Chapitre 1 : Présentation du lieu de stage et du bilan du
stage
Le stage est une étapeessentielle dans notre parcours de formation. Il nous permet de
se familiariser avec le monde professionnel, Après avoir profité pleinement d’une formation
académique très fructueuse au niveau de l’honorable établissement universitaire tout au long
des trois années d’études. Ledit stage était d’une utilité extrême grâce aux expériences et aux
nouvelles connaissances acquises tout en puissant les connaissances théoriques acquises au
préalable.
J’ai effectué mon stage au sein du cabinet de comptabilité « CZG » (Cabinet Zouhir
Ghattasi de Comptabilité), pour un stage d’une durée de deux mois.
Les tâches confiées à l'entreprise sont réalisées par des professionnels de l'enseignement
supérieur et d’une compétence élevée.
Le premier chapitre représente le cabinet (section 1) et ses différentes taches
attribuées(Section 2) ...
Section 1. Présentation de cabinet
Le but de ce chapitre est de présenter le contexte général dans lequel s'est déroulé
mon stage de fin d'études.
A cet effet, la première partie sera consacrée à cabinet de M. Zouhir Ghattasi, abordera les
services fournis par le cabinet.
1.1. Fiche descriptive du cabinet
• Raison sociale : cabinet Ghattasi Zouhir
• Forme juridique : personne physique
• Dreige par Mr Ghattasi : comptable
• Siege sociale : route de l’Afrane km 3 Imm.Mahsouna
• Téléphone : 98411844 / 21411844
• Fax : 74405644/74403531
• Effectif : 10 assistantes comptable et un agent coursier
• Objet : commissariat au compte (CAC), Assistance, organisation, Mise à niveau
1.2. Historique
Le cabinet de Ghattasi Zouhir a été créé en 1988 par 3 salariés. Il est sous forme une
personne physique. Il est situé au centre-ville de 18 janvier, ce qui lui apparait un
emplacement stratégique. Le cabinet est placé près des banques, de la CNSS et du centre des
impôts.
Pour une plus grande efficacité le cabinet est grandi. En effet, il a créé un autre cabinet proche
du premier et le nombre de salarié a augmenté. Le cabinet offre plusieurs services notamment
la tenue de la comptabilité, le service juridique, préparation des fiches de paie, déclarations
trimestrielles de la CNSS, déclaration mensuelle d’impôt, etc…
1.3. La clientèle
C’est un cabinet inscrit à la CCT selon l’ordonnance de ne faire ni démarchage ni
publicité. Le cabinet a pu développer une bonne politique de communication et de relation
publique. De plus, la compétence du personnel est un facteur positif. Le cabinet Ghattasi
Zouhaier intègre régulièrement les stagiaires qui constituent une bonne alternative.
Les principales activités des clients de ce cabinet sont :
• Association ;
• Profession libérale ;
• Alimentation ;
• Bar, restaurant, hôtellerie.
1.4. Les fournisseurs
Comme une entreprise de comptabilité, les fournisseurs sont peu nombreux. Hormis
les fournisseurs de livre de comptabilité et de fournitures, le cabinet possède un programme
de comptabilité très efficace et simple.
1.5. Organigramme
Chef de bureaux
Secrétaire
Département juridique Assistantes comptables
Figure 1 : Organigramme du Cabinet
Au sein du cabinet, il existe un technicien comptable membre de la compagnie des
comptables de Tunisie Mr Ghattasi Zouhir, une secrétaire, dix assistantes comptables titulaires
d’un diplôme en comptabilité et un coursier.
Tous les stagiaires ont été accueillis dans le service comptabilité au sein de ce cabinet,
pendant la durée de mon stage, il y a 5 stagiaires dont nous avions comme responsable de
stage Madame Mouna ben Brahim.
1.6. Activités du Cabinet
L’entreprise propose divers services aux personnes physique et aux entreprises
personnes morales. Ces services peuvent être divisés en différents département.
1.6.1 Département de tenue de comptabilité et d’assistance comptable
Le département d’assistance comptable a pour missions principales :
• La tenue de la comptabilité ;
• L’élaboration des états financiers ;
• Le dépôt des états financiers au registre national des entreprises « RNE »
• L’établissement des notes aux états financiers ;
• L’établissement des déclarations fiscales mensuelles concernant la (TVA),
(FOPROLOS), droit d’enregistrement, des déclarations concernant les (AP), et des
déclarations annuelles concernant (IRPP) et (IS), déclaration d’employeur. Le dépôt
des déclarations se fait au sein de la recette des finances.
• L’établissement des déclarations trimestrielles de la CNSS
• L’établissement des fiches et journaux de paie
• Le classement de courrier par journaux auxiliaires (Banque, Caisse, Achat, Vente,
opérations diverses).
1.6.2. Département juridique
Ce département est chargé d’exercer diverses missions telles que la préparation des
opérations de constitution des sociétés.
• La vérification des soldes d’ouverture et des soldes de l’année précédente au niveau du
grand livre ;
• L’élaboration d’un rapport annuel.
1.6.3. Le diagnostic du cabinet
Nous allons explorer les forces et les faiblesses du cabinet dans lequel j’ai effectué
mon stage.
Les points forts
- Une excellente ambiance de travail qui se manifeste dans l’esprit des collaborateurs
ce qui minimise la routine de travail en rend celui-ci plus efficace.
- La satisfaction des besoins des clients par la bonne qualité de service, les conseils et
assistance permanente et régulière.
- Une bonne organisation interne des dossiers clients.
- Existence d’un agent coursier aide les collaborateurs de ne pas perdre le temps en se
déplaçant hors du cabinet.
- Un portefeuille de clients variés.
Les points faibles
- Les dépôts retardataires des déclarations fiscales à cause du retard de communication
des pièces comptables par les clients.
- Absence de la réunion collective.
Section 2. Présentation des tâches effectuées au cours du stage
Certes, les connaissances théoriques sont indispensables à la formationpersonnelle.
Mais, les connaissances pratiques s’avèrent indispensables pour la mise en application des
notions théoriques et pour assurer l’intégration dans le domaine professionnel.
C’est dans ce cadre l’Ecole Supérieur de Commerce de Sfax nous a accordé le privilège
d’effectuer un stage au sein du cabinet Zouhair Ghattassi nous ayant ainsi permis de conquérir
plusieurs nouveaux domaines et appréhender diverses notions.
Lors de mon stage allant de 15/06/2021 jusqu’ au 15/082021, j’ai participé aux
travauxaccomplis quotidiennement au sein du cabinet comptable.
2.1. Tenue de comptabilité
La comptabilité est un système d’organisation de l’information financière permettant
de saisir, classer, enregistrer des données de base chiffrées et de fournir après traitements
approprié un ensemble d’information.
Notre directeur de stage nous permet de collecter toutes les informations nécessaires aux
tâches qui nous sont confiées. Ensuite, nous passons brièvement en revue les tâches effectuées
pendant le stage.
➢ Classement des pièces comptables :
Le classement des pièces comptables est un prérequis indispensable à la bonne
gestion d’une entreprise. Il diminue les risques de perte des documents et il permet un
gain de temps, au même titre que le logiciel de comptabilité. En outre, le classement des
documents contribue à suivre sereinement la gestion de l’entreprise ainsi qu’à préserver le
patrimoine de celle-ci.
➢ Saisie des pièces comptables dans les journaux :
La saisie comptable est l’opération manuelle qui consiste à affecter dans les
comptes de l’entreprise les mouvements comptables constatés (vente aux clients,
règlement des factures fournisseurs, etc.). Toutes les opérations sont saisies dans un
document qui s’appelle « le journal » et qui répertorie par ordre chronologique les
différentes opérations : achat, vente, banque, caisse.
• Journal achat :
Le journal des achats est le document comptable qui enregistre toutes les
écritures d’achats dans la comptabilité de l’entreprise. Ces écritures doivent apparaître de
manière chronologique et continue. Dans ce journal, les achats de marchandises peuvent
être comptabilisés de la manière suivante :
607 Achat de marchandises HT
4366 TVA déductibles TVA
6654 Droits d’enregistrement de timbre Timbre
Fournisseurs et comptes rattachés 40 TTC
• Journal vente
Le journal des ventes est le livre comptable où sont enregistrées toutes les écritures
comptables relatives aux ventes réalisées par l’entreprise. Il peut s’agir de ventes de produits
finis, de ventes de marchandises ou bien de prestations de services.
Si par exemple l’entreprise émet une facture de vente de marchandises, elle doit retranscrire
cette opération dans son journal des ventes de la façon suivante :
41 Clients et comptes rattachés TTC
707 Vente de marchandises HT
43671 TVA collectées TVA
43678 Droit de timbre Timbre
• Journal banque :
Le journal de banque est utilisé pour comptabiliser les opérations des encaissements
et des décaissements par chèques, par virements bancaires ou par des effets, des retraits et des
versements en espèces, des prélèvements, des commissions et des agios.
Pour comptabiliser les règlements reçus auprès des clients par chèques ou par virement
bancaire, on passe l’écriture comptable suivante :
532 Banque
411 Clients et comptes rattachés
Pour comptabiliser les règlements fournisseurs par chèques ou par virement bancaire,
on passe l’écriture comptable suivante :
40 Fournisseurs et comptes rattachés
➢ Jour
n 532 Banque al caisse
:
Le journal de caisse recense par ordre chronologique tous les flux en espèces (les
sorties et les entrées) pour une période donnée.
Pour comptabiliser les règlements reçus auprès des clients en espèces, on passe l’écriture
comptable suivante :
54 Caisse
41
Clients et comptes rattachés
Pour comptabiliser les règlements fournisseurs par espèces, on passe l’écriture
comptable suivante :
40 Fournisseurs et comptes rattachés
54 Caisse
2.2L’assistance fiscale :
➢Etablissement des déclarations fiscales mensuelles :
La déclaration fiscale mensuelle doit être déposée par les personnes physiques dans
les quinze premiers jours du mois qui suit le mois au titre duquel l’imposition est due et par
les personnes morales dans les vingt-huit premiers jours du mois qui suit le mois au titre
duquel l’imposition est due. La déclaration fiscale mensuelle comporte les taxes suivantes :
Préparation des déclarations mensuelles d’impôt : Ces déclarations contiennent la retenue à la
source, TVA, FOPROLOS, TFP, TCL et droit de timbre.
▪ Retenue à la source
La retenue à la source est une technique de prélèvement de l’impôt. Elle est réalisée
pour le compte de l’Etat par un tiers payeur tel qu’un employeur (pour les revenus provenant
d’une activité salariée) ou encore une banque (pour les revenus découlant des valeurs
mobilières). Elle est considérée comme une avance prélevée sur l’IRPP ou sur l’IS pour les
personnes qui y sont imposables.
La retenue à la source est définie comme étant une technique de recouvrement
prévue par les articles 51, 52 et 53 du code de l’impôt sur les revenus des personnes physiques
et de l’impôt sur les sociétés.
Cette retenue doit être opérée par :
- L’employeur ou le débuteur de la pension ou de la rente établie ou domicilié en
Tunisie.
- Le salarié lui-même lorsque l’employeur n’a pas établi ou domicilié en Tunisie.
La retenue à la source est une avance prélevée sur l'impôt sur le revenu ou l'impôt sur les
personnes qui sont imposables.
▪ TVA
La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est un impôt indirect général inclus dans les prix
de vente de biens ou de prestations de services. Elle est supportée par le consommateur final
et elle est ainsi collectée par les entreprises assujetties. La TVA peut toutefois faire l’objet
d’exonérations légales. Avec la loi de finances pour l’année 2018, il y a eu une augmentation
de 1point dans la TVA (1%). La TVA est due au taux 7%, 13%, et 19%.
La TVA est un impôt assis sur la valeur ajoutée crée par chacun des opérateurs
intervenant dans le circuit économique, et ce selon un système de paiements fractionnés
entraînant la collectée et la déduction.
Si la TVA collectée est supérieure à la TVA déductible, le solde du mois
constitue la TVA due et doit être déposé à la recette des finances ;
Si la TVA collectée est inférieure à la TVA déductible, le solde du mois
constitue la TVA reporté donc il faut la déduire le mois suivant.
▪ FODEC
C’est la taxe professionnelle qui est prévue par les articles 40 et 41 de la loi de
finances calculée au taux de 1% sur le chiffre d’affaires hors TVA et fait partie de l'assiette de
la TVA. Cette taxe vient de s'ajouter à la TVA en augmentant le taux effectif des impôts
indirects.
Le FODEC est une taxe parafiscale due sur certains produits aux seuls stades de la
production industrielle et de l’importation. Il se superpose à la TVA et vient augmenter le taux
réel des impositions indirectes. Il est dû au taux de 1% sur le chiffre d’affaires réalisé par les
fabricants des produits. Le FODEC subi sur les achats n’ouvrant droit à aucune déduction.
▪ Le droit de timbre
Le droit de timbre est une forme d’imposition qui est acquittée par un contribuable.
Le paiement du droit de timbre s’effectue principalement par des vignettes, des estampilles ou
autres moyens. Le droit de timbre peut être fixe ou proportionnel suivant la nature de l’acte. A
titre d’exemple, le tarif du droit de timbre pour les factures est de 0.600 Dinars avant 2023 et
à passer de à 1 Dinars par facture au début de 2023 et de 60 Dinars pour les timbres de
voyages.
Le droit de timbre est déterminé selon la facture de vente. Il est égal à 1dt par facture.
Le droit de timbre sur facture couvre toutes les factures partielles ainsi que les factures
d’avoir.
▪ TFP
La taxe de formation professionnelle est due mensuellement sur la base du montant
total des traitements, salaires, avantages en nature et toutes autres rétributions versés aux
salariés durant le mois précédent. Elle est due au taux de 1% pour les industries
manufacturières et au taux de 2% pour les autres activités.
▪ FOPROLOS
Il est institué à la charge de tout employeur public ou privé exerçant en Tunisie, à
l’exclusion des exploitants agricoles privés, une contribution à la promotion du logement pour
les salariés. Cette contribution est calculée sur la base des traitements, salaires et toutes autres
rétributions. Elle est due au taux de 1%.
▪ TCL
La taxe au profit des collectivités locales est appliquée sur les personnes physiques
soumises à l’IRPP au titre des bénéfices industriels et commerciaux et des bénéfices non
commerciaux, les personnes morales soumises à l’IS, et les sociétés des personnes et les
sociétés privées qui pratiquent des activités commerciales ou métiers non commerciaux.
La taxe sur les établissements à caractère commercial, industriel ou professionnel
(TCL) est due au taux de :
- 0.2% du chiffre d’affaires brut local ou 25% du minimum de l’IRPP ou de l’IS
pour les entreprises déficitaires,
- 25% de l’impôt sur le revenu pour les forfaitaires,
- 25% de l’impôt dû par les entreprises dont la marge bénéficiaire n’excède pas
4% en vertu d’un texte réglementaire.
2.2. Déclaration mensuelle
Selon l’article 18 du code de la TVA, les assujettis autres que ceux soumis au régime
forfaitaire doivent souscrire et déposer à la recette des finances une déclaration mensuelle
selon un modèle fourni par l’administration qui couvre les impôts et les taxes suivants :
▪ Retenue à la source, taxe de formation professionnelle, contribution au fond de
promotion des logements pour les salariés, taxe sur la valeur ajoutée, taxe revenant
aux collectivités locales et le droit de timbre.
▪ Les délais de dépôt des déclarations mensuelles :
Pour les personnes physiques : les 15 jours du mois qui suit le mois au
titre duquel l’imposition est due.
Pour les personnes morales : les 28 premiers jours du mois qui suit le
mois au titre duquel l’imposition est due.
Conclusion du chapitre
En conclusion, la présentation du cabinet et des tâches effectuées met en évidence
l'expertise, le professionnalisme et l'engagement de l'équipe dans la fourniture de services de
haute qualité.
Le cabinet a été présenté comme étant composé d'une équipe compétente et
expérimentée, dotée d'une connaissance approfondie des normes comptables, fiscales et
financières en vigueur. La mise en avant des qualifications, certifications et formations
continues des professionnels du cabinet renforce la crédibilité et la confiance dans les services
offerts. Les tâches effectuées par le cabinet couvrent un large éventail d'activités, allant de
l'audit des états financiers à la gestion comptable et fiscale, en passant par la consultation et le
conseil financier. La présentation a souligné l'approche personnalisée et adaptée aux besoins
spécifiques de chaque client, mettant en avant la capacité du cabinet à fournir des solutions
sur mesure.
Dans le cadre de ce chapitre, nous avons pris connaissance de beaucoup de tâches et
nous avons pu faire la concordance entre la théorie et la pratique. Ce stage m’a été bénéfique
du fait que j’ai pu connaître les différentes tâches effectuées par un expert-comptable et de
renforcer le côté relationnel avec les clients du cabinet. Dans le second chapitre, nous allons
passer à l’étude théorique et pratique de l’élaboration des états financiers de la société « JBK
».
Chapitre 1 :
Section 1 : Définition et champ d’application
1. Définition
IFRS 16 définit un contrat de location comme un contrat, ou une partie d'un contrat,
qui confère à un preneur le droit de contrôler l'utilisation d'un actif identifié pour une durée
donnée en contrepartie d’une rémunération.
La norme précise que la durée ne doit pas nécessairement être exprimée en unités de
temps. Elle peut également être exprimée en termes de volume d'utilisation de l'actif sous-
jacent (par exemple : le nombre d'unités de production qu’un équipement servira à produire).
Le guide d’application d’IFRS 16 fournit par ailleurs des précisions sur les deux concepts
principaux qui caractérisent cette définition :
• l’existence d’un actif identifié ; et
• le droit de contrôler l’utilisation d’un actif.
2. Champ d’application d’IFRS 16
IFRS 16 entrera en vigueur pour les exercices ouverts a compter du 1er janvier 2019
et son application anticipé sera permise pour les entités ayant également adopté IFRS 15,
Produits des activités ordinaires tirés de contrats conclus avec des clients.
L’entité doit appliquer la présente norme à tous les contrats de location, y compris
aux contrats de location d’actifs au titre de droits d’utilisation que constituent les contrats de
sous-location, sauf :
(a) Les contrats portant sur la prospection ou l’exploitation de minéraux, de
pétrole, de gaz naturel ou d’autres ressources non renouvelables similaires ;
(b) Les contrats conclus par un preneur pour la location d’actifs biologiques qui
entrent dans le champ d’application d’IAS 41 Agriculture ;
(c) Les accords de concession de services qui entrent dans le champ d’application
d’IFRIC 12 Accords de concession de services ;
(d) Les licences de propriété intellectuelle octroyées par un bailleur qui entrent
dans le champ d’application d’IFRS 15 Produits des activités ordinaires tirés de
contrats conclus avec des clients ;
(e) Les droits détenus par un preneur en vertu d’un accord de licence entrant dans
le champ d’application d’IAS 38 Immobilisations incorporelles et portant sur des
éléments tels que des films cinématographiques, des enregistrements vidéo, des
pièces de théâtre, des manuscrits, des brevets et des droits de reproduction.
Le preneur peut appliquer la présente norme aux contrats de location
d’immobilisations incorporelles autres que ceux décrits au paragraphe (e), mais il n’est pas
tenu de le faire.
3. Exemptions relatives à la comptabilisation
IFRS 16 fournit des exemptions ou des allègements importants pour :
Lescontrats de location à court terme ;
Les contrats de location dont le bien sous-jacent est de faible valeur
En réponse aux questions soulevées sur le coût d'application des exigences IFRS
16,l'IASB a décidé de proposer certains allègements aux préparateurs en permettant la
comptabilisation en charges des contrats de location à court terme et des contrats de location
de faible valeur, généralement sur une base linéaire, sur la durée du contrat de location (et
donc selon des modalités conformes à la comptabilisation actuelle des contrats de
location simple).
A. Contrat de location à faible valeur
L’IFRS 16 fournit une exemption optionnelle pour les contrats de location dont
l’actif sous-jacent a une faible valeur. L’évaluation de la valeur est fondée sur la valeur de
l'actif sous-jacent à l’état neuf peu importe son âge actuel.
L’appréciation visant à déterminer si le bien sous-jacent est de faible valeur doit être
portée dans l’absolu. Tout contrat de location dont le bien sous-jacent est de faible valeur peut
donc être comptabilisé en application du paragraphe 6, qu’il soit significatif ou non pour le
preneur. La taille, la nature et la situation du preneur n’ont aucune incidence sur cette
appréciation. Par conséquent, des preneurs différents devraient parvenir à la même conclusion
quant à la question de savoir si un bien sous-jacent donné est de faible valeur.
Le choix visant les contrats de location dont le bien sous-jacent est de faible valeur
peut être exercé contrat par contrat.
B. Contrat de location à court terme
IFRS 16 fournit une autre exemption optionnelle pour les contrats de location à court
terme. Un contrat de location est à court terme si la durée de la location est de 12 mois ou
moins à la date du début de la location. Toutefois un contrat de location n'est pas admissible si
contient une optiond’achat.
Il est important de noter que la durée de location exclut toute période optionnelle de
prolongation, à moins que le preneur soit raisonnablement certain d’exercer cette option ou
(raisonnablementcertain de ne pas exercer l’option de résilier le contrat de location)
Une entité est tenue de réviser la durée du contrat de location si un changement
survient dans la période non résiliable d'un contrat de location.
Le preneur qui opte pour l'exemption relative à la comptabilisation des contrats de
location à court terme doit considérer qu'il s'agit d'un nouveau contrat de location aux fins
d'IFRS 16 si l'une ou l'autre des situations suivantes se présente :
a) Une modification est apportée au contrat de location ;
b) La durée du contrat de location change (par exemple, par suite de l'exercice par le
preneur d'une option qu'il n'avait pas incluse dans sa détermination de la durée du
contrat de location).
Le choix visant les contrats de location à court terme se fait par catégorie de biens
sous-jacent.
C. Un contrat de location peut-il donner lieu à la comptabilisation d’une provision
pour contratdéficitaire dans les états financiers d’un preneur, en application
d’IAS 37 ?
Section 2 : Identification d’un contrat de location au sens de la présente
norme
Pour déterminer si un contrat de location confère le droit de contrôler l’utilisation
d’un bien déterminé (voir les paragraphes B13 à B20) pour un certain temps, l’entité doit
apprécier si, tout au long de la durée d’utilisation, le client détient les deux droits suivants :
(a) Le droit d’obtenir la quasi-totalité des avantages économiques découlant de
l’utilisation du bien déterminé (selon la description énoncée aux paragraphes
B21 à B23) ;
(b) Le droit de décider de l’utilisation du bien déterminé.
1. Actif identifié
Le bien est habituellement déterminé par sa mention explicite au contrat. Toutefois,
un bien peut aussi se trouver implicitement déterminé au moment où il est mis à la disposition
du client.
Une partie d'un actif peut constituer un actif identifié si elle est physiquement distincte.
Par ailleurs, une partie qui n'est pas physiquement distincte constitue également un actif
identifié si elle représente la quasi-totalité de l'actif.
Cependant, même s'il est précisé, de preneur n'a pas de contrôle sur l'usage de l'actif
identifié si le bailleur a un droit substantiel de substituer à cet actif un autre actif pendant la
durée du contrat de location. Il est considéré que le droit de substitution du bailleur est
substantiel s’il :
a) a la capacité pratique de remplacer l’actif ; et
b) retire des avantages économiques de l'exercice de ce droit de substitution de l'actif.
Le fournisseur a le droit ou l’obligation de remplacer le bien seulement à une date
donnée ou lorsque se produit un événement donné, ou encore à compter de cette date ou de
cet événement, son droit de substitution n’est pas substantiel, car il n’a pas la capacité
pratique de remplacer le bien par un autre tout au long de la durée d’utilisation.
Pour apprécier si le droit de substitution du fournisseur est substantiel, l’entité doit se
fonder sur les faits et circonstances à la date de passation du contrat et ne doit pas tenir
compte des événements futurs dont, à cette date, la survenance n’est pas considérée comme
probable.
Si le bien se trouve chez le client ou à tout autre endroit que chez le fournisseur, les
coûts associés à la substitution sont généralement plus élevés que si le bien se trouve chez le
fournisseur, ce qui accroît la probabilité qu’ils excèdent les avantages associés à cette
substitution.
Le droit ou l’obligation du fournisseur de remplacer le bien lors de sa réparation ou
de sa maintenance, s’il ne fonctionne pas correctement ou qu’une mise à niveau technique est
offerte, n’empêche pas le client de détenir le droit d’utiliser un bien déterminé.
2. Avantage économique
Pour contrôler l'utilisation d'un bien déterminé, le client doit détenir le droit d’obtenir
la quasi-totalité des avantages économiques découlant de l'utilisation du bien tout au long de
la durée d'utilisation (par exemple, en ayant l'usage exclusif du bien tout au long de sa durée
d'utilisation).
Le client peut tirer des avantages économiques de l’utilisation du bien directement ou
indirectement de différentes façons, notamment en utilisant, détenant ou sous-louant le bien.
Les avantages économiques liés à l'utilisation d'un actif comprennent : sa production
principale, ses sous-produits et les autres avantages économiques liés à son utilisation pouvant
être réalisés dans le cadre d'une transaction commerciale avec un tiers (par exemple, la sous-
location de l'actif).
Pour apprécier si elle détient le droit d’obtenir la quasi-totalité des avantages
économiques découlant de l’utilisation du bien, l’entité doit considérer les avantages
économiques qui découlent de l’utilisation du bien dans les limites définies du droit
d’utilisation du bien par le client, par exemple :
(a) si le contrat limite l’utilisation d’un véhicule à moteur à un territoire déterminé
pendant la durée d’utilisation, l’entité ne doit considérer que les avantages économiques
tirés de l’utilisation du véhicule à moteur dans ce territoire, et non au-delà ;
(b) si le contrat spécifie que le client peut utiliser un véhicule à moteur jusqu’à
concurrence d’un kilométrage déterminé pendant la durée d’utilisation, l’entité ne doit
considérer que les avantages économiques tirés de l’utilisation du véhicule à moteur
pour le kilométrage permis, et non au-delà
Si le contrat exige que le client verse au fournisseur ou à un tiers, à titre de contrepartie, une
part des flux de trésorerie découlant de l’utilisation du bien, les flux de trésorerie versés à titre
de contrepartie doivent être inclus dans les avantages économiques que le client tire de
l’utilisation du bien.
Cela ne l’empêche pas d’avoir le droit d’obtenir la quasi-totalité des avantages économiques
découlant de l’utilisation
3. Droit de décider l’utilisation
Le client a le droit de décider de l’utilisation d’un bien déterminé tout au long de la
durée d’utilisation seulement dans l’une ou l’autre des situations suivantes :
(a) le client a le droit de décider comment utiliser le bien et à quelle fin l’utiliser tout
au long de la durée d’utilisation (selon la description énoncée aux paragraphes B25 à
B30) ;
(b) les décisions pertinentes quant à savoir comment utiliser le bien et à quelle fin
l’utiliser sont prédéterminées et l’une ou l’autre des conditions suivantes est remplie :
(i) le client a le droit d’exploiter le bien (ou de décider de la manière dont le bien
est exploité par d’autres) tout au long de la durée d’utilisation, sans que le
fournisseur puisse changer les consignes d’exploitation,
(ii) le client a conçu le bien (ou des aspects particuliers du bien) d’une façon qui
prédétermine comment l’utiliser et à quelle fin l’utiliser tout au long de la durée
d’utilisation.
Le client a le droit de décider comment utiliser le bien et à quelle fin l’utiliser s’il
peut, dans les limites du droit d’utilisation définies dans le contrat, apporter des changements
sur ces deux plans tout au long de la durée d’utilisation. Pour porter une appréciation à cet
égard, l’entité considère les droits décisionnels qui présentent le plus de pertinence pour ce
qui est de pouvoir apporter de tels changements tout au long de la durée d’utilisation. Les
droits décisionnels sont pertinents lorsqu’ils ont une incidence sur les avantages économiques
à tirer de l’utilisation. Il est probable que les droits décisionnels les plus pertinents diffèrent
d’un contrat à l’autre, selon la nature du bien et les termes et conditions du contrat.
Voici des exemples de droits décisionnels qui, selon les circonstances, confèrent au
client le droit d’apporter, dans les limites définies du droit d’utilisation, des changements
quant à savoir comment utiliser le bien et à quelle fin l’utiliser :
(a) le droit de changer le type de production qui résulte du bien (par exemple, le
droit de décider d’utiliser un conteneur pour le transport des marchandises ou
pour l’entreposage, ou le droit de décider de la combinaison de produits à
mettre en vente dans un espace commercial) ;
(b) le droit de changer le moment auquel la production a lieu (par exemple, le
droit de décider quand un appareil ou une centrale électrique sera utilisé) ;
(c) le droit de changer l’endroit où la production a lieu (par exemple, le droit de
décider de la destination d’un camion ou d’un navire, ou le droit de décider
où une pièce de matériel est utilisée) ;
(d) le droit de lancer ou d’arrêter la production et de changer le volume de
production (par exemple, le droit de décider si une centrale produit ou non de
l’énergie et de décider de la quantité d’énergie qu’elle produit).
4. Séparation des composantes d’un contrat
5. Identification des composantes
6. Comptabilisation des composantes
6.1 Preneur
6.2 Bailleur
Chapitre 2 : le traitement comptable selon la norme IFRS 16
Section 1 : la comptabilisation chez le preneur
Section 2 : la comptabilisation chez le bailleur