RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN REPUBLIC OF CAMEROON
PAIX – TRAVAIL - PATRIE PEACE – WORK - FATHERLAND
Université de Douala The University of Douala
Faculté des Sciences Faculty of Science
UE : BIO 254 (Génétique fondamentale)
TP : Détermination du mode reproduction de quelques plantes
Rappels :
I. Généralités
I.1. Autofécondation (autogamie)
L'autofécondation est le mode de reproduction habituel des plantes autogames, Leurs fleurs sont
bisexuées ou hermaphrodites, c'est-à-dire qu'elles possèdent des organes mâles et femelles dans la
même fleur, et la maturité des gamètes est simultanée. Les individus se reproduisant uniquement par
autofécondation. Ils sont homozygotes pour tous les gènes. Il y a donc stabilité des caractères au fil des
générations, puisque tous les gamètes mâles et femelles sont identiques. Ce sont des lignées pures.
Exemple : blé, riz, orge, pois, avoine, sorgho, colza, coton, haricot, lin, piment, soja, tabac, tomate,
aubergine, laitue, fève, poivron, pomme de terre.
I.2. Allogamie (fécondation croisée)
L’allogamie est la fécondation croisée de l'ovule d'une plante par du pollen d'une autre plante de
la même espèce. Les plantes allogames privilégient la fécondation croisée. Elle a lieu pour les plantes
qui ont des pieds mâles et femelles séparés (espèces dioïques). La dissémination du pollen est réalisée
par le vent, les insectes, les oiseaux. Chez certaines espèces dites monoïques comme le maïs, les fleurs
mâles et femelles sont séparées, mais présentes sur un même pied. La fécondation croisée est favorisée
car les organes mâles et femelles d'une même plante ne viennent pas souvent à maturité en même temps.
Enfin, pour des espèces où les fleurs sont bisexuées, il peut exister des barrières physiologiques ou
physiques à l'autofécondation (luzerne, orchidées, primevère), imposant là encore la fécondation croisée.
Exemple de plante : palmier, asperge, maïs, aubergine, courge, betterave, carotte, épinard, chou, le radis,
l'oignon et le poireau
II. Protocole du TP en champs
1. Sur une plante choisie dont l’étudiant connait au moins le nom commun, localiser :
- les étamines (appareils reproducteurs males) ;
- le pistil (appareil reproducteur femelle).
2. Dessiner sur un format A4 les structures observées. S’aider d’une loupe pour les petits spécimens
végétaux.
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3. déterminer l’état de la plante (monoïque, dioïque, hermaphrodites)
4. Proposer alors un mode de reproduction de la plante (allogamie, autogamie). Justifier son choix.
III. Matériel du terrain
- Format A, stylo à bille bleu, crayon gomme
- Chaussure fermée (tennis, botte.)
- Gang
- Tenue de champs
- Houe, machette, pioche, daba, pelle, ficelle…
IV. Quelques images utiles :
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Fig. Fleur bisexuée de Delonix regia (Flamboyant) Fig. Fleur d’orgueil de Chine disséquée
Cette figure représente le résultat d'un
croisement entre un muflier à fleurs rouges
et un à fleurs blanches - les hybrides F1 ont
des fleurs roses. Dans ce cas, aucun des
allèles pour la couleur des fleurs n'est
complètement dominant sur l'autre. Par
conséquent, les individus avec des allèles
hétérozygotes ont un phénotype différent de
ceux avec l'un ou l'autre des ensembles
d'allèles homozygotes.