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Devoir 2
Avant de rendre ta copie vérifie que :
¨ t u as respecté les conseils généraux (document
« Modèles de copies et consignes », qui se trouve dans les
« Informations et tutoriels », rubrique
« Les indispensables »),
¨ tu as correctement numéroté toutes les réponses,
¨ tu as fait des phrases pour répondre aux questions,
¨ tu as relu ta copie pour l’orthographe et l’expression écrite.
Bon courage !
Lis attentivement le poème ci-dessous. Tu peux l’écouter à la piste 54. Il s’agit d’un poème
que Victor Hugo, alors grand-père, écrit pour raconter une punition que subit Jeanne,
sa petite-fille. Jeanne a joué avec le chat alors qu’elle n’en avait pas le droit et elle
s’est moquée des adultes ; elle a donc été punie, ce qui a entrainé sa mise au coin avec
seulement du pain sec pour nourriture.
1 Jeanne était au pain sec dans le cabinet noir,
Pour un crime quelconque, et, manquant au devoir,
J’allai voir la proscrite1 en pleine forfaiture2,
Et lui glissai dans l’ombre un pot de confiture
5 Contraire aux lois. Tous ceux sur qui, dans ma cité,
Repose le salut de la société3,
S’indignèrent, et Jeanne a dit d’une voix douce :
- Je ne toucherai plus mon nez avec mon pouce ;
Je ne me ferai plus griffer par le minet.
10 Mais on s’est récrié4 : - Cette enfant vous connaît ;
Elle sait à quel point vous êtes faible et lâche.
Elle vous voit toujours rire quand on se fâche.
Pas de gouvernement possible. À chaque instant
L’ordre est troublé par vous ; le pouvoir se détend ;
15 Plus de règle. L’enfant n’a plus rien qui l’arrête.
Vous démolissez tout. Et j’ai baissé la tête,
Et j’ai dit : - Je n’ai rien à répondre à cela,
J’ai tort. Oui, c’est avec ces indulgences-là
Qu’on a toujours conduit les peuples à leur perte.
20 Qu’on me mette au pain sec. - Vous le méritez, certes,
On vous y mettra. Jeanne alors, dans son coin noir,
M’a dit tout bas, levant ses yeux si beaux à voir,
Pleins de l’autorité des douces créatures :
- Eh bien, moi, je t’irai porter des confitures.
Victor Hugo, L’Art d’être grand-père, 1877
Notes : 3. « Tous ceux sur qui, dans ma cité, / Repose le salut de
1. Une personne à qui on défend de faire quelque la société » : les personnes de la famille qui respectent la
chose ; ici, punie. morale, la loi.
2. Une trahison. 4. Protester.
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I. Compréhension de l’écrit (14 points)
1. Qui est le narrateur (la personne qui dit « j’ » vers 3) dans ce poème ? Sois le plus
précis possible. (1 point)
2. Fais la liste des différents personnages de cette scène, en prenant en compte le
narrateur. (1 point)
3. a) Dans les vers 1 à 18, on trouve les verbes « a dit » (v.7), « s’est récrié » (v.10) et
« ai dit » (v.17). Comment se nomme ce type de verbe : il s’agit d’un verbe d’état,
d’un verbe de parole ou d’un verbe de mouvement ? (0,5 point)
b) Pour chacun de ces verbes (« dire » et « se récrier »), qui s’exprime ? Formule ta
réponse en étant le plus précis possible. (1 point)
4. a) Dans les vers 1 à 10, recopie les paroles de Jeanne entre guillemets. (1 point)
b) Dans quelle circonstance particulière dit-on ces paroles ? (1 point)
5. a) Dans le poème, le narrateur agit et parle ; repère ces passages en écrivant les
numéros des vers sans les recopier mais en reformulant avec tes propres mots.
(1,5 point)
b) Que fait Jeanne, en retour ? (0,5 point)
c) Pourquoi son attitude est-elle amusante, drôle ? (0,5 point)
6. Vers 10 à 15 : ces paroles sonnent comme des reproches.
a) A qui sont-elles adressées ? (0,5 point)
b) Explique de quelle manière tu l’as compris puis relève un élément du poème pour
illustrer ton explication. (1 point)
c) Quelle image ces paroles donnent-elles de l’autorité des adultes ? (0,5 point)
d) Le narrateur partage-t-il l’avis de ces personnes qui prononcent ces paroles ?
Explique ta réponse en t’appuyant sur ta compréhension du poème. (1,5 point)
7. a) Que penses-tu de la réaction du narrateur envers Jeanne lorsqu’elle est punie ?
Développe ta réponse en rédigeant au moins deux phrases, en t’appuyant sur tes
réponses précédentes et sur le poème. (1 point)
b) Explique pourquoi on peut parler de complicité entre le narrateur et Jeanne. Tu
peux d’abord rechercher le sens de ce mot avant de rédiger une réponse d’au
moins deux phrases. Tu peux aussi t’appuyer sur l’étude des extraits de l’unité.
(1,5 point)
II. Maitrise de la langue (11 points)
1. Réécris le passage suivant en transposant au présent de l’indicatif tous les verbes
conjugués et souligne-les. Attention aux erreurs de copie qui seront comptabilisées.
(5 points pour les verbes correctement conjugués au présent et 0,5 point pour un
texte recopié sans erreur.)
« Le lendemain, Tom Sawyer se sentit tout désemparé. Il en était toujours ainsi le
lundi matin car ce jour-là marquait le prélude d’une semaine de lentes tortures
scolaires. Tom se mit à réfléchir. […] À force de se creuser la cervelle, il finit par
se découvrir quelques symptômes de colique qu’il chercha à encourager, mais les
symptômes disparurent d’eux-mêmes et ce fut peine perdue. Au bout d’un certain
temps, il s’aperçut qu’une de ses dents branlait. Quelle chance ! »
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2. Lis et recopie les phrases ci-dessous, en passant des lignes. Fais ensuite pour
chacune d’elle ce qui t’est demandé.
Phrase 1 : Il en était toujours ainsi le lundi matin car ce jour-là marquait le prélude d’une
semaine de lentes tortures scolaires.
Phrase 2 : Alors ton regard se lève de dessus tes nouilles à l’eau, ton regard se lève
comme une vipère et se balance, indécis.
ouligne les verbes conjugués. (1 point)
a) S
b) Sépare les propositions à l’aide de deux traits verticaux //. (1,5 point)
c) Entoure les mots coordonnants, s’il y en a, dans ces phrases. (1 point)
d) Indique si les propositions sont reliées par juxtaposition ou par coordination : écris
« juxtaposition » ou « coordination » sous les traits verticaux qui séparent les
propositions. (1,5 point)
e) D
ans le cas de la coordination, indique la classe grammaticale des mots
coordonnants. (0,5 point)
III. Expression écrite (15 points)
Pour conclure ce devoir, effectue un travail d’expression écrite.
Voici le sujet :
Raconte une expérience vécue ou imaginaire d’une punition durant laquelle tu as été
aidé-e ou soutenu-e par un ami ou une amie.
Ton récit devra faire trente lignes minimum.
Voici les consignes à respecter :
1. Invente des personnages. Raconte une bêtise et la punition qui en découle.
2. Emploie la première personne, comme si tu étais le narrateur ou la narratrice.
3. Emploie principalement le passé simple de l’indicatif dans ton récit et le présent
dans le dialogue.
4. Ton récit devra comporter plusieurs paragraphes et un dialogue inséré dans ce récit.
Tu raconteras la bêtise puis les circonstances de la punition et enfin le dénouement
(ou la situation finale) de la punition.
5. Décris les sentiments que tu éprouves.
6. Emploie deux figures de style au choix : hyperbole, énumération, gradation
(souligne-les et nomme-les dans la marge de ton expression écrite).
7. Soigne ton orthographe et la correction de la langue (toutes les phrases comportent
au moins un sujet et un verbe ; les groupes nominaux sont bien accordés ; les
verbes sont bien conjugués et accordés ; les phrases sont bien ponctuées). Soigne la
présentation du dialogue et son insertion dans le récit, comme tu l’as appris dans les
cours. Varie les verbes de parole.
8. Pense à relire ton texte en suivant la méthode proposée dans la dernière séance,
cela te permettra de corriger tes erreurs.
N.B. : Victor Hugo prend des libertés dans la présentation du dialogue du fait de la forme poé-
tique. Dans ton récit, tu dois te conformer aux règles que tu as apprises dans les cours.
Travaille d’abord au brouillon. Assure-toi de respecter les consignes qui reprennent ce que tu as
vu lors des divers travaux d’écriture de l’unité.
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