Problèmes de Révision Générale
Problèmes de Révision Générale
Hassan ADOCH
Professeur agrégé au Lycée Ibn Timiya
Classes préparatoires aux grandes écoles, Marrakech
PSI/MP/TSI
Données :
c = 3 108 m/s ; h = 2πh̄ = 6, 62 10−34 J.s m = 9, 11 10−31 kg
1
= 9. 109 (S.I) ; α = 10−21 kg/s ; R = 1, 3 nm
4πε0
On rappelle aussi que pour :
H
x 1 − t2 2t
t = tan( ) on a : Cos(x) = et Sin(x) =
2 1 + t2 1 + t2
A-Modèle de Thomson
C
Après le découverte de l'électron en 1899 par le physicien J.J.Thomson. Il a proposer en 1904, un modèle pour décrire l'atome.
Dans ce modèle, l'atome est une sphère homogène de centre O et de rayon R, chargée positivement avec Q = Ze. Alors que les
O
électrons sont en mouvement à l'intérieur de cette sphère.
−−→
On se limite au cas de l'hydrogène (Z = 1), l'électron est modélisé par un point matériel M avec → −
r = OM =
→
− →
− →
− →
−
r e r . Le référentiel d'étude est le référentiel R(O, e x , e y , e z ) lié au centre O, on considère qu'il est galiléen. On note la base
D
sphérique (→ −e r, →
−
e θ, →
−
e ϕ)
A-1) Donner l'expression du la densité volumique de charge ρ de la sphère chargée en fonction de e et R.
A-2) En utilisant le théorème de Gauss, Montrer que le champ électrostatique crée en tout point M de l'intérieur de l'atome
A
s'écrit sous la forme : →
−
E (M ) = a r→
−
er
Où a est une constante à exprimer en fonction e, R et ε0 . Calculer sa valeur.
→
−
A-3) Déduire l'expression de la force F e associée à ce champ. Est-ce-que cette force est centrale? (rappeler la dénition d'une
force centrale)
A-4) Pourquoi ce modèle est appelé modèle de l'électron élastiquement lié?
A-5) Montrer que le mouvement de l'électron est plan.
A-6) Déterminer l'équation diérentielle vériée par le vecteur position →
−
r.
A-7) Donner les solutions sous la forme x(t), y(t) et z(t).
A-8) Déterminer la nature de la trajectoire de l'électron sachant que :→
−
r (t = 0) = r0 →
−
e x et →
−
v (t = 0) = v0 →
−
e y.
→
−
A-9) Etablir l'expression du potentiel électrostatique V (M ) associé au champ électrostatique E (M ). Déduire l'énergie potentielle
→
−
Ep associée à la force F e .
A-10) Une étude expérimentale montre que un électron accéléré rayonne de l'énergie sous forme de lumière. On modélise cet
eet par une force de frottement visqueuse qui s'écrit sous la forme :
→
−
f = −α→
−
v
A-10-1) Donner l'équation diérentielle de mouvement vériée par → −
r.
A-10-2) Montrer que l'une des solutions de cette équation s'écrit -pour x, y- sous la même forme :
t t
x(t) = A exp(− ) cos(ω1 t + ϕ) et y(t) = B exp(− ) cos(ω1 t + ϕ0 )
τ τ
Déterminer l'expression de ω1 et de τ en fonction de m, α et k. Calculer la valeur de τ et de ω1 .
A-10-3) Comment peut-t-on trouver l'expression de A, B , ϕ et de ϕ0 ? Déterminer leurs expressions.
A-10-4) Tracer l'allure de la fonction x(t) et y(t). Expliquer alors pourquoi ce modèle n'est pas convenable pour décrire un
atome.
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B-Modèle de Rutherford
L'expérience de diusion conduite par Ernest Rutherford en 1909 est l'origine de la théorie planétaire de l'atome. Dans
cette expérience, une source radioactive émet un faisceau de particules α monocinétiques (même vitesse) : des noyaux d'hélium
He2+ très énergétiques qui viennent bombarder une ne feuille d'or. un écran sphérique recouvert de sulfure de zinc entoure
cette feuille. Après avoir interagi avec les atomes de la feuille d'or, les particules α heurtent l'écran et forment de microscopiques
points lumineux sur le sulfure de zinc. Rutherford et ses collaborateurs ont étudié la distribution de ces impacts lumineux sur
l'écran et ont pu mettre en évidence des propriétés inattendues de l'atome.
OC H
A D Figure 1 : Schéma simplié de l'expérience
Dans tout ce problème, on néglige la force de gravitation entre les particules et aussi le poids, seule la force de Coulomb joue un
rôle. On lance la particule avec est une vitesse initiale v0 vers le noyau cible, avec un paramètre d'impact b (Voir la gure 2).
Dans tout la suite, le référentiel d'étude est celui lié au noyau d'or supposé galiléen.
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H
B-8) En appliquant le PFD, montrer que :
Ze2
D
tan =
2πε0 mα v02 b
C
2
B-Modèle de Bohr
O
En 1913, Bohr a proposé un modèle pour décrire l'atome essentiellement les atomes avec un seul électron appelés hydrogénoïdes.
Son modèle suppose que :
• L'électron et le noyau sont représentés par des points matériel M et O respectivement.
D
• Le moment cinétique de l'électron par rapport à O est quantié, c'est-à-dire LO = nh̄ avec n ∈ N et h̄ une constante.
• L'électron est en mouvement circulaire uniforme autour du noyau à une distance r = OM .
hc
• Le passage d'un électron d'un orbite circulaire à un autre se fait par absorption ou émission d'un photon d'énergie E =
A
λ
On considère un atome de numéro atomique Z et qui contient un seul électron et on choisit le référentiel R lié au noyau
→
−
comme référentiel d'étude qu'on considère galiléen. On utilise la base de Frenet (→
−
n,→
−
τ , b ).
→
−
B-1) Tracer un schéma simplié de l'atome étudié en mentionnant les vecteurs (→ −n,→−
τ , b ).
B-2) La force d'interaction de Coulomb entre l'électron et le noyau s'écrit sous la forme :
→
− kZ −−→
F = − 3 OM
r
Donner l'expression de k en fonction de e et ε0 .
B-3) En appliquant le principe fondamentale de la dynamique sur l'électron dans R, déterminer l'expression du carré de la
vitesse v 2 en fonction de k, m, Z et r.
B-4) Déduire l'expression du rayon d'orbite rn = r en fonction de k, m, h̄, Z , e et n.
B-5) On appelle rayon de Bohr (noté a0 ) la valeur de rn pour (Z = 1, n = 1), calculer sa valeur. Quelle est la signication
physique de a0 ?
→
−
B-6) Déterminer l'expression de l'énergie potentielle Ep associée à la force F . On considère que cette énergie est nulle à l'inni.
B-7) Déduire que l'énergie mécanique s'écrit sous la forme :
Z2
En = −EH
n2
Calculer EH et donner sa signication.
B-8) Montrer que la longueur d'onde de la lumière émise lors de passage d'un électron d'un orbite p à un orbite n < p s'écrit
sous la forme :
1 1 1
= RH 2
− 2
λ n p
Calculer RH donner un signication à cette constante.
B-9) Pourquoi on ne peut pas décrire un atome poly-électronique (qui possède plusieurs électrons) avec ce modèle?
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H
E .dS =
Σ ε0
La distribution possède une symétrie sphérique donc on travail en coordonnées sphériques. Dans ce système de coordonnées, les
plans (M, →
−e r, →
−
e ϕ ) et (M, →
−
e r, →
−
e θ ) sont des plans de symétrie alors :
C
→
−
E (M ) = E(M )→
−
er
O
r:
→
− −
→
E (M ) = E(r)dS
La surface de Gauss Σ doit être une sphère de centre O et de rayon r. Alors :
D
−−−→ −
→
dOM = dr→
−
e r + rdθ→
−
e θ + r sin(θ) dϕ→
−
eϕ ⇒ dS = r2 sin(θ) dθdϕ→
−
er
A
" ˆ 2π ˆ π
− −
→ →
E .dS = E(r)r2 sin(θ) dθdϕ = 4πr2 E(r)
Σ 0 0
D'autre part, la charge Qint est la charge contenue à l'intérieur de surface de Gauss. On s'intéresse à un point M à l'intérieur de
atome donc r < R ce qui donne :
˚ ˚ ˚
3e 3e 3e 4 3 r3
Qint = ρdτ = dτ = dτ = πr = e 3
4πR3 4πR3 3
4πR 3 R
Donc en remplaçant dans le théorème de Gauss on obtient :
→
− e e
E (M ) = r→
−
e r = ar→
−
er avec a = A.N : a = 6, 6 1017 V.m−2
4πε0 R3 4πε0 R3
A-3) La force appliquée par la distribution de charge sur l'électron est une force électrostatique donnée par :
→
− →
−
F e = −e E (M ) = −ear→
−
er
A-4) Le mouvement de l'électron est régie par la force électrostatique seule (on néglige le poids) donc le théorème de moment
cinétique donne :
→
−
d L O (M ) →
− −−→ →− →
−
= MO ( F e ) = OM ∧ F e = r→−e r ∧ (−aer→
−e r) = 0
dt
→
− −→
Alors le moment cinétique de l'électron est constante L O (M ) = cte ce qui implique que le mouvement est plan.
A-5) En appliquant le principe fondamental de la dynamique sur l'électron Dans le référentiel R supposé galiléen :
m→
−
a (M/R) = −ear→
−
e r = −eα→
−
r
Or par dénition :
−−→
→
− d2 OM d2 →
−
r d2 →
−
r →
−
a (M/R) = 2
= ⇒ m + ae→
−
r = 0
dt dt2 dt2
Le vecteur position vérie alors une équation diérentielle de deuxième degré.
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A-6) En remplaçant le vecteur position par son expression en coordonnées cartésien on trouve :
→
− d2 (x→
−
e x + y→
−
e y + z→
−
e z ) ae → →
−
r = x→
−
e x + y→
−
e y + z→
−
ez ⇒ + (x−
e x + y→
−
e y + z→
−
e z) = 0
dt2 m
La projection de cette équation sur les axes OX, OY et OZ donne trois équations diérentielle similaires :
d2 x ea d2 y ea d2 z ea
+ x=0 ; + y = 0 et + z=0
dt2 m dt2 m dt2 m
La solution est donc :
H
r
ea
x(t) = X0 cos(ω0 t + ϕx ) ; y(t) = Y0 cos(ω0 t + ϕy ) et z(t) = Z0 cos(ω0 t + ϕz ) avec ω0 =
m
C
→
−
r (t = 0) = X0 cos(ϕx )→
−
e x + Y0 cos(ϕy )→
−
e y + Z0 cos(ϕz )→
−
e z = r0 →
−
ex
→
−
v (t = 0) = v0 →
−
e y = X0 ω0 sin(ϕx )→
−
e x + Y0 ω0 sin(ϕy )→
−
e y + Z0 ω0 sin(ϕz )→
−
e z = v0 →
−
ey
O
Alors : π
ϕy = ϕz = ; ϕx = 0 ; Z0 = 0 ; X0 = r0 et Y0 ω0 = v0
2
D
Ce qui donne :
v0
x(t) = r0 cos(ω0 t) ; y(t) = sin(ω0 t) et z(t) = 0
ω0
L'équation de trajectoire est alors :
A
x2 y2
+ 2 = 1
r02
v0
ω0
C'est l'équation d'une ellipse.
A-8) La potentiel V(M) associée au champ électrostatique est par dénition :
ˆ ˆ
− −−−→
→ a
V (M ) = − E .dOM = −a rdr = − r2 + cte
2
La détermination de l'énergie potentielle associée à la force électrostatique peut être faite par deux méthodes soit avec la dénition
de l'énergie potentielle d'une force soit avec la dénition de l'énergie d'interaction entre un particule chargée et un potentiel :
a a
Ep = qV (M ) = −e − r2 + cte = e r2 + cte0
2 2
On peut choisir cette constante on xant Ep (r = 0) = 0.
A-9) On ajoute la force de frottement qui modélise le rayonnement de l'électron.
A-9-1) En appliquant le principe fondamental de la dynamique on a :
d2 →
−r d→
−r d2 →
−r α d→
−
r ae − →
−
m 2
= −ea→
−
er −α ⇒ 2
+ + → r = 0
dt dt dt m dt m
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H
α −∆
x(t) = A exp − cos t+ϕ
2m 2
Par identication avec l'expression donnée on trouve :
C
√ √
m −∆ 4aem − α2
τ= = 4, 56. 10−10 s ; ω1 = = = 3, 41. 1014 rad/s
2α 2 2m
O
A-9-3) Pour déterminer A et ϕ on utilise les conditions initiales (x(t = 0), ẋ(t = 0)).
A-9-4) L'allure des courbes de x et y en fonction de t :
D
x y y
A
t t x
Le modèle de Thomson prédit que l'électron perd son énergie par rayonnement et s'approche progressivement de centre de l'atome
(oscillations amorties) jusqu'à s'arrêter au centre de l'atome; ce qui contredit l'expérience.
B-Modèle de Rutherford
B-1) La force de Coulomb appliquée par le noyau d'or G sur la particule α est exprimée dans la base sphérique par :
−−→
→
− 2Ze2 → − →
− GM
F = er avec e r = et r = GM
4πε0 r2 GM
C'est une force centrale donc on peut montrer facilement que son moment est nul :
−
→ → − −−→ 2Ze2 → − →
− 2Ze2 → − →
−
MO ( F ) = GM ∧ 2
e r = r e r ∧ 2
er = 0
4πε0 r 4πε0 r
Le moment de cette force est nul d'autre part, le point est négligeable donc le moment cinétique de la particule α est constante
donc le mouvement est plan.
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B-2) Le mouvement est plan donc le moment cinétique de l'électron est constant alors :
→
− −−→ −→ −−→
L G (M/R) = OM ∧ mα →
−
v (M/R) = cte ⇒ r→
−
e r ∧ mα rθ̇→
−
e θ = mα r2 ϕ→
−
e z = GM (t = 0) ∧ mα →
−
v (t = 0) = −bmα v0 →
−
ez
Donc :
−bv0 = r2 θ̇
H
La détermination de la constante (cte) peut se faire en choisissant un état de référentiel de cette énergie potentielle. Généralement
on la choisie cte = 0.
B-4) L'énergie mécanique de la particule α est par dénition :
C
1 2Ze2 1 2Ze2
Em = Ec + Ep = mα v 2 (M/R) + = mα ṙ2 + r2 θ̇2 +
2 4πε0 r 2 4πε0 r
O
Ce qu'on peut écrire sous la forme :
1 1 b2 v 2 2Ze2 1 mα b2 v02 Ze2
Em = mα ṙ2 + mα r2 40 + = mα ṙ2 + +
2 2 r 4πε0 r 2 2r2 2πε0 r
D
L'énergie mécanique est constante car le système est soumis à une seule force conservative.
Dans l'expression d'énergie mécanique trouvée on a deux termes, un contenant ṙ c'est l'énergie cinétique radiale et l'autre
terme dépend seulement de r c'est l'énergie potentielle eective qu'on peut dénir comme étant l'énergie mécanique d'un
A
système en orbite circulaire (r = cte).
B-5) A t=0, la vitesse de la particule est v0 alors que la distance r est très grande (innie) donc :
1 Ze2 1
Em (t = 0) = mα v02 + ' mα v02 > 0
2 2πε0 r 2
Pour r = rmin , on a ṙ = 0 alors l'énergie mécanique s'écrit (d'après la question précédente) :
mα b2 v02 Ze2 1 Ze2
Em = 2 + = mα v02 ⇒ 2
rmin − rmin − b2 = 0
2rmin 2πε0 rmin 2 πmα v02 ε0
La solution d'une telle équation s'écrit :
s 2
Ze2 Ze2
± + 4b2
πmα v02 ε0 πmα v02 ε0
rmin =
2
La solution positive est :
s 2
Ze2 Ze2
+ + 4b2
πmα v02 ε0 πmα v02 ε0
p
Ze2 + Z 2 e4 + 4π 2 m2α b2 v04 ε20
rmin = =
2 2πε0 mα v02
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B-8) En appliquant le principe fondamental de la dynamique sur la particule α dans le référentiel R alors :
d→
−v 2Ze2 → −
mα = er
dt 4πε0 r2
Or en utilisant le faite que (r2 θ̇ = −bv0 ) la relation devient :
d→
−v 2Ze2 θ̇ →
−
mα =− er
dt 4πε0 bv0
La projection de cette relation sur l'axe OY en trouve :
dvy 2Ze2 θ̇ Ze2 θ̇ Ze2
H
mα = sin(θ) ⇒ dvy = − sin(θ) dt = − sin(θ) dθ
dt 4πε0 bv0 2πε0 bv0 m 2πε0 bv0 m
On intègre cette relation entre θ = π où vy = 0 et θ = D oû vy = v0 sin(D) ce qui donne :
C
Ze2 Ze2
v0 sin(D) = − (−cos(D) − 1) = (1 + cos(D))
2πε0 bv0 m 2πε0 bv0 m
Alors :
Ze2
O
sin(D)
=
1 + cos(D) 2πε0 bv02 m
Or :
D D
1 − tan2 (
D
) ) 2 tan(
Cos(D) = 2 et Sin(D) = 2
D D
1 + tan( ) 1 + tan( )
2 2
Alors :
A
Ze2
sin(D) D
= tan =
1 + cos(D) 2 2πε0 bv02 m
C- Modèle de Bohr
C-1) L'atome est représenté par :
• Un noyau est modélisé par un point O.
→
−
• Un électron est aussi un point noté M. →
−
τ
b
• L'orbite est circulaire de rayon r=OM.
O M
C-2) La force d'interaction électrostatique est donnée par la loi de Coulomb →
−
n
donc :
→
− Ze2 −−→ kZ −−→ e2
Fe =− 3
OM = − 3 OM Alors : k =
4πε0 OM r 4πε0
C-3) En appliquant le principe fondamentale de la dynamique dans le référentiel R supposé galiléen, on trouve :
v2 −
dv →
− kZ −−→ kZ →
m τ + → n =− OM = 2 −
n
dt r r3 r
La projection sur le vecteur tangentiel →
−
τ montre que la vitesse est constante alors que la projection sur le vecteur normal →
−
n
donne : 2
v kZ Zk
m = 2 ⇒ v2 =
r r mr
C-4) D'après la quatrième hypothèse de Bohr le moment cinétique est quantié donc :
→
− −−→
L O (M/R) = OM ∧ m→
−
v (M/R) = nh̄ ⇒ mrv = nh̄
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Le mouvement est plan (force centrale) donc il est mieux d'utiliser les coordonnées cylindriques ce qui donne :
H
−−→ −−−→
OM = r→
−
er dOM = r→
−
e r + rdϕ→
−
e ϕ + dz →
−
ez
Alors ;
C
ˆ ˆ
kZ −−→ −−−→ kZ kZ
Ep = OM .dOM = dr = − + cte
r3 r2 r
La constante est nulle car Ep (r → ∞) = 0.
O
C-7) Par dénition l'énergie mécanique est :
kZ 1 Zk kZ kZ mkZ mk 2 Z 2 Z2
Em = Ep + Ec = − + m =− =− = − 2 2 = −EH 2
D
r 2 mr 2r 2
2 h̄ n 2 2h̄ n n
mk 2
Avec EH = = −13, 6 eV C'est l'énergie de l'état fondamental (n=1) de l'atome d'hydrogène (Z=1).
2h̄2
A
C-8) D'après la troisième hypothèse de Bohr, lors du passage de l'électron d'un orbite p à un autre n<p, il libère un photon de
longueur d'onde λ donnée par :
Z2 Z2
hc 1 1 EH 1 1
= ∆E = Ep − En = −EH 2 + EH 2 = EH − 2 ⇒ λ= − 2
λ p n n2 p hc n2 p
Donc :
EH
RH = = 1, 1 107 m−1
hc
C'est l'inverse de la longueur d'onde du photon que l'atome d'hydrogène doit absorber pour arracher son électron (ionisation).
C-9) Ce modèle se limite aux hydrogénoïdes car pour un atome polyatomique, il faut ajouter les forces d'interactions entre les
électrons et l'électron étudié ce qui rend l'équation pratiquement impossible à résoudre.
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On se propose dans ce problème d'établir à partir de l'électrostatique les relations de base d'un condensateur. Puis étudier
quelques méthodes de mesure de ces propriétés et enn voir quelques applications simples.
A- Etude électrostatique
H
A-I- Condensateur plan
Considérons un plan inni chargé par une densité surfacique σ positive et uniforme (gure 1).
I-1) Étudier la symétrie et les invariances et déduire la forme de champ électrostatique crée en un point M de l'espace.
C
I-2) Déterminer le champ électrostatique crée en M par ce plan. Déduire le potentiel V (M ).
I-3) On ajoute un autre plan inni parallèle au premier chargé par une densité −σ tel que la distance entre les deux plans est e.
O
→
−
I-3-1) Déterminer le champ électrostatique total E tot dans tout les domaines de l'espace.
I-3-2) Déduire la diérence de potentiel entre les deux plans U.
I-3-3) Donner la charge totale Q d'une partie de surface S du plan chargé σ > 0.
D
I-3-4) On dénit la capacité par la relation :
Q
C=
U
A
Déterminer la capacité de ce montage.
I-4) Montrer que l'énergie électrostatique d'un condensateur est donnée par :
1
Ee = CU 2
2
Z
Z
σ
σ
−σ
R1
Z
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H
II-7) Maintenant, on ajoute un autre cylindre de même longueur, de rayon R2 > R1 et qui porte une charge −Q sur sa surface
(Figure 2).
OC
R1 R2
A D
Figure 4 : Schéma d'un condensateur cylindrique
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III-6) On pose R2 = R1 + e, montrer que pour R1 >> e, on retrouve la capacité d'un condensateur plan.
R1
H
O R2
OC
Figure 5 : Schéma d'un condensateur sphèrique
D
B- Etude électrocinétique
B-I- Mesure des propriétés d'un condensateur
A
Un condensateur en électrocinétique est une composante caractérisée par deux grandeurs à savoir la capacité C et la résistance
de fuite Rf . Dans un premier temps, on suppose que le condensateur est idéal c'est-à-dire on néglige les eets de la résistance
de fuite.
I-1) Donner l'ordre de grandeur de la capacité des condensateurs utilisés en TP d'électronique.
I-2) Une première méthode pour mesurer la capacité est d'utiliser un circuit RC série alimenté par un générateur de tension
continue E . A l'instant t = 0, on ferme l'interrupteur K .
K u en (V )
2
R
E C u(t) 1
i t (µs)
1 2 3 4 5 6 7 8
Figure 6 : circuit RC Figure 7 : Représentation de la tension u(t)
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I-2-6) Déterminer l'incertitude ∆C sur la valeur trouver sachant que ∆R = 10Ω et ∆τ = 0.01µs
I-3) Une deuxième méthode pour mesurer la valeur de C consiste à tracer la caractéristique c'est à dire u en fonction de i. Pour
ce faire on utilise le circuit RC alimenté par une tension sinusoïdale e(t) de fréquence f = 1kHz de la gure 8.
I-3-1) Montrer que la caractéristique d'un condensateur parfait est une ellipse d'équation :
u2 i2
2
+ 2 =1
a b
I-3-2) Une expérience donne la gure 9 comme caractéristique d'un condensateur de capacité C. Déterminer la valeur de la
capacité C
H
u (V)
i
1,5
C
R
i (mA)
e(t) C u(t) 3
D O
Figure 8 : circuit RC Figure 9 : Représentation de la tension u(t)
A
Le condensateur comme composante électrique possède plusieurs applications. On se propose d'étudier quelques exemples.
1) Dans les oscilloscopes, on trouve généralement trois modes d'achage à savoir AC, DC et GND. L'eet du mode DC sur une
tension e(t) périodique peut être modéliser le circuit RC de la gure 10.
1-1) Rappeler l'eet de chaque mode d'achage.
1-2) En étudiant le circuit de la gure 8, déterminer la fonction de transfert de ce circuit. Déduire la nature et l'ordre de
ltre.
1-3) Tracer le diagramme de Bode de ce ltre.
1-4) Déterminer sa bande passante.
1-5) Comment il faut choisir la fréquence de coupure de ce circuit pour avoir une tension de sortie purement sinusoïdale
u(t)=E cos(ω t) si la tension d'entrée s'écrit sous la forme e(t) = U0 + E cos(ωt).
2) Une deuxième application est la simulation d'une bobine. Dans les petits circuits, on n'utilise pas les bobines à cause de leurs
grande taille mais on simule son eet avec un circuit à ampli. On se propose d'étudier un exemple de circuit.
R1
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3) Une dernière utilisation des condensateurs c'est la réalisation des oscillateurs qui permet de générer des tensions à partir du
bruit. Le circuit ci-dessous représente un exemple très classique d'oscillateur appelé oscillateur à pont de Wien.
3-1) En utilisant le notation complexe, déterminer e+ et e− .
3-2) Déduire l'équation diérentielle vériée par la tension s(t).
3-3) Pour qu'elle condition, on aura une tension de sortie s(t) sinusoïdale? Donner la valeur de l'amplitude S et la pulsation
ω de cette tension.
R2
H
R1
−
C
B
+ s(t)
A
R
C
O
C R
D
Figure 11 : Oscillateur à pont de Wien
A
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H
ez
La distribution est un plan inni donc elle est invariante par translation le long de OX et OY. Donc le champ dépend à priori
de la coordonnée z seule : →
−
C
E (M ) = E(z)→
−
ez
D'autre part, le vecteur champ électrostatique est antisymétrique c'est-à-dire que E(-z) = -E(z).
I-2) Le théorème de Gauss s'écrit :
O
‹
− −
→ → Qint
E .dS =
ε0
On a choisit les‹cordonnées cartésiennes
¨ donc la surface de Gauss correspondante est un cube (ou parallélépipède). Alors :
D
− −
→ → X −
→
E .dS = E(z)→
−
e z .dS i Z
i Σi Σ1
−
→
Or →−e z .dS i = 0 pour tout les surfaces de parallélépipède sauf
A
les surfaces Σ1 et Σ2 . Ces deux surfaces correspondent à deux
valeurs de z diérentes (Notés z1 et z2 ). Telle que : σ
−
→ −
→
dS 1 = dS1 →
−
e z = dxdy →
−
ez dS 2 = −dS2 →
−
e z = −dxdy →
−
ez
Telle que S1 et S2 sont les aires des surfaces Σ1 et Σ2 respectivement, or d'après le schéma S1 = S2 = S . D'autre part, on choisit
z2 = −z1 = −z donc la première partie du théorème de Gauss s'écrit :
‹
− −
→ →
E .dS = 2E(z) S
La charge est distribué sur la surface du plan, la partie qui est à l'intérieur du surface de Gauss correspond à la charge de la
surface S qui est homogène donc elle est donnée par:
Qint = σ S
Le champ électrostatique crée alors donné par :
→
− σ →−
E (M ) = ez
2ε0
Une représentation de ce champ donne pour σ > 0 :
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Z E
σ
2ε0
σ z
σ
−
2ε0
H
→
− −−→ σ dV σ
E (M ) = −grad(V ) ⇒ =− ⇒ V (M ) = − z + cte
2ε0 dz 2ε0
C
I-3) Cas d'un condensateur plan :
3-1) On a deux plans parallèles et innis donc on a trois régions de l'espace :
• A l'extérieur du condensateur, les champs sont le même module
O
Z
mais des directions opposées donc :
→
− →
−
E ext = 0 σ
D
• A l'intérieur du condensateur les champs s'additionne et donc
le champ totale est donné par :
e
A
→
− σ−
E int = − →ez
ε −σ
3-2) La tension entre les deux conducteur est donnée par :
ˆ + ˆ z+
σ σ σ
U= dV = V+ − V− = dz = (z+ − z− ) = e
− z− ε0 ε0 ε0
3-3) La charge d'une partie de surface S du plan chargé σ est donnée par :
¨
Q= σdS = σS
I-4) Le condensateur est constitué de deux conducteurs chargés donc l'énergie électrostatique est donnée par :
1
Ee = (Q+ V− (M+ ) + Q− V+ (M− ))
2
Telle que Q+ est la charge d'une partie du plan chargé positivement et M+ un point de ce plan alors que V+ et le potentiel crée
par ce plan. Pour les grandeurs Q− , M− et V− elles correspondent au plan chargé négativement. Or :
Q+ = −Q− = Q ; V+ (M− ) = V− et V− (M+ ) = V+
Alors :
1 1
Ee = Q (V+ − V− ) = QU
2 2
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H
II-2) Lorsque le cylindre est très long, les eets de bord sont négligeable.
II-3) En utilisant les coordonnées cylindriques :
• Symétrie : Les plans de symétrie sont (M, → −
e r, →
−
e z ) et (M, →
−
e r, →
−
e ϕ ) donc le champ électrostatique :
C
→
−
E (M ) = E(M )→
−
er
Invariance : Le système est invariant par translation selon OZ donc le champ électrostatique ne dépend pas de z et il est
O
•
invariant par rotation autour de l'axe OZ donc le champ est indépendant de l'angle ϕ. Alors :
→
−
E (M ) = E(r)→
−
er
D
II-4) La surface de Gauss à choisir dans tout les cas c'est un cylindre de rayon r et de longueur h et centré sur l'axe OZ.
Le ux de champ électrostatique peut être diviser sous la forme
:
A
" ¨ ¨ ¨
− −
→ → − −
→ → − −
→ → − −
→ →
E .dS = E .dS 1 + E .dS 2 + E .dS 3 M
Σ 1 2 3
tel que chaque vecteur surface élémentaire est perpendiculaire à R r
la surface correspondante et dirigé vers l'extérieur de la surface
de Gauss. Alors : Z
−
→ −
→ −
→
dS 1 = dS1 →
−
ez ; dS 2 = dS2 (−→
−
e z) ; dS 3 = dS3 →
−
er
2 3 1
Or le vecteur déplacement élémentaire en coordonnées
cylindriques est donnée par : h
−−→
dOM = dr→
−
e r + rdϕ→
−
e r + dz →
−
ez
Alors : −
→ −
→ −
→
dS 1 = dr rdϕ →
−
ez ; dS 2 = dr rdϕ (−→
−
e z) ; dS 3 = rdϕ dz →
−
er
En remplaçant dans l'expression du ux on trouve :
" ¨ ¨ ¨
− −
→ →
E .dS = E(r)→
−
e r .dr rdϕ →
−
ez− E(r)→
−
e r .dr rdϕ →
−
ez+ E(r)→
−
e r .rdϕ dz →
−
er
Σ 1 2 3
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M
R1 r
R1
r M
Z
Z
H
h
C
La charge intérieur Qint est la charge contenue dans le surface
La charge intérieur Qint est la charge contenue dans le surface
de Gauss. Dans ce cas elle est donnée par :
de Gauss. Dans ce cas, elle est nulle :
˚ ¨
O
Qint = σdS = σ dS = σS = σ2πR1 h Qint = 0
Alors on trouve :
σR1 →
−
er si r > R1
→
−
ε r
D
E (M ) = 0
→
−
si r < R1
0
A
Q
→
−
er si r > R1
→
−
2πε0 L r
E (M ) =
→
−
si r < R1
0
II-6) A partir de ces expressions on peut déduire les expressions du potentiel en utilisant :
→
− −−→
E = −grad(V )
II-7) II-7-1) Les cylindres ont des charges distribuées surfaciquement donc :
¨ ¨
Q1 = σdS = σS = 2πR1 Lσ et Q2 = σ 0 dS = σ 0 S = 2πR2 Lσ 0
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→
−
II-7-2) En utilisant le même résonnement de la question II-3, on trouve que le champ en tout point de l'espace E (M ) =
→
−
E(r) e r . On choisit comme surface de Gauss, un cylindre de rayon R1 < r < R2 d'axe OZ et de longueur hL. Alors le théorème
de Gauss s'écrit : "
− −
→ → Qint
E .dS =
ε0
Ce qui donne :
" ¨ ¨
− −
→ →
E .dS = E(r)rdϕdz = rE(r)2πh = 2πhrE(r) et Qint = σdS = σS = σπR1 h
Alors le champ électrostatique crée par les deux cylindres en un point à l'intérieur est donnée par :
H
→
− σR1 →
−
E (M ) = er
rε0
II-7-3) Pour un point M à l'intérieur (r < R1 ) la charge contenue dans un cylindre de Gauss de rayon r est nulle alors le
C
champ électrostatique à l'intérieur est nulle. De même pour un point à l'extérieur r > R2 la charge totale est nulle. Pour résumer
ceci on écrit : →−
0 si r > R2
O
→
−
σR1 →
E (M ) = −
er si R1 < r < R2
rε0
D
→
−
si r < R1
0
II-7-4) Le potentiel associée à ce champ pour un point M entre les deux cylindres s'écrit :
A
− −−−→
→ σR1 σR1
dV = − E .dOM = − dr ⇒ V (M ) = − Ln(r) + cte
rε0 ε0
La tension entre les deux plaque est toujours dirigée dans le sens opposé du champ électrostatique alors :
σR1 R2 Q R2
U = V (R1 ) − VR2 = Ln = Ln
ε0 R1 2πε0 L R1
II-7-6) Pour qu'un cylindre devient presque plan il faut que les rayons R1 et R2 soit grandes et très proche. Si on pose
e = R2 − R1 c'est le faite que e << R1 et R2 ce qui donne : :
R2 e e
Ln( ) = Ln 1 + '
R1 R1 R1
L'expression de la capacité devient alors :
2πLR1 S
C= = ε0
R2 − R1 e
C'est la capacité d'un condensateur plan.
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III-2) En utilisant le système des coordonnées sphériques, On constante que les plans (M, →
−
e r, →
−
e ϕ ) et (M, →
−
e r, →
−
e θ ) Alors :
→
−
E (M ) = E(M )→
−
er
Le système est invariant par rotation selon θ et ϕ donc E(M ) = E(r). La surface de Gauss est une sphère de rayon R1 < r < R2
Alors la première partie du théorème de Gauss :
"
− −
→ →
E .dS = E(r)S = 4E(r)πr2
H
Qint = 4σπR12 = Q1 = Q
C
E (M ) = −
er
ε0 r 2
III-3) Le champ électrostatique à l'intérieur de la petite sphère et à l'extérieur de la grande sphère est nul car le charge intérieur
dans les deux cas est nulle.
O
III-4) La tension U entre les deux sphères est donnée par :
ˆ R1
σR12 σ1 R12
1 1 σ1 R1
D
U = V (R1 ) − V (R2 ) = − dr = − = (R2 − R1 )
R2 ε0 r 2 ε0 R1 R2 ε0 R2
A
Q ε0 4πR1 R2
C= = 4σ1 πR12 = ε0
U σ1 R1 R2 (R2 − R1 ) R2 − R1
B-Etude électrocinétique
B-I- Mesure des propriétés d'un condensateur
I-1) Les condensateurs utilisées en travaux pratiques se divise en deux types : les condensateurs à isolant dont la capacité varie
entre 1µF et quelques nF . Et les condensateurs électrolytiques dont la capacité est plus élevé (entre 1µF et quelque mF ).
I-2) I-2-1) Le condensateur est initialement déchargé donc u(t = 0− ) = 0, après la fermeture de l'interrupteur K la tension
reste continue donc u(t = 0+ ) = 0 alors u(t = 0) = 0.
I-2-2) La loi des mailles s'écrit sous la forme :
du du
E = uR + u = Ri + u = RC +u=τ + u avec τ = RC
dt dt
L'analyse dimensionnel de l'équation diérentielle montre que τ est un temps [τ ] = T
I-2-3) C'est une équation diérentielle de premier ordre à seconde membre donc sa solution générale s'écrit sous la forme
d'un somme de la solution homogène et la solution particulière :
u(t) = uh (t) + up (t)
Le seconde membre de l'équation est une constante donc la solution particulière est aussi constante alors en remplaçant par la
solution particulière dans l'équation diérentielle on obtient :
up = E
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D'autre part, la solution homogène est la solution de l'équation diérentielle sans seconde membre alors :
du du dt t
τ +u=0 ⇒ =− ⇒ Ln(u) = − + cte
dt u τ τ
La solution homogène s'écrit alors sous la forme :
t
uh (t) = A exp −
τ
Donc la solution générale est :
t
u(t) = A exp − +E
H
τ
Pour déterminer la constante A, on utilise la condition initiale :
u(t = 0) = 0 = A + E ⇒ A = −E
C
Alors la solution :
t
u(t) = E 1 − exp −
τ
O
I-2-4) L'intensité du courant est relié à la tension u par la relation :
du EC t E t
i(t) = C = exp − = exp −
D
dt τ τ R τ
I-2-5) D'après l'expression de la solution, en régime permanent u(t → ∞) = E . Alors d'après la gure 7, E = 2V . D'autre
part, la tangent en t=0 a pour équation :
A
du E u (V)
y = u(t = 0) + t (t = 0) = t
dt τ 2
L'intersection de cette droite avec la droite u = E est
en t = τ = RC . D'après le schéma : 1
−6
τ 1, 18 10 t (µs)
τ = 1, 18µs = RC ⇒ C = = = 1, 18 nF
R 103
1 2 3 4 5 6 7 8
I-2-6) Pour déterminer l'incertitude on a plusieurs méthodes, mais premièrement, on Déterminer l'incertitude algébrique en
utilisant la diérentielle :
dC dτ dR
τ = RC ⇒ dτ = RdC + CdR ⇒ = −
C τ R
L'incertitude algébrique est donc :
∆C ∆τ ∆R ∆τ ∆R
= + ⇒ ∆C = C + = 2, 18 10−11 F = 0, 0184C
C τ R τ R
On utilise aussi l'incertitude quadratique qui est dénie dans ce cas par :
s s
2 2 2 2
∆C ∆τ ∆R ∆τ ∆R = 1, 55 10−11 F = 0, 013C
= + ⇒ ∆C = C +
C τ R τ R
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H
1-1) Lorsqu'on visualise une tension e(t) par un oscilloscope, on a trois mode d'achage :
• GND l'oscilloscope visualise une tension nulle (ce qui permet de régler la ligne horizontale).
C
• DC ache l'intégralité de le tension e(t).
• AC Ache une tension ltrée qui représente la partie alternative de la tension e(t). Donc ce mode coupe la composante
continue de la tension e(t).
1-2) Le schéma c'est un simple diviseur de tension et le régime est sinusoïdale donc :
O
Zc 1 1
s(t) = e(t) = e= e
Zc + R R 1 + jRCω
1+
D
Zc
La fonction de transfert est alors :
1
H(jω) =
1 + jRCω
A
Le ltre est alors de premier ordre. D'autre part, on remarque qu'en basses fréquences H ' 1 alors qu'en hautes fréquence
H → 0 donc c'est un ltre passe bas.
1-3) Par dénition, le gain en décibel et la phase sont dénit par :
ω
GdB = 20 Log |H| = −10Log(1 + x2 ) et ϕ = Arg(H) = −Arctan(x) avec x= = RCω
ω0
L'analyse asymptotique de ces deux fonctions donne :
• En basses fréquences x << 1 :
GdB ' 0 et ϕ = 0
• En hautes fréquences x >> 1 :
π
GdB ' −20 Log(x) et ϕ = −
2
• Pour ω = ω0 c'est-à-dire x = 1 :
π
GdB = −10 Log(2) = −3dB et ϕ = −
4
Le diagramme de Bode est alors :
−3 dB π
−
4
π
−
2
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1-4) Pour déterminer la bande passante, il faut déterminer la fréquence de coupure du ltre. Cette fréquence est par dénition
:
Hmax
|H(jωc | = √
2
La valeur maximale du gain est GdB = 0 ce qui correspond à 20 Log(Hmax ) = 0 donc Hmax = 1 alors :
1 1 1
√ =√ ⇒ x = 1 ωc = ω0 =
1+x 2 2 RC
La bande passante est alors [0, ω0 ].
1-5) Pour couper la composante continue il faut choisir la pulsation de coupure ω0 de ltre plus faible de la pulsation ω de
signal considéré.
H
2) 2-1) Le bouclage est négatif donc le régime de fonctionnement de l'amplicateur est linéaire.
2-2) En utilisant la loi d'Ohm on a : R
C
1
i1
e − s = R1 i 1 et e − e− = R0 (i − i1 ) i
e(t) C
2-3) D'après la question précédente :
O
e−s R0
e − e− = R0 (i − i1 ) = R0 i − R0
R1 −
s(t)
D'autre part, en utilisant la loi de Millman on écrit :
D
+
e s
+
R Z e + jR0 Cω s
e+ = 0 et e− = 0 c
=
A
1 1 1 + jR0 Cω
+
R0 Zc
L'amplicateur fonctionne en régime linéaire donc :
1 e−s
e− = e+ = 0 ⇒ s=− e et e − e− = R0 i − R0
jR0 Cω R1
R0 1 R0 jR0 Cω + 1 i 1 1 jR0 Cω + 1
e = R0 i − 1+ e = R0 i − e ⇒ = +
R1 jR0 Cω R1 jR0 Cω e R0 R1 jR0 Cω
Donc :
1 1 jR0 Cω + 1 j(R0 + R1 )Cω + 1
Y = + =
R0 R1 jR0 Cω jR0 R1 Cω
2-4) Pour que le schéma soit équivalent à une bobine d'inductance L et de résistance r est alors :
1 j(R0 + R1 )Cω + 1 jR0 R1 Cω
Y = = ⇒ r + jLω =
r + jLω jR0 R1 Cω j(R0 + R1 )Cω + 1
1
jR0 R1 Cω + R0 R1 (R0 + R1 )C 2 ω 2
r + jLω = 2 2 2
(R0 + R1 ) C ω + 1
Alors :
R0 R1 C R0 R1 (R0 + R1 )c2 ω 2
L= et r=
(R0 + R0 )2 C 2 ω 2 + 1 (R0 + R0 )2 C 2 ω 2 + 1
Par analyse dimensionnelle, on vérie bien que L est un Henry (H) et que r est en Ohm Ω.
3) 3-1) En utilisant la notation complexe, on a par Millman :
0 s 0 s
+ +
R R R1 Z eq R + Zc RZc R
e− = 1 2
= s(t) et e+ = Avec Zeq = =
1 1 R1 + R2 1 1 R + Zc 1 + jRCω
+ +
R1 R2 Zeq R + ZC
Après simplication on obtient :
R1 jRCω
e− = s(t) et e+ = s(t)
R1 + R2 1 + 3jRCω − R2 C 2 ω 2
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H
2
R C + RC 2 − + s(t) = 0
dt2 R1 dt
3-3) Pour obtenir une tensions(t) sinusoïdale, on doit avoir l'équation d'un oscillateur harmonique ce qui correspond à
R2
C
2− = 0 donc R2 = 2R1 . Dans ce cas la solution s'écrit sous la forme :
R1
O
1
Avec ω0 = alors que l'amplitude S est égale à Vsat à cause de la limitation en tension de l'amplicateur.
RC
A D
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H
→
−
E
S X
C
L
O
Figure 1 : Schéma simplié du conducteur étudié
D
Les hypothèses de ce modèles sont :
Les noyaux des atomes du conducteur sont supposés xes dans R.
A
Les chocs entre l'électron et les noyaux sont modélisés par une force de frottement uide dont l'expression est :
→
− m−
f =− →v
τ
avec τ est la durée entre deux chocs successives.
Le poids de l'électron est négligeable devant les autres forces.
Avec n est le nombre de charge q par unité de volume et v la vitesse de ces charges.
A-I-3-1) Calculer la densité d'électrons n∗ pour le fer, sachant que chaque atome libère deux électrons.
A-I-3-2) Quelle est l'unité de →
−
j?
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H
Déduire l'expression de R0 en fonction de L, S et σ0
A-I-5) Déterminer l'expression de la vitesse de l'électron v en fonction de I , S , n∗ et e. Calculer sa valeur pour le fer.
Commenter.
C
→
−
A-I-6) Montrer que la puissance de la force électrostatique F e sur touts les électrons peut s'écrire sous la forme :
→
−
P( F e /R) = R0 .I 2
O
II- Cas d'un champ variable
→
− →
−
Maintenant un champ sinusoïdale uniforme dont la forme est E = E 0 cos(ωt) est appliqué dans le cylindre.
D
A-II-1) Déterminer l'équation diérentielle dans ce cas.
A-II-2) En utilisant la notation complexe, montrer que la loi d'Ohm généralisé s'écrit dans ce cas :
A
→
− →
−
j = σ(ω) E
telle que σ(ω) est complexe.
A-II-3) Donner la conductivité réelle sous la forme :
σ0
σ(ω) = s
ω2
1+
ω02
B-Applications
I-Mesure d'une résistance
Pour mesurer la valeur d'une résistance R, on a plusieurs méthode on se propose d'étudier deux méthodes.
I-1) La première est appelée demi-tension, cette méthode consiste à utiliser un circuit simple constitué d'un générateur de
tension continue E, d'une résistance à mesurer R, d'une résistance variable R0 et d'un voltmètre (Figure 2).
B-I-1-1) En considérant que le voltmètre possède une résistance innie R
déterminer l'expression de la tension U en fonction de E, R et R0 .
B-I-1-2) A quelle condition sur R0 la tension U est la moitié de la tension
E. R0
V
E U
B-I-1-3) Maintenant considérons que la résistance de voltmètre n'est pas
innie mais Rv , on tient compte aussi de la résistance interne r de générateur
quelle est la nouvelle expression de U en fonction de E et les diérentes
résistances. Figure 2 : Circuit de la demi-tension
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I-2) La deuxième méthode consiste à utiliser un pont appelée pont de Wheatstone.Le voltmètre utiliser possède une résistance
considéré innie.
R
2-1) En utilisant les lois de Kirchho, Déterminer la condition d'équilibre R2
c'est-à-dire la relation entre R1 , R2 , R3 et R qui donne UAB = 0.
2-2) Retrouver cette expression en utilisant Milmann. E A V B
H
Figure 3 : Ponts de Wheatstone
C
Considérons le montage de la gure 4 basé sur un amplicateur opérationnel idéal dont le fonctionnement linéaire.
II-1) Rappeler l'approximation des régimes quasi-stationnaires.
O
II-2) Tracer la caractéristique d'un AO réel en mentionnant ces régimes de fonctionnement.
II-3) Rappeler les limitations d'un amplicateur opérationnel.
D
II-4) Quelles sont les caractéristiques d'un amplicateur idéal.
II-5) Montrer que :
A
u = αi
II-6) On associe ce circuit avec ue circuit RLC (gure 5). A quelle condition on aura :
d2 i
+ ω02 i = 0
dt2
Tracer l'intensité i(t) dans ce cas.
R1 R1
i i
R
− −
i
+ C +
u
R2 R2
R0 L R0
i0 i0
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H
A-I-2) La solution de cette équation diérentielle s'écrit sous la forme :
→
− t
v (t) = →
−
vp+→
−
a 0 exp −
C
τ
En remplaçant la solution dans l'équation diérentielle on obtient :
→
− −eτ →
− → t
E +−
O
v (t) = a 0 exp −
m τ
Lorsque t tend vers l'inni donc la solution tend vers la solution particulier :
D
→
− −eτ →
− →
− eτ
v = E = µ E avec µ=−
m m
La constante µ appelée la mobilité des électrons qui quantie la capacité des électrons à se réagir à un champ électrique. Lorsque
A
la mobilité est grande un champ électrique faible donne des vitesses limites plus grande. Le signe de la mobilité donne la direction
de mouvement des électrons par rapport à la direction de champ électrique.
A-I-3) A-I-3-1) Par dénition on a :
N nNA ρNA
n∗ = = = A.N : n∗ = 8, 5 1028 lectrons/m3
V V M
A-I-3-2) On a :
[j] = [n∗ ][q][v] ⇒ [j] = L−3 [q]L.T −1 = L−2 A
Alors la densité volumique de courant est exprimé en ampère par mètre-cube A.m−2 .
A-I-3-3) D'après la question A-I-2, on a en régime permanent :
→
− −eτ →
− →
− n∗ e2 τ →
−
v = E ⇒ j = n∗ q →
−
v = E
m m
Par identication, la conductivité statique est donnée par :
n∗ e2 τ
σ0 =
m
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H
Or N = n∗ V = n∗ L S donc :
−
→
P(Fe /R) = LS (−en∗ µ) E 2 = LSσ0 E 2 = (E L) (σ0 E S) = U I = R0 I 2
C
II-Champ variable
→
−
A-II-1) Il sut de remplacer E dans l'équation obtenue dans la question A-I-1 ce qui donne :
O
d→
−v 1− e→−
+ →v = − E 0 cos(ωt)
dt τ m
D
A-II-2) En utilisant la notation complexe, l'équation diérentielle devient :
e eτ
e→− − −
jω →
− 1−
v + →v = − E 0 exp (jωt) ⇒ →
−
v = m → −
E exp (jωt) = m → −
E 0 exp (jωt)
A
τ m 1 0 1 + jωτ
jω +
τ
Alors la densité volumique de courant est :
e2 n∗ τ
→
−
j = −n∗ e→
−
v = m → − →
−
E 0 exp (jωt) = σ E
1 + jωτ
A-II-3) On a : σ
e2 n∗ τ σ0
m σ0 σ0 σ0 1
σ= = ⇒ σ=√ =s Avec : ω0 =
1 + jωτ 1 + jωτ 1 + ω2 τ 2 ω2 τ
1+ 2
ω0
B-Applications
I-Mesure d'une résistance
I-1) La demi-tension :
I-1-1) En considérons la résistance de voltmètre comme innie il devient similaire à un circuit ouvert alors les résistances R
et R0 serons en série alors en appliquant la règle de diviseur de tension on obtient :
R0
U= E
R + R0
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I-1-2) On a :
E R0 1
U= ⇒ = ⇒ R0 = R
2 R + R0 2
I-1-3) En appliquant la règle de diviseur de tension on écrit dans ce cas :
Req R0 Rv
U= E Avec Req =
Req + R + r R0 + Rv
Alors :
R0 Rv
U= E
R0 Rv + RR0 + RRv + rR0 + rRv
H
On vérie bien que lorsque r = 0 et Rv → ∞ on retrouve l'expression de la question B-I-1-2.
I-2) Pont de Wheatstone :
I-2-1) En considérons que le voltmètre est équivalent à un circuit ouvert,
C
on remarque que les résistances R0 et R1 son en série et de même pour les
I I1
résistances R et R3 donc :
O
UAB = −U2 + U = −R2 (I − I1 ) + RI1 R2 R
U2 U
E E A B
E = (R + R3 )I1 ⇒ I1 =
R + R3
D
R1 U1 R3
Alors que I peut être déterminer en regroupant les résistances ce qui donne : U3
(R2 + R1 )(R3 + R) R1 + R2 + R3 + R
E = Req I = I ⇒ I= E
A
R1 + R2 + R3 + R (R2 + R1 )(R3 + R)
Alors :
R1 + R2 + R3 + R 1 E
UAB = −R2 − E+R
(R2 + R1 )(R3 + R) R + R3 R + R3
Ce qui se simplie pour donner :
R1 R − R2 R3
UAB = E
(R1 + R2 )(R3 + R)
La condition d'équilibre du pont est alors :
UAB = 0 ⇒ R1 R = R2 R3
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H
• Limitation en tension : la tension à sa sortie ne peut pas
dépasser ±Vsat même en régime linéaire.
C
Saturé Linéaire Saturé
• Limitation en courant : l'amplicateur possède un courant
de sortie maximale de l'ordre de (25mA).
Caractéristique statique d'un A.O réel
• Limitation en fréquence la vitesse de balayage de l'AO est
O
limitée.
II-4) Un amplicateur idéal est caractérisé par son gain statique µ0 inni, sa résistance d'entrée Re innie, sa résistance de
sortie Rs nulle et sa bande passante innie.
D
II-5) L'amplicateur est considéré idéal et fonctionne en régime linéaire.
II-6) En appliquant la loi des mailles on peut écrire :
A
u = −ε + R0 i0 = R0 i0 R1
i
Il sut donc de trouve une relation entre i et i'. On a :
−
e− − s = R1 i d'autre part : s − e+ = R2 i0
di duc d2 i i0
(R + α) + +L 2 =0
dt dt dt
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i
Ce qui donne nalement :
di2 R + α di 1
2
+ + i=0
dt L dt LC
Si on choisit α = −R on aura une équation d'un oscillateur harmonique :
t
di2
+ ω0 i = 0
dt2
H
1
Avec ω0 = la pulsation de signal généré.
LC
D OC
A
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H
grandeur vectorielle appelée le moment dipolaire noté →
−
p qui déni par : P r
→
− −−→
p = q NP
a O →
−
C
er
1) Rappeler l'expression de potentiel crée par une charge ponctuelle Q en un
point M. N
2) Dans un premier temps, on modélise le dipôle électrostatique par deux
O
charges q>0 et - q placées en P et N respectivement.
D
2-2) Donner l'expression du potentiel V(M) crée par les deux charges de dipôle.
2-3) En utilisant l'approximation dipolaire montrer que :
A
q a cos(θ) →
−p .→
−
er
V (M ) = 2
=
4πε0 r 4πε0 r2
La première expression est en coordonnées sphérique alors que la deuxième est appelée expression intrinsèque du potentiel.
−−→
2-4) Déduire l'équation des surfaces équipotentielles. Tracer la projection de ces surfaces dans le plan (OM , Z ).
2-5) Déterminer l'expression de champ électrostatique en M et déduire qu'elle peut s'écrire sous la forme intrinsèque:
→
− 3 (→
−
p .→
−
e r) →
−
er −→
−
p
E (M ) = 3
4πε0 r
2-6) Déterminer alors l'équation des lignes de champ électrostatique associée à ce dipôle. Tracer quelques lignes.
3) Considérons maintenant la molécule d'eau H2 O dont la forme géométrique est coudée avec un angle α = 104, 45o entre les
deux liaisons H-O.
3-1) En analysant l'électronégativité des atomes, expliquer pourquoi on peut assimiler la molécule à un dipôle électrostatique?
3-2) Connaissant que la longueur de la liaison H-O est d=95,83 pm et que la charge partiel δ = 32,8 % e. Calculer la norme
p du moment dipolaire de la molécule d'eau en D.
3-3) Étudier la symétrie de la molécule CO2 et déduire que cette molécule est apolaire.
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2-1) En rappelant l'expression de l'énergie d'interaction entre une charge Q et un potentiel V, Montrer que l'énergie d'interaction
entre le dipôle et le champ extérieur dans la cadre de l'approximation dipolaire s'écrit :
→
−
Eint = −→−p . E ext
→
−
Tracer son allure en fonction de θ l'angle entre →
−
p et E ext . Déduire la position stable.
2-2) Déduire l'expression de la force totale appliquée sur le dipôle.
2-3) On admet que l'expression de la question (1-2) reste valable pour un champ non uniforme en remplaçant le champ par
→
−
E ext (O). Déduire la position stable.
II-Dipôle magnétostatique
H
Un milieu magnétique peut être considéré comme une assemblée de boucles de courants de dimension atomiques dont les eets
sont étudiés à des distance macroscopiques. Des telles boucles élémentaires sont appelées dipôles magnétiques. Dans tout la
C
suite, on modélise un dipôle magnétique par une spire de courant I.
On associé à toute boucle une grandeur vectorielle appelée moment magnétique qu'on dénit par :
O
→
− →
−
m =IS
→
−
I est l'intensité du courant passant par la boucle et S un vecteur dont la norme représente la surface de la boucle et le direction
est le vecteur normal → −
n et dans le sens est donné par la règle de tire bouchon.
D
1) Rappeler l'approximation dipolaire.
→
−
2) Par analogie avec l'expression de champ électrostatique E du dipôle électrostatique déduire l'expression du champ magnétique
→
−
A
B crée par un dipôle magnétique du moment →
−
m à un point M.
3) Déterminer la forme des lignes de champ de ce dipôle. comparer avec les lignes de dipôle électrique.
4) Par analogie, déterminer l'expression de l'énergie d'interaction entre un dipôle rigide et un champ magnétique extérieur.
→
− →
−
5) Déduire la force F L associée à cette énergie et son moment Γ L
6) Dans le modèle du Bohr, les électrons ont un mouvement circulaire de rayon a autour du noyau, on peut modélisé ceci donc
par une spire circulaire parcouru par un courant I.
6-1) Déterminer la relation entre le moment magnétique →
−
m de cette spire et la moment cinétique de l'électron dans le référentiel
de noyau →−σ =→
−
σ (Electron). le facteur de proportionnalité est appelé rapport gyroscopique de l'électron (On le note γ ). Calculer
sa valeur.
6-2) Exprimer alors le moment magnétique en fonction de e, me , h̄ et n. Calculer sa valeur pour n=1 (c'est le magnéton de
Bohr noté µB )
→
−
6-3) On applique un champ magnétique extérieur B 0 sur cette électron. Déterminer la diérence d'énergie entre les deux
états d'énergies associés à l'interaction avec la moment magnétique. Quelle est la longueur d'onde associée.
6-4) Calculer la valeur de la fréquence associée pour B0 = 0, 1T .
Données :
1 −30
1D = 10 C.m ; e = 1, 6 10−19 C ; m = 9, 1 10−31 kg ; h = 2πh̄ = 6, 62 10−34 J.s
3
.
Pour ε 1
1
'1∓ε 1 + ε + ε2 ' 1 + ε
1±ε
En coordonnées sphérique :
−→ ∂f →
− 1 ∂f →
− 1 ∂f → −
grad(f )= er+ eθ+ eϕ
∂r r ∂θ rsinθ ∂ϕ
Pour deux points A et B très proches, le développement limité d'une fonction f s'écrit:
−−→ −−→
f (B) = f (A) + AB.grad(f )
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H
2) 2-1) L'approximation dipolaire consiste à négliger la taille a de dipôle devant la distance r entre le dipôle et le point M.
2-2) Le potentiel est la somme des potentiels crée par chaque charge en M. On a alors :
C
q q q 1 1
V (M ) = VP (M ) + VN (M ) = − = −
4πε0 P M 4πε0 N M 4πε0 PM NM
2-3) On a :
O
−−→ −−→ −−→ a− −−→ −−→ −−→ a −
P M = P O + OM = − →e z + r→
−
er et N M = N O + OM = →
e z + r→
−
er
2 2
Alors : a2 a2
D
a a
PM2 = − →−
e z + r→
−
er . − →−
e z + r→
−
er = − ar→
−
e z .→
−
e r + r2 = − ar cos(θ) + r2
2 2 4 4
a a a2 a2
NM2 = →
−
e z + r→
− →
−
e z + r→
− + ar→
−
e z .→
−
e r + r2 = + ar cos(θ) + r2
A
er . er =
2 2 4 4
Dans le cadre de l'approximation dipolaire on aura :
21
a2 21
21 a a
PM = − ar cos(θ) + r2 ' −ar cos(θ) + r2 'r 1− cos(θ) 'r 1− cos(θ)
4 r 2r
21
a2 21
12 a a
NM = + ar cos(θ) + r2 ' ar cos(θ) + r2 'r 1+ cos(θ) 'r 1+ cos(θ)
4 r 2r
En remplaçant dans l'expression du potentiel on trouve :
q 1 1
V (M ) = −
4πε0 r 1 − a cos(θ) a
r 1+ cos(θ)
2r 2r
−1 −1
q a a
= 1− cos(θ) − 1+ cos(θ)
4πε0 r 2r 2r
Un développement limité à l'ordre 1 donne :
q a a qa cos(θ)
V (M ) = 1+ cos(θ) − 1 + cos(θ) =
4πε0 r 2r 2r 4πε0 r2
L'expression du potentiel électrostatique en coordonnées sphérique est alors :
qa cos(θ)
V (M ) =
4πε0 r2
On peut réécrire cette expression sous la forme dite intrinsèque :
→
−
p .→
−
er
V (M ) = car →
−
p = qa→
−
ez
4πε0 r2
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Z
2-4) La surface équipotentielle est l'ensemble des points qui ont le même
potentiel donc :
qa
V (M ) = V0 ⇒ r2 = cos(θ) = r02 cos(θ)
4πε0 V0
L'angle θ varie entre 0 et π donc r varie entre 0 et r0 . Ce qui donne un
ensemble de lobes dont la projection donne la gure ci-contre.
2-5) Pour déterminer le champ électrostatique crée par ce dipôle, on utilise
l'expression du potentiel électrostatique et le fait que :
H
→
− −−→ ∂V →
− 1 ∂V →
− 1 ∂V → −
E (M ) = −grad(V ) = − er− eθ− eϕ
∂r r ∂θ rsinθ ∂ϕ
On obtient alors :
C
→
− qa 2 cos(θ) →
− sin(θ) →
−
E (M ) = − − 3
er− eθ
4πε0 r r3
O
L'expression du champ électrostatique crée par le dipôle en un point M en coordonnées sphériques est :
→
− qa
E (M ) = (2cos(θ)→
−
e r + sin(θ)→
−
e θ)
D
4πε0 r3
A
→
−
e r = cos(θ)→
−
e z + sin(θ)→
−
eρ et →
−
e θ = −sin(θ)→
−
e z + cos(θ)→
−
eρ
Ce qui donne :
→
−
e z = cos(θ)→
−
e r − sin(θ)→
−
eθ ⇒ sin(θ)→
−
e θ = −→
−
e z + cos(θ)→
−
er
Donc l'expression du champ devient :
→
− qa →− →
− 3(→
−
p .→
−
e r )→
−
er −→
−
p
E (M ) = 3
(3cos(θ) e r − e z ) = 3
4πε0 r 4πε0 r
2-6) Une ligne de champ est dénie par la relation :
− −−−→ →
→ − Z
E ∧ dOM = 0 = (Er →
−
e r + Eθ →
−
e θ ) ∧ (dr→
−
e r + rdθ→
−
e θ + rsin(θ)dϕ→
−
e ϕ)
Ce qui donne :
→
−
Er rdθ→
−
e ϕ − Er r sin(θ)dϕ→
−
e θ − Eθ dr→
−
e ϕ + Eθ r sin(θ)dϕ→
−
er = 0
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3) 3-1) L'électronégativité de l'oxygène est plus grande que celle de l'hydrogène donc les liaisons H-O sont polaires. Elles sont
alors caractérisées par un moment dipolaire. Or la molécule est coudée alors la somme vectorielle des deux moments dipolaires
n'est pas nulle alors la molécule est polarisée.
3-2) La moment dipolaire totale de la molécule est donnée par :
→
−
p =→
−
p1+→
−
p2
H
Or les deux liaisons sont similaires donc : →
−
p1 →
−
p2
p1 = p2 = δ e d Z
C
Alors :
α
p = 2δ e d cos( ) A.N : p = 6, 16 10−30 C.m = 2, 05 D
2
O
3-3) On a une diérence d'électronégativité entre le carbone et l'oxygène donc la liaison C = O est polarisée mais la molécule
CO2 est de type AX2 alors elle possède une géométrie linéaire. Donc la molécule est apolaire même si les liaisons sont polarisées.
D
B-Interaction entre un dipôle et un champ électrostatique
1) Champ extérieur uniforme :
1-1) La force totale appliquée sur la dipôle est la somme des forces appliquées sur chaque charge :
A
→
− →
− →
− →
−
F tot = q E ext − q E ext = 0
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Le dipôle est stable si sin(θ) = 0 alors θ ≡ 0[π]. Or selon la question 2-1, la position qui correspond à une énergie d'interaction
minimale sont θ ≡ 0[2π].
II-Dipôle magnétostatique
1) L'approximation dipolaire consiste à négliger la taille a de dipôle devant la distance r entre le dipôle et le point M.
H
2) L'analogie, entre le dipôle électrostatique et le dipôle magnétostatique peut être résumer dans un premier temps dans ce
tableau :
→
− →
−
C
Dipôle électrostatique p E ε0
→
− →
− 1
Dipôle magnétostatique m B
µ0
O
Alors le champ magnétostatique crée par un dipôle magnétostatique est donnée par :
→
− µ0 3(→
−
m.→
−
e r )→
−er −→
−
m
B (M ) =
4π r3
D
3) En utilisant l'expression du champ magnétique, on peut montrer que l'équation des lignes de champ est similaire à celle des
lignes de champ d'un dipôle électrostatique.
A
Z Z
→
−
p →
−
m
La seule diérence c'est que les lignes de champ du dipôle magnétostatique sont fermés alors que celles du dipôle électrostatique
sort du la charge positive vers la charge négative.
4) Par analogie, l'énergie d'interaction entre un dipôle magnétostatique et un champ magnétique extérieur est donnée par :
→
−
Eint = −→
−
m. B ext
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6) 6-1) Dans le modèle de Bohr, l'électron tourne autour de noyau en une trajectoire circulaire de rayon r. Le moment cinétique
associé est :
→
−
σ = m→
−
r→−
er ∧→
−
v = mr2 ω →
−
ez
Cette électron est équivalent à un courant d'intensité :
dq −e ω
I= ' = −f e = − e
dt T 2π
Donc le moment magnétique associé est donnée par :
→
− →
− ω−
m = I S = Iπr2 (−→
−
e z ) = er2 →ez
H
2
le signe (-) correspond au sens du courant qui est l'inverse du sens de mouvement de l'électron. Le rapport gyroscopique de
l'électron est déni par :
1, 6 10−19
C
→
− m e
m = γ→
−
σ ⇒ γ= = = = 8, 8 1010 C/kg
σ 2m 2 × 9, 1 10−31
6-2) D'après le modèle de Bohr :
O
e eh̄
||→
−
σ || = nh̄ ⇒ ||→
−
m|| = nh̄ = µB n avec µB = = 9, 3 10−24 A.m2
2m 2m
6-3) Lorsqu'on applique un champ magnétostatique extérieur, l'énergie d'interaction est donnée par :
D
→
−
Eint = →
−
m. B 0 = mB0 cos(α)
A
Emin = −mB0 Emax = mB0
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A-Préliminaires
H
L'atmosphère est constitué principalement par le diazote N2 (80%) et le dioxygène O2 (20%) qui sont deux gaz diatomique. On
considère ce mélange comme un gaz parfait diatomique.
A-1) Rappeler la loi des gaz parfait
C
A-2) Donner l'unité de la constante des gaz parfaits R.
A-3) Déterminer la relation entre la pression P du gaz et sa masse volumique ρ.
O
B-Modèle de l'atmosphère isotherme
D
Dans cette partie on considère que l'atmosphère est constitué d'un gaz parfait diatomique, à un température T0 = 300K constante
et homogène.
B-1) Rappeler l'équation fondamentale de l'hydrostatique.
A
B-2) Etablir la loi d'évolution de la pression en fonction de l'altitude z sachant que à z=0, la pression est P0 .
B-3) Montrer que cette loi s'écrit sous la forme :
z
P (z) = P0 exp −
H
P
Donner l'unité de H. Tracer l'allure de cette courbe. Qu'appel-t-on le facteur ?
P0
B-4) Donner l'équation de la tangente de la courbe P(z) en z=0, puis déduire une méthode pour déterminer la valeur de H.
B-5) Déterminer la loi d'évolution de la densité particulaire n∗ en fonction de z.
B-6) Déterminer alors la loi d'évolution de la masse volumique ρ(z). Déduire alors la masse de l'atmosphère sachant que c'est
une sphère creuse de rayon intérieur RT et de rayon extérieur Rh = 100km.
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H
Calculer la valeur de αT0 .
C-6) la mesure expérimentale de αT0 à donnée 6, 6K/km ce qui diérent à la valeur trouvée par ce modèle. Pour remédier à ce
problème, on utilise le modèle poly-tropique dont on remplace γ dans la loi de Laplace en une constante notée k.
C
C-6-1) Donner la loi de température T(z) dans ce cas.
C-6-2) Déterminer la valeur cette constante k.
O
D-Stabilité de l'atmosphère
D
Considérons une particule de volume dτ dans l'atmosphère dont température T (z), la pression P (z) et la masse volumique ρ(z)
dépend seulement de l'altitude. A un instant t la particule se déplace à une altitude z + dz à cause d'une force extérieur. La
masse volumique de la particule à cette position est ρf et la pression est Pf . On dite que l'atmosphère est stable si la
particule revient à sa position initiale sinon l'atmosphère est instable. On suppose que la transformation subit par la particule
A
est adiabatique réversible. Le coecient de Laplace de l'air (considéré comme gaz parfait) est γ = 1, 4.
D-1) Rappeler la relation de Laplace reliant la pression nale Pf = P (z + dz), la masse volumique nale ρf à la pression
P = P (z) et la masse volumique ρ initiales.
D-2) Rappeler la loi d'hydrostatique.
D-3) Montrer alors que la masse volumique de la particule à la position nale est donnée par :
ρ2 g
ρf = ρ − dz
γP
D-4) On note ρ(z + dz) la masse volumique de l'air à l'altitude z + dz . Pour quelle condition sur ρf l'atmosphère est stable?
D-5) Montrer que :
dρ dT
=A+B
dz dz
D-6) Déduire alors que la condition de stabilité de l'atmosphère est :
dT Mg 1
≥ −1
dz R γ
Commenter.
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H
−−→
grad(P ) = ρ→
−
g
B-2) On a →
−
g = −g →
−
C
e z Donc la projection de l'équation de l'hydrostatique donne dans le cas d'une atmosphère isotherme :
dP PM Mg
= −ρg = − g ⇒ P (z) = P0 exp − z
dz RT RT
O
RT
B-3) On pose H = ce qui permet d'écrire la loi d'évolution de la P
Mg
pression sous la forme :
D
z
P (z) = P0 exp −
H
Par analyse dimensionnelle, on déduit que H est une longueur caractéristique
A
d'évolution de la pression. P0
P
Le facteur est un facteur de Boltzmann qui compare l'énergie potentielle
P0
associée au poids à l'agitation thermique.
B-4) Pour obtenir l'équation de la tangente en z=0, on eectue un
développement limité au premier ordre, ce qui donne :
z z
P (z) = P0 exp − ' P0 1 −
H H
H z
C'est l'équation d'une droite dont l'intersection avec l'axe d'abscisse est en
z=H.
B-5) La densité particulaire d'un gaz parfait est dénie par :
dN NA dn NA NA z z
n∗ (z) = = = P (z) = P0 exp − = n∗0 exp −
dV dV RT RT H H
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Donc :
2 2 2 2 Rh − RT
m = 4πgP0 (RT + 2HRT + 2H ) − (Rh + 2HRh + 2H ) exp −
H
Une application numérique donne :
H = 8600 m = 8, 6 km m = 5, 16 1017 kg
La masse de l'atmosphère est énorme mais c'est très négligeable devant la masse de la terre qui est 1010 fois grande.
H
C-1) La loi de Laplace s'écrit sous la forme :
P V γ = cte
D'autre part, la masse volumique est dénit par : m = ρV la masse de système (fermé) est constante donc :
C
P V γ = P mγ ρ−γ = cte ⇒ P ρ−γ = cte0 =⇒ P ρ−γ = P0 ρ−γ
0
O
−−→ −1 1
dP −1 − γ1
e z = −ρ0 gP0 γ P0γ →
grad(P ) = −ρg →
− − 1 1
ez ⇒ = −ρ0 gP0 γ P γ ⇒ P − γ dP = ρ0 gP0 dz
dz
C-3) Une intégration de ceci donne :
ˆ ˆ
D
1 γ 1 − γ1 − γ1
P − γ dP = P 1− γ = ρ0 gP0 dz = −ρ0 gP0 z + cte
γ−1
Alors :
γ−1 −1
A
P (z) = − ρ0 gP0 γ z + cte0
γ
Or à z=0, la pression égale à la pression atmosphérique P0 donc :
γ
γ−1 γ
γ−1
1− 1 γ−1 −1 γ − 1 ρ0 g
P (z) = P0 γ − ρ0 gP0 γ z = P0 1− z
γ γ P0
Ce qu'on peut écrire sous la forme :
γ
z γ−1 P0 γ
P (z) = P0 1 − avec δ =
δ (γ − 1)ρ0 g
C-4) L'équation de la tangente est obtenue par un développement limité au premier ordre :
γ z
P (z) = P0 1 − = P0 − ρ0 gz
γ−1δ
C'est l'équation d'évolution de la pression d'un uide incompressible.
C-5) C'est un gaz parfait donc la relation de Laplace s'écrit :
P V γ = cte P 1−γ T γ = cte0
Alors :
γ − 1 ρ0 g γ − 1 ρ0 g γ − 1 Mg
T (z) = T0 1 − z = T0 (1 − αz) et α= =
γ P0 γ P0 γ RT0
Application numérique :
γ−1M
αT0 = = 9, 97 K/km
γ R
C-6) C-6-1) Il sut de remplacer γ par k donc :
k − 1 ρ0 g
T (z) = T0 1 − z
k P0
C-6-2)
dT k − 1 Mg k − 1 Mg 1
= αT0 = T0 = = 6, 6K/km Donc : k= = 1, 23
dz k RT0 k R αT0 R
1−
Mg
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D-Stabilité de l'atmosphère
D-1) Pour une transformation adiabatique réversible on a :
− 1 1
P γ Pf γ
PV γ
= Pf Vfγ ⇒ Pρ −γ
= Pf ρ−γ
f ⇒ ρf = ρ =ρ
Pf P
H
D-3) D'après les deux questions précédentes :
1 1
Pf P (z + dz) γ
C
γ
ρf = ρ =ρ
P P (z)
Or en eectuant un développement limité, on aura :
O
dP P (z + dz) ρg
P (z + dz) = P (z) + dz = P (z) − ρgdz ⇒ = 1 − dz
dz P (z) P
Donc la masse volumique de la particule en z + dz est :
D
1
ρg γ 1 ρg
ρf ' ρ 1 − dz 'ρ 1− dz
P γ P
A
D-4) Pour avoir un atmosphère stable, il faut que la particule revient à sa position initiale ce qui correspond à une masse
volumique supérieur à la masse volumique des particules existent en z + dz :
ρf ≥ ρ(z + dz)
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H
A-2) Donner le nom du coecient D et son unité.
A-3) Déterminer au moins deux propriétés de l'équation de diusion et préciser leurs conséquences sur l'étude des phénomènes
C
diusifs.
A-4) On note τ un temps caractéristique d'évolution et L une distance caractéristique d'évolution de X(M, t). En faisant une
analyse dimensionnelle, relier ces deux grandeurs. Commenter.
O
B- Diusion thermique
D
Dans ce type de diusion grandeur physique étudiée est la température T.
B-1) Dénir la notion de température. Donner l'équation de diusion dans ce cas.
A
B-2) Rappeler la loi de Fourier. Citer trois conditions de validité de cette loi.
B-3) Rappeler les diérentes modes de transfert thermique.
B-4) On s'intéresse maintenant à un conducteur cylindrique de masse volumique ρ, de capacité thermique c, de conductivité
thermique λ, de longueur L et d'axe OZ. On met un élément chauant de température T0 à l'une des extrémités (z = 0). L'autre
extrémité est en contact avec de l'air à la température Te . On néglige tout autre mode de transfert thermique.
B-4-1) Par un analyse de symétrie, déduire la dépendance de la température T (M, t) puis du vecteur densité de courant
→
−
thermique j th (M, t).
B-4-2) En eectuant un bilan énergétique, déterminer l'équation de conservation de l'énergie. Déduire sa forme générale.
B-4-3) En utilisant la loi de Fourier, déduire alors l'équation de diusion.
B-4-4) En régime permanent, déterminer l'expression de la température T. Tracer l'allure de cette courbe.
B-4-5) Déduire dans ce cas, le ux thermique Φ traversant la surface S, puis dénir la résistance thermique de matériau dans
ce cas.
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H
D- Diusion de particule (PSI)
1) Rappeler la loi de Fick en dénissant les grandeurs utilisées. Qu'elles sont les conditions de son utilisation.
C
2) Considérons un diuseur cylindrique de parn longueur inni, de rayon R et qui lance les particules du parn par des petites
trous à sa surface latérale.
O
D-2-1) En analysant la symétrie et l'invariance déduire la dépendance de densité particulaire notée c et de vecteur densité
→
−
de courant de diusion j .
D-2-2) En fessant un bilan de particule, montrer que l'équation de diusion de particule s'écrit sous la forme :
D
∂c D ∂ ∂c
= r
∂t r ∂r ∂r
A
Donner l'ordre de grandeur de D pour les gaz, les liquides et les solides.
D-2-3) Trouver la solution c(r, t) en régime permanent. Tracer son allure.
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H
A-3) L'équation est linéaire car l'opérateur Laplacien (∆) est linéaire donc on peut utiliser le théorème de superposition
pour résoudre l'équation. D'autre part, lorsqu'on remplace t par −t on n'obtient pas la même équation donc l'équation de
diusion est irréversible. Ceci implique que les systèmes subissant des transformations adiabatiques et des phénomènes de
C
diusion ont une entropie qui augmente.
A-4) Par analyse dimensionnel on réécrit l'équation de diusion sous la forme :
O
X X
=D 2 ⇒ L2 = Dτ
τ L
C'est une relation caractéristique des phénomènes diusifs. Ces derniers sont des phénomènes très lents (comparent avec la
D
convection).
B- Diusion thermique
A
B-1) La température est grandeur macroscopique intensive qui quantie l'agitation thermique au sein d'un corps. Dans le cas
de la diusion thermique l'équation de diusion s'écrit :
∂T
= D ∆T
∂t
→
−
B-2) La loi de Fourier est une loi phénoménologique qui donne la relation entre la densité de courant thermique j th est le
gradient de la température T. Cette relation s'écrit :
→
− −−→
j th = −λ grad(T )
Cette loi est valable pour des faible gradient de température, pour des variation lente de ce gradient et pour un milieu
isotrope dont lequel la conductivité est la même dans tout les directions.
B-3) Le transfert thermique entre deux corps peut se faire par trois modes qui son la diusion (ou conduction), la convection
et le rayonnement.
B-4) B-4-1) Le système est un cylindre inni donc la diusion est axiale alors la température dépend de la position sur l'axe
T (z, t). D'autre part d'après la loi de Fourier, en coordonnées cylindriques :
→
− −−→ ∂T →− 1 ∂T →
− ∂T →
− ∂T →
− →
−
j th = −λ grad(T ) = −λ er+ eϕ+ e z = −λ ez Alors j th = j(z, t)→
−
ez
∂r r ∂ϕ ∂z ∂z
B-4-2) Appliquons le premier principe de
la thermodynamique à une portion cylindrique
d'épaisseur dx :
dU = δQ + δW δQe δQs
ρ dτ c dT = δQ
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Or l'échange thermique se fait par les sections en z et en z + dz , alors en utilisant la notation de ux et la dernière remarque
du paragraphe 1.2, on écrit que le transfert thermique δQ s'écrit sous la forme :
δQ = |δQe | − |δQs | = |Φe |dt − |Φs |dt = |Φ(z)|dt − |Φ(z + dz)|dt
Or en utilisant le vecteur densité de courant thermique on a :
¨ ¨
→
− −
→ →
− −
→
Φ(z) = j (x, t).dS = −j(z, t)S et Φ(z + dz) = j (z + dz, t).dS = +j(z + dz, t)S
Alors :
δQ = |Φ(z)|dt − |Φ(z + dz)|dt = (j(z, t) − j(z + dz, t)) S dt
En eectuant un développement limité on écrit :
H
∂j
j(z + dz, t) = j(z, t) + dz
∂z
Alors :
C
∂j ∂j
δQ = (j(z, t) − j(z + dz, t)) S dt = − dzS dt = − dτ dt
∂z ∂z
En injectant cette expressions dans le premier principe on trouve l'expression :
O
∂j
dU = ρ dτ c dT = − dτ dt
∂z
Or la masse de la portion peut s'écrire sous la forme m = ρdτ , donc :
D
∂T ∂j
ρc =−
∂t ∂z
C'est l'équation de conservation d'énergie. La forme générale de cette équation est :
A
∂T →
−
ρc = −div( j )
∂t
B-4-3) D'après la loi de Fourier :
→
− ∂T →
− ∂T ∂j ∂2T
j th = −λ ez et ρ c =− =λ 2
∂z ∂t ∂z ∂z
On trouve alors l'équation de diusion qui s'écrit dans ce cas :
∂T ∂2T λ
=D avec D=
∂t ∂z 2 ρc
B-4-4) En régime permanent, la température ne dépend pas de temps
alors l'équation vient :
T
∂2T ∂T
=0 ⇒ = cte = A ⇒ T (z) = Az + B
∂z 2 ∂z T0
Pour déterminer les constantes A et B on utilise le faite que T (z = 0) = T0
et T (z = L) = T1 ce qui permet de déduire que :
T1 − T0 z
B = T0 et A = < 0 Alors T (z) = (T1 − T0 ) + T0 T1
L L z
La température diminue lorsqu'on s'éloigne de la source (z=0) ce qui est L
prévu. D'autre part, sa courbe est alors une droite de pente négative.
B-4-5) Le ux thermique traversant la surface S est donné par la relation :
¨ ¨
− −
→ → ∂T →
− T1 − T0 λS
Φ= j th .dS = −λ e z .rdrdϕ→
−
e z = −λ S= (T0 − T1 )
∂z L L
Par analogie à l'électrocinétique, la diérence de température est analogie à la diérence de potentiel (tension) et le ux thermique
est analogie à l'intensité de courant électrique donc la résistance thermique peut être dénit par :
T0 − T1 L
Rth = =
Φ λS
Ce qui analogie à la résistance électrique.
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C- Diusion électrique
C-1) Les équations de Maxwell dans le vide sont :
→
− ρ
• Maxwell-Gauss : div( E ) = • Maxwell-Thomson :
→
−
div( B ) = 0
ε0
→
− →
−
−→ →− →
− ∂E
• Maxwell-Faraday : −→ →−
rot( E ) = −
∂B • Maxwell-Ampère : rot( B ) = µ0 j + µ0 ε0
∂t ∂t
C-2) La loi d'Ohm généralisée s'écrit :
→
− →
−
j = σE
C'est relation est une relation est valable pour des champs peu intenses, qui varient lentement dans le temps et pour des
H
milieux homogènes isotropes.
C-3) Dans le cadre de l'A.R.Q.S, la relation de Maxwell-Ampère devient :
C
→
−
−→ →− →
− ∂E →
− →
−
rot( B ) = µ0 j + µ0 ε0 ' µ0 j = µ0 σ E
∂t
O
D'après la relation de Maxwell-Faraday on a :
−→ →− →
−
−→ −→ →− ∂ rot( B ) ∂E −→ −→→− −−→ → − →
− −−→ ρ →
−
rot rot( E ) = − = −µ0 σ or rot rot E = grad div E − ∆ E = grad − ∆E
D
∂t ∂t ε0
A
→
− ∂E →
− ∂E 1
∆ E = µ0 σ ⇒ D∆ E = avec D =
∂t ∂t µ0 σ
C-4) C-4-1) Pour obtenir la relation de dispersion il sut de remplacer la solution dans l'équation de diusion obtenue ce qui
donne : →
− →
−
E 0 iω exp (i (ωt − kz)) = −Dk 2 exp (i (ωt − kz)) E 0
En simpliant ces relations on obtient la relation de dispersion :
r
ω ωµ0 σ
k 2 = −i = −iωµ0 σ ⇒ k = (1 − i)
D 2
r
ωµ0 σ
k = (1 − i) = k 0 + ik”
2
Le milieu est absorbant (k” 6= 0) et dispersif (k0 n'est pas proportionnel à la pulsation ω ).
C-4-2) En remplaçant k dans l'expression de champ électrique par son expression on écrit :
→
− →
− →
−
E = E 0 exp (i (ωt − (k 0 + ik”)z)) = E 0 exp (−k”z) exp (i (ωt − k 0 z))
Or :
√ 1
k 0 = −k” = ωµ0 σ =
δ
Ce qui donne :
→
− →
− z z
E = E 0 exp − exp i ωt −
δ δ
La constante δ est homogène à une longueur, elle est appelée épaisseur de peau c'est l'épaisseur caractéristique d'atténuation
d'une ondes électromagnétique dans un conducteur.
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D- Diusion de particule
D-1) La loi de Fick relie le courant particulaire →
−
j par et la densité particulaire c par :
→
− −−→
j par = −Dgrad(c)
L'utilisation d'une telle loi est limitée au faible gradient qui varient lentement dans le temps.
D-2) D-2-1) Le cylindre diuseur est très long est les trous sont distribués sur sa surface latérale de manière homogène donc
la diusion ne dépend par ϕ ni de z donc c(M, t) = c(r, t). En utilisant la loi de Fick on a :
→
− −−→ ∂c −
j par = −Dgrad(c) = −D → e r = j(r, t)→
−
er
H
∂r
D-2-2) Pour démontrer l'équation de diusion on eectue un bilan de particule sur un volume dτ de forme cylindrique creux
qui se situe en r > R.
• Bilan temporel : Le nombre de particule contenant dans un volume d'épaisseur dr entre deux cylindres de même hauteur h
C
tel que l'un de rayon r et l'autre de rayon r+dr :
∗ A un instant t : dN (t) = c(r, t)dτ = c(r, t)(πh(r + dr)2 − πhr2 ) ' c(r, t)2πhrdr
∗ De même à l'instant t+dt : dN (t + dt) = c(r, t + dt)dτ = c(r, t + dt)2πrhdr
O
∗ La variation de nombre de particules est :
∂c
d2 N = dN (t + dt) − dN (t) = (c(r, t + dt) − c(r, t)) 2πhrdr = 2πrhdrdt
D
∂t
• Bilan spatial : cette variation correspond à une variation de ux entre l'entrée et la sortie :
¨
A
¨
− −
→ → − −
→ →
d2 N = (ϕe − ϕs ) dt = j e .dS − j s .dS dt
e s
Alors :
ˆ h ˆ 2π ˆ h ˆ 2π
!
2
d N= j(r, t)rdϕdz − j(r + dr, t).(r + dr)dϕdz dt = (r j(r, t) − (r + dr) j(r + dr, t)) 2πhdt
0 0 0 0
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Cette équation est valable pour un écoulement incompressible d'un uide newtonien par rapport à référentiel galiléen.
Telles que :
∂→−
v
c'est l'accélération local qui représente la variation du champ vitesse d'un point xe dans le temps.
∂t
−−→−
H
→
−
v .grad(→ v ) c'est l'accélération convective qui quantie la non uniforme du champ.
→
−
ρ g est la forme volumique du poids.
−−→
grad(P ) est la forme volumique de la force de pression.
C
η∆→−v est la forme volumique de la force de viscosité.
E-2) En négligeant toutes les forces sauf la viscosité on obtient l'équation suivante :
O
→
∂−
v −−→ −
ρ +→
−
v .grad(→
v ) = η∆→
−
v
∂t
E-3) Par dénition, le nombre de Reynolds est le rapport de ux convectif sur le ux diusive :
D
−−→ − ρV 2
|| ρ→
−
v .grad(→v ) || L = ρV L
A
Re = →
− '
|| η∆ v || V η
η 2
L
Avec V est la vitesse moyenne de l'écoulement, L est sa longueur caractéristique alors que ρ et η sont la masse volumique et la
viscosité du uide
Pour un écoulement à faible nombre de Reynolds (écoulement laminaire) la force de viscosité est plus importante que l'accélération
convective alors l'équation de Navier et stocks devient :
∂→
−v ∂→
−v η −
ρ = η∆→
−
v ⇒ = ∆→
v = D∆→
−
v
∂t ∂t ρ
C'est une équation de diusion de vitesse (ou de quantité de mouvement comme on la nomme généralement en utilisant le faite
que la quantité de mouvement (volumique) est donnée par → −
p = ρ→
−v ).
E-4) On a :
[η]
[D] = ⇒ [η] = [D].[ρ] = L2 .T −1 .M.L−3 = M.T −1 .L−1
[ρ]
Or l'unité de coecient de viscosité est P a.s ce qui donne :
[F ]
[η] = .T = M.L.T −2 .L−2 .T = M T −1 .L−1
[S]
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H
R2
R1
−
C
R B
C s(t)
A +
e(t) C R Vs (t) R
O
C
C R
D
Figure 1 : Filtre de Wien Figure 2 : Oscillateur à pont de Wien
A
I-1) Dans un premier, temps considérons le circuit de gure 1.
1-1) En analysant le circuit déterminer sa nature.
1-2) Déduire la fonction de transfert H(jω). Qu'il est l'ordre de ltre ?
1-3) Déduire la forme canonique :
jx
H(jx) =
1 + 3jx − x2
ω
Avec x = .
ω0
I-2) On ajout à ce circuit, un amplicateur non inverseur (gure 2). Montrer que :
d2 s ds
+ Kω0 + ω02 s = 0
dt2 dt
Exprimer K en fonction de R1 et R2 .
I-3) Pour qu'elle valeur de R2 on obtient une tension s(t) sinusoïdale. Quelle est son amplitude?
II-Tension Carrée
Pour réaliser un générateur de tension carrée, on peut utiliser plusieurs circuits. Le circuit classiquement utilisé est le multivibrateur
astable (gure 3). L'amplicateur supposé idéal mais fonctionne en régime non linéaire.
II-1) Déterminer les expressions de e− et e+ en notation complexe.
II-2) Déduire l'équation diérentielle vériée par uc .
II-3) Dans un premier instant, on considère que à t=0 on a un basculement d'une tension - Vsat à + Vsat
3-1) Déterminer l'expression de la tension uc (t=0+ ).
3-2) Déterminer alors l'expression de la solution uc (t) puis déduire l'expression de ε en fonction du temps.
3-3) Etablir l'expression de l'instant t1 qui correspond au nouveau basculement.
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H
1−G
C
Expliquer. On rappel que le rapport cyclique est donné par :
t1
α=
O
T
II-8) Commet on peut obtenir une tension triangulaire à partir de cette tension carrée?
D
R
A
s(t)
+ kR
uc (t) C
(1 − k)R
R2
R1
III-Tension continue
Dans le but d'avoir une tension continue, on utilise une tension sinusoïdale et un pont de Graetz qui réalise un double redressement
(gure 5).
III-1) En analysant le circuit, Déterminer l'expression du tension s(t) dans les deux cas de fonctionnement de la diode.
III-2) Tracer dans la même gure les deux tensions e(t) et s(t).
III-3) Calculer la valeur moyenne des deux tensions. Tracer le spectre des deux tensions.
III-4) On ajoute un ltre RC à la sortie de ce pont (gure 6). C'est quoi la nature de ce ltre?
III-5) Comment-on-doit choisir la capacité C pour obtenir une tension continue?
III-6) En eet on ajout à la n une diode Zener polarisée en inverse. C'est quoi son rôle?
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D1
D1
2
2
D
D
e(t) s(t) e(t) s(t)
R C R
D4
D4
3
3
D
D
Figure 5 : Redresseur double alternance Figure 6 : Redresseur double alternance + ltrage
H
B-Générateurs de courant
C
I-Générateur de courant commandé
On s'intéresse dans cette partie à la réalisation d'une source de courant commandée par une tension. le circuit ci-dessous est un
O
exemple de ces circuits (Figure 7). L'amplicateur est linéaire et idéal.
kR1
I-1) Exprimer is en fonction de s1 (t), s2 (t), e+ et
D
R1 . R
e(t) − R1
I-2) Déterminer e+ en fonction de R, R1 et s2 (t).
A
s1 (t)
I-3) Montrer que : + is
s2 (t)
(2 − k) k Ru
is = s2 + e R1
(R + R1 ) R R
II-Convertisseur tension-courant
R1
Une autre méthode d'obtenir un générateur de
courant est d'utilisé un convertisseur tension-
courant (Figure 8)
II-1) Établir les expressions de e− et e+ . −
II-2) Déterminer i(t) en fonction de e(t), s(t), v(t), R1 v(t)
R et R2 . e(t) +
R1
II-3) Sachant que l'amplicateur fonctionne en R
régime linéaire. Déduire v(t) en fonction de e(t),
s(t) et des résistances. R2
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H
R R
C
e(t) R Vs (t) e(t) R Vs (t)
O
i
D
On a : Vs = 0 On a : Vs = Ri = 0
A
R
1 + jRCω jRCω
H(jω) = ⇒ H(jω) =
1 R 1 + 3jRCω − R2 C 2 ω 2
R+ +
jCω 1 + jRCω
Le ltre est alors de deuxième ordre.
I-1-3) Par identication :
1
x = RCω ⇒ ω0 =
RC
I-2) On a :
VB jRCω dVB d2 V B de
= ⇒ VB (t) + 3RC + R2 C 2 = RC
e 1 + 3jRCω − R2 C 2 ω 2 dt dt2 dt
Or l'amplicateur non inverseur impose :
R1 + R2 R1 + R2
s(t) = VB Or : e(t) = s(t) ⇒ e(t) = VB
R1 R1
Alors :
dVB d2 VB R1 + R2 dVs
VB (t) + 3RC + R2 C 2 = RC
dt dt2 R1 dt
Ce qu'on peut écrire sous la forme :
d2 VB
R1 + R2 dVB
VB (t) + 3 − RC + R2 C 2 =0
R1 dt dt2
R1 + R2
En multipliant l'équation par on obtient :
R1
d2 s
R1 + R2 ds
s(t) + 3 − RC + R2 C 2 2 = 0
R1 dt dt
Donc :
R1 + R2 R2
K =3− =2−
R1 R1
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I-3) Pour avoir une tension sinusoïdale non amortie, il faut avoir K = 0 donc :
R2 = 2R1
Ceci est impossible pratiquement mais généralement lorsque R2 > R1 , le coecient K devient négatif alors le système devient
instable (solution homogène divergente). Alors on remarque à la sortie une tension sinusoïdale dont l'amplitude augmente jusqu'à
avoir une amplitude égale à +Vsat . AU nal, on obtient une tension sinusoïdale de pulsation ω0 et d'amplitude +Vsat .
II-Tension carrée
Considérons un circuit à amplicateur supposé idéal mais fonctionne en régime non linéaire
H
R
C
−
s(t)
+ kR
O
uc (t) C
(1 − k)R
R2
R1
D
Figure 3 : Multivibrateur astable Figure 4 : circuit de résistances
A
1) En utilisant Millman en notation complexe on aura :
s 0
+
R R ZC s
s(t) et e− =
1
e+ = =
R1 + R2 1 1 + jRCω
+ jCω
R
2) On a uc = e− ce qui donne :
s duc
uc = e− = ⇒ uc + RC = s(t)
1 + jRCω dt
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H
3-3) L'instant t1 de basculement est dénie par :
C
R2 2R1 + R2 t1 2R1 + R2
− Vsat + Vsat exp − =0 ⇒ t1 = RC Ln
R1 + R2 R1 + R2 τ R2
O
4-1) Par le même résonnement :
−
uc (t = t+
1 ) = uc (t = t1 )
D
R1
s(t) = Vsat ⇒ e+ = Vsat
R1 + R2
Donc :
A
R1
t = t−
1 ε = 0 ⇒ e− = uc (t = t− +
1)=e = Vsat
R1 + R2
Par continuité :
− R1
uc (t = t+
1 ) = uc (t = t1 ) = Vsat
R1 + R2
4-2) En utilisant l'équation obtenue à la question 2 qui s'écrit dans ce cas :
duc
uc + RC = s(t) = −Vsat
dt
La solution est donc :
t
uc (t) = −Vsat + B exp(− ) avec τ = RC
τ
En utilisant la condition initiale obtenue en 3-1, on trouve :
R1 t − t1
uc (t) = −Vsat + Vsat (1 + )exp(− )
R1 + R2 τ
Alors :
R1 R1 t − t1
ε= Vsat + Vsat − Vsat (1 + )exp(− )
R1 + R2 R1 + R2 τ
4-3) Le basculement correspond à ε = 0 donc :
R1 R1 t2 − t1
Vsat + Vsat = Vsat (1 + )exp(− )
R1 + R2 R1 + R2 τ
Ce qui donne :
2R1 + R2
t2 = t1 = RCLn
R2
5) la tension de sortie est une tension carrée qui bascule entre les deux tensions de saturation alors que uc est une suite de
charge et décharge du condensateur.
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e+
s(t)
Vsat e−
GVsat
t1 t2 t
−GVsat
H
−Vsat
OC
Représentation des diérentes tensions
D
6) A partir de schéma, on remarque que la charge et le décharge du condensateur est symétrique donc :
2R1 + R2 1+G R1
T = 2T1 = 2RC Ln = 2RC Ln tel que : G =
R2 1−G R1 + R2
A
7) Si on change la résistance R par le circuit de la gure 9, on aura une charge de condensateur à travers la résistance kR et sa
décharge à travers (1-k)R ce qui donne une période :
0 2R1 + R2 2R1 + R2 2R1 + R2
T = kRC Ln + (1 − k)RC Ln = RC Ln =T
R2 R2 R2
III-Tension continue
D1
2
D
e(t) s(t)
R
D4
3
D
III-1) Pour étudier un tel circuit, on suit le courant dans son trajet dans les deux alternances (positive et négative) de la tension
e(t).
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D1
2
D
i
i
e(t) s(t)
R
D3
4
D
i
H
i
C
Les diodes D1 et D3 sont passantes alors que D2 et D4 sont bloquées donc :
s(t) = Ri = e(t)
O
• Dans l'alternance négative :
D
D1
2
i
D
A
e(t) i s(t)
R
D3
4
D
i
i
Alors :
s(t) = |e(t)|
Tension s(t)
e(t)
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III-3) La valeur moyenne de la tension d'entrée est nulle car c'est une tension sinusoïdale :
ˆ T ˆ T T
1 1 E sin(ωt)
< e >= e(t)dt = E cos(ωt)dt = =0
T 0 T 0 T ω 0
C H
ω
ω
O
ˆ T ˆ T ˆ 3T ˆ T
1 1 4 1 4 1
< s >= s(t)dt = E cos(ωt)dt + −E cos(ωt)dt + E cos(ωt)dt
T 0 T 0 T T T 3T
D
4 4
T 3T T
E sin(ωt) 4 E sin(ωt) 4 E sin(ωt) 2E
< s >= − + =
T ω 0 T ω T T ω 3T π
A
4 4
Le spectre du signal peut être obtenu en calculant les coecients cn . Pour ce faire, il sut de remarquer que s(t) est une tension
paire alors bn = 0 donc : ˆ T
2
cn = |an | Or : an = s(t) cos(nωt)dt
T 0
Alors : ˆ T ˆ 3T ˆ T
2 4 2 4 2
an = E cos(ωt)cos(nωt)dt + −E cos(ωt)cos(nωt)dt + E cos(ωt)cos(nωt)dt
T 0 T T
4
T 3T
4
ˆ T ˆ 3T ˆ T
!
2E 4 4
⇒ an = cos(ωt)cos(nωt)dt − cos(ωt)cos(nωt)dt + cos(ωt)cos(nωt)dt
T 0 T
4
3T
4
Or :
cos(x + y) + cos(x − y)
cos(x)cos(y) =
2
ˆ T ˆ 3T !
2E 4 4
an = (cos((n + 1)ωt) + cos((n − 1)ωt)) dt − (cos((n + 1)ωt) + cos((n − 1)ωt)) dt
T 0 T
4
ˆ T
!
2E
+ (cos((n + 1)ωt) + cos((n − 1)ωt)) dt
T 3T
4
T T 3T 3T
sin((n + 1)ω ) sin((n − 1)ω ) sin((n + 1)ω ) sin((n − 1)ω )
=
E
2 4 +2 4 −2 4 −2 4 + sin((n + 1)ωT ) + sin((n − 1)ωT )
2π (n + 1) (n − 1) (n + 1) (n − 1) (n + 1) (n − 1)
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Si n est impaire alors an = 0 donc cn = 0. alors que pour les n paire n = 2k avec k > 0 alors :
π 3π π 3π
E sin (2k + 1) − sin((2k + 1) ) sin((2k − 1) ) − sin((2k − 1) )
an = 2 2 + 2 2
π (2k + 1) (2k − 1)
H
III-4) Le ltre RC est un ltre passe bas de premier ordre.
III-5) Pour obtenir une tension continue à la sortie il faut éliminer toutes les composantes fréquentielles de pulsation ω
>0
1
donc il faut prendre un ltre dont la pulsation de coupure ωc est très proche de 0. Or ωc = donc il faut que C soit très
C
RC
grande (généralement on utilise un condensateur chimique).
III-6) La diode Zener permet d'éliminer les petites oscillations de la tension ltrée c'est alors un stabilisateur de tension.
O
B- Générateurs de courant
I-Générateur de courant commandé
D
I-1) En utilisant la loi d'Ohm :
kR1
s2 − s1 s2 − e+ 2s2 − s1 − e+
A
is = i1 + i2 = + =
R1 R1 R1 R
e(t) − R1
I-2) Déterminant e+ par le théorème de Millman :
s1 i1
0 s2 + is
+ s2
R R R
e+ = 1
= s2
1 1 R + R1 i2 Ru
+ R1
R R1 R
I-3) En utilisant le théorème de Millman on a :
e s1
+
R kR kR1 e + Rs1
e− = 1
=
1 1 kR1 + R
+
R kR1
Figure 7 : Générateur de courant commandé
L'amplicateur opérationnel est idéal et fonctionne en régime linéaire donc :
kR1 e + Rs1 R
e+ = e− ⇒ = s2
kR1 + R R + R1
Alors :
(kR1 + R) kR1
s1 = s2 − e
R + R1 R
Or d'après la question 1 on a :
s2 R (kR1 + R) k 2(R + R1 ) − R − kR1 − R k
is = 2 − s2 − s2 + e = + e
R1 R1 (R + R1 ) R1 (R + R1 ) R R1 (R1 + R) R
Alors :
(2 − k) k
is = s2 + e
R + R1 R
I-4) Pour obtenir un générateur de courant commandé il faut que le courant soit indépendant de circuit de sortie est donc de
s2 d'où k = 2. On obtient alors un générateur de courant dont l'intensité est proportionnelle à la tension e(t).
2
is = e(t)
R
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R1
C H
−
R1 v(t)
e(t) +
O
R1
R
R2 i1
D
i1 s(t) i
A
En utilisant la loi des noeuds on peut écrire que :
v(t) − s(t) e+ − s(t) v(t) e+ R + R1
i = i1 + i2 = + = + − s(t)
R R1 R R1 RR1
En utilisant la question précédente :
v(t) s(t) R2 e(t) R + R1
i= + + − s(t)
R R1 + R2 R1 (R1 + R2 ) RR1
Alors :
v(t) R2 e(t) 1 R + R1
i= + + − s(t)
R R1 (R1 + R2 ) R1 + R2 RR1
Alors :
2R2 R2 2R1 1 R + R1
i= + e(t) + + − s(t)
R(R1 + R2 ) R1 (R1 + R2 ) R(R1 + R2 ) R1 + R2 RR1
Pour avoir un courant proportionnel à e(t) on doit avoir :
2R1 1 R + R1 1 2R1 R + R1
+ = ⇒ +1 =
R(R1 + R2 ) R1 + R2 RR1 R1 + R2 R RR1
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Alors :
1 R + R1 R1 (2R1 + R) R1 (2R1 + R)
= ⇒ R1 + R2 = ⇒ R2 = − R1
R1 + R2 R1 (2R1 + R) R + R1 R + R1
Après simplication on trouve :
R12
R2 =
R + R1
Dans ce cas le courant devient :
2R2 R2 R2 (2R1 + R) R2 (R + R1 )
i= + e(t) = e(t) = e(t)
R(R1 + R2 ) R1 (R1 + R2 ) RR1 (R1 + R2 ) RR12
H
Au nal, on trouve :
e(t)
i(t) =
R
D OC
A
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→
−
H
2a g
Etat d'équilibre X
C
1 2
O
Etat initial X
D
x(t)
A
A-1) C'est-quoi un référentiel galiléen?
A-2) Déterminer l'expression des forces appliquées par les deux ressorts sur le point M.
A-3) Déduire l'équation diérentielle vériée par x(t).
A-4) Donner la forme de la solution.
A-5) On considère maintenant un système couplé de ressorts qui relient deux corps de même masse m comme suit :
k M k0 M0 k
1 2 3
M M0
x1 (t) x2 (t)
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B-Couplage en électronique
Le couplage en électronique peut présenter sous l'un de deux formes suivantes soit capacitif ou inductif. On se propose d'étudier
ces deux types de couplage.
I-Couplage inductif
On s'intéresse au circuit de la troisième gure. Le montage est constitué de deux circuits électriques couplés par induction
mutuelle. On néglige la résistance électrique de chacun. Soient q1 (t) et q2 (t) les charges des condensateurs. A t = 0, on a q1 = Q
et q2 = 0.
H
I-1) Donner l'expression de ux du champ crée par chaque bobine en
fonction des coecients L1 , L2 , M et des courants.
I-2) Établir un système d'équation diérentielles en q1 et q2 .
C
i1 i2
I-3) On se place dans le cas oû L1 = L2 = L et C1 = C2 = C . On u1 C1 L1 L2 C2 u2
pose :
M 1
O
k= ω0 = √
L LC
Déduire l'équation diérentielle plus simple à résoudre. M
I-4) Trouver les solutions q1 (t) et q2 (t). Sachant que k < 1.
D
Figure 3 : Circuit à couplage inducitif
I-5) Montrer que si k << 1, les fonctions q1 (t) et q2 (t) sont sinusoïdale, de pulsation ω0 modulées en amplitude à une pulsation
A
Ω à déterminer. Mettre en évidence un phénomène de battement
II-Couplage capacitif
Dans un couplage capacitif, Les deux circuits LC sont couplés par un condensateur de capacité C 0 (gure 4).
II-1) En utilisant la loi des n÷uds, déterminer une première équation u
diérentielle reliant u1 et u2 .
II-2) En appliquant la loi des maille, déduire la deuxième équation
diérentielle reliant u1 et u2 .
C0
II-3) Déduire que : u1 u2
L C L C
C d2 u2 d2 u1
1
1− 0 − − u2
C dt2 dt2 LC 0
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H
• Pour le ressort (2) : la force s'écrit :
→
−
F 2 = +k(l2 − a)→
−
e x = −kx→
−
ex
C
→
−
A-3) En appliquant le principe fondamental de la dynamique dans le référentiel R , on écrit :
→
− →
− →
−
m→
−
a (M/R) = F 1 + F 2 + P
O
la projection sur l'axe OX donne :
2k
mẍ = −2kx ⇒ ẍ + x=0
m
D
A-4) La solution s'écrit donc sous la forme :
r
2k
x(t) = Acos(ω0 t) + Bsin(ω0 t) avec : ω0 =
A
m
La vitesse initiale est nulle alors ẋ(t = 0) = 0 ce qui donne que :
x(t) = Acos(ω0 t)
Pour le point M 0 , on a :
• Pour le ressort (2) : la force s'écrit :
→
−
F 21 = −k 0 (l2 − a)→
−
e x = −k 0 (x2 − x1 )→
−
ex
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avec : r r r
k k + 2k 0 2k 0
H
ω1 = et ω2 = = ω1 1+
m m k
Donc :
A B A0 B0
x1 (t) = cos(ω1 t) + sin(ω1 t) + cos(ω2 t) + sin(ω2 t)
C
2 2 2 2
et :
A B A0 B0
x2 (t) = cos(ω1 t) + sin(ω1 t) − cos(ω2 t) − sin(ω2 t)
2 2 2 2
O
Les constantes A, B , A0 et B 0 sont déterminées à partir des conditions initiales.
5-5) Dans le cas d'un couplage faible, ω2 − ω1 << ω1 ; L'allure de x1 et x2 est de la forme :
D
x1 (t) x2 (t)
A
t t
Les positions dont varie sinusoïdalement en fonction du temps mais leurs amplitudes sont modulées par un enveloppe sinusoïdale
ω − ω1
de pulsation Ω = 2 .
2
B-Couplage en électronique
I-Couplage inductif
II-1) D'après la dénition des coecients d'inductance, on a :
Φ1 = L1 i1 + M i2 et Φ2 = L2 i2 + M i1
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H
C'est des équations de deuxième ordre :
(LC + M C)ẍ + x = 0 et (LC − M C)ÿ + y = 0
C
En introduisant ω0 et k, on trouve :
ω02 ω02
ẍ + x = 0 et ÿ + y=0
O
1+k 1−k
II-4) La solution des équations diérentielles précédentes s'écrit :
x(t) = A cos(ω1 t) + B sin(ω1 t) et y(t) = A0 cos(ω2 t) + B 0 sin(ω2 t)
D
Telle que :
ω02 ω02
ω12 = et ω22 =
A
1+k 1−k
Alors : 0 0
A B A B
q1 (t) = cos(ω1 t) + sin(ω1 t) + cos(ω2 t) + sin(ω2 t)
2 2 2 2
et :
A B A0 B0
q2 (t) =
cos(ω1 t) + sin(ω1 t) − cos(ω2 t) − sin(ω2 t)
2 2 2 2
Pour déterminer les constantes A,B , A0 et B 0 on utilise les conditions initiales suivantes :
q1 (t = 0) = Q ; q2 (t = 0) = 0 ; i1 (t = 0) = −q˙1 (t = 0) = 0 et i2 (t = 0) = −q˙2 (t = 0) = 0
Ce qui donne :
A=Q ; B=0 ; A0 = Q et B0 = 0
Alors :
Q ω1 + ω2 ω1 − ω2
q1 (t) = (cos (ω1 t) + cos (ω2 t)) = Q cos( ) cos( )
2 2 2
et :
Q ω1 + ω2 ω1 − ω2
q2 (t) = (cos (ω1 t) − cos (ω2 t)) = Q cos( ) sin( )
2 2 2
II-5) Pour k << 1, on peut eectuer un développement limité de ω1 et ω2 pour obtenir :
ω0 1 1 1
ω1 = √ = ω0 (1 + k)− 2 = ω0 1 − k de mme ω2 = ω0 1 + k
1+k 2 2
Les charges dont varie sinusoïdalement en fonction du temps mais leurs amplitudes sont modulées par un enveloppe sinusoïdale
ω k
de pulsation Ω = 0 .
2
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q1 (t) q2 (t)
Q
t t
H
II-Couplage capacitif
C
u
O
i1 i2 i3 i4
C0
D
u1 L C L C u2
A
II-1) La loi des n÷uds pour ce circuit s'écrit :
i1 + i2 + i3 + i4 = 0
Or :
di1 du1 di3 du2
u1 = L ; i2 = C ; u2 = L et i4 = C
dt dt dt dt
Alors, en dérivant l'expression de la loi des mailles et en remplaçant par les expressions données ci-dessus, on obtient :
u1 d2 u1 u2 d2 u2
+C 2 + +C 2 =0
L dt L dt
Qu'on écrit sous la forme :
d2 u1 d2 u2 u2 u1
+ + + =0 (∗)
dt2 dt2 LC LC
C'est la première équation diérentielle reliant u1 et u2 . On note cette équation (∗).
II-2) La loi des mailles s'écrit :
u1 = u + u2 ⇒ u = u1 − u2
Avec :
du
i1 + i2 = −i3 − i4 = C 0
dt
C'est-à-dire que :
d2 u1 d2 u2 d2 u C d2 u1
d i1 + i2 1
− = 2 = = u1 + 0
dt2 dt2 dt dt C0 LC 0 C dt2
Ce qui peut s'écrire sous la forme :
d2 u1 d2 u2
C 1
1− − − u1 = 0 (∗∗)
C0 dt2 dt2 LC 0
C'est la deuxième équation diérentielle qu'on note (∗∗)
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C
II-3) L'opération "(∗∗) + (∗)" donne :
C0
d2 u1
2
C d u2 1
+ 0
−1 + u2 = 0
dt2 C dt2 LC 0
En inversant les signes, on obtient :
d2 u2 d2 u1
C 1
1− − − u2 = 0 (∗ ∗ ∗)
C0 dt2 dt2 LC 0
II-4) On a e1 = u1 + u2 et e2 = u1 − u2 Alors :
d2 e1 1
H
(∗) ⇒ + e1 = 0
dt2 LC
et :
C d2 u2
1
(∗∗) − (∗ ∗ ∗) ⇒ 2− 0 − e2 = 0
C
C dt2 LC 0
Ce qu'on peut écrire sous la forme :
d2 u2 1 d2 u2 k
+ e2 = 0 ou + e2 = 0
O
dt2 L(2C 0 − C) dt2 LC
avec :
1 C
k= =
C0 0
2C − C
2 −1
D
C
II-5) Les solutions des équations diérentielles vériées par e1 et e2 sont :
e1 (t) = A cos(ω1 t) + B sin(ω1 t) et e2 (t) = A0 cos(ω2 t) + B 0 sin(ω2 t)
A
telles que :
1 √
ω1 = √ et ω2 = kω1
LC
Donc :
A B A0 B0
u1 (t) = cos(ω1 t) + sin(ω1 t) + cos(ω2 t) + sin(ω2 t)
2 2 2 2
et :
A B A0 B0
u2 (t) = cos(ω1 t) + sin(ω1 t) − cos(ω2 t) − sin(ω2 t)
2 2 2 2
les constantes A, B , A0 et B 0 peuvent être déterminer en utilisant les conditions initiales.
II-6) On a u1 (t = 0) = E , u2 (t = 0) = 0, i1 (t = 0) = i2 (t = 0) = i3 (t = 0) = i4 (t = 0) = 0 alors :
A = A0 = E et B = B0 = 0
Donc :
E E
u1 (t) = (cos(ω1 t) + cos(ω2 t)) et u2 (t) = (cos(ω1 t) − cos(ω2 t))
2 2
II-7) Dans le cas d'un couplage faible, ω2 − ω1 << ω1 ; L'allure de u1 et u2 est de la forme :
u1 (t) u2 (t)
E
t t
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H
indirectes reposent sur la mesure d'une autre grandeur physique (résistivité, température . . . etc) qu'on peut relier à la pression
par un étalonnage.
C
I-1-baromètre à mercure
Ce baromètre est inventé en 1643 par un physicien italien du nom de Torricelli. On remplie complètement un tube ou éprouvette
par un liquide (généralement du mercure), puis on le plonge dans un récipient contenant le même liquide. On remarque que le
O
niveau de liquide dans le tube diminue jusqu'à une valeur qu'on note h. Pour expliquer ceci, on note P0 la pression atmosphérique
de l'air et on considère que le liquide est un uide incompressible.
D
Vide
Liquide C
A
Air P0
h
B
A
I-2-Manomètre
Le manomètre est un instrument de mesure de pression, destiné en principe à mesurer des pressions voisines de la pression
atmosphérique. Le terme manomètre renvoie plutôt dans son acception courante à des instruments de mesure à colonne de
liquide.
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Il existe des manomètres pour pneus qui permettent de contrôler la pression du pneu, possédant un bouton pour faire baisser
la pression. Certains, plus perfectionnés, que l'on trouve dans les stations-services ou les garages, permettent non seulement
d'enlever de la pression mais aussi d'en rajouter.
Le principe de fonctionnement est similaire au principe de
baromètre de mercure. Pour ce faire, on se propose d'étudier Pmesure
le manomètres à colonne de liquide qui est constitué d'un tube
en U rempli à moitié de liquide (qu'on considère incompressible)
et dont une extrémité est raccordée à l'enceinte contenant un
gaz à une pression Pmesur tandis que l'autre extrémité est h
soumise à une pression de référence (généralement la pression
atmosphérique ou le vide).
H
2-1) Rappeler l'équation de l'hydrostatique.
2-2) Déduire la loi d'évolution de la pression pour un uide Pref
C
incompressible.
2-3) Montrer que Pmesur dépend de la hauteur h, Pref et ρ.
O
II-Température
La température est une grandeur physique intensive qui mesure l'agitation thermique au sein d'un système. L'ensemble des
méthodes utiliser pour mesurer la température d'un système est appelée thermométrie. On se propose dans cette partie
D
d'étudier le principe de fonctionnement d'un thermomètre à liquide.
Dans un tel thermomètre, le phénomène de base est la dilatation du liquide lors d'une variation de température. Un
A
thermomètre à liquide est constitué d'un réservoir contenant un liquide de masse volumique ρ. Un tube comportent des graduation
est soudé à ce réservoir. La partie supérieur du liquide contient de diazote N2 à la pression atmosphérique.
III-Capacité calorique
La capacité calorique d'un matériau caractérise sa capacité à stocker de l'énergie. Elle peut être déterminer à l'aide de la
calorimétrie. Dans un premier temps, on considère un calorimètre contenant initialement une masse m0 d'eau à un température
θ0 , on ajoute une masse m1 d'eau à une température θ1 > θ0 . Après quelques instants la température du mélange devient θf .
III-1) Quelle est la nature de système {Calorimètre, masse m0 , masse m1 }?
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H
6-2) Quelle est l'énergie thermique Q0 reçue par le système {calorimètre + la masse m0 }?
6-3) Déterminer l'expression de capacité calorique cm du métal en fonction des paramètres de problème.
C
IV-Chaleur latente
La chaleur latente est par dénition l'énergie qu'il faut donner à un système pour changer son état physique. On se propose de
déterminer la chaleur latente massique L de liquéfaction de l'eau. Pour ce faire on utilise la calorimétrie. Considérons alors un
O
calorimètre de capacité calorique C on met une masse m0 d'eau à la température θ0 . A l'équilibre thermique, on ajoute une
masse m1 de glace à une température θ1 = 0o C . Après quelques instants la glace fond et la température devient θf . La chaleur
latente de fusion de glace est notée Lf us .
D
IV-1) Quelle est l'énergie thermique Q1 reçue par la masse m1 ?
IV-2) Quelle est l'énergie thermique Q0 perdue par le système {calorimètre + la masse m0 }?
A
IV-3) Déterminer l'expression de la chaleur latente de fusion du glace en fonction des paramètres de problème. Calculer sa
valeur, sachant que θf = 5, 7o C
IV-4) C'est-quoi l'inuence d'utiliser la glace à une température moins que 0o C ?
On donne :
C = 102 J.K −1 ; ce = 4, 19 J.K −1 .kg −1 ; m0 = 100 g ; m1 = 50 g et θ0 = 40o C
B-En optique
I-Célérité de la lumière
La lumière est une onde électromagnétique dont la célérité dans le vide est notée c. Pour déterminer sa valeur on trouve plusieurs
méthodes, on se propose d'utiliser un dispositif de Foucault. Ce dispositif est constitué d'un écran percé d'un trou en S laisse
passer un faisceau lumineux qui, après des réexions successives sur un miroir tournant plan puis sur un miroir sphérique de
centre M et nalement de nouveau sur le miroir tournant, est recueilli sur l'écran à la position S' (Figure ci-dessous). Lorsque
le miroir plan tourne par un angle α l'image tourne par l'angle β .
Miroir plan
Ω
O
M
α
β Miroir
Ecran S 0 S sphérique
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II-Indice de réfraction
L'indice de réfraction est une grandeur très importante en optique géométrique. Il caractérise la réaction d'un milieu à la
propagation d'une onde lumineuse. On se propose dans cette partie de donner quelques méthodes expérimentales de mesure de
H
l'indice d'un milieu.
II-1) Une première méthode de mesurer l'indice d'un milieu solide est de construire un prisme avec ce milieu. Ce prisme est
caractérisé par l'indice n et l'angle A au sommet.
C
1-1) Exprimer les lois de Snell-Descartes en
fonction de i, i', r, r' et n.
O
1-2) Déterminer une relation liant A, r et r'.
1-3) Montrer qu'on n'a pas d'émergence que si :
1
D
i > i0 = Arcsin n sin A − Arcsin
n
A
D = i + i0 − A
1-9) Pour un prisme en verre int, on a A = 60o et on mesure Dm = 46, 26o . Calculer sa valeur.
II-2) Pour un liquide, on utilise une autre méthode. On met une goûte de ce liquide d'indice n sur un parallélépipède transparent
d'indice N .
2-1) Donner les relations de Snell-Descartes en I , J et K .
2-2) Quelle condition les indices n et N doivent satisfaire pour qu'il puisse y avoir un phénomène de réexion totale en J ?
2-3) Montrer que la réexion totale correspond à un angle d'incidence i plus petit qu'un angle limite ilim donné par :
p
sin (ilim ) = N 2 − n2
2-4) Une mesure expérimentale pour l'éthanol à donner ilim = 55, 10o . Déterminer l'indice de l'éthanol sachant qu'on a utilisé
du polystyrène d'indice N = 1, 580.
On rappel que : p
cos(Arcsin(x)) = 1 − x2
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n θ0
J
θ θ
I i0 α K
i α0
H
N
C
n0 = 1
O
III-Distance focale
Soit une lentille convergente L, utilisée dans le cadre de l'approximation
de Gauss. elle est caractérisée par son centre O et sa distance focale f'.
D
III-1) Faire la construction géométrique de l'image connaissant quelle
se forme sur l'écran E .
B
III-2) Montrer que la formule de conjugaison donne équation de
A
seconde ordre en x. O
III-3) Montrer qu'en dessous d'une valeur Dmin de D, il n'existe pas A a.o
de position de lentille qui donne une image sur l'écran. x
III-4) Pour D = Dmin , Déterminer l'expression de f' en fonction D
Dmin .
L E
III-5) Pour D > Dmin , on trouve deux solutions x1 et x2 . On donne
d=|x2 − x1 |. Déterminer f' en fonction de D et d.
C-En électromagnétisme
I-Charge élémentaire
La charge électrique est une propriété fondamentale de la matière qui lui permet d'interagir par le biais de champs électromagnétiques.
Il s'agit d'une grandeur scalaire, conservative et quantiée. On se propose d'étudier l'expérience historique de Millikan qui a
permet pour la première fois de remarquer que la charge électrique est quantiée et de mesurer la valeur de la charge élémentaire
e.
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I-2) En appliquant le principe fondamental de la dynamique dans le référentiel R lié aux armatures. Déterminer l'équation
diérentielle vériée par la vitesse.
I-3) Sachant que η ∼ 10−5 (SI), montrer que la gouttelette atteint très vite une vitesse limite dont l'expression est :
1 4 3 U
vlim = πr g(ρ − ρa ) − q
6πηr 3 d
I-4) La première méthode est appelée méthode à l'équilibre, elle consiste à varier la tension jusqu'à une valeur Ua qui
correspond à l'annulation de la vitesse limite.
4-1) Déterminer alors l'expression de la charge électrique q en fonction des autres paramètres.
H
4-2) Le rayon de la goûte n'est pas connu à priori. Pour remédier à ce problème, on annule la tension U aux bornes du
condensateur. Le champ électrique E est alors nul, et on mesure la vitesse limite v0 de la goutte. Déduire l'expression du rayon
en fonction de la vitesse.
C
4-3) Déduire alors que la charge est donnée par :
r
18πηv0 d ηv0
q=
Ua 2g(ρ − ρa )
O
I-5) L'autre méthode appelée à tension constante, consiste à garder la tension U0 constante et d'alterner la polarité du
condensateur de telle sorte que la force électrique soit dirigée vers le haut puis vers le bas.
D
5-1) Dans le cas d'une force électrique vers le haut donner la relation entre les forces.
5-2) De même dans le cas d'une force électrique vers le bas.
s
A
9πd η 3 (vb − vh )
5-3) Déduire alors que : q = (vh + vb ) avec vh est la vitesse limite pour le cas d'une force vers le haut, alors
2U0 g(ρ − ρa )
que vb est la vitesse limite dans l'autre cas (cas bas).
I-6) On réalise l'expérience et on mesure la charge pour 24 gouttes. Les résultats sont donnés dans le tableau ci-dessous donnant
la charge q en unités de 10−19 C en fonction du numéro de la goutte :
No 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12
q 1,657 1,670 1,456 3,323 3,312 5,052 1,244 1,996 2,873 1,483 4,566 1,787
No 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24
q 1,393 3,227 1,987 1,676 3,491 4,771 2,840 1,697 1,572 2,814 3,385 1,361
II-Champ magnétostatique
La mesure de l'intensité d'un champ magnétostatique se fait par un tesla-mètre. On se propose dans cette partie d'étudier son
principe de fonctionnement. On considère une plaque conductrice ou semi-conductrice (P) allongée selon l'axe Ox , de largeur
b et d'épaisseur h . Elle est parcourue par un courant d'intensité I0 du au mouvement d'un ensemble d'électrons de densité
→
−
volumique n. La plaque (P) peut être soumise à un champ magnétique extérieur uniforme et constant B = B → −e z parallèle à
l'axe Oz . On négligera alors le champ magnétique créé par les charges de (P) en mouvement.
→
−
On étudie l'action de B sur un porteur de charge mobile se déplaçant, avant l'établissement du champ magnétostatique, dans
la direction →
−
e x . On dénit le courant électrique : ˆ
− −
→ →
I= j .dS
→
−
Tel que j est appelé le densité volumique de courant qui est relié à la vitesse des électrons par :
→
−
j = −ne→
−
v
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b
X
C H
L
O
II-1) Quelles sont les unités de →
−
j et n?
II-2) Montrer qualitativement qu'en présence du champ magnétique en régime permanent, il apparaît un champ électrique
appelé champ de Hall donné par :
D
→
− 1 →− →−
EH = j ×B
ne
II-3) Déterminer la diérence de potentiel UH associé à ce champ. Déduire que :
A
CH
UH = IB
h
II-4) Connaissant que la plaque est une plaque de silicium. Déterminer la densité particulaire n en fonction de ρ, M (Si) et NA .
Calculer sa valeur.
II-5) Déduire la valeur de la tension UH
II-6) Calculer la valeur de UH pour une cellule de cuivre de même dimensions. Commenter.
On donne :
ρ(Si) = 2, 33 g/cm3 M (Si) = 28, 1 g/mol NA = 6, 02 1023 mol−1 h ' 10µm I0 ' 0, 2A B ' 100 mT
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H
Alors :
PA = PC + ρgh
1-2) Les points A et B sont la même altitude z et son dans le même liquide donc PA = PB . Or PB = P0 donc :
C
P0 = PC + ρgh = ρgh car PC = 0 la pression du vide
1-3) Lorsqu'on perce un trous dans le tube, l'air entre à la partie vide et donc la pression en C devient la pression atmosphère
O
PC = P0 alors :
P0 = PC + ρgh = P0 + ρgh ⇒ h=0
1-4) La masse volume ρ du mercure est grande devant celle de l'eau alors une grande variation de pression donne une petite
D
variation d'altitude (h) de mercure. Alors que pour l'eau on aura une grande variation de h.
1-5) On a :
A
P1 − P0
P0 = ρgh ⇒ ∆P = P1 − P0 = ρg∆h ⇒ ∆h =
ρg
A.N :
Pour le mercure : ∆h = 3, 2 cm Pour l'eau : ∆h = 43 cm
I-2-Manomètre
2-1) L'équation de l'hydrostatique s'écrit :
−−→
grad(p) = ρ→
−
g
II-Température
II-1) Le diazote est un gaz inerte alors le l'air contient de dioxygène O2 qui réagit avec le mercure.
II-2) Le coecient de dilatation isobare (dont l'unité est K −1 ) est par dénition :
1 ∂V
α=
V ∂T P
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II-4) La valeur faible de α permet de faire un développement limité de l'expression obtenue de V(T), ce qui donne :
V (T ) = V0 (1 + α(T − T0 ))
H
II-6) La hauteur du liquide mesurée est inférieure à la hauteur prévue car on n'a pas considéré la dilatation de tube et de la
réservoir qui est faible (on comparaison avec le liquide) mais dépend aussi de la température.
II-7) On a :
C
∆h
h(T ) = h0 (1 + α(T − T0 )) ⇒ = α∆T = 10%
h0
III-Capacité calorique
O
III-1) Le système est isolé, c'est le principe de fonctionnement de calorimètre.
III-2) L'énergie thermique perdue par la masse m1 est proportionnelle à la diérence de température, elle est donnée alors par
D
:
Q1 = m1 ce ∆T = m1 ce (Tf − T1 ) = m1 ce (θf − θ1 ) < 0
III-3) Pour le calorimètre et la masse m0 , leur température augmente à partir de la valeur initiale θ0 à la valeur θf donc :
A
Q0 = (m0 ce + C)∆T = (m0 ce + C) (Tf − T0 ) = (m0 ce + C) (θf − θ0 ) > 0
III-4) Le système après le mélange est isolé donc la chaleur perdue par la masse m1 est reçue par la masse m0 et le calorimètre.
Alors :
|Q0 | = |Q1 | =⇒ Q0 = −Q1 =⇒ (m0 ce + C) (θf − θ0 ) = −m1 ce (θf − θ1 ) = m1 ce (θ1 − θf )
Donc la capacité calorique du calorimètre est donnée par :
m1 ce (θ1 − θf ) − m0 ce (θf − θ0 )
(en J/o C) C=
θf − θ0
III-5) Si on modélise l'eet du calorimètre comme une masse µ d'eau la relation devient :
C m1 (θf − θ1 ) − m0 (θf − θ0 )
Q0 = (m0 ce + µce ) (θf − θ0 ) ⇒ µ= =
ce θf − θ0
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IV-Chaleur latente
IV-1) L'énergie thermique reçue par la masse m1 est utilisée, dans un premier temps, pour liquéer la glace puis augmenter la
température de l'eau obtenu jusqu'à θf . L'énergie résultante est alors donnée par :
Q1 = m1 Lf us + m1 ce ∆T = m1 Lf us + m1 ce (Tf − T1 ) = m1 Lf us + m1 ce (θf − θ1 ) > 0
IV-2) Le calorimètre et la masse m0 perd l'énergie thermique donnée par l'expression suivante :
Q0 = (m0 ce + C) (θf − θ0 ) < 0
H
(m0 ce + C) (θ0 − θf ) − m1 ce (θf − θ1 )
Q1 + Q0 = 0 ⇒ Lf us = A.N : Lf us ' 334 kJ/kg
m1
IV-4) Si on prend la glace à une température θi plus faible que 0o C il faut ajouter l'énergie thermique nécessaire pour augmenter
C
sa température jusqu'à 0o C . Cette énergie s'écrit sous la forme :
Q = mcg (0 − θi ) > 0
O
B-En optique
I-Célérité de la lumière
D
I-1) Lorsqu'on tourne un miroir plan par l'angle α, l'image tourne par 2α alors β = 2α.
I-2) D'après le schéma, on a :
A
SS 0 SS 0
tan(β) = tan(2α) = =
OS d
Or par dénition α(t) = Ω t. Pendant un aller-retour de de lumière, la le miroir tourne par un angle α = Ω ∆t avec :
d
2L + (d + )
cos(β) 2L + 2d
∆t = '
c c
Car α et β sont faibles. Alors :
2L + 2d (L + d)d
SS 0 = d tan(2α) ' 2d α = 2d Ω = 4Ω
c c
I-3) On a :
(L + d)d
Ω = 2πN =⇒ c = 8πN
SS 0
A.N :
c = 3, 01 108 m/s
II-Indice de réfraction
II-1) Pour un solide
II-1) En I on a sin(i) = n sin(r) et en I 0 on a nsin(r0 ) = sin(i0 ).
II-2) Dans PII' on a :
π π
A+( − r) + ( − r0 ) = π ⇒ A = r + r0
2 2
1
II-3) Pour avoir une émergence, il faut que : sin(i0 ) ≤ 1 ce qui correspond à sin(r0 ) ≤ donc :
n
1 1 1
sin(r0 ) = sin(A − r) ≤ ⇒ A − r ≤ arcsin( ) ⇒ r ≥ A − arcsin( )
n n n
Or sin(i) = n sin(r) alors :
1 1
sin(i) ≥ n sin A − arcsin( ) ⇒ i ≥ arcsin n sin A − arcsin( )
n n
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OC H
A D
Dm
et :
dr cos(i)
sin(i) = n sin(r) ⇒ cos(i)di = n cos(r)dr ⇒ =
di n cos(r)
De même :
di0 cos(r0 )
nsin(r0 ) = sin(i0 ) ⇒ n cos(r0 )dr = cos(i0 )di0 ⇒ 0
=n
dr cos(i0 )
Alors on obtient :
dD di0 cos(r0 )cos(i)
=1+ =1−
di di cos(i0 )cos(r)
II-7) Le minimum de déviation D correspond à:
dD cos(r0 )cos(i) p p
=0 ⇒ 0
= 1 ⇒ cos(i) 1 − sin2 (r0 ) = cos(i0 ) 1 − sin2 (r)
di cos(i )cos(r)
r r
sin2 (i0 ) sin2 (i) sin2 (i0 ) sin2 (i)
0
cos(i) 1 − = cos(i ) 1 − ⇒ cos2 (i) 1 − = cos2 (i0 ) 1 −
n n n n
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H
2 2
II-8) En remplaçant dans la loi de Descartes on trouve :
A + Dm
sin
C
2
n=
A
sin
2
II-9) A.N :
O
n ' 1, 6
II-2) Pour les liquides :
D
II-2-1) La relation de Snell-Descartes s'écrit :
• En I : sin(i) = N sin(i0 )
• En J : N sin(β) = n sin(θ0 )
A
• En K : N sin(α) = sin(α0 )
II-2-2) Pour avoir la possibilité d'une réexion totale il faut que N > n.
II-2-3) La réexion totale correspond à sin(θ0 ) > 1 ce qui correspond à un angle limite :
n
θlim = arcsin
N
π
Or θ = − i0 donc :
2
n
sin(θlim ) = cos(i0lim ) =
N
Or r
1
q
cos(i0lim ) = 1 − sin2 (i0lim ) = 1− sin2 (ilim )
N2
Donc : r
n 1 p
cos(i0lim ) = = 1− sin2 (ilim ) ⇒ sin(ilim = N 2 − n2
N N2
II-2-4) On a : p p
sin(ilim ) = N 2 − n2 ⇒ n= N 2 − sin2 (ilim ) A.N : n = 1, 35
III-Distance focale
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III-3) Pour avoir une image nette sur l'écran if faut que :
∆ = D2 − 4f 0 D ≥ 0 ⇒ D ≥ 4f 0 = Dmin
H
Alors :
p D 2 − d2
d = x1 − x2 = D2 − 4Df 0 ⇒ f0 =
4D
C
si D = Dmin , on aura d = 0 ce qui permet de retrouver le résultat de la question précédente.
C-En électromagnétisme
O
I-Charge électrique
I-1) D'après l'expression de la force on a :
D
[f ] [f ] [f ]
[η] = = 2 −1 = .T
[r][v] L .T [S]
Alors l'unité de la viscosité est pascal.seconde P a.s.
A
I-2) Le principe fondamental de la dynamique appliqué à M par rapport à R qu'on considère galiléen, s'écrit :
d→
−v − →
→ − →
− → −
m = P + f + qE + F A
dt
La projection sur l'axe perpendiculaire aux plaques OZ donne :
dv 4
m = mg − 6πηrv − qE − πr3 ρa g
dt 3
Ce qu'on peut écrire sous la forme :
dv 4 U
m + 6πηrv = πr3 (ρ − ρa )g − q
dt 3 d
I-3) La solution s'écrit :
t 1 4 3 U
v(t) = vh (t) + vp = A exp(− ) + πr (ρ − ρa )g − q
τ 6πηr 3 d
Le temps caractéristique τ est donnée par :
m 2ρr2
τ= =
6πηr 9η
L'ordre de grandeur de ce temps est négligeable donc la phase transitoire est très courte, la vitesse devient alors :
1 4 3 U
vlim ' vp = πr (ρ − ρa )g − q
6πηr 3 d
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4-3) On remplace le rayon r par son expression dans l'expression de la charge, on obtient :
s r
4 dg 9ηv0 9ηv0 18πηv0 d ηv0
q = π(ρ − ρa ) =
3 Ua 2g(ρ − ρa ) 2g(ρ − ρa ) Ua 2g(ρ − ρa )
I-5) On a U = U0 :
5-1) La force électrique vers le haut donc :
→
− →
− U0 −
F e = q E = −q → ez
d
En régime permanent, les forces sont reliées par :
H
4 U0
+6πηrvh + πr3 (ρ − ρa )g − q =0
3 d
5-2) La force électrique vers le bas donc :
C
→
− →
− U0 −
F e = q E = +q → ez
d
En régime permanent, les forces sont reliées par :
O
4 U0
−6πηrvb + πr3 (ρ − ρa )g + q =0
3 d
5-3) En fait la somme et la diérence de ces deux relations :
D
8 3 U0
6πηr(vb − vh ) = πr (ρ − ρa )g et 6πηr(vh + vb ) = 2q
3 d
A
Alors : s
3πηr(vh + vb )d 9η(vb − vh )
q= avec : r=
U0 4(ρ − ρa )g
Donc la charge est donnée par :
s s
3πη(vh + vb )d 9η(vb − vh ) 9πd η 3 (vb − vh )
q= = (vh + vb )
U0 4(ρ − ρa )g 2U0 g(ρ − ρa )
q
q3
q2
q1
No
On remarque que les points sont distribuées autour de trois valeurs à savoir :
q1 ' 1, 6 10−19 C ; q2 ' 3.2 10−19 C ; q3 ' 4.8 10−19 C
On remarque que q2 ' 2q1 et q3 ' 3q1 alors la goûte ne peut pas avoir qu'une charge électrique multiple de la charge q1 qu'on
note e et qui est appelée charge élémentaire.
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II-Champ magnétique
II-1) Par dénition : ¨
− −
→ →
I= j .dS
→
−
Alors j est en A.m−2 . D'autre part,
→
−
j = −ne→
−
v
Alors le nombre d'électrons par unité de volume n est exprimé en m−3 .
II-2) Les particules chargées (électrons) se déplacent selon l'axe OX , lorsqu'on applique le champ magnétique, celui-ci exerce
une force sur les particules. On aura alors une déviation de particules vers l'une des plaques perpendiculaires à l'axe OY .
H
Cette accumulation de charge crée un champ électrique entre ces deux plaques c'est le champ de Hall. L'intensité de ce champ
augmente avec l'accumulation des charges. Ce champ donne une force opposée à la force magnétique qui cause la déviation.
Cette force (due au champ électrique) augmente jusqu'à compenser parfaitement la force magnétique. A ce stade, les nouvelles
C
particules ne sont pas dévier. On a alors :
→
− →
− →
− →
− →
− 1 →− →−
q E H + q→
−
v ∧B = 0 ⇒ E = −→
−
v ∧B = j ∧B
ne
O
II-3) Par dénition : ˆ
− −−−→
→ 1
UH = E .dOM = jBb
ne
D
Or : ¨
− −
→ → I
I= j .dS = jbh ⇒ j=
hb
A
Alors :
1 IB CH 1
UH = = IB avec : CH =
ne h b ne
II-4) Par dénition :
N mNA ρNA
n= = =
V MV M
A.N :
n = 5, 1 1028 electrons/m3
II-5) On a :
1 IB CH
UH = = IB
ne h b
A.N :
UH = 243 nV
C'est une valeur très faible donc il faut l'amplier mais on va amplier aussi le bruit.
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A-Préliminaires
H
A-1) Donner deux raisons essentielles justiant la nécessité de la modulation pour transporter un signal par voie hertzienne par
l'intermédiaire d'une onde électromagnétique.
C
A-2) A quel intervalle de fréquences correspond le domaine audible? Quelle est la célérité de l'onde modulée transmise par voie
hertzienne ?
O
A-3) Dans la modulation d'amplitude, on utilise une composante appelée multiplieur de tension qui permet de réaliser une
multiplication entre les deux tensions d'entrées. Ce multiplieur est caractérisé par une constante k. Pour la mesurer, on utilise
deux tensions d'entrées telles que e1 (t) = 5 cos(500t) et e2 = 2V . La tension de sortie est donnée par s(t) = cos(500t).
Déterminer la valeur de la constante k.
D
B-Étude de la modulation
A
I-Modulation d'amplitude sans conservation de porteuse
Pour transmettre une onde sonore (un signal u(t) informatif supposé sinusoïdal de pulsation ωm ), on module l'amplitude d'une
porteuse e(t) de pulsation Ω très supérieure à ωm . On considère la porteuse comme origine des phases et on note le déphasage
entre les deux tensions ϕ.
B-I-1) C'est quoi l'intérêt de modéliser le signal sonore par une tension sinusoïdale?
B-I-2) Donner l'expression de la tension s(t) à la sortie de multiplieur.
B-I-3) Déterminer le spectre de cette tension.
B-I-4) Dessiner l'allure de s(t) pour ϕ = 0. Mentionner les deux périodes temporelle (Tp de la porteuse et Tm de la modulante).
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C-Étude de la démodulation
I-Démodulation par détecteur de crête
L'antenne du récepteur capte un signal modulé qui est appliqué à l'entrée d'un amplicateur à commande automatique de
gain (CAG), c'est-à-dire que ce signal sera d'autant plus amplié que son amplitude au niveau de l'antenne est plus faible.
L'amplicateur délivre un signal de la forme :
v(t) = V0 (1 + m cos(ωm t)) cos(Ωt) avec : m<1
Pour récupérer l'information u(t) qui représente l'enveloppe de la tension v(t), on se propose d'utiliser la détection de crête.
Pour ce faire, on étudie chaque partie du montage indépendamment avant d'étudier l'eet de l'ensemble.
H
I-1) Dans un premier temps, on attaque par la tension v(t) un circuit constitué d'une diode signal D idéal et d'une résistance
R. La tension entre les bornes de la résistance est notée uR (t).(Figure 1 ci-dessous). Tracer la caractéristique d'une telle diode.
C
I-2) En étudiant ce circuit déterminer l'expression de la tension uR (t). Tracer alors son l'allure.
I-3) On ajoute un condensateur de capacité C parallèlement à la résistance (gure 2 ci-dessous). Déduire l'allure de la courbe
uR (t). C'est quoi l'eet de la valeur de τ = RC sur la courbe obtenue ?
O
I-4) Généralement, on ajoute un ltre passe bas à la n de ce montage. C'est quoi son intérêt?
I-5) Est-ce qu'on peut appliquer cette méthode pour tension sur-modulée (m > 1)? De même pour une tension modulée sans
D
conservation de porteuse.
A
v(t) R uR (t) v(t) R C uR (t)
Figure 1 Figure 2
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u(t) + U0
v(t)
k
s(t)
e(t)
k
e(t)
OC H
A D
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H
est la célérité de la lumière c ' 3 108 m/s.
A-3) La tension à la sortie du multiplieur est donnée par l'expression :
1
C
s(t) = e1 (t).e2 (t)
k
Alors pour le multiplieur étudié k = 10 V .
O
B-Étude de la modulation
I-Modulation d'amplitude sans conservation de porteuse
D
B-I-1) L'étude d'une tension sinusoïdale permet d'obtenir le cas d'une tension quelconque en utilisant l'analyse de Fourier qui
montre que tout tension peut être décomposer en une combinaison de tension sinusoïdales.
B-I-2) La tension à la sortie du multiplieur est donnée par :
A
1 U.E
s(t) = e(t).u(t) = cos(ωm t) cos(Ωt)
k k
B-I-3) La tension de sortie peut être écrite sous la forme : s
U.E
s(t) = (cos ((ωm + Ω)t) + cos ((Ω − ωm )t))
2k UE
Alors la tension de sortie contient deux fréquences ω1 = ωm + Ω 2k
et ω2 = Ω − ωm . Le spectre correspond est alors représenté sur
la gure ci contre.
B-I-4) La tension s(t) représente une gure de battement, dont
l'amplitude du signal haute fréquence est modulée par la tension Ω − ωm Ω + ωm ω
basse fréquence (Figure ci-dessous).
s(t) Tm
2
2 Tp
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PSI/MP/TSI
H
s(ω)
UE
C
k
UE
O
2k
D
Ω − ωm Ω + ωm ω
A
s(t) dépend de coecient m car il déterminer les bornes de l'enveloppe qui sont U0 (1 + m) et
U0 (1 − m) on a alors :
m>1 s(t)
m<1 s(t)
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PSI/MP/TSI
C-Étude de la démodulation
I-Démodulation par détecteur de crête
C-I-1) Une diode idéal est caractérisée par :
• C'est un interrupteur ouvert lorsque la tension u < 0. i
• C'est un l u = 0 dans l'autre cas.
i u
H
u
C-I-2) La diode est idéale alors :
C
• si v(t) > 0 la diode est passante alors elle se comporte comme
un court circuit donc :
uR (t) = v(t) v(t) R uR (t)
O
• si v(t) < 0 la diode est bloquée alors elle se comporte comme
un circuit ouvert donc :
D
uR (t) = 0
La diode coupe alors la partie négative de la tension v(t) ce qui donne l'allure suivantes :
A
m<1 uR (t)
C-I-3) Le condensateur se charge lorsque v(t) augmente puis il se décharge dans la résistance lorsque la tension v(t) commence
à diminuer. Ce décharge est caractérisé par le temps caractéristique τ = RC . La tension à la sortie possède l'allure suivante :
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PSI/MP/TSI
τ >> Tm uR (t)
H
τ << Tp uR (t)
OC
t
D
τ est la durée caractéristique de décharge, cette durée doit être plus grande que la période de la porteuse Tp et plus faible que
la période Tm de la tension modulée pour que la tension uR suit les variations de l'enveloppe de v(t).
A
C-I-4) Le ltre passe bas permet de lisser la tension de sortie en enlevant les hautes fréquences qui correspond aux uctuations
de la tension uR (t).
C-I-5) La démodulation par détecteur de crête ne peut pas être utilisée dans le cas d'une surmodulation (m > 1) car une partie
de l'enveloppe est négative donc elle sera coupée par la diode. De même pour une modulation sans conservation de la porteuse.
m>1 s(t)
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PSI/MP/TSI
H
+m ( cos((2Ω + ωm )t) + cos((2Ω − ωm )t))
4k
C
s
mV0 E
4k
O
V0 E
2k
D
ω
A
ωm Ω 2Ω − ωm 2Ω + ωm
C'est-à-dire que la tension de sortie contient cinq fréquences d'où le spectre est représenté ci-contre.
C-II-2) Pour récupérer l'information u(t) il sut de ltrer la tension s(t) à l'aide d'un ltre passe bande telle que ωm appartient
à sa bande passante.
C-II-3) On peut appliquer cette méthode pour tous les cas étudiés précédemment, il sut juste d'étudier le spectre pour
connaître le type de ltrage qu'il faut utiliser pour récupérer l'information.
C-II-4) La diculté dans cette méthode c'est la génération de la porteuse dans la station de réception qui est généralement
très loin de la station d'émission.
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