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Le document traite des nombres réels et de leurs propriétés, notamment des nombres rationnels et irrationnels, ainsi que des opérations d'addition et de multiplication. Il aborde également des concepts tels que l'ordre sur les réels, la propriété d'Archimède, la valeur absolue et la densité des rationnels dans les réels. Enfin, il définit divers types d'intervalles dans l'ensemble des nombres réels.

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Le document traite des nombres réels et de leurs propriétés, notamment des nombres rationnels et irrationnels, ainsi que des opérations d'addition et de multiplication. Il aborde également des concepts tels que l'ordre sur les réels, la propriété d'Archimède, la valeur absolue et la densité des rationnels dans les réels. Enfin, il définit divers types d'intervalles dans l'ensemble des nombres réels.

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2
Table des matières

1 Les nombres réels 5


1.1 L’ensemble des nombres rationnels Q . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1.1 Écriture
√ décimale . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.1.2 2 n’est pas un nombre rationnel . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
1.2 Propriétés de R . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.1 Addition et multiplication . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.2 Ordre sur R . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.2.3 Propriété d’Archimède . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.2.4 Valeur absolue . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
1.3 Densité de Q dans R . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.3.1 Les intervalles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.3.2 Notion de voisinage . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.3.3 Densité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.4 Borne supérieure, borne inférieure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.4.1 Majorant, minorant . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
1.4.2 Borne supérieure, borne inférieure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
1.4.3 Maximum, minimum . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

3
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Chapitre 1

Les nombres réels

1.1 L’ensemble des nombres rationnels Q


1.1.1 Écriture décimale
Par définition, l’ensemble des nombres rationnels est
np o
Q= |p ∈ Z, q ∈ N∗ .
q
2 −7 3 1
Exemple 1.1.1. , , = .
5 10 6 2
a
Les nombres décimaux, c’est-à-dire les nombres de la forme avec a ∈ Z et n ∈ N
10n
fournissent d’autres exemples :
1234
1, 234 = 1234 × 10−3 = .
1000
Proposition 1.1.2. Un nombre est rationnel si et seulement s’il admet une écriture
décimale périodique ou finie.
Exemple 1.1.3.
3 1
= 0, 6, = 0, 3333..., 1, 179325325325...
5 3
.

1.1.2 2 n’est pas un nombre rationnel
Il existe des nombres qui ne sont pas rationnels, les irrationnels. Les nombres irrationnels
apparaissent naturellement dans les figures géométriques : par exemple la diagonale d’un
√ 1
carré de côté 1 est le nombre irrationnel 2 ; la circonférence d’un cercle de rayon est
2
π qui est également un nombre
√ irrationnel. Enfin e = exp(1) est aussi irrationnel.
Nous allons prouver que 2 n’est pas un nombre rationnel.
Proposition 1.1.4. √
2∈
/ Q.
Peuve : exercice

5
1.2. PROPRIÉTÉS DE R CHAPITRE 1. LES NOMBRES RÉELS

1.2 Propriétés de R
1.2.1 Addition et multiplication
Pour bien manipuler les nombres réels, il faut avant tout connaı̂tre quelques règles de
base. Ces règles portent toutes un nom afin de les identifier tout de suite et ainsi savoir
de quoi l’on parle. Un peu comme sur une carte, cela nous permet de savoir ce que l’on
voit, où l’on va et comment on y va.
Pour x, y, z ∈ R
1. x + y = y + x,
2. (x + y) + z = x + (y + z),
3. il existe un élément 0 ∈ R tel que 0 + x = x pour tout x ∈ R,
4. Pour tout x ∈ R, il existe un élément −x ∈ R tel que x + (−x) = 0,
5. x(yz) = (xy)z,
6. xy = yx,
7. x(y + z) = xy + xz,
8. xy = 0 ⇐⇒ (x = 0 ou y = 0),
9. Il existe un élément 1 6= 0 tel que 1x = x pour tout x ∈ R,
10. Pour chaque élément x 6= 0 de R, il existe un élément x−1 ∈ R tel que xx−1 = 1.

Proposition 1.2.1. (R, +, ×) est un corps commutatif.

1.2.2 Ordre sur R


Définition 1.2.2. Soient E et F deux ensembles non vides. Une relation binaire R de E
vers F est définie par une partie G (appelée graphe de la relation) de E × F . Si (x, y) ∈ G,
on dit que x est en relation avec y et on note xRy.

Définition 1.2.3. Soit E un ensemble non vide. Une relation binaire R de E vers E est
dite :
- réflexive si ∀x ∈ E, xRx,
- antisymétrique si ∀x, y ∈ E, (xRy et yRx) ⇒ x = y,
-transitive si ∀x, y, z ∈ E, (xRy et yRz) ⇒ xRz.

Définition 1.2.4. Une relation d’ordre sur un ensemble non vide E est une relation
binaire réflexive antisymétrique et transitive. Lorsque E est munie d’une relation d’ordre
R, on dit que (E, R) est un ensemble ordonné.

Exemple 1.2.5. On a les exemples suivants :


- Si E = N, Z, Q, R, la relation ≤ est une relation d’ordre.
- Soit E un ensemble non vide. La relation ⊂ est une relation d’ordre sur les sous-
ensembles de E.
- Soit E = N∗ . Pour x, y ∈ E, on note x|y si x divise y. Montrer que la relation | est une
relation d’ordre sur E.

Exercice : Montrer que la relation < n’est pas une relation d’ordre sur R

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CHAPITRE 1. LES NOMBRES RÉELS 1.2. PROPRIÉTÉS DE R

Définition 1.2.6. Soit (E, R) un ensemble ordonné. Si pour tous x et y dans E, on a


xRy ou yRx, on dit que (E, R) est totalement ordonné.
Exemple 1.2.7. E = N, Z, Q ou R muni de ≤ est totalement ordonné.
Proposition 1.2.8. L’ordre ≤ sur R est compatible avec l’addition et la multiplication :
pour tous x1 , x2 , y1 , y2

(x1 ≤ x2 et y1 ≤ y2 ) ⇒ x1 + y1 ≤ x2 + y2

(x1 ≤ x2 et 0 ≤ y1 ) ⇒ x1 × y1 ≤ x2 × y1

1.2.3 Propriété d’Archimède


Proposition 1.2.9. R est archimédien, c’est-à-dire :

∀x ∈ R, ∃n ∈ N, n > x.

Pour tout réel x , il existe un entier naturel n strictement plus grand que x.
Cette propriété peut sembler évidente, elle est pourtant essentielle puisque elle permet
de définir la partie entière d ?un nombre réel. La partie entière a beaucoup d’applica-
tions notamment en probabilité, en théorie des nombres mais également dans l’affichage
numérique d’appareils de mesures.
Définition 1.2.10. Soit x un nombre réel. Il existe un unique entier relatif, noté E(x),
tel que :
E(x) ≤ x < E(x) + 1.
On appelle E(x) la partie entière de x.
Exemple 1.2.11. E(π) = 3, E(−π) = −4.
Remarque 1.2.12. Intuitivement, il est assez aisé de voir que pour les nombres positifs,
la partie entière d’un nombre est le nombre lui-même“ coupé ” de ses chiffres après la
virgule. D’où le nom de partie entière. Par contre pour les nombres négatifs, il faudra faire
attention, ce sera le nombre entier inférieur au nombre “ coupé ” de ses chiffres après la
virgule. Il ne faut donc pas confondre partie entière et troncature. La partie entière est la
troncature pour les nombres positifs, mais pas pour les nombres négatifs.

1.2.4 Valeur absolue


Rappelons ici quelques propriétés des valeurs absolues. Commençons par en donner la
définition qui est due à François Viète en 1591 mathématicien français.
Définition 1.2.13. (Valeur absolue)
Soit x un nombre réel. La valeur absolue de x est le nombre réel défini par

 x si x > 0,
|x| = −x si x < 0,
0 si x = 0.

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1.3. DENSITÉ DE Q DANS R CHAPITRE 1. LES NOMBRES RÉELS

Proposition 1.2.14. (Propriétés de la valeur absolue)


1. ∀x ∈ R, |x| ≥ 0,
2. ∀x ∈ R, |x| = 0 ⇐⇒ x = 0,
3. ∀(x, y, r) ∈ R3 , |x − y| ≤ r ⇐⇒ y − r ≤ x ≤ y + r,
4. ∀(x, y) ∈ R2 , |x + y| ≤ |x| + |y| (Inégalité triangulaire 1),
5. ∀(x, y) ∈ R2 , |x| − |y| ≤ |x + y| (Inégalité triangulaire 2),
6. ∀(x, y) ∈ R2 , |xy| = |x||y|.

1.3 Densité de Q dans R


1.3.1 Les intervalles
Il existe plusieurs types d’intervalles. Voici tout d’abord la définition générale d’un
intervalle de R.
Définition 1.3.1. (Intervalle de R)
On appelle intervalle de R toute partie de I de R vérifiant, pour tous x, y ∈ I et pour tout
z ∈ R,
si x ≤ z ≤ y alors z ∈ I.
Définition 1.3.2. (Intervalle fermé et borné)
Soient a et b deux réels tels a ≤ b. On appelle intervalle fermé et borné de R, tout ensemble
de la forme
[a, b] = {x ∈ R, a ≤ x ≤ b}.
Définition 1.3.3. (Intervalle ouvert)
Soient a et b deux réels tels a < b. On appelle intervalle ouvert de R, tout ensemble de la
forme
]a, b[= {x ∈ R, a < x < b}.
On note également les ensembles de la forme :

]a, +∞[= {x ∈ R, a < x}

ou
] − ∞, b[= {x ∈ R, x < b}
Définition 1.3.4. (Intervalle ouvert et borné)
Soient a et b deux réels tels a ≤ b. On appelle intervalle ouvert et borné de R, tout
ensemble de la forme
]a, b[= {x ∈ R, a < x < b}.
Définition 1.3.5. (Intervalle semi-ouvert et borné)
Soient a et b deux réels tels a ≤ b. On appelle intervalle semi-ouvert et borné de R, tout
ensemble de la forme
[a, b[= {x ∈ R, a ≤ x < b},
mais aussi
]a, b] = {x ∈ R, a < x ≤ b},

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CHAPITRE 1. LES NOMBRES R
1.4.
ÉELS
BORNE SUPÉRIEURE, BORNE INFÉRIEURE

Définition 1.3.6. (Intervalle fermé et non borné)


Soient a et b deux réels tels a ≤ b. On appelle intervalle semi-ouvert et non borné de R,
tout ensemble de la forme
[a, +∞[= {x ∈ R, a ≤ x},
mais aussi
] − ∞, b] = {x ∈ R, x ≤ b},
On note les intervalles particulier suivants :
R+ = [0, +∞[, R∗+ =]0, +∞[, R− =] − ∞, 0], R∗− =] − ∞, 0[.

1.3.2 Notion de voisinage


La notion de voisinage servira pour les chapitres suivants quand on abordera les notions
de limites. Noter que dans ce qui suit (et ce sera valable pour tous les chapitres), dès que
l ?on considère une quantité aussi petite que l ?on veut, on la note . Cette notation est
due à Augustin-Louis Cauchy.
Définition 1.3.7. (Voisinage d’un point)
Soit a un nombre réel. On dit que V ⊂ R est un voisinage de a si et seulement s’il existe
 > 0 tel que [a − , a + ] ⊂ V .
Définition 1.3.8. (Voisinage de l’infini)
On dit que V ⊂ R est un voisinage de +∞ (respectivement de −∞) si et seulement s’il
existe A ∈ R tel que [A, +∞[⊂ V (respectivement ] − ∞, A] ⊂ V ) .

1.3.3 Densité
Proposition 1.3.9. On a
1. Q est dense dans R : tout intervalle ouvert (non vide) de R contient une infinité de
rationnels.
2. R\Q est dense dans R : tout intervalle ouvert (non vide) de R contient une infinité
d’ irrationnels.
Preuve : exercice

1.4 Borne supérieure, borne inférieure


1.4.1 Majorant, minorant
Définition 1.4.1. Soit (E, ≤) un ensemble ordonné et A un sous-ensemble de E.
1. A est majorée s’il existe un nombre réel M (pas forcément dans A) tel que pour
tout a ∈ A, a ≤ M . Un tel nombre (qui n’est pas nécessairement unique), est appelé
majorant de A.
2. A est minorée s’il existe un nombre réel m (pas forcément dans A) tel que pour
tout a ∈ A, a ≥ m. Un tel nombre (qui n’est pas nécessairement unique), est appelé
minorant de A.
3. A est bornée si A est majorée et minorée.
Exemple 1.4.2. Le sous-ensemble ] − ∞, 1] de R est majoré et non minoré.

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1.4. BORNE SUPÉRIEURE, BORNE INFÉRIEURE
CHAPITRE 1. LES NOMBRES RÉELS

1.4.2 Borne supérieure, borne inférieure


Définition 1.4.3. Soit (E, ≤) un ensemble ordonné et A un sous-ensemble de E. On dit
que M ∈ R est la borne supérieure de A si et seulement si
1. M est un majorant de A, c’est à dire que pour tout a ∈ A, a ≤ M ,
0 0
2. Si M est un majorant de A, alors M ≤ M , autrement dit, M est le plus petit des
majorants de A.
On note M = sup(A).
De même m ∈ R est la borne inférieure de A si et seulement si
1. m est un minorant de A, c’est à dire que pour tout a ∈ A, a ≥ m,
0 0
2. si m est un minorant de A, alors m ≥ m , autrement dit, m est le plus grand des
minorants de A.
On note m = inf(A).
Théorème 1.4.4. Soit A un sous-ensemble non vide et majoré de R muni de la relation
d’ordre usuelle.
1. Si A est majoré alors A admet une borne supérieure.
2. Si A est minoré alors la borne inférieure de A existe.
On peut caractériser de façon pratique la borne supérieure et la borne inférieure de la
façon suivante
Proposition 1.4.5. Soit A un sous-ensemble non vide et majoré de R muni de la relation
d’ordre usuelle. On a M = sup(A) si et seulement si :
1. pour tout a ∈ A, a ≤ M .
2. pour tout  > 0, il existe a ∈ A tel que M −  < a ≤ M .
De même, soit A un sous-ensemble non vide et minoré de R muni de la relation d’ordre
usuelle. On a m = inf(A) si et seulement si :
1. pour tout a ∈ A, m ≤ a.
2. pour tout  > 0, il existe a ∈ A tel que m ≤ a < m + .
Preuve. Exercice

1.4.3 Maximum, minimum


Définition 1.4.6. (Maximum, minimum)
Soit A ⊂ R non vide.
1. On dit que M est le maximum de A, que l’on note M = max(A) si M = sup(A) et
M ∈ A.
2. On dit que m est le minimum de A, que l’on note m = min(A) si m = inf(A) et
m ∈ A.
Proposition 1.4.7. On considère R muni de la relation d’ordre usuelle.
1. Soit A un sous-ensemble de R. On pose −A = {−a, a ∈ A}. Alors :

sup(−A) = − inf(A) et inf(−A) = − sup(A).

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CHAPITRE 1. LES NOMBRES R
1.4.
ÉELS
BORNE SUPÉRIEURE, BORNE INFÉRIEURE

2. Soit A un sous-ensemble de R et f une application de A dans R. On appelle borne


supérieure de f dans A le nombre (s’il existe) sup f (A) (encore noté supa∈A f (a))
où
f (A) = {f (a), a ∈ A}.
De même, la borne inférieure de f dans A est donnée par inf f (A) (encore notée inf a∈A f (a)).
On dira que f est majorée (resp. minorée, resp. bornée) si f (A) est majoré (resp. minoré,
resp. borné).

Preuve. Exercice

c Université Virtuelle 11 UVBF 2021/2022


1.4. BORNE SUPÉRIEURE, BORNE INFÉRIEURE
CHAPITRE 1. LES NOMBRES RÉELS

c Université Virtuelle 12 UVBF 2021/2022


Bibliographie

[1] Jean-Marie Monier, cours de mathématiques Tome 1, 1re année MPSI PCSI PTSI.
[2] Jean-Marie Monier, Analyse MPSI cours et 1000 exercices corrigés, 4 ème édition.
[3] Louis Jérémy, Pierre Mineau, Jean-Claude Thiénard, Analyse 1, Précis de cours 250
exercices gradués et corrigés, Vuibert.
[4] D. Guinin, B. Joppin, Analyse MPSI, cours, méthodes exercices corrigés,2003.

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