1
0. Introduction
0.1. Constatation des faits
Certes, les entreprises publiques congolaises sont confrontées à des problèmes
multiples tels que la megestion, l’ingérence politique, la surfacturation, le
mauvais climat d’affaire... influençant ainsi la performance financière de
celle-ci.
L’environnement dans lequel les entreprises congolaises évoluent, ne leur
permet pas de s’épanouir. Surtout dans les entreprises publiques, chaque
dirigeant qui arrive à un poste, cherche en s’enrichir comme ses
prédécesseurs. Cette mauvaise gestion de la chose publique est liée à la
psychologie des congolais en général et des Kinois en particulier
02. Problématique
L’objet ultime de toute entité économique est la réalisation du profit. Pour
atteindre cet objectif, la société ne doit pas seulement disposer des ressources
humaines qualifiées, mais aussi les moyens financiers suffisant pour assurer
sa performance.
Aujourd’hui, les sociétés sont confrontées à de nombreux défis – tels que la
concurrence intensive, la mondialisation des marchés, les turbulences de
l’environnement économique... auxquels leur performance est très sensible.
Il paraît évident que, dans les années à venir, réussiront uniquement les
entreprises qui seront plus aptes à tirer profit des opportunités et à réduire les
menaces auxquelles elles seront confrontées.
La performance financière d’une entreprise peut être appréciée en analysant
certains indicateurs financiers liés à son activité.
Eu égard à ce qui précède, notre préoccupation est de répondre aux questions
suivantes :
Comment se présente la situation financière de la Société Nationale
d’Electricité ?
La Société Nationale d’Electricité est-elle performante au regard de ses
paramètres financiers ?
03. Hypothèse
Dans le cadre de cette étude et au regard de notre préoccupation, nous
émettons les hypothèses suivantes :
2
Compte tenu de l’évolution de ce secteur d’activité, la Société
Nationale d’Electricité ne présente pas d’une bonne situation financière
qui lui permet de subvenir à ses besoins.
La Société Nationale d’Electricité n’est pas performante par rapport à
ses paramètres financiers.
04. Démarche méthodologique
Pour une meilleure appréhension du sujet qui fait l’objet de notre
investigation, il s’est avéré nécessaire que nous adoptions un ensemble des
règles et procédés pour atteindre l’objectif que nous nous sommes fixé. Pour
y arriver, nous avons fait recours aux méthodes et techniques ci-après :
Méthode descriptive : qui nous a permis à décrire l'entreprise sous
étude.
Méthode comparative : nous a été d’un apport considérable du fait
qu’elle nous a permis de grouper, interpréter et comparer les données
relatives au travail selon les différentes années de notre étude;
Méthode historique : nous a permis de faire des projections par rapport
aux faits tirés du passé relatifs au sujet sous examen.
Technique documentaire : elle nous a servi à collecter les informations
nécessaires en consultant les ouvrages, les mémoires, les notes de cours
et autres documents ayant trait à notre sujet.
Technique d'interview : elle nous a permis de recueillir les
informations utiles au moyen des entretiens avec certains agents et
cadres de la SNEL SA.
05. Intérêt du travail
L’intérêt porté sur ce travail se justifie par le fait que la performance
financière dépend d’une bonne gestion. C’est ainsi que notre étude va se
focaliser sur deux plans, plan scientifique et le plan pratique.
Personnel : cette étude va nous aider à renforcer nos capacités en
gestion.
Scientifique : cette étude reste un complément des études menées par
d’autres chercheurs.
Managérial : la présente recherche aidera les gestionnaires à la prise
de décisions.
3
06. Délimitation du travail
Ce travail est délimité dans le temps et dans l’espace. Dans le temps, nous
avons considéré la période allant de 2019 à 2021 et dans l’espace nous avons
choisi la Société Nationale d’Electricité comme notre champ d’investigation.
07. Subdivision du travail
Hormis l’introduction et la conclusion, le présent travail comprend
trois chapitres qui s’intitulent comme suit :
Chapitre I : Elucidation conceptuelle
Chapitre II : Présentation de la Société Nationale d’Electricité (SNEL
SA)
Chapitre III : Appréciation de la performance financière de la SNEL
SA, de 2019 à 2021.
4
CHAPITRE 1. ELUCIDATION CONCEPTUELLE DE L’ETUDE
Au cours de ce chapitre, il sera question de définir les concepts clés tirés du thème.
I.1. GENERALITES SUR LES CONCEPTS DE BASE
I.1.1. GENERALITES SUR L’ENTREPRISE
I.1.1.1. Définition de l’entreprise
Le mot « Entreprise » a une panoplie des définitions et sa conception dépend
d'un auteur à un autre.
Selon Corhay et Mapapa, l’entreprise est une unité économique organisée qui,
par la combinaison de facteurs de production, produit des biens et/ou des
services pour un marché déterminé en poursuivant des objectifs multiples 1
Ainsi, elles créent et valorisent la richesse d'un pays et interviennent dans la
détermination des agrégats macroéconomique (PIB, PNB, ...).
Le niveau de vie d'une population est fortement influencé par le nombre et la
prospérité des entreprises.
1.1.1.2. Rôles, objectifs et mission de l'entreprise2
1.1.1.2.1. Rôles de l’entreprise
L'entreprise est une personne morale évoluant dans un environnement
communautaire où elle assume l'initiative et le risque de la responsabilité de
la production.
Elle joue un triple rôle dans la société :
Rôle technique : produire des biens et des services ;
Rôle social : répartir les services sous formes des salaires pour les
travailleurs, les impôts pour l'Etat, des intérêts et rentes pour les
bailleurs des fonds pour les propriétaires financiers ;
Rôle économique : satisfaire les besoins des consommateurs.
1
A.Corhay et M.Mapapa, Diagnostic financier des entreprises, ed. de l’université de Liège, 2008, p71
2
LAROUSSE DE POCHE, Précis de grammaire latrines et étrangères, éd. Librairie Larousse, Paris 1994
5
1.1.1.2.2. Objectifs de l’entreprise
Les objectifs ou visées stratégiques se définissent en terme de résultats
que l'organisation tante d'atteindre par son action. Ces résultats sont des
mesures de la performance à laquelle veut tendre l'organisation. La fixation
des objectifs est d'une importance cruciale car « tant que la direction de
l'organisation ne se fixe pas des mesures des performances en terme des
positions à atteindre et par un engagement spécifique au niveau de l'action à
entreprendre, il y a un grand risque que la mission stratégique puisse rester
une bonne intention, mais jamais une réalisation».
1.1.1.2.3. Mission de l'entreprise
La mission définit les activités ainsi que les grandes orientations d'une
entreprise, elle répond à des questions telles que : « Quel est notre business ou
encore qui sommes-nous et à quoi voulons- nous arrivé ?», elle doit être
clairement définie car elle constitue une fondation solide sur laquelle devrait
se bâtir des réalistes objectifs, plans et activités. Il est donc important pour
toute organisation (comprenons dans notre cadre une organisation à but
lucratif) de se définir elle-même avant d'entamer quoique ce soit. Cela
permettra de mobiliser toutes les forces vives de l'organisation en vue
d'atteindre l'objectif commun3.
1.1.1.3. Classification des entreprises
Nous classons les entreprises selon les différents critères ci-après :
1.1.1.3.1. Critère par secteurs et par branches
Un secteur regroupe des entreprises ayant la même activité principale.
Une branche d'activités regroupe des unités de production fabriquant la même
catégorie des produits entre autres.
1.1.1.3.2. Classification fondée sur la position de l'entreprise dans le
circuit économique.4
Partant de la liste des différentes catégories d'entreprises énumérées
par le code de commerce, on peut proposer ici deux sous classifications.
3
https://www.wikipedia.org consulté le 13 juin 2022 à 14h20’
4
L. DARBELET IZARD et M. MUZZO, Notion fondamentale de gestion d’entreprise, éd. Foucher, Paris, 2002, p.142
6
L'une traditionnelle, fondée sur la distinction de trois secteurs
économiques et l'autre axée sur la distinction plus simple de l'entreprise de
production et de distribution.
Dans la sous classification fondée sur le secteur traditionnelle nous avons :
1° l'entreprise du secteur primaire : qui regroupe l'ensemble des activités
économiques productrices des matières premières notamment l'agriculture
et les industries extractives ;
2° l'entreprise du secteur secondaire : elle comprend l'ensemble des activités
économiques correspondant à la transformation des matières premières en
biens productifs ou biens de consommation ;
3° l’entreprise du secteur tertiaire : ce sont celles œuvrant dans le domaine des
services (administration, commerce, banque, enseignement) ;
4°l’entreprise de distribution : il peut s'agir de distribution des biens ou des
services. En ce qui concerne ces biens à fournir, peu importe la nature des
biens fournis et peu importe les structures et méthodes de distribution
utilisées :
commerce de gros ou de détail,
commerce indépendant ou intégré,
vente par affichage de prix ou aux enchères.
1.1.1.3.3. Classification fondée sur la dimension de l'entreprise5
Elle peut être analysée à partir du nombre des salariés, du montant du
chiffre d'affaires, de la valeur ajoutée aux capitaux propres.
1. Effectif des salariés
Même si les limites de chaque catégorie varient selon les acteurs, on
admet que :
les entreprises de moins de 50 salariés sont des petites entreprises,
les entreprises regroupant entre 50 et 500 salariés sont des grandes
entreprises,
Au-delà de 1000 salariés, certains auteurs parlent de très grandes
entreprises.
6
5
L. LOLINGA LONGANGE., Notes du cours de commerce International, L2, ISC/Kinshasa, 2015-2016, p.37, inédites
P.A VERHULST., Techniques comptables supérieurs, éd. Lucel, Paris, 1984, p.49
7
2. Chiffre d'affaires
Le chiffre d'affaires représente le montant des ventes des produits ou
des services effectués par l'entreprise, au cours d'une année. On classe
généralement dans la catégorie de petites et moyennes entreprises (PME), les
entreprises dont le chiffre d'affaires est moins important.
3. Valeur ajoutée
Un produit pour l'entreprise est la différence entre la valeur de ce
produit à la sortie de l'entreprise et celle du produit ou ses composantes à
l'entrée de l'entreprise.6
La valeur ajoutée de l'entreprise permet de mesurer la richesse réelle
créée au cours d'une période donnée et constitue de ce fait un intérêt récent et
c'est un critère de comparaison des entreprises.
4. Capitaux propres
Représentent l'ensemble des moyens financiers (capital social +
réserves) qui appartient en propre à une entreprise.
1.1.1.3..4. Classification d'après le régime Il y a:
Les entreprises privées : dont les associés sont des personnes privées,
Les entreprises mixtes : appartiennent en partie à l'Etat et aux privés,
Les entreprises publiques : appartenant à l'Etat à 100 tous les offices
sont nationaux.
1.1.1.3..5. D'après la forme
Les entreprises individuelles (ou familiales), Les entreprises
sociétaires.
1.1.1.3.5.1. Entreprises individuelles
Sont celles qui appartiennent à une personne qui est le seul propriétaire
assisté par le membre de sa famille.
1.1.1.3.5.2. Entreprises sociétaires6 Parmi lesquelles :
les sociétés de personnes : constituées en considération de la personne
des associées (exemple de la société en nom collectif), les parts sociales
6
F KULUTA NTULA., Notes du cours de droit commercial, G1, ISC-Kinshasa, 2013-2014, inédites
8
ne sont accessibles qu'à certaines conditions très précises, et les associés
sont indéfiniment responsables des dettes sociales sur leur patrimoine
personnel ;
les sociétés des capitaux : constituées en considération des capitaux
apportés (exemple de la société anonyme). Les parts sociales (actions)
sont librement négociables. Les actionnaires ne sont responsables des
dettes que jusqu'à concurrence de leurs apports ;
la société à responsabilité limitée, dotée d'une nature juridique mixte
située entre les sociétés de personnes et les sociétés des capitaux. Si la
personnalité des associés joue encore un rôle important, leur
engagement est limité au montant de leurs apports.
1.1.1.3.5.3. Entreprise de services7
D'après une classification de la Banque Centrale, les services peuvent
être à caractère commercial et financier. Il concerne notamment :
1° Les Transports :
Maritime (passagers, fret, autres),
Aériens (passagers, fret, autres),
Autres : transports (passagers, fret, autres).
2° Les voyages :
A titre professionnel, A titre personnel.
3° Services de communication ;
4° Services de bâtiment et travaux publics,
5° Services d'assurances,
6° Services financiers (banque, change),
7° Services d'informations et d'informatique, 8° Redevances et droits de
licences, 9° Autres services aux entreprises :
o Négoce international et autres services liés au commerce, o Location –
exploitation, o Divers services aux entreprises spécialisées et techniques,
o Les services personnels, culturels et ceux relatifs aux loisirs, o Services
audio-visuel et connexes,
o Services fournis ou reçus par les administrations publiques.8
7
P.A VERULST., Op.cit, p.52
8
F. KULUTA NTULA., Op.cit, p.14
9
1.1.1.4. Différentes fonctions des entreprises9
Les entreprises peuvent disposer quelques fonctions suivantes :
1.1.1.4.1. Production L’entreprise met à la disposition des consommateurs
des produits (biens ou services). En les supposant mis au point, il est
indispensable de les produire ; on dira aussi de les fabriquer
(usiner).L’entreprise disposera donc d’une unité (au minimum) qui réunit tous
les moyens humains et techniques nécessaires à la fabrication du bien ou
nécessaires à l’accomplissement du service proposé et vendu.
La sous-traitance est évidemment un moyen contribuant à
l’élaboration, et à la fabrication du produit. La fonction production, au sens
large, implique de prendre en charge l’emballage, le stockage, les instructions
d’utilisation, le service après-vente, la livraison…
1.1.1.4.2. Recherche et développement Un produit n’existe que s’il a été
défini. L’unité de recherche et développement explore en permanence les
évolutions possibles du produit. Elle sera informée de l’émergence de
technologies nouvelles, de nouveaux concepts, de nouveaux matériaux, de
nouvelles manières de procéder.
La ” veille ” tout azimut est une activité essentielle de la fonction
recherche et développement qui doit ensuite et en permanence incorporer de
l’innovation dans les produits d’aujourd’hui et préparer les produits de
demain.
La fonction de recherche et développement a en charge l’élaboration
de prototypes et leur mise au point. Elle se situe en amont de la fonction de
production avec laquelle elle collabore étroitement. La fonction recherche et
développement doit aussi établir un lien fort avec la fonction de planification
stratégique – l’avenir de l’entreprise – et avec la fonction marketing qui
identifie et mesure les attentes du marché.10
1.1.1.4..3. Marketing, vente
Le produit, une fois conçu doit être ou pouvoir être fabriqué (bien) ou
pouvoir être assumé tel que prévu (service) avant d’être proposé aux
consommateurs. Ce sont les équipes ou les services de vente – internes ou
9
P. GENTO., Les relations publiques des entreprises modernes, éd. Arts et Voyage, Bruxelles, 1971, p.101
10
J.L. BERGEL., Théorie générale du droit, 4ème éd. Dalloz, Paris, 2004, p.81 12
P. GENTO., Op.cit, 105
10
externes à l’entreprise – qui auront pour mission de trouver les clients, c’est-
à-dire ceux qui, accepteront d’acheter le bien ou le service et de le payer. Pour
soutenir l’action des équipes de vente, l’entreprise développera une action
marketing, c’est-à-dire un ensemble de mesures telles que des études de
marché, des tests de produits, des analyses de satisfaction, de la promotion et
de la publicité.12
Outre la fonction d’appui à la vente, une des fonctions essentielles
d’un département marketing est de définir le plus précisément possible qui est
susceptible de devenir un client, que faudra-t-il pour qu’il le soit (prix, qualité,
délai de livraison…) et pour qu’il le reste (connaissance de l’évolution de ses
attentes, de ses besoins futurs). De nombreuses études montrent que
l’acquisition d’un client nouveau est généralement bien plus coûteuse que le
maintien dans le temps d’une relation commerciale avec des clients existants.
D’où l’importance et la valeur d’un fonds de commerce, c’est-à-dire d’un
ensemble de clients récurrents, d’accès facile, avec qui un dialogue peut être
développé. Une des missions essentielles d’un service marketing sera de
pouvoir définir les nouvelles attentes du marché de manière à permettre au
dirigeant d’orienter l’action du service recherche et développement et
d’intégrer ces attentes dans sa réflexion stratégique.
1.1.1.4.4. Administration, finances 11 Une multitude d’actes administratifs
sont nécessaires pour assurer un fonctionnement harmonieux notamment des
services de production et de vente.
Certains de ces actes sont imposés par l’environnement (déclaration TVA,
publication des comptes annuels), d’autres sont tout simplement
indispensables au fonctionnement de l’entreprise (faire les factures, mettre en
place un système de sécurité, ouvrir et classer le courrier entrant,…).
Tous les aspects financiers doivent aussi être gérés avec rigueur car il
est essentiel qu’à tout instant, il y ait un équilibre entre les besoins financiers
et les ressources financières au risque de ne pouvoir assurer la pérennité de
l’entreprise.
De nombreux organigrammes sont possibles pour rattacher les différents
“services de soutien”, que sont les services administratifs, à des dirigeants de
l’entreprise. Cela pourra dépendre de sa taille, de son passé,… L’essentiel sera
de veiller à leur efficacité, de réévaluer régulièrement la pertinence des
11
https://www.memoireonline.com consulté le 19 juin 2022 à 8h50’
11
procédures utilisées, de comparer le coût – si ces services sont réalisés en
interne – avec le coût d’une sous-traitance… à qualité égale.
Le dirigeant doit régulièrement remettre en cause les procédures
utilisées en matière administrative, comme d’ailleurs en matière de
production, en utilisant une démarche telle l’analyse de la valeur. 1.1.1.4.5.
Gestion des ressources humaines
Les ressources humaines sont le bien le plus précieux de l’entreprise.
Elles sont source de créativité pour réaliser de nouveaux produits, les mettre
au point, les vendre.
A tous les endroits clés de l’entreprise, des femmes, des hommes
conçoivent, gèrent, administrent… Le dirigeant doit être conscient de
“l’investissement” qu’il réalise en embauchant une personne. Une attention
particulière sera donc accordée par le dirigeant à gérer de la manière la plus
efficiente le ” capital humain ” de son entreprise pour mettre au service du
projet d’entreprise et du marché qu’elle s’efforce de créer ou de conquérir du
personnel formé, compétent, motivé, créatif.
Le dirigeant sera donc attentif à être lui-même bien (in)formé sur les
moyens de recrutement, formation, motivation, développement de la créativité
qu’il a intérêt à mettre ou faire mettre en œuvre pour disposer d’une équipe
qui le soutiendra dans sa recherche de l’atteinte des objectifs qu’il aura fixés.12
1.1.1.4.6. Planification stratégique 13 Ce qui se passe aujourd’hui dans
l’entreprise est le résultat des actions engagées hier. Ce qui se passera dans
l’avenir sera la conséquence des actions que vous lancerez aujourd’hui ou que
vous vous préparez à lancer demain.
De même que, en tant que créateur, vous avez d’abord fait un plan
d’affaire avant de lancer une activité nouvelle, de même, une fois chef
d’entreprise, vous réajusterez votre plan stratégique pour tenir compte des
réalités (le marché ne répond pas comme vous l’imaginiez…) ou pour saisir
des occasions qui ne se reproduiront plus ou parce que vous venez de discerner
une nouvelle opportunité commerciale dans votre environnement…
12
M. BAMBELET & J. LAUGIMNE., Economie d’entreprise, éd. Foucher, Paris, 1986, p.119
13
Y.Y LAMBIN., La décision commerciale face à l’incertitude et prise de décision, éd. Dunod, Paris, 1965, p.56
12
Les signaux internes à l’entreprise (des clients mécontents, problèmes
de trésorerie, recherche et/ou mise au point prenant plus de temps que prévu,
démission ou incompétence d’un employé…) comme les signaux externes
(apparition d’un nouveau concurrent, nouvelles attentes de la clientèle,
opportunité immobilière…) doivent vous amener à réfléchir… et à décider, en
veillant à la cohérence des politiques arrêtées. Ayez une vision Claire de la
route à suivre et faites-la comprendre par tous ceux qui, à vos côtés, par une
multitude de décisions quotidiennes, ont pour mission de la mettre en œuvre.
Ne changez pas tout le temps de cap, tenez-le un temps suffisant pour être en
mesure de décider qu’il est bon ou pas. Ce temps est essentiellement fonction
de la nature de vos activités.14
1.1.1.5. Environnement de l’entreprise15
C’est un ensemble d’éléments en interrelation.
Par exemple: dans une entreprise ce sont les hommes, les machines,
les bâtiments, les capitaux et toutes leurs interrelations…
L’ensemble des éléments extérieurs à l’entreprise en relation avec ses
activités.
On peut définir l’environnement comme l’ensemble des forces qui
agissent sur l’entreprise et qui contribuent en retour à générer un feedback.
1.1.1.5.1. Micro-environnement
1.1.1.5.1.1. Environnement de l’activité professionnelle16 L’entreprise est
en rapport permanent et étroit avec le personnel, les fournisseurs et les clients.
Le personnel : il permet la production et donc à l’entreprise d’exister en
tant qu’agent économique.
Les fournisseurs : fournissent à l’entreprise dont elle a besoin en
matière et service.
Les clients : sans eux, l’activité perdrait toute raison d’être.
14
M BAMBELET. & J LAUGIMNE., Op.cit, p.121
15
C KEPNER. & B TREGOE., Le nouveau manager rationnel, éd. Inter édition, Paris, 1985, p.71
16
O. GELINIER., Stratégie sociale de l’entreprise, éd. Hommes et techniques, Paris, 1976, p.93
19 TM DAMBELE., & J LAUGIMNE., Op.cit, p.122
13
1.1.1.5.1.2. Environnement externe de l’activité professionnelle19
Il se constitue de tous les autres avec qui l’entreprise est amenée à
rentrer en contact en dehors du cercle étroit de l’activité.
Les bailleurs de fonds : ils peuvent être des actionnaires ou des
institutions financières et banquières.
L’Etat : impôts, emploi stable, respect de lois. L’entreprise s’attend à
ce que l’État réalise des aménagements et infrastructures.
Les institutions : syndicats, associations, Clubs, parties politiques, la
presse … ils attendent un soutien financier.
En échange l’entreprise attend une collaboration, un dialogue
constructif, publicité.
1.1.1.5.1.3. Concurrents
Concurrence vive : guerre des prix. L’entreprise la moins performante
est amenée à disparaître.
Concurrence faible : quand les entreprises se mettent d’accord par
avance sur les prix pratiqués.
1.1.1.5.2. Macro –environnement17
Environnement écologique et géographique: géographique : le climat,
ressources naturelles, relief…
Ils influencent l’entreprise en deux sens : Positif : quand elle est situé
dans un emplacement bien servit en voies de communication, d’un climat
tempéré, d’une topographie non accidentée, etc. Négatif : quand elle est situé
dans un espace défavorisé, une montagne difficile d’accès, un enclavement
naturel, un climat extrême, …Ecologique : Plusieurs entreprises s’intéressent
de plus en plus à l’écologie car il s’agit de l’environnement ou vive le
personnel, les ressources naturelles à ne pas épuiser.
1.1.1.5.2.1. Environnement économique
Le développement d’une entreprise dépend du contexte économique.
L’activité dépend de la qualité :
des partenaires (entreprises, assurances, banques, …) ;
17
https://www.cairn-info-revue-des-sciences-de-gestion consulté le 20 juin 2022 à 21h00’
14
de la capacité du marché;
niveau de savoir faire des travailleurs : qualification, formation ;
niveau de vie de la population (pouvoir d’achat ;
le rapport avec l’étranger (taux de change, pénétration des produits
étrangers, taxes douanières, …).18
1.1.1.5.2.2. Environnement social et culturel On parle de ce qui concerne
l’organisation de la vie collective et sociale dans les domaines comme
l’enseignement, la formation, la vie associative, les sports et loisirs,
l’organisation du travail, la religion, les traditions, …L’entreprise doit tenir
compte des changements survenus au niveau des comportements sociaux,
culturels et religieux pour mieux être acceptées et intégrées au sein de la
société.19
I.1.2. GENERALITES SUR L’ANALYSE FINANCIERE
Dans cette section, nous allons aborder les points suivants : la définition de
l'analyse financière, objectifs de l'analyse financière, l'importance de l'analyse
financière, les outils de l’analyse financière et les utilisateurs de l’analyse
financière.
I.1.2.1. Définition de l’analyse financière
Selon Armand DAYAN 20, l'analyse financière est un ensemble de concepts,
méthodes et outils qui permettent de traiter des informations internes et
externes, en vue de formuler des recommandations pertinentes concernant la
situation d'un agent économique spécifique, le niveau et la qualité de ses
performances, ainsi que le degré de risque dans un environnement fortement
concurrentiel.
I.1.2.2. Objectifs de l’analyse financière
L'analyse financière consiste en un examen approfondi des comptes d'une
entreprise et de ses perspectives, afin de fournir :
Soit une évaluation de l'entreprise, destinée la plupart du temps aux
actuels ou possibles futurs actionnaires ;
18
F.M. NZENZA MPANGU., Notes du cours de marketing stratégique, L1 ISC-Kinshasa, 2016-2017, inédites
19
Ibid.
20
A. Dayan, manuel de gestion financière, Ed. Marketing, volume 2, 1999, p58
15
Soit une évaluation de sa seule solvabilité, afin de déterminer si
l'entreprise analysée peut-être en contrepartie acceptable par les tiers ;
Soit un diagnostic interne servant de support à des choix stratégiques
concernant les modes de financement ultérieurs.
I.1.2.3. Importance de l’analyse financière
L'analyse financière permet à son auteur de porter un jugement sur le niveau
de la performance et sur la situation financière actuelle et future.
Autrement dit, l'analyse financière permet d'évaluer la bonne adéquation entre
les moyens économiques et les ressources financières dont disposent
l'entreprise et les risques de faillite encourus en matière de liquidité, de
solvabilité et d'autonomie financière.
I.1.2.4. Outils de l’analyse financière
Les outils utilisés les plus courants sont :
- Le chiffre d’affaire
- La marge brute
- L’excédent brut d’exploitation
- Le seuil de rentabilité
Ces soldes intermédiaires ainsi obtenus dans le compte de résultat constituent
des étapes dans la formation du résultat net de l’entreprise.
I.1.2.5. Utilisateurs de l’analyse financière
L’analyse financière d’une entreprise est menée soit en interne, soit par des
personnes extérieures, pour le propre compte de l’entreprise ou pour un tiers.
Les utilisateurs de l’analyse financière sont multiples, leurs intérêts peuvent
être conjoints ou différents, voire divergents dans certains cas.
Les principaux utilisateurs de l’analyse financière avec leurs objectifs
respectifs sont présentés dans le tableau suivant :
16
Tableau des utilisateurs de l’analyse financière avec leurs objectifs
Utilisateurs Objectifs
Dirigeants • Juger les différentes politiques de l’entreprise
• Orienter les décisions de gestion
• Assurer la rentabilité de l’entreprise
Associés • Accroître la rentabilité des capitaux
• Accroître la valeur de l’entreprise
• Réduire le risque
Salariés • Assurer la croissance de l’entreprise
• Apprécier le partage de la richesse créée par l’entreprise
et l’évolution des charges de personnel.
Prêteurs • Réduire le risque
(établissements • Apprécier la solvabilité
financiers,
fournisseurs)
Investisseurs • Accroître la valeur de l’entreprise
• Accroître la rentabilité des capitaux
Concurrents Connaitre les points forts et les points faibles de
l’entreprise
Source : Tableau de gestion quotidienne de l’entreprise par Maurice pillet
(Gestion financière)
I.2. GENERALITES SUR LA PERFORMANCE FINANCIERE
I.2.1. NOTIONS GENERALES
BARET P, la performance est le degré d’accomplissement des
objectifs, des plans ou des programmes que s’est donné une organisation ou
une
entreprise.21
21
Baret P. (2005), « Evaluation de la Performance Globale des Entreprises : Quid d’une approche économique ?
» Colloque ADERSE, IAE Lyon, 18-19 Novembre 2005.
17
BOURGUIGNON A, dans son livre intitulé l’essentiel du contrôle de
gestion, disent que la performance financière est une association de
l’efficacité et de l’efficience qui consiste pour une entreprise à obtenir des
résultats dans le cadre des objectifs définis et l’efficience correspond à la
meilleurs gestion des moyens et des capacités en relation avec les résultats.22
Ainsi, la performance pour notre part la performation financière est un
indicateur de mesure de la réussite d’une institution en terme de rendement
financière, souvent considéré comme un barème de référence que les
investisseurs utilisent pour réaliser des enquêtes préalables ou évaluer le statut
d’un investisseur.
La performance a toujours été controversée. Chaque individu s’y
intéresse : chercheur, dirigeant, client, actionnaire, etc…l’aborde selon l’angle
d’attaque qui lui est propre. Ceci explique, sans doute, le nombre important
de modèles conceptuels proposés dans la littérature et les nombreux sens
élaborés autour de ce concept. Il s’agit des notions contingentes ou
multidimensionnelles mais aussi pour évaluer toute décision prise.
1.2.1.1. Définition de la performance financière
L’origine du mot performance remonte au milieu du 19e Siècle dans
la langue française. A cette époque, il dirigeait à la fois les résultats obtenus
par un cheval de course et le succès remporté dans une course. Puis, il désigna
les résultats et l’exploit sportif d’un athlète. Son sens évolua et au cours du
20ème Siècle. Ainsi, la performance dans sa définition française est le résultat
d’une action, voir le succès ou l’exploit.
Selon BOURGUIGNON (1995 :62) contrairement à son sens français,
la performance en anglais « contient à la fois l’action, le résultat et
éventuellement son exceptionnel succès »26
Pour expliquer la performance, nous retiendrons la définition de
BOURGUIGNON car elle regroupe les trois sens recensés ci-dessus et lui
reconnait explicitement son caractère polysémique. Ainsi, la performance
peut se définir « comme la réalisation des objectifs organisationnels, quelles
que soient la nature et la variété de ces objectifs. Cette réalisation peut se
22
Bourguignon A. (2000), « Performance et contrôle de gestion », Encyclopédie de Comptabilité, Contrôle de
gestion et Audit, Ed. Economica, pp. 931-941. 26 BOURGUIGNON A, Op.cit
18
comprendre au sens strict (résultat, aboutissement) ou au sens large du
processus qui mène au résultat (action)… »23
Dans les définitions de la performance, on trouve ce que LEBAS a
appelé les caractères communs de la performance :
Accomplir, réaliser une activité dans un but déterminé ;
Réalisation d’un résultat
Comparaison d’un résultat par rapport à une référence interne ou
externe ;
Aptitude à réaliser ou à accomplir
Appliquer des concepts de progrès continus dans un but de compétition;
Mesurer par un chiffre ou une expression communicable.
Pour cet auteur, la performance n’existe que si on peut la mesurer et
cette mesurer en aucun cas se limiter à la connaissance d’un résultat. Alors,
on évalue les résultats atteints en les comparants aux résultats souhaités.24
I.2.1.2. Importance de la performance financière
Pour remplir sa mission, l'entreprise fixe des objectifs intermédiaires,
opérationnels ou d'exploitation qui permettent de s'acquitter de sa mission
ultime. Ces objectifs peuvent être le profit maximum, la survie, la puissance
et le pouvoir, la part de marché, l'augmentation du chiffre d'affaire.
Bien que poursuivant plusieurs objectifs simultanément, les entreprises n'ont
qu'un seul objectif fondamental et la performance dépend d'une bonne
définition de celui-ci et de sous objectifs de centre de responsabilité.
Soulignons que les systèmes de mesure de performance ont pour but de
mobiliser les membres d'une organisation afin d'atteindre les objectifs fixés
par les dirigeants soit directement soit indirectement après actions correctives.
La performance est multidimensionnelle des que les buts sont multiples, la
performance est un sous ensemble de l'action, elle est subjective puisqu'elle
est le produit de l'opération par nature subjective qui consiste à rapprocher
une réalité à un souhait, à constater le degré de réussite d'une intention.
23
Idem
24
https://www.africmemoire.com consulté 25 juin 2022 à 15h38’
19
1.2.1.3. Fonctions et déterminants de la performance financière
Les déterminants de la performance constituent la base de la
performance d’une entreprise.
Selon PINTO « la performance de l’entreprise est directement
impactée par l’effort que les dirigeants consacrent à maintenir leur entreprise
au niveau des meilleures pratiques sur chacun de ses territoires ». En effet,
l’auteur indique que la performance repose sur quatre piliers qui entretiennent
des relations synergiques très fortes : les valeurs, les marchés, les hommes et
les métiers.25
1. La vitalité : pilier des valeurs
La vitalité pour le pilier des valeurs : la vitalité est en rapport avec ses
valeurs. Car ce dernier constitue un système de protection contre les menaces
qui pèsent sur l’entreprise. Selon BARET P « le système des valeurs maintient
l’entreprise dans un lien fort et positif avec son environnement. ».26
2. La compétitivité : le pilier marché
La compétitivité pour pilier du marché : la compétitivité d’une
entreprise est d’abord sa maîtrise et sa capacité à apporter des réponses
nouvelles, et adéquates aux besoins des consommateurs.
3. La rentabilité : le pilier métiers
La rentabilité pour piliers du métier : le territoire métier est un sujet
majeur de la performance stratégique, la rentabilité. C’est le domaine de
l’excellence stratégique et opérationnelle dans lequel l’entreprise va puiser
une grande partie de sa performance. Les exigences en terme, de création de
valeur conduit à s’interroger si l’entreprise utilise de façon rationnelle ses
ressources. Il convient cependant d’étudier la performance financière qui
traduit la santé financière de l’entreprise.
4. La productivité : le pilier humain
La productivité pour le pilier du personnel : les hommes constituent la
principale ressource des entreprises et sans doute un des derniers éléments de
différenciation e d’avantage concurrentiel. Pour que le personnel soit
25
PINTO C., Dictionnaire de la gestion financière éd. DUNOD, Paris, 1952
26
BARET P. (2006), « L’évaluation contingente de la Performance des Entreprises : Une méthode pour fonder
un management sociétalement responsable ? », 2ème journée de recherche du CEROS, pp. 1-24.
20
productif, il suffit de le motiver en instaurant un système de communication
permanent avec les collaborateurs. Les dirigeants doivent fournir à leurs
collaborateurs une vision stratégique claire qui exprime à la fois l’ambition de
l’entreprise sa politique et ses objectifs.
I.2.1.4.. Amélioration de la performance financière
L'amélioration des performances passe par une bonne réorganisation des
processus. L'objectif étant de faire diminuer le temps de travail et d'augmenter
la productivité. Cette amélioration passe également par la recherche de
nouveaux outils ou de nouvelles technologies qui permettent de gagner plus
de temps. Les 5 étapes indispensables pour améliorer la performance
financière.
Étape 1 : Fixer des objectifs.
Étape 2 : Mettre en place la bonne politique
Étape 3 : Disposer d'un tableau de bord.
Étape 4 : Analyser les écarts.
Étape 5 : Prendre des décisions éclairées.
I.2.2. GENERALITES SUR LA RENTABILITE
I.2.2.1. Définition
La rentabilité est un indicateur qui représente la capacité d’une
entreprise à réaliser des bénéfices à partir des moyens mis en œuvre.
Selon BESSIRE D, « la rentabilité est l’aptitude
d’une
entreprise accroitre la valeur des capitaux investis, autrement dit à dégager
un certain niveau de résultat ou de revenu pour un montant donné de
ressources engagées dans une entreprise ».27
La rentabilité représente l’évaluation de la performance des ressources
investies par des apporteurs des capitaux. C’est donc l’outil d’évaluation
privilégié par l’analyse financière. On distingue la rentabilité économique, la
rentabilité commerciale et la rentabilité financière.
27
BESSIRE D. (1999), « Définir la performance », Comptabilité-Contrôle-Audit, éd. Dunod, Paris, pp. 127-150.
21
I.2.2.2. Types et calcul de la rentabilité
1. La rentabilité économique Elle est mesurée par le ratio :
Le résultat d’exploitation permet d’apprécier la performance de
l’entreprise indépendamment des facteurs de production employés que sont le
capital, le travail et du mode de financement.
Elle dépend du taux de profitabilité économique et du taux de rotation
des capitaux investis.
Le taux de profitabilité appelé aussi le taux de marge d’exploitation
s’exprime par la relation entre le résultat d’exploitation et le chiffre d’affaire.
BOUQUIN H estime que la rentabilité économique exerce une
influence significative sur la rentabilité des capitaux propres car un niveau
élevé de taux de rentabilité économique peut être obtenu par un taux de
profitabilité faible et d’une rotation élevée des capitaux investis ou l’inverse.28
En effet, la rentabilité économique exprime la capacité des capitaux
investis à créer un certain niveau de bénéfice avant paiement des éventuels
intérêts sur la dette. Elle est donc une mesure de la performance économique
de
l’entreprise dans l’utilisation de son actif : elle détermine quel revenu
l’entreprise parvient à générer en fonction de ce qu’elle a. C’est donc un ratio
pour comparer les entreprises d’un même secteur économique.
1.2. La rentabilité financière et l’effet de levier financier
La rentabilité financière mesure la capacité de la société à rémunérer
ses actionnaires. Elle se calcul en faisant le rapport du résultat obtenu lors de
l’exercice sur les capitaux propres de la société. Ce ratio correspond à ce que
la comptabilité anglo-saxonne appelle le « Return on equity » ou encore «
ROE ». Le taux de rentabilité financière permet d’apprécier l’efficacité de
l’entreprise dans l’utilisation des ressources apportées par les actionnaires ».
La rentabilité financière est obtenue par la formule : Rentabilité financière
Si la rentabilité financière est supérieure à la rentabilité économique,
alors on dira que l’entreprise bénéficie d’un effet de levier. L’analyse
de cet effet de levier permet d’appréhender les éléments qui composent
28
BOUQUIN H. (2004), Le contrôle de gestion, Presses Universitaires de France, Collection Gestion,
6ème édition, Paris, 508 p.
22
la rentabilité des capitaux propres que sont l rentabilité économique
nette de l’entreprise, du coût de financement par capitaux emprunté et
du taux d’endettement. Elle permet de savoir si le financement par
endettement a favorisé une augmentation de la rentabilité des capitaux
propres de l’entreprise.
L’effet de levier s’exprime par : RF=RE + (RE-i)×D/C
Si RE est supérieur à i : l’effet de levier est positif et donc l’excédent
de rentabilité économique bénéficie aux actionnaires ; la rentabilité des
capitaux propres croit avec l’endettement.
Si RE est égal à i : l’effet de levier est nul. C’est-à-dire que
l’endettement n’a pas d’effet sur la rentabilité financière. Dans ce cas il
y a neutralité de la structure financière.
Si RE est inférieur à i : l’effet de levier est négatif. La rentabilité est
insuffisante pour absorber le coût des dettes ; le paiement d’intérêt
pénalise les actionnaires qui constatent une diminution de leur
rentabilité.
1.3. La rentabilité commerciale29
Elle est définie par rapport à sa production vendue (chiffre d’affaire)
Marge brute sur CA
Marge nette sur CA
La rentabilité des ventes mesure la part du profit de chaque vente
réalisée. Il traduit la capacité des ménages à générer le profit à partir des
ventes de la firme en rapportant le résultat net au montant des ventes.
La rentabilité commerciale constitue une étape ou alors un objectif
dans le processus de création de la valeur.
I.4. Les marges
Les marges, que dégagent notamment les calculs du contrôle de gestion et de
la comptabilité analytique constituent des moyens d’analyser et de
comprendre la rentabilité et ses variations .
29
MARCEL DOBILL, Comptabilité OHADA, Tome 1, Douala-Cameroun, 2008
23
I.5. Les taux de rentabilité
Mais, comme nous l’avons vu, la rentabilité est un rapport entre un résultat
et des capitaux. D’où l’intérêt particulier de calculer les taux de rentabilité.
A. Les facteurs de la rentabilité.
L’étude des facteurs de la rentabilité est indispensable d’une part pour
expliquer son niveau et son évolution ; d’autre part pour conduire des actions
de maintien ou d’amélioration de la rentabilité. Les facteurs de rentabilité se
répartissent en deux groupes : ceux imputables à l’environnement et ceux qui
relèvent de la gestion interne de l’entreprise
A.1. Les facteurs internes de la rentabilité
La rentabilité étant un rapport entre un flux de résultat et un stock de capitaux,
elle dépend de ces deux éléments. Pour un niveau de prix donné, le résultat
est influencé par le niveau et la structure des coûts.
1.6. Le niveau des coûts.
Le niveau des coûts de l’entreprise est déterminé par son efficacité, son
efficience, ses rendements et sa productivité.
A. . L’efficacité et l’efficience30.
D’une manière générale, une action est efficace si elle permet d’attendre
l’effet désiré.
Définition :
L’efficacité s’apprécie ainsi en comparant le résultat à l’objectif.
Ce concept est indispensable pour le pilotage d’une firme ; par exemple les
objectifs fixés en matière de caractéristiques des produits par rapport à ceux
des concurrents, de satisfaction des besoins des clients doivent être atteints et
respectés faute de quoi l’activité diminue et la rentabilité chute. Mais cette
conception est insuffisante et peut aboutir à de graves surcoûts. Un procédé
de fabrication permettant d’obtenir un taux de rebut de 1% sera considéré
comme plus efficace qu’un autre entraînant un taux de rebut de
3%.Cependant il est possible que ce gain d’efficacité soit obtenu en engageant
un supplément de dépenses excédant le gain réalisé. Il est donc nécessaire de
se référer à une notion plus complète, ne se limitant pas à la comparaison du
résultat obtenu à l’objectif poursuivi. Par la considération des moyens
30
éd. DUNOD, Paris 1983
24
employés les notions d’efficience répondent à cette préoccupation. Définition
:
L’efficience est le rapport entre un résultat et les moyens mis en œuvre.
B. Les rendements
La notion d’efficience est trop générale pour être opératoire et mesurable.
Elle se traduit concrètement par des rendements et des productivités.
Définition :
Le rendement est une notion technique. C’est le rapport entre deux
quantités : la quantité produite (output) est rapportée à la quantité d’un
facteur utilisé pour l’obtenir31.
Selon l’organisation, les méthodes, les procédés employés le rendement peut
être faible ou élevé, s’améliorer ou se dégrader.
Mais une entreprise produit toujours en associant plusieurs facteurs de
production. Il est donc possible de calculer un grand nombre de rendements.
Chacun d’eux est nécessairement partiel puisqu’il ne rapporte la production
qu’à un seul facteur. On calcule ainsi des rendements matières, des
rendements machine, des rendements énergétiques, des rendements de la main
d’œuvre…
Les rendements, dont le suivi est indispensable au niveau technique, sont
entachés, pour le pilotage global de l’entreprise, de deux faiblesses provenant
du fait qu’il s’agit de notions partielles et techniques. Le rendement nous
l’avons vu est une notion partielle car il ne prend en compte que l’un des
facteurs employés. Or il est évident que le rendement par rapport à ce facteur
dépend fondamentalement des quantités des autres facteurs utilisés. La
variation d’un rendement n’a donc qu’une signification restreinte.
Le rendement est une notion technique, fondée sur un rapport de quantités,
qui ignore les prix et les coûts. Il en résulte qu’il peut augmenter fortement
tout en aboutissant à un gaspillage de ressources et à des surcoûts si les
moyens mis en œuvre sont plus coûteux que d’autres pour lesquels le
rendement est plus faible mais dont les coûts sont moindres. Pour l’illustrer
penons le cas d’une fabrication qui peut être réalisée sur deux machines A et
B. La machine A permet d’obtenir 2000 pièces-heure, contre 1000 seulement
pour B dont le rendement est donc plus faible. Cependant si les frais de
fonctionnement de A sont par heure de 20 000 , alors qu’ils ne sont que de 5
31
éd. DUNOD, Paris 1983
25
000 pour B, il est en fait plus économique d’utiliser la machine B qui aboutit
à un coût de revient de 5 € par pièce conte 10 pour la machine A. Cet exemple
simple montre le décalage existant entre la logique technique et la logique
économique (et financière) qui est prioritaire. D’où la nécessité de se défier
des performances techniques qui s’obtiennent au détriment de la rentabilité
économique.
Le calcul de nombreux rendements reste cependant nécessaire pour surveiller
le fonctionnement et la performance au niveau des différents services. Ainsi
les rendements doivent être interprétés et synthétisés à la lumière de la notion
plus large de productivité.
I.6. La productivité.
Définition :
La productivité est une mesure de l’efficience qui intègre les prix et les
coûts.
La productivité globale des facteurs (PGF) est le rapport entre le volume de
la production et le volume des facteurs. Comme la production et les facteurs
sont hétérogènes (produits différents, capital et travail…) il est nécessaire de
passer par les prix.
PGF = Volume de la production
Volume des facteurs
Au numérateur figurent les quantités produites, multipliées par leurs prix
respectifs ; au dénominateur ce sont les quantités de facteurs employées
multipliées par leurs prix respectifs. L’utilisation des prix est, comme nous
l’avons vu, techniquement nécessaire pour additionner des éléments
différents. Mais elle est aussi économiquement indispensable ; en effet les prix
traduisent les raretés et les coûts relatifs des divers facteurs, et toute entreprise
doit économiser les facteurs rares et coûteux.
Au cours du temps, dans une entreprise performante, la productivité doit
s’améliorer. Elle réalise alors un gain de productivité. D’où une distinction
importante32 :
- la productivité est une notion statique, constituée à une date donnée
par le rapport entre le volume produit et le volume des facteurs
utilisés.
32
éd. DUNOD, Paris 1983 p.246
26
- le gain de productivité est une notion dynamique : c’est l’élévation
au cours du temps, du rapport entre le volume de la production et le
volume des facteurs. Réaliser un gain de productivité c’est obtenir la
même production avec moins de facteurs.
Il y a un lien étroit entre la productivité et les coûts :
- à un niveau de productivité donnée correspond un niveau de coûts, et
les écarts de compétitivité et de rentabilité des firmes résultent
largement des différentiels de productivité ;
- un gain de productivité se traduit, à prix constants, par une diminution
des coûts, donc à une amélioration de la compétitivité et de la
rentabilité.
Dans la pratique le calcul de la productivité globale des facteurs est délicat.
C’est pourquoi on calcule plus facilement des productivités partielles ou
apparentes .Deux d’entre elles sont particulièrement importantes : la
productivité du travail et celle du capital.
Définition :
La productivité du travail se calcule en rapportant la valeur ajoutée produite
au volume du travail.
Trois mesures de ce dernier sont utilisables : les effectifs, le nombre d’heures
de travail et les salaires (charges de personnel).Les deux premières mesures
sont simples et concrètes mais négligent le fait que les qualifications sont
hétérogènes ; l’hétérogénéité des qualifications est traduite dans la hiérarchie
des salaires ce qui justifie la troisième mesure proposée.
Productivité du travail = Valeur ajoutée
Charges de personnel
Remarquons que ce ratio de productivité du travail est l’inverse du ratio de
répartition de la valeur ajoutée. Ceci est normal puisque précisément le
personnel est rémunéré en fonction de sa productivité.
En général, la productivité du travail croît plus vite que la productivité globale
des facteurs ; ceci résulte du fait qu’on rapporte la production au seul facteur
travail ; on néglige de ce fait l’accumulation du capital et son effet sur la
productivité. D’où la nécessité de calculer la productivité du capital.37
Définition :
La productivité du capital est égale au quotient de la valeur ajoutée sur le
capital économique mis en œuvre (immobilisations + BFRE).
27
Productivité du capital = Valeur ajoutée
Immobilisations
Les investissements de productivité ont précisément pour rôle d’accroître la
productivité soit du capital lui-même, soit du travail (accumulation du capital
par tête, mécanisation, automatisation, substitution du capital au travail).
Les programmes de réduction des coûts consistent souvent à dégager des
gains de productivité en réduisant les effectifs ou le capital employé, ou en
améliorant leur utilisation. Mais ils portent également sur les coûts d’achat
(négociation avec les fournisseurs, standardisation des achats, centrale
d’achats, regroupement des acheteurs et mises en concurrence des
fournisseurs sur des « places de marché »informatiques) ; les coûts de
distribution (réorganisation des réseaux de vente, nouvelles formes de
distribution, modes de rémunération des réseaux et des vendeurs…) ; et les
frais généraux (délocalisations, réduction des effectifs, compression des
budgets). 33
C. La structure des coûts.
L’analyse de la structure des coûts permet de déterminer le seuil de rentabilité
et le levier opérationnel.
I.7. Le seuil de rentabilité
Le compte de résultat classe les charges de manière à dégager des SIG dont
nous avons vu l’intérêt ; mais de ce fait il n’analyse pas la structure des coûts
en fonction de leur variabilité .Pour analyser la sensibilité de la rentabilité aux
variations d’activité cette analyse est pourtant indispensable. Elle consiste à
établir des comptes de résultat structurels, global ou par activité, fondés sur
la décomposition des coûts en coûts variables et coûts fixes. Les coûts
variables sont généralement proportionnels à l’activité ; les coûts fixes sont
constants à l’intérieur d’une plage d’activité et varient ensuite par paliers, lors
des changements de la capacité de production, des investissements, et plus
généralement des changements de structure de l’entreprise.
Les coûts sont variables ou fixes selon leur nature (ex : les coûts des
approvisionnements matières, énergie, marchandises sont variables ; les
loyers, assurances, les salaires du personnel d’encadrement sont fixes).
33
Gestion financière, manuel et application, éd. DUNOD, Paris, 2001
28
Lorsque le classement des coûts par nature est impossible, il faut faire une
régression linéaire (droite des moindres carrés) ,sur un historique de données
mensuelles par exemple, pour décomposer les coûts en une partie fixe
(ordonnées à l’origine de la droite de régression) et variable
(pente de la droite de régression). 34
Cette décomposition permet de calculer :
- la marge sur coût variable (MCV), différence entre le chiffre d’affaires
( CA ) et les coûts variables (CV) ;
MCV = CA – CV
- le taux de marge sur coût variable, rapport entre la marge sur coût
variable et le chiffre d’affaires, qui exprime le nombre de centimes
d’euro sécrété par un euro de ventes pour couvrir les coûts fixes et, au-
delà, pour réaliser le résultat. M = CA – CV
CA
On en déduit le seuil de rentabilité de l’entreprise qui est le niveau d’activité
pour lequel le bénéfice est nul. A ce niveau la marge sur coût variable couvre
tout juste les coûts fixes. En notant m le taux de marge sur coût variable, SR
le seuil de rentabilité en euros de ventes, on obtient le seuil de rentabilité par
la formule suivante.
B = CA – (CV + CF) = 0 CA – CV =
CF m
.SR= CF
SR = CF : m
Par différence entre le seuil de rentabilité et le chiffre d‘affaires réalisé,
on obtient la marge de sécurité de l’entreprise :
Marge de sécurité = CA – SR
Elle indique de quel montant, en valeur absolue peuvent diminuer les ventes
avant de rentrer dans la zone des pertes.
Mais il est plus intéressant de la rapporter au chiffre d’affaires pour
obtenir l’indice de sécurité :
Indice de sécurité = (CA – SR) : CA
34
Gestion financière, manuel et application, éd. DUNOD, Paris, 2001.
29
L’indice de sécurité indique de quel pourcentage le chiffre d’affaires peut
baisser avant que l’entreprise ne rentre dans la zone des pertes, en raison d’une
activité insuffisante pour couvrir les coûts fixes.
Cet indice de sécurité dépend naturellement du niveau d’activité actuel (plus
il est élevé, plus on est loin du seuil de rentabilité) mais aussi de la structure
des coûts. Pour un taux de marge sur coûts variables donné, plus les coûts
fixes ne sont importants, plus le SR est élevé ce qui réduit l’indice de sécurité.
I.8. Le levier opérationnel
Si tous les coûts étaient variables, le résultat d’exploitation varierait
proportionnellement à l’activité puisque :
B = CA –CV = CA –m.CA = (1-m) CA. L’existence de coûts
fixes entraîne une variation du résultat d’exploitation amplifiée par rapport à
la variation d’activité. Cette amplification des variations du résultat par
rapport à l’activité, due à la structure des coûts constitue le levier
opérationnel (ou levier d’exploitation).
Il se mesure aisément par l’élasticité du résultat d’exploitation par rapport
au chiffre d’affaires :
ΔR e= R
ΔCA
CA
L’élasticité exprime la variation en pourcentage du résultat pour une
variation du chiffre d’affaires de 1%. Par exemple une élasticité de 4 signifie
que si le CA baisse de 1%, le résultat d’exploitation diminuera de 4%.
En décomposant le CA en trois composantes le résultat, les coûts fixes et
les coûts variables on démontre que l’élasticité e est obtenue par la formule :
S e= CA
30
R
C
A
−
=
C
A
C
A
−
C
F
m
Ainsi la sensibilité du résultat d’exploitation aux variations d’activité
:
- croit avec les coûts fixes,
- croît lorsque le seuil de rentabilité s’élève,
- diminue lorsque le taux de marge sur coûts variables augmente, c’est à
dire lorsque les coûts variables diminuent.
L’élasticité du résultat dépend donc de la structure des coûts (part des coûts
fixes dans les coûts totaux, rapport entre les coûts fixes et les coûts
variables).35
Observons que l’élasticité est l’inverse de l’indice de sécurité.
Il en résulte que pour diminuer son risque d’exploitation, l’entreprise doit
diminuer ses coûts fixes, modifier la structure de ses coûts et abaisser son seuil
de rentabilité. Il existe de nombreux procédés pour y parvenir tels que les
systèmes de rémunération variable, l’externalisation
(sous-traitance notamment) d’une partie des activités, la réduction de la
capacité de production pour abaisser le point mort, la gestion en flux tendus
et d’une manière générale tous les procédés qui accroissent la flexibilité et la
réactivité de la firme.
35
Gestion financière, manuel et application, éd. DUNOD, Paris, 2001
31
I.9. Le levier financier.
Alors que le levier opérationnel est imputable à la structure des coûts, le levier
financier provient de la structure du financement, c’est à dire au financement
des actifs pour partie par des emprunts.
Dans le cas d’une firme utilisant exclusivement ses capitaux propres, la
rentabilité financière de ces derniers est égale à la rentabilité économique des
actifs qu’ils financent.
Capitaux propres
rémunère
Investissements (actifs financés)
Résultat d’exploitation
procure
Re = EBE(ou RE)/Actifs financés Rf = CAF(ou RC)/Capitaux propres
En revanche, le financement par endettement introduit une diver e entre
les deux rentabilités économique et financière toutes les fois que le taux
d’intérêt des emprunts est différent du taux de rentabilité économique des
actifs.
Capitaux propres (CP) e
Emprunt (E)
coûte Intérêts Résultat net
( avant IS)
Actifs financés
Résultat d’exploitation
procure
Les capitaux propres rapportent :
32
-le taux de rentabilité économique sur les actifs qu’ils financent soit, en euros
: Re .CP, -l’écart entre la rentabilité économique des actifs (Re) et le taux
d’intérêt (i) des dettes (D) pour ceux qui sont financés par endettement soit,
en euros : (Re – i).D
Au total la rentabilité financière des capitaux propres est la somme de
ces deux éléments soit, en taux de rentabilité :
Dans cette formule, l’effet de levier apparaît dans le second terme du second
membre.
L’expression (Re – i) désigne le différentiel de taux ;
Le quotient Dettes / capitaux propres (D/CP) constitue le bras de levier.
L’effet de levier est l’augmentation de la rentabilité financière, due
au financement d’une partie des actifs par des dettes dont le taux
d’intérêt est inférieur à la rentabilité économique des actifs financés. Il est
d’autant plus élevé que l’écart de taux est important et que le taux
d’endettement est élevé. Des montages financiers privilégiant l’endettement
permettent donc d’élever la rentabilité financière au-delà de la rentabilité
économique.
Cependant l’effet de levier a des contreparties défavorables :
- la volatilité de la rentabilité financière, qui fluctue beaucoup plus
amplement que la rentabilité économique
- l’inversion de l’effet de levier qui devient négatif si la rentabilité
économique est inférieure au taux d’intérêt des emprunts,
- l’élévation du niveau de risque financier de l’entreprise, qui résulte des
deux phénomènes précédents, auxquels s’ajoutent l’élévation du taux
d’endettement et le poids des remboursements
- l’élévation du coût du capital qui en résulte (coûts de nouveaux
financements plus élevés, hausse du taux de rentabilité exigé par les
actionnaires pour compenser l’élévation du risque).
33
A. La rotation du capital.
La rentabilité financière se mesure par le rapport du résultat net aux
capitaux propres. Il est possible d’enrichir le contenu de cette formule en
décomposant le taux de rentabilité. En appelant CA le chiffre d’affaires, P le
total du passif et CP les capitaux propres on peut écrire :
Le premier terme (B/CA) est le taux de marge nette dont nous avons
analysé la formation en étudiant les SIG ; le troisième terme (P/CP) est une
mesure du taux d’endettement qui correspond au levier financier étudié ci-
avant. Il nous reste à analyser la signification du second terme (CA/P).
Ce ratio exprime le nombre d’euros de ventes réalisées avec un euro de
capital engagé dans l’activité. Il mesure donc la rotation du capital. Plus elle
est élevée, pour un taux de marge et un taux d’endettement donnés, plus la
rentabilité est importante.
L’entreprise a donc intérêt à veiller à la rotation de son capital pour la
maintenir ou l’accroître, afin d’améliorer sa rentabilité. Elle doit en
permanence essayer de minimiser le capital nécessaire à la réalisation de la
production et des ventes.
En pratique, l’examen de la rotation du capital comporte l’étude
spécifique des divers actifs de l’entreprise. En effet la rotation du capital de la
firme est une moyenne des rotations particulières des divers actifs, pondérées
par leurs parts respectives dans le bilan.
B. La rotation des immobilisations.
La rotation des immobilisations (CA/Immobilisations d’exploitation) peut
être accélérée de plusieurs manières. 36
1. En élevant le niveau d’activité en cas de sous-emploi de la capacité
productive. Seul le plein emploi permet de « faire tourner » les
matériels et installations le plus rapidement possible. Exemple :
Si par exemple pour un produit vendu 1000 €, la capacité de la firme est de
1 000 unités et que les machines d’une valeur de 500 000 € ne tournent qu’à
80%, la rotation du capital est en fait de (1 000 x 800) : 500 000 = 1,6 € de
CA par euro de capital investi alors qu’elle pourrait atteindre 2 €. Si la marge
36
BARREAU J. et DELAHAYE,
34
bénéficiaire est de 10% ceci correspond à une rentabilité du capital investi de
:
(10% x 800 000) :500 000 = 16%, alors qu’au plein emploi elle serait de
:
(10% x 1 000 000) : 500 000 =20%.
2. La rotation des immobilisations peut également s’accroître par la
réduction du capital employé : cession de matériels inutilisés ou sous
employés ; renouvellement d’équipements par des matériels au
rendement plus élevé. Ainsi il est parfois intéressant de déclasser un
matériel en état de fonctionnement ; recours à la sous-traitance (c’est le
sous-traitant qui apporte le capital technique) ; financement par crédit-
bail.
3. Le travail en continu, ou par équipes successives se justifie parfois par
des impératifs techniques (problèmes de sécurité, fonctionnement
continu d’une centrale
Énergétique..). Il peut aussi répondre au souci financier de rentabiliser
les équipements puisque, avec le même capital, on réalise un niveau
de production plus élevé.
C. La rotation des stocks.
Les stocks d’approvisionnement peuvent être optimisés par la définition
d’une politique d’approvisionnement, par le recours au calcul économique
(prise en compte des coûts des stocks et de capitaux investis) pour la gestion
des stocks.
Les techniques d’optimisation de la production permettent de minimiser
les en- cours de fabrication.
Les stocks de produits finis dépendent de la coordination production-
ventes, de la qualité des prévisions commerciales et du mode de gestion
adopté (flux tendus ou flux poussés).La gestion en flux tendu consiste à
produire sur commande (et non en fonction de prévisions de ventes). Elle
supprime les stocks de produits finis. Mais elle n’est praticable que lorsque le
« délai client » est égal ou supérieur au « délai produit ».
La gestion en flux tendus ne concerne pas seulement les produits finis ;
elle peut s’étendre à la production ainsi qu’aux approvisionnements.
Beaucoup de firmes combinent flux tendus et flux poussés.
35
D.. La rotation des créances
Il n’y a pas que les biens utilisés qui « coûtent » du capital. Les créances
accordées aux clients pèsent aussi sur la rentabilité. L’entreprise peut :
- réduire les délais de règlement des clients,
- sélectionner sa clientèle,
- instaurer des plafonds de crédit,
- accorder des escomptes de règlement pour paiement comptant,
- proposer aux clients des prélèvements automatiques à date fixe,
- mettre en place des systèmes d’abonnement (paiement d’avance des
abonnés) ou systématiser les avances et acomptes sur commandes
Il existe ainsi de nombreux moyens d’améliorer la rentabilité par la réduction
des coûts et par l’amélioration de la rotation du capital.
E. La marge
La rentabilité est le produit d’un taux de marge par la rotation du capital.
Ainsi, la rentabilité dépend-elle des marges procurées par les divers produits
dans son niveau et dans ses variations au cours du temps. Il faut donc étudier
les diverses marges car elles apportent des éclairages complémentaires sur la
rentabilité : marge brute, marge d’exploitation, marge sur coût variable et
marge nette en particulier.37
3.1.6. Le cycle de vie du produit
La rentabilité des produits varie au cours des phases successives de leur cycle
de vie : études, lancement, expansion, maturité et déclin.
Il en va de même des autres paramètres financiers tels que la trésorerie
dégagée ou absorbée, les capitaux nécessaires ou procurés par le produit,
notamment sous forme d’autofinancement absorbé ou sécrété par le produit,
enfin sous forme de d’investissements nécessaires (d’études et recherche,
puis de lancement, puis de capacité, enfin de productivité, jusqu’au
désinvestissement en phase de déclin). Pour stabiliser sa rentabilité, comme
pour assurer sa survie et son développement, la firme doit donc avoir un
portefeuille de produits équilibré c'est-à-dire un ensemble de produits situés à
diverses phases de leur cycle de vie.
37
Gestion financière, manuel et application, éd. DUNOD, Paris, 2001
36
F. Les facteurs externes de la rentabilité
Les facteurs externes de la rentabilité sont liés aux caractéristiques de
l’environnement et, surtout, aux évolutions de l’environnement. Ces facteurs
sont en général des contraintes affectant la rentabilité ; mais parfois au
contraire ils offrent des opportunités de développement et de rentabilité. Pour
maintenir ou améliorer sa rentabilité, la firme doit avoir une attitude active vis
à vis de son environnement : l’identifier, le connaître, le modifier (par exemple
par ses actions commerciales, son action auprès des pouvoirs publics pour
modifier une réglementation), tirer parti des opportunités nouvelles.
Les principaux facteurs d’environnement à considérer sont :
- La conjoncture générale et sectorielle qui affecte la demande
(succession de phases d’expansion, de stagnation, de récession).
- Le coût des approvisionnements notamment pour les firmes dépendant
de matières dont les prix fluctuent amplement sur les marchés
mondiaux.
- L’élasticité de la demande par rapport aux prix et par rapport aux
revenus a une grande importance quant aux possibilités de répercuter
les variations des prix d’achat, et plus généralement des coûts, dans les
prix de vente, ainsi que sur la stabilité de la demande38.
- Le cycle d’activité propre au secteur (automobile, construction par
exemple) entraîne des fluctuations de la rentabilité d’autant plus
importantes que les coûts fixes sont élevés.
- La concurrence actuelle et potentielle affecte le niveau des ventes et
des prix ; elle est double : celle des produits similaires et celle des
produits de substitution.
- La fiscalité et les charges sociales, par les variations d’assiette et de
taux, amputent les résultats.
38
Gestion financière, manuel et application, éd. DUNOD, Paris, 2001
37
- La réglementation impose des contraintes réduisant les capacités
d’adaptation rapide des entreprises ainsi que des charges et des
investissements obligatoires; en sens inverse des réglementations
nouvelles créent, pour certaines firmes, des marchés nouveaux ou
confèrent des éléments de monopole (par exemple des normes, des
labels).
- Les taux d’intérêt et leurs variations affectent inégalement les
entreprises selon leur niveau d’endettement et la composition de cet
endettement à taux fixe ou variable.
- Il en va de même du marché financier qui affecte, par les variations de
cours des titres, la rentabilité des firmes ayant un important portefeuille
de titres (sociétés d’assurance par exemple).
- Les taux de change ont une grande importance pour les entreprises
importatrices et exportatrices dans des pays hors zone euro ; ainsi que
pour les groupes ayant des filiales à l’étranger dont le résultat converti
en euros varie grandement selon les fluctuations des taux de change.
- Les évolutions technologiques (techniques, matériaux, méthodes) et
culturelles (changement des goûts, des besoins, des attitudes, des
comportements) constituent également, selon les entreprises, des
opportunités ou des menaces affectant leur rentabilité à long terme.
Pour faire face aux caractéristiques et aux changements de leur
environnement, les entreprises doivent adapter leur stratégie et leur
organisation. C’est par cette congruence entre environnement, stratégie et
organisation qu’elles peuvent atteindre leurs objectifs de rentabilité à long
terme.
38
CHAPITRE II : PRESENTATION DE LA SOCIETE NATIONALE
D’ELECTRICITE S.A
Il est question dans ce chapitre de présenté la Société Nationale
d’Electricité ‘’SNEL’’ de son aperçu historique jusqu’à l’analyse swot.
2.1. Aperçu historique
L'histoire de la Société Nationale d'Electricité remonte de l'époque
coloniale, à partir de la découverte du fleuve Congo, ce qui donna aux
autorités coloniales l'idée de créer l'institut d'Inga mettant en œuvre le projet
de construire des vastes barrages et centrales hydro électriques.
En effet, dans le souci de répondre aux besoins énergétiques du pays,
les pouvoirs publics, par l’ordonnance présidentielle n°67-391 du 23
septembre 1967, instituaient le comité de contrôle technique et financier pour
travaux d'Inga, comité qui sera remplacé en 1970 par la Société Nationale
d’Electricité.
A la suite de la mise en service de la centrale d'Inga I, le 24 novembre
1972, la Société Nationale d'Electricité devint effectivement producteur,
transporteur et distributeur d'énergie électrique à l'instar d'une autre société
d'Etat : la REGIDESO, et de six sociétés commerciales privées existantes,
ayant le même objet social, à savoir :
FORCES DE L'EST
FORCES DU BAS
COMECTRICK
SOGEFOR
SOGELEC
COGELIN
La même année, le Gouvernement mit en marche le processus
d'absorption progressive de ces sociétés privées par la Société Nationale
d'Electricité.
Ainsi donc, ce processus conféra à la Société Nationale d'Electricité
une forme de monopole dans ce secteur. Celle-ci traduit la volonté de l'Etat
d'assurer le contrôle direct de la production, du transport et de la distribution
de l'électricité. Cependant, la Société Nationale d'Electricité repris toutes les
activités électriques, y compris les centrales hydroélectriques et thermiques
du pays.
39
Seul quelques micros et mini centraux hydroélectriques du secteur
minier des petites centrales thermiques intégrées aux installations
d'entreprises isolées demeurant indépendants.
2.2. Siège social
A Kinshasa, la Société Nationale d'Electricité est située au croisement
des avenues de la justice et Batetela, au n°407/2361 en face des ambassades
de la Russie, de l'Inde et de la Côte d'Ivoire, dans la commune de la Gombe.
2.3. Objet social
La Société Nationale d'Electricité a pour objet la production, le
transport, la distribution et la commercialisation de l'énergie électrique en
République Démocratique du Congo, principalement et à l'étranger (Afrique
Central et Austral).
2.4. Forme juridique
La Société Nationale d'Electricité a été créée par l'ordonnance-loi
n°70033 du 16 mai 1970, comme une Entreprise publique à caractère
industriel et commercial, dotée de la personne juridique et soumise au régime
de droit commun congolais en matière fiscale.
Elle a été transformée par la suite en Société Commerciale par actions
à Responsabilité limitée "SARL" par la loi n°08/007 du juillet 2008. L'Etat
était l'actionnaire unique.
Conformément à l'Acte uniforme du 30 janvier 2014 relatif au droit
des sociétés commerciales et aux groupements d'intérêt économique OHADA
et suivant la décision de l’Administrateur générale du 06 septembre 2014, la
Société Nationale d'Electricité est devenue une Société Anonyme, " la Société
Nationale d'Electricité, SA" dont le capital social selon les nouveaux statuts
est chiffré à 6 384 108 500 000 FC en 2019.
2.5. Structure et organisation
En attendant les premiers effets de la reprise après plus de 10 ans de
suspension de la coopération internationale, la Société Nationale d'Electricité,
techniquement et financièrement fragilisée, gère des infrastructures obsolètes.
Un secteur commercial et financier déficitaire.
L'Entreprise, qui ploie sous le poids d'un endettement excessif
affectant sa crédibilité, connaît d'énormes difficultés pour payer à la fois les
40
salaires de son personnel, assurer les charges d'exploitation courante et
soutenir l'effort d'investissement.
En effet, la Société Nationale d'Electricité est soumise aux
contraignantes de nantissement de ses recettes d'exploitation provenant
surtout des clients miniers pour honorer le service de la dette extérieure vis-à-
vis des partenaires au développement et des privés.
L’ordonnance n°11/055 du 20 août 2011 a mis en place un nouveau
Conseil d'Administration qui a entrepris la restructuration de l'entreprise.
Comme indiqué dans l’organigramme présenté ci-dessous, la nouvelle
macrostructure de la Société Nationale d'Electricité comprend les fonctions
homogènes ci-après :
Département d’Etudes, Planification, Normes et Standards (DEP) ;
Département du Contrôle Général (DCG) ;
Département de l'Organisation et système d'Information (DOS) ;
Département du Secrétariat Général (DSG) ;
Département de Production (DPR) ;
Département, du Transport (DTR) ;
Département de Distribution en Provinces (DDP) ;
Département de Distribution de Kinshasa (DDK) ;
Département Commercial (DEC) ;
Département des Finances (DFI) ;
Département des Approvisionnements et Marchés (DAM) ;
Département des Ressources Humaines (DRH) ;
Département d'Equipement et Electrification Rurale (DEQ).
2.6. Vision de la Société Nationale d'Electricité
La vision de l'Entreprise est de devenir une société d'électricité
capable d'assurer une large desserte du territoire national et d'autres pays, en
une énergie fiable, énergie de moindre coût et la satisfaction de la clientèle,
tout en veillant sur sa propre viabilité économique.
42
2.7. Activités et perspectives d’avenir
2.7.1. Activités d’exploitation
Les activités sont centrées autour des points ci-après :
Consolidation et développement des politiques déjà définis ;
Mise en place d'un plan des ressources humaines ;
Plan de carrière ;
Plan de recrutement ;
Plan de formation ;
Renforcement des soins de santé à assurer aux agents dans les installations
de la Société Nationale d'Electricité.
Activités en matière d'exportation de l'énergie
La République Démocratique du Congo a capté des ressources
hydroélectriques primaires considérables évaluées à quelques 100.000 MW
disséminées à travers l'ensemble du territoire national. Celles-ci sont cependant
non totalement inventoriés, ni exploitées dans des proportions importantes.
Environ 40% de ces ressources sont concentrés dans le site d'Inga.
S'agissant spécifiquement du site d'Inga, seules deux centrales ont été
aménagées à savoir :
La centrale d'Inga I d'une puissance installée de 351 MW mise en service
en 1972 ;
La centrale d'Inga II totalisent 1.424 MW et inauguré en 1982.
Il demeure d'autres possibilités d'aménagement, il s'agit de :
Inga III avec puissance installée de 3.500 MW ;
Grand Inga pour une puissance de 39.000 Mw en stade final.
La Société Nationale d'Electricité dispose à l'heure actuelle d'un important
surplus énergétique. En effet, sa capacité installée qui est de 2.416 MW n'est
utilisé qu'environ 30% parce que l'usage totale de sa capacité risquera de faire
devenir la province du Bas-Congo en un désert imaginable. Voilà pourquoi chaque
addition de ses capacités exige des études sérieuses préventives.
C'est pour cette raison que la Société Nationale d'Electricité développe
une politique dynamique d'exportation de l'énergie d'Inga. Cette politique vise à:
43
Améliorer le taux d'utilisation des centrales d'Inga ;
Accroître la capacité d'autofinancement de la Société pour les besoins
d'électrification de l'arrière-pays.
Il existe plusieurs projets d'interconnexion à partir d'Inga regroupés
suivants les axes ci-après :
RDC/ Afrique Australe ;
RDC/ Afrique Centrale ;
RDC/ Afrique de l'Ouest ; RDC/ Afrique du Nord.
2.7.2. Perspectives d’avenir
En marge du processus de transformation des entreprises publiques, la loi
014/011 du 17 juin 2014 relative au secteur de l’électricité impose à Société
Nationale d'Electricité, en tant qu’opérateur dans ce secteur, des contraintes
d’ordre juridique, technico-commercial et économique dont les plus significatives
consistent à :
Se conformer à cette loi endéans un délai de 12 mois à dater de sa
promulgation ;
Facturer toute vente d’énergie sur base de la consommation réelle prélevée
sur base des compteurs calibrés et en bon état de fonctionnement ;
Acquérir et placer des compteurs chez tous les clients et abstenir de toute
facturation forfaitaire ;
Obtenir une licence pour l’importation et l’exportation de l’énergie
électrique ;
Payer désormais des amandes en cas de no respect de cette loi ;
Payer des taxes et redevances à l’autorité de régulation du secteur de
l’électricité et à l’établissement chargé de la promotion de l’électrification
rurale.
Eu égard à ces importantes contraintes, SNEL a introduit une demande de
moratoire auprès du Ministère de l’Energie pour l’accomplissement de toutes ces
obligations.
44
2.8. Analyse SWOT de la Société Nationale d’Electricité
Forces Faiblesses
Distribution, transport et production Coupure intempestive de
de l’électricité ; l'électricité;
Fournir, en République Manque de l’électricité dans les
Démocratique du Congo une autres communes
énergie électrique fiable ;
Assurer à la sécurité énergétique,
l’électricité et vital.
Opportunités Menaces
Il est la seule entreprise de l'énergie Trop de services rendus à l’Etat ;
électrique en RDC ; la SNEL SA La météorologie.
comme
acteur emblématique de service
public
en matière de respect, de
responsabilité et d'éthique dans la
conduite des affaires.
Source : Plan d'affaires de la Société Nationale d'Electricité, 2020-2021.
45
CHAPITRE III. APPRECIATION DE LA PERFORMANCE
FINANCIERE DE LA SNEL SA
3.1. MATERIEL D’ANALYSE
3.1.1. Bilan pluriannuel (en FC courant), de 2019 à 2021
TABLEAU N°1 : ACTIFS Nets(en CDF)
ACTIF
2019 2020 2021
ACTIF IMMOBILISE
AD IMMOBILISATIONS 5 601 323.063 6 843 692 849 4 842 312 842
INCORPORELLES
AF LOGICIELS 5 601 323 063 6 843 692 849 4 842 312 842
FONDS COMMERCIAL 0 0 0
AC ET DROIT AU BAIL
IMMOBILISATIONS
AI CORPORELLES 906 615 035 035 913 195 005 487 975 205 401 930
AJ 35.506.387.043 30 222 433 782 29 872 892.657
TERRAINS
AK BATIMENTS 399 734 189 973 408 626 727 064 410 311 978 458
INSTALLATIONS ET
AL AGENCEMENTS 1 474 652 024 308 1 486 972 476 030 1 506 959 273 034
AM MATERIEL, MOBILIER 74 593 092 655 68 290 009 189 62 348 930 674
ET ACTIF BIOLOGIQUE
AN MATERIEL DE TRANSP 2 661 055 846 6 136 825 836 5 034 679 475
AVANCES ET ACOMPTES
VERSES SUR
AP IMMOBILISATIONS 105 831 280 0 0
AQ IMMOBILISATIONS 4 317 787 900 2 431 854 703 1 877 423 488
FINANCIERES
TITRES DE
AR PARTICIPATION 1 154 854 692 1 209 297 121 1 168 828 747
AUTRES
IMMOBILISATIONS
AS FINANCIERES 3 163 933 207 1 222 557 582 708 594 740
(1) dont H.A.O. : Brut
Net
TOTAL ACTIF
AZ IMMOBILISE (I) 1 995 151 692 067 2 005 092 906 618 2 488 541 951 503
46
ACTIF CIRCULANT
BA ACTIF CIRCULANT 0 0 0
H.A.O.
BB STOCKS 31 379 468 829 25 923 684 304 30 865 147 169
AUTRES
APPROVISIONNEMENT
BD S ET STOCKS EN COURS 31 379 468 829 25 923 684 304 30 865 147 169
PRODUITS ET SERVICES
BE EN COURS
0 0 0
CREANCES ET EMPLOIS
BG ASSIMILES 515 399 278 441 533 744 185 204 625 421 444 445
FOURNISSEURS,
BH AVANCES VERSEES 9 263 475 584 3 806 175 323 1 434 441 445
BI CLIENTS 484 880 823 621 518 468 409 570 608 271 906 995
BJ AUTRES CREANCES 21 254 979 236 11 469 600 305 15 715 096 086
TOTAL ACTIF
BK CIRCULANT (II) 721 717 494 051 527 919 881 024 662 046 885 885
TRESORERIE – ACTIF
BQ TITRES DE PLACEMENT 4 564 4 564 4 564
BR VALEURS A ENCAISSER 260 932 583 111 137 931 84 092 751
BANQUES, CHEQUES
POSTAUX,
BS CAISSE 2 171 703 093 2 153 733 330 2 272 734 031
TOTAL TRESORERIE -
BT ACTIF (III) 2 432 640 240 2 264 875 825 2 356 831 346
ECARTS DE
CONVERSION - ACTIF
BU (IV) (perte probable de
change) 775 409 001 775 409 001 635 808 004
TOTAL GENERAL (I + II
BZ + III + IV) 3 593 766 227 837 3 647 302 055 763 3 807 400 686 280
Source : Etats financiers SNEL SA de 2019 à 2021
Le tableau ci-dessus indique la situation nette de l’Actif de la SNEL
SA de 2019 à 2021.
47
TABLEAU N°2 : PASSIFS Nets(EN CDF)
REF. PASSIF 2019 2020 2021
CAPITAUX PROPRES
ET RESSOURCES
ASSIMILEES
CA CAPITAL SOCIAL 856 284 179 253 945 622 152 573 956 622 152 573
CA CAPITAL PAR 7154 259 041 982 063 116 904 845 215
DOTATION
CC PRIMES ET RESERVES
0 0 0
CE ECARTS DE 105 915 377 708 128 951 312 323 128 951 312 323
REEVALUATION
CF RESERVES 0 0 0
INDISPONIBLES
CG RESERVES LIBRES 0 0 0
REPORT A NOUVEAU
CH + ou - -42 567 780 125 -233 697 736 934 -267 882 439 511
RESULTAT NET DE
L'EXERCICE (bénéfice
+ ou perte -)
CI -32 012 628 465 -32 743 192 341 -45 437 58 034
CK AUTRES CAPITAUX
PROPRES
SUBVENTIONS
CL D'INVESTISSEMENT 72 928 372 695 105 839 412 940 177 917 330 106
PROVISIONS
REGLEMENTEES ET
CM FONDS ASSIMILES 572 417 146 801 792 156 620 692 836
CP TOTAL CAPITAUX 732 141 334 193 736 765 803 823 887 075 618 671
PROPRES (I)
DETTES FINANCIERES
ET
RESSOURCES
ASSIMILEES (1)
DA EMPRUNTS 69 368 550 704 1 856 548 273 4 497 033 159
DETTES DE CREDIT-
BAIL ET CONTRATS
DB ASSIMILES 0 0 0
DC DETTES FINANCIERES 1 201 658 114 1 356 529 933 1 644 041 624
DIVERSES
48
PROVISIONS
FINANCIERES POUR
DD RISQUES ET CHARGES 70 312 061 210 75 233 919 678 90 324 654 507
(1) dont H.A.O.
…………………. /
…………………………
DE …..
DF TOTAL DETTES 139 680 611 914 78 446 997 884 85 654 023 111
FINANCIERES (II)
DG TOTAL RESSOURCES 815 212 801 706 871 821 946 108 924 310 621 006
STABLES (I
+ II)
PASSIF CIRCULANT
DH DETTES 2 095 123 872 8 178 262 282 9 056 361 512
CIRCULANTES H.A.O.
ET
DI CLIENTS, AVANCES 4 073 417 418 2 121 694 909 3 455 989 003
RECUES
DJ FOURNISSEURS 144 918 389 005 155 380 313 469 1 778 478 212
D'EXPLOITATION
DK DETTES FISCALES 127 501 581 932 48 550 332 918 49 468 125 111
DL DETTES SOCIALES 5 073 408 841 14 767 671 598 12 123 259 002
DM AUTRES DETTES 95 273458 451 7 753 652 182 8 053 672 182
DN RISQUES 5 053 672 182 775 409 001 9 143 452 186
PROVISIONNES
DP TOTAL PASSIF 3 010 630 793 6 827 356 359 4 053 672 172
CIRCULANT (III)
TRESORERIE –
PASSIF
BANQUES, CREDITS
DQ D'ESCOMPTE
BANQUES, CREDITS
DE TRESORERIE
14 489 265 012
DR 14 234 292 104 15 595 235 449
KDS BANQUES, 13 936 481 209 11 051 449 821 17 053 672 182
DECOUVERTS
DT TOTAL TRESORERIE 4 170 773 313 6 646 685 270 7 053 672 182
- PASSIF
(IV)
49
DU ECARTS DE 7 053 672 189 6 025 147 025 8 258 147 369
CONVERSION -
PASSIF (V)
(gain probable de change)
TOTAL GENERAL (I + 4 593 766 227 837 4 807 400 686 280
DZ II + III + IV + V) 4 647 302 055 763
Source : Etats financiers SNEL SA de 2019 à 2021
Le tableau ci- indique la situation nette du Passif de la SNEL de
2019 dessus à 2021 Il sied de signaler que les bilans mis à notre
disposition par la SNEL SA de 2019 à 2021 sont présentés en
situation nette que nous allons restructurer au point suivant afin
d’avoir des valeurs brutes et commencer nos analyses.
3.1.2. Déflation de bilan pluriannuel déflaté (en FC constant) de 2019 à
2021
TABLEAU N°3: Déflation de bilan pluriannuel déflaté (en FC constant) de la SNEL de 2019
à 2021
ACTIF 2019 2020 2021
Actif
immobilisé
net 987 201 520 640 936 493 783 658 1 065 332 691 341
stocks 58 463 549 613 64 565 235 101 72 860 283 210
Actif
circulant 602 759 942 432 403 262 742 949 423 452 188 966
Trésorerie 2 565 723 770 2 994 585 680
Active 2 203 880 692
Total Actif 2 572 628 893 377 2 198 887 485 478 2 301 639 749 197
PASSIF
Capitaux
propres 802 492 638 908 822 934 409 006 992 672 806 892
Dettes
Financières 139 680 611 915 97 093 587 948 92 607 100 118
Passif
circulant 626 318 727 167 293 412 203 812 208 847 598 569
Trésorerie 6 447 284 712 7 512 243 618
Passive 4 136 915 387
Total 2 572 628 893 377 2 198 887 485 478 2 301 639 749 197
Passif
Source : Elaboré par nous-mêmes sur base du tableau n°1
50
3.1.3. Restructuration du bilan pluriannuel déflaté (en FC constant) de
2019 à 2021
TABLEAU N°4 : ACTIFS BRUTES RESTRUCTURES (EN CDF)
REF. ACTIF
2019 2020 2021
ACTIF
IMMOBILISE
IMMOBILISATIO
NS
INCORPORELLE
AD S 0
AF LOGICIELS
IMMOBILISATIO 872 472 636 609 936 284 425 235
NS
AI CORPORELLES 1 105 808 880 742
65 410 963 087
AJ TERRAINS 128 180 356
6 193 410 060
AK BATIMENTS 208 982 647 726 210 633 963 339
INSTALLATIONS 2 035 759 871
ET
AL AGENCEMENTS 378 015 439 843 842 697 591 240
33 749 541
AM MATERIEL 423 304 089 560 42 218 906 134
MATERIEL DE 55 001 472
AN TRANSPORT 4 786 136 294 5 387 324 102
AVANCES ET
ACOMPTES
VERSES SUR
IMMOBILISATION
AP S 8 013 273 013,50 4 742 915 572
AQ IMMOBILISATIO 2 094 274 681 3 912 672 738
NS FINANCIERES
AR TITRES DE 2 049 001 465 2 065 745 477
PARTICIPATION
AUTRES
IMMOBILISATION
AS S FINANCIERES 45.273.216 1 846 927 261
(1) dont H.A.O. :
Brut
……………………
………
Net
……………………
……….
51
AZ TOTAL ACTIF 946 201 520 640 1 025 251 323 359 1 109 721 553 480
IMMOBILISE (I)
ACTIF
CIRCULANT
BA ACTIF
CIRCULANT
H.A.O.
BB STOCKS 21 463 549 613 20 170 345 465 14 437 795 010
AUTRES
APPROVISIONNE
BD MENTS ET 6 398 024 954 20 170 345 465 14 437 795 010
STOCKS EN
COURS
PRODUITS ET
BE SERVICES EN 15 065 524 659
COURS
CREANCES ET
EMPLOIS
BG ASSIMILES
FOURNISSEURS, 3 374 744 093
AVANCES
BH VERSEES 684.147.511 2 106 966 698
584 546 938 272
BICLIENTS 162 410 268 973 206 078 870 260
AUTRES 11 859 897 758
BJ
CREANCES 22 569 894 547 20 410 193 217
TOTAL ACTIF 621 245 129 736
BK CIRCULANT (II) 207 958 942 534 243 033 825 184
TRESORERIE –
ACTIF
BQ TITRES DE 4 564 4.564 4 564
PLACEMENT
BR VALEURS A 2 717 425 162 111.137.930 84 092 751
ENCAISSER
BANQUES,
CHEQUES
POSTAUX,
BS CAISSE 2 4 64 813 275 2 645 076 051 2 399 454 764
BT TOTAL 5 182 243 001 2 756 223 109 2 483 552 079
TRESORERIE -
ACTIF (III)
ECARTS DE
CONVERSION -
BU 635 808 004
ACTIF (IV) (perte
probable de change)
BZ TOTAL GENERAL 1 572 628 893 377 1 235 966 479 874 1 355 874 738 748
(I + II + III + IV)
Source : Elaboré par nous-même sur base des états financiers à notre disposition
52
Le tableau ci- haut présente l’actif brut du bilan retraité de la SNEL de 2019
à 2021.
TABLEAU N°5 : PASSIFS BRUTS RESTRUCTURES
REF. PASSIF 2019 2020 2021
CAPITAUX
PROPRES ET
RESSOURCES
ASSIMILEES
CA CAPITAL SOCIAL 628 284 179 253 735 622 152 573 735 622 152 573
CA CAPITAL PAR 31 982 063 116 157 904 845 215
DOTATION
CC PRIMES ET 0 0
RESERVES
CE ECARTS DE 105 915 377 708 128 951 312 323 128 951 312 323
REEVALUATION
CF RESERVES 0 0
INDISPONIBLES
CG RESERVES LIBRES 0 0
REPORT A NOUVEAU
CH + ou - -42 567 780 125 -233 697 736 934 -267 882 439 511
RESULTAT NET DE
L'EXERCICE
CI (bénéfice + ou perte -) -32 012 628 465 -32 743 192 341 -45 437 582 034
CK AUTRES CAPITAUX
PROPRES
SUBVENTIONS
CL D'INVESTISSEMENT 72 928 372 695 105 839 412 940 177 917 330 106
PROVISIONS
REGLEMENTEES ET
CM FONDS ASSIMILES 811 792 146 0
AMMORTISSEMENTS 70 351 304 715 111 620 184 843 t146 958 555 175
TOTAL CAPITAUX
PROPRES
CP (I) 802 492 638 908 848 385 988 666 1 034 034 173 846
DETTES
FINANCIERES ET
RESSOURCES
ASSIMILEES (1)
DA EMPRUNTS 69 368 550 704 1 856 548 273 4 497 033 159
53
DETTES DE CREDIT-
BAIL ET CONTRATS
DB ASSIMILES 70 312 061 210 0
DETTES
FINANCIERES
DC DIVERSES 139 680 611 914 1 356 529 933 1 644 041 624
PROVISIONS
FINANCIERES POUR
RISQUES ET
DD CHARGES 871 821 946 108 75 233 919 678 90 324 654 507
(1) dont H.A.O.
…………………. /
………………………
DE ……..
TOTAL DETTES
FINANCIERES
DF (II) 2 095 123 872 78 446 997 884 96 465 729 289
TOTAL
RESSOURCES
DG STABLES (I + II) 4 073 417 418 926 832 986550 1 130 499 903 135
PASSIF CIRCULANT 144 918 389 005
DETTES
CIRCULANTES
H.A.O. ET
RESSOURCES
DH ASSIMILEES 127 501 581 932 8 178 262 282 6 730 288 880
DI CLIENTS, AVANCES 5 073 408 841 2 121 694 909 6 243 551 944
RECUES
FOURNISSEURS
DJ D'EXPLOITATION 95 273458 451 155 380 313 469 30 834 563 496
DK DETTES FISCALES 48 550 332 918 67 350 623 680
DL DETTES SOCIALES 373 010 630 793 14 767 671 598 16 524 850 298
DM AUTRES DETTES 7 053 672 182 6 275 012 513
DN RISQUES 775 409 001 603 751 731
PROVISIONNES
70 735 808 204 82 986 939 300
PROVISIONS 253 274 238 446
TOTAL PASSIF
CIRCULANT
DP (III) 234 292 104 302 486 808 054 217 549 581 843
TRESORERIE – 626 318 727 167 4 170 773 313
PASSIF
BANQUES, CREDITS
DQ D'ESCOMPTE
HBANQUES, CREDITS
DR DE TRESORERIE 234 292 104 1 249 003 350 216 4 194 094 367
54
DS BANQUES, 3 936 481 209 1 051 449 821 2 030 872 159
DECOUVERTS
TOTAL TRESORERIE
- PASSIF
DT (IV) 4 170 773 313 6 646 685 270 6 224 966 526
ECARTS DE
CONVERSION -
DU 1 473 566 510
PASSIF (V)
(gain probable de change)
TOTAL GENERAL (I +
DZ II + III + IV + V) 1 572 628 893 377 1 235 966 479 874 1 355 874 738 748
Source : Elaboré par nous même à partir des états financiers à notre disposition
Le tableau ci- dessus représente le passif brut du bilan de la SNEL après
retraitement. Ce dernier a consisté à un ajustement des fonds propres et
dettes à court terme en fonction des modifications réalisées à l’actif.
3.2. TRAVAUX PREPARATOIRES A L’ANALYSE FINANCIERE
3.2.1. Bilan pluriannuel déflaté (en FC constant) de 2019 à 2021
TABLEAU N°6: Bilans Synthétiques de la SNEL de 2019 à 2021
ACTIF 2019 2020 2021 %
Actif Immobilisé brut 946 201 520 640 994 493 783 658 1 065 332 691 341 81
Actif circulant 626 427 372 737 204 393 701 820 236 307 057 856 19
Total Actif 1 572 628 893 377 1 198 887 485 478 1 301 639 749 197 100
PASSIF
Ressources stables 942 173 250 823 899 027 996 954 1 085 279 907 010 80
Dettes à moins d'1 an 630 455 642 554 299 859 488 524 216 359 842 187 20
Total Passif 1 572 628 893 377 1 198 887 485 478 1 301 639 749 197 100
Source : Elaboré par nous-mêmes sur base du tableau n°4
55
Graphique 1
Evolution de l'Actif
Actif Immobilisé
Actif circulant
Total Actif
Graphique 2
Ressources stables
Dettes à moins d'1 an
Total Passif
Graphique 3
Répartition de l'Actif
Série1; Actif
circulant ; 626 427
372 737 ; 40%
Série1; Actif
Immobilisé; 946 201
520 640 ; 60%
56
En observant le tableau 3 qui est illustré par les graphiques 1, 2, et 3
, nous constatons que le total de l’Actif de la SNEL a connu une
baisse entre 2019 et 2021 pour ensuite se stabiliser pendant les trois
années suivantes. Cette baisse est due à celle de l’Actif Circulant
pendant que l’Actif immobilisé reste pratiquement stable. Dans
l’actif, l’Actif Immobilisé représente 81% contre 19% pour les Actifs
Circulants.
Dans le passif, les ressources stables représentent 80% contre 20% des
dettes à moins d’un an. Nous constatons que les dettes à moins d’un an
diminuent pendant la période sous étude, les ressources stables sont en
augmentation.
A ce niveau d’analyse nous pouvons déjà nous faire une certaine
idée de l’équilibre entre les ressources à long terme et les emplois à court
terme mais pour avoir plus de précisions, nous sommes emmenées à
déterminer le fonds de roulement net. Nos propos sont illustrés par les
graphiques 1, 2, 3, ci-dessus.
3.2.2.. Bilan condensé pluriannuel (en FC constant) de 2019 à 2021)
TABLEAU N°7: Bilans condensés de la SNEL de 2019 à 2021
ACTIF 2019 2020 2021
Actif immobilisé brut
946 201 520 640 1 025 251 323 359 1 109 721 553 480
Stocks
21 463 549 613 20 170 345 465 14 437 795 010
Actif circulant 187 899 734 999 228 596 030 174
602 759 942 432
Trésorerie Active 2 203 880 692 2 645 076 051 3 119 360 083
Total Actif 1 572 628 893 377 1 235 966 479 874 1 355 874 738 747
PASSIF
Capitaux propres 802 492 638 908 848 385 988 666 1 034 034 173 846
Dettes Financières 139 680 611 915 78 446 997 884 96 465 729 289
Passif circulant 626 318 727 167 302 486 808 054 217 549 581 843
Trésorerie Passive 4 136 915 387 6 646 685 270 7 825 253 769
Total Passif 1 572 628 893 377 1 235 966 479 874 1 355 874 738 747
Source : Elaboré par nous-mêmes sur base de données à notre disposition
Le tableau n°8 ci-dessus représente les bilans condensés non
déflatés de la SNEL de 2019 à 2021.
57
3.2.3.. Bilans fonctionnels synthétiques de 2019-2021
TABLEAU N°8: Bilans Synthétiques de la SNEL de 2019 à 2021
ACTIF 2019 2020 2021
Actif
immobilisé
brut 946 201 520 640 1 025 251 323 359 1 109 721 553 480
Actif 626 427 372 737 210 715 156 515 246 153 185 268
Circulant
Total Actif 1 572 628 893 377 1 235 966 479 874 1 355 874 738 747
PASSIF
Ressources 942 173 250 823 926 832 986 550 1 130 499 903 135
Stables
Dettes à 309 133 493 324 225 374 835 613
moins d’1 an 630 455 642 554
Total Passif 1 572 628 893 377 1 235 966 479 874 1 355 874 738 748
Source : Elaboré par nous-mêmes à partir des données à notre disposition
Commentaires :
Il ressort de la lecture des données du tableau n°1 et n°2, que
L’actif immobilisé brut est en progression durant la période de notre étude.
Ce qui produit l’accroissement des investissements durant cette période.
Quant au stock, il sied de constater qu’il est en régression durant la période
d’étude. Cette régression est évidemment causée par autres
approvisionnements et le stock à l’extérieur. Ce qui impacterait donc son
besoin en fonds de roulement.
Aussi, nous notons un accroissement des actifs circulants, expliqué par la
faiblesse du taux de recouvrement des créances. Ces dernières sont
constituées essentiellement des créances sur l’Etat et certaines sociétés
publiques.
Par ailleurs, ses capitaux sont en augmentation au cours de la période
d’étude suite à une augmentation continue du capital par dotation et des
subventions d’investissement dont a bénéficié la SNEL mais aussi de la
diminution continue de la perte à reporter d’une part et des dettes
financières d’autre part.
58
3.2.4. Calcul des coefficients des déflateurs
Afin d’avoir la constance dans les chiffres contenus dans les bilans ci-
dessus qui sont en francs congolais courants, nous allons pouvoir déflatée
les données avant de passer à l’analyse en considérant l’année 2018
comme celle de base. Nous calculerons le coefficient de déflation par
formule ci-dessous. Ensuite nous allons multiplier à chaque masse
bilantaire par le coefficient pour obtenir les données en francs constants.
Ce coefficient se calcule par la formule suivante : CD= Taux d’inflation de
l’année de base/taux d’inflation de l’année considérée. Pour l’année de base,
(1+tx1)-1 pour l’année suivante, (1+tx2)-1(1+tx1)-1pour la troisième année, etc.
TABLEAU N°9. Calcul des coefficients déflateurs de 2019 à 2021
Rubriques 2019 2020 2021
Taux d’inflation 7,9 4,7 1,08
Coefficient 1 0,98 0,95
déflateur (CD)
Source : Banque Centrale du Congo et Institut de Recherches
Economiques et Sociales « IRES », p.83
Pour la base égale à 1 ; (1+tx1)-1 pour 2019 et (1+tx2)1(1+tx1)-1
pour 2020 et (1+tx4)-1 (1+tx3)-1(1+tx2)-1(1+tx1)-1 et (1+tx3)-1(1+tx2)1(1+tx1)-1
pour 2021.
3.3.1. Compte de résultat pluri-annuel (en FC courant) de 2019 à 2021
Tableau n°10 : Compte de résultat pluri-annuel (en FC courant) de 2019 à
2021
Réf Libellés 2019 2020 2021
TA Ventes de 0 0 0
marchandises
RA Achat de 0 0 0
marchandises
RB Variation de stocks 0 0 0
de marchandises
XA Marge commerciale 0 0 0
(TA à RB)
TB Ventes de produits 0 0 0
fabriqués
TC Travaux services 1 090 992 569 1 291776561626 1 577953154127
vendus 156
59
TD Produits accessoires 1 645 294 795 1 993 052 262 1 681 812 083
XB Chiffre d’affaires 1092637863950 1293769613888 1579634966210
(A+B+C+D)
TE Production stockée 0 0 0
(ou déstockage)
TF Production 0 0 0
immobilisée
TG Subvention 3 962 419 400 3 987 354 100 386 160 321
d’exploitation
TH Autres produits 197 670 804 771 309 634 517 050 425 772 724 352
TI Transferts de 3 830 489 720 3 465 931 990 3 465 755 415
charges
d’exploitations
RC Achats des matières 0 0 0
premières et
fournitures liées
RD Variation de stocks 0 0 0
des matières
premières et
fournitures liées
RE Autres achats 285 489 568 886 351 723 731 284 387 343 837 214
RF Variation 1 591 080 621 11 197 116 237 6 643 302 996
de
stocks
d’autres
approvisionnements
RG Transports 38 330 902 910 38 634 889 707 39 721 657 541
RH Services extérieurs 111 942 536 462 109 758 621 901 95 494 584 546
RI Impôts et taxes 5 896 742 628 36 439 440 242 114 865 711 101
RJ Autres charges 296 803 716 791 546 810 058 008 468 705 324 982
XC Valeur ajoutée = 558 047 029 543 538 366 254 291 910 093 331 745
(XB+RA+RB)
(somme TE à RJ)
RK Charges personnel 309 926 292 527 287 831 185 701 313 729 204 580
XD Excédent brut 248 120 737 016 250 535 068 592 596 364 127 166
d’exploitation (XC
+RK)
TJ Reprises 314 765 936 099 416 036 099 763 480 072 419 222
d’amor
tissements de
60
provisions et
dépréciations
RL Dotations aux 542 377 860 207 993 074 250 257 1 047 139 037 662
amortissements aux
provisions et
dépréciations
XE Résultat -20 508 812 907 -326 503 081 902 29 297 508 726
d’exploitation
(XD+TJ+RL)
TK Revenus financiers 14 022 393 602 66 314 958 644 8 125 938 939
et assimilés
TL Reprises de 20 731 493 414 43 434 548 785 79 065 628 837
provisions et de
dépréciation
financières
TM Transfert de charges 0 0 0
financières
RM Frais financiers et 154 296 620 098 156 977 213 885 177 935 025 870
charges financières
RN Dotations aux 43 434 548 785 77 399 970 704 75 339 968 278
provisions et aux
dépréciations
financières
XF Résultat financier -162 977 281 868 -124 627 677 161 -166 083 426 372
(somme TK à RN)
XG Résultat des -142 468 468 960 -451 130 759 063 -136 785 917 646
activités ordinaires
(XE +XF)
TN Produits des 0 0 0
cessions
d’immobilisations
TO Autres produits 0 0 0
HAO
RO Valeurs comptables 0 0 0
des cessions
d’immobilisations
RP Autres charges 0 0 0
HAO
XH Résultat hors 0 0 0
activités ordinaires
(somme TN à RP)
RQ Participation des 0 0 0
travailleurs
61
RS Impôts sur le 11 324 835 396 13 796 955 424 15 796 349 662
résultat
XI Résultat net -153 793 304 356 -464 927 714 486 -152 582 267 308
(XG+XH+RQ+RS)
Source : Etats financiers SNEL SA de 2019 à 2021
3.3.2. Déflation du compte de résultat pluri-annuel (en FC courant) de 2019
à 2021
Tableau n°11 : Déflation du compte de résultat pluri-annuel en FC courant
de 2019 à 2021
Désignation 2019 2020 2021
Autres 2.125.078.869,45 999.535.164,59 5.764.088.206,41
produits
Production 113.997.577.122,65 113.431.923.570,00 126.458.962.996,84
vendue
Produits 2.014.025.923,56 10.003.857.124,90 1.009.152.958,95
accessoires
Chiffre 118.136.681.915,66 114.441.461.859,49 133.232.164.162,24
d'affaire
Source : Elaboré par nous-mêmes sur base du tableau n°1
Nous remarquons l'évaluation du chiffre d'affaire qui est beaucoup impacté par la
production vendue mais la baisse de la troisième année soit de 2020 est justifiée
par la baisse des autres produits.
3.3.3. Compte de résultat pluri-annuel (en FC constant) de 2019 à 2021
Tableau n°12 : Compte de résultat pluri-annuel (en FC constant) de 2019 à
2021
Réf Libellés 2019 2020 2021
TA Ventes de marchandises 0 0 0
RA Achat de marchandises 0 0 0
RB Variation de stocks de 0 0 0
marchandises
XA Marge commerciale (TA à 0 0 0
RB)
TB Ventes de produits fabriqués 0 0 0
62
TC Travaux services vendus 9 120 992 569 5 291776561626 4 125 697 023 548
156
TD Produits accessoires 1 645 294 795 1 993 052 262 1 681 812 083
XB Chiffre d’affaires 9 122 637 864 5 293 769 613 888 4 127 378 835 631
(A+B+C+D) 951
TE Production stockée (ou 0 0 0
déstockage)
TF Production immobilisée 0 0 0
TG Subvention d’exploitation 3 962 419 400 2 987 354 100 689 160 321
TH Autres produits 205 670 804 771 418 634 517 050 201 772 724 352
TI Transferts de charges 3 830 489 720 1 465 931 990 1 465 755 415
d’exploitations
RC Achats des matières 0 0 0
premières et fournitures liées
RD Variation de stocks des 0 0 0
matières premières et
fournitures liées
RE Autres achats 458 489 568 886 289 178 731 284 298 256 837 216
RF Variation 7 978 080 621 15 978 116 237 9 643 302 996
de
stocks
d’autres approvisionnements
RG Transports 38 330 902 910 38 634 889 707 39 721 657 541
RH Services extérieurs 179 942 536 462 147 758 621 901 78 494 584 546
RI Impôts et taxes 5 896 742 628 36 439 440 242 114 865 711 101
RJ Autres charges 278 803 716 791 698 810 058 008 479 705 324 982
XC Valeur ajoutée = 651 178 029 543 783 164 254 291 870 284 111 479
(XB+RA+RB)
(somme TE à RJ)
RK Charges personnel 309 926 292 527 287 831 185 701 313 729 204 580
XD Excédent brut d’exploitation 248 120 737 016 250 535 068 592 894 364 127 166
(XC +RK)
TJ Reprises d’amortissements 314 765 936 099 416 036 099 763 481 072 419 222
de
provisions et dépréciations
RL Dotations aux 510 377 860 207 993 074 250 257 1 047 139 037 662
amortissements aux
provisions et dépréciations
63
XE Résultat d’exploitation -20 508 174 284 -269 503 081 902 31 148 508 726
(XD+TJ+RL)
TK Revenus financiers et 14 022 393 602 66 314 958 644 8 125 938 939
assimilés
TL Reprises de provisions 20 731 493 414 43 434 548 785 79 065 628 837
et de
dépréciation financières
TM Transfert de charges 0 0 0
financières
RM Frais financiers et charges 160 296 620 098 178 977 213 885 181 935 025 870
financières
RN Dotations aux provisions et 43 434 548 785 77 399 970 704 75 339 968 278
aux dépréciations financières
XF Résultat financier (somme -178 977 281 868 -124 627 677 161 -166 083 426 372
TK à RN)
XG Résultat des activités -172 468 468 960 -401 220 654 063 -146 785 895 246
ordinaires (XE +XF)
TN Produits des 0 0 0
cessions
d’immobilisations
TO Autres produits HAO 0 0 0
RO Valeurs comptables des 0 0 0
cessions d’immobilisations
RP Autres charges HAO 0 0 0
XH Résultat hors activités 0 0 0
ordinaires (somme TN à RP)
RQ Participation des travailleurs 0 0 0
RS Impôts sur le résultat 11 324 835 396 13 796 955 424 15 796 349 662
XI Résultat net -245 147 304 356 -325 264 714 486 -156 289 137 647
(XG+XH+RQ+RS)
Source : Etats financiers SNEL SA de 2019 à 2021
64
3.4. CALCUL ET APPRECIATION DE LA RENTABILITE DE LA SNEL
SA, DE 2019 A 2021
3.4.1. Calcul et appréciation de la rentabilité commerciale
Tableau n°13 : calcul de la rentabilité commerciale
Rubriques 2019 2020 2021
RNE = (A) 24.262.110.108,53 18.138.694.770,21 24.292.277.077,83
Chiffre 118.136.681.915,66 114.441.461.859,49 133.232.164.162,24
d'affaire =
(B)
Rente 20% 16% 18%
commerciale
=
(A)/(B).100
Source : Elaboré par nous-mêmes à partir du compte de résultat de la SNEL SA de 2019
à 2021
Ce tableau nous renseigne que l'activité de la SNEL SA a générée bel et bien des
revenus durant toutes les quatre années qui constituent même la période de notre
étude, c'est-à-dire que les opérations d'exploitations de ladite entreprise ont généré
des profits. Ce qui est prouvé par les ratios de rentabilités positives. III.2.2.
Calcul et appréciation de la rentabilité économique (ROI )
Tableau n°14 : calcul et l’appréciation de la rentabilité économique (ROI )
Rubriques 2019 2020 2021
RNE = (A) 24.262.110.108,53 18.138.694.770,21 24.292.277.077,83
TOTAL 83.318.250.603,14 179.152.403.156,40 184.670.335.573,55
ACTIF =
(B)
Rente éco= 29% 10% 13%
(A)/(B).100
Source : Elaboré par nous-mêmes à partir du compte de résultat de la SNEL SA de 2019
à 2021
Après le calcul, nous remarquons que la rentabilité économique de la SNEL SA
a été positive durant toutes les quatre années c'est-à-dire que l'entreprise a connu
65
une croissance économique durant la période de l'étude mais surtout à la deuxième
année où la rentabilité est de 29%.
3.4.3. Calcul et appréciation de la rentabilité financière (ROE )
Tableau n°15: Calcul et appréciation de la rentabilité financière (ROE )
Rubriques 2017 2018 2019
RNE = (A) 24.262.110.108,53 18.138.694.770,21 24.292.277.077,83
Capital 56.088.521.019,33 141.757.124.523,08 134.235.540.119,74
propre =
(B)
Rente fin. 4% 13% 18%
=
(A)/(B).100
Source : Elaboré par nous-mêmes à partir du compte de résultat de la SNEL SA de 2019
à 2021
De ce qui ressort, nous venons de remarquer que l'entreprise sous étude présente
durant la période de notre étude, une rentabilité financière positive et elle se
présente de la manière suivante : 4% ; 13% et 18% respectivement des années
2019 ; 2020 et 2021. Ce qui traduit que l'entreprise a dégagé une rentabilité
financière moyenne favorable durant la période de notre étude, c'est-à-dire 10%
par an.
3.4.4. Calcul de l’effet de levier financier
Tableau n°16 : calcul d'effet de levier financier
Désignation 2019 2020 2021
ROI 4% 13% 18%
ROE 29% 10% 13%
Levier -
financier 25% 3% 5%
Le Source : Elaboré par nous-mêmes à partir du compte de résultat de la SNEL SA de
2019 à 2021
66
Les ratios trouvés par la Différence entre le ROI et le ROE, tel que nous l'avions
présenté dans le tableau est positif aux années 2019 ; 2020 et 2021 car les ROI de
ces trois années sont supérieurs aux ROE et cela contrairement à l'année 2019.
3.4.5. Taux de profitabilité
Tableau n°17 : calcul de taux de profitabilité
Désignation 2019 2020 2021
RNE 24.262.110.108,53 18.138.694.770,21 24.292.277.077,83
CA 118.136.681.915,66 114.441.461.859,49 133.232.164.162,24
Taux de 0.205 0.158 0.182
profitabilité
Source : Elaboré par nous-mêmes à partir du compte de résultat de la SNEL SA de 2019
à 2021
Ce ratio traduit la capacité de manager à générer le profit à partir de vente de
l'entreprise en rapportant de résultat net au montant de vente n'est pas du tout
consistant, cette situation peut-être expliquer par plusieurs phénomènes
notamment le faible taux de résultat réalisé qui en sont peut-être aussi causé par
les charges à supporter.
67
CONCLUSION
Nous voici arrivés à la fin de notre travail de fin de cycle qui a pour thème
« appréciation de la performance financière d’une entreprise commerciale. Cas de
la Société Nationale d’Electricité en sigle SNEL de 2019 à 2021.
L’objectif poursuivi par notre étude était de savoir si la Société Nationale
d’Electricité respecte la règle de l’équilibre financier et celle de la sécurité
financière et si la trésorerie répond aux besoins immédiats que ressent la Société
Nationale d’Electricité.
Pour mener à bien notre recherche, nous avons eu recours aux méthodes
et techniques ci-après : méthodes historique, analytique appuyées par les
techniques documentaires et d’entretien libre.
Dans sa structure, notre travail comprend trois chapitres.
Le premier chapitre aborde l’Elucidation conceptuelle de l’étude
Le deuxième chapitre présente la Société Nationale d’Electricité
Le troisième chapitre planche sur l’appréciation de la performance
financière de la SNEL SA.
Après analyse des données, nous sommes arrivés aux résultats ci-après :
l’entreprise a été non performante pour les trois années car le résultat net
avant impôt et le résultat de la période à affecter ont été négatifs. Les
indicateurs hors compte de résultat montrent que la Société Nationale
d’Electricité n'est pas performante car toutes les années, sont restées
négatif.
L'appréciation de la performance par rapport à la rentabilité a démontré que
la Société Nationale d’Electricité avait une mauvaise rentabilité financière.
Compte tenu de l’évolution de ce secteur d’activité, la Société Nationale
d’Electricité ne présente pas une bonne situation financière.
La Société Nationale d’Electricité n’est pas performant par rapport à ses
paramètres financiers.
68
Par ailleurs :
Au niveau de la structure financière, nous avons constaté qu’il y a un
équilibre manifesté par une marge de sécurité positive qui s’améliore d’une
année à une autre car les capitaux permanents dont dispose la Société
Nationale d’Electricité ont été capables d’assurer le financement de ses
immobilisations nettes, ce qui entraîne l’existence de la sécurité financière
pour couvrir la lenteur de rotation de certains postes d’actifs d’où les
principes fondamentaux de la gestion financière sont respectés ;
Pour ce qui est de la trésorerie nette de la Société Nationale d’Electricité ne
dispose pas d’une trésorerie sécurisante d’autant plus que les moyens de
paiements sont insuffisants pour honorer les engagements souscrit et qui
arrivent à échéance dans le court terme.
De ce qui précède nous confirmons notre hypothèse de départ selon
laquelle la Société Nationale d’Electricité ne présente pas une bonne situation
financière qui lui permet de subvenir à ses besoins et n’est pas performant par
rapport à ses paramètres financiers.
Aussi, nous suggérons ce qui suit :
Que le responsable multiplie davantage la capacité de production de
l’entreprise pour satisfaire sa clientèle et ses abonnés.
69
BIBLIOGRAPHIE
1. DAYAN A, manuel de gestion financière, Ed. Marketing, volume 2, 1999, p58
2. BAMBELET M & J. LAUGIMNE., Economie d’entreprise, éd. Foucher, Paris, 1986,
p.119
3. BARET P. (2006), « L’évaluation contingente de la Performance des Entreprises : Une
méthode pour fonder un management socialement responsable ? »,
2ème journée de recherche du CEROS, pp. 1-24.
4. BESSIRE D. (1999), « Définir la performance », Comptabilité-Contrôle-Audit, éd.
. Dunod, Paris, pp. 127-150
5. BOUQUIN H. (2004), Le contrôle de gestion, Presses Universitaires de France,
Collection Gestion, 6ème édition, Paris, 508 p.
6. BOURGUIGNON A. (2000), « Performance et contrôle de gestion », Encyclopédie de
Comptabilité, Contrôle de gestion et Audit, Ed.
Economica, pp. 931-941.
7. DARBELET I et MUZZO M, fondamentale de gestion d’entreprise, éd. Foucher,
Paris, 2002, p.142
8. GELINIER O., Stratégie sociale de l’entreprise, éd. Hommes et techniques, Paris,
1976, p.93
9. GENTO P., Les relations publiques des entreprises modernes, éd. Arts et
Voyage, Bruxelles, 1971, p.101
10. KEPNER C. & B TREGOE., Le nouveau manager rationnel, éd. Inter édition, Paris,
1985, p.71
11. KULUTA NTULA F., Notes du cours de droit commercial, G1, ISC-Kinshasa, 2013-
2014, inédites
12. LAMBIN Y., La décision commerciale face à l’incertitude et prise de décision, éd.
Dunod, Paris, 1965, p.56
13. LOLINGA LONGANGE., Notes du cours de commerce International, L2,
ISC/Kinshasa, 2015-2016, p.37,
14. NZENZA MPANGU FM., Notes du cours de marketing stratégique, L1 ISC-Kinshasa,
2016-2017, inédites
15. PINTO C., Dictionnaire de la gestion financière éd. DUNOD, Paris, 195
16. VERHULST A., Techniques comptables supérieurs, éd. Lucel, Paris, 1984, p.49
70
TABLE DES MATIERES
EPIGRAPHIE………………………………………………………………………………..i
DEDICAS…………………………………………………………………………………...ii
REMERCIEMENT…………………………………………………………………………iii
INTRODUCTION…………………………………………………………………………...1
0.1. Constatation des faits ................................................................................................... ….1
02. Problématique .................................................................................................................... 1
03. Hypothèse .......................................................................................................................... 1
04. Démarche méthodologique ................................................................................................ 2
05. Intérêt du travail ................................................................................................................ 2
06. Délimitation du travail ....................................................................................................... 3
07. Subdivision du travail ........................................................................................................ 3
CHAPITRE 1. ELUCIDATION CONCEPTUELLE DE L’ETUDE I.1. GENERALITES SUR
LES CONCEPTS DE BASE ................................................................................................... 4
I.1.1. GENERALITES SUR L’ENTREPRISE……………………………………………4
I.1.1.1. Définition de l’entreprise ................................................................................... 4
1.1.1.2. Rôles, objectifs et mission de l'entreprise ......................................................... 4
1.1.1.3. Classification des entreprises ............................................................................ 5
1. Effectif des salariés .................................................................................................... 6
2. Chiffre d'affaires ......................................................................................................... 7
3. Valeur ajoutée ............................................................................................................. 7
4. Capitaux propres ........................................................................................................ 7
I.1.2. GENERALITES SUR L’ANALYSE FINANCIERE……………………………...14
I.1.2.1. Définition de l’analyse financière .................................................................... 14
I.1.2.2. Objectifs de l’analyse financière...................................................................... 14
I.1.2.3. Importance de l’analyse financière .................................................................. 15
I.1.2.4. Outils de l’analyse financière .......................................................................... 15
I.1.2.5. Utilisateurs de l’analyse financière .................................................................. 15
Tableau des utilisateurs de l’analyse financière avec leurs objectifs…………………….16
I.2. GENERALITES SUR LA PERFORMANCE FINANCIERE ....................................... 16
I.2.1. NOTIONS GENERALES………………………………………………………….16
1.2.1.1. Définition de la performance financière ......................................................... 17
I.2.1.2. Importance de la performance financière ........................................................ 18
1.2.1.3. Fonctions et déterminants de la performance financière................................. 19
1. La vitalité : pilier des valeurs ................................................................................... 19
2. La compétitivité : le pilier marché ........................................................................... 19
3. La rentabilité : le pilier métiers ................................................................................ 19
4. La productivité : le pilier humain ............................................................................. 19
71
I.2.2. GENERALITES SUR LA RENTABILITE………………………………………..20
I.2.2.1. Définition ......................................................................................................... 20
1.2. La rentabilité financière et l’effet de levier financier............................................ 21
1.3. La rentabilité commerciale .................................................................................... 22
I.4. Les marges ............................................................................................................. 22
I.5. Les taux de rentabilité ............................................................................................ 23
A.1. Les facteurs internes de la rentabilité……………………………………………….23
I.7. Le seuil de rentabilité ............................................................................................. 27
I.8. Le levier opérationnel ............................................................................................ 29
D.. La rotation des créances……………………………………………………………...35
E. La marge………………………………………………………………………………35
3.1.6. Le cycle de vie du produit .................................................................................. 35
F. Les facteurs externes de la rentabilité…………………………………………………36
2.1. Aperçu historique……………………………………………………………………38
2.2. Siège social………………………………………………………………………….39
2.3. Objet social………………………………………………………………………….39
2.4. Forme juridique……………………………………………………………………..39
2.5. Structure et organisation…………………………………………………………….39
2.6. Vision de la Société Nationale d'Electricité…………………………………………40
2.7. Activités et perspectives d’avenir……………………………………………………42
2.7.1. Activités d’exploitation ...................................................................................... 42
Activités en matière d'exportation de l'énergie…………………………………………..42
2.7.2. Perspectives d’avenir ......................................................................................... 43
2.8. Analyse SWOT de la Société Nationale d’Electricité ........................................... 44
Tableau n°1 : Compte de résultat pluri-annuel (en FC courant) de 2019 à 2021……….58
Tableau n°2 : Déflation du compte de résultat pluri-annuel en FC courant …………….61
Tableau n°3 : Compte de résultat pluri-annuel (en FC constant) de 2019 à 2021……….61
III.2. CALCUL ET APPRECIATION DE LA RENTABILITE DE LA SNEL SA, DE 2019 A
2021 ....................................................................................................................................... 64
Tableau n°4 : calcul de la rentabilité commerciale………………………………………64
Tableau n°5 : calcul et l’appréciation de la rentabilité économique (ROI )……………..64
Tableau n°6: Calcul et appréciation de la rentabilité financière (ROE )………………...65
Tableau n°7 : calcul d'effet de levier financier…………………………………………..65
Tableau n°8 : calcul de taux de profitabilité……………………………………………..66
CONCLUSION .......................................................................................................... …………54
BIBLIOGRAPHIE……………………………………………………………………………..56
TABLE DES MATIERES……………………………………………………………………...57