CHAPITRE 2 : ORGANISATION FISCALE DE L’ENTREPRISE
MAROCAINE
SECTION I : L’IMPOT SUR LES SOCIETES
Définition :
« L'impôt sur les sociétés s’applique sur l'ensemble des produits, bénéfices et revenus tel que
prévu dans les articles 4 et 8 du code général des impôts, mais aussi des sociétés et autres
personnes morales visées par l’article 2 du CGI. »
I. CHAMP D’APPLICATION
1. Territorialité
« Sont soumises à l’impôt sur les sociétés, toutes les sociétés et autres personnes morales
assimilées (succursales de sociétés étrangères, établissements publics…) quel que soit leur objet
(entendu commercial ou civil) et quelle que soit leur forme, excepté les exclusions prévues par la
loi3 et les exonérations énumérées par la loi (coopératives, associations sans but lucratif et en
autres). »
Les sociétés étrangères sont soumises à l’IS à raison des activités qu’elles exercent au Maroc, des
biens qu’elles y possèdent et des produits et revenus qu’elles en perçoivent.
2. Mode de détermination du résultat fiscal
Le résultat fiscal brut de chaque exercice comptable est égal au résultat comptable (produits moins
charges) majoré des réintégrations fiscales (charges non déductibles fiscalement) et minoré des
déductions fiscales (produits exonérés ou non imposables. Par ailleurs le résultat fiscal net égal au
résultat fiscal brut minoré du montant du déficit fiscal.
En effet, le déficit fiscal (résultat négatif) d’un exercice comptable donné peut être déduit du
bénéfice de l’exercice comptable suivant. A défaut de bénéfice ou en cas de bénéfice insuffisant
pour que la déduction puisse être opérée en totalité ou en partie, le déficit ou le reliquat peut
être déduit des bénéfices des exercices comptables suivants jusqu’au quatrième. exercice
déficitaire. Cette limitation à 4 ans concerne le déficit hors amortissement. Par contre, le déficit
correspondant aux amortissements est reportable sans limitation dans le temps.