Module 11 Microbes 2013
Module 11 Microbes 2013
Module 11
Sciences 2 :
Microbes et Maladies
Septembre 2013
Module 11 :
Sciences 2 :
Microbes et Maladies
Compétence
Intégrer les notions de maladies, des fonctions de relation et de nutrition (photosynthèse)
dans des situations d’enseignement / apprentissage des sciences à l’élémentaire.
Palier de Compétence
Intégrer les caractéristiques des microbes et de certaines maladies de l’homme dans des
situations d’enseignement/apprentissage liées à la prévention.
1
SOMMAIRE
Introduction .............................................................................................................................. 3
Test de positionnement............................................................................................................... 4
I. Clarification du concept de microbe .................................................................................. 6
II. Classification des microbes................................................................................................. 6
Auto-évaluation n° 1
III. Les infections microbiennes .............................................................................................. 8
III-1. Quelques maladies à transmission directe
III-2. Quelques maladies à transmission vectorielle
Auto-évaluation n° 2
III-3. Quelques maladies du péril fécal
Auto-évaluation n° 3
IV. Des moyens de lutte contre l’infection microbienne ..................................................... 19
IV-1. La vaccination
IV-2. La sérothérapie
IV-3. La chimiothérapie
Auto-évaluation n° 4
Auto-évaluation n° 5
Conclusion ............................................................................................................................... 22
Sources documentaires
Annexes ................................................................................................................................... 23
2
INTRODUCTION
Les maladies infectieuses restent la première cause de mortalité dans le monde et surtout en
Afrique. Elles découlent de l’attaque de notre organisme par les microbes bien que celui-ci
possède un système immunitaire chargé de sa défense contre l’invasion microbienne. Le
traitement de ces maladies se heurte à des résistances. Dans le cas des virus, la vaccination
comme la chimiothérapie connaissent des limites. Dès lors, il est nécessaire de mettre l’accent
sur la prévention et sur un changement de comportement.
Le programme de Sciences à l’élémentaire a pris cette préoccupation en charge dans le
domaine de l’« Education à la science et à la vie sociale ». La maîtrise par les enseignants1 des
contenus relatifs au thème de la santé (hygiène du corps, hygiène du milieu, protection des
aliments, mesures à prendre envers les maladies contagieuses et les maladies infectieuses tels
paludisme, maladies diarrhéiques, infections par les plaies,…) se pose avec acuité.
Ainsi, le présent module a pour but de renforcer les capacités des enseignants dans le domaine
de l’étude des microbes et maladies.
Pour relever le niveau de maîtrise des contenus, les objectifs suivants sont visés dans le
module :
- clarifier les concepts de microbes, de maladies microbiennes et des concepts y
afférents ;
- déterminer les caractéristiques essentielles des microbes
- classifier les microbes ;
- identifier les causes, les symptômes, et les moyens de lutte contre quelques maladies
microbiennes courantes ;
- expliquer les principes de la vaccination et de la sérothérapie.
1
Dans tout le module, le mot « enseignant » est utilisé aussi bien pour les enseignants que pour les enseignantes.
3
TEST DE POSITIONNEMENT
4
5 Qu’est ce qu’une maladie à transmission vectorielle. cite deux maladies à transmission
vectorielle
Réponse :
5
I-CLARIFICATION DU CONCEPT DE MICROBE
Les microbes :
Pendant longtemps on avait classé les êtres vivants en .animaux et végétaux. À partir du
XVIIème siècle avec le développement technique et scientifique, l’avènement du microscope a
permis de découvrir des êtres vivants minuscules dont on ne savait dire à quel règne ils
appartenaient. Ces êtres sont alors appelés des microbes, de « micro » = petit et de « bios » =
vie. Ainsi les microbes désignent tout un monde d’êtres vivants extrêmement petits de
dimensions souvent inférieures au millimètre (ordre du micron ou micromètre) observables au
microscope.
La science qui se propose d’étudier les microbes est la microbiologie. Ce sont les travaux de
PASTEUR (1822-1895) qui ont apporté la preuve de l’existence des microbes dans tous les
milieux : air, sol, eau, matières organiques en décomposition et dans les organismes vivants.
Définition de microbe : « Ce sont des êtres minuscules très variés et qui ne sont visibles
qu’à l’aide du microscope. On les rencontre dans tous les milieux : air, sol, eaux, etc.
Les virus
Les virus ne sont pas, à proprement parler, des êtres vivants, car ils ne sont pas constitués de
cellules et n’ont pas de vie propre. Ce sont des particules formées d’un simple assemblage de
molécules: ils ne se nourrissent pas, ne respirent pas, restent immobiles et sont incapables de
se reproduire tout seuls. Pour pouvoir se reproduire, ils doivent obligatoirement infecter
une cellule vivante et la forcer à fabriquer leur propre descendance (de nouveaux virus).
Les virus qui s’attaquent à l’homme sont responsables de nombreuses maladies, certaines
très graves (comme le sida, la variole, la rage, etc.), d’autres un peu moins (comme la
varicelle, l’herpès ou le rhume). La grippe, considérée à tort comme peu dangereuse, peut être
redoutable. L’épidémie de grippe dite « espagnole » a fait, entre 1917 et 1919, plus de
victimes que la Première Guerre mondiale.
Les bactéries
Les bactéries sont des êtres vivants microscopiques (des micro-organismes) constitués d’une
seule cellule très simple limitée par une membrane. Dans une bactérie, l’information
génétique est représentée par une seule molécule d’ADN, cette information génétique n’est
pas protégée dans un noyau. Elle « flotte » librement parmi les autres composants de la
cellule bactérienne. Ce type de cellule, qui n’existe que chez les bactéries, est appelé
procaryote. Il distingue radicalement les bactéries des organismes eucaryotes (tous les autres
êtres vivants), dont les cellules contiennent un noyau qui protège l’ADN (l’information
génétique).
6
Les bactéries sont des organismes très petits, invisibles à l’œil nu. Elles mesurent
généralement entre 0,5 et 10 millièmes de millimètre (de 10 à 200 fois moins que le diamètre
d’un cheveu !). Elles sont plus grosses que les virus. La plupart d’entre elles ont la forme
d’une sphère (appelée coccus ou coque) ou d’un bâtonnet (bacille). Plus rarement, elles
peuvent ressembler à une virgule (vibrion) ou à un filament spiralé (spirille).
Certaines bactéries parasites se développent aux dépens d’autres êtres vivants, y compris
l’homme. Ces bactéries provoquent souvent des maladies (par exemple la tuberculose, le
tétanos, le choléra, les intoxications alimentaires, etc.)
Les protistes
Les protistes sont de minuscules êtres vivants invisibles à l’œil nu (des micro-organismes),
constitués d’une seule cellule. La cellule d’un protiste renferme un noyau, dans lequel se
trouve le matériel génétique (sous forme d’ADN) ; l’information génétique est protégée dans
un noyau : il s’agit d’une cellule eucaryote. Cette caractéristique les différencie radicalement
des bactéries, également constituées d’une seule cellule, mais qui ne contient pas de noyau :
on dit que les bactéries sont des procaryotes. Les protistes sont plus gros que les bactéries,
leur taille est généralement comprise entre 10 et 250 millièmes de millimètre (autrement dit
entre un centième et un quart de millimètre), mais il existe quelques protistes « géants » qui
sont visibles à l’œil nu. Exemple : le jaune d’œuf forme avec le le disque germinal une seule
cellule.
On distingue trois grands groupes de protistes :
les protistes animaux ou protozoaires. Exemple de l’amibe
Les protistes végétaux ou protophytes. Exemple des algues unicellulaires
les champignons unicellulaires : leur cellule est similaire à celle des champignons de
grande taille. Ils se nourrissent pour la plupart de matière organique morte ou des
déchets d’autres êtres vivants. Les levures (par exemple celles qui font gonfler le pain
ou fermenter la bière) sont des champignons unicellulaires.
7
AUTO-EVALUATION N° 1
Beaucoup de maladies sont provoquées par des microbes ; ce sont des maladies microbiennes;
le microbe peut être un virus (c’est le cas de la grippe, du rhume, de la plupart des maladies
infantiles ou encore du sida) ou une bactérie (la tuberculose, le tétanos, certaines angines, la
lèpre, etc.) ou un protiste (amibiase)
Selon leur mode de transmission on note plusieurs sous groupes :
les maladies à transmission directe (tétanos, méningites, diphtérie tuberculose
lèpre….) sont provoquées par des germes qui pénètrent directement dans l’organisme.
certaines d’entre elles ont des répercussions sociales ;
Les maladies à transmission vectorielle (paludisme, fièvre jaune…..) qui sont
transmises par l’intermédiaire d’un vecteur qui est le plus souvent un organisme
invertébré (mouche, moustique) ;
les maladies dites du « péril fécal » dont la transmission est liée à l’élimination des
déchets. (selles et urine).
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III–1. Quelques maladies à transmission directe
Définition : ce sont des maladies dues à la pénétration directe dans l’organisme humain du
microbe responsable à la faveur de lésions de la peau ou par les muqueuses. Le microbe peut
provenir d’une personne malade, du sol, de l’air ou des objets souillés.
Caractér Maladies
istiques
TETANOS DIPHTERIE
de la
maladie
Symptô Contractions involontaires, douloureuses - Rougeurs de la gorge
mes des muscles masticateurs, puis d’autres
- Déglutition douloureuse
muscles. L’atteinte des muscles
responsables de la respiration provoque - Température faible
l’asphyxie puis la mort. - Plaques blanchâtres (fausses membranes)
sur le voile du palais, les amygdales, le
larynx et la trachée. Elles peuvent
provoquer l’asphyxie et la mort.
Microbe Bacille tétanique anaérobie qui une fois Bacille diphtérique qui reste en dehors du
pathogè dans l’organisme envoie des toxines qui sang et sécrète des toxines.
ne tétanise les muscles.
Mode de Le bacille peut pénétrer par une plaie, à la La toux du malade projette de fines
transmis suite d’opération chirurgicale ou de particules provenant des fausses
s-ion certaines pratiques (circoncision, excision, membranes qui peuvent se déposer sur les
scarification, percée d’oreille) sans amygdales d’un individu sain.
asepsie suffisante, de pansement non
Une personne préalablement malade peut
stérile.
rester infectante plusieurs mois après sa
guérison.
Moyens Prévention : Prévention :
de lutte
- désinfecter les blessures avec une Vaccin antidiphtérique
substance antiseptique.
Traitement :
- utiliser des pansements stériles
Injection de sérum
- injecter le sérum dans le cas de blessé
grave n’ayant pas été vacciné au
préalable.
Traitement :
- injection de sérum
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III.1.2. Quelques maladies à transmission directe et à répercussions sociales :
Ce sont des maladies qui ont un poids social (handicap après guérison, coût élevé du
traitement, manque de productivité du fait des invalidités)
Caractéristiq Maladies
ues de la TUBERCULOSE ROUGEOLE
maladie
PULMONAIRE
Symptômes - Toux persistante, crachats purulents et ► Rougeole sans complications :
sanguinolents Elle évolue en 4 temps :
- amaigrissement sans cause apparente, 1- Incubation : phase silencieuse de 10 jours
grande fatigue
2- Période d’invasion :(2 à 4 jours) augmentation
- douleurs au niveau de la poitrine de la température jusqu’à 39 à 40 °C. L’enfant
- perte d’appétit refuse de s’alimenter et de jouer. Il présente des
-poussée de fièvre accompagnée de sudation troubles respiratoires, digestifs et oculaires.
surtout au cours de la nuit 3- Période éruptive : papules sur tout le corps ;
taches blanchâtres dans la bouche. Diminution de
la fièvre à partir du 5ème jour.
4- Période de desquamation : Les papules
s’effacent peu à peu.
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III.1.3. Quelques infections sexuellement transmissibles (IST) :
Caractérist Maladies
iques de la Gonococcie ou Blennorragie S.I.D.A. ou Syndrome de l’Immuno-Déficience Acquise
maladie gonococcique
Chez l’homme : Lorsque l’infection se développe, l’organisme ne parvient plus à se
Symptôme - Orifice urinaire rouge qui démange défendre contre des maladies auxquelles il faisait habituellement face. Ce
s sont des maladies « opportunistes » dont certaines deviennent
- Sensation de brûlure à la mortelles. Les manifestations les plus fréquentes du S.I.D.A. sont des
miction : « chaude pisse. » atteintes pulmonaires causées par des agents divers(le protozoaire
Durée d’ - Ecoulement de pus jaunâtre dans Pneumocystis, le bacille de Koch, des virus, des champignons
incubation l’orifice de l’urètre ; urines troubles. microscopiques), des infections du tube digestif (cause de diarrhée), de la
- Complications au niveau de l’urètre peau(où le virus de l’herpès forme des lésions ulcérées) ou du système
(rétrécissement), des testicules, des nerveux(amenant des troubles de la vue, des paralysies, des troubles
épididymes, de la prostate et même mentaux).
des articulations et des yeux. Le V.I.H. favorise également l’apparition de certains cancers : les
Chez la femme : Très discrète au lymphomes qui se développent à partir des ganglions lymphatiques et le
début. sarcome de Kaposi, cancer cutané formant des plaques violacées ;cette
dernière maladie frappe un tiers des malades du S.I.D.A. ; la survie
- Brûlures à la miction, pertes blanches moyenne est alors de 2 ans.
vulvo-vaginales, irritations lors des
rapports sexuels, douleurs des Souvent, l’atteinte du système immunitaire est plus modérée, c’est le cas
trompes. du paraSIDA et des lymphadénopathies prolongées. Ces infections
peuvent évoluer en S.I.D.A. typique.
- Complications liées à des
inflammations des glandes de Incubation : la séropositivité apparaît au bout de 2 semaines à plusieurs
Bartholin, de l’urètre, de la vessie, mois
des trompes et des ovaires.
Incubation : 2 à 6 jours chez l’homme
et 2 à 7 jours chez la femme
Microbe Gonocoque composé de 2 éléments C’est le Virus de l’Immunodéficience Humaine ou V.I.H. qui comporte
pathogène réniformes entourés d’une capsule 2 sous-familles : le VIH 1 et le VIH 2 (plus fréquent en Afrique de
l’ouest). Le VIH mesure 10-4 mm. Il est constitué d’une enveloppe
externe protéique et d’une partie interne, le nucléoïde contenant une
molécule de protéine et 2 molécules identiques d’ARN. C’est un virus
fragile qui ne résiste ni à la chaleur ni aux antiseptiques courants.
Mode de - Par rapport sexuel à partir des - Par rapport sexuel
transmis- sécrétions, des écoulements, des - Par transfusion sanguine à partir d’un sang infecté
sion chancres
- Lors de la grossesse, de l’accouchement ou de l’allaitement
- A l’accouchement
- Par coupure ou piqûre par un objet souillé (seringue, aiguille, lame de
rasoir, brosse à dents, cure-dents,…)
Une fois dans l’organisme, le virus ne s’attaque qu’aux cellules
suivantes: des macrophages, des cellules nerveuses et surtout certains
globules blancs appelés lymphocytes. Ces derniers ont un rôle essentiel
dans la coordination de la réponse immunitaire. Une fois dans le
lymphocyte, le VIH se reproduit. Chaque virus produit réinfecte une
nouvelle cellule et ainsi de suite. L’absence des lymphocytes est la porte
ouverte à toutes les infections.
L’organisme infecté réagit en produisant des anticorps que l’on peut
détecter dans le sang 2 semaines à quelques mois après l’entrée du virus
dans le sang
Moyens de Prévention : abstinence, fidélité dans Prévention : abstinence, fidélité dans le couple, rapports sexuels
lutte le couple, rapports sexuels protégés protégés,
Traitement : antibiotiques Eviter d’échanger des objets souillés
Traitement : A ce jour, il n’y a pas encore de traitement. Cependant, les
ARV permettent de ralentir la multiplication des VIH.
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III–2. Quelques maladies à transmission vectorielle
Définition : maladie transmise à l’Homme par l’intermédiaire d’un animal, le plus souvent
invertébré. Le cycle de développement du microbe pathogène doit passer par un hôte
intermédiaire différent de l’Homme.
Caractéristiqu Maladies
es de la Paludisme Fièvre jaune
maladie
Symptômes La primo-invasion : Fièvre continue Le début d’une extrême brutalité terrasse le malade
Durée accompagnée de sueur, nausée, migraine, par des céphalées, frissons, fièvre (39 à40°C) et
d’incubation diarrhée, courbatures, frisson douleurs lombaires.
L’accès de rechute : Période de frissons La phase rouge : Le malade prend un aspect
(claquements des dents)(1/2 heure à 1 heure), inquiétant en quelques heures. Il est agité et délire, les
puis de fièvre(2 heures) et enfin de sueurs(2 à conjonctives sont infectées, les traits tirés, la langue
4 heures). C’est une fièvre élevée se répétant rouge ; c’est le masque amaril. Les urines sont
toutes les 24 h, 48h ou 72 h. foncées. Une rémission trompeuse survient le 3ème
Le paludisme nerveux : C’est l’accès jour mais n’excède pas 24 heures.
pernicieux. Il associe fièvre très élevée et La phase jaune : Elle débute le 4ème ou 5ème jour. La
atteintes nerveuses ( troubles respiratoires, fièvre remonte à 40°C. L’état général s’altère, des
convulsions et coma.) troubles digestifs apparaissent : soif, vomissements,
douleurs abdominales. Un ictère et des manifestations
hémorragiques apparaissent.
Durée d’incubation : 10 à 25 jours en
fonction du type de plasmodium à partir de la La mort peut survenir du 4ème au 11ème jour. Dans les
date de l’inoculation cas favorables, l’état du malade s’améliore à partir du
12ème jour. Il guérit. Il ne subsiste aucune séquelle
hépatique ou rénale. Il a acquis une immunité
définitive.
Durée d’incubation : 3 à 6 jours
Microbe C’est un protozoaire parasite des hématies Le virus amaril (de amarillo :jaune en espagnol). Le
pathogène (hématozoaire) du genre Plasmodium avec 4 réservoir est constitué par les hommes malades et par
espèces : certains animaux comme le singe. C’est un microbe
+P falciparum répandu en Afrique (92% des très virulent : du sang infesté dilué un million de fois
cas de paludisme en Afrique), responsable de et injecté à un singe le tue rapidement.
la fièvre tierce maligne.
+[Link] de répartition géographique plus
large. Responsable de la fièvre tierce bénigne.
+[Link] de répartition géographique
discontinue. Provoque la fièvre quarte.
+[Link] de répartition géographique mal
connue. Provoque la fièvre tierce.
Mode de Il faut nécessairement 2 hôtes : Les vecteurs des épidémies humaines sont des
transmission Le réservoir à agents pathogènes : moustiques hématophages de l’espèce Aedes aegypti.
l’Homme malade. Leurs larves aquatiques vivent dans de petites
quantités d’eau. Les moustiques adultes ne volent pas
Le vecteur : moustique du genre anophèle.
loin. La transmission du virus s’effectue lors de la
Seules les femelles hématophages (qui se
piqûre. Le moustique s’infeste en prenant son repas
nourrissent de sang) transmettent la maladie.
sanguin sur un homme ou un animal malade.4 à 10
La transmission de la maladie s’effectue par
jours il devient infestant et le reste toute sa vie.
piqûre de l’anophèle parasité à un homme
sain.
Moyens de La lutte consiste à rompre le cycle du Prophylaxie collective : La lutte contre les
lutte Plasmodium, soit en traitant le malade, moustiques vecteurs est fondée sur l’élimination des
réservoir du germe pathogène, soit en gîtes larvaires. La destruction de l’adulte en ville par
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éliminant le moustique, vecteur de l’agent. des insecticides est possible, mais impossible ailleurs.
Prophylaxie individuelle : uniquement chez Prophylaxie individuelle : La vaccination. C’est la
les femmes enceintes mesure la plus efficace. Elle confère une immunité
chimiothérapie : Cela revient à tuer le d’au moins 10 ans, dix jours après l’injection.
parasite par des médicaments.
Prophylaxie collective : destruction du
vecteur :
+ Elimination des larves et des nymphes au
niveau des eaux stagnantes où elles se
développent par :
- la mise en place d’une couche huileuse à la
surface des eaux (pour empêcher leur
respiration) ;
- l’élevage de poissons se nourrissant de
larves de moustiques ;
- le drainage des eaux stagnantes.
+ Destruction du vecteur (insecticides) ou
préservation contre sa piqûre (moustiquaire,
climatisation et produits répulsifs).
Le cycle du parasite :
Il nécessite une température égale ou supérieure à 20°C. Il comprend une étape chez le
moustique et deux étapes chez l’Homme :
+ L’étape humaine hépatique, asexuée exoérythrocytaire :Elle dure 7 à 11 jours. Au cours
d’une piqûre, avant d’aspirer le sang, l’anophèle injecte sa salive anticoagulante, qui contient,
s’il est contaminé, un grand nombre de parasites :les sporozoïtes fusiformes qui ne restent
dans la circulation sanguine qu’une demi-heure. Ils gagnent le foie et s’y multiplient.
L’éclatement des cellules parasitées libèrent un grand nombre de parasites, les mérozoïtes ,
qui passent dans la circulation sanguine. Certains restent dans le foie sauf chez Plasmodium
falciparum, puis parasitent d’autres cellules hépatiques assurant la persistance du cycle
exoérythrocytaire, générateur de rechutes.
+L’étape humaine, vasculaire, asexuée, endoérythrocytaire : Dans le sang, chaque
mérozoïte libéré pénètre dans une hématie, grossit et change de forme (tropozoïte). Son noyau
se divise (schizogonie) et donne des schizontes. Ces schizontes grossissent pour donner un
corps en rosace. Les corps en rosace mûrs éclatent et libèrent des mérozoïtes qui à leur tour
vont parasiter d’autres hématies. Certains schizontes évoluent en cellules sexuées en croissant
appelées gamontes.
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+L’étape sexuée chez l’anophèle : En prenant son repas sanguin sur un paludéen, le
moustique absorbe des hématozoaires dont les gamontes. Ces gamontes mûrissent et donnent
les gamétocystes mâles et les gamétocystes femelles. La fécondation produit un œuf appelé
oocinète qui sort de l’estomac de l’anophèle et devient un oocyste. Les plasmodium se
multiplient dans l’oocyste puis gagnent les glandes salivaires du moustique. Ainsi, le cycle
recommence.
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AUTO-EVALUATION N° 2
Exercice 1:
Reprends et complète le tableau ci-dessous :
Maladie symptômes Modes de Mesures prophylactiques Mesures prophylactiques
transmission individuelles collectives
Paludisme
Fièvre
jaune
Exercice 2 :
Relie par une flèche chaque maladie à son germe pathogène.
1) Tuberculose a) V.I.H.
2) Gonococcie b) Bacille de Koch
3) S.I.D.A. c) Tréponème pâle
d) Gonocoque
e) Bacille de DUCREY
Le péril fécal est le danger causé par les matières fécales humaines (selles, urines,
vomissements) disséminées dans la nature et qui renferment des germes microbiens
pathogènes ou des vers parasites. Les maladies du péril fécal sont liées aux mauvaises
conditions d’hygiène : absence de WC, utilisation d’engrais humain, malpropreté des mains,
consommation d’eau et de crudité contaminées. On les appelle les maladies des 04 M
(Manger, Mains sales, Mouches, Milieu).
La contamination se fait par voie orale ou cutanée. Dans ce titre, on s’intéressera aux
maladies microbiennes du péril fécal.
Le choléra : Le choléra est une maladie épidémique très contagieuse. Elle est favorisée par la
concentration des populations dans certaines conditions (marchés, bidonvilles, lieux de
pèlerinage) et les mauvaises conditions d’hygiène.
Maladie LA DYSENTERIE AMIBIENNE LE CHOLERA
OU AMIBIASE
Symptô C’est une diarrhée douloureuse qui se Le choléra se manifeste par des douleurs
mes manifeste par des selles fréquentes (10 à abdominales, puis par des diarrhées et des
15 fois par jour), peu abondantes, mêlées vomissements importants et fréquents (jusqu’à 100
de sang et de glaire. Chez l’enfant, elle selles par jour). Les selles ressemblent à de l’eau
peut conduire à l’anémie, la mêlée de grumeaux blancs comme des grains de riz.
déshydratation et la mort. Maladie du Epuisé et déshydraté, le malade ressemble à un
gros intestin, elle peut déboucher sur des affamé. Il meurt en 02 ou 03 jours parfois en moins
complications graves : perforations et d’une journée. Les toxines sécrétées par l’agent
hémorragies intestinales, abcès du foie et pathogène agissent sur la muqueuse intestinale en
des poumons. sécrétant un grand volume de liquide à partir du
plasma sanguin.
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Microbe Elle est causée par un protozoaire (une Il est provoqué par une bactérie très mobile, en
pathogèn amibe) qui existe sous 03 formes : forme de virgule et vivant dans l’intestin : le vibrion
e cholérique. Dans le tube digestif, il sécrète des
-une forme résistante : un kyste
toxines. Très résistant dans le milieu extérieur, il
recouvert d’une coque épaisse qui peut
peut survivre plusieurs mois dans l’eau et les linges
subsister longtemps en vie ralentie hors
souillés ; Il est détruit par l’eau de Javel, la chaleur
de l’organisme surtout dans les pays
et le soleil.
chauds et humides ;
-une forme pathogène : l’amibe parasite
hématophage qui se nourrit d’hématies ;
-une forme active saprophyte qui vit
dans le gros intestin, se nourrit de débris
et de bactéries ; Dans certaines
conditions elle peut devenir parasite.
Mode de Les kystes, formes de résistance de Si les selles et les vomissements des malades, riches
transmis l’amibe, sont dispersés par le vent, l’eau, en vibrions sont répandues dans la nature, la
-sion les mouches à travers les selles. La contagion se fait par l’eau, les aliments souillés, les
boisson, les aliments et les membres du mains sales et les mouches. Elle est facilitée par
corps sont alors contaminés. Dans le l’abondance des selles et des vomissements, la
tube digestif, les kystes deviennent actifs grande résistance des vibrions et la concentration des
et se multiplient, déclenchant ainsi la populations qui vivent dans de mauvaises conditions
maladie. d’hygiène.
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Maladie LA TYPHOÏDE LA POLIOMYELITE
Symptô Après la phase d’incubation allant de quelques jours à 02 L’infection virale est le plus souvent
mes semaines, le malade se plaint de maux de tête, présente parfois des inapparente et bénigne. Quelques
saignements de nez, des vomissements et une forte fièvre (39- 40 rares symptômes apparaissent
°C) qui marque la période d’invasion. Anémié et fortement (symptômes grippaux et diarrhées).
amaigri, le malade doit reprendre ses forces après une longue Dans certains cas, si l’infection
période de convalescence. atteint son stade terminal la maladie
aboutit à des conséquences graves :
Les complications de la typhoïde sont nombreuses : les paralysie, atrophie musculaire et
hémorragies intestinales, l’atteinte du cœur, la perforation infirmité définitive. La paralysie peut
intestinale provoquant des péritonites mortelles. toucher les muscles respiratoires et
provoquer la mort par asphyxie.
La typhoïde se déclare avec une éruption de tâches sur la peau.
Les bacilles sont éliminés avec les urines et la bile.
Microbe Elle est causée par une bactérie : le bacille typhique (ou bacille
pathogèn d’Eberth) et le bacille paratyphique A et B. Ils résistent aux
Elle est due à un virus (poliovirus)
e températures basses (jusqu’à moins de 11 °C), aux fortes
qui vit dans l’intestin.
températures (jusqu’à 46 °C) et à la dessiccation (assèchement).
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AUTO-EVALUATION N° 3
IV-1. La Vaccination :
1- Définition et principes :
La vaccination est une mise en mémoire : La vaccination correspond à l’introduction d’un
corps étranger (non soi) dans l’organisme. L’organisme qui reconnaît que cet antigène est
différent de ses propres constituants ou soi provoque une réaction immunitaire, la réponse
primaire, dont il garde la mémoire (cellules à mémoire).Prenons l’exemple d’une injection
du vaccin antitétanique (anatoxine tétanique). Si plus tard, le bacille du tétanos est introduit
dans cet organisme, la toxine sécrétée est neutralisée rapidement par des anticorps
spécifiques, dirigés contre les déterminants antigéniques communs à la toxine et à l’anatoxine.
Ces anticorps sont présents dans le plasma ou sécrétés par des lymphocytes à mémoire. Ainsi,
par la vaccination, on prépare une réponse secondaire qui sera rapidement efficace en cas
de contact réel avec l’agent pathogène. L’efficacité et la durée de la protection varient selon la
nature du vaccin et selon l’individu : cela dépend du nombre et de la durée de vie des cellules
à mémoire qui sont formées au cours de la réponse primaire.
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2- Caractéristiques du vaccin :
-Il est spécifique : il développe la fabrication d’anticorps contre un microbe donné. Le
vaccin antiamaril fait de virus de la fièvre jaune atténués par exemple protège seulement
contre le virus virulent amaril.
-Il est préventif : inoculé à un sujet sain, il le prépare à se défendre ultérieurement
contre le même antigène mais pathogène par la production d’anticorps. Des rappels sont
nécessaires pour élever la reconnaissance de l’antigène, augmenter le stock d’anticorps et
par conséquent améliorer l’efficacité du vaccin.
-Il développe l’immunité en stimulant la production d’anticorps : c’est l’immunité
active.
-Il présente une durée d’efficacité plus ou moins longue : elle varie selon les
maladies.
NB : il est nécessaire de respecter le calendrier vaccinal chez les enfants pour ne pas les
exposer aux maladies.
IV-2. La sérothérapie :
1) Définition et principe : Le sérum est constitué d’anticorps tout prêts, administrés à un patient
pour lutter contre un microbe, une toxine, un venin : il confère une immunité passive.
2) Caractéristiques :
-Son efficacité est importante mais de courte durée (02 à 06 semaines).
-Son action est curative.
IV-3. La chimiothérapie :
Elle est basée sur l’utilisation de médicaments sous forme de produits chimiques qui
empêchent la multiplication des microbes ou des parasites ; elle confère une protection
chimique passive.
Elle est non spécifique, à action immédiate courte (toujours à renouveler), avec souvent la
survenue de phénomènes de résistances.
19
20
AUTO-EVALUATION N° 4
Un enfant a été piqué au pied par un clou enfoui dans le sol. Ses parents craignent qu’il ne soit
atteint de tétanos.
a) Précise s’il doit prendre dans l’immédiat un vaccin ou un sérum.
b) Dans quel cas prend-on un sérum ? Un vaccin ? Explique les différences entre vaccin et
sérum en insistant sur leurs rôles : immunité active ou passive ; leur utilisation curative ou
préventive ; leurs délais : action lente ou immédiate.
AUTO-EVALUATION N° 5
CONCLUSION
Face à la diversité des microbes et des maladies notre organisme dispose de moyens de
défense lui permettant de lutter efficacement et d’assurer son immunité. La protection de
l’organisme est par ailleurs renforcée par la prévention (vaccination) et les règles d’hygiène.
Même si les microbes sont souvent associés aux maladies, il existe à coté une foule de
microbes utiles dans plusieurs domaines : agroalimentaire, organismes (flore digestive et
vaginale), etc. Ce module devrait aider les enseignants à installer chez les apprenants des
comportements appropriés face au péril microbien.
SOURCES DOCUMENTAIRES
1- Biologie humaine en Afrique – 3ème - Michel HENRY – NEAS.
2- Biologie humaine – 3ème - René DJAKOU; Sidi Yaya THANON – THA NON
3- Biologie – Terminale D – Raymond TAVERNIER - BORDAS
4 - Sciences de la Vie et de la Terre – Terminale S – Raymond TAVERNIER – LIZEAUX –
BORDAS.
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ANNEXE 1 : CORRIGE DU TEST DE POSITIONNEMENT
Auto-évaluation N°1
Protozoaire
Cellule eucaryote animale
Protophyte microbes incapables de se reproduire tout seuls
22
Auto-évaluation N°2
Exercice 2-1:
Reprends et complète le tableau ci-dessous :
Maladie symptômes Modes de Mesures prophylactiques Mesures prophylactiques
transmission individuelles collectives
Paludisme Fièvre, frissons, Par piqûre de femelle -Eviter les piqûres de -Eliminer les moustiques,
courbatures, de l’anophèle porteur moustiques
-Détruire les gîtes
nausée, anémie de l’hématozoaire (moustiquaire,
larvaires,
Plasmodium insecticides)
-Drainer les eaux
-Eliminer les moustiques
stagnantes
Fièvre Céphalées, Par piqûre du Vaccination -Eliminer les moustiques,
jaune frissons, fièvre, moustique Aedes
-Détruire les gîtes
conjonctivite, aegypti porteur du larvaires,
langue rouge, virus amaril
troubles -Drainer les eaux
digestifs stagnantes
Exercice 2-2 :
1) Tuberculose a) V.I.H.
23
Auto-évaluation N°3
Auto-évaluation N° 4
a) L’enfant piqué par le clou doit prendre un sérum immédiatement.
b) Le sérum est utilisé pour contrer la présence éventuelle de germes virulents entrés à la suite
d’une blessure, d’une piqûre par exemple. Le vaccin est utilisé à titre préventif alors qu’aucun
microbe pathogène n’est encore rentré.
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ANNEXE 3 : GLOSSAIRE
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ANNEXE 4 : EXEMPLE DE FICHE PEDAGOGIQUE :
Palier : (Cf. guide pédagogique 3eme étape page: 237) Intégrer des notions de base, des
démarches et des techniques simples dans des situations d’explication et de proposition de
solutions pertinentes à des problèmes nés des interrelations entre taille de la famille, santé de
la mère et de l’enfant (SIDA par exemple).
Objectif d’apprentissage : Proposer des solutions pertinentes à des problèmes nés des
interrelations entre SIDA et maternité.
Objectif spécifique : Décrire les risques de transmission du SIDA dans la relation mère-
enfant.
Objectif de la leçon : Au terme de la séance, les élèves devront être capables de donner :
la signification de l’acronyme SIDA
les causes, les manifestations, les modes de transmission du SIDA
Justification de la leçon : Au Sénégal, le taux de prévalence (0.7%) est assez faible comparé
à celui d’autres pays africains. Cela ne doit cependant pas nous empêcher d’associer les
jeunes dans la lutte pour son éradication. Et cela ne passe que par la sensibilisation.
Le SIDA étant au programme de la classe de CM2, les élèves doivent être bien outillés pour
affronter sereinement l’examen du CFEE mais doivent aussi détenir la bonne information
pour une meilleure prévention contre cette maladie.
Pré requis : les connaissances sur les microbes, le sang, et les maladies déjà étudiées (
choléra, paludisme, tuberculose).
Moyens :
Référence : Décret 79-1165, I0 n° 0691 du 19 janvier 1978, Comité national de lutte contre le
SIDA.
NB : Cette fiche est proposée par M. Yatma DIALLO, enseignant de Fatick, lauréat du
concours des olympiades 2011 et amélioré par l'équipe nationale.
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Etapes Sous-étapes Activités du maître Activités des élèves Points d’apprentissage
Révision - fait réciter la leçon précédente - 3 élèves récitent
5 mn - fait poser des questions par les élèves - posent des questions
- pose la question suivante : - répondent Les MST
le choléra est-il une MST ?
Pré – requis - qu’est-ce qu’un microbe ? - Être vivant invisible à l’œil nu
3mn - Avec quoi peut – on le voir ? - On ne peut le voir qu’avec un
- Quels sont les défenseurs de notre organisme microscope Notions de symptômes, de
dans le sang ? - Les globules blancs ou leucocytes microbes et de maladies
- Comment se manifeste le choléra ? La - rappellent les symptômes
Phase tuberculose ? Le paludisme ?
d’observation, Présente une photo d’un malade du SIDA et - Observent la photo,
d’étonnement et un texte sur la maladie en plus du
de - lisent le texte
questionnaire suivant :
questionnement Imprégnation 1. Quelles sont les symptômes de la - S’approprient le questionnaire
maladie dont souffre cette personne?
15 mn 07 mn - S’organisent en groupes
2. De quelle maladie s’agit-il ? comment
appelle-t-on le malade? - Choisissent dans chaque groupe un
président, un rapporteur ou un secrétaire
3. Qu’est-ce qui cause cette maladie ?
4. Comment se fait sa transmission ? ils répondent aux questions et rédigent un
rapport.
5. Est-elle mortelle ?
6. Comment l’éviter ?
Lit et fait lire le questionnaire
Clarifie le sens de certains mots, explique
les modalités de travail et aide les élèves à
s’organiser dans des groupes de travail.
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Phase - Invite les rapporteurs à présenter les productions - Les rapporteurs présentent
d’organisation de leurs groupes leurs productions
et de - aide les élèves à analyser les productions des
systématisation groupes, à recenser les points de convergence et
de divergence, à infirmer ou confirmer certaines
informations.
30mn
- Apporte les informations complémentaires.
Pose des questions pour élaborer le résumé. Répondent pour élaborer le Le Syndrome d’Immunodéficience Acquise(SIDA)
résumé. est causé.
Par le Virus d’Immunodéficience Humaine (VIH). Il
se manifeste par une toux persistante, une forte
fièvre, une perte d’appétit et de poids, une diarrhée
persistante. Il se transmet par trois voies : sexuelle,
sanguine et de la mère à l’enfant.
Institutionnalis Donner la main à un malade du SIDA , partager avec
ation lui des habits, le lit, le repas, les toilettes ne donnent
pas le SIDA.
10mn
Pour éviter le SIDA, il faut dépister le sang, être
fidèle, éviter le vagabondage sexuel, ne pas avoir de
rapports sexuels avant le mariage, utiliser un objet
par personne, stériliser les objets avant leur
utilisation, utiliser un préservatif pendant les relations
sexuelles.
- Donnez 2 modes de transmission du SIDA
Evaluation - Donnez 2 symptômes du SIDA Répondent Symptômes, transmissions
5mn - Mets une croix sur ce qui ne donne pas le SIDA
Donner la main à un malade du SIDA
Avoir des rapports sexuels non protégés
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ANNEXE 5 : IMPORTANCE DES MICROBES
1. Quels sont les microbes utiles? Quelle est l’importance des microbes pour l’homme ?
Depuis l’antiquité, l’homme fabrique des boissons fermentées à partir de jus sucrés. La
transformation du sucre en alcool est provoquée par des levures c’est la fermentation
alcoolique. Cette propriété est utilisée pour la fabrication du vin, du vin de palme, de la
bière... Nous parlerons de fermentation chaque fois que des micro-organismes transforment
des substances à l’abri de l’air c’est le cas de la fermentation lactique qui fait cailler le lait, de
la fermentation butyrique qui permet la transformation de la cellulose et contribue à la
décomposition des feuilles mortes).
Les microbes en assurant la décomposition de la matière organique (cadavres et débris
végétaux) interviennent dans les chaînes alimentaires, la formation et l’entretien des sols.
Notre tube digestif et plus particulièrement le gros intestin contient un grand nombre de
bactéries inoffensives et utiles qui constituent la flore intestinale.
L’homme utilise les microbes à son usage. L’industrie pharmaceutique utilise fréquemment
les microbes afin de faire la synthèse de différentes substances. C’est à partir de levures qu’est
fabriquée la vitamine B et de bactéries la vitamine B2. Ces cultures nécessitent la maîtrise
d’un certain nombre de technologies.
3. Quelles sont les industries dans lesquelles l’homme utilise les microbes ?
L’industrie laitière
Toutes les fabrications de fromages reposent sur L’utilisation de micro-organismes. Ceux-ci
sont responsables du caillage du lait ainsi que de la maturation et de l’affinage. Le Roquefort,
qui appartient à la catégorie des « Bleus », est ensemencé par des moisissures du type
Penicillium. Les yaourts sont obtenus à partir de lait pasteurisé dans lequel est introduit un
« ferment. » Celui-ci est constitué de deux types de bactéries un streptocoque et un bacille.
Ces organismes se développent à une température de 45 °C.
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Les industries utilisant les fermentations
• La levure du boulanger, utilisée pour fabriquer le pain ainsi que certains gâteaux, transforme
les glucides et rejette du dioxyde de carbone qui fait lever la pâte. Les levures (figure 4) sont
utilisées depuis des temps préhistoriques dans la fabrication du pain et du vin, mais les bases
scientifiques qui permirent leur culture et leur utilisation en grandes quantités furent l'œuvre
d'un microbiologiste français Louis Pasteur au XIXe siècle. De nos jours, elles sont utilisées
dans une grande variété de procédés de fermentation industrielle et comme source de
vitamines B et de thiamine. Elles sont aussi utilisées à certaines étapes de la production
d'antibiotiques et d'hormones stéroïdes ; ainsi que comme nourriture animale.
• Fabrication des boissons alcoolisées Elle peut se faire avec tous les liquides sucrés. La
transformation du sucre en alcool se réalise en absence d’air sous l’action de levures, elle
s’accompagne d’un dégagement de dioxyde de carbone.
Les secteurs d’application de la biotechnologie sont multiples et variés. ils incluent tout le
domaine d’activité où interviennent les fermentations, mais aussi les voies ouvertes par
l’ingénierie génétique,
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ANNEXE 6 : QUELQUES INFECTIONS MICROBIENNES
Symptômes :
Chez le nourrisson :
- Débute par des diarrhées et des vomissements
- bombement de la fontanelle et nuque molle
Chez l’enfant et l’adulte :
- maux de tête
- fièvre
- raideur de la nuque
Microbe pathogène :
Bactéries méningocoques qui infectent le liquide céphalorachidien
Mode de transmission :
En zone sahélienne, l’harmattan, vent sec irrite les muqueuses du nez et de la gorge les rendant
vulnérables à la pénétration des bactéries.
Moyens de lutte :
Prévention :
la vaccination
Traitement :
Administration d’antibiotiques comme les sulfamides
Microbe pathogène :
Bacille de Hansen qui sécrète une protéine appelée lépromine
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Mode de transmission :
Les bacilles sont émis par les sécrétions nasales et buccales surtout chez la forme lépromateuse. Ces
bacilles peuvent pénétrer par les lésions de la peau d’un individu sain
Moyens de lutte :
- Prévention :
- Hygiène du corps, de l’habitat et de l’alimentation.
- Vaccination au Bacille de Hansen atténué
- Traitement : Antibiotiques
Le chancre évolue rapidement en papule et s’ulcère. Les ganglions gonflent formant un bubon qui peut
s’ulcérer donnant un abcès
Incubation : 2 à 5 jours
Microbe pathogène :
Bacille de Ducrey du genre Haemophilus
Mode de transmission :
Par rapport sexuel
Moyens de lutte :
Prévention : abstinence, fidélité dans le couple, rapports sexuels protégés
Traitement : antibiotiques
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LA SYPHILIS
Symptômes/durée d’incubation :
Les signes très variés ressemblent à plusieurs maladies de la peau.
++ Période primaire :
Elle dure 1 à 2 mois
° Chez l’homme :
Apparition de chancre (petite ulcération) indolore sur une base indurée de 1 à 2 cm de diamètre en 5 à
6 jours au point d’inoculation.
° Chez la femme :
Le chancre n’est pas dépisté dans 95% des cas.
Non traité, le chancre disparaît en 30 à 40 jours. Le chancre est génital dans 90% des cas mais peut
apparaître sur le visage, les lèvres, la langue, le sein, les doigts. Le chancre et les ganglions sont riches
en tréponèmes
++Période secondaire : elle dure environ 2 ans
Les lésions multiples et variées sont très contagieuses. On distingue :
La roséole : 1er signe de la syphilis secondaire avec éruption sur tout le corps de taches arrondies de
couleur rose.
Les plaques muqueuses siégeant sur la commissure des lèvres, les organes génitaux, la vulve et
l’anus.
Les ganglions multiples surtout au niveau du coude et de la nuque.
Les syphilides surtout autour du cou de la femme.
La chute des cheveux ou alopécie.
++Période tertiaire ou réfractaire : à partir de la 3ème année ou 10, 15 ou 20 ans plus tard, des
accidents peuvent atteindre tous les tissus notamment ceux cutanés, muqueux, osseux et viscéraux.
Incubation :
2 à 6 semaines
Microbe pathogène :
Le tréponème pâle, bactérie extrêmement mobile
Mode de transmission :
Moyens de lutte :
Prévention : abstinence, fidélité dans le couple, rapports sexuels protégés,
Eviter d’échanger des objets souillés
Traitement : antibiotiques
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ANNEXE 7 : REPRISE DU TEST DE POSITIONNEMENT
1.
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5 Qu’est ce qu’une maladie à transmission vectorielle. cite deux maladies à transmission
vectorielle
Réponse :
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