Soandry
Soandry
23 ans, CÉLIBATAIRE
SPORTIVE
IV- LOISIRS
V- DIVERS
REMERCIEMENTS
L'élaboration du présent projet a été rendu possible grâce à l'appui de la collaboration de certains
nombres des personnes auxquelles je tiens à adresser mes remerciements l'as plus sincères.
Photo n°6: des enfants qui dorment au bord des rues (stationnement)...P
SOMMAIRE
INTRODUCTION
MATÉRIEL ET MÉTHODE
RÉSULTATS
DISCUSSIONS
3-PARTIE III :
CONCLUSION
BIBLIOGRAPHIE
INTRODUCTION
Madagascar est classé parmi les pays le plus pauvres du monde, et parmi nos compatriotes les
plus défavorisés, il y a encore plus démunis que les autres telle que les orphelins et les enfants rejeté par
notre société d'errer et trouver refuges dans nos rues.
À Madagascar, selon les dernières enquêtes de l'Institut National de la Statistique, 71% de la population
est affecté par la pauvreté d'où dans le dernier rapport publié en mars 2014, par la Banque Mondiale "
visage de la pauvreté à Madagascar " le plus haut niveau de pauvreté est enregistré dans la ville de
Fianarantsoa : 76,6 % de la population vivent dans la pauvreté.
Sur ce, la majorité de la population vivent dans la pauvreté à Fianarantsoa, d'ailleurs ils focalisent leurs
économies sur le secteur primaire qui ne cesse pas de rencontrer des problèmes. Alors, à Fianarantsoa
beaucoup de gens, d'enfants sont obligés de descendre dans la rue pour trouver de quoi manger, pour
une question de survie, les enfants en sont les premiers victimes.
Malgré leurs âges, beaucoup d'enfants errent dans nos rues et dorment sur les trottoirs, au pied des
maisons, dans les arrêts de bus malgré les situations climatiques des hauts terres.
Selon l'association Mada ECP, 9 Malagasy sur 10 vivent sous le seuil de la pauvreté, et 25 % des enfants
entre 7 et 17 ans travaillent pour aider leur famille, ils sont obligés de quitter l'école pour cette raison
même. Alors 66% des enfants terminent l'école primaire.
À Fianarantsoa, tellement d'enfants vivent encore dans nos rues, dont leur nombre sont inestimable.
Certains sont là puisqu'ils n'ont pas eu la chance de garder leur parents un peu plus longtemps bref les
orphelins. Certains sont rejetés pas la famille et la société juste par leur handicap, soit physique ou
morale, ils sont jugés comme un grand fardeau et sont contraints de faire face à la vie tout seul. D'autres
sont issus de la campagne, des familles qui se déplacent vers la ville à la recherche d'un condition de vie
meilleure. Il pourrait être aussi issue de l'instabilité familiale c'est à dire les conflits parentaux qui
causent les vegabondages des enfants et aussi la pauvreté qui a la cause principale. Alors ils n'ont nulle
part où aller et sont obligés d'occuper les rue avec leur habitat pas très conforme au plan d'urbanisme.
Pour survivre, ces personnes adoptent des différentes méthodes pour trouver de l'argent, pour satisfaire
au besoin de la famille et pour qu'ils puissent manger à leur faim: la mendicité, la prostitution, les
différentes escroqueries, les vols, des petits métiers. Ces différents méthodes des fois illégales et
pénibles sont adoptées pour leur survie.
Cela nous inspire à porter nos recherches sur le thème suivant: Les 4'mi de Fianarantsoa ville. Nous
aimerions en savoir beaucoup plus sur la raison de cette phénomène sociale, leur mode de survie et les
alternatives pour sortir de la crise. Alors pour initier notre travail, nous allons centrer nos etudes sur une
question importante: comment expliquer la présence d'autant d'enfants qui vivent dans nos rues?
Notre choix s'est focalisé principalement sur : les 4'mi de Fianarantsoa ville " parce que ce phénomène
de 4'mi est de plus en plus préoccupant pour les parents et le gouvernement à cause de leur nombre qui
ne cesse de croître de jour en jour. Leur présence dans la rue les soustrait de l'éducation, de la
formation professionnelle et les exposent à des risques tels que les maladies, les accidents, la
toxicomanie ou le grand banditisme. Ce phénomène constitue un risque pour la sécurité des enfants et
celle de la population en général et se présente comme un frein au développement d'un pays, surtout
lorsqu' il se manifeste de manière récurrente.
Cependant, il faut lutter contre ce phénomène qui attriste ta t d'enfants et beaucoup de familles, faire
en sorte qu'ils ne soient pas tout le temps dans le besoin en leur offrant notre aide et nos soutiens,
informer informer la société de leur triste vécu et des problèmes auxquels ils sont exposés.
Adopter des stratégies justes et à long terme qui visent le bien et l'avenir des enfants vulnérables ou les
4'mi de Fianarantsoa ville.
Pour entamer et mieux développer notre recherche, nous allons détailler en premier lieu tout ce qui
concerne le champ d'étude en présentant Fianarantsoa et le concept 4'mi. En second lieu, mous allons
les facteurs qui mobilisent les enfants à descendre dans la rue et leurs impacts. Enfin, on achèvera notre
sujet sur l'analyse et discutons afin d'avance quelles solutions pour le bien de ces enfants.
MATÉRIELS ET MÉTHODES
I- Matériels:
Comme tout recherche, nous avons utilisé plusieurs matériels pour pouvoir rassembler plus
d'information possible sur notre sujet, soit sur le plan physique ou financiere. Un appareil photo était
tellement nécessaire pour la prise des photos lors des enquêtes, un magnétophone pour des
enregistrements vocaux afin de rien perdre. La prise de note dans le bloc note nous a aussi servie. Le
port a été aussi nécessaire pour l'enregistrement des fichiers. Lors des enquêtes les codes ont été juger
important pour bien s'entretenir avec les auxquelles ont veut collecter des informations. Sans oublier,
des moyens financiers ont été prévu en fonction de la durée de la recherche.
II- Méthodes :
Dans un premier temps, nous avons dépouillé les archives du ministère de la population de
Fianarantsoa sur la correspondance qu'elle entretenait sur la statistique de la population et des 4'mi de
Fianarantsoa ville et le bureau des Assistances Sociales à Anjoma pour nous procurer les effectifs des
4'MI. Ensuite, une enquête a été menée auprès des responsables des organisations non
gouvernementales (ONG) qui se chargent des enfants en situation de rue, et afin de connaître beaucoup
plus sur les enfants et leur vécu : VOZAMA ( Vonjeony Zaza Malagasy), Enfant du soleil.
1- Documentation:
1-1- Enquête:
En étant qu'étudiant des sciences sociales, notre étude serait insuffisant sans faire une descente sur
terrain. Alors, une descente sur terrain a été effectué dans certains quartiers de Fianarantsoa les lieux
de refuge des 4'mi en général: Ampasambazaha(Magasin Philips), Stationnement, Ambatomena (Maison
en béton) et des diverses personnes de la société ont été interviewé, ainsi que les 4'mi en personne.
Les 4'mi sont de personnes qui vivent comme les autres malgré leurs différences dans certains cas, leur
façon d'être sont presque différent des autres. Et c'est ces différences qui nous poussent à étudier
encore plus et analyser cette société : leur mode de vie, vestimentaire, nourriture... C'est pour cette
même raison qu'on a besoin d'observer directement leur comportement pour qu'on puisse les
interpréter d'une meilleure façon.
Pour bien orienté notre étude, des recherches bibliothecaires ont été nécessaires: Memoir pour
l'obtention du diplôme de Mademoiselle RAZAFINIRINA Angeline Miche intitulé: " Les enfants de rue de
la ville de Fianarantsoa et leur langage " Faculté des lettres et sciences humaine université de
Fianarantsoa (FSLH).
Un livre sur un projet de ville pour Fianarantsoa "vers une planification concertée du développement
urbain "Février 1999.
*Internet :
De nos jours: on ne peut plus s'entacher des progrés technologiques,alors pour bien renforcer notre
recherche,des recherches internet ont été effectués concernant le sujet :les 4'mi.
*L'approche structuraliste: Dans une approche structuraliste, c'est la structure du système qui est le
centre de l'étude du chercheur .Donc , l'analyse structurale consiste à élucider un ensemble des faints
comme un système. Il s'agit ici de découvrir en quelque sorte la structure de l'objet à étudier c'est-à -
dire l'ensemble des caractères interdépendants.Le structuralisme a été développé en anthropologie par
Claude Lévi-Strauss, il part du constat que chaque société constitue un arrangement particulier et
cohérent d'attitudes, de comportement. C'est de ce point de vue que l'on va mener cette recherche. Sur
son application il nous permettra d'étudier la particularité de la société 4'MI et la cohérence dans le
groupe et leurs vie personnelle.
*L'approche fonctionnalite: Dans une approche structuraliste, il est essentiel d'analyser la société
comme un ensemble former par des éléments qui fonctionnement les uns par rapports à d'autres et que
chaque élément doit être étudier en menant compte de la fonction qu'ils remplissent dans la société et
du besoin sociologique qui est à son origine. Car selon Malinowski, il est important d'étudier les liens
entre les phénomènes sociaux et les faits sociaux. C'est alors ainsi que l'on va procéder notre recherche.
Sur ce , cette approche nous permettra d'étudier comment fonctionne le groupe, et le plus important le
lien entre les phénomènes sociaux et les faits sociaux, c'est-à-dire le pourquoi et le comment de
l'existence des 4'MI dans notre ville.
*Approche systémique : Cette recherche systémique ou encore analyse systémique nous permettra
encore plus de voir de plus prés notre objet d'étude, car ce champ interdisciplinaire relatif à l'étude
d'objet dans leurs complexités . Sur ce, pour expliquer notre étude sur les 4'MI dans son environnement,
dans son fonctionnement, dans ses mécanismes, nous devrions adopter cette démarche.
Elle nous permettra d'identifier les niveaux d'organisation entre les 4'MI, les échanges entre eux
finalité : qui sont des points importants dans notre étude.
PARTIE I
Fianarantsoa est l'un des six (6) provinces de Madagascar avec une superficie de 103272km², elle a une
population de 4142444 habitants en 2011.
La province de Fianarantsoa compte cinq (5) régions et vingt cinq (25) districts:
*Région Atsimo Atsinanana: composé de cinq (5) districts : Befotaka, Farafangana, Midongy Sud,
Vangaindrano, Vondrozo.
Région Haute Matsiatra: regroupe sept (7) districts: Ambalavao, Ambahimahasoa, Isandra, Lalangina,
Fianarantsoa, Ikalamavony.
* Région Vatovavy Fitovinany: regroupe six (6) districts : Ifanadiana, Ikongo, Manakara, Mananjary,
Nosy, Vohipeno.
*La province de Fianarantsoa possède deux principales attractions qui font sa célébrité dont:
Le parc national a déjà fait le prestige de la province depuis longtemps, il est plus ancien tandis que
l'Andringitra est une nouvelle destination.
1-2-1- Historique : Notre étude sur les 4'mi se déroule dans la ville de Fianarantsoa. Fianarantsoa est
une ville de haute terre de Madagascar, capitale de la province de Fianarantsoa et le chef lieu de la
région Haute Matsiatra, son aire urbaine est estimé à 200482 habitants en 2014.
Fianarantsoa est une ville de haut plateau se trouve à 56 km au nord d' Ambalavao et 56 km au sud
d'Ambohimahasoa. Elle est un carrefour routier, elle se situe en ouverture vers tout le sud- est de
Madagascar par la route nationale 45 (RN45). Elle se situe entre la province de Toliara et celle
d'Antananarivo qui sont reliées par la route nationale 7 (RN7), et elle est aussi connectée à Ikalamavony
par la route nationale 42 (RN42).
Historiquement, la ville de Fianarantsoa est fondée par la reine Ranavalona I en 1831, pour en faire
une capitale de la partie Sud de l'île. Bâtie sur un site de colline alternée de vallée, la ville de
Fianarantsoa s'étale sur trois étages:
ville haute: le site primitif de la ville on y trouve les maisons traditionnelles et les églises.
ville coloniale: sur la colline de Tsianaolondroa, on y trouve les bâtiments administratifs.
ville basse: se trouvant dans les collines périphériques, zone basse extension récente de la ville.
Sur le plan administratif, la ville de Fianarantsoa se divise en sept (7) arrondissements et 50 fokotany:
1-2-2- Population:
La population est l'élément essentiel du développement, c'est même l'agent principal et bénéfique
du développement c'est à dire que la population est à la fois l'acteur et le cible du développement
régional, alors il est important de connaître sa situation en terme d'effectif, de structure et de conditions
de vie. Alors, il est avant tout essentiel de savoir l'effectif et la structure de la population pour pouvoir
gérer les ressources naturelles et les services, car comme nous le savons, nos richesses sont inégalement
reparties dans les différentes zones de Madagascar. Selon les informations recueillies pendant la
collecte monographique en 2009, 5,6% de la population nationale vivent dans la région Haute Matsiatra,
en 2011 la ville de Fianarantsoa compte 144225 habitants.
Source: www.regionhautematsiatra.mg.MEEI/CREAM/MONOGRAPHIE2009
Fianarantsoa demeure à ce jour l'une des villes les plus pauvres de Madagascar. Dans le chef lieu de
la région Haute Matsiatra, le taux de chômage ne dépasse pas le 3%⁸. Ce taux assez bas cache
cependant un phénomène de sous emploi dans la ville. Sur ce plan, la population centre leurs économies
sur le commerce, ce qui fait Fianarantsoa une des villes les plus commençantes de Madagascar. Outre le
tertiaire, l'agriculture et l'élevage tiennent également une place dans leurs économies, d'où la majorité
de la population à Fianarantsoa vivent à la campagne. Ce qui la prédominance du secteur primaire dans
l'économie de la population dans la ville de Fianarantsoa.Le niveau d'éducation de la population
demeure très faible, nombreux sont ceux arrivent à peine à terminer les études primaires car ils sont
plus motivés sur l'étude, savoir compter, lire, écrire et calculer suffit car pour eux. En terme de
développement, Fianarantsoa est plutôt en retard par rapport à d'autres grandes villes de Madagascar.
Fianarantsoa est célèbre pour ses vins, le thé, ainsi que le marché de zébu, mais en dehors de celà,
aucun activité majeur n'est présente, ce qui constitue un handicap pour son développement.
1-1- Étymologie :
On appelle 4'mi , les enfants de rue de Madagascar, c'est-à-dire les 4'mi sont les enfants qui font de
la rue leur refuge en générale. Le néologisme 4'mi a une multiple signification, pour certains, le mot 4'mi
est un raccourci pour les quatre (4) " Tsy misy " c'est-à-dire les dépossédés, ceux qui ne possèdent
aucune des quatre (4) besoins fondamentaux selon la société Malgache : Ceux qui n'ont pas de
logement, sans domicile ni Maisons mais vivent dans la rue, dans des petites maisons au bord des routes
de fabrication illicite.
Ceux qui n'ont pas de toit , font de la rue leur seul refuge.
Ceux qui n'ont pas de travaille , vivent dans une condition de vie précaire.
Ceux qui n'ont pas de revenus, avec un revenu très faible qui n'arrivent même pas à satisfaire les
besoins de la famille. Bref , ce sont les déshérités de Madagascar que l'on appelle 4'mi mais pas
seulement les enfants.
Pour d'autres, le terme 4'mi désignent les indigents, souvent des jeunes enfants qui mendient dans
les rues de Madagascar. Pour eux , le mot 4'mi est cause du syllabe " mi", les quatre mots Malgache qui
évoquent les verbes suivants :" miloka " qui veut dire "parier" ," mifoka " qui se traduit en français
"fumer " , " misotro" qui signifie " boir" et enfin " mijangajanga " qui veut dire " se prostituer" , ces
quatre verbes évoquent les trains caractéristiques des 4'mi .
Les 4'mi ou les enfants de rue sont des garçons et des filles pour qui la rue est devenue leur lieu
d'habitation, ils se tirent leur propre moyen de substance, ils y sont sans protection. lls sont en rupture
temporaire, partielle ou totale avec leur famille et la société.
Dans l'étude faite par le ministère de la population, de la protection sociale et des loisirs on décompose
le 4'mi en deux (2) groupes : enfants de la rue et enfants dans la rue .
Enfants de la rue : ils restent intégrer à une famille, souvent nombreuse , vivant dans la pauvreté
absolue mais où ils peuvent trouvés une structure fragile d'accueil .Ils ne vont pas en classe, ils puissent
dans la rue à la fois un travail pour lui et sa famille, sa nourriture, ses loisirs...
Enfant dans la rue: ils sont moralement et matériellement abandonnés par sa famille et ont perdues
tout contact permanent avec le groupe social. La rue procure pour eux à la fois le travail occasionnel , la
nourriture dans la même condition que les enfants de la rue. La rue et son environnement leur
fournissent l'habitation mais les exposant à des dangers.
Age Nombre
Moins de 5 ans 45
La rue permet aux 4 'mi de se définir et de se reconnaître les uns les autres et face au reste de
la société. Elle peut donc leur attribuer une identité spécifique. Et sur cette terrain vague et dangereuse,
ils sont obligés d'y faire face à la vie tout seul sans pouvoir compter sur quelqu'un mais contraints de
mener leur vie comme bon leur semble. Sur ce , pour survivre dans rue ils ont adopté des méthodes de
survie complétement différent de celle des enfants en famille, qui sont plutôt triste, malheureux et à la
fois dangereux, les 4'mi sont privées de ces petites joies inhérentes à l'enfance, ils font face aux aléas de
la vie dans toute la splendeur de leur innocence.
Vêtement: Comme tous les enfants, les 4'mi ont aussi le droit de se vêtir c'est-à-dire qu'ils ont les
mêmes droits que les autres enfants, mais c'est le moyen de se procurer qui manque. Sur les codes
vestimentaires, ils en sont au plus bas voire même méprisables. Le jour ils où ils arrivent à se changer
c'est le jour où ils trouvent des habits dans les ordures , ou bien le jour où les bienfaiteurs leur offrant.
Se nourrir : Les 4'mi n'ont pas eu la chance comme les autres enfants qui attendant que leur parent
apporte les repas à table et peuvent choisir quoi manger, les 4'mi eux ils sont obligés de vivre le jour au
jour en cherchant de quoi manger partout où il va . Ils n'ont pas trop le choix sur la quantité et surtout la
qualité de ce qu'ils mangent mais avale tout ce qui peuvent être manger jusqu'à fouiller même dans les
ordures.
S'exprimer : Les 4'mi ont une étrange façon d'exprimer leurs pensées et leurs idées avec un tel
agressivité et l'impolitesse. C'est peut- être à cause du manque de conseil et d'éducation, ils ne savent
pas différencier du bon et du mal ,pour s'exprimer, ils emploient des mots choquant et des gros
mots .Alors , ils ont une difficulté de communiquer avec les autres.
Livrés à eux même, souvent très jeune ayant subi des maltraitances que ce soit de la vie ou des
personnes adultes, ils n'ont pas le choix que de développer des stratégies de survie dans la rue en se
dirigeant de nouveaux repères , par le biais notamment de l'appartenance à un groupe d'enfants et
d'une identification à un territoire de rue , c'est-à-dire pour survivre ils se référant à la rue et ne peuvent
compter qu'en la rue. Alors , ils adoptent tous des moyens qu'ils semblent juste et bénéfique pour
gagner un peu d'argent et d'aider leur famille dans le besoin.
AGE ACTIVITÉ
2 à 10 ans Mendicité
ACTIVITE REVENUES
D'après ces tableaux, nous pouvons constater que les 4' mi malgré leur âge et leur situation ne se
laissent pas abattre et adoptent des diverses méthodes pour survivre et gagner un peu d'argent et leur
gagne-pain. Selon eux, les revenus de ces activités varient du jour à lendemain , dés fois ils arrivent de
gagner très peu d'argent , mais la plupart du temps ils gagnent ces sommes là , surtout les jours des
fêtes .
1-2-4- Le foyer des 4'mi : Les 4'mi n'ont pas eu la chance d'avoir une belle maison, un foyer mais ils sont
contraints d'errer dans les rues malgré les circonstances auxquels ils seront exposés , le climat, les
malfaiteurs, la santé ... Ici à Fianarantsoa, ils n'ont pas vraiment des lieux fixe où se loger mais occupent
les voies publiques, les trottoirs, les arrêts de bus... Ils occupent les rues de Fianarantsoa avec leur petits
maison pas très conforme aux plans d'urbanisme, des maisons en carton , des fois en sachet ou en drap .
La plupart d'entre eux vivent à Ambatomena (dans le 2eme arrondissement), Ampasambazaha (dans la
gare FCE ) , d'autre au stationnement ...
Foyer des 4'm à Ampasambazaha Fianarantsoa :
PARTIE II
Les causes de la présence des enfants sans abri peuvent être multiples, incluant la pauvreté, les
violences familiales, les abandons ou encore les migrations internes à la recherche de meilleures
conditions de vie. Ils se retrouvent souvent à errer dans les rues, sans protection, et sont exposés à des
risques tels que l'exploitation, les maladies, et le manque d'éducation.
1-Chômage et sous-emploi : Le chômage est élevé à Madagascar, en particulier parmi les jeunes et dans
les zones rurales comme Fianarantsoa. Le manque de débouchés économiques incite de nombreux
parents à migrer vers les villes, espérant y trouver du travail. Cependant, même en ville, les possibilités
d'emploi sont limitées, ce qui crée un cycle de pauvreté dans lequel les enfants peuvent être laissés sans
protection et contraints de vivre dans la rue.
2-Migration interne : Beaucoup de familles migrent des campagnes vers des villes comme Fianarantsoa
à la recherche de meilleures opportunités économiques. Cependant, ces migrations ne sont pas toujours
suivies d'une intégration réussie. Les enfants, laissés à eux-mêmes, finissent par errer dans les rues faute
de soutien familial ou institutionnel, car les parents sont eux-mêmes occupés à lutter pour survivre
économiquement.
3-Manque d'accès à l'éducation : L'accès limité à l'éducation, surtout dans les régions rurales ou à
faibles revenus, empêche de nombreux enfants de fréquenter l'école. En l'absence d'éducation, ces
enfants se retrouvent souvent dans la rue, en quête de revenus ou de survie. Le coût des écoles, les frais
associés et l'insuffisance d'infrastructures éducatives aggravent cette situation.
4-Exploitation économique des enfants : Dans un contexte économique difficile, certains enfants se
retrouvent forcés à travailler dès leur jeune âge pour contribuer aux revenus familiaux. Beaucoup
d'entre eux sont victimes d'exploitation, travaillant dans la rue pour des sommes dérisoires, dans des
conditions dangereuses. Le manque d'options pour les parents et les enfants fait que ceux-ci se
retrouvent souvent dans les rues, sans la possibilité de se reconstruire.
8-Taux élevé de natalité : Un taux élevé de natalité dans certaines familles peut aggraver la situation,
car les ressources disponibles pour s'occuper de chaque enfant sont limitées. Cela peut entraîner une
négligence des enfants, voire leur abandon, contribuant ainsi à leur présence dans les rues.
9-Confiage des enfants à des tuteurs : Les parents sont les gens de la famille ou seulement des amis à
qui les parents confient leurs enfants de façon définitive ou temporaire. Parfois, les enfants qui ne vivent
plus chez leurs parents subissent des maltraitances en tout genre de la part de leurs tuteurs, moral ou
physique. Majoritairement, les enfants quittent leur foyers en raison de maltraitances. Ils sont très
souvent battus par des membres de leur famille, abusés sexuellement, harcelé psychologiquement, livré
à la prostitution et sont aussi des petits travailleurs rémunérés.
10-Abandon des enfants : Dans notre société nous faisons souvent face à des nombreux phénomènes
qui touchent les enfants en général comme l'abandon malgré leur handicap. Les enfants handicapés
sont souvent abandonnés par leur parent et la société à cause de leur difformité. Ils sont abandonnés
dans la rue sans personne pour s'occuper d'eux, pour la famille et la société ils présentent un grand
fardeau pour chacun d'eux et sont mieux dans la rue sans se préoccuper de leur devenir. Ils peuvent être
aussi exploités, des parents les utilisent pour la mendicité. Ils sont laissés dans la rue pour mendier à
tous les passants en faisant leur handicap une excuse.
11-INFLUENCE EXTERNE:
Le premier problème est avant tout que les enfants ignorent, et méconnaissent leurs droits. Les
enfants peuvent être aussi influencés de l'extérieur, c'est-à-dire qu'il y a des enfants des enfants qui se
trouvent dans la rue, parce qu'ils sont influencés par leurs copains se trouvant dans la rue . D'où un
adage dit que l'homme est naturellement bon mais c'est la société qui le rend mauvaise, cela est dû
actuellement par la frèquentation de certains milieux. Tous ces factures finissent par envoyer les enfants
dans la rue .
Ces facteurs, combinés à une prise en charge sociale insuffisante, exacerbent la situation des enfants
sans abri dans la ville de Fianarantsoa.
La présence des personnes vivant dans les rues à Fianarantsoa, comme dans de nombreuses autres
villes, peut avoir plusieurs impacts, tant sur les individus concernés que sur la société et
l'environnement. Voici quelques-uns des principaux impacts :
1. Impacts sociaux :
Exclusion sociale : Les personnes sans-abri sont souvent marginalisées, exclues des services de santé,
d'éducation et de l'accès aux droits sociaux. Leur situation engendre un sentiment de rejet et de
stigmatisation dans la société.
Violence et insécurité : La vie dans les rues expose les sans-abri à des violences physiques et
psychologiques. Cela peut entraîner des conflits entre les sans-abri eux-mêmes ou avec d'autres
membres de la communauté. La perception d'insécurité peut également augmenter chez les autres
habitants de la ville.
Perte de dignité et de droits fondamentaux : Les conditions de vie précaires, sans accès à l'eau, à
l'hygiène et à des services de base, nuisent à la dignité des personnes vivant dans les rues.
2. Impacts économiques :
Pression sur les services publics : Les municipalités doivent faire face à des coûts pour fournir des
services d'urgence (nourriture, soins de santé) et pour gérer la situation des personnes vivant dans les
rues. Les dépenses sociales et de santé peuvent augmenter.
Impact sur l'économie locale : Les sans-abri sont souvent perçus comme un fardeau économique, en
raison de leur incapacité à contribuer activement à l'économie, ce qui peut affecter la dynamique du
marché du travail local.
3. Impacts sanitaires :
Propagation des maladies : Les conditions insalubres dans lesquelles vivent les sans-abri, combinées à
un accès limité aux soins de santé, peuvent favoriser la propagation de maladies contagieuses comme la
tuberculose, les infections cutanées, les maladies gastro-intestinales, etc.
Santé mentale : Vivre dans la rue peut avoir des conséquences graves sur la santé mentale, en raison du
stress constant, de l'isolement et de la précarité. Cela peut entraîner des troubles tels que la dépression,
l'anxiété et des comportements autodestructeurs.
4. Impacts environnementaux :
Pollution et salubrité : La présence de personnes dans les rues peut entraîner une augmentation des
déchets, notamment en raison de l'absence de structures adéquates pour gérer les déchets. Cela peut
affecter la propreté des espaces publics et entraîner des risques pour la santé publique.
Dégradation de l'environnement urbain : Les personnes vivant dans les rues utilisent souvent des
espaces publics pour s'abriter, ce qui peut entraîner une dégradation de l'infrastructure, des lieux de vie
et des bâtiments abandonnés.
La présence des gens vivant dans les rues à Fianarantsoa, Madagascar, génère des impacts complexes
qui touchent tous les aspects de la société. Une réponse coordonnée et durable, incluant des actions à la
fois sociales, économiques et environnementales, est nécessaire pour améliorer les conditions de vie
des sans-abri et pour traiter les causes profondes de ce phénomène.
PARTIE III
La prise en charge des sans-abris à Fianarantsoa, comme dans de nombreuses autres villes à travers le
monde, représente un défi majeur tant pour les autorités locales que pour les organisations de la société
civile. Ce phénomène est souvent lié à des causes complexes, telles que la pauvreté, le manque de
logements abordables, les crises économiques, ou des problèmes individuels comme les addictions et
les troubles mentaux. Analyser cette question implique de comprendre les efforts réalisés, les obstacles
rencontrés, ainsi que les conséquences pour les individus concernés et la société dans son ensemble.
Abris temporaires et centres d'accueil : La ville a mis en place des centres d’accueil temporaires pour
les sans-abris, mais ces structures sont souvent insuffisantes en nombre et en capacité d’accueil. Elles
sont également confrontées à des problèmes de gestion et de financement.
Distribution de nourriture et d’aide humanitaire : Certaines actions de charité, en collaboration avec les
ONG locales, fournissent des repas ou des vêtements aux sans-abris. Toutefois, ces initiatives sont
souvent ponctuelles et ne garantissent pas une solution à long terme.
Programmes de soutien d’urgence : Ces organisations fournissent des services de première nécessité,
tels que des repas, des vêtements et des soins de santé de base.
Réinsertion sociale et professionnelle : Certaines ONG proposent des programmes visant à réinsérer les
sans-abris dans la société, par des formations professionnelles, des initiatives de micro-crédit, ou des
programmes de soutien psychologique. Cependant, ces efforts sont souvent limités par le manque de
financement et de moyens.
c) Initiatives communautaires : Les initiatives locales menées par des citoyens ou des groupes de
solidarité peuvent être observées, mais elles manquent souvent de coordination et de soutien
institutionnel. Des projets de solidarité, comme la distribution de repas ou l’aide ponctuelle, peuvent
alléger la souffrance des sans-abris, mais ne suffisent pas à résoudre le problème en profondeur.
a) Manque de ressources : Le financement est un problème majeur. Les autorités locales et les ONG
disposent de ressources limitées pour offrir une prise en charge adéquate. Les infrastructures existantes
sont souvent insuffisantes, et la gestion des centres d’accueil est compliquée par le manque de
personnel et de moyens.
c) Stigmatisation et marginalisation : Les sans-abris sont souvent perçus négativement par la société, ce
qui renforce leur marginalisation. La stigmatisation sociale rend difficile leur réintégration dans la
communauté et complique les efforts pour les aider de manière efficace.
d) Absence de coordination entre les acteurs : Le manque de coordination entre les autorités locales,
les ONG et les autres acteurs de la société civile entrave l’efficacité des programmes d’aide. Chaque
acteur intervient de manière isolée, sans stratégie commune, ce qui rend les actions de prise en charge
plus fragmentées.
La prise en charge des sans-abris à Fianarantsoa est un défi complexe nécessitant une action concertée
de la part des autorités publiques, des ONG, et de la société civile. Bien que des efforts existent, il reste
nécessaire d’augmenter les ressources et de coordonner les actions pour offrir une solution durable aux
personnes vivant dans la rue. Cela implique non seulement des actions d'urgence, mais aussi des
politiques de prévention et de réinsertion pour garantir à chaque individu une vie digne et stable.
CONCLUSION GENERALE
Le phénomène des " 4'MI " est un phénomène à l'échelle mondiale . C'est une pathologie sociale qui
trouve ses racines, ses explications au sein de la structure et de l'organisation de la société. A
Madagascar le phénomène des 4'MI à tendance à perdurer en dépit des initiatives privées engager dans
la prise en charge de leur réinsertion.
Ainsi comme nous le savons tous, le mode de vie des 4'mi est totalement différent à celui des enfants
issues d'une famille aisé , où les conditions de vie sont à la fois favorables et proportionnelles à leur
développement, à leur épanouissement ainsi que leur vie sociale. En effet , l'image que la rue offre à ces
enfants de Fianarantsoa ville ne comprend ni à l'instruction, ni à l'éducation recommandée aux droits
des enfants. Ensuite, les vagabondages, les saletés des 4'mi ne contribuent en aucun cas aux normes,
aux valeurs, aux disciplines socialement requis par la société. De nos jours, nous pouvons fréquemment
voir que les 4'mi ont règnent la prospérité, la sécurité, la tranquillité et la paix : la rue expose les enfants
aux multiples dangers qui les poussent involontairement à adapter et à imiter des comportements
indignes , délinquants. Toutefois, la rue éduque , forme et informe ces 4'mi car c'est leur premier lieu d'
apparence, ils voient et entendent, découvrent tout ce qui se passe à travers la rue. Bref , la rue est
devenue un lieu d'apprentissage pour eux, d'où la majorité de ces enfants sont nées et ont grandi dans
la rue.
Les 4'mi sont une population générale se trouvant à la marge de la société. Leur quotidien est fait de
nombreux difficulté. Leur vie sociale est presque inexistante, ils n'ont pas trop de contact avec le reste
de la société, souvent rejeter ou s'isole eux même par complexité, c'est pour cela qu'ils ont beaucoup
de mal à se réinsérer dans la vie active.
Malgré le soutien des organisations ou des associations certains enfants veulent rester vivre dans la rue,
par méfiance, par peur ou même parce qu'ils ont trouvé gout à la rue et ne veulent plus vivre sans
contrainte des adultes responsables . La présence des 4'mi dans la rue est devenue une fatalité.
Bref , le problème des 4'mi à Fianarantsoa est incontestablement préoccupant, car , malgré la
présence de nombreuses ONG sur le terrain, les enfants n'ont pas de réelle alternative à une vie
d'exclusion. En effet, sans une volonté politique forte , sans les mesures adéquates et sans les aider pour
la famille afin de lui permettre de supporter la crise qu'elle traverse, le problème des enfants 4'mi risque
de perdurer encore plus longtemps dans la ville de Fianarantsoa.
BIBLIOGRAPHIE
•Agence française de développement samu social : "Les enfants des rues : de la prise en charge
individuelle à la mise en place de politiques sociales ", septembre 2011.
•Bernard Pirot :" enfant des rues d'Afrique centrale ", édition, Karthala paris , 2004.
•Denise GAULT, abin Michel: " père pedro sur les collines du courage " ,
•Emil DURKHEIME: "La famille conjugale ", extrait de revenue philosophie, 1921.
•LUCCHINI, Ricardo: "Sociologie de la survie. L'enfant dans la rue ", paris : PUF 1996 .
•Verse une planification concertée du développement urbain,"Un projet de ville pour Fianarantsoa",
Février 1999.
WEBOGRAPHIE
-Quels sont les organisation ou les action de l'Etat pour venir en aide le 4'mi ?
-La présence des 4'mi dans la rue et elle imune menace pour la société ?
-Quelle solution propose l'état pour que ces enfants puissent en profiter de leur jeunesse comme tous
les autres enfants ?
-pourquoi ne pas les regroupe pour les planter et les faire pousser ?
CURRICULUM VITAL..........................................................................................................................
REMERCIEMENTS.................................................................................................................II
SOMMAIRE.....................................................................................................................................V
INTRODUCTION................................................................................................................................1
Matériels :..................................................................................................................................3
Méthodes:..................................................................................................................................3
1-2-2- population:...........................................................................................................................10
2-Migration internet............................................................................................................
PARTIE III
CHAPITRE V: ANALYSE ET DISCUSSION DE LA PRISE EN CHARGE DES 4'MI DANS LES RUES
a) Manque de ressources............................................................................................................
b) Problèmes structurels.............................................................................................................
c) Stigmatisation et marginalisation........................................................................................