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Concepts de Cryptographie Et de Cryptanalyse: Chapitre 2

Le chapitre 2 traite des concepts fondamentaux de la cryptographie et de la cryptanalyse, en abordant les principes de fonctionnement, les opérations utilisées, ainsi que les différents types de chiffrements. Il explique l'importance de la confidentialité, de l'intégrité, de l'authentification et de la non-répudiation dans le chiffrement des données. Le texte présente également des exemples de chiffrements faibles et le concept de masque jetable, qui offre une sécurité théorique absolue.

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Concepts de Cryptographie Et de Cryptanalyse: Chapitre 2

Le chapitre 2 traite des concepts fondamentaux de la cryptographie et de la cryptanalyse, en abordant les principes de fonctionnement, les opérations utilisées, ainsi que les différents types de chiffrements. Il explique l'importance de la confidentialité, de l'intégrité, de l'authentification et de la non-répudiation dans le chiffrement des données. Le texte présente également des exemples de chiffrements faibles et le concept de masque jetable, qui offre une sécurité théorique absolue.

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CHAPITRE 2

Concepts de cryptographie et de cryptanalyse


Sommaire

1. Généralités

2. Principes de fonctionnement

3. Opérations utilisées

4. Chiffrements faibles

5. Chiffrement absolu (masque jetable)

6. Chiffrements symétriques

7. Chiffrements asymétriques

8. Fonctions de hachage
2
9. Un peu de cryptanalyse
Généralités

3
Cryptographie : Notions de base
Généralités


objectifs globaux :

→ garder secret / ne pas communiquer ;

→ rétention d'information ;

→ principe du camouflage, déguisement, porte close, …



Genèse : utilisée depuis l'antiquité (chiffrement de César) ;


Origine Arabe : ''cypher'' vient de zéro ''sifr'' ( ‫) صصصفر‬


Au début un art puis devenue une science au XXIe siècle ;

Utilisation simplifiée grâce à l'outil informatique;
4
Cryptographie : Notions de base
Généralités

Pourquoi chiffrer ?

Confidentialité : mécanisme pour transmettre des données de


telle sorte que seul le destinataire autorisé puisse les lire.

Intégrité : mécanisme pour s’assurer que les données reçues


n’ont pas été modifiées durant la transmission.

Authentification : mécanisme pour permettre d’identifier des


personnes ou des entités et de certifier cette identité.

Non-répudiation : mécanisme pour enregistrer un acte ou un


engagement d’une personne ou d’une entité de telle sorte que
celle-ci ne puisse pas nier avoir accompli cet acte ou pris cet
engagement.
5
Cryptographie : Notions de base
Généralités

Vocabulaire autour de la cryptographie :

chiffrement : transformation, à l'aide d'une clé, d'un message en


clair en message chiffré ;

chiffre : utilisation de la substitution au niveau des lettres ;

code : utilisation de la substitution au niveau des mots ou phrases


pour coder ;

coder : utilisation d’un code sur un texte ;

cryptogramme : message chiffré ;

cryptosystème : algorithme de chiffrement ;


6
Cryptographie : Notions de base
Généralités

Vocabulaire autour de la cryptographie :

décrypter : retrouver le message clair à partir du message chiffré


sans connaître la clé ;

cryptanalyse : science de l’analyse des cryptogrammes pour les


décrypter ;

cryptographie : étude de l’art du chiffrement ;

cryptologie : science regroupant la cryptanalyse ET la


cryptographie ;

cryptolecte : vocable utilisé par un groupe d’individus utilisant la


cryptographie;
7
Cryptographie : Notions de base
Sommaire

Principes de fonctionnement

8
Cryptographie : Notions de base
Principes de fonctionnement

Chiffrement symétrique :

La même clé est utilisée pour chiffrer ET déchiffrer ;

Nécessité de garder la clé totalement confidentielle ;

Mise en œuvre complexe si grand nombre de participants.

9
Cryptographie : Notions de base
Principes de fonctionnement

Chiffrement asymétrique :

Inventé pour résoudre le problème de
l'échange des clés ;

Deux clés :

→ publique pour le chiffrement ;


→ privée pour le déchiffrement.

La clé publique est mise à disposition de tous (eg. Public Key Server) ;

Le message ne peut être déchiffré qu'avec la clé privée que le
destinataire garde précieusement ;

10
Cryptographie : Notions de base
Principes de fonctionnement

Fonction de hachage :

Fonction qui permet de calculer pour un ensemble très grand un
résultat précis (eg. chaîne de caractères de taille fixe) ;

Souvent utilisé pour calculer des empreintes de gros fichiers ;

Représentation ou empreinte plus simple à manipuler en mémoire
que le fichier source ;

Fonction à sens unique → opération inverse impossible ;

Est souvent utilisée pour garantir l'intégrité (non modification par
une tierce personne).

11
Cryptographie : Notions de base
Sommaire

Opérations utilisées

12
Cryptographie : Notions de base
Opérations utilisées

Effet d'avalanche :

propriété très recherchée ;

provoque des modifications de plus en plus importantes dans le
cryptosystème ;

une modification mineure de l'entrée provoque une modification
majeure de la sortie,

1/2 est un bon effet d'avalanche (Strict Avalanche Criterion)
→ pour 1 bit d'entrée modifié ;
→ 50 % des bits de sortie changent.

13
Cryptographie : Notions de base
Opérations utilisées

Effet d'avalanche → pourquoi ?



rend l'inversion plus difficile (retrouver la
fonction utilisée dans le cryptosystème) ;

empêche ou rend très difficile les recherches
par biais statistique (indice de coïncidence) ;

si la primitive de chiffrement a un mauvais
effet d'avalanche il est possible de faire des
prédictions sur les entrées en observant les
sorties.

cryptosystème de hachages
→ utilisation de fonction surjective ;
→ attention aux collisions ;
→ X doit être grand. 14
Cryptographie : Notions de base
Opérations utilisées

Permutation :

P-Box ou « permutation box » désigne une table de permutation
utilisée dans les algorithmes de chiffrement ;

Indique comment échanger les éléments d'une structure ;

augmente la « diffusion » :
→ mélange des données ;
→ effet d’avalanche.

Se présente sous la forme d'un tableau à une dimension :
→ exemple pour un octet [ 5, 4, 1, 3, 7, 8, 2, 6 ] ;
Index 8 7 6 5 4 3 2 1 Signification

Chiffre 1 0 0 1 0 0 1 0 146
15
Code 0 1 1 0 1 0 0 0 104
Cryptographie : Notions de base
Opérations utilisées

Substitution :

S-Box ou « substitution box » désigne une table de substitution
utilisée dans les algorithmes de chiffrement ;

contribue à la « confusion » → rend l'information originale
inintelligible ;

casse la linéarité de la structure de chiffrement ;

la table de substitution prend en paramètre x bits et en renvoie y ou
x>y;

16
Cryptographie : Notions de base
Opérations utilisées

Substitution :

Prenons la table de substitution suivante
S-Box 3 bits LSB
000 001 010 100 011 101 110 111
Bit 1 1000 0100 1001 0111 1110 0011 1101 0000
MSB
0 0110 1011 0010 1100 0101 1111 0001 1110


Prenons l'entrée suivante : « 0101 0001 1001 1111 »

Avec la table de substitution cela donne :
0101 → 1111 0001 → 1011 1001 → 0100 1111 → 0000

Le message devient : 1111 1011 0100 0000 17


Cryptographie : Notions de base
Opérations utilisées

Réseau de Feistel (Horst Feistel) :



Utilisé dans les algorithmes de chiffrement par
bloc ;

Première utilisation dans Lucifer et DES ;

Chiffrement et déchiffrement ont une structure
similaire (voire identique) ;


Principe :
→ on découpe l'information en deux blocs ;
→ un bloc est codé avec une clé ou sous-clé (dérivée) ;
→ le bloc codé est ajouté à l'autre avec un XOR ;
→ on réitère le processus un certain nombre de tours (eg. 16)
18
Cryptographie : Notions de base
Opérations utilisées

Ou exclusif :

Très utilisé dans les algorithmes de chiffrements
symétriques ;

Propriétés mathématiques intéressantes :





→ commutativité
→ associativité

19
Cryptographie : Notions de base
Opérations utilisées

Ou exclusif :

Considérons un document à chiffrer :

0110 1010 1101 0100



Considérons la clé suivante : 1010

On obtient le message codé suivant :

message 0110 1010 1101 0100


clair
clé de chiffrement 1010 1010 1010 1010

message 1100 0000 0111 1110


codé 20
Cryptographie : Notions de base
Opérations utilisées

Ou exclusif :

On réalise la même opération pour déchiffrer :

message codé 1100 0000 0111 1110

clé de chiffrement 1010 1010 1010 1010

message clair 0110 1010 1101 0100


Dans un réseau de Feistel :
→ on coupe le message en deux
→ on code la moitié avec la clé
→ on fait un XOR avec l'autre moitié
21
Cryptographie : Notions de base
Sommaire

Chiffrements faibles

22
Cryptographie : Notions de base
Chiffrements faibles

La scytale lacédémonienne :

première trace de procédé de dissimulation intentionnel ;

bâton que se transmettent les coureurs de courses de relais ;

Principe :

destinataire et émetteur ont deux bâtons strictement identiques ;

l'émetteur enroule une courroie autour du bâton ;

l'émetteur écrit le message puis déroule la courroie ;

le destinataire n’a qu'à enrouler la courroie autour de son bâton pour
lire le message !

Message chiffré :
23
KTMIOILMDLONKRIIRGNOHGWT
Cryptographie : Notions de base
Chiffrements faibles

Le chiffre de César :

procédé de chiffrement par substitution monoalphabétique ;

on remplace les lettres par d'autres (décalage de l'alphabet) ;

présent encore de nos jours sous le nom ROT13 ;

faiblesse à l'analyse de fréquence.

24
Cryptographie : Notions de base
Chiffrements faibles

Le chiffrement de Vigenère :

procédé de chiffrement par substitution polyalphabétique ;

on remplace les lettres par d'autres ;

le remplacement se fait en fonction de la lettre ainsi que de sa
position dans le mot ;

résiste à l'analyse de fréquence.

25
Cryptographie : Notions de base
Chiffrements faibles

Le chiffrement de Vigenère :

considérons la table de chiffrement suivante :

texte en clair

lettre de la clé

lettre du code
26
Cryptographie : Notions de base
Chiffrements faibles

Le chiffrement de Vigenère :

Prenons un exemple :

→ codons le message suivant : «la crypto c'est trop bien» ;

→ utilisons la clé suivante : « epsi » ;

→ on répète la clé sous le message à chiffrer puis on utilise la table de


permutation :
l a c r y p t o c ‚ e s t t r o p b i e n

e p s i e p s i e ‚ p s i e p s i e p s i

p p u z c e l m g ‚ t k b x g g x f xw v
27
Cryptographie : Notions de base
Chiffrements faibles

Stéganographie :

Pas à proprement parler un procédé
cryptologique → cacher et non chiffrer ;

Utiliser une image ou un texte pour
cacher de l'information ;

message transmis par un espion


allemand pendant le premier conflit →
mondial

28
Cryptographie : Notions de base
Sommaire

Chiffrement absolu
(masque jetable)

29
Cryptographie : Notions de base
Chiffrements absolu (masque jetable)

Masque jetable :

Le masque jetable ou chiffre de Vernan est un algorithme de
cryptographie ;

Ce chiffrement impose des conditions particulières pour la clé :

→ elle doit être aussi longue que le message ;


→ les caractères la composant doivent être aléatoires ;
→ chaque clé ne doit être utilisée qu'une seule fois.

La méthode de combinaison entre le message clair et la clé est
suffisamment simple pour être employée « à la main » ;

30
Cryptographie : Notions de base
Chiffrements absolu (masque jetable)

Masque jetable :

Si les trois préceptes précédants sont respectés, le système offre
une sécurité théorique absolue ;

Explication :

→ si on connaît uniquement le texte chiffré ;


→ que toutes les clés sont équiprobables ;
→ alors tous les textes clairs sont possible ;

Analyse statistique impossible ;

31
Cryptographie : Notions de base
Chiffrements absolu (masque jetable)

Masque jetable :

Connaître une partie du texte clair et chiffré permet de connaître
uniquement la partie de la clé :

→ le reste de la clé est différente de la partie connue


→ aucune information supplémentaire ne peut être trouvée !

On atteint le niveau de sécurité maximal : la sécurité sémantique ;

On ne cherche plus la complexité du calcul comme avec les autres
algorithmes ;

Le masque jetable est dit inconditionnellement sûr.

32
Cryptographie : Notions de base
Chiffrements absolu (masque jetable)

Masque jetable :

Prenons le message suivant : « ECOLEEPSI »

Prenons la clé suivante : « OVERWATCH »

Attribuons à chaque lettre un rang (A → 0, B → 1, …)

On additionne les rangs du message et du masque ;

Si on dépasse le rang maximal ou soustrait le rang maximal au
résultat (modulo) → ici modulo 26 ;

33
Cryptographie : Notions de base
Chiffrements absolu (masque jetable)

Masque jetable :

On chiffre le message ainsi :
message 4 (E) 2 (C) 14 (O) 11 (L) 4 (E) 4 (E) 15 (P) 18 (S) 9 (I)

clé 14 (O) 21 (V) 4 (E) 17 (R) 22 (W) 0 (A) 19 (T) 2 (C) 7 (H)

clé + message 18 23 18 28 26 4 34 20 16

modulo 18 23 18 3 1 4 9 20 16

message chiffré S X S D B E J U Q

34
Cryptographie : Notions de base
Chiffrements absolu (masque jetable)

Masque jetable :

On déchiffre le message ainsi :
message 18 (S) 23 (X) 18 (S) 3 (D) 1 (B) 4 (E) 9 (J) 20 (U) 16 (Q)
chiffré
clé 14 (O) 21 (V) 4 (E) 17 (R) 22 (W) 0 (A) 19 (T) 2 (C) 7 (H)

message - 4 2 14 -14 -21 4 -10 18 9


clé
modulo 4 2 14 11 4 4 15 18 9

message E C O L E E P S I

35
Cryptographie : Notions de base
Chiffrements absolu (masque jetable)

Masque jetable :

Limitations du système :

→ taille des clés pour les messages longs ;


→ nombre de clés ;
→ transmission des clés ;
→ comment générer des clés vraiment aléatoires ?

36
Cryptographie : Notions de base
Sommaire

Chiffrements symétriques

37
Cryptographie : Notions de base
Chiffrements symétriques

3DES :

Algorithme de chiffrement par
bloc ;

Enchaînement de 3 chiffrements
DES sur le même bloc ;

Bloc de 64 bits ;


Utilisation de 2 ou 3 clés différentes ;

Utilisation EDE compatible avec le DES (encypt, decrypt, encrypt)
si on utilise 3 fois la même clé ;

Quand :
→ K1 = K3 alors la clé fait 112 bits de long 38

→ K1!= K3 alors la clé fait 168 bits de long


Cryptographie : Notions de base
Chiffrements symétriques

3DES :

Formule du mode de Tuchman :


Variante de Carl Ellison :


Utilisation d'une fonction de transposition pour augmenter la
diffusion ;

39
Cryptographie : Notions de base
Chiffrements symétriques

AES (Advanced Encryption Standard) ou Rijndael :



Actuellement le chiffrement le plus utilisé et le plus sûr ;

Bloc de 128 bits (16 octets) ;

Clés de 128, 192 ou 256 bits

Ce chiffrement n'a pas été cassé ;

Recherche exhaustive (brute force) reste la seule solution ;

La NSA utilise le chiffrement 128 bits pour des documents de
niveau « SECRET », le niveau « TOP SECRET » utilise des clés de
192 ou 256 bits.

40
Cryptographie : Notions de base
Chiffrements symétriques

AES (Advanced Encryption


Standard) ou Rijndael :

Fonctionnement :

→ 16 octets sont placés dans une


matrice 4x4 ;
→ rotation des lignes vers la
droite ;
→ transformation linéaire
appliquée (multiplication
polynomiale) ;
→ XOR effectué avec une autre
matrice ;
→ opération itérée 10, 12 ou 14
fois (clé de 128, 192 ou 256 bits).
41
Cryptographie : Notions de base
Sommaire

Chiffrements asymétriques

42
Cryptographie : Notions de base
Chiffrements asymétriques

RSA (Rivest Shamir Adleman) :



Algorithme complexe qui utilise plusieurs branches de l'arithmétique
modulaire :

→ les congruences ;
a et b sont dits congrus modulo n si leur différence est divisible par n
a et b sont alors congrus modulo n si le reste de a par n est égal à celui de b par n

1) 26 ≡ 12 (7) → 26 – 12 = 14 → 14 multiple de 7
2) 26 % 7 = 5 ET 12%7 = 5

→ le petit théorème de Fermat.


si p est un nombre premier et a est un entier, alors ap – a est multiple de p


Pour obtenir des fonctions à sens unique avec brèche secrète (ou
porte dérobée).
43
Cryptographie : Notions de base
Chiffrements asymétriques

RSA (Rivest Shamir Adleman) :



Principe de fonctionnement :

→ Les calculs se font modulo P ;


(petit théorème de Fermat)

→ Les messages clairs et chiffrés sont des entiers inférieurs à P ;

→ Le message est élevé à une puissance modulo P ;


(exponentiation modulaire)


Il est essentiel que la génération du couple (de clés) soit vraiment
aléatoire → pour ne pas retrouver la clé privée grâce à la clé
publique !

Les données à chiffrer ne doivent pas être trop courtes ; 44
Cryptographie : Notions de base
Chiffrements asymétriques

Echange de clés Diffie Hellman (utilisé par SSH) :



Algorithme qui utilise un cas particulier d'anneau commutatif : ℤ/nℤ

Les deux parties échangent :

→ un groupe ou corps fini ;


un groupe fini est déterminé par son cardinal qui est une puissance d'un nombre
premier
→ un générateur de ce groupe.

Ils décident d'un nombre secret qu'ils élèvent à une puissance issue
du groupe ;

Ils élèvent le nombre reçu à la puissance du nombre secret pour
trouver la même clé ;
45

comme il est difficile d'inverser l'exponentiation la clé est introuvable.
Cryptographie : Notions de base
Chiffrements asymétriques

Echange de clés Diffie Hellman (utilisé par SSH) :



Alice et Bob se mettent d'accord sur
→ le nombre premier p=11 ;
→ la base b=5.

Alice choisit le nombre secret sa = 3 et Bob, sb = 9 ;

Alice envoie à Bob va = bsa mod p soit va = 53 mod 11 = 4


Bob envoie à Alice vb = bsb mod p soit vb = 59 mod 11 = 9


Alice et Bob calculent la clé secrète :

→ cléa = (vb)sa mod p = 93 mod 11 = 3


→ cléb = (va)sb mod p = 49 mod 11 = 3 46
Cryptographie : Notions de base
Chiffrements asymétriques

Echange de clés Diffie Hellman (utilisé par SSH) :

Attaque :

Ce protocole est vulnérable au MITM ;


L'attaquant doit pouvoir intercepter p, b ,va et vb ;


Alice et Bob croient ainsi avoir échangé une clé ;

En réalité ils ont chacun échangé une clé secrète avec l'attaquant ;

Parade :

En SSH on utilise les fingerprints (challenge) ;

On signe l'échange avec un couple asymétrique certifié.
47
Cryptographie : Notions de base
Sommaire

Fonctions de hachage

48
Cryptographie : Notions de base
Fonctions de hachage

SHA (Secure Hash Algorithm) :



Standard du gouvernement des États-Unis ;

Développé par la NSA mais inspiration de MD5 (Ron Rivest) ;

Principe :
→ la fonction prend en entrée un message de longueur variable ;
→ elle produit une empreinte ou haché de taille fixe ;


Basé sur la construction de Merkle-Damgård :

49
Cryptographie : Notions de base
Fonctions de hachage

K-HMAC (Keyed-Hash Message Authentication Code) :



Type de Code d'Authentification de Message (CAM) ;

Mixe une fonction de hachage avec une clé secrète ;

Permet de vérifier l'intégrité ET l'authenticité d'un message ;

La sécurité du HMAC dépend :

→ de l'algorithme de hash ;
→ de la taille de la clé.

50
Cryptographie : Notions de base
Sommaire

Un peu de cryptanalyse

51
Cryptographie : Notions de base
Un peu de cryptanalyse

Analyse fréquentielle :

Examine les répétitions des lettres du message chiffré pour
retrouver la clé de chiffrement ;

Inefficace contre les chiffrements modernes (eg. RSA) ;

Souvent utilisée conjointement avec l'indice de coïncidence (calcul
de probabilité de répétition des lettres).

Attaque par dictionnaire :



Teste tous les mots d'une liste comme clé de chiffrement ;

Souvent couplé à la force brute pour l'accélérer ;

Inefficace contre AES. 52
Cryptographie : Notions de base
Un peu de cryptanalyse

Cryptanalyse linéaire :

Approximation linéaire de la structure interne du cryptosystème

Efficace contre DES / inefficace contre les cryptosystèmes
modernes ;

Cryptanalyse différentielle :

Analyse statistique des modifications structurelles du
cryptosystèmes en modifiant légèrement les entrées ;

Nécessite un très grand nombre de perturbations pour récupérer la
clé ;

Inefficace contre AES.
53
Cryptographie : Notions de base
Un peu de cryptanalyse

Cryptanalyse par canal auxiliaire :



Exploite une propriété « inattendue » de l'implémentation d'un
cryptosystème ;

Différents paramètres sont analysés : temps, bruit, consommation
électrique ;

Cryptanalyse temps / mémoire :



Souvent appelée table arc-en-ciel (rainbow table) ;

Mélange entre l'attaque par force brute et l'attaque par dictionnaire :

→ force brute trop longue ;


→ dictionnaire trop de place en mémoire.
54

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