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Referentiel Apa 2016.04

Ce référentiel sur l'activité physique adaptée définit les objectifs et le cadre d'intervention pour promouvoir le bien-vieillir à travers des actions collectives de prévention. Il s'appuie sur un contexte institutionnel et des références méthodologiques pour structurer des activités physiques adaptées aux besoins des personnes vieillissantes ou en situation de handicap. L'activité physique est présentée comme un moyen essentiel pour prévenir les effets du vieillissement et améliorer la qualité de vie des individus.

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Referentiel Apa 2016.04

Ce référentiel sur l'activité physique adaptée définit les objectifs et le cadre d'intervention pour promouvoir le bien-vieillir à travers des actions collectives de prévention. Il s'appuie sur un contexte institutionnel et des références méthodologiques pour structurer des activités physiques adaptées aux besoins des personnes vieillissantes ou en situation de handicap. L'activité physique est présentée comme un moyen essentiel pour prévenir les effets du vieillissement et améliorer la qualité de vie des individus.

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RéFéRENTIEL

ACTIVITé
PHYSIQUE ADAPTéE

POUR

Ensemble, les caisses de retraite s’engagent


SOMMAIRE

1. Objet du référentiel 4

2. Contexte et références 4
2.1 Contexte institutionnel 4
2.2 Références méthodologiques et bibliographiques 4

3. Définition & cadre théorique 5


3.1. L’activité physique 6
3.2. L’activité physique adaptée 7
3.3 De l’activité physique à l’activité physique adaptée 7
3.4 Bienfaits de l’activité physique pour prévenir
les effets liés au vieillissement 9

4. Objectifs et contenu du référentiel 11


4.1 Objectifs des actions 11
4.2 Public cible 12
4.3 Approche pédagogique 12
4.4 Forme et contenu 13
4.5 Formation des animateurs 20
4.6 évaluation 22
4.7 Recommandations post-ateliers 23

5. Annexes 24
Annexe 1 : Questionnaire – Niveau d’activité physique 24
Annexe 2 : q-aap apador 25
Annexe 3 : Types de médicaments associés à une forte
possibilité d’interactions nuisibles avec l’activité physique 28
Annexe 4 : Effets d’un entraînement d’endurance aérobie
et musculaire 31
Annexe 5 : Principaux sigles 32
Annexe 6 : Fiche de synthèse 33
1. Objet du référentiel
Le présent référentiel tend à définir les objectifs et le périmètre d’intervention des
actions attendues et soutenues dans le cadre des actions collectives de préven-
tion de la thématique activité physique adaptée.

2. Contexte et références
2.1 Contexte institutionnel
Les conventions d’objectifs et de gestion (COG) de l’Assurance maladie,
Assurance retraite, MSA et RSI ainsi que l’offre commune en prévention
portée en interrégime réaffirment la volonté de rapprochement interrégimes
et interbranches. Cela permet en effet d’asseoir la légitimité des caisses
de retraite comme acteurs de la promotion du bien-vieillir.

En adoptant début 2014, une convention « la retraite pour le bien-vieillir, l’offre


commune interrégime pour la prévention et la préservation de l’autonomie »
et en définissant les contours d’une identité commune « Pour bien vieillir –
Ensemble, les caisses de retraite s’engagent », la MSA, le RSI et l’Assurance
retraite ont ainsi marqué leur engagement à structurer l’ensemble de leurs
actions en faveur du bien-vieillir autour d’une approche institutionnelle commune.

Dans le cadre des actions collectives de prévention, de nombreux travaux


sont initiés par les caisses de retraite. La priorité est de consolider ces diffé-
rentes démarches, et de définir une doctrine dans le cadre d’une dynamique
de co-construction interne au comité de projet, mais également en interrégimes.

La construction de ce référentiel activité physique adaptée s’inscrit dans cette


démarche et ces priorités.

2.2 Références méthodologiques et bibliographiques


Les nombreux travaux réalisés depuis plusieurs années par les caisses
de retraite, en interne et avec leurs partenaires, sont le fruit d’une connais-
sance fine du terrain et de collaborations riches avec des experts. Ce référentiel
s’appuie donc sur ces différents travaux et également sur d’autres références,
parmi lesquelles :

>> BERLIN JA., COLDITZ GA., (1990), « A meta-analysis of physical activity in


the prevention of coronary heart disease. », Am J Epidemiol, 132 : 612 - 28.

4
>> BOUCHARD, C. ET SHEPHARD, R.J., (1994), « Physical activity,
fitness, and health » International proceedings and consensus statement,
Champaign, ll. : Human Kinetics Publishers, 1055 p.
>> GOUVERNEMENT DU QUÉBEC, (2002), « L’activité physique déterminant
de la qualité de vie des personnes de 65 ans et plus », KINO-QUÉBEC,
Bibliothèque nationale du Québec.
>> ALBINET C., FEZZANI K., THON B., (2008), « Vieillissement, activité
physique et cognition », Movement & Sport Sciences (n° 63), p. 9-36.
>> RENAUD M., MAQUESTIAUX F., JONCAS S., KERGOAT M-J., BHERER
L., (2010), « The effect of three months of aerobic training on response
preparation in older adults », Frontiers Aging Neurosciences. Volume 2,
article 148 p. 1-9.
>> GAUBERT, I., BERAGUAS O., BAURET V., AMERICAN COLLEGE OF
SPORT MEDICINE, (1998), « ACSM Position Stand on Exercise and
Physical Activity for Older Adults ». Medicine & Science in Sports & Exercise
30(6):992-1008, BONNAVENTURE E., (2014), « Les fondamentaux du
sport santé, 80 outils pour mieux évaluer et accompagner vos pratiquants »,
Fédération Française EPGV, édition Amphora.
>> Site de la Société Française des Professionnels en Activités Physiques
Adaptées (SFP-APA)
>> Inserm, (2008), Expertise collective parue sous le titre « Activité physique –
Contextes et effets sur la santé », Éditions Inserm, 832 pages.

3. Définition & cadre théorique


Le vieillissement correspond à l’ensemble des processus physiologiques et psy-
chologiques qui modifient la structure et les fonctions de l’organisme suivant
l’avancée en âge. Il est la résultante des effets de facteurs génétiques (vieil-
lissement intrinsèque) et de facteurs environnementaux auxquels est soumis
l’organisme tout au long de sa vie. Il s’agit d’un processus lent progressif qui doit
être distingué des effets des maladies. (Corpus de Gériatrie, (2000), « chapitre I,
le vieillissement humain »).

RéFéRENTIEL - ACTIVITé PHYSIQUE ADAPTéE 5


mODIFICATIONS ASsOCIéES AU VIEILLISSEMENT1
Consommation maximale d’O2 (VO2max) Nombre de fibres musculaires
Différence artérioveineuse en O2 Capacité oxydative du muscle
Fréquence cardiaque maximale Intelligence cristallisée
Débit cardiaque Intelligence fluide
Volume d’éjection systolique Vitesse de la conduction nerveuse
Pression sanguine (syst. et diast.) Fonctionnement des unités motrices
Volume expiratoire maximal en une seconde (VEMS) Acuité visuelle
Masse grasse Audition
Masse maigre Goût
Masse et densité osseuses Odorat
Force et endurance musculaires

« Les modifications physiologiques liées au vieillissement se traduisent, dans le quotidien des personnes
âgées, par des difficultés respiratoires (essoufflement), une sensation de faiblesse, un manque d’endurance
ainsi que des raideurs dans les articulations qui limitent l’amplitude de leurs mouvements et modifient de façon
générale leur posture, leur équilibre, leur agilité et leur démarche. Des années d’inactivité engendrent d’im-
portantes limitations motrices qui, lorsqu’elles sont amplifiées par un manque de force musculaire,
conduisent à l’incapacité ».

3.1. L’activité physique (AP)


L’activité physique est l’ensemble des activités qui mettent en mouvement le corps
regroupant à la fois :
>> l’exercice physique de la vie quotidienne (à la maison, lors du jardinage, lors
du travail, de la marche, de l’usage des escaliers) ;
>> l’activité physique de loisirs ;
>> et la pratique sportive.

« L’activité physique comprend toute forme de mouvement corporel produit


par la contraction des muscles squelettiques et résultant en une augmentation
de la dépense énergétique au-dessus du métabolisme de repos. Cette défini-
tion s’applique aux activités physiques associées au travail ou à une occupation
professionnelle, aux loisirs, aux sports, aux travaux ménagers et autres compo-
santes de la vie de tous les jours », (Bouchard et Shephard, 1993).

Selon l’OMS, le sport est un « sous-ensemble de l’activité physique, spécialisé


et organisé », c’est une « activité revêtant la forme d’exercices et/ou de compéti-
tions, facilitées par les organisations sportives ».

1. GOUVERNEMENT DU QUÉBEC, (2002), « L’activité physique déterminant de la qualité de vie des personnes de 65 ans et plus. »,
KINO-QUÉBEC, Bibliothèque nationale du Québec.

6
En d’autres termes :
>> le sport est la forme la plus sophistiquée de l’activité physique ;
>> mais l’activité physique ne se réduit pas au sport puisqu’elle comprend plus
largement toutes les activités physiques réalisables dans la vie de tous les jours,
à la maison, au travail, dans les transports et au cours des loisirs non compétitifs.

3.2. L’activité physique adaptée (APA)


A - Naissance des APA

Le terme APA pour activité physique adaptée est né au Québec en 1970.


En France, la formation universitaire STAPS APA s’est développée à partir des
années 1980, et la mention APA apparaîtra dans l’intitulé du diplôme en 1999.

Encadrées par l’enseignant en APA (EAPA), les APA regroupent l’ensemble des
activités physiques et/ou sportives, adaptées aux capacités de la personne. Elles
sont dispensées auprès des personnes en situation de handicap, et/ou vieillis-
santes, atteintes de maladie chronique, ou en difficulté sociale, à des fins de
prévention, de rééducation, de réadaptation, de réhabilitation, de réinsertion,
d’éducation et/ou de participation sociale.1

Depuis 2006, le « S » de Santé est venu se joindre à l’APA dans certaines univer-
sités pour bien rappeler que les APA sont proposées dans une optique de santé
de la population à besoins spécifiques.

B - Champ des APA

Les APA se situent entre le champ du sport et le champ de la santé. Elles peuvent
être à la fois une adaptation d’une activité physique et sportive à une population
à risques spécifiques afin que celle-ci puisse bénéficier de cette activité pour ce
qu’elle procure sans en dénaturer sa logique interne, mais aussi bien un pro-
gramme d’activités physiques adaptées à une population à risque spécifiques
pour ce qu’il apporte comme bénéfices pour la santé (réadaptation, cardiaque,
réhabilitation respiratoire ou musculaire).

3.3 De l’activité physique à l’activité physique adaptée


L’activité physique adaptée est destinée aux personnes qui, pour l’une ou l’autre
raison, ne sont pas en capacité de participer de manière sûre et avec succès
à une activité physique de manière classique.
De ce fait, le professionnel doit adapter le contenu de l’activité, les tâches et/ou
l’environnement de telle sorte que toutes les personnes puissent participer sans
dénaturer la logique interne de l’activité.
1. Site de la Société Française des Professionnels en Activités Physiques Adaptées (SFP-APA)

RéFéRENTIEL - ACTIVITé PHYSIQUE ADAPTéE 7


Entre l’activité physique (AP) et l’activité physique adaptée (APA), il existe une
réelle différence en lien avec les adaptations nécessaires des activités à mettre
en œuvre par l’enseignant en APA (EAPA). Celles-ci peuvent reposer sur :
>> la valorisation des apprentissages auto-adaptatifs1 ;
>> l’aménagement du milieu et/ou du matériel ;
>> l’aménagement des règles de l’activité physique et sportive choisie ;
>> l’adaptation des instructions données aux personnes ;
>> la remédiation, c’est-à-dire l’ajustement de la tâche aux capacités du sujet ;
>> la pédagogie différenciée.

« L’APA est l’art et la manière de gérer les facteurs personnels et environnemen-


taux pour favoriser la participation à une activité physique des individus atteints
d’affections limitatives ».2

Néanmoins les APA ne peuvent se résumer à la seule adaptation d’une activi-


té physique en termes d’accessibilité ou de réglementation. En effet, l’APA est
d’abord un projet, adapté aux besoins de la personne qui la pratique.
« Les APA ne sont pas une finalité en soi, le but n’est pas de pratiquer une activité
pour ce qu’elle est, mais pour ce qu’elle apporte et ce qu’elle suggère. Les APA
ont donc un projet et un moyen dans la prise en charge de l’individu réalisé par
un professionnel formé spécifiquement ».3

Les APA sont à différencier du « sport santé » qui, selon « Les fondamentaux
du sport santé, 80 outils pour mieux évaluer et accompagner vos pratiquants »
est « synonyme d’une pratique nouvelle et différente du sport, où l’individu
se retrouve en adéquation avec ses capacités physiques, sa personnalité et
ses envies, au sein d’un collectif », faisant tomber les préjugés du sport liés
à la souffrance, la performance redonnant une dimension de plaisir sans négliger
les bienfaits de cette pratique.

En ce sens aucun doute n’est laissé sur les bienfaits que peut apporter le sport
santé puisqu’au même titre que l’APA et l’activité physique en général, il contribue
à l’amélioration de la qualité de vie des personnes (cf. chapitre suivant), mais il ne
peut être intégré dans l’APA qui constitue un concept de prise en charge globale.

1. C’est-à-dire en donnant aux participants les ressources nécessaires afin d’adapter ses actions, en fonction de ses
potentialités et de son environnement (exemple : échelle de Borg)
2. ADAPT- Programme européen en activité physique adaptée
3. Site de la Société Française des Professionnels en Activités Physiques Adaptées (SFP-APA)

8
3.4 Bienfaits de l’activité physique pour prévenir
les effets liés au vieillissement1
L’activité physique prévient un certain nombre de processus délétères liés
au vieillissement.
L’activité physique limite les effets du vieillissement en réduisant :
>> la fréquence cardiaque au repos ;
>> l’incidence des pathologies vasculaires ;
>> l’effet des facteurs de risques vasculaires (en les prévenant)2 ;
>> la perte osseuse, tout en améliorant par ailleurs la fonction d’équilibration ;
>> l’incidence des chutes et des fractures chez le sujet âgé.

L’activité physique a également comme intérêts :


>> de participer au maintien de l’équilibre nutritionnel et à la préservation
du rapport masse maigre/masse grasse. Elle réduit aussi l’insulinorésistance
accompagnant l’avancée en âge ;
>> d’avoir une influence bénéfique sur la fonction psychologique en améliorant les
capacités cognitives et en réduisant l’incidence de la dépression chez le sujet âgé ;
>> de réduire l’incidence de certains cancers, colique et mammaire en particulier3.

En résumé

L’ACTIVITÉ PHYSIQUE
renforce les muscles des membres inférieurs et du dos
intensifie la réponse réflexe et motrice aux réactions posturales
améliore le patron de marche
augmente la flexibilité
favorise (avec une alimentation appropriée) la conservation d’une masse corporelle normale
améliore l’équilibre
améliore la mobilité en cas d’événements imprévus
réduit les risques de souffrir de maladies cardiovasculaires
diminue la probabilité d’avoir recours à des médicaments
réduit les risques d’hypotension orthostatique
améliore le sommeil et diminue l’insomnie
accroît la confiance en ses capacités physiques

1. H. BLAIN, A. VUILLEMIN, A. BLAIN, C. JEANDEL (2000), Les effets préventifs de l’activité physique chez les per-
sonnes âgées », Presse Med 2000 ; 29 : 1240-8
2. « Une méta-analyse portant sur le rôle de l’activité physique dans la prévention des maladies cardio-vasculaires a
montré que, chez des sujets sédentaires, le risque de développer une maladie cardio-vasculaire était multiplié par
3,1 comparé à des sujets ayant une activité physique intense, et le risque de mortalité par maladies coronariennes
multiplié par 1,9. » BERLIN JA., COLDITZ GA., (1990), « A meta-analysis of physical activity in the prevention of
coronary heart disease », Am J Epidemiol, 132 : 612 - 28.
3. Ibid 1.

RéFéRENTIEL - ACTIVITé PHYSIQUE ADAPTéE 9


Relation entre un mode de vie actif et une réduction de l’incidence
des principaux problèmes de santé chez les personnes âgées.

Problème de santé Nombre Effet


d’études faites de l’activité
sur cette physique
relation
Maladie
** +++
coronarienne
Hypercholestérolémie ** +++
Ostéoporose ** +++
Hypertension ** +++
Diabète ** ++
Cancer (sein, utérus,
** ++
colon)
Arthrite, arthrose * ++
Obésité ** +
Dépression ** +
Anxiété ** +
** Plus de 10 études * De 5 à 10 études
+++ Ces études font état de très bonnes preuves d’une réduction de l’incidence de cette maladie
en fonction du niveau d’activité physique. Elles signalent aussi une progressive (de cause à effet) entre
le volume d’activité physique pratique et les bénéfices apportés sur le plan de la santé.
++ Ces études font l’état de bonnes preuves d’une réduction de l’incidence entre cette maladie
en fonction du niveau d’activité physique.
+ Ces études font état de certaines preuves d’une réduction de l’incidence de cette maladie en fonc-
tion du niveau d’activité physique.
Adapté de : O’Brien Cousins et Horne, 1997.

Relations entre activité physique et capacités cognitives

Voici des résultats probants de quelques études scientifiques sur les liens
entre l’activité physique et le déclin cognitif :1

Spirduso (1975) : la pratique sportive chez les aînés améliore les tâches de temps
de réaction simple (TRS) et temps de réaction de choix (TRC).

1. RENAUD M., MAQUESTIAUX F., JONCAS S., KERGOAT M-J., BHERER L., (2010), « The effect of three months of
aerobic training on response preparation in older adults », Frontiers Aging Neurosciences. Volume 2, article 148 p. 1-9.

10
Dustman et al. (1984) : on observe des améliorations de la fonction cardiorespi-
ratoire, ainsi que des améliorations dans une tâche de temps de réaction simple
(TRS) chez le groupe ayant suivi un programme d’entraînement avec des exer-
cices de force et de flexibilité de 4 mois.

Hall et al. (2001) : la condition physique est associée à de meilleures perfor-


mances dans des tâches plus complexes, qui demandent de l’effort et un traite-
ment cognitif contrôlé. Après 3 mois d’entraînement aérobique, des améliorations
dans les tâches de temps de réaction de choix sont plus importantes que dans
les tâches de temps de réaction simples.

Hilmann et al. (2002) : les personnes âgées et les jeunes adultes actifs se montrent
plus efficaces et moins dépensiers en énergie dans la préparation de réponse
dans les tâches de temps de réaction accélérée que les individus ayant une faible
condition physique.

Colcombe et al. (2004, 2006) : la condition physique cardiorespiratoire peut offrir


une protection à la cognition contre les déclins liés à l’âge.

Vallesi et al. (2007) : la pratique d’activités physiques a un effet sur le temps


de réaction. Les personnes âgées sédentaires améliorent leur réactivité après
seulement 3 mois d’entraînement physique aérobie.

Renaud et al. (2010) : les participants avec un niveau élevé de condition


physique ont un meilleur temps de réaction dans les fenêtres de courte durée.

4. Objectifs et contenu du référentiel


4.1 Objectifs des actions
Objectifs stratégiques

La finalité de la thématique « activités physiques adaptées » par le biais des


actions qui y sont développées vise à limiter les effets délétères du vieillissement,
et à prévenir l’apparition de maladies chroniques dans le cadre d’une prévention
primaire.

Ces actions doivent permettre aux personnes retraitées de préserver leur qualité
de vie mais également de maintenir leur lien social.

RéFéRENTIEL - ACTIVITé PHYSIQUE ADAPTéE 11


Objectifs opérationnels

Afin de concourir à la réalisation de l’objectif stratégique, les actions devront alors


permettre de répondre aux objectifs suivants :
objectifs transversaux :
>> sensibiliser à l’importance de suivre un parcours de prévention global ;
>> développer et entretenir le lien social ;
>> réduire les sentiments d’anxiété et de tension ;
>> procurer des expériences de réussite ;
>> améliorer l’image de soi et développer la confiance en soi ;
>> apprendre aux individus à rechercher activement des solutions ;
>> aider les personnes disposant de faibles compétences verbales ;
>> prévenir la dépression récurrente.
objectifs spécifiques :
>> améliorer la condition physique subjective et objective ;
>> contribuer au renforcement musculaire ;
>> améliorer les capacités cardio-respiratoires ;
>> améliorer la souplesse articulaire ;
>> encourager les personnes à pratiquer une activité physique adaptée de façon
pérenne et régulière.

4.2 Public cible


Toutes les personnes retraitées autonomes, en priorité celles vivant à domicile
(y compris résidence autonomie, petite unité de vie) et les publics relevant
des territoires identifiés fragilisés par l’observatoire.

Elles doivent bénéficier d’un certificat médical de non-contre-indication


à une pratique d’APA.

La priorité est donnée aux publics qui ne pratiquent pas ou plus d’activités
physiques de manière régulière.

4.3 Approche pédagogique


>> Tenir un discours positif.
>> Favoriser une démarche participative basée sur l’échange et une démarche
positive favorisant la réflexion et l’expression des retraités sur leur propre
situation.

12
>> Déroulé :
−− réflexion, informations et apports théoriques ;
−− temps d’échanges dans le groupe et avec l’intervenant ;
−− mise en relation des expériences de vie des participants ;
−− apport d’exemples : solutions, astuces, bonnes pratiques.

>> Utiliser des outils favorisant l’interactivité.

4.4 Forme et contenu


A - Minimum attendu dans le contenu des séances

L’ensemble du cycle d’APA doit veiller à aborder au minimum les composantes


de santé suivantes :

Principales qualités physiques que l’on peut maintenir et développer


par l’activité physique

Force musculaire

Flexibilité Endurance musculaire ►►Endurance aérobie


►►Endurance/Force
CONDITION
PHYSIQUE musculaire
►►Flexibilité
Agilité Aptitude aérobie

Équilibre
Spirduso (1995)

>> Les situations de travail proposées durant les séances collectives doivent :
−− offrir une planification individualisée en APA ;
−− tenir compte des capacités et spécificités individuelles des participants ;
−− être en lien avec des gestes, des postures et des activités de la vie
quotidienne ;
−− être accompagnées de messages encourageants et rassurants
permettant ainsi aux retraités d’être confiants en leurs capacités et dans
leurs déplacements ;
−− proposer des niveaux de difficultés croissants d’une séance à l’autre
propices à la meilleure progression du retraité et à la mesure de ses
capacités ;
−− être sécurisées et encadrées par un professionnel APA.

RéFéRENTIEL - ACTIVITé PHYSIQUE ADAPTéE 13


>> Les thèmes de travail peuvent être les suivants :
−− motricité globale ;
−− motricité fine ;
−− mémorisation ;
−− équilibre ;
−− coordination (latéralisation ou dissociation) ;
−− rythme ;
−− traitement de l’information ;
−− communication (verbale et non verbale) ;
−− repérage dans l’espace ;
−− réflexe.

>> L’animateur doit veiller à :


−− formuler des conseils et des recommandations sur des sujets connexes
au bien-vieillir ;
−− encourager les personnes à pratiquer des activités physiques adaptées
ainsi que sociales et culturelles de façon pérenne et régulière ;
−− inciter les participants à réaliser les exercices à domicile.

14
Recommandations scientifiques :

Éléments clés de l’évaluation et de la prescription d’activités physiques,


selon la capacité fonctionnelle de la personne âgée.

CATÉGORIE BUTS ÉLÉMENTS MODALITÉS


DE CAPACITÉ DU PROGRAMME PRIORITAIRES D’ÉVALUATION
FONCTIONNELLE D’ACTIVITÉS DU PROGRAMME DE LA CONDITION
DE LA PERSONNE PHYSIQUES PHYSIQUE
DE LA PERSONNE
Excellente condition >> Force et endurance
musculaires
physique >> Endurance
cardiovasculaire Tests d’évaluation de la
Maintenir le niveau actuel
>> Flexibilité consommation maximale
de condition physique
>> Agilité d’oxygène et de la force
Améliorer les performances
>> Entraînement sportif musculaire comme ceux
en compétition ou lors
spécifique qu’on utilise pour les per-
d’activités récréatives.
>> Entraînement technique sonnes plus jeunes.
>> Périodes de repos
adéquates pour éviter
le surentraînement

Bonne condition >> Force et endurance


musculaires
physique >> Endurance Tests d’évaluation de la
Maintenir le niveau actuel cardiovasculaire
consommation maximale
de condition physique pour >> Flexibilité d’oxygène, de la force
que la personne puisse >> Amplitude de mouvement et de l’endurance muscu-
profiter d’une vie active >> Équilibre et coordination laires, de la flexibilité
et autonome. >> Sécurité : ne pas en faire et de l’agilité.
trop
>> Information et éducation
sur des questions de santé

Autonome >> Force et endurance


Maintenir ou améliorer musculaires
la capacité fonctionnelle. >> Aptitude aérobie Tests adaptés d’évaluation
Permettre de demeurer >> Flexibilité de la capacité fonctionnelle
autonome. >> Amplitude de mouvement (P. ex. « Senior Fitness
Prévenir la maladie, l’inca- >> Équilibre Test »).
pacité et les blessures pou- >> Coordination
vant mener à la fragilité.1 >> Information et éducation
sur des questions de santé

1. GOUVERNEMENT DU QUÉBEC, (2002), « L’activité physique déterminant de la qualité de vie des personnes de 65 ans et plus. »,
KINO-QUÉBEC, Bibliothèque nationale du Québec.

...
RéFéRENTIEL - ACTIVITé PHYSIQUE ADAPTéE 15
CATÉGORIE BUTS ÉLÉMENTS MODALITÉS
DE CAPACITÉ DU PROGRAMME PRIORITAIRES D’ÉVALUATION
FONCTIONNELLE D’ACTIVITÉS DU PROGRAMME DE LA CONDITION
DE LA PERSONNE PHYSIQUES PHYSIQUE
DE LA PERSONNE
Frêle >> Force musculaire Tests d’évaluation de la
>> Endurance capacité fonctionnelle en
>> Flexibilité lien avec les activités de
Maintenir ou améliorer >> Amplitude de mouvement base et utilitaires de la vie
la capacité d’effectuer les >> Équilibre quotidienne ; tests adaptés
activités de base et les >> Coordination en fonction de la clientèle
activités utilitaires de la vie >> Mobilité et agilité des (personnes hospitalisées,
quotidienne. pieds, des orteils et des
habitant en résidence, en
chevilles
période de réadaptation,
>> Confiance (vaincre la habitant à domicile).
peur de tomber)

Non autonome >> Force et agilité des


doigts
>> Force des membres
supérieurs
Maintenir ou améliorer,
>> Amplitude de mouvement
avec l’aide de différents
au niveau des hanches
mouvements, la capacité Questionnaires, entrevues,
et des épaules
fonctionnelle nécessaire observations, tests de la
>> Force musculaire capacité fonctionnelle.
pour réaliser les activités
des membres inférieurs
de base de la vie quoti-
(quadriceps, fléchisseurs)
dienne.1
>> Force et amplitudede
mouvement des chevilles
>> Mobilité et agilité des
pieds et des orteils

1. GOUVERNEMENT DU QUÉBEC, (2002), « L’activité physique déterminant de la qualité de vie des personnes de 65 ans et plus. »,
KINO-QUÉBEC, Bibliothèque nationale du Québec.

16
B - Minimum attendu dans la forme des séances

DURÉE Durée Fréquence


DE la séance de l’atelier
complet
Minimum Hebdomadaire à raison de deux fois par
semaine :
recommandé - une séance encadrée par le professionnel ;
dans - une séance en autonomie dans des condi-
le référentiel Au moins 1 heure tions sécurisées.
(dont au moins Pour y parvenir, chaque animateur doit
3 mois minimum
45 minutes de pra- proposer une série d’exercices sécurisés à
tique effective) réaliser à domicile.
Encourager en complément et au terme
de l’atelier une pratique dans des condi-
tions sécurisées ou encadrées (à domicile,
en extérieur, en club, etc.).

Recomman- « Les recommandations en termes de durée et fréquence apparaissent identiques à celles


préconisées pour l’adulte jeune : réaliser des activités d’intensité modérée de type aérobie
dations (en endurance) pour un minimum de 30 minutes par jour, 5 jours par semaine
scientifiques ou de forte intensité 20 minutes par jour, 3 jours par semaine.
Recommanda- D’autre part, l’accent est mis sur la diversification des activités : au-delà de l’endurance
(ou exercice aérobie), il faut ajouter le renforcement musculaire (activité contre résis-
tions Inserm* tance) particulièrement important chez le sujet âgé ou pathologique ».

Recomman-
dations Inserm
Synthèse
et recomman- « L’intensité des activités sera corrélée à l’état de santé de la personne âgée avec une pro-
dations gression en fonction des capacités individuelles : une perception d’exercices difficiles ou trop
Activité phy- intenses peut être décourageante, à l’inverse une « facilité perçue » n’amène pas nécessai-
rement à la perception d’un bénéfice ».
sique et préven-
tion des chutes
chez les per-
sonnes âgées
À exclure Moins d’1 h 00 Moins de 10 séances Fréquence mensuelle

* Inserm - Expertise collective « Activité physique – Contextes et effets sur la santé »

RéFéRENTIEL - ACTIVITé PHYSIQUE ADAPTéE 17


C - Nombre de séances de tests et types de tests

Les professionnels encadrant une activité physique adaptée doivent être en mesure
d’établir un profil de chaque participant à savoir :
>> une évaluation de leur expérience en activité physique ;
>> une appréciation ou une évaluation de leur état de santé ;
>> une évaluation de leur condition physique.

Recommandations scientifiques

« Sur le plan de l’évaluation, les professionnels doivent être en mesure de cerner,


en présence de personnes âgées dont la participation à un programme structuré
d’entraînement ou d’activités physiques pourrait avoir des conséquences indési-
rables sur leur santé, la pertinence de procéder à un examen médical. Ils doivent
également évaluer, dans tous les cas, leur capacité fonctionnelle pour pouvoir
établir leur niveau de base, ce qui leur permettra d’évaluer leur progression
pendant la durée du programme. La capacité fonctionnelle peut être évaluée
de diverses façons : au moyen de questionnaires, d’entrevues, d’observations,
de tests de la capacité fonctionnelle, de tests d’autonomie et de tests à l’effort
adaptés »1.

Minimum attendu

L’animateur doit adapter individuellement les exercices aux participants. Pour cela,
un minimum de deux séances individuelles de tests physiques (une en 1re et une
en dernière séance) doit être prévu pour évaluer les capacités de chaque parti-
cipant. En complément, il doit proposer un questionnaire mesurant l’expérience
en activité physique mais également s’assurer que l’état de santé du participant
permet la pratique de cette APA.

Recommandations

Plus de 2 séances individuelles de tests physiques :


>> une en amont ;
>> une en aval ;
>> et au moins une en cours d’atelier (au niveau intermédiaire).
Exemples :
>> questionnaire – Niveau d’activité physique (annexe) ;
>> certificat médical de non contre-indication ;
>> Q-AAP APADOR.

1. GOUVERNEMENT DU QUÉBEC, (2002), « L’activité physique déterminant de la qualité de vie des personnes
de 65 ans et plus. », KINO-QUEBÉC, Bibliothèque nationale du Québec.

18
Évaluation de l’expérience en Activité Physique

La méthode la plus employée pour évaluer et mesurer la quantité d’activité phy-


sique effectuée par un sujet sur une période donnée est le questionnaire d’activité
physique.1

Exemple en annexe 1.

Test permettant une appréciation ou une évaluation de l’état de santé

Recommandations : a minima, le professionnel encadrant une activité physique


adaptée doit demander un certificat de non-contre-indication à la pratique
d’une activité physique avant le début de l’activité.

En outre, l’animateur peut s’il le souhaite, dans le cadre d’un entretien individuel,
demander des informations complémentaires à l’aide d’un questionnaire éva-
luant l’état de santé comme le Q-AAP (cf. Annexe 2 – Q-AAP APADOR). Cet outil
propose une annexe recensant les types de médicaments associés à une forte
possibilité d’interaction nuisible avec l’activité physique.

« La seule présence d’une maladie cardiovasculaire, de diabète, d’un accident


vasculaire cérébral, d’ostéoporose, de dépression, de démence, de maladie pul-
monaire chronique, d’insuffisance rénale chronique, de maladie vasculaire périphé-
rique ou d’arthrite n’est pas non plus une contre-indication à l’activité physique »2.

Néanmoins il serait nécessaire, en fonction de la pathologie du participant et du type


de médicaments associés, de réaliser :
>> une prise de constantes ;
>> une analyse des comportements de la personne ;
>> un repérage des signes d’alertes ;
>> une adaptation continue de l’activité.

Évaluation de la condition physique

A minima les tests permettant de mesurer :


>> l’aptitude aérobie ;
>> l’endurance musculaire ;
>> la flexibilité.

1 ALBINET C., FEZZANI K., THON B., (2008), « Vieillissement, activité physique et cognition », Movement & Sport
Sciences (n° 63), p. 9-36).
2 AMERICAN COLLEGE OF SPORT MEDICINE, (1998), « ACSM Position Stand on Exercise and Physical Activity for
Older Adults ». Medicine & Science in Sports & Exercise 30(6):992-1008.

RéFéRENTIEL - ACTIVITé PHYSIQUE ADAPTéE 19


Type de tests recommandés d’après la littérature scientifique1, 2

L’aptitude aérobie

>> Test de vitesse de marche


>> Test de marche de 6 minutes
>> RockPort
>> Senior Fitness Test

L’endurance musculaire/Force musculaire

>> Test de force de préhension des membres supérieurs


>> Test de suspension bras fléchis
>> Test de killy pour l’endurance des membres inférieurs

La flexibilité

>> Test de flexion avant en position assise


>> Test de souplesse avant debout
>> Test de souplesse de la hanche

Tests conseillés en complément : ceux permettant de mesurer :

L’agilité

cf. « Les fondamentaux du sport santé, 80 outils pour mieux évaluer et accom-
pagner vos pratiquants », Fédération Française EPGV, édition Amphora, 2014,
p. 342-352.

L’équilibre

Se référer au référentiel « actions collectives – Équilibre ».

Les capacités cognitives

Ex : MMSE, WAIS III, GDS, etc.

4.5 Formation des animateurs


Il convient de s’assurer de la qualification de l’encadrant pour intervenir sur le thème
de l’activité physique adaptée auprès d’un public retraité.

1 GAUBERT, I., BERAGUAS O., BAURET V., BONNAVENTURE E., (2014), « Les fondamentaux du sport santé,
80 outils pour mieux évaluer et accompagner vos pratiquants », Fédération Française EPGV, édition Amphora.
2 GOUVERNEMENT DU QUÉBEC, (2002), « L’activité physique déterminant de la qualité de vie des personnes
de 65 ans et plus », KINO-QUÉBEC, Bibliothèque nationale du Québec.

20
Formations requises

Selon l’article L. 212-1 du Code du sport, « seuls peuvent, contre rémunération,


enseigner, animer ou encadrer une activité physique ou sportive ou entraîner ses
pratiquants, à titre d’occupation principale ou secondaire, de façon habituelle,
saisonnière ou occasionnelle, les titulaires d’un diplôme, titre à finalité profes-
sionnelle ou certificat de qualification :
« 1° Garantissant la compétence de son titulaire en matière de sécurité des pra-
tiquants et des tiers dans l’activité considérée ;
2° Et enregistré au répertoire national des certifications professionnelles. ».

Selon l’article R. 212-1 du Code du sport, « un diplôme, titre à finalité profes-


sionnelle ou certificat de qualification garantit la compétence de son titulaire
en matière de sécurité des pratiquants et des tiers dans une activité physique
ou sportive considérée ou dans un ensemble d’activités de même nature rela-
tives à un public spécifique, s’il atteste dans son règlement que son titulaire :
1° Est capable de mobiliser les connaissances techniques et pédagogiques
propres à l’activité considérée et de maîtriser les techniques de sa pratique dans
des conditions assurant la sécurité des pratiquants et des tiers ;
2° Maîtrise les comportements à observer et les gestes à exécuter en cas d’incident
ou d’accident ».

A minima

L’animateur dispose :
>> soit de manière cumulative :
−− d’une formation aux premiers secours (PSC 1 : prévention et secours
civique de niveau 1) ;
−− complété d’un diplôme STAPS mention APA (activités physiques
adaptées) ou équivalent reconnu par l’État (enseignement supérieur ou
Direction jeunesse et sports et de la cohésion sociale) ;
−− complété si tel n’était pas le cas dans la formation initiale d’une formation
spécifique et d’une expérience professionnelle en encadrement d’APA
en direction du public visé.
>> soit d’un diplôme de kinésithérapeute avec une expérience ou une
formation complémentaire en encadrement d’activités physiques adaptées
auprès des personnes retraitées.

RéFéRENTIEL - ACTIVITé PHYSIQUE ADAPTéE 21


Recommandations complémentaires

>> Une formation spécifique complémentaire aux diplômes des intervenants


en tant que de besoin – pouvant être dispensée soit par le promoteur, soit par
la Caisse en fonction des spécificités locales ;
et/ou
>> des réunions d’information bien vieillir (présentation du référentiel, offre
locale de prévention bien vieillir, approche bien-vieillir, etc.) ;
et/ou
>> une formation en éducation thérapeutique.

Démarche : encourager, promouvoir la formation continue des animateurs pour


s’adapter aux évolutions et pour perfectionner leur pratique pédagogique.

L’animateur devra notamment :


>> posséder des aptitudes à animer des groupes (pratiques pédagogiques,
mises en situation) ;
>> avoir une connaissance de la spécificité du public senior ;
>> être en capacité de recueillir les éléments permettant de réaliser une évaluation
de l’action.

4.6 Évaluation
Recommandation au niveau de la méthode :
>> évaluation quantitative via un questionnaire et par comparaison des tests
(initiaux/finaux).

Dimension à évaluer dans le questionnaire :


>> données sociodémographiques ;
>> évolution de la condition physique ;
>> intention de changer de comportement ;
>> habitudes de vie de la personne ;
>> intention de poursuivre une activité collective ;
>> connaissances apportées.

Recommandations scientifiques1 :
« Le groupe d’experts recommande que ce cahier des charges comporte
un contrôle qualité-efficacité pré et post-programme et six mois après la fin
du programme. Cette évaluation doit utiliser pour des raisons de faisabilité,
des techniques simples pouvant être réalisées sans équipements particuliers, par
exemple le test de vitesse de marche, le nombre d’assis-debout en 30 secondes

1. Extraits des Synthèse et recommandations - Activité physique et prévention des chutes chez les personnes âgées,
Inserm - 2014

22
pour la fonction musculaire, L’évaluation devrait également porter sur l’assiduité
et l’adhésion de la personne au programme »1.

L’évaluation est réalisée en trois temps via le questionnaire ci-dessous :


>> T0 : au début du cycle des séances ;
>> T1 : en fin de cycle des séances ;
>> T2 : 3 à 6 mois après la fin des séances.
Questionnaire T0 – T1 – T2
1. êtes-vous inscrit dans un club pour pratiquer une activité physique
et sportive ?

□ Oui □ Non

2. Comment considérez-vous votre niveau d’activité physique ?


Cochez l’affirmation qui correspond à votre niveau

□ Très mauvais □ Mauvais □ Bon □ Très bon

3. Pratiquez-vous cette activité physique :

□ Seul à domicile
□ En groupe
□ Les deux
□ Aucune activité en dehors de l’atelier

4. à quelle fréquence pratiquez-vous une activité physique ?


(marche, activité sportive dans un club, activité physique à domicile, etc.)

□ Jamais
□ Au moins 1 fois par mois
□ Au moins 2 fois par mois
□ Au moins 1 fois par semaine
□ Plusieurs fois par semaine

4.7 Recommandations post-ateliers


Penser à remettre un guide de recommandations à la fin des ateliers par rapport
aux comportements favorables à adopter (activité physique régulière, alimen-
tation équilibrée, consommation d’alcool modérée, bon usage des médicaments,
suivi médical régulier, etc.).

1. GOUVERNEMENT DU QUÉBEC, (2002), « L’activité physique déterminant de la qualité de vie des personnes
de 65 ans et plus », KINO-QUÉBEC, Bibliothèque nationale du Québec.

RéFéRENTIEL - ACTIVITé PHYSIQUE ADAPTéE 23


Annexe 1
Questionnaire - Niveau d’activité physique1
1 2 3 4 5
Activités quotidiennes
Combien d’heures consacrez-vous
par semaine à des activités physiques <2h 3 à 4h 5 à 6h 7 à 9h ≥ 10 h
quotidiennes : bricolage, jardinage,
ménage, etc. ?
Combien de minutes par jour < 15’ 16 à 30’ 31 à 45’ 45 à 60’ ≥ 61’
consacrez-vous à la marche ?
Combien d’étages, en moyenne, mon- <2 3à5 6 à 10 11 à 15 ≥ 16
tez-vous à pied chaque jour ?
Activités sportives et récréatives
Pratiquez-vous régulièrement une ou
des activités physiques et sportives Non Oui
ou de loisir ?
À quelle fréquence pratiquez-vous 1 à 2/mois 1/semaine 2/semaine 3/semaine ≥ 4/semaine
l’ensemble de ces activités ?
Combien de minutes consacrez-vous
en moyenne à chaque séance d’activité < 15' 16 à 30' 31 à 45' 45 à 60' ≥ 61'
physique ?
Habituellement, comment 1 très facile 2 3 4 5 difficile
percevez-vous votre effort ?
Total
Total /35

Votre profil :
>> moins de 14 points : vous êtes peu actif(ve), essayez d’augmenter votre quantité d’activité physique
quotidienne, vous verrez les bienfaits au bout de quelques semaines. Demandez plus de conseils
à votre médecin pour démarrer
>> entre 14 et 28 points : vous êtes assez actif(ve), continuez pour garder les bénéfices acquis !
>> plus de points : vous êtes très actif(ve), pensez à varier les activités et à vous accorder du repos !

1. Adapté du questionnaire de Ricci et Gagnon (2009)

24
Annexe 2
Questionnaire modifié d’aptitude à l’activité
physique (Q-AAP) élaboré par le Club APADOR
Oui Non

1. Votre dernier examen médical complet date-t-il de plus de 2 ans ?

2. Votre médecin vous a-t-il déjà dit que vous souffriez d’un
problème cardiaque et que vous ne deviez participer qu’aux
activités prescrites et approuvées par un médecin ?

3. Ressentez-vous une douleur à la poitrine lorsque vous faites


de l’activité physique ?

4. Au cours du dernier mois, avez-vous ressenti des douleurs


à la poitrine lors de périodes autres que celles où vous
participiez à une activité physique ?

5. Vous arrive-t-il de perdre connaissance ou de perdre l’équilibre


à la suite d’un étourdissement ?

6. Avez-vous des problèmes osseux ou articulaires qui


pourraient s’aggraver par l’activité physique ?

7. Des médicaments vous sont-ils actuellement prescrits pour


contrôler votre pression artérielle ou un problème cardiaque
(par exemple, des diurétiques) ?

8. Prenez-vous d’autres médicaments ? Si oui, lesquels et pour


quelles raisons ?

9. Connaissez-vous une autre raison pour laquelle vous ne devriez


pas faire d’activité physique ?

10. Avez-vous perdu 3 kg au cours des 6 derniers mois sans avoir


rien fait de particulier pour provoquer cette perte de poids ?

11. Avez-vous des douleurs aux fesses ou derrière les jambes


quand vous marchez ?

...
RéFéRENTIEL - ACTIVITé PHYSIQUE ADAPTéE 25
Questionnaire modifié d’aptitude à l’activité
physique (Q-AAP) élaboré par le Club APADOR
Oui Non

12. Au repos, avez-vous fréquemment des battements cardiaques


rapides irréguliers ou des battements très, très lents ?

13. Êtes-vous à bout de souffle à la suite d’un exercice d’intensité


moyenne ou parfois au repos ou en position couchée ?

14. Avez-vous perdu, à la suite d’une maladie cardiaque (infarctus


ou mort subite) :
- votre père ou votre frère alors qu’il était âgé de moins de 55 ans ?
- votre mère ou votre sœur alors âgée de moins de 65 ans ?

15. Fumez-vous ?

16. Avez-vous un taux anormal de cholestérol ?

17. Souffrez-vous de diabète ?

18. Excédez-vous de plus de 9 kg (20 lb) votre poids idéal ?

19. Pratiquez-vous fréquemment des activités physiques ?


Si oui, lesquelles ?..............................................................................
Fréquence/semaine............................................................................

20. Souffrez-vous de maladies chroniques, de limitations physiques


ou d’allergies ?
Si oui, lesquelles ?..............................................................................

21. Après votre dernier examen médical, quelles étaient les remarques
de votre médecin concernant votre participation à un programme
d’activités physiques ?
- je n’ai pas consulté mon médecin à ce sujet
- il a encouragé ma participation
- avec certaines réserves, il a recommandé ma participation
- il n’a pas recommandé ma participation

...
26
Questionnaire modifié d’aptitude à l’activité
physique (Q-AAP) élaboré par le Club APADOR
Oui Non

22. Dans la dernière année, avez-vous chuté ?


Si oui : combien de fois ?....................................................................

23. Souffrez-vous de Parkinson ?

24. Ressentez-vous des douleurs aux :


- genoux ?
- hanches ?

25. Souffrez-vous d’arthrose ?

26. Avez-vous déjà vécu un accident vasculaire cérébral ?

27. Souffrez-vous d’ostéoporose ?

Adapté du questionnaire Q-APP du club d’activités de APADOR Montréal

J’ai lu le présent questionnaire et compris toutes les questions.

Nom :..................................................................... Date :

Signature

Après l’analyse de vos réponses, votre intervenant vous indiquera si vous devez
passer un examen médical ou si vous devez obtenir une permission écrite de votre
médecin pour participer à votre programme d’activités physiques. Si un change-
ment de votre état de santé survient en ce qui a trait aux questions ci-dessus,
prière d’en informer votre intervenant.

RéFéRENTIEL - ACTIVITé PHYSIQUE ADAPTéE 27


Annexe 3
Types de médicaments associés à une forte possibilité d’interactions
nuisibles avec l’activité physique1
Recommandations
Effets (au repos lors de la pratique
Médicaments Traitements
ou à l’effort) d’activités
physiques

Antihistaminiques Allergies (p ex. rhume


Augmentation de la consom-
mation de liquide
de l’ancienne des foins, conjonctivite, Somnolence
Éviter l’activité physique
génération maladies cutanées) Diminution de la sudation
par temps chaud et humide
Maladie de Parkinson Augmentation de la tem-
Diminution de 25 %
Ulcères de l’estomac pérature interne
de la durée et de l’intensité
et du duodénum
des exercices

Anticholinergiques Manifestations allergiques


Diminution de la sudation
bénignes
Augmentation de la tem- Idem au précédent
Maladie de Parkinson
pérature interne
Asthme

Antidépresseurs Étourdissement
Augmentation de la consom-
mation de liquide
(certains types) Dépression Assèchement de la bouche
Surveillance constante pour
Confusion
prévenir les chutes

Anxiolytiques Anxiété Somnolence


Attaque de panique Peut provoquer
(p ex. tranquillisants) Insomnie une dépendance menant
Suivi plus étroit
Agitation psychiatrique à la toxicomanie

Hypnotiques Somnolence
Diminution de la sudation Idem aux antihistami-
(p ex. somnifères) Troubles du sommeil
Augmentation de la tem- niques
pérature interne

Antiarythmiques Contrôle les troubles


du rythme cardiaque ou
(sauf bêtabloquants) dysrythmies
Diminution de la fréquence
cardiaque Évaluation physique pré-
Troubles du rythme
Efficace pour contrôler participation nécessaire
cardiaque, surtout les
l’arythmie au repos mais Récupération active
contractions trop rapides
pas nécessairement de faible intensité recom-
ou inefficaces
à l’effort mandée
Effets secondaires plus
marqués à l’effort
Améliore la tolérance
à l’effort

1. GOUVERNEMENT DU QUÉBEC, (2002), « L’activité physique déterminant de la qualité de vie des personnes de 65 ans et plus. »,
KINO-QUÉBEC, Bibliothèque nationale du Québec.
...
28
Types de médicaments associés à une forte possibilité d’interactions
nuisibles avec l’activité physique1
Recommandations
Effets (au repos lors de la pratique
Médicaments Traitements
ou à l’effort) d’activités
physiques

Bêtabloquants Ralentissement
de la fréquence cardiaque
Utilisation de l’échelle
(au repos et à l’effort)
de Borg pour évaluer
Hypertension artérielle Diminution de la pression
l’intensité (plutôt qu’une
Troubles du rythme artérielle
fréquence cardiaque cible)
cardiaque Bronchoconstriction
Augmentation
Infarctus du myocarde Augmentation
de la consommation
Angine de poitrine de la sudation et de la
de liquide
Migraine température interne lors
Éviter l’activité physique
Glaucome de l’effort (risque d’hyper-
par temps chaud
thermie)
et humide
Diminution de la capacité
et de la tolérance à l’effort

Vasodilatateurs Augmente le calibre


des vaisseaux
Risque d’hypotension
Hypertension artérielle
artérielle
Insuffisance cardiaque
Diminution de la pression
ou coronaire
artérielle à l’effort chez
Insuffisance vasculaire
les personnes hyperten-
cérébrale
dues
Hypotension orthostatique
Augmentation de la
Impuissance masculine
capacité à l’effort chez
les personnes souffrant
d’angine

Diurétiques Augmentation du risque


Augmentation
de déshydratation
de la consommation
et de déséquilibre électro-
de liquide (évitez les bois-
lytique
Hypertension artérielle sons sportives riches
Risque d’hypotension
Œdèmes dus à une insuffi- en minéraux Na et K).
orthostatique
sance cardiaque, Éviter l’activité physique
Risque d’hypokaliémie
à une maladie rénale par temps chaud
(diminution importante
ou à une cirrhose du foie et humide
du taux de potassium dans
Diminution de 25 %
le plasma)
de la durée et de l’intensité
Diminution de la capacité
des activités physiques
maximale à l’effort

...
RéFéRENTIEL - ACTIVITé PHYSIQUE ADAPTéE 29
Types de médicaments associés à une forte possibilité d’interactions
nuisibles avec l’activité physique1
Recommandations
Effets (au repos lors de la pratique
Médicaments Traitements
ou à l’effort) d’activités
physiques

Insuline Amélioration de la tolé-


rance au glucose (peut
modifier les besoins
Connaissance
en insuline)
de la concentration
Diminution de la résis-
de glucose
tance à l’insuline
et de la demande avant
Augmentation de la sensi-
Diabète, surtout l’activité physique
bilité à l’insuline
insulinodépendant Avoir à la portée
Diabète de type 1 : risque
Hyperglycémie de la main des friandises
d’hypoglycémie pendant
ou des boissons sucrées
et après l’effort si aucun
à ingérer au cas où
contrôle de la concentra-
des symptômes d’hypogly-
tion de glucose
cémie apparaîtraient.
Diabète de type 2 :
maintien du contrôle
glycémique

Agents Amélioration de la tolé-


Diabète rance au glucose (peut
hypoglycémiques non insulinodépendant modifier les besoins
Idem au précédent
oraux en médication)

1. GOUVERNEMENT DU QUÉBEC, (2002), « L’activité physique déterminant de la qualité de vie des personnes de 65 ans et plus. »,
KINO-QUÉBEC, Bibliothèque nationale du Québec.

30
Annexe 4 : effets d’un entraînement
d’endurance aérobie et musculaire
L’association d’un travail en endurance aérobie et musculaire permet :
>> de modifier les facteurs physiologiques de manière significative de sorte
à prévenir l’apparition de maladies chroniques ;
>> d’augmenter la densité osseuse participant à la prévention de l’ostéoporose ;
>> de diminuer la masse grasse et d’augmenter la masse maigre permettant
de prévenir la sarcopénie ;
>> d’augmenter la sensibilité à l’insuline ;
>> d’améliorer l’hyperglycémie et de prévenir la surcompensation pancréatique.

Plus largement, l’activité physique renforce l’action de l’insuline au niveau


des muscles.

L’exercice physique d’endurance permet d’augmenter le nombre de transpor-


teurs au glucose dans le tissu musculaire induisant une meilleure sensibilité du
muscle à l’insuline. Les activités aérobies et musculaires accroissent donc la
sensibilité des tissus à l’insuline et en diminuent ainsi les besoins.

L’activité physique peut non seulement réduire l’incidence des facteurs de risque
vasculaire (augmentation des HDL, diminution des LDL), mais aussi réduire l’effet
des facteurs de risque vasculaire présents tel que l’hypertension (augmentation
du volume d’éjection systolique, diminution de la fréquence cardiaque au repos).

RéFéRENTIEL - ACTIVITé PHYSIQUE ADAPTéE 31


Annexe 5 : principaux sigles
AP : Activité physique
APA : Activité physique adaptée
Cnamts : Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés
Cnav : Caisse nationale d’assurance vieillesse
COG : Conventions d’objectifs et de gestion
EAPA : Enseignant en activité physique adaptée
HDL : High density lipoproteins
Inserm : Institut national de la santé et de la recherche médicale
LDL : Low density lipoproteins
MSA : Mutualité sociale agricole
OMS : Organisation mondiale de la santé
PSC1 : Prévention et secours civique de niveau 1
Q-AAP : Questionnaire sur l’aptitude à l’activité physique
RSI : Régime Social des Indépendants
SFP-APA : Société française des professionnels en activité physique adaptée
Staps : Sciences et techniques des activités physiques et sportives
TRC : Temps de réaction à choix (temps nécessaire à l’exécution d’une tâche
moins le temps de décision et de programmation)

TRS : Temps de réaction simple

Annexe 6 :
fiche de synthèse (ci-contre)

32
SYNTHèSE RéFéRENTIEL ACTIVITé PHYSIQUE ADAPTéE (APA)
Contexte Les APA regroupent l’ensemble des activités physiques et/ou sportives adaptées aux capacités de la personne.
Elles sont dispensées, entre autre, auprès des personnes vieillissantes et/ou en situation de handicap, atteintes
de maladie chronique, en difficulté sociale, à des fins de prévention, d’éducation et/ou de participation sociale,
par un enseignant APA.
MINIMUM ATTENDU D’UN ATELIER APA
Durée
et nombre 3 mois - 20 séances
de séances
Corps 10 séances hebdomadaires collectives encadrées par 10 séances hebdomadaires individuelles
un professionnel APA (1 heure) en autonomie à domicile (30 min)
de séance
Aborder les composantes de santé suivantes :
- Endurance aérobie - Endurance musculaire - Flexibilité
Les situations de travail doivent partir du concept de pédagogie différenciée et :
- offrir une planification individualisée en APA et favoriser la progression d’une séance à l’autre ;
- améliorer la condition physique objective et subjective, contribuer au renforcement musculaire, améliorer
les capacités cardio-respiratoire et la souplesse articulaire ;
- être en lien avec des gestes et des activités de la vie quotidienne ;
- être accompagnées de messages encourageants et rassurants.
Veiller à :
- inciter les participants à réaliser les exercices à domicile et encourager les participants à pratiquer une APA
régulière ;
- l’animateur formule des conseils et recommandations sur des sujets connexes au bien-vieillir.
ÉVALUATION
expérience
condition état
en activité impact
physique de santé
physique

Méthode Analyse par compa-


Analyse sur données Analyse quantitative des questionnaires
raison des tests T0
déclaratives auto-administrés
et T1

Outils 2 séances indivi-


Questionnaire de
mesure d’expérience Questionnaire auto-administré
duelles de tests
en AP T0
Moment à T0 à T1 à T0 Certificat médical T0, T1 et à T2 (3 à 6 mois)
et si possible un
Contenu à minima 3 tests questionnaire type Questions posées : cf. référentiel
pour mesurer : Q-APADOR 1. Êtes-vous inscrit dans un club pour prati-
- l’endurance quer une AP et sportive ?
Ex : annexe 1 du
aérobie 2. Comment considérez-vous votre niveau
référentiel action
- l’endurance d’AP ?
collectives « APA »
musculaire 3. Pratiquez-vous cette AP ?
- la souplesse 4. À quelle fréquence pratiquez-vous
articulaire une AP ?
FORMATION DES ANIMATEURS
Prérequis Diplôme STAPS mention APA et le PSC1
Diplôme équivalent reconnu par l’État complété par formation et expérience
et le PSC1
Soit posséder en APA en direction du public senior
Diplôme de Kinésithérapeute complété d’une formation et expérience en APA avec
seniors
L’animateur doit :
1. posséder des aptitudes à animer des groupes (pratiques pédagogiques, mises en situation) ;
2. avoir une connaissance de la spécificité du public senior ;
3. être en capacité de recueillir les éléments permettant de réaliser une évaluation de l’action.
RECOMMANDATIONS POST-ATELIER
Penser à remettre 1. Aux comportements favorables à adopter.
2. À l’aménagement du logement .
aux participants un guide 3. À la sécurisation de l’environnement sécurisé des espaces collectifs.
de recommandations 4. Aux exercices stimulant l’équilibre à réaliser au domicile en toute sécurité.
5. À la pratique régulière et collective d’une activité physique adaptée, de loisirs, etc.

33
Remerciements
Experts et relecteurs : Société Française
des Professionnels en Activité Physique Adaptée
(SFP-APA)

« Dans un contexte où les recommandations sur l’utilisation de l’activité physique


comme outil de prévention des effets du vieillissement sont nombreuses, la Cnav
et la commission APA et seniors de la Société française des professionnels
en activité physique adaptée (SFP-APA) ont travaillé conjointement sur
le référentiel « Actions collectives - Activité physique adaptée ». Cette initiative
permet de mettre à disposition un outil concret de mise en place de programmes
d’APA en vue de répondre aux besoins émergents de notre transition
démographique. Elle est une pierre à l’édifice de la reconnaissance des différents
acteurs de la prévention par l’activité physique, ainsi qu’au questionnement
de l’articulation et la place de chacun d’eux dans le parcours des personnes
et l’amélioration de la santé publique ».

34
04/2016 – Conception et réalisation : Studio graphique, Cnav

Le label “Pour bien-vieillir“ permet d’identifier les actions


de prévention proposées par vos caisses de retraite.
www.pourbienvieillir.fr

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