Cours Francais
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Objectifs de l’unité
RÉSUMÉ DE L’UNITÉ
Cette unité s’inscrit dans le thème du cycle 4 « Vivre en société, participer à la société », que nous aborderons sous
l’angle du questionnement : « Vivre avec autrui : familles, amis, réseaux ». Au moyen de récits d’époques diverses,
tu découvriras le regard porté sur le monde par des enfants ou des adolescents : regard sur le père ou sur l’adulte,
regard sur l’amour, regard sur l’école. Pour y parvenir, tu t’appuieras sur des compétences de lecture, d’écriture, de
langue et de culture littéraire et artistique.
Parallèlement à l'unité, tu devras lire, de manière autonome l'un des romans proposés en extraits dans l'unité
ou bien, au choix dans cette liste : Aïzan de Maryline Desbiolles, Pépé la boulange d'Yvon Mauffret ou encore De
Sacha à Macha de Rachel Hausfater et Yaël Hassan. N'hésite pas à en découvrir les résumés sur le web et de
choisir celui qui te parle le plus : la lecture plaisir est importante !
Histoire de friandises 66
SÉANCE 7
COMPÉTENCES TRAVAILLÉES
Dans cette unité, tu auras l’occasion de développer tes connaissances et de travailler les compétences
ci‑dessous.
Acquérir
Comprendre
Comprendre et des éléments
Lire Écrire le fonctionnement
s’exprimer à l’oral de culture littéraire
de la langue
et artistique
N'oublie pas que la lecture est importante : prends le temps de choisir un des romans proposés au début de
l'unité ; cette lecture développera ton imagination, te permettra de fixer les notions que tu rencontreras dans
cette unité et te préparera à la lecture d’œuvres complètes par la suite, en 5e et dans les autres niveaux. Cou‑
rage !
Dans certaines séances de cette unité, trois parcours différents sont proposés dans les exercices.
Tu pourras les repérer grâce aux symboles suivants :
Mon deuxième et seul autre souvenir de l’école de la cathédrale de Llandaff est extrêmement bizarre.
1.
Quel est le verbe conjugué de cette phrase ?
o autre o est o et
2. Il tenait à la main une baguette de bambou. Quel est l’infinitif du verbe « tenait » ?
o tendre o tenter o tenir
3. U
ne fois l’école terminée, nous repartions ensemble, ces quatre garçons et moi. Quel est le verbe conjugué de
cette phrase ?
o repartions o terminée o et
4. Je restais assis, bien sage, au premier rang. À quel groupe appartient le verbe « restais » ?
o 1er groupe o 2e groupe o 3e groupe
5. N
ous nous attardions derrière la vitrine, d’assez petite taille, pour regarder les grands bocaux en verre remplis
de calots. Quel est le verbe conjugué de cette phrase ?
o regarder o remplis o attardions
6. C
ette question, d’après Thwaites, avait provoqué chez son père quelques instants de réflexion. Quel est le
groupe sujet de cette phrase ?
o Thwaites o son père o Cette question
7. J’avais déjà près de neuf ans lorsque je tombai amoureux pour la première fois. À quel temps le verbe « tom-
bai » est-il conjugué ?
o futur o passé simple o imparfait
9. La propriétaire était une horrible créature, nous la détestions et notre haine était parfaitement justifiée. Quel est
l’infinitif du verbe « détestions » ?
o détenir o détester o déteindre
10. Je vous ai à l’œil, bande de petits voleurs. Quel est le sujet du verbe de cette phrase ?
o vous o voleurs o je
12. A
près cette expérience, on peut dire que je connaissais tout de l’amour. Quelle est la base verbale (ou radical)
du verbe « connaissais » ?
o connaiss- o con- o connaître
13. L
e seul exploit que je pus accomplir pour elle fut de gagner le championnat de Nice de ping-pong. À quel temps
le verbe « pus » est-il conjugué ?
o présent o passé simple o passé composé
14. L
e père, ayant surpris son jeune fils, lui avait fait la leçon à ce sujet. Quel est le groupe sujet de cette phrase ?
o son jeune fils o lui o Le père
15. L
a porte était ouverte. La vieille dame alla se poster sur le seuil. À quel groupe appartient le verbe « alla » ?
o 1er groupe o 2e groupe o 3e groupe
16. T
ous les rats attrapés par les attrapeurs de rats sont empoisonnés à la mort-aux-rats. Quel est le verbe conju‑
gué de cette phrase ?
o attrapés o sont o sont empoisonnés
17. M
es favoris, quant à moi, étaient les frissons et les lacets de réglisse. Quel est le sujet du verbe de cette
phrase ?
o Mes favoris o moi o les frisons et les lacets de réglisse
18. C
hemin faisant, à l’aller et au retour, nous passions toujours devant la confiserie. Quelle est la terminaison du
verbe « passions » ?
o -sions o -ons o -ions
19. Il ne lui arrivait pratiquement jamais de se servir de ses lunettes pour chercher un objet aussi négligeable qu’un
jeune garçon. Quel est le verbe conjugué de cette phrase ?
o se servir o négligeable o arrivait
20. C
harles passa un quart d’heure de satisfaction avec l’agréable pensée de l’ennui de sa cousine. Quel est l’infini‑
tif du verbe « passa » ?
o parler o parsemer o passer
Total : … /20
→ Si tu obtiens une note entre 15/20 et 20/20, commence l’étude de l’unité directement et suis le parcours rouge.
→ Si tu obtiens une note entre 10/20 et 14/20, commence l’étude de l’unité directement et suis le parcours bleu.
→ Si tu obtiens une note entre 0/20 et 9/20, commence tout de suite par le « Je révise » à la page suivante et suis
le parcours vert.
Je révise
1. Quel est le verbe conjugué dans ces phrases ? Entoure la bonne réponse.
Le verbe est le noyau de la phrase, tout s’organise autour de lui. Il varie selon la personne (1re, 2e ou 3e), le nombre
(singulier ou pluriel), le temps (présent, imparfait, futur…). Pour l’identifier, tu peux le conjuguer à une autre
personne (je, tu, il…) ou à un autre temps (présent, imparfait…).
2. Quel est l’infinitif des verbes dans ces phrases ? Sélectionne la bonne réponse.
L’infinitif est un mode. L’infinitif des verbes du 1er groupe se termine par -er, celui des verbes du 2e groupe
par -ir. Les infinitifs des verbes du 3e groupe se terminent le plus souvent par -ir, mais aussi par -oir, -dre, -tre,
-re… Pour identifier un verbe à l’infinitif, tu peux l’employer avec la formule « il faut » : il faut manger, boire, dor-
mir pour être en bonne santé.
Il y a trois groupes (1er, 2e ou 3e). L’infinitif des verbes du 1er groupe se termine par -er, celui des verbes du
2e groupe par -ir.
Les verbes du 2e groupe ont un participe présent en –issant, c’est ce qui permet de les distinguer des verbes en -ir
du 3e groupe (nous finissons -> finir -> 2e groupe / nous partons -> partir -> 3e groupe).
Pour identifier un temps simple de l’indicatif, j’observe la terminaison du verbe et je me demande si l’action
exprimée par le verbe se situe dans le passé (imparfait, passé simple), le présent (présent) ou l’avenir (futur).
Partir et voyager.
Pour identifier un mode, j’observe la terminaison du verbe : si je peux conjuguer le verbe à plusieurs personnes, le
mode est un mode personnel : l’indicatif, le subjonctif, le conditionnel (6 personnes : de « je » à « ils ») ou l’impé-
ratif (3 personnes : 2e personne du singulier et du pluriel, 1ère personne du pluriel). S’il ne varie pas en personne,
c'est un mode impersonnel : ce peut être l’infinitif (aimer) ou le participe (aimé/aimant).
Un verbe est composé d’un radical (ou base verbale) et d’une terminaison. La terminaison varie selon la personne
et le temps. Le radical correspond généralement à l’infinitif sans sa terminaison : -er, -ir, -oir, -re.
Le sujet est un mot ou un groupe de mots placé généralement avant le verbe. Mais dans une phrase interrogative,
le sujet est placé après le verbe, on dit qu'il est « inversé ». Le verbe s’accorde en personne et en nombre avec le
sujet.
Objectifs de la séance
JE DÉCOUVRE
Avant de commencer, prends ton cahier et écris sur une nouvelle page le numéro et le titre de l’unité. Puis, écris
le numéro et le titre de la séance.
Voici l’incipit (c’est-à-dire, le début) des Aventures de Tom Sawyer, un roman que Mark Twain, un écrivain américain,
publia en 1876.
Lis attentivement le texte, à deux reprises. Tu peux également écouter la version audio à la piste 8.
« Tom ! »
Pas de réponse.
« Tom ! »
Pas de réponse.
« Je me demande où a bien pu passer ce garçon… Allons, Tom, viens ici ! »
La vieille dame abaissa ses lunettes sur son nez et lança un coup d’œil tout autour de la pièce, puis elle les
remonta sur son front et regarda de nouveau. Il ne lui arrivait pratiquement jamais de se servir de ses lunettes pour
chercher un objet aussi négligeable qu’un jeune garçon. D’ailleurs, elle ne portait ces lunettes-là que pour la parade
et les verres en étaient si peu efficaces que deux ronds de fourneau1 les eussent avantageusement remplacés, mais
elle en était très fière. La vieille dame demeura un instant fort perplexe et finit par reprendre d’une voix plus calme,
mais assez haut cependant pour se faire entendre de tous les meubles :
« Si je mets la main sur toi, je te jure que… »
Elle en resta là, car, courbée en deux, elle administrait maintenant de furieux coups de balai sous le lit et avait
besoin de tout son souffle. Malgré ses efforts, elle ne réussit qu’à déloger le chat.
« Je n’ai jamais vu un garnement pareil ! »
La porte était ouverte. La vieille dame alla se poster sur le seuil et se mit à inspecter les rangs de tomates et les
mauvaises herbes qui constituaient tout le jardin. Pas de Tom.
« Hé ! Tom », lança-t-elle, assez fort cette fois pour que sa voix portât au loin.
Elle entendit un léger bruit derrière elle et se retourna juste à temps pour attraper par le revers de sa veste un
jeune garçon qu’elle arrêta net dans sa fuite.
« Je te tiens ! J’aurais bien dû penser à ce placard. Que faisais-tu là-dedans ?
– Rien.
– Rien ? Regarde-moi tes mains, regarde-moi ta bouche. Que signifie tout ce barbouillage ?
– Je ne sais pas, ma tante.
Voici l’incipit d’Un bon petit diable, un roman que la comtesse de Ségur, une écrivaine française, publia en 1865.
Lis attentivement le texte, à deux reprises. Tu peux également écouter la version audio à la piste 9.
Dans une petite ville d’Écosse, dans la petite rue des Combats, vivait une veuve d’une cinquantaine d’années,
Mme Mac’Miche. Elle avait l’air dur et repoussant. Elle ne voyait personne, de peur de se trouver entraînée dans
quelque dépense, car elle était d’une avarice extrême. Sa maison était vieille, sale et triste ; elle tricotait un jour
dans une chambre du premier étage, simplement, presque misérablement meublée. Elle jetait de temps en temps
un coup d’œil à la fenêtre et paraissait attendre quelqu’un ; après avoir donné divers signes d’impatience, elle
s’écria : « Ce misérable enfant ! Toujours en retard ! Détestable sujet ! Il finira par la prison et la corde, si je ne par-
viens à le corriger ! »
À peine avait-elle achevé ces mots que la porte vitrée qui faisait face à la croisée s’ouvrit ; un jeune garçon de
douze ans entra et s’arrêta devant le regard courroucé de la femme. Il y avait, dans la physionomie et dans toute
l’attitude de l’enfant, un mélange prononcé de crainte et de décision.
MADAME MAC’MICHE. – D’où viens-tu ? Pourquoi rentres-tu si tard, paresseux ?
CHARLES. – Ma cousine, j’ai été retenu un quart d’heure par Juliette, qui m’a demandé de la ramener chez elle
parce qu’elle s’ennuyait chez M. le juge de paix1.
MADAME MAC’MICHE. – Quel besoin avais-tu de la ramener? Quelqu’un de chez le juge de paix ne pouvait-il
s’en charger ? Tu fais toujours l’aimable, l’officieux ; tu sais pourtant que j’ai besoin de toi. Mais tu t’en repentiras,
mauvais garnement !… Suis-moi.
Charles, combattu entre le désir de résister à sa cousine et la crainte qu’elle lui inspirait, hésita un instant, la
cousine se retourna, et, le voyant encore immobile, elle le saisit par l’oreille et l’entraîna vers un cabinet2 noir dans
lequel elle le poussa violemment.
« Une heure de cabinet et du pain et de l’eau pour dîner ! et une autre fois ce sera bien autre chose.
– Méchante femme ! Détestable femme ! marmotta Charles dès qu’elle eut fermé la porte. Je la déteste !
Elle me rend si malheureux, que j’aimerais mieux être aveugle comme Juliette que de vivre chez cette méchante
créature… Une heure !… C’est amusant !… Mais aussi je ne lui ferai pas la lecture pendant ce temps ; elle s’en-
nuiera, elle n’aura pas la fin de Nicolas Nickleby, que je lui ai commencé ce matin ! C’est bien fait ! J’en suis très
content. »
Charles passa un quart d’heure de satisfaction avec l’agréable pensée de l’ennui de sa cousine, mais il finit par
s’ennuyer aussi.
« Si je pouvais m’échapper ! pensa-t-il. Mais par où ? Comment ? La porte est trop solidement fermée ! Pas moyen
de l’ouvrir… Essayons pourtant… »
Charles essaya, mais il eut beau pousser, il ne parvint seulement pas à l’ébranler.
Tu peux retrouver sur ton espace inscrit la version interactive de l’ensemble des questions de cette partie A.
1. Voici un résumé du premier texte. Numérote les étiquettes pour les remettre dans le bon ordre.
Dans ce passage, une vieille dame, qui s’appelle tante Polly, cherche un
…..
jeune garçon.
….. Il s’est caché parce qu’il a mangé des confitures sans autorisation.
2. Voici un résumé du deuxième texte. Numérote les étiquettes pour les remettre dans le bon ordre.
Dans cet extrait, une vieille dame, Mme Mac’Miche, attend le retour d’un
…..
jeune garçon.
3. O
bserve les personnages féminins dans ces deux extraits, et notamment leur description physique. Qu’ont-elles
en commun ? Rédige la réponse sur ton cahier.
Tu peux retrouver sur ton espace inscrit la version interactive des questions 1 et 2.
1. D ans l’extrait de Mark Twain, surligne les 6 noms ou groupes nominaux qui désignent Tom.
2. Dans l’extrait de la comtesse de Ségur, surligne les 7 noms ou groupes nominaux qui désignent Charles.
3. En t’aidant des termes que tu as repérés précédemment, comment pourrais-tu qualifier l’opinion de tante Polly
et de Mme Mac’Miche sur les garçons ? Rédige ta réponse sur ton cahier.
C. Le rapport à l’adulte
Ces deux incipits se ressemblent par bien des aspects. Ils mettent en scène deux vieilles dames exaspérées par
la désobéissance d’un enfant. Mais les ressemblances s’arrêtent là.
En effet, Charles désobéit pour une bonne raison mais il est sévèrement puni. Tom, de son côté, est coupable
mais il échappe à la punition par la ruse. L’honnêteté est punie mais le mensonge est récompensé. Il s’agit là
d’un paradoxe (de para, contre en grec et doxa, l’opinion commune), c’est-à-dire d’une position contraire à la
logique, qui voudrait que l’honnêteté soit récompensée et le mensonge, lui, puni.
JE M’EXERCE
D. Expression écrite
À la manière de Tom, Charles imagine une ruse pour sortir du « cabinet noir ».
Réalise d’abord cet exercice au brouillon. Relis ton texte et vérifie que tu as respecté toutes les
consignes du tableau :
Je vérifie que…
1. J ’ai respecté les temps du texte de départ (imparfait et passé simple pour le récit, présent et passé composé
pour le dialogue).
3. J ’ai respecté le cadre spatio-temporel (c’est-à-dire le lieu et le moment où se déroule le récit) du texte de
départ.
5. J’ai veillé à l’expression écrite : ponctuation, majuscules, orthographe mais aussi syntaxe.
Si toutes les consignes ont bien été respectées, recopie ton récit sur ton cahier. Consulte ensuite le corrigé afin de
lire un exemple de ce qu’il était possible de rédiger.
Objectifs de la séance
JE DÉCOUVRE
Avant de commencer, prends ton cahier et écris le numéro et le titre de la séance.
Lis attentivement le texte à voix haute. Écoute ensuite la version audio du texte à la piste 10.
Le lendemain, Tom Sawyer se sentit tout désemparé. Il en était toujours ainsi le lundi matin car ce jour-là
marquait le prélude1 d’une semaine de lentes tortures scolaires. En ces occasions, Tom en arrivait à regretter sa
journée de congé qui rendait encore plus pénible le retour à l’esclavage.
Tom se mit à réfléchir. Il ne tarda pas à se dire que s’il se trouvait une bonne petite maladie, ce serait un ex-
cellent moyen de ne pas aller à l’école. C’était une idée à approfondir. À force de se creuser la cervelle, il finit par
se découvrir quelques symptômes de colique qu’il chercha à encourager, mais les symptômes disparurent d’eux-
mêmes et ce fut peine perdue. Au bout d’un certain temps, il s’aperçut qu’une de ses dents branlait. Quelle chance !
Il était sur le point d’entamer une série de gémissements bien étudiés quand il se ravisa. S’il se plaignait de sa dent,
sa tante ne manquerait pas de vouloir l’arracher et ça lui ferait mal. Il préféra garder sa dent en réserve pour une
autre occasion et continua de passer en revue toutes les maladies possibles.
Il se rappela soudain qu’un docteur avait parlé devant lui d’une affection étrange qui obligeait les gens à rester
deux ou trois semaines couchés et se traduisait parfois par la perte d’un doigt ou d’un membre. Il souleva vivement
son drap et examina l’écorchure qu’il s’était faite au gros orteil. Malheureusement, il ignorait complètement de
quelle façon se manifestait cette maladie bizarre. Cela ne l’empêcha pas de pousser incontinent2 des gémissements
à fendre l’âme. Sid dormait du sommeil du juste et ne se réveilla pas. Tom redoubla d’efforts et eut même l’impres-
sion que son orteil commençait à lui faire mal. Sid ne bronchait toujours pas.
Tom ne se tint pas pour battu. Il reprit son souffle et gémit de plus belle. Sid continuait à dormir. Tom était
exaspéré.
« Sid ! Sid ! » appela-t-il en secouant son frère.
Sid bâilla, s’étira, se souleva sur les coudes et regarda le malade.
« Tom, hé, Tom ! »
Pas de réponse.
« Tom ! Tom ! Que se passe-t-il, Tom ? »
À son tour, Sid secoua son frère et jeta sur lui un regard anxieux.
« Oh ! ne me touche pas, Sid, murmura Tom.
– Mais enfin, qu’as-tu ? Je vais appeler tante Polly.
– Non, ce n’est pas la peine. Ça va aller mieux. Ne dérange personne.
– Mais si, il le faut. Ne crie pas comme ça, Tom. C’est effrayant. Depuis combien de temps souffres-tu ?
– Depuis des heures. Aïe ! Oh ! non, Sid, ne me touche pas. Tu vas me tuer.
JE M’EXERCE
A. Je comprends le sens global du passage
1. Quel est le principal problème de Tom Sawyer dans cet extrait ? Rédige ta réponse
sur ton cahier.
2. Quels termes évoquent l’école dans le premier paragraphe ? Surligne les deux
groupes nominaux correspondants.
3. Que révèlent-ils en ce qui concerne l’opinion de Tom sur l’école ?
4. Quelles solutions Tom envisage-t-il pour résoudre son problème ?
1. De quoi Tom doit-il convaincre son frère ? Rédige ta réponse sur ton cahier.
2. Quel est l’effet de l’emploi des mots « Oh ! », « Aïe ! » et « hé ! » dans la solution imaginée par Tom ?
JE RETIENS
Quand un émetteur veut exprimer un sentiment, une émotion, la langue met à sa disposition divers moyens, en
particulier les interjections, les onomatopées et les apostrophes.
• Les interjections comme Oh ! Ah ! Hélas ! sont des mots invariables qui peuvent à eux seuls former une
phrase exclamative. Ils servent à exprimer une émotion comme la surprise, l’indignation, le regret. À
l’écrit, les interjections sont le plus souvent suivies d’un point d’exclamation. À l’oral, elles se marquent par
l’intonation.
Des mots de diverses classes grammaticales peuvent jouer le rôle d’interjections, en particulier des verbes
(allons !), des noms (diable !) ou des groupes nominaux (mon Dieu !).
• Les onomatopées sont des mots qui imitent un bruit : paf (bruit d’un choc), miaou (miaulement), clac (bruit
de fermeture), boum (bruit d’explosion)… Ils peuvent former des phrases sans verbe à eux seuls.
• L’apostrophe permet d’interpeller, de s’adresser à un interlocuteur réel ou imaginaire. L’apostrophe exprime
une vive émotion et est souvent accompagnée du point d’exclamation. L’apostrophe prend souvent la forme
d’un nom (« Camarades ! ») ou d’un groupe nominal (« Les amis ! »).
4. À ton avis, quel ton (sérieux, hésitant etc.) Tom prend-il dans les répliques contenant
ces outils grammaticaux ?
Astuce : n’hésite pas à relire le texte à voix haute en variant les tonalités possibles
pour nourrir ta réflexion.
5. À qui Tom peut-il faire penser ? Reprends les questions précédentes pour t’aider
dans ta réflexion.
1. Observe la fin du dialogue entre Sid et Tom. Jusqu’où Tom est-il prêt à aller pour atteindre son objectif ?
2. Quelle est en réalité le registre (tragique, comique, épique etc.) de cet extrait ?
3. Quelles conséquences l’attitude de Tom dans ce passage pourrait-elle avoir ?
JE FAIS LE BILAN
Cet extrait appartient au genre du roman mais il ressemble aussi au genre du théâtre, notamment lorsque le
héros, Tom, se livre à un jeu d’acteur devant son frère. C’est une scène comique où transparait à nouveau la
ruse du héros mais ce dernier ne réfléchit peut-être pas aux conséquences de ses actes.
JE RETIENS
Repérer des paroles rapportées et insérer un dialogue dans un récit
Les paroles rapportées sont la transcription des interventions des personnages telles qu'elles ont été pronon-
cées.
Il existe trois sortes de paroles rapportées. Considérons d'abord les paroles rapportées directement ou dis‑
cours direct. (Consulte Les Essentiels, chap.15 page 48).
Il faut distinguer les paroles rapportées directement du texte narratif par des signes qui sont : les deux points
( : ), les guillemets ( " ") et le tiret ( - ).
Exemples : "Sid ! Sid !"
-Mais enfin, qu'as-tu ? Je vais appeler tante Polly.
SÉANCE 3
À la découverte de Pagnol et de l’école
Dans cette séance, tu vas découvrir le regard d’un fils sur son père.
Objectifs de la séance
JE DÉCOUVRE
Avant de commencer, prends ton cahier et écris le numéro et le titre de la séance.
Voici un extrait de La Gloire de mon père, roman français de Marcel Pagnol, publié en 1957.
Lorsqu’elle allait au marché, ma mère me laissait au passage dans la classe de mon père, qui apprenait à lire à
des gamins de six ou sept ans. Je restais assis, bien sage, au premier rang, et j’admirais la toute-puissance pater-
nelle. Il tenait à la main une baguette de bambou : elle lui servait à montrer les mots qu’il écrivait au tableau noir, et
quelquefois à frapper sur les doigts d’un cancre inattentif.
Un beau matin, ma mère me déposa à ma place, et sortit sans mot dire, pendant qu’il écrivait magnifiquement
sur le tableau : « La maman a puni son petit garçon qui n’était pas sage. »
Tandis qu’il arrondissait un admirable point final, je criai : « Non! Ce n’est pas vrai ! »
Mon père se retourna soudain, me regarda stupéfait, et s’écria : « Qu’est-ce que tu dis ?
– Maman ne m’a pas puni ! Tu n’as pas bien écrit ! »
Il s’avança vers moi :
« Qui t’a dit qu’on t’avait puni ?
– C’est écrit. »
La surprise lui coupa la parole un moment.
« Voyons, voyons, dit-il enfin, est-ce que tu sais lire ?
– Oui.
JE RETIENS
• L’auteur est la personne réelle qui produit l’œuvre (livre, peinture, film, etc.).
• Le narrateur (de narrare, raconter en latin) est celui qui raconte l’histoire. Il peut parfois être clairement
identifié mais le plus souvent on ignore de qui il s’agit exactement. Le narrateur peut aussi être un person-
nage de l’histoire.
• Un personnage est un être réel ou imaginaire qui participe aux actions de l’histoire.
JE M’EXERCE
A. Les rapports père/fils
Le quiproquo
Dans ce passage, le narrateur propose au lecteur sa vision de son père : l’instituteur, figure de l’autorité. Le
narrateur nous raconte l’histoire d’un quiproquo (du latin quid pro quo, une chose à la place d’une autre), c’est-à-
dire d’un malentendu qui s’est déroulé dans la classe de son père. Grâce à ce quiproquo, ce dernier découvre que
son fils sait lire alors qu’il le pensait analphabète (du latin an préfixe privatif et de alpha et bêta respectivement A
et B : ne sachant ni lire, ni écrire).
JE M’EXERCE
B. Le regard des autres
N’hésite pas à découvrir le roman de Marcel Pagnol ou ses adaptations. En effet, il existe un film tiré du roman,
La Gloire de mon père, réalisé par Yves Robert en 1990.
Le roman a aussi inspiré une bande dessinée, La Gloire de mon père, de Serge Scotto et Eric Stoffel, paru en
novembre 2015 aux éditions Grand Angle.
SÉANCE 4
La phrase simple et la phrase complexe
Objectifs de la séance
La phrase
1. Lis attentivement le texte suivant. Il s’agit d’un extrait étudié dans la séance 3.
Lorsqu’elle allait au marché, ma mère me laissait au passage dans la classe de mon père, qui apprenait à lire
à des gamins de six ou sept ans. Je restais assis, bien sage, au premier rang, et j’admirais la toute-puissance
paternelle. Il tenait à la main une baguette de bambou : elle lui servait à montrer les mots qu’il écrivait au
tableau noir, et quelquefois à frapper sur les doigts d’un cancre inattentif.
2. Dans ce paragraphe, surligne les verbes conjugués.
3. Délimite chaque phrase à l’aide d’un trait vertical /.
4. Sur ton cahier, définis avec tes propres mots ce qu’est une phrase à l’écrit.
5. Dans le passage sur lequel tu viens de travailler, combien de phrases as-tu observées ? Coche l’affirmation
exacte.
¨ quatre phrases ¨ trois phrases ¨ cinq phrases
JE RETIENS
La phrase
Une phrase est une suite de mots organisée et cohérente : elle a un sens. À l’écrit, elle commence par une
majuscule et se termine par une ponctuation forte : un point, un point d’exclamation, un point d’interrogation
ou des points de suspension.
JE DÉCOUVRE
Phrase simple / phrase complexe
1. a) Observe le paragraphe ci-dessous dans lequel on a repéré les verbes conjugués et délimité les phrases.
Lorsqu’elle allait au marché, ma mère me laissait au passage dans la classe de mon père, qui apprenait
à lire à des gamins de six ou sept ans./ Je restais assis, bien sage, au premier rang, et j’admirais la toute-
puissance paternelle./ Il tenait à la main une baguette de bambou : elle lui servait à montrer les mots qu’il
écrivait au tableau noir, et quelquefois à frapper sur les doigts d’un cancre inattentif./
b) Complète le texte en indiquant combien de propositions (entre 1 et 4) composent les phrases.
Sachant qu’une proposition se construit autour d’un verbe conjugué qui a son propre sujet, il y
a ………………………….. proposition(s) dans la première phrase, …………………………….. proposition(s) dans la deu-
xième phrase et…………………………….. proposition(s) dans la troisième phrase.
Une proposition est un groupe de mots organisés autour d’un verbe conjugué à un mode personnel qui a
son propre sujet. On distingue la phrase simple et la phrase complexe selon le nombre de propositions dans la
phrase.
Il est donc essentiel d’être capable de repérer un verbe conjugué à un mode personnel dans une phrase, car,
dans une phrase, il y a autant de verbes conjugués que de propositions !
I. La phrase simple
La phrase simple est une phrase verbale. Elle s’organise autour d’un seul verbe conjugué. Elle ne compte donc
qu’une seule proposition appelée proposition indépendante.
Ex : Il dirigea la pointe du bambou vers le tableau noir.
Dans cet exemple, il n’y a qu’un seul verbe conjugué : dirigea. Il n’y a donc qu’une seule proposition qui est indé-
pendante.
Attention, il existe des phrases qui ne comportent aucun verbe conjugué : ce sont les phrases non verbales.
Ex : Quelle chance !
Ex : Je m’étais alors fait quelques amis, et lorsque je partais en classe le matin, j’étais d’abord tout seul mais je
rejoignais en route quatre autres petits garçons de mon âge.
Dans cet exemple, on peut observer quatre verbes conjugués : étais fait, partais, étais et rejoignais. Il y a donc
quatre propositions.
JE DÉCOUVRE
Juxtaposition et coordination
1. Dans chaque phrase, surligne les verbes conjugués, puis délimite les propositions dans l’intégralité de l’extrait
ci-dessous à l’aide de deux traits verticaux //.
Lorsqu’elle allait au marché, ma mère me laissait au passage dans la classe de mon père, qui apprenait à lire
à des gamins de six ou sept ans. Je restais assis, bien sage, au premier rang, et j’admirais la toute-puissance
paternelle. Il tenait à la main une baguette de bambou : elle lui servait à montrer les mots qu’il écrivait au
tableau noir, et quelquefois à frapper sur les doigts d’un cancre inattentif.
Un beau matin, ma mère me déposa à ma place, et sortit sans mot dire, pendant qu’il écrivait magnifiquement
sur le tableau : « La maman a puni son petit garçon qui n’était pas sage. »
2. Dans ce passage, s’agit-il de phrases simples ou de phrases complexes ? Rédige et justifie ta réponse sur ton
cahier.
3. Observe et recopie sur ton cahier le passage suivant :
« Mais au lieu d’admirer cet exploit, elle pâlit, déposa ses paquets par terre, referma le livre et m’emporta dans
ses bras. »
4. Repère les verbes conjugués, sépare les propositions à l’aide de deux traits verticaux //.
5. Par quoi les propositions sont-elles séparées ? Rédige la réponse sur ton cahier.
Juxtaposition et coordination
• coordonnées
Deux propositions reliées par une conjonction de coordination ou un adverbe de liaison sont coordonnées.
Il faut être capable d’identifier les conjonctions de coordination et les adverbes de liaison.
Voici la liste des conjonctions de coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car.
Les adverbes de liaison sont nombreux et sont invariables : ainsi, alors, certes, en effet, ensuite, enfin,
néanmoins, en revanche, pourtant, puis, etc…
Dans le cas où tu repères un signe de ponctuation ET une conjonction de coordination (ou un adverbe de
liaison) entre deux propositions, c’est le mot (conjonction de coordination ou adverbe de liaison) qui
prime.
Dans cette phrase on note deux propositions séparées par la virgule ET par la conjonction de coordination mais.
Pourtant, il s’agit bien de coordination.
JE M’EXERCE
Exercice 1
Retrouve sur ton espace inscrit l'intégralité de cet exercice dans sa version interactive.
Exercice 2
Astuce :
Pour t’aider, pense à repérer les verbes conjugués, cela t’aidera à déterminer le nombre de propositions.
Tu peux retrouver sur ton espace inscrit l’intégralité de cet exercice sous sa version interactive.
Exercice 4
Tu peux retrouver sur ton espace inscrit l’intégralité de cet exercice sous sa version interactive.
1. Dans une phrase, je ne relève aucun verbe conjugué, ma phrase est donc :
¨ complexe ¨ simple ¨ simple et non verbale
2. Je relève une seule proposition dans ma phrase, ma phrase est donc :
¨ complexe ¨ simple ¨ simple et non verbale
3. Je relève plusieurs verbes conjugués dans ma phrase. Ma phrase est donc :
¨ complexe ¨ simple ¨ simple et non verbale
Exercice 5
Tu peux retrouver sur ton espace inscrit la version interactive des questions 3 et 4.
1. Lis attentivement cet extrait des Aventures de Tom Sawyer de Mark Twain.
La vieille dame abaissa ses lunettes sur son nez et lança un coup d’œil tout autour de la pièce, puis elle les
remonta sur son front et regarda de nouveau. Il ne lui arrivait pratiquement jamais de se servir de ses lunettes
pour chercher un objet aussi négligeable qu’un jeune garçon.
2. Sépare les propositions à l’aide de deux traits verticaux //.
3. Pour chaque phrase, indique s’il s’agit d’une phrase simple ou complexe.
4. Indique si les propositions sont reliées par juxtaposition ou par coordination.
5. Dans le cas de la coordination, entoure et indique la classe grammaticale du mot coordonnant.
Exercice 5
Tu peux retrouver sur ton espace inscrit la version interactive des questions 3 et 4.
1. Lis attentivement cet extrait d’Un bon petit diable de la comtesse de Ségur.
Dans une petite ville d’Écosse, dans la petite rue des Combats, vivait une veuve d’une cinquantaine d’années,
Mme Mac’Miche. Elle avait l’air dur et repoussant. Elle ne voyait personne, de peur de se trouver entraînée dans
quelque dépense, car elle était d’une avarice extrême. Sa maison était vieille, sale et triste; elle tricotait un jour
dans une chambre du premier étage, simplement, presque misérablement meublée. Elle jetait de temps en
temps un coup d’œil à la fenêtre et paraissait attendre quelqu’un.
2. Sépare les propositions à l’aide de deux traits verticaux //.
3. Pour chaque phrase, indique s’il s’agit d’une phrase simple ou complexe.
'oublie pas que la lecture est importante : prends le temps de choisir un des romans proposés au début de
N
l'unité ; cette lecture développera ton imagination, te permettra de fixer les notions que tu rencontreras dans
cette unité et te préparera à la lecture d’œuvres complètes par la suite, en 5e et dans les autres niveaux.
Courage !
SÉANCE 5
J’évalue ce que j’ai appris
Réalise les deux parties de l’évaluation sur ton cahier, puis vérifie la
correction. Complète ensuite le tableau d’autoévaluation.
JE DÉCOUVRE
Avant de commencer, prends ton cahier et écris le numéro et le titre de la séance.
Lis attentivement le texte suivant, à deux reprises, extrait des Nuits attiques (I. 23) d’Aulu-Gelle, un
auteur romain du IIe siècle après Jésus-Christ.
Tu peux également écouter la version audio à la piste 12.
La mère du jeune Papirius qui avait accompagné son père à la Curie1 questionna son fils pour savoir ce
qu’avaient fait les sénateurs en séance. L’enfant répondit que c’était secret et qu’il n’était pas permis d’en parler.
La curiosité de la femme s’accrut ; le secret de l’affaire et le silence de l’enfant excitèrent son désir de savoir ;
elle l’interrogea avec plus d’insistance et d'acharnement. Alors, l’enfant, sous la pression de sa mère, se décida
pour un mensonge ingénieux et plaisant. « On a débattu au Sénat, dit-il, la question de savoir s’il paraissait plus
utile et plus conforme aux intérêts de l’État, qu’un homme ait deux femmes ou qu’une femme soit mariée avec deux
hommes ».
JE M’EXERCE
I. Étude de texte
Réponds aux questions suivantes en rédigeant des phrases sur ton cahier.
1. Qui est le personnage principal dans ce récit ?
2. Quel est l’objectif de sa mère ?
3. Le personnage principal peut-il faire ce que sa mère lui demande ? Justifie ta réponse.
4. Quelle solution le héros trouve-t-il ?
5. Quelle expression le narrateur utilise-t-il pour désigner la solution imaginée par le héros ? En quoi le choix de
cette expression révèle-t-il le caractère du héros ?
6. Quelles sont les conséquences de la décision du héros ?
7. Le héros est-il puni pour ce qu’il a fait ?
8. Quelle est, selon toi, la morale ou la leçon que l’on peut tirer de l’attitude de Papirius envers sa mère ?
9. Quelle est le registre de ce récit ? Pourquoi ?
Vérifie maintenant la correction des exercices dans le corrigé avant de compléter le tableau d’autoévaluation.
Question 1
J’identifie le personnage principal d’un récit.
Questions 2, 3, 4, 6 et 7
Je restitue les aspects essentiels d’un récit pour montrer
que je l’ai compris.
Question 5
Je repère et analyse un élément précis dans un texte.
Questions 9 et 8
Je livre une interprétation personnelle d’un texte.
Question 11
Je repère des verbes conjugués.
Question 12
Je distingue les propositions dans une phrase.
Question 13
Je reconnais une phrase.
Question 14
Je distingue une phrase simple d’une phrase complexe.
Question 15
Je distingue une proposition coordonnée d’une proposition
juxtaposée.
Nombre de cases cochées :
Objectifs de la séance
JE DÉCOUVRE
Avant de commencer, prends ton cahier et écris le numéro et le titre de la séance.
Tu peux retrouver cet extrait et la question portant sur celui-ci sur ton espace inscrit.
Mon deuxième et seul autre souvenir de l’école de la cathédrale de Llandaff est extrêmement bizarre. L’événe-
ment se produisit un an plus tard environ, alors que je venais d’avoir neuf ans. Je m’étais alors fait quelques amis,
et lorsque je partais en classe le matin, j’étais d’abord tout seul mais je rejoignais en route quatre autres petits
garçons de mon âge. Une fois l’école terminée, nous repartions ensemble, ces quatre garçons et moi, et traversions
le terrain de jeux et le village lui-même pour rentrer chez nous. Chemin faisant, à l’aller et au retour, nous passions
toujours devant la confiserie. Et toujours nous nous arrêtions. Nous nous attardions derrière la vitrine, d’assez petite
taille, pour regarder les grands bocaux en verre remplis de calots, de réglisses, de sucres d’orge, de caramels, de
boules de gomme, de bonbons acidulés et ainsi de suite… Chacun d’entre nous recevait six pence d’argent de poche
par semaine, et chaque fois que nous avions quelques pièces dans nos poches, nous entrions tous les cinq et ache-
tions pour un penny de ceci ou de cela. Mes favoris, quant à moi, étaient les frissons et les lacets de réglisse.
Un des autres garçons, qui s’appelait Thwaites, me déclara que je ne devrais jamais manger de lacets de
réglisse. Le père de Thwaites, qui était médecin, affirmait qu’ils étaient fabriqués avec du sang de rat. Le père, ayant
surpris son jeune fils en train d’en sucer, lui avait fait la leçon à ce sujet.
« Tous les attrapeurs de rats du pays, lui avait dit son père, portent leurs rats à la fabrique de lacets de réglisse
et le directeur leur donne deux pence par rat. Bien des chasseurs de rats sont devenus millionnaires en vendant
leurs rats morts à la fabrique.
– Mais comment transforment-ils les rats en réglisse ? avait demandé le jeune Thwaites à son père.
– Ils attendent d’avoir dix mille rats, avait répondu le père, puis ils les empilent tous dans un gigantesque
chaudron de cuivre brillant où ils les font bouillir pendant plusieurs heures. Deux hommes remuent le mélange en
ébullition avec de longues perches et, pour finir, ils obtiennent un épais ragoût de rats fumant. Après ça, un broyeur
est immergé dans le chaudron pour broyer les os ; le résultat final est une sorte de bouillie épaisse appelée “purée
de rats”.
– Oui, mais comment est-ce qu’il fabrique avec ça des lacets de réglisse, papa ? » avait demandé le jeune
Thwaites.
Cette question, d’après Thwaites, avait provoqué chez son père quelques instants de réflexion avant qu’il pût
répondre. Il avait enfin déclaré :
« Les deux hommes qui remuaient le mélange avec de longues perches mettent maintenant des bottes en
caoutchouc, descendent dans le chaudron et, armés de pelles, jettent la purée de rats brûlante sur le sol en ciment.
Ils passent et repassent ensuite dessus avec un rouleau compresseur pour l’aplatir. Il en résulte une sorte de gigan-
tesque crêpe noire et il leur suffit ensuite d’attendre qu’elle ait refroidi et se soit durcie pour la couper en lanières et
obtenir ainsi des lacets de réglisse.
JE M’EXERCE
A. Le cadre de l’extrait
JE RETIENS
L’énumération
L’énumération est une figure de style qui consiste à proposer une succession de termes séparés par une
virgule. Les objectifs de l’énumération sont multiples mais il s’agit, le plus souvent, de donner une impression
de quantité, de grandeur.
JE M’EXERCE
B. L’avertissement
JE RETIENS
La valeur du conditionnel
Il y a une différence fondamentale entre le mode indicatif et le mode conditionnel. L’indicatif est le mode de la
certitude, de la réalité. Le conditionnel, de son côté, est le mode de l’hypothèse, de l’incertitude, de la suppo-
sition ou de l’éventualité.
JE FAIS LE BILAN
Chez Marcel Pagnol (séance 3), le père est celui qui détient la vérité, c’est un instituteur, donc un éducateur. Chez
Roald Dahl, le père est aussi, dans un premier temps, une figure d’autorité (il est médecin) mais cette figure
du père est renversée puisqu’il est celui qui ment, celui qui utilise son autorité (de père et de médecin) pour
détourner la vérité, mais de façon comique. Ce comique est né de la crédulité de Thwaites qui semble accepter
sans discuter les explications ridicules de son père.
Dans cette séance, tu vas découvrir le regard d’un enfant sur l’amour.
Objectifs de la séance
JE DÉCOUVRE
Avant de commencer, prends ton cahier et écris le numéro et le titre de la séance.
J’avais déjà près de neuf ans lorsque je tombai amoureux pour la première fois. Je fus tout entier aspiré par une
passion violente, totale, qui m’empoisonna complètement l’existence et faillit même me coûter la vie.
Elle avait huit ans et elle s’appelait Valentine. Je pourrais la décrire longuement et à perte de souffle, et si j’avais
une voix, je ne cesserais de chanter sa beauté et sa douceur. C’était une brune aux yeux clairs, admirablement faite,
vêtue d’une robe blanche et elle tenait une balle à la main. Je l’ai vue apparaître devant moi devant le dépôt à bois,
à l’endroit où commençaient les orties, qui couvraient le sol jusqu’au mur du verger voisin. Je ne puis décrire l’émoi
qui s’empara de moi : tout ce que je sais, c’est que mes jambes devinrent molles et que mon cœur se mit à sauter
avec une telle violence que ma vue se troubla. Absolument résolu à la séduire immédiatement et pour toujours,
de façon qu’il n’y eût plus jamais de place pour un autre homme dans sa vie, je fis comme ma mère me l’avait dit
et, m’appuyant négligemment contre les bûches, je levai les yeux vers la lumière pour la subjuguer. Mais Valentine
n’était pas femme à se laisser impressionner. Je restai là, les yeux levés vers le soleil, jusqu’à ce que mon visage
ruisselât de larmes, mais la cruelle, pendant tout ce temps-là, continua à jouer avec sa balle, sans paraître le moins
du monde intéressée. Les yeux me sortaient de la tête, tout devenait feu et flamme autour de moi, mais Valentine
ne m’accordait même pas un regard. Complètement décontenancé par cette indifférence, alors que tant de belles
dames, dans le salon de ma mère, s’étaient dûment extasiées devant mes yeux bleus, à demi aveugle et ayant ainsi,
du premier coup, épuisé, pour ainsi dire, mes munitions, j’essuyai mes larmes et, capitulant sans conditions, je
lui tendis les trois pommes vertes que je venais de voler dans le verger. Elle les accepta et m’annonça, comme en
passant :
« Janek a mangé pour moi toute sa collection de timbres-poste ».
C’est ainsi que mon martyre commença. Au cours des jours qui suivirent, je mangeai pour Valentine plusieurs
poignées de vers de terre, un grand nombre de papillons, un kilo de cerises avec les noyaux, une souris, et, pour fi-
nir, je peux dire qu’à neuf ans, c’est-à-dire bien plus jeune que Casanova, je pris place parmi les plus grands amants
de tous les temps, en accomplissant une prouesse amoureuse que personne, à ma connaissance, n’est jamais venu
égaler. Je mangeai pour ma bien-aimée un soulier en caoutchouc.
1. Qui est le personnage principal de ce passage ? Que ressent-il pour Valentine ? Rédige ta réponse sur ton
cahier.
2. Repère dans le texte les termes qui désignent les sentiments éprouvés par le narrateur pour Valentine. Surligne
les mots ou groupes de mots correspondants.
B. La tentative de séduction
JE RETIENS
Une gradation est une figure de style, c’est une succession ordonnée de termes avec une variation d’intensité
(de plus en plus forte ou de plus en plus faible).
Ex. : « je me meurs ; je suis mort ; je suis enterré » Molière, L’Avare, acte IV, scène 7.
Dans ce passage, les termes soulignés se succèdent et ils sont de plus en plus forts. On parle alors de gradation
ascendante.
Ex. : « Vous ne donnez qu’un jour, qu’une heure, qu’un moment » Racine, Andromaque, acte IV, scène 3.
Dans ce passage, les termes soulignés se succèdent et ils évoquent une durée de plus en plus faible. On parle
alors de gradation descendante.
JE M’EXERCE
C. Des signes annonciateurs
Le narrateur livre ici un souvenir d’enfance lié à son premier contact avec l’amour en la personne d’une petite
fille nommée Valentine. Ce récit est fait de façon hyperbolique.
L’hyperbole (hyper signifie « au-delà » en grec ancien) est une figure de style qui consiste à exagérer, à amplifier
la réalité. L'hyperbole se comprend en contexte (Dire "Cela fait trois heures que je t'attends !" est une hyperbole
si l'on attend depuis dix minutes, pas si l'on attend vraiment depuis trois heures.) On repère les hyperboles grâce
à des indices comme le superlatif (C'était la plus belle femme du monde), les adverbes d'intensité (Elle était si
cruelle que...), un vocabulaire de l'excès (J'étais prêt à mourir pour elle.) Parfois, d'autres figures de style consti-
tuent aussi des hyperboles (Elle avait des yeux de déesse. = métaphore hyperbolique)
SÉANCE 8
À la découverte du petit Courgette
Dans cette séance, tu vas découvrir les rapports entre les enfants
au sein d’une classe.
Objectifs de la séance
JE DÉCOUVRE
Avant de commencer, prends ton cahier et écris le numéro et le titre de la séance.
Voici un extrait d’Autobiographie d’une courgette (2001) de Gilles Paris, un écrivain français.
Lis attentivement le texte à voix haute.
Cette scène se déroule dans une salle de classe qui accueille des élèves placés dans un foyer voisin.
Quand on apprend pas la géographie, monsieur Paul nous raconte l’histoire des gens qui étaient là avant nous,
les hommes de Cro-Magnon. Ils ressemblaient à des singes et ils ont inventé le feu en frottant deux pierres l’une
contre l’autre. Ils vivaient tous ensemble dans des grottes avec des peaux de bêtes sur le dos et pour manger ils
chassaient des animaux avec des armes qu’ils fabriquaient eux-mêmes comme les arcs, avec un morceau d’arbre
et une liane au bout de laquelle ils plaçaient des flèches taillées dans la pierre tranchante.
JE M’EXERCE
A. Une expression originale
Voici trois phrases qui évoquent la même chose mais dans trois niveaux de langue différents :
• Il ne réside pas dans une demeure splendide : le vocabulaire est recherché (« réside », « demeure »). Il s’agit
donc du niveau de langue soutenu.
• Il ne vit pas dans une belle maison : le vocabulaire est plus courant (« vit », « maison »). C’est une phrase que
l’on pourrait prononcer dans la vie de tous les jours, il s’agit donc du niveau de langue courant.
• Il crèche pas dans une super baraque : ici, le vocabulaire est familier, voire argotique (« crèche », « baraque »).
La syntaxe est incorrecte puisqu’il manque la première partie de la négation, ne. Il s’agit donc du niveau de
langue familier.
JE M’EXERCE
B. Une scène anodine ?
JE FAIS LE BILAN
Du point de vue de la langue, cet extrait est pour le moins original. En effet, il adopte un niveau de langue fami‑
lier, propre à l’enfance, avec, par exemple, l’absence de la négation « ne » et la multiplication de la coordination
(et la répétition de la conjonction de coordination « et »). Dans un premier temps, le lecteur peut penser qu’il
s’agit d’une scène d’école anodine qui met en avant des enfants dissipés, dans un registre plutôt comique (avec
la scène du « onga onga »). Mais, pourtant, il s’agit d’une scène plus sombre due essentiellement au personnage
d’Alice.
C. Réécriture
Recopie le passage suivant sur ton cahier en corrigeant notamment les erreurs de
syntaxe. L’objectif de l’exercice est de faire passer le récit d’un niveau de langue
familier à un niveau de langue soutenu.
Réfléchis également au vocabulaire et aux temps utilisés !
Simon voulait savoir si les hommes de Cro-Magnon se lavaient ou pas et l’instituteur a dit
que le savon existait pas encore, ni les douches, ni les baignoires, et que les hommes de
Cro-Magnon se lavaient par hasard quand ils tombaient dans l’eau et Simon a dit tout fort
« le savon a été inventé par les parents pour embêter leurs enfants » et tout le monde a
rigolé même monsieur Paul.
Effectue d’abord cet exercice au brouillon. Relis ton texte et vérifie ensuite que tu as respecté toutes les consignes
du tableau :
Je vérifie que…
1. J ’ai respecté les temps attendus dans un texte littéraire (imparfait et passé simple dans le récit, présent et
passé composé dans le dialogue).
2. J ’ai construit correctement la négation.
3. J ’ai veillé au vocabulaire : j’ai choisi des termes recherchés.
4. J ’ai veillé à éviter de coordonner trop souvent les propositions. J’ai donc fait des phrases plus courtes.
5. J ’ai veillé à recopier sans erreurs les passages non modifiés.
Si toutes les consignes ont bien été respectées, recopie ton récit sur ton cahier. Consulte ensuite le corrigé afin de
lire un exemple de ce qu’il était possible de rédiger.
SÉANCE 9
Le présent et le passé simple de l’indicatif
Objectifs de la séance
Tu peux retrouver sur ton espace inscrit l’intégralité de ces questions en version interactive.
je peux
il fait
il joue
(Tom) finit
il chante
il déteste
il se suspend
ça l’amuse
Vrai Faux
Dans la phrase c), l’action qui est décrite est habituelle pour Sarah.
Dans la phrase d), tous les verbes sont conjugués au même temps.
Le présent de l’indicatif possède différentes valeurs, c’est-à-dire qu’il peut être employé pour traduire différents
moments du temps :
1. Le présent peut s’employer pour évoquer un fait qui se passe juste au moment où le locuteur parle ou écrit,
il s’agit du présent d’énonciation.
Ex : Je vous déclare mari et femme.
Ex : En écrivant ces mots, je repense à tous ces moments.
3. L’emploi d’un présent au milieu d’un récit au passé, appelé présent de narration, donne le sentiment d’être
transporté au cœur de l’action. C'est un présent qu'on emploie à la place d'un passé simple ou d'un imparfait
pour rendre le récit plus actuel et plus proche du lecteur.
Ex : La nuit était tombée. Soudain un concert de cliquetis me réveille : des milliers de crabes déambulent
autour de moi.
4. Le présent peut enfin exprimer un fait qui est toujours vrai. C’est le présent de vérité générale.
Ex : L’eau bout à 100°.
5. Le présent peut servir à évoquer des actions qui dépassent largement le moment où l'énonciateur parle ou
écrit :
Ex : Je viens de chez elle. C'est un présent à valeur de passé.
Ex : L'été prochain, nous allons au Brésil. C'est un présent à valeur de futur.
Ex : Je suis une fille. C'est un présent étendu.
JE RETIENS
présents à
présents à présents à
terminaison en -e présents à
terminaison en -x terminaison en -ds
(1er groupe + excep- terminaison en -s
(verbe (verbe
tions comme (2e et 3e groupe)
du 3e groupe) du 3e groupe)
le verbe offrir)
-e -s -x -ds
-es -s -x -ds
-e -t -t -d
-ons -ons -ons -ons
-ez -ez -ez -ez
-ent -ent -ent -ent
CHANTER DEVOIR VOULOIR RÉPONDRE
Attention ! Les verbes être, avoir et aller ont une conjugaison particulière :
JE DÉCOUVRE
Le passé simple de l’indicatif
Tu peux retrouver sur ton espace inscrit la version interactive de ces deux questions.
1. Dans le passage suivant, extrait des Aventures de Tom Sawyer de Mark Twain, surligne les verbes conjugués au
passé simple.
Sid dormait du sommeil du juste et ne se réveilla pas. Tom redoubla d’efforts et eut même l’impression que son
orteil commençait à lui faire mal. Sid ne bronchait toujours pas.
Tom ne se tint pas pour battu. Il reprit son souffle et gémit de plus belle. Sid continuait à dormir. Tom était
exaspéré.
2. Observe les verbes que tu as repérés précédemment et écris-les à l’infinitif.
J’APPRENDS
Le passé simple est utilisé pour évoquer des actions de premier plan, c’est-à-dire les actions principales,
indispensables pour faire progresser le récit au passé.
Le passé simple est le temps idéal pour raconter car il présente des actions successives, qui se font l'une après
l'autre, dans l'ordre d'apparition dans la phrase.
Ex : Je vis Valentine, elle me plut, je levai les yeux vers le ciel et les larmes se mirent à couler.
Par opposition à l’imparfait, le passé simple est un temps du passé qui présente les actions comme achevées
et bornées dans le temps.
Ex : L’événement se produisit alors que j’avais neuf ans.
Passé simple Imparfait
1er plan arrière-plan
Il y a quatre types de terminaisons possibles au passé simple. Chaque type de terminaison est basé sur un son
différent, dont le noyau est une voyelle.
Le son -ai/-a
Le son -u
(uniquement pour les verbes
(pour certains verbes du troisième groupe)
du premier groupe)
je chantai je lus
tu chantas tu lus
il, elle, on chanta il, elle, on lut
nous chantâmes nous lûmes
vous chantâtes vous lûtes
ils chantèrent ils lurent
je pris je vins
tu pris tu vins
il, elle, on prit il, elle, on vint
nous prîmes nous vînmes
vous prîtes vous vîntes
ils prirent ils vinrent
Il faut retenir que quel que soit le type de terminaison, la première et la deuxième personne du pluriel prennent
un accent circonflexe.
Attention ! Les verbes être et avoir ont une conjugaison particulière :
être avoir
je fus j’eus
tu fus tu eus
il, elle, on fut il, elle, on eut
nous fûmes nous eûmes
vous fûtes vous eûtes
ils, elles furent ils, elles eurent
JE M’EXERCE
Tu peux retrouver sur ton espace inscrit l’intégralité des exercices 1 à 5 en version interactive.
Exercice 1
Observe attentivement les phrases suivantes et conjugue les verbes entre parenthèses au présent de l’indicatif.
Lorsque Tom Sawyer ____________________ (lever) les yeux au ciel, il ____________________ (voir) les oiseaux
planer.
Exercice 2
Observe les verbes au présent de l’indicatif dans les phrases suivantes et indique leur(s) valeur(s), en cochant la (ou
les) case(s) qui correspond(ent).
fait qui se vérité
énonciation futur narration
répète générale
Exercice 3
Exercice 3
Sur ton cahier, réécris le passage suivant extrait de Moi, Boy de Roald Dahl en transformant le présent de l’indicatif
en passé simple.
Ils attendent d’avoir dix mille rats, […] puis ils les empilent tous dans un gigantesque chaudron de cuivre brillant
où ils les font bouillir pendant plusieurs heures. Deux hommes remuent le mélange en ébullition avec de longues
perches et, pour finir, ils obtiennent un épais ragoût de rats fumant. Après ça, un broyeur est immergé dans le chau-
dron pour broyer les os ; le résultat final est une sorte de bouillie épaisse appelée « purée de rats ».
Sur ton cahier, réécris le passage suivant extrait de Moi, boy de Roald Dahl en conjuguant les verbes au présent de
l’indicatif.
[…] lorsque je partais en classe le matin, j’étais d’abord tout seul mais je rejoignais en route quatre autres petits
garçons de mon âge. Une fois l’école terminée, nous repartions ensemble, ces quatre garçons et moi, et traversions
le terrain de jeux et le village lui-même pour rentrer chez nous. Chemin faisant, à l’aller et au retour, nous passions
toujours devant la confiserie. Et toujours nous nous arrêtions. Nous nous attardions derrière la vitrine […]
Exercice 5
Transforme les phrases suivantes à la troisième personne du pluriel en complétant les phrases.
La rafale tordit les branches du vieux chêne. → Les rafales ____________________ les branches du vieux chêne.
Tu mets trop souvent la table. → Ils ____________________ trop souvent la table.
Nous travaillons toute la semaine. → Ils ____________________ toute la semaine.
Je dînai sans appétit. → Ils ____________________ sans appétit.
Vous aplatîtes la tête du clou. → Ils ____________________ la tête du clou.
Je prends les choses en main dès demain. → Ils ____________________ les choses en main dès demain.
Tu voulus bien faire. → Ils ____________________ bien faire.
Il le crut sur parole. → Ils le ____________________ sur parole.
SÉANCE 10
Relire un texte et identifier ses erreurs
Tu vas apprendre à relire un texte en suivant des objectifs précis pour corriger
des erreurs.
Objectifs de la séance
Tu peux retrouver la version interactive de l’intégralité de cette séance sur ton espace inscrit.
Quel que soit l’exercice d’écriture qui t’est demandé, il est fondamental de te relire
et d’apprendre à repérer tes erreurs. Pour les repérer, tu dois développer une
stratégie de relecture. Elle te permet de définir ce que tu vas chercher précisément
comme type d’erreurs.
Dans cette séance, tu vas apprendre à utiliser une fiche de méthode qui te permettra de travailler plus efficacement
lors de tes travaux d’écriture et que tu compléteras tout au long de l’année.
Découpe ou télécharge l’annexe 1 : tu trouveras cette fiche intitulée Fiche méthode : se relire et identifier ses
erreurs à la fin de ce livret (à la toute fin de l’unité 5) et dans les Ressources complémentaires, onglet Annexes,
sur ton espace inscrit. Il s’agit d’une fiche méthode que tu pourras utiliser toute l’année lorsque tu devras effectuer
un exercice d’écriture. Tu peux d’ores et déjà l’imprimer en plusieurs exemplaires pour l’utiliser aussi souvent que
tu en auras besoin.
Je découvre le texte
Le texte contient des erreurs d’accord entre le sujet et le verbe. Repère ces erreurs et
surligne-les.
Charles poussat la porte mes elle étais bloquée il n’arriva pas a l’ouvrire il cria, supplia
mais ça méchente cousine ne voulé rien entandre. Il devé trouver un moyen de sortire.
Il réfléchissa une minute et décida de faire samblent d’avoir un malaise. Il entenda les
bruits de pas de ça cousine. Les cris qu’elle avais entendus l’avait convaincue de venir
jetter un œil a se qu’il se passé dans le cabinet noire. Elle ouvra la porte charles en
profita et s’enfuya.
Charles poussat la porte mes elle (étais) ____________________ bloquée il n’arriva pas a l’ouvrire il cria, supplia
mais ça méchente cousine ne voulé rien entandre. Il devé trouver un moyen de sortire. Il réfléchissa une minute
et décida de faire samblent d’avoir un malaise. Il entenda les bruits de pas de ça cousine. Les cris qu’elle (avais)
____________________ entendus l’(avait) ____________________ convaincue de venir jetter un œil a se qu’il se
passé dans le cabinet noire. Elle ouvra la porte charles en profita et s’enfuya.
Tu peux maintenant cocher que tu as effectué cette vérification sur ta grille de relecture.
Lors de la deuxième relecture, tu dois vérifier qu’il n’y ait pas d’erreurs de conjugai‑
son dans ton texte.
Charles poussat la porte mes elle était bloquée il n’arriva pas a l’ouvrire il cria, supplia
mais ça méchente cousine ne voulé rien entandre. Il devé trouver un moyen de sortire. Il réfléchissa une minute et
décida de faire samblent d’avoir un malaise. Il entenda les bruits de pas de ça cousine. Les cris qu’elle avait enten-
dus l’avaient convaincue de venir jetter un œil a se qu’il se passé dans le cabinet noire. Elle ouvra la porte charles
en profita et s’enfuya.
Astuce : Pour repérer la bonne conjugaison du verbe, tu dois réfléchir au temps attendu (dans ce texte l’imparfait
ou le passé simple) et à la terminaison employée.
Charles (poussat) ____________________ la porte mes elle était bloquée il n’arriva pas a l’ouvrire il cria, supplia
mais ça méchente cousine ne (voulé) ____________________ rien entandre. Il (devé) ____________________ trou-
ver un moyen de sortire. Il (réfléchissa) ____________________ une minute et décida de faire samblent d’avoir un
malaise. Il (entenda) ____________________ les bruits de pas de ça cousine. Les cris qu’elle avait entendus l’avaient
convaincue de venir jetter un œil a se qu’il se (passé) ____________________ dans le cabinet noire. Elle (ouvra)
____________________ la porte charles en profita et (s’enfuya) ____________________.
Tu peux maintenant cocher que tu as effectué cette vérification sur ta grille de relecture.
Tu dois à présent vérifier qu’il n’y ait pas d’erreurs liées aux homophones dans ton
texte. Les homophones (du grec homo : le même et phone : le son) sont des mots qui
se prononcent de la même façon mais ne s’écrivent pas de la même manière.
Charles poussa la porte mes elle était bloquée il n’arriva pas a l’ouvrire il cria, supplia mais ça méchente cousine
ne voulait rien entandre. Il devait trouver un moyen de sortire. Il réfléchit une minute et décida de faire samblent
d’avoir un malaise. Il entendit les bruits de pas de ça cousine. Les cris qu’elle avait entendus l’avaient convaincue de
venir jetter un œil a se qu’il se passait dans le cabinet noire. Elle ouvrit la porte charles en profita et s’enfuit.
Rappel :
– « mais » est une conjonction de coordination (mais - ou - et - donc - or - ni - car) qui relie deux éléments de même
nature. « mes » est un déterminant possessif, il est placé devant un nom. Astuce : on peut remplacer le groupe nominal
auquel il appartient par « les miens ».
– « a » est le verbe « avoir », au présent, à la troisième personne du singulier. Astuce : il peut être remplacé par « avait ».
Si tu ne peux pas le remplacer par « avait », il doit s’écrire « à », c’est une préposition (invariable).
– On écrit « ça » lorsque l’on peut le remplacer par « ceci » ou « cela ». On écrit « sa » lorsqu’on peut le remplacer par
« son » suivi d’un nom au masculin.
– On écrit « se » lorsque l’on peut le remplacer par « me » par exemple. Dans le cas contraire, il doit s’écrire « ce ».
Charles poussa la porte (mes) ____________________ elle était bloquée il n’arriva pas (a) ____________________
l’ouvrire il cria, supplia mais (ça) ____________________ méchente cousine ne voulait rien entandre. Il devait trouver
un moyen de sortire. Il réfléchit une minute et décida de faire samblent d’avoir un malaise. Il entendit les bruits de
pas de (ça) ____________________ cousine.
Les cris qu’elle avait entendus l’avaient convaincue de venir jetter un œil (a) ____________________ (se)
____________________ qu’il se passait dans le cabinet noire. Elle ouvrit la porte charles en profita et s’enfuit.
Tu peux maintenant cocher que tu as effectué cette vérification sur ta grille de relecture.
Que dois-tu vérifier lors de la quatrième relecture ? Regarde ta grille de relecture pour
le savoir.
Charles poussa la porte mais elle était bloquée il n’arriva pas à l’ouvrire il cria, supplia mais sa méchente cousine
ne voulait rien entandre. Il devait trouver un moyen de sortire. Il réfléchit une minute et décida de faire samblent
d’avoir un malaise. Il entendit les bruits de pas de sa cousine. Les cris qu’elle avait entendus l’avaient convaincue de
venir jetter un œil à ce qu’il se passait dans le cabinet noir. Elle ouvrit la porte charles en profita et s’enfuit.
Astuce :
Pour corriger une erreur liée à l’orthographe lexicale, tu peux :
– penser à un mot de la même famille que le mot sur lequel tu hésites.
Exemple : tu hésites sur l’orthographe du mot déballer / débaler. Tu ne sais pas s’il y a un ou deux « l ». Pense alors à un
mot de la même famille, balle, dont tu connais l’orthographe. Tu en déduis donc qu’il y a deux « l » à déballer.
Charles poussa la porte mais elle était bloquée il n’arriva pas à l’(ouvrire)
____________________ il cria, supplia mais sa (méchente) ____________________ cousine ne voulait rien (entandre)
____________________. Il devait trouver un moyen de (sortire) ____________________. Il réfléchit une minute et
décida de faire (samblent) ____________________ d’avoir un malaise. Il entendit les bruits de pas de sa cousine. Les
cris qu’elle avait entendus l’avaient convaincue de venir (jetter) ____________________ un œil à ce qu’il se passait
dans le cabinet noir. Elle ouvrit la porte charles en profita et s’enfuit.
Tu peux maintenant cocher que tu as effectué cette vérification sur ta grille de relecture.
Pour finir, ta dernière relecture doit être consacrée à l’identification des erreurs de ponctuation, de majuscules
et de paragraphes.
Rappel :
Un paragraphe se repère par un retour à la ligne et un alinéa. Il regroupe un certain nombre de phrases unies autour
d’une même idée. Il est fondamental de proposer des paragraphes dans un texte car cela permet de rendre plus facile la
lecture et la compréhension.
De la même manière, tu dois impérativement veiller à ponctuer ton texte. Tu dois utiliser des ponctuations fortes (points,
points d’exclamation et points d’interrogation) pour couper tes phrases et d’autres signes de ponctuation comme la
virgule, qui permet de séparer des mots ou des propositions. Ne pas ponctuer un texte rend très difficile la lecture et la
compréhension.
Enfin, il doit y avoir une majuscule au début de chaque phrase et à chaque nom propre.
Maintenant, recopie le texte ci-dessous sur ton cahier, en corrigeant les erreurs liées à la ponctuation, aux majus-
cules et aux paragraphes.
Charles poussa la porte mais elle était bloquée il n’arriva pas à l’ouvrir il cria, supplia mais sa méchante cousine ne
voulait rien entendre. Il devait trouver un moyen de sortir. Il réfléchit une minute et décida de faire semblant d’avoir
un malaise. Il entendit les bruits de pas de sa cousine. Les cris qu’elle avait entendus l’avaient convaincue de venir
jeter un œil à ce qu’il se passait dans le cabinet noir. Elle ouvrit la porte charles, en profita et s’enfuit.
Consulte ensuite le corrigé et lis un exemple de correction du texte. Compare ta correction et celle qui t’est
proposée.
Bravo ! Tu as bien travaillé ! Si tu veux, tu peux aller faire les exercices des séances interactives sur ton espace
inscrit. Tu pourras revoir les temps du récit au passé, travailler sur les fonctions des mots ou découvrir des textes
sur l'amitié.