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ds02 Relations Sommes

Le document présente un devoir surveillé de mathématiques au Lycée Louis-Le-Grand, axé sur l'étude des partitions d'entiers et des sommes de puissances d'entiers. Il comprend des problèmes sur les treillis des p-partitions et les formules de Faulhaber, avec des questions sur les relations d'ordre et les propriétés des polynômes. Les candidats doivent respecter des consignes strictes concernant la présentation et l'utilisation de matériel durant l'épreuve.

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Le document présente un devoir surveillé de mathématiques au Lycée Louis-Le-Grand, axé sur l'étude des partitions d'entiers et des sommes de puissances d'entiers. Il comprend des problèmes sur les treillis des p-partitions et les formules de Faulhaber, avec des questions sur les relations d'ordre et les propriétés des polynômes. Les candidats doivent respecter des consignes strictes concernant la présentation et l'utilisation de matériel durant l'épreuve.

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Lycée Louis-Le-Grand, Paris Samedi 14/10/2023

MP2I – Mathématiques
A. Troesch

Devoir Surveillé no 2 (4h)

La présentation, la lisibilité, l’orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté, la précision et la concision des raison-
nements entreront pour une part importante dans l’appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer dans la mesure du possible les résultats de leurs calculs.
L’usage de tout document et de tout matériel électronique est interdit. Notamment, les téléphones portables doivent
être éteints et rangés.

Problème 1 – (Treillis des p-partitions)


Dans ce problème, nous étudions quelques propriétés de l’ensemble ordonné (par raffinement) des partitions d’entiers.
Soit N P N. Une partition d’un entier n est une décomposition de l’entier N sous la forme N “ a1 ` a2 ` ¨ ¨ ¨ ` ak , où
les entiers strictement positifs ai sont les parts de la partition, et l’entier k est la taille de la partition. Les parts ne
sont pas nécessairement distincts. Ainsi, 4 “ 2 ` 1 ` 1 est une partition de 4 en 3 parts, deux de ces parts étant de
taille 1, la dernière étant de taille 2.
Une partition en raffine une autre, si on peut regrouper ses parts en paquets de sorte à former les parts de la seconde
partition. Cette notion sera mieux définie plus loin. On montrera que le raffinement définit une relation d’ordre sur
les partitions de n.
On s’intéresse ensuite à l’existence de bornes supérieures de paires de partition. Si on se place dans l’ensemble des
partitions, ces bornes supérieurs et inférieures n’existent pas en général. En revanche, on montre dans ce problème
que si toutes les parts ont des tailles égales à une puissance d’un même entier p (on appelera ces partitions des p-
partitions), alors toute paire de p-partitions a une borne supérieure et une borne inférieure. On résume cette propriété
en disant que l’ensemble des p-partitions est un treillis.
Ce problème fait intervenir des partitions d’entiers et des partitions d’ensembles. Faites attention à bien faire la
distinction entre les deux notions.

Dans tout le problème, N est un entier strictement positif fixé.

Partie I – Définition d’une partition d’entiers et de la relation d’ordre


Soit, pour k P v1, N w,
k
ÿ
EN,k “ tpa1 , . . . , ak q P pN˚ qk | ai “ N et a1 ě a2 ě ¨ ¨ ¨ ě ak u,
i“1

N
ě
et EN “ EN,k . Les objets de EN sont appelés p-partitions de l’entier N . Il s’agit donc d’un k-uplet (pour une
k“1
certaine valeur de k qui peut varier) d’entiers strictement positifs, rangés dans l’ordre décroissant, et donc la somme
vaut N .
On définit sur EN une relation ď par :

A “ pa1 , . . . , ak q ď pb1 , . . . , bℓ q “ B

si et seulement s’il existe une partition ordonnée pA1 , . . . , Aℓ q de l’ensemble v1, kw telle que
ÿ
@j P v1, ℓw , bj “ ai .
iPAj

Ainsi, on peut reformer les parts de B en regroupant des parts de A. On dit que la partition A est plus fine que la
partition B, et la relation définie s’appelle relation de raffinement.
1. Montrer que ď est une relation réflexive et transitive

1
2. Justifier que si pa1 , . . . , ak q ď pb1 , . . . , bℓ q, alors k ě ℓ.
3. Montrer que ď est une relation d’ordre sur EN . Cet ordre est-il total en général ?
4. En considérant le cas N “ 5, montrer qu’en général, on peut trouver des paires tA, Bu n’ayant pas de borne
supérieure dans EN

Partie II – Le treillis des p-partitions


Soit p P N˚ . On appelle p-partition de l’entier N un élément de EN dont toutes les parts sont des puissances de p, i.e.
s’écrivent pi , pour i P N. On note EN,p l’ensemble des p-partitions de N .
Soit A “ ppα1 , . . . , pαk q et B “ ppβ1 , . . . , pβℓ q deux p-partitions de N . On remarquera que la définition des partitions
amène α1 ě ¨ ¨ ¨ ě αk et β1 ě ¨ ¨ ¨ ě βℓ .
1. Montrer que si A ě B, alors il existe i1 P v1, ℓw tel que
i1
ÿ
pα1 “ pβ i ,
i“1

et que si i1 ă ℓ, alors α2 ě βi1 `1 .


" s
*
γ1 γℓ γi
ř
A toute p-partition C “ pp , . . . , p q, on associe l’ensemble µpCq “ p , s P v1, ℓw , élément de v1, N w. On note
i“1
GN,p l’ensemble µpEN,p q Ă Ppv1, N wq, image de la fonction µ.
2. Montrer que B ď A si et seulement si µpAq Ă µpBq.
3. Montrer que GN,p est stable par intersection finie (i.e. si X et Y sont dans GN,p , alors X X Y aussi). On pourra
s’inspirer de la question II-1.
4. Montrer que tA, Bu admette une borne supérieure.
5. Expliquer très rapidement, sans rentrer dans les détails, pourquoi tA, Bu admettent une borne inférieure.

Problème 2 – Sommes de puissances d’entiers, et formules de Faulhaber


Dans ce problème, nous étudions quelques propriétés des sommes de puissances d’entiers consécutifs. Le cours nous
donne l’expression de la somme des entiers, des carrés d’entiers, des cubes d’entiers. On se rend compte que si on
effectue ces sommes jusqu’à un entier N P N, alors l’expression ontenue s’écrit sous la forme N pN ` 1qP pN q, où P
est un certain polynôme. Le but de ce problème est de généraliser ce résultat.
Pour tout p P N, et tout N P N˚ , on note
ÿN
SN ppq “ kp .
k“1
n
On notera formellement P pXq “ a0 ` a1 X ` ¨ ¨ ¨ ` an X le polynôme dont les coefficients sont a0 , a1 , . . . , an , sans se
préoccuper de la signification précise de la notation X (indéterminée formelle). Cela dispense d’avoir à quantifier X,
qui n’est pas une variable réelle.
On admettra les deux résultats suivants sur les polynômes :
‚ Si P et Q sont deux polynômes prenant tels que P pxq “ Qpxq pour une infinité de valeurs de x, alors P “ Q
(c’est-à-dire P et Q ont les mêmes coefficients)
‚ Si r est une racine de P (c’est-à-dire P prq “ 0), alors il existe un polynôme Q tel que P pXq “ pX ´ rqQpXq.

Question préliminaire
Rappeler sans démonstration les expressions de SN p1q, SN p2q et SN p3q en fonction de N P N˚ .

Partie I – Factorisation par N pN ` 1q


On développe dans cette courte partie une méthode élémentaire pour justifier que pour tout p P N˚ , il existe un polynôme
Q, de degré p ´ 1, tel que pour tout N P N, SN ppq “ N pN ` 1qQpN q.
On fixe dans cet partie un entier p P N˚ .

2
1. Montrer que pour tout polynôme P de degré au plus n, il existe un polynôme R de degré au plus n ` 1 tel que
pour tout x P R, Rpx ` 1q ´ Rpxq “ P pxq, et Rp0q “ 0. On pourra procéder par récurrence sur n.
2. En déduire qu’il existe un polynôme T de degré p ` 1 tel que pour tout N P N˚ , SN ppq “ T pN ` 1q, et vérifiant
T p0q “ T p1q “ 0.
3. En déduire l’existence d’un polynôme Q de degré p ´ 1 tel que pour tout N P N˚ , SN ppq “ N pN ` 1qQpN q.

Partie II – Nombres eulériens


La méthode précédente est simple, mais ne permet pas facilement d’avoir les résultats plus précis évoqués dans le
préambule.
C GNous abordons donc une autre approche, basée sur les propriétés des nombres eulériens. Ces nombres,
n
notés , sont définis par les relations suivantes :
i
$C G C G C G
’ 0 0 p
“1 @i P N˚ , “ 0, @p P N˚ , “0




& 0 i 0
C G C G C G

˚
p`1 p p
’@p P N, i P N , “ pp ` 2 ´ iq `i

’ .
i´1

% i i
C G
p
1. Montrer que ces relations permettent de définir pour tout pp, iq P N2 .
i
p
C G
ÿ p
2. Montrer que pour tout p P N, “ p!
i“0
i
C G C G
p p
3. Montrer que pour tout p P N, et tout i P v1, pw, “ .
i p`1´i
Pour tout x P R, et p P N, on définit la puissance factorielle descendante par :
p´1
ź
xppq “ px ´ iq.
i“0

En particulier, les conventions usuelles amènent xp0q “ 1.


4. Montrer que pour tout p P N, et tout x P R,
p
C G
1 ÿ p
xp “ px ` p ´ iqppq (Worpitzky)
p! i“0 i

N ˆ ˙ ˆ ˙
ÿ k`p´i N `p`1´i
5. Montrer que pour tout i P N˚ , tout N P N˚ , “ .
k“1
p p`1
6. Déduire des deux questions précédentes que pour tout p P N˚ et tout N P N˚ ,
p
C Gˆ ˙
ÿ p N `p`1´i
SN ppq “ .
i“1
i p`1

7. Retouver à l’aide de cette relation le résultat de la question I-3.

1
Partie III – Expression en fonction de N ` 2

Dans cette partie, on montre que le polynôme Q, vérifie certaines propriétés de parités, en fonction de la variable
U “ N ` 12 . L’entier p P N˚ est fixé.
1. Justifier l’existence et l’unicité d’une famille pαi,ℓ qpi,ℓqPv1,pwˆv0,pw , telle que pour tout i P v1, pw, et tout N P N˚ ,
on ait les deux relations suivantes :
$
p`1
ÿ
pp`1q
αi,ℓ U p`1´ℓ

pN ` p ` 1 ´ iq “



&
ℓ“0 ,
’ p`1
ÿ
’pN ` iq pp`1q ℓ p`1´ℓ
“ p´1q α U


% i,ℓ
ℓ“0

3
où U “ N ` 21 . On rappelle que l’exposant entre parenthèses désigne la puissance factorielle descendante définie
dans la partie II.
2. Montrer qu’alors, pour tout pi, ℓq P v1, pw ˆ v0, pw, αi,ℓ “ p´1qℓ αp`1´i,ℓ .
3. En déduire que
t p`1
ÿ2 u

SN ppq “ β2ℓ U p`1´2ℓ ,


ℓ“0
C G p
1 p ÿ
où, pour tout ℓ P v0, nw, βℓ “ αi,ℓ .
pp ` 1q! i“1 i
4. On pose V “ N pN ` 1q.
(a) Exprimer V en fonction de U , et justifier l’existence de coefficients γℓ , ℓ P 0, p´1
0 X \8
2 , tels que

t p´1
ÿ2 u

SN ppq “ V γℓ U p´1´2ℓ .
ℓ“0

On exprimera les coefficients γℓ sous forme d’une somme faisant intervenir les coefficients βℓ .
2 u
t p´1 ˆ ˙2j
ÿ 1
(b) Justifier que βp`1´2j “ 0.
j“0
2
(c) Montrer qu’il un polynôme R tel que
#
V RpU 2 q si p est impair
SN ppq “
2
U V RpU q si p est pair.

Partie IV – Encore un facteur N pN ` 1q (Faulhaber)


On suppose désormais que p est impair, au moins égal à 3, et on cherche à montrer qu’on peut mettre un deuxième
terme V “ N pN ` 1q en facteur de l’expression de SN ppq.
1. Montrer que pour tout N P N,

2 u
t p´1 ˜ ˆ ˙p´1´2ℓ ˆ ˙p´1´2ℓ ¸
p´1
ÿ 1 1
N “ γℓ pN ` 1q N ` ´ pN ´ 1q N ´ .
ℓ“0
2 2

p´1
2
ˆ ˙p´1´2ℓ
ÿ 1
2. En déduire que γℓ “0
ℓ“0
2
3. En déduire l’existence d’un polynôme T tel que

@N P N˚ , SN ppq “ V 2 T pV q, où V “ N pN ´ 1q (Faulhaber)

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