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Le Portrait

Le document présente des techniques pour réaliser un portrait de personnage en utilisant des descriptions détaillées de l'apparence physique, de la démarche, du visage, des gestes, de la voix et du caractère. Il fournit une liste exhaustive de mots et d'expressions pour aider à décrire ces aspects. Deux exemples de portraits littéraires illustrent ces techniques.

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Le document présente des techniques pour réaliser un portrait de personnage en utilisant des descriptions détaillées de l'apparence physique, de la démarche, du visage, des gestes, de la voix et du caractère. Il fournit une liste exhaustive de mots et d'expressions pour aider à décrire ces aspects. Deux exemples de portraits littéraires illustrent ces techniques.

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LE PORTRAIT

Dans une histoire au passé, le portrait, la description d’un personnage se fait à l’imparfait.
Afin de faire un portrait précis, voici une fiche avec un grand nombre de mots pour t’aider
à décrire ton personnage.

L'air, l'apparence, la mine :


Un air sympathique, antipathique, accueillant, rébarbatif, hostile, froid, glacial, souriant,
poli, courtois, modeste, fier, orgueilleux, hautain, arrogant, timide, décidé, résolu, sûr de
lui.
L'allure, la tournure, le maintien, la prestance :
dégagé, svelte, sportif, élégant, imposant, majestueux, gauche, embarrassé. Se tenir, se
présenter, se pavaner, plastronner.
La démarche, la dégaine :
Avancer à grands pas, à petits pas, à pas de loup, marcher d'un pas vif, décidé, à pas lents.
Se déhancher, se dandiner, se dégingander. Démarche ferme, assurée, chancelante,
hésitante, mal assurée, lente, précipitée, rapide, alerte, lourde, pesante.
La taille
Grande, haute, élevée, gigantesque, petite. Grand et mince, élancé, svelte. Grand et
maigre, un escogriffe. Grand et mal bâti, un échalas. Grand et fort, d'une haute stature,
colossal, corpulent. Petit et gros, courtaud. Petit et large, trapu. Petit et large de dos, râblé.
Très petit, lilliputien, nain, nabot.
La grosseur
Corpulent (grand et gros), carrure (largeur du dos), l'embonpoint (gros sans excès). Gros
sans excès bien en chair, corpulent. Gros avec excès, replet, empâté, lourd, épais, obèse,
bedonnant, rond de formes, rebondi, rondelet, dodu. Mince, svelte, élancé, maigre, sec,
ascétique, décharné, squelettique.
La force, la vigueur, la robustesse
Résistant à l'effort, la maladie, solide, robuste. Capable d'agir vigoureusement, fort,
vigoureux, puissant. Bâti en force, musclé, athlétique, colossal, herculéen. Faible
d'apparence, frêle, chétif, grêle, fluet, un gringalet. Peu résistant à la maladie, malingre,
d'une santé délicate, maladif, souffreteux. Affaibli par l'âge ou les privations, débile, épuisé.
Évoquer un visage
Le visage :
la figure, la face, la physionomie (expression), la mine (en rapport avec la santé), les traits,
le minois, la frimousse (pour les enfants).
L'expression du visage :
gaie, triste, mélancolique, sympathique, antipathique, ouverte, fermée, éveillée, vive,
impénétrable, impassible, souriante, renfrognée, revêche, rébarbative, intelligente,
inintelligente, expressive, inexpressive, morne.
La forme générale :
ronde, arrondie, triangulaire, rectangulaire, pleine, empâtée, lourde, bouffie, joufflue,
maigre, creuse, anguleuse, osseuse, émaciée, ascétique, ridée, plissée, parcheminée.
Le teint :
pâle, blême, blafard, livide, terreux, cireux, jaunâtre, coloré, frais, rose, clair, éclatant,
lumineux, rougeaud, congestionné, cramoisi, rubicond, bronzé, bruni, hâlé, basané, hâve
(pâle et décharné).
Les Yeux Forme :
saillants, globuleux, à fleur de tête, ronds, allongés, en amande, étirés, bridés, petits,
enfoncés, encaissés.
Couleur :
sombres, clairs, noirs, bruns, marrons, noisette, verts, bleus, pers (entre vert et bleu),
glauques (vert tirant sur le bleu).
Éclat :
vifs, étincelants, brillants, luisants, ternes, éteints, vitreux.
Regard :
vif, aigu, perçant, scrutateur, vague, distrait, morne, éteint, inexpressif, soucieux,
préoccupé.
La bouche :
large, étroite, pincée, rieuse, sensuelle, expressive, charnue.
Le nez :
court, mince, allongé, long, saillant, proéminent, aquilin (en bec d'aigle), camus (plat et
comme écrasé), bourbonien, busqué (d'une courbure accentuée), crochu, tombant, écrasé,
aplati, pointu, rectiligne.
Le front :
ample, haut, large, dégagé, court, étroit, bas, fuyant.
Les cheveux :
rares, clairsemés, abondants, fournis, épais, frisés, ondulés, bouclés, crépus, hérissés, plats,
bien peignés, peignés à la raie, en brosse, rejetés en arrière, noirs, bruns, châtains, roux,
blonds, gris, grisonnants, blancs, auburn (châtain roux aux reflets cuivrés), longs, courts, en
désordre, emmêlés, ébouriffés, hirsutes (hérissés et mêlés).
La barbe :
la barbiche, le collier, les favoris, la moustache, imberbe (qui n'a pas de barbe), glabre
(naturellement dépourvu de poils), une barbe courte, taillée, longue, épaisse,
embroussaille.

Autres caractéristiques

Les gestes :
Vifs, rapides, précipités, nerveux, lents, posés, larges, amples. Gesticuler, s 'agiter, se
démener
La voix :
Intonation, inflexions, timbre, accent, articulation, débit, diction.
Hauteur : grave, basse, caverneuse, sépulcrale, aiguë, perçante, criaillante, criarde.
Intensité : forte, sonore, puissante, retentissante, tonitruante, éclatante, faible, sourde,
étouffée.
Timbre : clair, vibrant, chaud, métallique, mélodieux, nasillard, enroué, rauque, guttural,
chevrotant, doux, rude.
Articulation : bien articuler, avaler ses mots, bégayer, bafouiller, bredouiller. Une voix
ferme, nette, coupante, traînante.
Élocution : s'exprimer avec aisance, parler d'abondance, avoir de la faconde, chercher ses
mots, hésiter.

Le caractère
doux, docile, aimable, sociable, ombrageux, agressif, emporté, volontaire, déterminé,
tenace, faible, violent, timide, discret, réservé, malicieux, rusé, orgueilleux.
Texte 1
« Il était aussi laid qu'on puisse le souhaiter, si tant est qu'on fasse des souhaits pour la
laideur ; mais je ne suis pas le premier qui parle ainsi. Il avait la bouche de fort grande
étendue, témoignant de vouloir parler de près à ses oreilles, qui étaient aussi de grande
taille, témoins assurés de son bel esprit. Ses dents étaient posées alternativement sur ses
gencives, comme les créneaux sur les murs d'un château. Sa langue était grosse et sèche
comme une langue de bœuf ; encore pouvait-elle passer pour fumée, car elle essuyait tous
les jours la valeur de six pipes de tabac. II avait les yeux petits et battus, quoiqu'ils fussent
fort enfoncés, et vivants dans une grande retraite ; de nez fort camus*, le front éminent, les
cheveux noirs et gras, la barbe rousse et sèche. Pour le peu qu'il avait de cou, ce n'est pas la
peine d'en parler une épaule commandait à l'autre comme une montagne à une colline, et
sa taille était aussi courte que son intelligence. En un mot sa physionomie avait toute sorte
de mauvaises qualités, hormis qu'elle n'était pas menteuse. On le pouvait bien appeler
vaillant des pieds jusqu'à la tête, car sa valeur paraissait en ses mâchoires et en ses talons. »

* Court et plat
Antoine Furetière, Le Roman bourgeois, 1666.

Texte 2
« César Soubeyran approchait de la soixantaine. Ses cheveux, rudes et drus, étaient d'un
blanc jaunâtre strié de quelques fils roux ; de noires pattes d'araignées sortaient de ses
narines pour s‘accrocher à l'épaisse moustache grise, et ses paroles sifflotaient entre des
incisives verdâtres que l’arthrite avaient allongées. Il était encore robuste, mais souvent
martyrisé par "les douleurs", c'est à dire par un rhumatisme qui chauffait cruellement sa
jambe droite ; il soutenait alors sa marche en s'appuyant sur une canne à poignée, et se
livrait aux travaux des champs à quatre pattes, ou assis sur un petit escabeau. Comme
Philoxène, mais depuis plus longtemps, il avait sa part de gloire militaire. A la suite d’une
violente querelle - et peut-être aussi, disait-on, à cause d'un chagrin d'amour -, il s'était
engagé dans les zouaves, et il avait fait la dernière campagne d'Afrique, dans l'extrême sud.
Deux fois blessé, il en était revenu, vers 1882, avec une pension, et la médaille militaire,
dont le glorieux ruban ornait son veston des dimanches. Il avait été beau jadis, et ses yeux -
restés noirs et profonds - avaient tourné la tête à bien des filles du village, et même
d'ailleurs .... Maintenant on l'appelait le Papet. Le Papet, d'ordinaire, c'est le grand-père.
Or, César Soubeyran ne s'était jamais marié, mais il devait ce titre au fait qu'il était le plus
vieux survivant de la famille, en somme un Pater Familias, détenteur du nom et de
l'autorité souveraine. Il habitait la grande vieille maison des Soubeyran, au plus haut des
Bastides, près de l'aire éventée qui dominait le village. »
Marcel Pagnol, Jean de Florette, 1937.

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