Cours Audit Interne
Cours Audit Interne
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Introduction
❑ Mutations géopolitiques et économiques dans le monde
3
Chapitre 1 : Généralités
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I. Généralités
◼ L'entreprise au travers de son activité, poursuit un certain nombre d'objectifs.
Leur réalisation intéresse tous ceux qui contribuent à son financement ou sont
intéressés par ses résultats et performances. Il s'agit notamment :
◼ • des dirigeants de l'entreprise qui ont besoin d'informations pour prendre des
décisions et gérer au mieux son activité ;
◼ • de ses propriétaires (actionnaires, associés, etc.), qui souvent éloignés de la
conduite des affaires, sont désireux d'obtenir des informations sur les résultats
et sur l'évolution de la situation financière afin de juger le bien fondé de leur
investissement ;
◼ • des salariés qui se préoccupent des problèmes relatifs à la gestion pour se
rassurer de leur avenir ;
• en fin des tiers qui, en tant que clients, fournisseurs, banques, Etat etc., traitent
avec l'entreprise et s'y intéressent.
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◼ Ainsi, l'entreprise est amenée à produire un certain nombre d'informations
répondant aux diverses préoccupations qu'elle suscite. Comme il ne sert à rien de
disposer d'informations dont la qualité est douteuse, on ne peut dissocier
l'obligation de produire des informations de la nécessité de garantir leur qualité,
tel est le rôle de l'auditeur.
◼ Historiquement, ce sont les informations comptables et financières qui
revêtirent une importance capitale. Ainsi, le premier type d'audit qui s'est
développé est l'audit financier externe dans le secteur privé.
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◼ Audit vient du latin "audire" qui signifie "écouter" ; le verbe
anglais "to audit" est traduit par "vérifier, surveiller, inspecter".
Les organisations économiques ont toujours été contraintes à se
faire contrôler. D’une manière générale, l’audit consiste en un
examen mené par un professionnel indépendant sur la manière
dont est exercée une activité, et sur les informations élaborées par
les responsables, par rapport à des critères d’appréciation relatifs
à cette activité.
◼ L’audit financier est sans conteste, l’aspect de l’audit le plus
connu et le plus ancien. L’activité d’audit s’est ensuite étendue à
tous les aspects du fonctionnement de l’entreprise : audit social,
audit juridique, audit industriel etc…
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◼ a) L’audit est un examen professionnel
L’audit est un processus d’examen critique dont le caractère
professionnel se manifeste par :
◼ La compétence du professionnel découlant d’une formation et
d’une expérience pertinente ;
◼ L’utilisation d’une méthodologie, de techniques et d’outils pour
conduire l’examen.
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◼ b) L’audit porte sur des informations
◼ La notion d’informations est conçue de façon extensive. L’audit
porte sur :
◼ Des informations analytiques ou synthétiques ;
◼ Des informations historiques ou prévisionnelles ;
◼ Des informations internes ou externes à l’entité émettrice ;
◼ Des informations quantitatives, qualitatives ou techniques etc.
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c) L’expression d’une opinion responsable et indépendante
◼ L’opinion formulée par l’auditeur est une opinion responsable car
elle l’engage de façon personnelle. Elle peut être complétée par la
formulation de recommandations.
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d) La référence à des critères de qualité
◼ L’expression d’une opinion implique toujours la référence à des
critères de qualité :
◼ La régularité, qui est la conformité à des règles, procédures et
principes qui peuvent être internes ou externes à l’entité émettrice
de l’information (on parle aussi d’audit de conformité). Ex règles
comptables, droit fiscal, droit social, etc.
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◼ L’efficacité : il s’agit d’un ensemble de critères qui sont eux-
mêmes susceptibles de se combiner avec les critères de régularité
et de sincérité. Ils sont généralement décomposés en trois (03)
éléments (parfois désignés sous l’expression "les trois E")
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◼ e) L’accroissement de l’utilité de l’information
◼ Le principal apport de l’audit est la crédibilité et la sécurité que
l’on peut attacher à l’information auditée.
13
Pourquoi auditer?
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◼ c) Audit interne et audit externe
◼ Les entreprises de taille significative ont souvent cherché à
renforcer leur propre dispositif de contrôle en créant en leur sein
un service d’audit interne. Celui-ci est rattaché à la direction
générale afin de conserver son indépendance par rapport aux
autres services.
◼ Son rôle est de définir, de diffuser et de veiller à l’application
correcte des procédures de contrôle interne au sein de
l’entreprise. L’auditeur interne est un cadre faisant partie du
personnel de l’entreprise, par opposition à l’auditeur externe (légal
ou contractuel) qui est mandaté par les organes, mais
indépendant et non salarié de l’entreprise.
◼ Aussi les diverses recommandations professionnelles prévoient-
elles une coordination entre les travaux réalisés par les auditeurs
internes et ceux des auditeurs externes.
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◼ d) Contrôle interne et audit interne
« Le contrôle interne est un processus mis en œuvre par le
Conseil d’administration, les dirigeants et le personnel
d’une organisation, destiné à fournir une assurance
raisonnable quant à la réalisation des objectifs suivants :
◼ la réalisation et l’optimisation des opérations ;
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Il n’y a pas d’audit interne et plus
généralement d’audit sans dispositifs de
contrôle interne1. En effet, la mission
générale de l’audit interne consiste à
vérifier si les objectifs de contrôle interne
sont atteints. Le référentiel du
◼ Selon l’Institute
COSO2of Internal Auditors
I, distingue (IIA)d’objectifs
trois types , « L’auditdeinterne est une activité
indépendante
contrôleet objective
interne : qui donne à une organisation une assurance
• lesde
sur le degré objectifs
maîtrise opérationnels (réalisation
de ses opérations, et
lui apporte ses conseils pour
les améliorer et contribue
optimisation à créer de :lalavaleur ajoutée. Il aide cette
des opérations
organisation à atteindre
réalisation ses objectifs
des opérations seen évaluant,
traduit par par une approche
l’amélioration
systématique des performances
et méthodique, ses processus et de management des
risques, la
desécurité
contrôledu et patrimoine ; l’optimisation
de gouvernement d’entreprise et en faisant des
des ressources
propositions pour renforcersuppose une utilisation
son efficacité. »
économique et efficace des ressources
aussi bien financières,
humaines, informationnelles, matérielles
que structurelles) ;
• les objectifs de fiabilité des informations
financières ;
• les objectifs de conformité aux lois et aux
réglementations en vigueur.
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◼ Il n’y a pas d’audit interne et plus généralement d’audit sans dispositifs
de contrôle interne. En effet, la mission générale de l’audit interne
consiste à vérifier si les objectifs de contrôle interne sont atteints. Le
référentiel du COSO , distingue trois types d’objectifs de contrôle interne
:• les objectifs opérationnels (réalisation et optimisation des opérations :
la réalisation des opérations se traduit par l’amélioration des
performances et la sécurité du patrimoine ; l’optimisation des ressources
suppose une utilisation économique et efficace des ressources aussi
bien financières, humaines, informationnelles, matérielles que
structurelles) ;
◼ • les objectifs de fiabilité des informations financières ;
◼ • les objectifs de conformité aux lois et aux réglementations en vigueur.
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◼ b) Audit interne et contrôle de gestion
◼ Le contrôle de gestion a pour but d’apprécier les résultats en
fonction des objectifs qui ont été fixés et de s’assurer que les
ressources sont utilisées de manière efficace et efficiente en vue
de la réalisation des objectifs de l’entreprise.
◼ Les responsabilités des services de contrôle de gestion se
définissent comme suit :
◼ Contribuer à la conception de la structure et du système
d’information de gestion de l’entreprise ;
◼ Faire fonctionner correctement le système d’information ;
◼ S’assurer de l’efficience (c'est-à-dire de la productivité) des
fonctions de l’entreprise, apprécier leur efficacité par rapport aux
objectifs ;
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◼ Définir des règles, critères de gestion et mesures des
performances en utilisant comme outils : les budgets, les tableaux
de bord, et d’’autres outils d’aide à la décision.
◼ Le contrôle de gestion et l’audit interne sont complémentaires. La
validité des contrôles de performances repose sur la sincérité et la
fiabilité des divers systèmes d’information (comptabilités, budgets,
statistiques). Le contrôle de gestion ne saurait fonctionner sans
un minimum de garantie quant à la qualité des informations qui
lui sont transmises, ce qui est du domaine de l’audit. Le contrôle
de gestion en tant qu’élément de l’environnement du contrôle
interne sera examiné par l’auditeur.
◼ Le contrôle de gestion examinera pour l’audit interne (comme
pour tout service) la validité de ses budgets et la comparaison
avec ses réalisations.
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III- Généralité sur l’Audit
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III- Généralité sur l’Audit (suite)
L’audit est une mission à l’issue de laquelle une opinion justifiée du niveau
d’adéquation entre une situation et un cadre de référence est fournie.
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III- Généralité sur l’Audit (suite)
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III- Généralité sur l’Audit (suite)
III.2- Typologie de l’audit (suite)
III.2.2- Généralité sur l’audit interne (Définition, Objectifs,
typologie)
➢ Objectifs de l’audit interne :
❖ Objectifs généraux :
- Donner à l’organisation une assurance sur le degré de maîtrise de ses
opérations ;
- Apporter à l’organisation, des conseils pour les améliorer.
❖ Objectifs spécifiques :
- Evaluer le contrôle interne de l’organisation ;
- Evaluer les risques afférents au management de l’organisation ;
- Evaluer le processus de gouvernement d’entreprise ;
- Vérifier que le système de management est efficient et efficace ;
- Formuler des recommandations appropriées dans le but de l’amélioration
du fonctionnement de l’organisation.
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III- Généralité sur l’Audit (suite)
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III- Généralité sur l’Audit (suite)
III.2- Typologie de l’audit (suite)
III.2.2- Généralité sur l’audit interne (Définition, Objectifs,
Typologie)
➢ Typologie de l’audit interne :
- L’audit d’efficacité ou de performance : en plus de la conformité et
de la régularité, l’auditeur devra apprécier la qualité du référentiel
proposé. Il se doit de répondre à un certain nombre de questions
comme « telle procédure est-elle opportune ? superflue ? désuète ?
compliquée à appliquer ? inutile ? incomplète ? inexistante ? ». A ce
stade, il n’y a pratiquement pas de référentiel, l’auditeur est guidé par
un souci de performance et c’est son expérience et sa bonne
connaissance de l’organisation qui le guident dans sa démarche. La
conception anglo-saxonne de la performance est la mieux indiquée. En
effet, l’efficacité qui se traduit par ‘’doing the right things’’ et l’efficience
‘’doing the things right’’ sont les composantes de la performance.
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III- Généralité sur l’Audit (suite)
III.2- Typologie de l’audit (suite)
III.2.2- Généralité sur l’audit interne (Définition, Objectifs,
Typologie)
➢ Typologie de l’audit interne :
La classification par nature ou objectif prend en compte (fin)
- L’audit de management et l’audit de la stratégie sont deux
nouvelles notions qui sont en pleine évolution. L’audit de management
n’a pas pour objectif d’auditer la Direction Générale mais de s’assurer
que les responsables des différentes structures ont une assez bonne
maîtrise des missions qui leurs sont assignées. Aussi, s’assure t-il que la
politique élaborée par les responsables des structures est en phase avec
la stratégie de l’entreprise.
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III- Généralité sur l’Audit (suite)
III.2- Typologie de l’audit (suite)
III.2.2- Généralité sur l’audit interne (Définition, Objectifs,
Typologie)
➢ Typologie de l’audit interne :
La classification par destination
La classification par destination se résume au regard de la vérification sur les
fonctions ou activités de l’entreprise. Pour exemple, on a :
◼ L’audit de la fonction achat,
◼ L’audit de la paie,
◼ L’audit du service recrutement,
◼ L’audit du cycle achat/fournisseur,
◼ L’audit du cycle ventes/clients,
◼ Etc….
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Entreprise Alpha Audit interne par Nature ou Objectif
Achats
Vente
Formation
Audit
Interne Trésorerie
Par destination
Informatique
Sécurité, Hygiène,
Environnement
Juridique
Recrutement
Production
Maintenance,
Entretien
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Chapitre 2 : Processus de conduite d’une
mission d’audit
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II- Processus de conduite d’une mission
d’audit interne
Tiré du latin « Mittere » qui signifie fonction temporaire, une mission d’audit
est un travail temporaire que l’auditeur est chargé d’accomplir dans
l’intention de la Direction Générale.
Pour y parvenir, certains auteurs comme J. Renard (2002 : 183), trouvent
qu’il y a quatre (4) principes fondamentaux pour réussir une mission
d’audit.
➢ Simplicité : une bonne méthode est une méthode simple. Pour dire
que la méthodologie de l’audit doit être simple et facile d’assimilation
tant pour l’auditeur que pour la structure auditée.
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II- Processus de conduite d’une mission
d’audit interne (suite)
➢ Rigueur : Le déroulement d’une mission d’audit interne exige la plus
grande rigueur et pour s’appliquer celle-ci doit obéir à des règles. Il a
été vu plus haut que la fonction d’audit interne devait respecter les
Normes professionnelles, ces normes ne définissant pas de
méthodologie précise mais imposent d’en avoir une (cf. Normes de
fonctionnement).
➢ Relativité du vocabulaire : des termes fondamentaux sont admis et
reconnus par tous. Toutefois, dès que l’on se rapproche des pratiques
quotidiennes dans les organisations, on rencontre des appellations
différentes. Ces appellations signifient souvent les mêmes choses.
L’auditeur doit s’imprégner de la culture de l’entreprise mais ne doit
pas oublier son sens de rigueur, savoir s’adapter au vocabulaire et
adapter son vocabulaire sans pour autant tomber dans la médiocrité.
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II- Processus de conduite d’une mission
d’audit interne (suite)
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II- Processus de conduite d’une mission
d’audit interne (suite)
II.1- Phase de planification de la mission
Cette phase désigne l’ouverture de la mission d’audit. Elle exige des
auditeurs une capacité importante de lecture, de recherche documentaire,
d’attention et d’apprentissage.
Aussi, exige t-elle une aptitude à apprendre et à comprendre car le contrôle
de chaque structure est une expérience nouvelle. L’auditeur doit avoir une
bonne connaissance de l’entreprise ou de la structure à contrôler, il doit
savoir où trouver la bonne information et avec qui la trouver.
C’est à cette étape aussi que l’ordre de mission, la prise de connaissance,
l’identification des risques et des objectifs d’audit sont élaborés.
C’est aussi à cette étape que l’auditeur élabore le référentiel de contrôle
interne et le programme de travail.
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II- Processus de conduite d’une mission d’audit
interne (suite)
II.1- Phase de planification de la mission (suite)
❖ L’ordre de mission
L’ordre de mission formalise le mandat donné par la Direction Générale à
l’Audit Interne. L’ordre de mission est différent de la lettre de mission
comme certains théoriciens et praticiens ont tendance à le croire. La lettre
de mission est la matérialisation d’un contrat entre une entreprise et une
structure d’audit externe. L’ordre de mission est important pour les
raisons suivantes :
- l’Audit Interne ne peut pas s’autosaisir pour l’exécution des missions. Il
n’est pas un gendarme, il réalise les missions qui lui sont confiées par la
hiérarchie ;
- l’ordre de mission doit toujours émaner d’une Autorité compétente, de la
plus Haute Hiérarchie au sein de l’organisation. Il émane de la Direction
Générale ou du Comité d’audit, tout dépend de la configuration de
l’organe de décision au sein de l’organisation ;
- l’ordre de mission permet d’informer tous les responsables concernés de la
réalisation d’une mission d’audit.
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II- Processus de conduite d’une mission
d’audit interne (suite)
II.1- Phase de planification de la mission (suite)
L’ordre de mission comporte les mentions obligatoires et facultatives. Les
mentions obligatoires sont les suivantes :
◼ La désignation précise du mandant,
◼ La signature du mandant,
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II- Processus de conduite d’une mission d’audit
interne (suite)
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II- Processus de conduite d’une mission d’audit
interne (suite)
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II- Processus de conduite d’une mission d’audit
interne (suite)
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II- Processus de conduite d’une mission d’audit
interne (suite)
Deuxième étape
Déterminer les risques encourus c'est-à-dire tout événement qui empêche la
réalisation des objectifs. Il s’agit tout simplement de reprendre les risques
essentiels attachés à l’activité et non chercher à identifier tous les risques
susceptibles de se manifester (3)
Troisième étape
Déterminer les causes des risques (4)
Quatrième étape
Déterminer les conséquences des risques (5)
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II- Processus de conduite d’une mission d’audit
interne (suite)
Cinquième étape
Indiquer les dispositifs de contrôle interne que l’on devrait trouver en bonne
logique pour faire échec au risque identifié (6)
Sixième étape
Indiquer si le dispositif de contrôle interne identifié existe (oui) ou n’existe
pas (non). On ne regarde que l’existence du dispositif et non son
fonctionnement (7).
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Activités (1) Objectifs ou Risques (3) Causes (4) Conséquences Contrôle Existence
But (2) (5) interne (6) du DCI (7)
Préparation Mettre en Tarif non Veille Perte Mettre en place oui
des œuvre les concurrentiel concurrentielle d’inscriptions une veille
formations formations inefficace concurrentielle
efficace
Réalisation Mettre en Défaillance Maladie Annulation de la Prévoir un non
des œuvre les d’un formateur formation formateur
formations formations remplaçant
Evaluation Améliorer Traitement Délai de Organisation de Mettre en place non
des les différé dans le traitement trop formations sans un échéancier
formations formations temps de important prendre en pour le
l’évaluation de compte les traitement des
la satisfaction points à évaluations
des participants améliorer/
mauvaise image
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II- Processus de conduite d’une mission d’audit
interne (suite)
II.1- Phase de planification de la mission (suite)
❖ Le Programme de travail
Il est aussi appelé programme d’audit ou programme de vérification ou
encore planning de réalisation. Il s’agit d’un document interne au service
et dans lequel on va procéder à la détermination et à la répartition des
tâches. Dans certaines structures, le programme de travail est validé par
la hiérarchie.
Le PT contient l’indication des travaux préliminaires à accomplir pour mettre
en œuvre les techniques et outils d’une part et la nature des techniques
et outils à utiliser.
Le programme de travail est réalisé par l’équipe sous la supervision du Chef
de la mission. Il répond à 6 objectifs :
1- document contractuel : il va lier l’équipe de mission à la hiérarchie.
Quelles que soient les modifications apportées sur le terrain, il constitue la
référence utilisée pour apprécier le travail effectué. C’est pour cela qu’il
faut toujours l’accord de la hiérarchie avant d’y apporter des
modifications.
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II- Processus de conduite d’une mission d’audit
interne (suite)
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II- Processus de conduite d’une mission d’audit
interne (suite)
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II- Processus de conduite d’une mission d’audit
interne (suite)
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II- Processus de conduite d’une mission d’audit
interne (suite)
II.1- Phase de planification de la mission (fin)
❖ Le Questionnaire de Contrôle Interne (QCI)
C’est un document que l’on a déjà commencé à élaborer avec le découpage
en tâches élémentaires puisque lui aussi comme le tableau des risques
part de ce découpage fondamental.
Le QCI est le guide de l’auditeur sur le terrain et permet de réaliser le PT.
Pour bâtir un bon QCI, il convient de se poser les 5 questions
fondamentales à savoir : Qui? Quoi? Où? Quand? Comment?
Pourquoi?
Dans la pratique, il y a autant de QCI que de missions à réaliser mais il
convient tout simplement de compléter ou de mettre à jour les anciens
QCI.
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II- Processus de conduite d’une mission d’audit
interne (suite)
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II- Processus de conduite d’une mission d’audit
interne (suite)
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II- Processus de conduite d’une mission d’audit
interne (suite)
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II- Processus de conduite d’une mission d’audit
interne (suite)
II.2- Phase d’accomplissement de la mission (suite)
❖ La mise en œuvre du programme de travail
Elle consiste à mettre en œuvre les contrôles qui ont été programmés et
validés par le Chef de la mission au cours de la phase de pré-audit.
Au cours de cette phase, l’auditeur va procéder au déroulement de son QCI à
travers des entretiens, des vérifications physiques ou documentaires, des
inventaires, des tests de conformités et de régularités. Il effectue aussi
des visites de site et fait recourt à des circularisations.
Les résultats des investigations sont consignés sur les papiers de travail qui
font l’objet d’un référencement adéquat.
Les problèmes jugés importants sont transcrits sur un document appelé
« Feuille de Révélation et d’Analyse de Problème ou FRAP ».
La FRAP a été mise en forme par l’IFACI dans le but de se conformer à la
Norme 2320.
Exemple de FRAP :
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II- Processus de conduite d’une mission d’audit interne
(suite)
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II- Processus de conduite d’une mission d’audit
interne (suite)
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II- Processus de conduite d’une mission d’audit
interne (suite)
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II- Processus de conduite d’une mission d’audit
interne (suite)
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II- Processus de conduite d’une mission d’audit
interne (suite)
II.3- Phase de communication de la mission (suite)
- Il ne comprend pas encore le plan d’action qui est un document joint au
Rapport définitif et sur lequel le responsable de la structure auditée
indique quand et par qui seront mises en œuvre les recommandations qu’il
a acceptées. Ce point est rendu obligatoire par la norme 2410.
Il y a deux pratiques en la matière :
- Le plan d’action est joint au rapport d’audit. Cette pratique est usitée aux
USA et dans de grandes entreprises ou dans des entreprises qui ont des
responsables pragmatiques.
- Le plan d’action est rendu ultérieurement, c’est-à-dire après la publication
du rapport d’audit. C’est la pratique dans des entreprises en Afrique et
dans le monde francophone.
NB : la norme 2410 retient la première pratique.
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II- Processus de conduite d’une mission d’audit
interne (suite)
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II- Processus de conduite d’une mission d’audit
interne (suite)
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II- Processus de conduite d’une mission d’audit
interne (suite)
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II- Processus de conduite d’une mission d’audit
interne (suite)
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II- Processus de conduite d’une mission d’audit
interne (suite)
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Chapitre 3 : Les outils de l’Auditeur
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I- Les outils de l’auditeur au cours du
déroulement de la mission
Les outils de l’audit (interne ou externe) peuvent être regroupés en deux (2)
grands groupes :
- Les outils d’interrogation ;
- Les outils de description.
I.1- Les outils d’interrogation
Ces outils aident l’auditeur à formuler des questions ou à répondre à des
questions qu’il se pose.
❖ Le sondage statistique ou échantillonnage est une méthode qui
permet à partir d’un échantillon prélevé de façon aléatoire dans une
population de référence, d’extrapoler à la population, les observations
faites sur l’échantillon.
70
I- Les outils de l’auditeur au cours du
déroulement de la mission (suite)
I.1- Les outils d’interrogation (suite)
Contrairement aux autres disciplines, il n’est pas nécessaire d’exiger des
niveaux de confiance très élevés en audit interne. Dès l’instant qu’un
phénomène est exceptionnel, il mérite d’être approfondi.
On peut avoir :
- des sondages de dépistage qui sont considérés comme un test, une
recherche permettant de déceler des dysfonctionnements (erreur sur
facture, des inexactitudes de données dans la paye, des omissions des
mesures,…).
- Des sondages pour acceptation qui permettent d’apprécier l’ordre de
grandeur du dysfonctionnement (dans quelle proportion une procédure
est-elle ou n’est-elle pas appliquée? Est-ce que la procédure de sécurité
est connue ou pas?
71
I- Les outils de l’auditeur au cours du
déroulement de la mission (suite)
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I- Les outils de l’auditeur au cours du
déroulement de la mission (suite)
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I- Les outils de l’auditeur au cours du
déroulement de la mission (suite)
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I- Les outils de l’auditeur au cours du
déroulement de la mission (suite)
I.2- Les outils de description (suite)
❖ La narration consiste à écouter et noter les propos d’un interlocuteur.
❖ L’organigramme fonctionnel est construit par l’auditeur à partir des
informations recueillies par observations, interviews, narrations. Il facilite
la compréhension du problème de la séparation des tâches.
❖ La grille d’analyse des tâches est une photographie à un instant T de
la répartition de travail dans une organisation. Elle relie l’organigramme
fonctionnel à l’organigramme hiérarchique et justifie les analyses des
postes. La grille d’analyse des tâches permet de déceler les manquements
à la séparation des tâches afin d’y apporter des corrections.
75
I- Les outils de l’auditeur au cours du
déroulement de la mission (fin)
76
Exercices & Cas Pratiques
77
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