Lycée Mongi Slim Sfax
Année scolaire 2023-2024 Cours Complexe 4ème Math et SC
Prof :Hichem Chakroun
Le plan est rapporté à un repère orthonormé (𝑂, 𝑢 ⃗ , 𝑣)
1) Introduction
Pour tout 𝑧 ∈ ℂ il existe 𝑥, 𝑦 ∈ ℝ vérifiant 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦 . 𝑥 est appelé partie
réelle de z noté 𝑅𝑒(𝑧) , 𝑦 est appelé partie imaginaire de z noté 𝐼𝑚(𝑧)
L’écriture 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦 est appelé écriture cartésienne ou algébrique de z
𝑧 = 0 ⇔ 𝑅𝑒(𝑧) = 0 𝑒𝑡 𝐼𝑚(𝑧) = 0 𝑧 = 𝑧 ′ ⇔ 𝑅𝑒(𝑧) = 𝑅𝑒(𝑧 ′ ) 𝑒𝑡 𝐼𝑚(𝑧) = 𝐼𝑚(𝑧 ′ )
𝑧 + 𝑧̅ = 2𝑅𝑒(𝑧)
2) Conjugué d’un nombre complexe
𝑧 − 𝑧̅ = 2𝑖𝐼𝑚(𝑧)
𝑧̅ = 𝑥 − 𝑖𝑦 est appelé conjugué de z
𝑧 × 𝑧̅ = 𝑅𝑒(𝑧) ² + 𝐼𝑚(𝑧) ²
Z réel ⇔ 𝐼𝑚(𝑧) = 0 Z imaginaire ⇔ 𝑅𝑒(𝑧) = 0
Z réel ⇔ 𝑧 = 𝑧̅ Z imaginaire ⇔ 𝑧 = −𝑧̅
3) Affixe d’un point –affixe d’un vecteur :
Si M(x ,y) ∈ 𝑃 alors 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦 est appelé affixe de M noté aff(M) ou 𝑧𝑀
𝐴𝑓𝑓(𝐴𝐵 ⃗⃗⃗⃗⃗ ) = 𝑍𝐵 − 𝑍𝐴 𝑍 +𝑍
Si I milieu de [𝐴𝐵] alors 𝑍𝐼 = 𝐴 2 𝐵
⃗⃗ et ⃗⃗⃗⃗
𝑤 𝑤′ sont deux vecteurs et ⃗⃗⃗⃗
𝑤′ est un vecteur non nul
𝑧𝑤
⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗ sont colinéaires
∈ℝ⇔𝑤 ⃗⃗ et 𝑤′
𝑧 ⃗⃗⃗⃗⃗
𝑤′
𝑧𝑤
⃗⃗⃗ ⃗⃗⃗⃗ sont orthogonaux
∈ 𝑖ℝ ⇔ 𝑤
⃗⃗ et 𝑤′
𝑧𝑤′
⃗⃗⃗⃗⃗
4) Module d’un nombre complexe :
𝑀(𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦) on appelle module de z et on note |𝑧| le réel positif |𝑧| = √𝑧𝑧̅
|𝑧| = 𝑂𝑀 = √𝑥 2 + 𝑦²
Pour tout 𝑀(𝑧𝑀 ) et 𝑁(𝑧𝑁 ) 𝑀𝑁 = |𝑧𝑀 − 𝑧𝑁 |
5) argument d’un nombre complexe :
On appelle argument de z et on note arg(z)
⃗ , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
toute mesure de l’angle (𝑈 𝑂𝑀)
𝜋
𝑧 ∈ ℝ ⇔ 𝑎𝑟(𝑧) = 𝑘𝜋
∗
𝑧 ∈ 𝑖ℝ∗ ⇔ 𝑎𝑟(𝑧) = 2 + 𝑘𝜋
𝑥 𝑅𝑒(𝑧)
𝑧 ∈ ℂ∗ arg(𝑧̅) ≡ − arg(𝑧) [2𝜋] arg(−𝑧) ≡ arg(𝑧) + 𝜋[2𝜋] cos(𝜃) = 𝑟 = |𝑧|
Pour tout 𝑧 ∈ ℂ∗ 𝑧 = 𝑟(𝑐𝑜𝑠𝜃 + 𝑖𝑠𝑖𝑛𝜃) où 𝑟 = |𝑧| et 𝜃 ≡ ( ⃗𝑈̂ 𝑂𝑀) [2𝜋] Sin(𝜃) = 𝑦 = 𝐼𝑚(𝑧)
, ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
est la forme trigonométrique de z 𝑟 |𝑧|
𝑧 𝑒𝑡 𝑧 ′ ∈ ℂ∗
arg(𝑧 × 𝑧 ′ ) ≡ arg(𝑧) + arg(𝑧 ′ ) [2𝜋] (𝑈 ⃗̂ , ⃗⃗⃗⃗⃗⃗
𝑂𝑀) ≡ arg(z) [2𝜋]
𝑧 ⃗̂ ⃗⃗⃗⃗⃗ ) ≡ arg(𝑍𝐵 − 𝑍𝐴 ) [2𝜋]
arg( ) ≡ arg(𝑧) − arg(𝑧 ′ ) [2𝜋] (𝑈 , 𝐴𝐵
𝑧′ ̂ 𝑍𝐷 − 𝑍𝐶
arg(𝑧 𝑛 ) ≡ n arg(𝑧) [2𝜋] 𝑛 ∈ ℤ ( ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐴𝐵 , ⃗⃗⃗⃗⃗
𝐶𝐷) ≡ arg( ) [2𝜋]
𝑍𝐵 − 𝑍𝐴
6) Ecriture exponentielle d’un nombre complexe :
Pour tout 𝑧 ∈ ℂ∗ 𝑧 = 𝑟𝑒 𝑖𝜃 où 𝑟 = |𝑧| et 𝜃 ≡ arg(z)[2𝜋] est l’exponentielle de z
′
𝑒 𝑖(𝜃+2𝑘𝜋) = 𝑒 𝑖𝜃 pour tout 𝑘 ∈ ℤ |𝑒𝑖𝜃 | = 1 Si 𝑧 = 𝑟𝑒 𝑖𝜃 𝑒𝑡 𝑧 ′ = 𝑟′𝑒 𝑖𝜃 𝑟 > 0 𝑒𝑡 𝑟 ′ > 0
𝜋 1 1
pour tout 𝑘 ∈ ℤ 𝑒 𝑖(2𝑘𝜋) = 1, 𝑒 𝑖𝜋 = −1, 𝑒 𝑖 2 = 𝑖 alors 𝑧̅ = 𝑟𝑒 −𝑖𝜃 ,−𝑧 = 𝑟𝑒 𝑖(𝜃+𝜋) , 𝑧 = 𝑟 𝑒 𝑖(−𝜃)
′) 𝑧 𝑟 ′)
𝑧 × 𝑧 ′ = 𝑟 × 𝑟𝑒 𝑖(𝜃+𝜃 = 𝑟′ 𝑒 𝑖(𝜃−𝜃
𝑧′
𝜃et 𝜃 ′ sont deux réels :
𝜃+𝜃′ 𝜃−𝜃′ 𝜃−𝜃′ 𝜃+𝜃′ 𝜃−𝜃 ′ 𝜃−𝜃′
𝑖𝜃 𝑖𝜃′ 𝑖( ) 𝑖( ) −𝑖( ) 𝑖𝜃 𝑖𝜃′ 𝑖( ) 𝑖( ) −𝑖( )
𝑒 +𝑒 = 𝑒 2 [𝑒 2 + 𝑒 2 ] 𝑒 −𝑒 = 𝑒 2 [𝑒 2 − 𝑒 2 ]
𝜃−𝜃′ 𝜃−𝜃′
2𝑐𝑜𝑠 ( ) 2𝑖𝑠𝑖𝑛 ( )
2 2
𝑒 𝑖𝜃 +𝑒 −𝑖𝜃 𝑒 𝑖𝜃 −𝑒 −𝑖𝜃
cos(𝜃) = sin(𝜃) = 2𝑖
2
(𝑐𝑜𝑠𝜃 + 𝑖𝑠𝑖𝑛𝜃)𝑛 = cos(𝑛𝜃) + 𝑖𝑠𝑖𝑛(𝑛𝜃) Pour tout 𝑛 ∈ ℕ
7) Equations dans ℂ
𝑎𝑧 2 + 𝑏𝑧 + 𝑐 = 0 𝑎 ≠ 0 ∆= 𝑏 2 − 4𝑎𝑐
𝑏
Si ∆= 0 alors l’équation admet une solution − 2𝑎
−𝑏−𝛿 −𝑏+𝛿
Si ∆≠ 0 alors l’équation admet deux solutions distinctes 𝑧 ′ = 𝑧′′ =
2𝑎 2𝑎
Où 𝛿 une racine de ∆
Si z’ et z’’ sont les solutions de l’équation 𝑎𝑧 2 + 𝑏𝑧 + 𝑐 = 0 𝑎 ≠ 0
−𝑏 𝑐
Alors 𝑎𝑧 2 + 𝑏𝑧 + 𝑐 = 𝑎(𝑧 − 𝑧 ′ )(𝑧 − 𝑧 ′′ ) 𝑧 ′ + 𝑧 ′′ = 2𝑎 𝑧 ′ × 𝑧 ′′ = 𝑎
(𝐸): 𝑧 𝑛 = 1 Admet n solutions distinctes définies par
2𝑘𝜋
𝑧𝑘 = 𝑒 𝑖( 𝑛 ) 𝑘{0,1,2, … , 𝑛 − 1} 𝑧𝑘 Sont appelés racines n émes de l’unité
𝑛 ≥ 3 les points 𝑀𝑘 (𝑧𝑘 ) sont les sommets d’un polygone régulier inscrit dans le cercle
trigonométrique
(𝐸 ): 𝑧 𝑛 = 𝑎 (𝑎 ∈ ℂ∗ ) 𝑜ù 𝑎 = 𝑟𝑒 𝑖𝜃 admet n solutions distinctes définies par
𝜃+2𝑘𝜋
𝑧𝑘 = √𝑟𝑒 𝑖( 𝑛 ) 𝑘 ∈ {0,1,2, … , 𝑛 − 1} 𝑧𝑘 sont appelés racines n émes de a
𝑛
𝑛 ≥ 3 les points 𝑀𝑘 (𝑧𝑘 ) sont les sommets d’un polygone régulier inscrit dans le cercle
𝑛
de centre O et de rayon √𝑟