Cglscin
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SESSION 2024
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SCIENCES DE L’INGÉNIEUR
Durée : 5 heures
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Concours / Examen : CGL Epreuve : Sciences de l’ingénieur Matière : SCIN Session : 2024
2024CGLSCIN A
Concept innovant de déplacement aérien électrique
Il est conseillé au candidat de vérifier que tous les documents définis ci-dessus sont
présents.
Les documents réponse doivent tous être restitués avec la copie, même s’ils
n’ont pas été complétés.
I M P R I M E R I E N A T I O N A L E – 24 0420 – D’après documents fournis
CGLSCIN
L'Aéronde, présenté figure 2, est un dirigeable avec un ballon de forme torique, gonflé
à l'hélium (He) ou au dihydrogène (H2). L'Aéronde suit la même législation que les ULM
car le pilote est embarqué.
Ballon
Propulseur
×3
Nacelle
Figure 2 : l'Aéronde
B
Page 1
Figure 3 : diagramme de définition des blocs (bdd) de l'Aéronde
Page 2
A. Le dirigeable, une solution innovante
L’Aéronde est un appareil volant électrique eVTOL (electrical Vertical Take-Off and
Landing). Ce système utilise un ballon pour flotter dans l’air et lever des charges.
Il existe d'autres solutions techniques innovantes pour les eVTOL, parmi lesquelles les
multicoptères. Ces derniers sont des appareils similaires à des hélicoptères
électriques à plusieurs hélices, leur architecture s’inspirant de celles des drones.
Notamment, les multicoptères sont envisagés pour réaliser des opérations de taxi
volant en milieu urbain. Ci-dessous (table 1), un exemple avec le modèle Volocity de
la marque allemande Volocopter, qui candidate pour assurer les déplacements
d’athlètes pour les Jeux Olympiques de Paris 2024.
Page 3
A.1. Cas du dirigeable Aéronde
⃗⃗⃗⃗𝑍𝑍 la vitesse de montée du dirigeable par rapport au sol (prise par convention
Soit 𝑉𝑉
verticale ascendante lors de la montée). Cette vitesse est supposée constante.
La puissance reçue par le système mécanique, pour toute force 𝐹𝐹 , vaut :
⃗⃗⃗⃗𝑍𝑍
𝑃𝑃𝑢𝑢 (𝐹𝐹 ) = 𝐹𝐹 ∙ 𝑉𝑉
⃗⃗⃗𝑧𝑧 ‖, de 𝑀𝑀tot
Q2. En s’appuyant sur le schéma de la figure 4, exprimer en fonction de ‖𝑉𝑉
et 𝑔𝑔 les puissances :
▪ ⃗⃗⃗⃗𝐴𝐴 ) et 𝑃𝑃𝑢𝑢 (𝑃𝑃⃗) en phase de montée ;
𝑃𝑃𝑢𝑢 (𝜋𝜋
▪ ⃗⃗⃗⃗𝐴𝐴 ) et 𝑃𝑃𝑢𝑢 (𝑃𝑃⃗) en phase de descente.
𝑃𝑃𝑢𝑢 (𝜋𝜋
Dans chacun des quatre cas, en fonction du signe, préciser si la puissance est motrice
ou frein pour le mouvement vertical.
Q3. Dans chacune des deux phases (montée ou descente), exprimer ce que vaut la
𝜋𝜋𝐴𝐴 ) + 𝑃𝑃𝑢𝑢 (𝑃𝑃⃗). Expliquer en quoi ceci
puissance mécanique développée 𝑃𝑃C = 𝑃𝑃𝑢𝑢 (⃗⃗⃗⃗
est intéressant pour le levage.
En pratique, les concepteurs choisissent d’imposer ‖𝜋𝜋 ⃗⃗⃗⃗𝐴𝐴 ‖ ≠ ‖𝑃𝑃⃗‖ (très léger
déséquilibre) pour des raisons de sécurité, dans le cas d’une rupture énergétique de
la batterie alimentant les propulseurs.
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Ce léger déséquilibre ne coûte quasiment aucune énergie. Pourtant, pour rester sur
place, fixe dans l’air, l’Aéronde développe une puissance moyenne 𝑃𝑃𝐶𝐶 = 1,2 kW. Une
action mécanique n’a donc pas été représentée sur la figure 4.
Q5. Expliciter quelle action mécanique, pas encore citée ici, cause essentiellement la
consommation énergétique du dirigeable.
Dans cette sous-partie, des valeurs arbitraires sont prises pour les données du
multicoptère, qui ne sont pas celles du système Volocopter en photo sur la table 1.
Le multicoptère factice considéré a une masse 𝑀𝑀tot = 450 kg et possède 18 groupes
motopropulseurs (moteur et hélice).
Chacun des 18 groupes moteur – hélice développe :
Le système multicoptère est isolé en vol stationnaire. Les 18 rotors tournent tous à la
même vitesse 𝜔𝜔, générant ainsi la même force axiale 𝐹𝐹𝑎𝑎 = ‖𝐹𝐹⃗⃗⃗𝑎𝑎 ‖ et le même couple
⃗⃗⃗⃗𝑟𝑟 ‖.
résistant 𝐶𝐶𝑟𝑟 = ‖𝐶𝐶
Q6. a. Faire l’inventaire des actions mécaniques extérieures auxquelles est soumis
le système isolé.
b. À l’aide du principe fondamental de la statique en résultante suivant 𝑧𝑧 ,
⃗⃗⃗𝑎𝑎 ‖ qui doit être exercée
déterminer la valeur numérique de la force axiale 𝐹𝐹𝑎𝑎 = ‖𝐹𝐹
par chacun des 18 rotors.
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Si les 18 rotors tournent dans le même sens, le multicoptère tourne sur lui-même
(mouvement de lacet, d’axe vertical) dans le sens opposé au mouvement des hélices.
Les concepteurs choisissent de modifier 9 des 18 rotors, en prenant des hélices
vrillées en sens opposées. De la sorte, pour générer une poussée vers le haut, 9 rotors
tournent dans un sens et les autres tournent en sens opposé.
Q8. D’après la valeur de force axiale 𝐹𝐹𝑎𝑎 , déterminée en question Q6.b, déduire par
lecture du DR1 la valeur du couple résistant 𝐶𝐶𝑟𝑟 exercé sur chaque rotor. Les
tracés nécessaires à cette lecture doivent être apparents sur le DR1.
Q9. Donner l’expression littérale de la puissance mécanique totale 𝑃𝑃𝐶𝐶′ développée par
le multicoptère en vol stationnaire. Faire l’application numérique.
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B. Choix de la géométrie et de l’architecture du dirigeable
L’Aéronde est composée d’un ballon principal, assurant la flottabilité, d’une nacelle
embarquant les passagers et l’éventuelle charge utile et d’un ensemble de trois
propulseurs orientables permettant de diriger l’ensemble, voir figure 6 (gauche).
Parmi les actions mécaniques auxquelles est soumis un dirigeable, deux dépendent
fortement de sa géométrie :
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Le cas considéré est celui d’un écoulement d’air horizontal relativement par rapport au
ballon. La figure 7 représente la surface projetée vue par l’écoulement d’air, dans le
cas d’une incidence latérale (de profil) – à gauche et frontale (de face) – à droite.
Figure 7 : surfaces projetées latérale (à gauche : vent de profil) et frontale (à droite, vent de face) d’un
Zeppelin
Q11. Expliquer alors quel peut être l’intérêt de la forme du ballon de l’Aéronde, qui est
de symétrie de révolution.
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Rappel : les données géométriques du ballon sont données en table 1.
Le seul écoulement d’air par rapport au ballon pris en considération est l’écoulement
horizontal.
En prenant en compte la nacelle, la valeur 𝑆𝑆𝑝𝑝 = 70 m2 est admise. D’autre part pour
l’écoulement horizontal, un abaque fournit 𝐶𝐶𝑥𝑥 = 0,09.
B.1.2. La flottabilité
Cette flottabilité est définie par 𝐹𝐹flot = 𝜋𝜋𝐴𝐴 − 𝑃𝑃𝑔𝑔 = (𝜌𝜌air − 𝜌𝜌int )𝑉𝑉0 𝑔𝑔. Elle est positive si
cette différence génère plutôt une résultante vers le haut, négative sinon. Pour cette
raison, il est d’usage de gonfler des ballons avec des gaz moins denses que l’air,
notamment :
• l’hélium, 𝜌𝜌He = 0,18 kg·m-3, dont le prix est de 30 € par m³ ;
• le dihydrogène H2, 𝜌𝜌H2 = 0,09 kg·m-3, dont le prix est de 27 € par kg.
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Q14. a. Déterminer la valeur numérique du volume 𝑉𝑉0 ballon lorsque celui-ci est
totalement gonflé.
b. Estimer le prix du gonflage d’une part si le gaz est de l’hélium, et d’autre part
si le gaz est du dihydrogène.
c. Le concepteur a choisi de gonfler le ballon à l’hélium s’il y a au moins un
passager à bord et de le gonfler au dihydrogène si l’Aéronde est pilotée depuis
le sol (comme un drone). Justifier ce choix.
Q15. Déterminer la valeur numérique de la charge utile maximale (masse) 𝑀𝑀𝑈𝑈 que
peut embarquer l’Aéronde.
La valeur de 𝑀𝑀𝑈𝑈 trouvée est relativement écartée de la charge utile maximale de 200
kg affichée en table 1. C’est qu’en réalité, la densité de l’air 𝜌𝜌air dépend de l’altitude :
à une altitude de 3000 m (altitude maximale à laquelle peut voler l’Aéronde), la masse
volumique vaut 𝜌𝜌air = 0,94 kg·m-3.
Le concepteur a donc mis en place un système de compensation qui permet d’asservir
le volume 𝑉𝑉0 d’Hélium contenu dans le ballon lors des montées et des descentes, afin
de maintenir la flottabilité 𝐹𝐹flot constante, indépendante de l’altitude.
Notamment, si la charge utile maximale est embarquée, tout le volume 𝑉𝑉0 du ballon
est rempli d’Hélium à l’altitude 3000 m.
Q16. Indiquer le pourcentage du volume du ballon occupé lorsque celui-ci est au sol.
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B.2. Orientation et commande des propulseurs
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L’Aéronde se déplace à une vitesse relative supposée constante par rapport au vent.
Trois cas de pilotage, illustrés en figure 10, sont envisagés, dans le cadre d’une étude
statique :
• cas 1 – seul le propulseur C fournit une propulsion, les propulseurs A et B sont à
l’arrêt (FA = FB = 0 N). La valeur de FC est recherchée ;
• cas 2 – les propulseurs A et B sont en propulsion, et le propulseur C est à l’arrêt
(FC = 0 N). Les valeurs de FA et FB sont recherchées ;
• cas 3 – l’orientation de l’Aéronde est différente des cas 1 et 2 : aucun propulseur
n’est face au vent. Le régulateur impose FB = FC (même force de propulsion pour
les deux propulseurs B et C). Les valeurs de FA et FB sont recherchées.
Entre autres, l’orientation de l’Aéronde par rapport au vent (ici repérée par les positions
des points A, B et C) n’est pas la même dans les 3 cas, comme illustré en figure 10.
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C. Architecture et pilotage d’un propulseur
Chacun des trois propulseurs orientables, comme illustré en figure 11, est composé :
• d'un châssis 1 (lui-même composé de deux triangles de fixation, solidaires de
l’enveloppe du ballon) ;
• d'un balancier 2, guidé en rotation par rapport au châssis (angle 𝛼𝛼) ;
• d'un quadricoptère 3, guidé en rotation par rapport au balancier (angle 𝛽𝛽), et qui
comporte lui-même quatre moteurs, quatre rotors.
Figure 11 : degrés de liberté angulaires pour l’orientation d’un des propulseurs Crédit CAO : G. Lorin
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Les liaisons entre la châssis 1 et le balancier 2 d’une part et entre le balancier 2 et le
quadricoptère 3 d’autre part, ne sont pas motorisées : elles sont laissées libres. Ce
sont les légers déséquilibres entre les actions mécaniques développées par les quatre
rotors du quadricoptère qui permettent de piloter ces deux angles. En d’autres termes,
le pilotage séparé des quatre vitesses de rotation des rotors du quadricoptère permet
de générer la propulsion moyenne du propulseur, tout en en contrôlant l’orientation.
Comme illustré en partie A.2 sur le multicoptère (figure 5), la rotation d’un rotor (ou
hélice) génère à la fois une force axiale et un couple résistant opposé au sens de
rotation de ce rotor.
Sur cette figure 12, il est bien visible que les rotors sur la même diagonale (rotors 4 et
6) ont un sens de rotation opposé à l’autre (rotors 5 et 7). Les sens de vrilles des quatre
rotors (hélices) ont été choisis de telle sorte qu’ils génèrent (portance de l’air sur les
pales) une force axiale dans la même direction, même s’ils ne tournent pas dans le
même sens.
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Les quatre rotors tournent sensiblement à la même vitesse moyenne 𝜔𝜔0 , mais dans
tous les cas de pilotage, le contrôleur de vol assure que deux rotors tournent
légèrement plus lentement et deux rotors tournent plus rapidement.
Si une linéarisation autour de ce point de fonctionnement à vitesse 𝜔𝜔0 est effectuée :
• les rotors tournant plus lentement tournent à la vitesse 𝜔𝜔0 − 𝛿𝛿𝛿𝛿 , génèrent alors
une force axiale 𝐹𝐹0 − 𝛿𝛿𝛿𝛿 et un couple résistant 𝐶𝐶0 − 𝛿𝛿𝛿𝛿 moindres ;
• les rotors tournant plus rapidement tournent à la vitesse 𝜔𝜔0 + 𝛿𝛿𝛿𝛿, génèrent alors
une force axiale 𝐹𝐹0 + 𝛿𝛿𝛿𝛿 et un couple résistant 𝐶𝐶0 + 𝛿𝛿𝛿𝛿 supérieurs.
Soit 𝐹𝐹𝑝𝑝 = 𝐹𝐹𝑎𝑎4 + 𝐹𝐹𝑎𝑎5 + 𝐹𝐹𝑎𝑎6 + 𝐹𝐹𝑎𝑎7 la force de propulsion globale du propulseur, et
𝐶𝐶tot = (𝐶𝐶𝑟𝑟4 + 𝐶𝐶𝑟𝑟6 ) − (𝐶𝐶𝑟𝑟5 + 𝐶𝐶𝑟𝑟7 ) le couple global s’exerçant sur le quadricoptère.
Il est possible de faire varier chacune des trois mobilités d’orientation angulaire du
quadricoptère «libre» illustré en figure 12 (droite), indépendamment les unes des
autres, et ce sans faire que le quadricoptère ne génère d’excès de force de propulsion :
ni vers le haut ni vers le bas.
Q21. Compléter le tableau dans le document réponse DR2 en proposant une stratégie
de commande pour chacun des quatre moteurs, qui peut être soit
«𝜔𝜔0 + 𝛿𝛿𝛿𝛿 » soit « 𝜔𝜔0 − 𝛿𝛿𝛿𝛿 ». Déterminer alors les deux actions mécaniques
globales qui en résultent : force de propulsion 𝐹𝐹𝑝𝑝 et couple 𝐶𝐶tot ,
Q22. D’après le paramétrage introduit en figure 12, pour les deux orientations
particulières illustrées en figure 11, remplir le texte à trous dans le document
réponse DR2, avec l’un des mots suivants : « roulis », « tangage » ou « lacet ».
Q23. Au vu des deux questions précédentes, expliquer l’intérêt de la stratégie qui a été
retenue pour le pilotage de l’orientation et de la propulsion du propulseur.
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C.2. Orientation d’un propulseur
Dans cette partie, comme illustré sur les figures 11 et
13, un propulseur orientable est essentiellement
constitué de trois classes d’équivalence : le châssis 1,
le balancier 2 et le quadricoptère 3.
Quelle que soit la réponse obtenue à la question Q25, il est admis que l’action
′
mécanique globale {𝜏𝜏1→2 } + {𝜏𝜏1→2 } exercée par 1 sur 2, est un torseur de la forme :
∗ 0
{𝜏𝜏eq 1→2 } = {∗ ∗ }
∗ ∗ 𝑂𝑂1 ,𝐵𝐵1
(Les * représentant ici des composantes d’actions transmissibles non nulles).
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Q27. a. Au vu des deux liaisons identifiées en Q26 et des notations introduites ci-
dessus, donner l’expression des torseurs cinématique {𝑉𝑉1/2 } et {𝑉𝑉2/3 }.
b. À l’aide d’une composition des torseurs cinématiques, déterminer le torseur
cinématique {𝑉𝑉3/1 } de 3 par rapport au châssis 1.
c. Au vu de la forme de ce torseur cinématique, identifier la liaison équivalente
entre 3 et 1.
La partie C.2 a montré que le quadricoptère 3 possède par rapport au ballon deux
degrés angulaires (angles 𝛼𝛼 et 𝛽𝛽). Pour piloter l’orientation selon l’un ou l’autre de ces
angles, la sous-partie C.1 a mis en évidence qu’il suffit de pouvoir asservir précisément
les différentiels de vitesses de rotation de chacun des 4 moteurs.
Le cahier des charges prévoit que l’Aéronde ait une portée (distance entre le point de
départ et d’arrivée) de 𝐿𝐿 = 40 km s’il avance à vitesse moyenne 𝑉𝑉 = 25 km·h-1 , et qu’il
ait assez d’autonomie pour effectuer ce vol en aller-retour. Pour une telle vitesse, en
tenant compte d’un vent contraire moyen, la puissance mécanique totale développée
en moyenne par l’Aéronde est estimée à 𝑃𝑃𝐶𝐶 moy = 2 kW.
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Q28. Déterminer l’expression littérale du temps de vol 𝛥𝛥𝛥𝛥 prévu par le cahier des
charges, en fonction de 𝑉𝑉 et de 𝐿𝐿. Faire l’application numérique en exprimant ce
temps en secondes.
Le tracé donné en document réponse DR3 est une réponse indicielle issue de la
simulation réalisée par le concepteur pour les deux cas d’implantation X (ancienne) et
O (nouvelle). Il représente l’évolution de l’angle 𝛽𝛽 (figure 11) à partir d’une position
horizontale, sous une consigne d’échelon de 45°.
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Le quadricoptère 2 avec ses rotors est isolé. Il est soumis à l’action des liaisons avec
le balancier 1 et aux actions de l’air sur les quatre hélices. Ces quatre forces axiales
génèrent un couple équivalent 𝐶𝐶eq selon l’axe de rotation (𝐶𝐶𝐶𝐶) = (𝑂𝑂1 , ⃗⃗⃗⃗
𝑦𝑦1 ) (figure 13).
De la sorte, le principe fondamental de la dynamique appliqué, en moment sur cet axe,
s’écrit :
𝑑𝑑2 𝛽𝛽
𝐽𝐽 2 = 𝐶𝐶eq
𝑑𝑑𝑡𝑡
où 𝐽𝐽 correspond à l’inertie équivalente du quadricoptère selon cet axe. Cette inertie est
notée 𝐽𝐽𝑋𝑋 dans l’implantation des batteries en « X », et 𝐽𝐽𝑂𝑂 dans l’implantation en « O ».
Lors de l’échelon de position 𝛽𝛽, le couple 𝐶𝐶eq est maximal pour 𝑡𝑡 ≤ 0,25 s et il vaut la
même valeur quelle que soit l’implantation.
Q30. a. À l’aide de la figure 14, en rappelant le sens physique d’une inertie, expliquer
pourquoi il est cohérent d’avoir 𝐽𝐽𝑂𝑂 < 𝐽𝐽𝑋𝑋 .
b. À l’aide du tracé donné en document réponse DR3, déterminer de combien de
pourcents l’inertie a été diminuée entre l’ancienne implantation 𝐽𝐽𝑋𝑋 et la nouvelle
𝐽𝐽𝑂𝑂 . Tous les tracés permettant de répondre doivent être apparents sur le DR3.
Pour une vitesse de consigne en échelon de 600 tr·min-1, les concepteurs du projet
souhaitent une erreur statique nulle et un temps de réponse à 5 % inférieur à 500 ms :
ces critères correspondent au cahier des charges de cette partie.
L'action sur le joystick par le pilote permet au contrôleur de vol de calculer les
consignes de vitesses à imposer à chacun des 12 moteurs.
Le pilote impose une consigne de vitesse de déplacement de l'Aéronde de 25 km·h-1
correspondant à une vitesse de rotation moyenne des moteurs N0 = 600 tr·min-1.
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Dans le laboratoire d'une école d'ingénieur de Grenoble, où sont réalisés les essais
des propulseurs, un modèle multi-physique permet de commander les moteurs et
d'ainsi vérifier la vitesse de déplacement de l'Aéronde. Ce logiciel permet aussi d'avoir
l'évolution de la vitesse en temps réel.
Ce modèle multi-physique est donné dans le document réponse DR4 ainsi que les
données techniques s'y référant. L'objectif intermédiaire est d'identifier l'ensemble
moteur plus variateur.
Q32. Terminer les connexions du capteur de vitesse (Ideal Rotational Motion Sensor)
de ce modèle afin d'acquérir l'évolution de la vitesse ainsi que la position
angulaire du rotor en fonction du document technique DT1.
La simulation est lancée afin de caractériser le moteur et le relevé obtenu est fourni en
figure 16.
Vitesse en tr·min-1
Temps en s
Q33. En considérant que cette réponse est assimilée à une réponse du 1er ordre,
déterminer la valeur de la constante de temps électromécanique du moteur em.
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Le moteur étant identifié (modèle de comportement), il est décidé d'asservir sa vitesse
de rotation. Cet asservissement de vitesse peut se représenter ainsi :
Q35. Faire les connexions sur le document réponse DR5 afin de simuler cet
asservissement en vitesse du moteur synchrone.
La simulation est lancée et les deux relevés du document réponse DR6 sont obtenus
pour deux valeurs du gain du correcteur.
Q36. Indiquer sur les relevés la valeur du temps de réponse à 5 % pour chacun des
essais (faire apparaitre les tracés nécessaires).
Q38. Conclure sur le numéro de l'essai et donc du choix du correcteur qui satisfait aux
contraintes imposées par le cahier des charges.
Q39. Dans la chaîne de retour un bloc « mesure » a été placé, préciser quelle solution
technique permet de mesurer la vitesse de rotation d'un moteur.
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D.2. Expérimentation de la commande en vitesse du moteur synchrone
b v m
Q40. Préciser, sur la copie, en répétant le numéro concerné, les noms et les unités :
• des grandeurs d'effort ;
• des grandeurs de flux.
La batterie a été conçue spécialement par les techniciens en charge de ce projet. Ils
ont ainsi créé un module qui associe plusieurs éléments en série.
Informations supplémentaires
EAN / GTN 7417940523859
Poids 67 g
Marque Molicel
Model INR-21700-P42A
Taille de la batterie 21700
Cellule chimique Li-ion
Cellule Rechargeable
Tension nominale 3,6 V
Min. capacité 4000 mA·h
Version batterie Haut Plat
Courant de décharge 45 A
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Q41. Déterminer le nombre d'éléments à placer en série afin d'obtenir une I1
tension à vide UBat0 = 43,2 V.
Ubat
0
Q43. Utiliser la loi des nœuds et calculer la valeur de la capacité totale Qtot de la
batterie ainsi constituée (les éléments sont considérés tous identiques).
Q44. D'une façon générale, préciser comment augmenter l'autonomie d'un système et
quelles sont les limites de cette solution en ce qui concerne l'Aéronde.
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Q49. Faire le raccordement, sur le document réponse DR7, des différents éléments
afin d'actionner le moteur :
• la batterie à l'ESC ;
• l'ESC au moteur ;
• la carte Arduino Uno (cette carte est alimentée par le port USB du PC).
Q50. Placer, sur le document réponse DR7, les appareils de mesure (en respectant
leur symbole) afin de mesurer la valeur du courant absorbé par l'ESC ainsi que
la valeur de la tension aux bornes de la batterie.
Q51. Représenter maintenant, sur le même document réponse DR7, les connexions
d'un oscilloscope qui permet de visualiser la tension entre deux phases
d'alimentation du moteur synchrone afin de mesurer la fréquence de ce signal.
Page 25
Q52. Donner la valeur de la commande en % pour avoir une vitesse de rotation des
hélices de 600 tr·min-1.
Q53. Déterminer alors la durée à l'état haut de l'impulsion pour respecter cette valeur
de vitesse.
Pour régler cette impulsion et donc la vitesse de rotation du moteur il est décidé
d'utiliser un potentiomètre.
Q55. Préciser dans la copie les éléments manquants aux lignes 3 et 6 du programme
fourni ci-dessous afin que celui-ci corresponde au câblage et qu'il permette la
lecture de la valeur issue du potentiomètre.
Q57. Déterminer le mot binaire lu par la carte Arduino pour cette dernière valeur de
tension.
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Une mesure au tachymètre permet d'obtenir la vitesse de rotation du moteur Nm en
tr·min-1. La commande du moteur se fait par l'intermédiaire de la carte Arduino et les
différentes valeurs de fréquences de la tension aux bornes d'un enroulement du
moteur apparaissent sur la figure 22 :
Pour un moteur synchrone, = P avec :
▪ , la vitesse angulaire de rotation en rad·s-1 ;
▪ P, le nombre de "paire de pôles" ;
▪ , la pulsation des courants statoriques ( = 2F).
Q60. Conclure quant au respect de l'objectif fixé pour cette partie à savoir que la
tension de commande est proportionnelle à la vitesse de rotation du moteur.
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E. Analyse de la consommation énergétique en vol
Au gré d’un vol, l’ordinateur de bord enregistre dans un fichier certaines données
mesurées, entre autres les courants consommés par chacun des 12 ESC qui modulent
l’énergie électrique distribuée aux moteurs. Cette mesure permet de remonter à la
puissance consommée par les moteurs et donc à l’énergie, ce qui intéresse le
concepteur en vue d’analyser les consommations et l’autonomie lors des vols de test.
La table 3 illustre une capture d’écran du fichier texte Donnees_vol.txt qui recensent
les données mesurées lors d’un vol d’essai. Il y a 5 lignes d’en-tête (texte sans
données utiles ici), et une table principale, dans laquelle la colonne 0 contient les
temps de mesure, puis chaque groupe de trois colonnes qui la suivent correspond à
l’un des 12 moteurs.
Dans le document réponse DR8 est fourni un extrait de code qui permet de générer :
• La liste LTps des temps de mesure (correspondant à la colonne 0, pour les données
utiles – hors 5 lignes d’en-tête). Remarque : Cette liste contient des types int.
𝑃𝑃𝐶𝐶 (𝑡𝑡𝑖𝑖 ) = ∑ 𝑝𝑝𝑘𝑘 (𝑡𝑡𝑖𝑖 ) = ∑ 𝑉𝑉0 𝑖𝑖𝑘𝑘 (𝑡𝑡𝑖𝑖 ) = 𝑉𝑉0 ∑ 𝑖𝑖𝑘𝑘 (𝑡𝑡𝑖𝑖 )
𝑘𝑘=1 𝑘𝑘=1 𝑘𝑘=1
Il faut alors sommer, à chaque instant 𝑡𝑡𝑖𝑖 (chaque ligne), les 12 courants
consommés, puis multiplier par 𝑉𝑉0.
Page 28
Q61. a. Compléter les deux morceaux de code manquants dans la zone 1 du document
réponse DR8, afin d’extraire les données utiles et d’en déterminer le nombre.
b. À l’intérieur de la boucle for, compléter les 5 morceaux de code manquants
dans la zone 2 du DR8, afin de générer les listes LTps et Lpuiss telles que
décrites ci-dessus.
L’énergie restante dans la batterie peut être déterminée en sachant qu’à chaque
𝑡𝑡
instant 𝑡𝑡𝑖𝑖 : 𝐸𝐸restante (𝑡𝑡𝑖𝑖 ) = 𝐸𝐸initiale − 𝐸𝐸consommée (𝑡𝑡𝑖𝑖 ) , avec 𝐸𝐸consommée (𝑡𝑡𝑖𝑖 ) = ∫0 𝑖𝑖 𝑃𝑃𝐶𝐶 (𝜏𝜏)𝑑𝑑𝑑𝑑
À l’aide d’une méthode des rectangles, ce problème peut se réécrire sous la forme
itérative suivante : 𝐸𝐸restante (𝑡𝑡𝑖𝑖 ) = 𝐸𝐸restante (𝑡𝑡𝑖𝑖−1 ) − 𝛿𝛿𝐸𝐸consommée avec
𝑡𝑡𝑖𝑖
Q62. Compléter alors les trois morceaux de code manquants dans la zone 3 du DR8
pour cette fonction energie_restante(E0, Temps, Puiss).
Cette bibliothèque contient une fonction plt.plot(Lx, Ly) qui prend en argument deux
listes de même taille, et qui trace le nuage de points avec les éléments de Lx comme
liste des abscisses, et ceux de Ly comme liste des ordonnées correspondantes.
Lors du vol, les batteries sont initialement pleines avec une énergie 1,8 MJ.
Q63. Donner les deux lignes à écrire (l’une fait appel à la fonction energie_restante(…),
et l’autre à la fonction plt.plot(…) de la bibliothèque Matplotlib, permettant de
tracer l’évolution de l’énergie stockée dans la batterie en fonction du temps.
Page 29
F. Conclusion de l’étude
L’objectif de cette dernière partie est de valider que cette étude a répondu au
cahier des charges du système étudié.
Cette mise en relation se fait simplement sous la forme de traits droits entre cadres. À
titre d’exemple, le tracé des liens est donné sur le DR9 pour les exigences 1.1 et 1.1.1.
Q64. Sur le document réponse DR9, relier chacune des exigences encadrées
restantes à une ou plusieurs sous-parties encadrées correspondantes.
Page 30
Document
Question Q8.
réponse DR1
Simulations de la force axiale [à gauche] et du couple résistant [à droite] sur toute la plage de fonctionnement du moteur [en haut]
et sur la plage basse vitesse [en bas]
C
CGLSCIN
Question Q21.
Question Q22.
𝜋𝜋 𝜋𝜋
Dans la position 𝛼𝛼 = − 2 , 𝛽𝛽 = 2
(voir figure 11) :
𝛼𝛼 est piloté à l’aide du ………………..… et
𝛽𝛽 à l’aide du ………………..…
Question Q24.
6
1 2 3
7
8
Quadricoptère
D
Tournez la page S.V.P.
Question Q30.
Document réponse DR3
Réponse temporelle simulée lors d’un échelon de position 𝛽𝛽 de 45° Crédit simulation : Ferni Guerrero
E
CGLSCIN
Document
réponse DR4
Question Q32.
F
Tournez la page S.V.P.
CGLSCIN
Question Q35.
G
Tournez la page S.V.P.
CGLSCIN
Temps en s
Temps en s
H
Page 41
Tournez la page S.V.P.
CGLSCIN
Moteur synchrone
Contrôleur de vol
brushless couplé en
+ type ESC
étoile
Bat +
Input U
NC
Ground
V
Bat - W
-
Batterie
Page 43 I
Tournez la page S.V.P.
CGLSCIN
LTps.append(Temps)
δE = ___________________________________________________________
J
Tournez la page S.V.P.
CGLSCIN
Document
réponse DR9
Question Q64.
K
Tournez la page S.V.P.
CGLSCIN
Ports
Connexions de l'ESC
L
Document technique DT2
Programme Arduino de l'ESC
Document technique DT3