Trois répétitions sont été maintenues pour chaque traitement. Le diamètre de la
colonie du pathogène est mesuré après une période d’incubation de 6jours à 25°C et le
pourcentage d’inhibition de la croissance mycélienne est estimé comme étant la méthode
décrite précédemment.
Figure [Link]éma montrant la confrontation à distance.
II.5. Activité antagoniste in vitro deTrichoderma lyophilisé et formulé
Dans ce test nous avons utilisé une seule méthode de traitement (confrontation
directe), vu la quantité insuffisante du Trichoderma lyophilisé et formulé, un co-
ensemencement dans une même boîte de Pétri contenant un milieu PDA une pastille de
27
Chapitre II. Matériels et Méthodes
l’agent pathogèneâgées de 7 jours (6 mm de diamètre) a été déposéà 3 cm de distance , dans
trois boites de pétri un saupoudrage de la lyophilisat a été appliquer et dans autres trois boites
la poudre mouillable a été appliquer une de l’autre et à équidistance du centre de la boîte
prélevée à partir de cultures de Trichoderma et l’agent pathogène (âgées de 7 jours).
Toutes les boîtes sont par la suite incubées à l'obscurité (25°C) pendant six jours, avant la
lecture de résultats qui consiste à mesurer le pourcentage d’inhibition selon la formule citée
en haut. (Annexe 5).
28
[Link].
Résultats et Discussion
Chapitre III. Résultats et Discussion
I. Caractérisation phénotypique des souches fongiques étudiés
La révérification de la souche antagoniste
Après incubation à 28 c pendant 7 jours la souche fongique antagoniste sur milieu PDA,
nous avons constaté l’apparition d’une culture distincte visible à l’oeil nu présentant le critère
macromorphologique spécifique du genre Trichoderma.
La révérification de la souche de pathogène
Après incubation à 28 c pendant 7 jours la souche fongique pathogène sur milieu PDA, nous
avons constaté l’apparition d’une culture distincte visible à l’œil nu présentant le critère
macromorphologique spécifique du genre Fusarium.
I.1. Etude macroscopique de Trichoderma
La souche de Trichoderma est carcétrise par une croissance rapide sur mileu PDA, elle a
poussé sous forme des cercles concentriques réguliers, les colonies sont compactées en touffe.
Un mycélium aérien, blanc se forme d’un cercle, très abondant, vigoureux, épais et dense,
Trichoderma sp
Trois jours plus tard, une couleur verte est visible sur les parties aériennes du mycélium.
D'autres cercles concentriques réguliers se forment par la suite (Fig.5.A).
• Caractérisation microscopique :
Nous avons observé un mycélium composé d'hyphes septés, ramifiés à parois lisses. Les
conidiophores ont une forme conique ou pyramidale. Très ramifiés et ils portent des phialides
et ces derniers portent des conidies (Fig. 5. B, C, D, E).
29
Chapitre III. Résultats et Discussion
Figure 5. Aspect macroscopique (A) et microscopique ( B,C,D,E) de
Trichoderma sp.
C : phialides contenant des phialospores
D : conidiophore
E : spores
30
Chapitre III. Résultats et Discussion
I.2. Etude macroscopique de Fusarium
Le mycélium aérien est cotonneux, les colonies présentent une couleur pourpre, au recto et
au verso de la gélose.
.
Figure 6. Aspect macroscopique de l'agent
phtyopathogène.
II. Aspect de l’agent antagoniste après lyophlisation et la formulation
Après une lyophlisation de 90 boites Pétri contenant des cultures de l’agent antagoniste
Trichoderma sp, suivis par une formulation sèche. Nous avons obtenu une poudre de couleur
verdatre que ce soit à l’état lyophylisé ou formulé.
Figure
. 7. Lyophlisat Figure 8. Trichoderma
de Trichoderma sp. sp formulé.
31
Chapitre III. Résultats et Discussion
III. Résultat du Pouvoir antagoniste de Trichoderma sp à l’état frais vis-àvis de
l'agent phytopathogène in vitro
III.1. Confrontation directe sur milieu
Le pouvoir antagoniste de la souche de Trichoderma a été testé par la méthode ;
confrontation directe par l’inibition de la croissance mycelienne de la souche fongique de
Fusarium, Le resultat montre que Trichoderma à l’état frais a inhibé la croissance mycelienne
de la souche pathogéne : Fusarium oxysporum tésté[Link] terme de 7 jours d’incubation à
28°C , un poutcentae d’inhbition de 73% . A été enregetré (tableau 4)
III.2. Confrontation à distance
Cette technique nous a permis d’enregistré un pourcentage d’inhibition de 46,15%de la
croissance mycélienne de Fusarium, Par rapport au temoin ou nous avons enregistré une
bonne croissance mycé[Link] bout de 6 jours de confrontation à distance, nous avons
observé des faibles réductions du diamètre des colonies d’agent fongique testé par
rapport au témoin (non traité).
Tableau 4. L'effet inhibiteur de Trichoderma sp sur la croissance mycélienne de souche
pathogène (confrontation directe et indirecte) après 7 jours d'incubation.
Isolats Témoin Résultats du test d’antagonisme Pourcentage
fongiques d’inhibition
73%
Fusarium sp
Fusarium sp 46,15%
32
Chapitre III. Résultats et Discussion
IV. Résultat du Pouvoir antagoniste de Trichoderma sp lyophilisé et formulé vis-
à vis de l'agent phytopathogène in vitro
IV.1. Confrontation directe sur milieu de culture
Le pouvoir antagoniste de Trichodermasp à l’état lyophilisé et formulé vis à vis l’agent
phytopathogène Fusariuma été testé, Les résultats obtenus (Fig.9 ),(Fig.10 ) montrent que la
croissance mycélienne de Fusarium souche témoin est très importante en comparaison avec
les culture traité par le lyophilisat et le formulat de Trichoderma. Après 7 jours d’incubation à
28 °C, une action inhibitrice a été observée avec un pourcentage de 76,92% et 100%
respectivement.
Figure 9. L'effet inhibitrice de l'agent antagoniste lyophlisé sur l'agent phytopathogène.
Figure10. L’effet inhibitrice de l'agent antagoniste formulé
sur l'agent phytopathogène.
33
Chapitre III. Résultats et Discussion
Figure 11. Pourcentage d'inibition de mycélium de pathogène par le Trichoderma à l'etat
frais, lyophlisé, formulé.
34
Chapitre III. Résultats et Discussion
Discussion générale
Dans cette étude Trichoderma a inhibé la croissance mycélienne du pathogène étudié,
Fusarium, en formant une barrière qui empêche son développement.
La confrontation directe entre les différentes formes état frais, lyophilisé, et formulé de la
souche de Trichoderma sp. Et l’agent pathogène Fusarium oxysporum a mis en évidence des
réductions significatives de la croissance du Fusarium oxysporum par rapport au témoin. Le
pourcentage de réduction le plus élevé est obtenu avec la souche de Trichoderma formulé
(100%). Ainsi, un pourcentage de 76,92% est obtenu avec Trichoderma lyophilisé et un
pourcentage qui varie selon le type de confrontation a été enregistré avec la souche de
Trichoderma à l’état frais, pour la confrontation directe nous avons noté 73%, et pour la
confrontaion indirect nous avons noté 46,15%.
Il est à noter que l’efficacité des trois formes de la souche de Trichoderma a montré un
résultat très appréciable,
➢ Dans le cas de confrontation directe par la souche Trichoderma à l’état frais, La
croissance de Trichoderma est plus rapide que celle du pathogène, de ce fait, elle
colonise le milieu nutritif et assimile les éléments nutritifs, c’est le phénomène de
compétition comme il a été cité dans les travaux de (Dubot, 1985. Davet, 1996). En
1988 Zhihe et al., ont prouvé que Trichoderma produit des substances qui inhibent la
croissance des agents phytopathogènes.
➢ D’après les résultats de confrontation à distance Trichoderma a la capacité de produire
des substances volatiles qui sont capable de limiter et même de stopper le
développement de l’agent pathogène (Hibar et al., 2005). Cette action inhibitrice est
due à des substances de nature chimique libérées par la souche de Trichodema.
Dennis et Webstres (1971) ont montré que Trichoderma émette des substances
chimiques toxiques qui sont des dérivés de l’hydrazine sous forme de substance
volatiles importantes.
In vitro, le pouvoir d’inhibition de la souche de Trichoderma formulé en poudre mouillable
sur Fusarium est très élevé : 100%, notre hypothèse se repose sur :
➢ La production de métabolites secondaires
35
Chapitre III. Résultats et Discussion
➢ La production d’enzymes capables de dégrader les parois cellulaires du champignon
pathogène (chitinases, protéases)
➢ La compétition spatiale et nutritive exercée par Trichoderma sur Fusarium.
Dans la littérature les auteurs ont soulevé a travers les observations microscopiques réalisées
au niveau de la zone de contact ont révélé l’existence d’altération au niveau du mycélium du
Fusarium oxysporum, se traduisant par une lyse, une transformation des filaments mycéliens
en cordons et un enroulement du mycélium de Trichoderma spp. autour de celui du Fusarium
oxysporum. Une constatation comparable est observée par Hibar et al.(2005) avec Fusarium
oxysporum f. sp. radicis-lycopersici Javis et Schoemoù T. harzianum s’est montré capable de
s’enrouler autour du mycélium du pathogène, de provoquer une lyse importante du mycélium,
et une transformation des filaments mycéliens en cordons. Lu et al. (2004) ont observé ces
mêmes types d’enroulements du mycélium de T. atroviride autour du mycélium de
Rhizoctonia solani et Pythium utltimum Trow, dans des confrontations directes in vitro. Aussi,
des ramifications excessives du mycélium de [Link] qui apparaissent être une réponse
active à la présence de l’agent pathogène, sont également observées. Dans le même sens, Elad
et al. (1982) avaient signalé l’enroulement du mycélium de T. hamatum (Bon.) Bain sur celui
de R. solani avec une dégradation partielle de ce dernier. Ils ont aussi observé une lyse du
mycélium de Sclerotium rolfsii Saccen présence de T. harzianum. Des résultats similaires sont
obtenus par Cherif et al. (1996) avec Fusarium oxysporum f. sp. radicis-lycopersici en
présence de Trichoderma spp., où des zones de lyses et de dégradation des conidies et du
mycélium du pathogène avec des enroulements d’hyphes sont observés. Ils ont observé
également que les hyphes perdent leur turgescence et deviennent transparents, indiquant une
perte du contenu cellulaire. De même, Howell (2003) a signalé que T. lignorum (Tode)
Harzétait capable de s’enrouler sur le mycélium de R. solani causant une dissolution du
cytoplasme du pathogène.
Dans la confrontation indirecte, caractérisé par une absence de contact directe entre l’agent
antagoniste et le Fusarium oxysporum, les Trichoderma spp. agissent seulement par la
production de substances antifongiques volatiles. Une réduction significative de la croissance
mycelienne du pathogène par rapport au témoin est notée. Les taux de réduction les plus
importants sont notés avec les trois formes de Trichoderma : formulé, lyophilisé et à l’état
frais .Selon Dodd et al. (2003), Samuels et al. (2002), une odeur de noix de coco est présente
sur le milieu de culture PDA, cette odeur est caractéristique de l’antifongique volatil 6-pentyl-
α-pyroneren contré uniquement chez l’espèce T. atroviride et T. viride de la section
36
Chapitre III. Résultats et Discussion
Trichoderma. Oliver et Germain (1983) ont également rapporté la production d’antibiotiques
volatils chez des isolats appartenant à l’espèce T. harzianum.
Les résultats de biocontrôle confirment que l'agent antagoniste, même après
lyophilisation et formulation, a gardé son viabilité et la même efficacité contre l'agent
pathogène. Le succès de l'agent de lutte biologique fongique Trichoderma dans la gestion des
maladies des plantes dépend non seulement de ses propagules et mécanismes de lutte
biologique très efficaces, mais également de ses systèmes de formulation et de délivrance en
relation avec la culture, la maladie et l'environnement. Deux grands types de formulation sont
couramment utilisés : la formulation solide et la formulation liquide. Pour prolonger la durée
de conservation et améliorer l'efficacité de l'application de Trichoderma, la
microencapsulation a été développée. Les modes d'administration et d'application de
Trichoderma se concentrent sur le traitement des semences en utilisant des techniques de
technologie des semences telles que l'amorçage à matrice solide, l'enrobage liquide et le
double enrobage. Le développement de systèmes de contrôle biologique dans la formulation
de Trichoderma est essentiel pour promouvoir une gestion durable des maladies des plantes.
La durée de conservation du produit formulé d'un agent de lutte biologique joue un rôle
important dans le succès du marketing. En général, les antagonistes se multiplient dans un
aliment bio a une durée de conservation plus longue que les aliments inertes ou inorganiques
bases. La durée de conservation de Trichoderma dans la coque de café était plus de 18 mois.
À base de talc, de tourbe, de lignite et de kaolin formulation de Trichoderma, ont une durée
de conservation de 3 à 4 mois. Les propagules viables de Trichoderma dans le talc
formulation ont été réduites de 50 % après 120 jours de stockage (Sankar et Jeyarajan, 1996).
Des études sur le stockage de la formulation de T. viride dans des sacs en polypropylène de
différentes couleurs ont révélé que la population de [Link] était maximale dans des sacs
blanc laiteux de 100 microns épaisseur. Au PDBC, Bangalore travaille sur l'augmentation de
l'étagère durée de vie des formulations de talc de Trichoderma utilisant divers ingrédients
(chitine et glycérol) dans le milieu de production et choc thermique en fin de phase
logarithmique de fermentation a été réalisée ce qui peut allonger la durée de conservation du
talc formulation de succès jusqu'à un an (Sriram et al.,2010, 2011). Bhat et al. (2009) ont
rapporté la durée de conservation du talc formulation à base jusqu'à 180 jours.
37
Conclusion
Conclusion
La pratique la plus fiable pour lutter contre les agents phytopathogènes et en baissant
l´emploi de produits chimiques et le risques qui atteignent l’homme et son environnement est
la lutte biologique. Car elle permet une protection à long terme de la culture par l'emploie
d'organismes vivants, parmi ces derniers les Trichoderma . De nombreuses études ont
rapporté et proposent l'utilisation des biopesticides dans les pratiques agronomiques, pouvant
assurer une efficacité durable, comme une solution alternative ou complémentaire aux intrants
chimique.
Les principales recherches sur le biocontrôle sont centrées sur l'utilisation de spores de
Trichoderma directement sur les graines. Les technologies ne deviennent viables que lorsque
les résultats de la recherche sont transférés du laboratoire au terrain. Bien que Trichoderma
ait un très bon potentiel dans la gestion des maladies, il ne pouvait pas être utilisé comme
suspension de spores sous champ.
Les conditions. Ainsi, la culture de Trichoderma doit être immobilisée dans certains
porteurs et doit être préparé comme formulations pour une application facile, un stockage et
l'utilisation sur le terrain. Par le présent travail, nous avons essayé de contribuer à la
formulation d’une espèce qui appartient au genre Trichoderma et testé l’efficacité de ce
produit (une poudre mouillable) sur un agent pathogéne .
Cette étude a montré l’effet antagoniste in vitro du Trichoderma vis-à-vis du
Fusarium oxysporum, agent responsable de flétrissement de petit pois il ressort :
En effet, les essais de confrontations entre Fusarium sp. et Trichoderma sp que ce soit
d’une façon directe ou bien à distance in vitro et selon les trois formes testées (Etat frais,
lyophilisé et formulé) ont montres des résultats probants. Le contact direct entre les deux
champignons, Trichoderma envahit les colonies de Fusarium sp et dans le cas de
confrontation indirecte, une réduction du diamètre des colonies de Fusarium sp a été observée
par rapport au témoin non traité.
Cela prouve qu’en plus de son pouvoir de compétition, Trichoderma peut agir par la
sécrétion de substances volatiles qui sont capables de stopper à distance le développement de
l’agent pathogène.
38
Conclusion
par ailleurs, le test de biocontrôle menée avec des souches antagonistes lyophilisées et
aussi formulés ont révélés des taux d'inhibition variée respectivement de 76% à 100%.
En général, bien que les agents de lutte biologique donnent de bons résultats dans la gestion
des maladies des plantes, ils sont très sensibles aux fluctuations des conditions
environnementales et sont incompatibles dans leurs performances. La consistance des agents
de lutte biologique pourraient être améliorés grâce à plusieurs moyens parmi eux la
formulation sous différentes formes solide ou liquide.
Ces résultats ouvrent de nombreuses perspectives parmi lesquelles :
➢ L'identification des métabolites bioactifs de Trichoderma par chromatographies.
➢ Criblages des métabolites secondaires d’intérêts.
➢ Tester l’activité antifongique in vivo des souches Trichoderma formulés.
➢ Chercher d’autres types de formulation.
➢ Optimiser les conditions de la lyophilisation (pour une bonne viabilité et une bonne
conservation).
➢ Optimiser les conditions de la formulation.
39
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ANNEXES
Annexe 1
Matériel non biologiques
Tableau : Matériel non biologiques utiliser
Matériel du laboratoire
Verreries Appareillages
Boites Pétri Balance
Pipette pasteur Agitateur magnétique
Eprouvette Plaque chauffante
Becher Bec benzine
Entonnoir Autoclave
Bareaumagnitique Incubateur
sonicateur
Annexe 2
Milieux de culture utilisés
• Milieu PDA (Potato Dextrose Agar)
- Mettre en suspension 39 grammes de PDA déshydraté dans un 1 litre d’eau distillée.
- Secouer doucement jusqu’à obtenir un mélange homogène(agitateur magnétique).
- Auto-claver sous une pression de 1.4 bar à la température de 125 °C durant 30
minutes.
- Laisser les flacons refroidir puis couler la solution sur les boîtes pétries.
- Laissé sèches pendant 2 heures.
Annexe 3
Purfication de la souche Trichodermasp
Annexe 4
Repiqage de l’agent phytopathogène
Annexe 5
Test biocontrole de l’agent anatgoniste formulé