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Sujet Ecg

Jérémie, un jeune coursier de 22 ans, a rapidement gagné la faveur des clients de l'hôtel Holiday Vacations de Québec grâce à son dévouement et son charme, ce qui a conduit à une augmentation des réservations. Cependant, il est informé de son licenciement imminent en raison de coupes budgétaires décidées par le siège social, malgré les efforts de son hôtel pour le récompenser. La direction souhaite maintenir une réception en son honneur pour reconnaître son travail avant son départ, malgré la situation difficile.

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Jérémie, un jeune coursier de 22 ans, a rapidement gagné la faveur des clients de l'hôtel Holiday Vacations de Québec grâce à son dévouement et son charme, ce qui a conduit à une augmentation des réservations. Cependant, il est informé de son licenciement imminent en raison de coupes budgétaires décidées par le siège social, malgré les efforts de son hôtel pour le récompenser. La direction souhaite maintenir une réception en son honneur pour reconnaître son travail avant son départ, malgré la situation difficile.

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SUJET

« Il court, il court, le coursier »


Il s’appelle Jérémie et n’a que 22 ans. Diplômé de
l’institut d’hôtellerie de Montréal au cours de l’été 2012,
il a voulu tenter sa chance à Québec comme
dynamisme que deux semaines seulement après son
embauche, son supérieur immédiat lançait déjà des
compliments à son endroit. Quant à ses compagnons de
travail, ils l’appelaient le « petit furet ». C’est qu’il
courait toujours pour servir les clients, et plus
particulièrement les dames. Prestement, il leur ouvrait
la portière avant qu’elles ne descendent de voiture, leur
ouvrait la porte d’entrée de l’hôtel en s’inclinant,
courait prendre leurs valises, mallettes et autres
bagages, courait déposer leurs effets jusqu’au chariot à
bagages, courait à l’ascenseur pour appuyer avant elles
sur le bouton de commande et le sourire qu’il affichait
ne s’épuisait jamais. Le soir, après sa journée de travail,
il offrait gratuitement des massages de pieds aux
clientes qui fréquentaient le spa de l’hôtel. D’ailleurs,
cet élan de zèle lui a bien valu une chanson composée
par ses collègues : « Il court, il court, le coursier Le
coursier des jolies dames Il est monté par ici Et
redescendra par là ! » Au fil des semaines, le jeune
homme ne recevait que des éloges, et ce, de toutes les
clientes. Elles le trouvaient tout à fait mignon et
charmant. D’ailleurs, la direction de l’hôtel avait appris
avec satisfaction qu’il semblait que des réservations
avaient été annulées auprès des hôtels concurrents de
la région parce que certaines clientes voulaient voir
celui qu’un journaliste de Québec avait qualifié de «
jeune Casanova aux doigts agiles ». Pour la première
fois de son histoire, l’hôtel affichait complet jusqu’au
mois d’août 2013. Selon certains collègues chez qui l’on
soupçonnait un brin de jalousie, Jérémie avait doublé
son salaire hebdomadaire grâce à ses pourboires. Au
bout de trois mois, la direction de l’hôtel a voulu
souligner l’apport du jeune coursier à l’augmentation de
son chiffre d’affaires. Au nom de la direction, la
directrice des ressources humaines lui avait parvenir
une lettre de félicitations dans laquelle elle lui indiquait
qu’il avait été élu « employé du mois d’avril ». Elle lui
indiquait de plus que cet honneur s’accompagnait de
plusieurs récompenses. Ainsi, la dernière semaine du
mois d’avril lui serait consacrée : prise de photo le lundi
matin par un photographe renommé de Québec,
exposition de la photo la aide- cuisinier, mais tout ce
qu’il a pu décrocher, à la fin de janvier 2013, est un
poste de coursier à l’hôtel Holiday Vacations. Il a
cependant déployé une tel journée même dans le hall
d’entrée, un « 5 à 7 » le mardi avec vins et fromages,
séance de massage gratuite le mercredi matin suivie
d’un déjeuner avec les membres de la direction, et
réception donnée en son honneur le jeudi soir dans la
salle réservée aux congrès. Un buffet serait servi lors de
la réception, et c’était les chefs cuisiniers de l’hôtel qui
se chargeraient de préparer tous les plats offerts.
Jérémie était aux anges. Il ne portait plus à terre. De
plus, dans la lettre signée par la directrice des
ressources humaines, il était mentionné qu’il pouvait
inviter ses parents et sa petite amie à la réception du
jeudi soir. Or, le lundi matin de la dernière semaine du
mois d’avril, tandis que Jérémie grimpe dans la
limousine qui le conduit au studio de photographie, la
directrice des ressources humaines reçoit un courriel
venant de Toronto, ville où se trouve le siège social de
tous les Holiday Vacations du pays. Le message est clair
: les hôtels Holiday Vacations de la province de Québec
étant moins rentables que ceux de l’Ontario, de
l’Alberta et de la ColombieBritannique, le siège social a
décidé de supprimer 280 postes dans ses 10 hôtels de
la province de Québec. Bien que le siège social ait
souligné l’effort remarquable de l’hôtel Holiday
Vacations de Québec, il mentionne que les coupures
sont générales et concernent tous les hôtels de la
province, sans exception. À Québec, les 20 postes
touchés se répartissent ainsi :
• 7 postes d’aide-cuisinier ; • 2 postes de cuisinier ; • 7
postes d’employé de soutien ; • 2 postes de technicien ;
• 2 postes de cadre. Chez les employés de soutien, le
premier nom sur la liste des employés à licencier est
celui de Jérémie. Dans le communiqué, il est bien
indiqué que les licenciements doivent entrer en vigueur
trois jours après la réception du courriel et qu’il n’est
permis qu’aux cadres touchés de terminer la semaine.
Horrifiée par cette nouvelle, la directrice des ressources
humaines imprime le courriel et se précipite au bureau
du directeur.
— Monsieur Pétroli ! lui lance-t-elle. Voyez ce que je
viens de recevoir de Toronto. C’est disgracieux !
— Vous lui expliquerez que nous n’avons pas le choix et
que la décision vient de Toronto. Voyez si vous voulez
maintenir le « 5 à 7 » de mardi, la séance de massage
et le déjeuner de mercredi. Cependant, j’insiste pour
que la réception de jeudi soir ait lieu, car nous lui
devons bien cette dernière marque de reconnaissance.
Si je me fe à la bonne vieille théorie de Maslow sur les
besoins humains, j’ose croire que ce geste le motivera
et l’aidera à travailler avec ardeur jusqu’à jeudi.
— Et sa photo ?
— Qu’on l’expose ! Il verra bien que la décision de le
licencier ne vient pas de nous !

Questions
1. En entendant les paroles du directeur de
l’hôtel Holiday Vacations de Québec, « Si je me fie
à la bonne vieille théorie de Maslow sur les
besoins humains, j’ose croire que ce geste le
motivera et l’aidera à travailler avec ardeur
jusqu’à jeudi », pourquoi pouvons-nous dire que,
dans le cas du coursier, cette théorie de la
motivation trouve sa limite et ne peut pas
s’appliquer ?
2. Si vous étiez à la place de la directrice des
ressources humaines, quelle serait votre
démarche auprès de Jérémie avant de lui
annoncer la nouvelle de son licenciement ?

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