Directives
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Dakar, Sénégal
13 décembre 2023
Politique des Congrégations
Membres de la Conférence des Supérieurs (es) Majeurs (es) du Sénégal
pour la protection des enfants et des personnes vulnérables contre les abus
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Politique des Congrégations
Membres de la Conférence des Supérieurs (es) Majeurs (es) du Sénégal
pour la protection des enfants et des personnes vulnérables contre les abus
1. OBJET DU DOCUMENT
Le présent document est le fruit d’un travail au sein de la Conférence des Supérieurs (es)
Majeurs (es) du Sénégal.
Il vise à expliquer l’engagement de l’organisation à protéger les enfants et les personnes
vulnérables touchées par notre mission de tout préjudice et décrit l’approche utilisée pour
arriver à cette fin. A ce titre, il fournit un cadre de principes, de normes et de lignes directrices
au sujet de la protection de l’enfance dans les différents domaines de notre intervention en sa
faveur.
Il a une valeur à la fois préventive et pratique, eu égard des scandales de divers abus qui sont
susceptibles de se produire au sein de nos congrégations ou de nos œuvres. Soucieux de
prévenir des agissements graves de nos membres ou de nos employés (es) et de définir des
directives appropriées si des cas survenaient, nous avons deux préoccupations : protéger les
faibles (enfants et personnes vulnérables) et être animés d’un souci de justice et de vérité en
cas d’agissements avérés.
Il s’appuie sur l’histoire, la tradition et le charisme de nos congrégations. Il intègre les
meilleures pratiques actuelles dans l’Eglise et dans la société en matière de prévention et de
protection des jeunes. Il sera disponible en langue locale (le wolof).
Il revient à chaque congrégation de diffuser ces directives auprès de leurs membres et d’en
aviser les employés de nos œuvres et ceux qui les fréquentent.
Car pour pouvoir planifier et concevoir des interventions de protection de l’enfance capables
d’assurer la sécurité des enfants, le personnel comme tout intervenant doit comprendre la
problématique de la protection de l’enfance.
Puisque les abus, les mauvais traitements, la violence contre les enfants ne se produisent
souvent pas au grand jour, bon nombre de ces problèmes sont donc invisibles et il est facile de
tomber dans le piège des suppositions erronées si les problèmes de protection ne sont pas
correctement recensés et analysés de manière systématique.
Dès lors tous les intervenants doivent donc connaître la Convention des Nations Unies relative
aux Droits de l’Enfant, mais aussi les systèmes de protection du pays d’intervention,
notamment les lois, les politiques, les services et les mécanismes d’orientation de ces services.
Car pour que les intervenants puissent ensuite formuler des réponses appropriées aux
problèmes de protection de l’enfance, la démarche de protection doit reposer d’abord sur la
nécessité préalable d’identification de qui est responsable de la protection de l’enfance.
Cette tache comporte ainsi les deux dimensions suivantes : trouver ceux qui sont responsables
de la protection de l’enfance (les détenteurs de devoirs de protection) et ceux qui ensuite sont
responsables des menaces et des violations, pour enfin pouvoir en réponse construire le cadre
de protection approprié.
Toutefois tout protocole ne vaut que par sa mise en œuvre, et cela est de la responsabilité de
tous, pas seulement du leader. C’est pourquoi la mise en œuvre de ce document exige
cohérence et intentionnalité. Elle requiert beaucoup d’efforts et d’honnêteté de notre part
pour examiner nos pratiques actuelles et décider de la meilleure des manières comment
accroître notre vigilance afin de garantir, partout et à tous les niveaux, des politiques locales
efficaces.
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Le document repose sur son format standard suivant articulé selon les rubriques à suivre :
- Définition d’une déclaration de politique
- Elaboration d’un code de conduite
- Elaboration de lignes directrices d’intervention
- Élaboration de différents protocoles sur nos actions : notamment des protocoles de
signalement
Cette déclaration explique notre engagement à protéger les enfants et les personnes
vulnérables en décrivant notre approche pour atteindre cette fin. Nous y réaffirmons les
principes, normes et lignes directrices au sujet de la protection de ces bénéficiaires dans les
domaines d’admission de nos nouveaux membres, de la conduite personnelle assignée, les
communications institutionnelles, le signalement, et la suite à donner aux allégations d’abus
ou de maltraitance.
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Et pour cela ce document ne se borne pas à ajouter de nouvelles règles à suivre ; il cherche
plutôt à préserver l’intégrité de tous afin que partout, en parole ou en action, nous réalisions la
vision de nos fondateurs et fondatrices.
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les enfants et promeut leur dignité, leur plein développement et leur bien-être dans un
environnement sûr et protecteur ; et à ce titre il faudra :
Garantir le droit des enfants à être protégés de tout préjudice, toute maltraitance et
exploitation, reconnaître leur droit au bien-être et à l’épanouissement.
Assurer le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant, la participation de l’enfant et
l’écoute de son opinion.
Reconnaître l’importance des parents, des familles et des autres responsables dans
la vie des enfants
Exiger la mise en place de procédures de protection de l’enfance dans tous nos
programmes avec un suivi régulier pour veiller à la conformité et aux normes de la
présente Politique.
Exiger de tous les membres du personnel, des volontaires, des visiteurs, et tout
collaborateur de signer et respecter le Code de conduite.
Assurer de traiter rapidement toute allégation de maltraitance, prendre les mesures
appropriées envers les auteurs présumés et fournir l’assistance à la victime.
Mettre en place un système complet (réception confidentielle et sans risques des
plaintes, signalement, enquête, assistance à la victime, système d’orientation vers
les cadres locaux/nationaux de protection de l’enfance) ; pour combattre les
infractions au Code de conduite.
Travailler en partenariat pour la protection de l’enfance et encourager les
partenaires à élaborer des règles claires pour traiter des problèmes de sécurité ou
de protection.
4. CODE DE CONDUITE
Un Code de conduite est une déclaration officielle des valeurs et pratiques de la Congrégation
particulièrement sur volonté protéger les enfants et les personnes vulnérables, de toute sorte
d’abus ou de maltraitance, dans toutes les circonstances et situations.
Le Code de conduite peut ainsi contribuer à réduire les occasions d’abus et empêcher que des
de fausses accusations ne soient faites à l’encontre du personnel et d’autres représentants,
ainsi qu’à encourager le personnel et les autres représentants à agir de manière appropriée.
C’est pourquoi pour une compréhension commune identique nous faisons d’abord une revue
des termes usuels liés à cette question avec rappel des sens exacts.
4.1.2 Bien-être de l’enfant : le bien-être d’un enfant peut s’entendre comme la qualité de vie
de celui-ci. C’est un état qui s’améliore chaque fois qu’une personne à la possibilité de
réaliser ses objectifs personnels et sociaux. Il est proposé 6 moyens de mesures de cet état : le
bien-être matériel, la santé et la sécurité, l’éducation, les relations avec les pairs et la famille,
les comportements et les risques, enfin la perception subjective qu’à l’enfant de son propre
bien-être.
4.1.3 Bientraitance : signifie interagir avec les enfants de manière à promouvoir leur dignité
et à favoriser leur plein épanouissement et leur bien-être dans un environnement sûr et
protecteur.la bientraitance se traduit par la reconnaissance et le respect, l’empathie, la
communication affective, la négociation ou la capacité de résolution des conflits en vue de
l’épanouissement des enfants.
4.1.5 Le discernement : Discerner c’est : séparer, mettre à part des personnes ou des choses
confondues. Synonymes : départager, discriminer. MORALE et SPIRITUALITÉ. Reconnaître
distinctement ce qui est bon ou mauvais pour la vie morale et spirituelle.
Il appartient au sens chrétien, à l’esprit de foi, au don de conseil, de discerner les directions
providentielles, et d’apprécier, en chaque cas, l’étendue, l’importance et l’urgence de la
docilité requise.
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4.1.6 Maltraitance : la maltraitance des enfants désigne tout comportement ou acte délibéré
qui constitue une menace pour la santé, la survie, le bien-être et le développement d’un
enfant. Il existe 3 types de maltraitance, à savoir physique, psychologique, et sexuelle. La
négligence est aussi considérée comme une forme de maltraitance des enfants.
4.1.7 Protection de l’enfance : terme générique pour décrire les efforts visant à assurer la
sécurité des enfants, les mesures visant à prévenir et à riposter contre les violences,
l’exploitation et les abus à l’encontre des enfants.
4.1.8 Sécurité des enfants :la sécurité renvoie à la situation où l’on ne court aucun risque de
subir ou de provoquer des préjudices, des blessures, ou des pertes. Les enfants sont en sécurité
lorsque les mécanismes de protection dont ils sont entourés sont adéquats pour gérer les
menaces sur leur sécurité.
4.1.9 Violence à l’égard des enfants :la violence envers les enfants est définie comme toutes
les formes de violence physique ou mentale, de blessures ou de sévices, de négligence ou
d’exploitation.
Les organisations qui garantissent la sécurité des enfants peuvent évoluer dans une multitude
de contextes et de cultures mais elles adhèrent toujours à l’ensemble des principes suivants de
protection de l’enfance notamment :
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diffusion d’informations sur les enfants, de leur image qui doit être présentée de
manière respectueuse, de leur intégrité physique, mentale, de leur vie privée et de
leur dignité.
Avant toute photo, l’autorisation préalable des enfants et de surcroît de leurs
parents ou tuteurs doit être obtenue. Et pour tout usage public d’images d’enfants
le consentement éclairé et par écrit des parents ou du tuteur responsable doit être
obtenu.
Les enfants doivent être représentés de manière appropriée que ce soit sur photo
ou dans un texte. Toute manipulation ou utilisation de texte à sensation doit être
évitée et il faut veiller à donner une description équilibrée et digne de leur vie et de
leur situation.
Les informations sur la vie d’un enfant et les photographies d’enfants (y compris
celles stockées dans un ordinateur) doivent être conservées dans des dossiers
sécurisées. L’accès à ces dossiers doit être restreint aux seules personnes
habilitées. Le respect du principe de confidentialité est rigueur relativement aux
informations recueillies sur la vie de l’enfant. Toute collecte d’informations doit
respecter les normes éthiques et les procédures établies à cet effet afin d’éviter de
causer du tort involontairement.
Toute plainte ou préoccupation sur des images inappropriées ou intrusives doit
être signalée et consignée comme toute information préoccupante.
En cas d’allégation d’une violation de la présente Politique de Protection, des
lignes directrices, des principes ou code de conduite émanant d’une source sûre, à
l’encontre d’un membre de la Congrégation, ou de son personnel, d’un stagiaire,
ou d’un volontaire, la personne concernée peut être suspendue de toute activité ou
association avec la Congrégation, en attendant les résultats d’une enquête à
diligenter.
Suivant les résultats de l’enquête, une mesure disciplinaire immédiate ou toute
autre mesure jugée appropriée sera prise. Selon la nature, les circonstances, et le
lieu de l’incident, un recours aux autorités de police pourra être envisagé pour
veiller à la protection des enfants et le cas échéant des poursuites judiciaires
entreprises.
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Tous les membres du personnel seront tenus de signer une déclaration marquant
leur engagement en faveur de la présente politique de protection.
L’ensemble des personnels et des volontaires devraient recevoir une formation et
une documentation sur la protection de l’enfance.
6.1.1 Avant l’admission au postulat, le ou la candidat (e) est accompagné (e) par un membre
de la congrégation qui apprend progressivement à le (la) connaître, qui découvre ses qualités
personnelles, son milieu familial, ses expériences clés et ses principales valeurs religieuses et
spirituelles. Bien que ce soit seulement le supérieur majeur ou la supérieure majeure qui «
admet ou renvoie un postulant », la décision dépend nécessairement de l’évaluation et de la
recommandation de la personne qui a accompagné le candidat ou la candidate. Il est donc
essentiel que l’évaluation du candidat ou de la candidate aborde les prérequis suivants :
• « acceptation et estime de soi » ;
• « santé physique et psychologique suffisante » ;
• « connaissance et acceptation de son identité sexuelle » ;
• « disposition à vivre un célibat épanouissant » ;
• « capacité d’amitié et de force pour affronter la solitude » ;
• « admiration pour la personne de Jésus, sa vie, son message et sa mission » ;
• « relation vivante avec » Jésus.
6.1.2 Des lettres d’appui ou de référence sont requises pour l’admission au postulat, dont celle
du curé du candidat ou de la candidate, si possible. Par la même occasion, la prudence dicte
de s’informer pour savoir s’il y a une raison pour laquelle le candidat ou la candidate pourrait
être empêché (e) de travailler avec des enfants.
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6.1.4Le processus d’admission au postulat devrait inclure une consultation des messages
affichés par le candidat sur des sites de médias sociaux accessibles au public.
6.1.5 Lorsque le candidat ou la candidate a été reçu (e) auparavant « dans un autre institut de
vie consacrée, dans une société de vie apostolique ou dans un séminaire », le droit canonique
requiert « un témoignage de l’Ordinaire du lieu, ou du Supérieur majeur de l’institut ou de la
société, ou du recteur du séminaire » (can. 645 §2). Ce témoignage, qu’il soit verbal ou écrit,
est une exigence indispensable de diligence raisonnable pour éviter l’admission dans un
Institut d’une personne présentant un empêchement majeur.
6.1.6. Dans de nombreux pays, la vérification des antécédents criminels est obligatoire pour
toute personne employée dans une école ou une autre institution qui s’occupe d’enfants. Dans
la mesure du possible, une vérification du casier judiciaire devrait être une condition
d’admission au postulat.
6.1.8 Un candidat inculpé pour abus sur mineurs ou pour détention et/ou fabrication de
matériel pédopornographique ne peut être admis dans aucune congrégation.
6.1.9 Un candidat ou une candidate sur qui pèserait une allégation crédible d’abus sur mineurs
ne peut être admis (e) dans une congrégation. Ceci inclut la détention, la production et la
transmission d’images pédopornographiques.
6.2.1 Pour croître en toute responsabilité et transparence dans la vie religieuse, il existe des
moyens utiles tels que la communauté fraternelle, la vie de prière et d’apostolat, la formation,
les décisions des conseils et les orientations des chapitres. Chacun de ces moyens nous permet
de nous soutenir dans la fraternité tout en nous engageant dans une démarche de recherche de
la vérité.
6.2.2 Pour protéger les jeunes, il est nécessaire que la communauté, sous la responsabilité du
supérieur majeur ou de la supérieure majeure et de son conseil, établisse une ligne de conduite
claire afin de faciliter l’identification des situations et des interactions à « haut risque » et
combattre l’abus de pouvoir.
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les endroits réservés uniquement aux personnes consacrées dans la maison (exemple, les
chambres).
les évaluations des jeunes et du projet apostolique communautaire
la correction fraternelle
b. Vie de prière
c. Vie apostolique
un apostolat conforme au charisme de la congrégation,
l’action apostolique comme partie de notre vie communautaire.
d. Vie consacrée
Nous acceptons d’expliciter notre consécration baptismale par :
la profession religieuse et par les vœux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance,
le témoignage de vie et de fidélité aux exigences de la vie consacrée
les autorisations auxquelles nous sommes tenus comme celle de nos absences de la
communauté locale,
l’ouverture et le partage d’expériences au sein de la communauté,
le discernement et la transparence dans l’interaction avec l’extérieur.
e. Formation
Chaque étape de la formation propose des moyens précis pour bien cheminer dans la
vocation :
l’entraide.
les programmes de formation prévus à chaque niveau.
6.2.4 Il est aussi indispensable de se donner d’autres directives en matière de prévention. Ces
directives doivent permettre d’identifier clairement les limites de conduite à respecter dans
nos interactions avec les mineurs.
6.2.5 Plus que jamais notre formation initiale et permanente doit inclure des programmes qui
nous sensibilisent sur les signes d’abus dont nous pouvons être témoins.
6.2.6 Et enfin il est important que toutes ces directives figurent dans les documents de
politiques de la congrégation et soient transmises à chaque membre. De plus, une évaluation
de la politique doit être faite chaque année par le conseil provincial de la congrégation.
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7.1 Le signalement
7.2 Préenquête
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7.3 Enquête
8. ACTIONS CANONIQUES
8.1 Le cas d’un religieux ou d’une religieuse à vœux perpétuels coupable d’abus sexuels
donne lieu à deux dénouements possibles : le renvoi de la Congrégation ou le maintien de
la personne au sein de sa congrégation, sous condition d’une supervision et d’une
imposition de restrictions permanentes. Ces deux possibilités sont fondées sur le droit
canonique.
8.2 Dans le cas d’un religieux prêtre, la procédure qui prévaut est celle réservée aux membres
du clergé. Ainsi, après une conclusion positive de la préenquête, le supérieur provincial
doit informer l’ordinaire du lieu. Une procédure canonique stricte est suivie pour tous les
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membres ordonnés (Cf. Vademecum). Une fois que cette procédure est bouclée, le
supérieur peut entamer celle réservée aux religieux.
8.3 Le canon 695 §1 précise qu’un membre d’un institut de vie consacrée « doit être renvoyé
pour les délits dont il s’agit aux cann. 1397, 1398 et 1395, à moins que pour les délits dont
il s’agit au can. 1395, § 2, le Supérieur n’estime que le renvoi ne soit pas absolument
nécessaire et qu’il y a moyen de pourvoir autrement et suffisamment à l’amendement du
membre ainsi qu’au rétablissement de la justice et à la réparation du scandale ». Quels
sont les délits dont il s’agit au can. 1395 §2 ? Ceux-ci incluent tout délit « contre le
sixième commandement du Décalogue, si vraiment le délit a été commis par violence ou
avec menaces ou publiquement, ou bien avec un mineur de moins de seize ans ». Le canon
précise en outre qu’un tel délit « sera puni de justes peines, y compris, si le cas l’exige, le
renvoi de l’état clérical ».
8.4 La lettre apostolique Vos estis lux mundi établit une nouvelle définition canonique de
mineur, à savoir « toute personne âgée de moins de dix-huit ans ou équiparée comme telle
par la loi » (art. 1, §2a). Même lorsque le droit civil fixe l’âge du consentement sexuel à
dix-sept ans ou moins, c’est la limite d’âge de Vos estis qui s’applique pour nos
congrégations : « toute personne âgée de moins de dix-huit ans ».
8.5 Outre les dispositions du droit canonique, le droit propre des congrégations établit ce qui
suit : « Le droit universel énumère des motifs de renvoi. Compte tenu du charisme propre
d’une congrégation, un religieux ou une religieuse serait aussi passible de renvoi si sa
culpabilité était démontrée pour des faits graves et récurrents en matière de violence
physique ou verbale, de contrainte morale ou psychologique, de chantage, de négligence
ou de manipulation dans ses rapports avec autrui, particulièrement les enfants et les
jeunes ».
8.6 Un religieux ou une religieuse est également passible de renvoi pour faute grave dans les
relations avec des personnes qui, tout en ayant atteint l’âge de la majorité, restent sous la
charge pastorale de la personne consacrée, de sa congrégation ou de l’Église. Le religieux
ou la religieuse a un devoir de vigilance envers les adultes qu’il rencontre dans les écoles
et les universités, dans les groupes paroissiaux et les mouvements de jeunesse, dans
l’accompagnement psychologique et spirituel, dans les programmes de formation initiale
de la congrégation et dans tout programme au service d’une population vulnérable.
8.7 La profession des vœux publics nous accorde une position de confiance au sein de
l’Église. De plus, les religieux et les religieuses exercent collectivement dans les œuvres
des congrégations un rôle de gestionnaire ou de propriétaire. Il y a donc une inégalité
inhérente de pouvoir dans les relations d’un religieux ou d’une religieuse avec les élèves,
les parents et les employés. Ces relations asymétriques de pouvoir peuvent diminuer la
capacité d’une personne à résister à des avances sexuelles non désirées et devenir une
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8.9 En priorité, un religieux ou une religieuse reconnue (e) coupable d’avoir abusé d’un
mineur ou d’une autre personne vulnérable se voit offrir un soutien psychologique.
Auparavant, il ou elle doit être informé (e) des limites de la confidentialité dans la relation
thérapeutique avec un conseiller ou un psychologue, qui peut être soumis par la loi à des
exigences de signalement.
9.1 Un religieux profès perpétuel ou une religieuse à vœux perpétuels qui a commis de
graves abus peut demander au Saint-Siège un indult afin de pouvoir librement quitter la
Congrégation. Dans ce cas, le supérieur majeur ou la supérieure majeure présente la
demande et son propre avis au ou à la supérieur (e) général (e) en conseil.
9.2 Dans le cas où le religieux ou la religieuse ne demande pas une séparation volontaire de
l’Institut, le ou la provincial (e) en conseil peut entamer la procédure canonique de
séparation involontaire. Les étapes menant à un décret de renvoi se déroulent en étroite
collaboration avec le conseil général de la congrégation.
9.3 En cas d’abus grave, le renvoi est obligatoire à moins que « le Supérieur ou la Supérieure
n’estime que le renvoi ne soit pas absolument nécessaire et qu’il y a moyen de pourvoir
autrement et suffisamment à l’amendement du membre » (can. 695 §1). Dans certaines
entités, les conditions d’un amendement du religieux ou de la religieuse ne pouvant être
remplies, le renvoi s’impose. Certaines maisons sont étroitement associées à une œuvre
éducative ou servent de maison de formation initiale. Ces maisons ne sont pas adaptées
pour recevoir des religieux ou des religieuses qui ont commis de graves abus.
9.4 Pour maintenir un religieux ou une religieuse dans sa congrégation sous les restrictions et
la supervision nécessaire à son amendement, la congrégation doit avoir au moins une
maison qui réponde à tous les critères suivants :
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a) Distance physique suffisante de tout endroit où les enfants et les adolescents sont
régulièrement présents.
b) Une communauté stable où le religieux ou la religieuse n’est pas laissé (e) seul dans la
maison, mais bénéficie d’un soutien fraternel.
c) Un ou une supérieur (e) local (e) qui comprend et accepte les restrictions sous
lesquelles le religieux ou la religieuse doit vivre, et qui est disposé (e) et capable
d’aider la personne à devenir responsable de son plan de sécurité personnelle.
9.5 Les politiques dans de nombreux pays interdisent aux personnes qui ont commis des abus
sexuels de travailler avec des mineurs et d’autres personnes vulnérables. Pour cette
raison, le départ volontaire ou le renvoi de la congrégation sont les options normales pour
un religieux ou une religieuse à vœux perpétuels relativement jeune qui, autrement, serait
confronté (e) à de nombreuses années de vie en tant que religieux ou religieuse privé (e)
de tout contact avec les jeunes.
9.6 Dans le respect des pratiques locales, le supérieur majeur ou la supérieure majeure ou son
délégué ou sa déléguée informe les autorités diocésaines que l’ancien religieux ou
l’ancienne religieuse ne peut exercer un apostolat auprès des mineurs.
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10.7 Un religieux soumis ou une religieuse soumise à un plan de sécurité n’est pas
admissible à des postes d’autorité au sein de la congrégation, en raison de son besoin de
supervision continue.
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Au profit des jeunes, nos institutions pourraient élaborer un programme qui couvre les thèmes
suivants :
a) Éducation à la vigilance et à la prévention.
b) Attitudes, langage et gestes respectueux.
c) Relations avec et entre les jeunes.
d) Processus de signalement de toute forme d’abus.
En ce qui concerne les abus sexuels et ses questions connexes, les thèmes abordés peuvent
être :
e) Informations sur les délinquants sexuels de type préférentiel et situationnel.
f) Informations sur la pédopornographie, y compris sa nature en tant qu’infraction pénale et en
tant qu’infraction canonique.
g) Informations concernant toutes les formes d’abus sur des adultes en situation de
vulnérabilité.
h) Informations sur la manière de signaler aux autorités civiles un abus sexuel connu ou
présumé sur une personne qui était mineure au moment des faits.
Les religieux et les religieuses et les collaborateurs laïcs sont formés sur la façon de
reconnaître, de réagir et de signaler les mauvais traitements infligés aux enfants et aux
adultes. Les responsables des établissements élaborent une liste détaillée de programmes de
formation pour les religieux et religieuses, les collaborateurs et les jeunes. Au moins un
programme par année devrait aborder un ou plusieurs thèmes ci-dessus pour chaque groupe
ciblé.
Lorsqu’un employé est embauché dans une œuvre éducative ou sanitaire ou comme employé
de nos maisons ; la congrégation prend toutes les références nécessaires et fait signer un
engagement (code de conduite) dont le modèle est en annexe. Il en va de même pour le
personnel stagiaire ou bénévole qui intervient dans les œuvres.
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Toutes nos étapes de formation visent à soutenir les religieux et les religieuses dans leur
développement humain personnel ; un développement qui favorise des relations saines et des
attitudes positives. Les religieux et religieuses sont sans cesse invités (es) à se disposer à un
accompagnement spirituel, psychologique et fraternel pour les aider à grandir et à répondre
aux exigences de la mission. En vue de créer un climat de compréhension et de dévouement
dans nos écoles, nos centres d’apprentissage et autres lieux de travail, nous devons être co-
responsables dans la formation d’une véritable communauté de vie et d’apostolat.
Nous voulons concrétiser la vision de nos fondateurs et fondatrices pour que les jeunes
puissent être entourés de toutes les aides possibles afin de les former aux bonnes habitudes.
Ainsi, nous avons la tâche de créer dans nos apostolats un environnement formateur et
protecteur qui serve au mieux le développement des jeunes dont nous avons la charge. En
nous appuyant sur les charismes de fondation, nous développons un climat de respect et de
confiance et par notre amour inconditionnel et notre miséricorde nous donnons à chaque jeune
les moyens de réaliser son potentiel.
En gardant toujours leur charisme à l’esprit, les religieux et les religieuses fixent des objectifs
communs, encouragent et coordonnent les initiatives, prennent les décisions nécessaires et
interviennent rapidement pour prévenir toutes les formes d’abus, et corriger les
comportements inappropriés qui sont fondamentalement contraires aux charismes.
Des cours spécifiques, des ateliers, des séminaires liés au développement humain et à la
sexualité sont développés et offerts durant la formation initiale et tout au long de la vie des
religieux et religieuses.
Les religieux et religieuses sont régulièrement informés des changements dans les politiques
des congrégations relatives aux limites et aux comportements inappropriés, concernant des
questions interpersonnelles telles que le harcèlement, le harcèlement sexuel, l’intimidation, le
racisme et l’abus de pouvoir. Les religieux et les religieuses doivent faire preuve de
responsabilité et développer des attitudes qui respectent l’esprit de ces politiques.
Les religieux et les religieuses et les collaborateurs laïcs sont formés sur la façon de
reconnaître, de réagir et de signaler les mauvais traitements infligés aux enfants et aux
adultes. Les responsables des établissements élaborent une liste détaillée de programmes de
formation pour les religieux et les religieuses, les collaborateurs et les jeunes. Au moins un
programme par année devrait aborder un ou plusieurs thèmes ci-dessous pour chaque groupe
ciblé.
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Au Sénégal, l’âge mineur est fixé à 21 ans accomplis, c’est-à-dire l’un des plus longs du
monde. Le Code Pénal Sénégalais établit une typologie assez complète des abus sexuels et
détermine en même temps la peine et l’amende encourues pour chaque type d’abus, avec une
particulière sévérité quant aux abus à l’égard de mineurs. Le Code Pénal Sénégalais ne fait
pas de différence entre les victimes, qui peuvent être de l’un ou de l’autre sexe. Ainsi, on
distingue :
1- L’attentat à la pudeur (art. 319) « Tout attentat à la pudeur consommé ou tenté sans
violence sur la personne d’un enfant de l’un ou l’autre sexe âgé de moins de 13 ans, sera puni
d’un emprisonnement de 2 ans à 5 ans. Sera puni du maximum de la peine, l’attentat à la
pudeur commis par tout ascendant ou toute personne ayant autorité sur la victime mineure,
même âgée de plus de 13 ans ».
2- Les actes impudiques ou contre-nature (art. 319, alinéa 3) : « Sera puni d’un
emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 100.000 à 1.500.000 francs, quiconque
aura commis un acte impudique ou contre-nature avec un individu de son sexe. Si l’acte a été
commis avec un mineur de moins de 21 ans, le maximum de la peine sera toujours prononcé
».
3- Le harcèlement (art. 319 bis) « Le fait de harceler autrui en usant d’ordres, de gestes,
de menaces, de paroles, d’écrits ou de contraintes dans le but d’obtenir des faveurs de nature
sexuelle, par une personne abusant de l’autorité que lui confèrent ses fonctions, sera puni d’un
emprisonnement de 6 mois à 3 ans et d’une amende de 50.000 à 500.000 francs. Lorsque la
victime de l’infraction est âgée de moins de 16 ans, le maximum de la peine
d’emprisonnement sera prononcé ».
4- Le viol (art. 320) Directives locales sur les abus sexuels commis sur des mineurs –
2015 3 « Tout acte de pénétration sexuelle de quelque nature qu’il soit, commis sur la
personne d’autrui par violence, contrainte, menace, ou surprise est un viol. Le viol sera puni
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d’un emprisonnement de 5 à 10 ans. S’il a entraîné une mutilation, une infirmité permanente
ou si l’infraction a été commise par séquestration ou par plusieurs personnes, la peine ci-
dessus sera doublée. S’il a entrainé la mort, les auteurs seront punis comme coupables
d’assassinat. Si l’infraction a été commise sur un enfant au-dessous de 13 ans, accomplis, (…)
le coupable subira le maximum de la peine ». Le Code Pénal Sénégalais établit une nette
différence entre le détournement de mineur et la pédophilie.
7- L’exhibition ou les relations sexuelles auxquelles un mineur assiste De tels actes sont
punis de 3 ans à 7 ans d’emprisonnement et de 200 000 à 3 000 000 francs d’amende lorsque
le mineur est âgé de moins de 13 ans accomplis (art. 320 ter). Si les coupables sont les
ascendants de la personne sur laquelle a été commis l’attentat, s’ils sont de ceux qui sont
chargés de son éducation ou ses serviteurs à gage, (…) fonctionnaires ou ministres d’un culte,
(…) la peine sera celle d’un emprisonnement de 10 ans (art. 321).
9- La débauche ou la corruption de la jeunesse (art. 324, alinéa 2) « Sera puni aux peines
prévues au présent article quiconque aura attenté aux mœurs en excitant, favorisant ou
facilitant habituellement la débauche ou la corruption de la jeunesse de l’un ou l’autre sexe
en-dessous de l’âge de 21 ans, ou, occasionnellement, des mineurs de 16 ans ».
L’ensemble des Directives obéit aux exigences d’une double fidélité : - d’une part,
fidélité aux lois de l’Église Catholique ; - d’autre part, fidélité aux lois de l’État du Sénégal.
Tous les membres de nos congrégations, ainsi que tous les éducateurs qui sont impliqués, par
leurs activités et leurs engagements, dans le monde des enfants, sont invités à s’en imprégner
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sérieusement, pour cultiver la vertu du respect envers les plus petits, pour lesquels Jésus
manifeste une prédilection particulière. En considération de cette législation sénégalaise à
laquelle nous sommes tous soumis, sans exception, en tant que citoyens, ou vivant en terre
sénégalaise, retenons que :
1- Il est tout d’abord nécessaire de bien connaître cette législation sénégalaise, pour
s’imprégner de toutes les situations qu’elle concerne et des implications qu’elle contient,
puisque nul n’est censé ignorer la loi.
5- Une disposition essentielle restera toujours valable : la prudence, pour ne pas s’exposer,
prêter le flanc ou se mettre soi-même en situation de danger objectif ou dans une
ambiguïté susceptible d’être interprétée comme un abus sexuel ou comme une tentative
d’abus sexuel. La prudence est la capacité de discernement et d’adaptation adéquate face à
des situations concrètes.
6- Une conséquence découle de toutes ces considérations, à savoir la nécessité de se faire une
discipline personnelle de vie, qui se manifeste dans les attitudes, les actes posés, les
paroles prononcées. D’où l’exigence de contrôler l’expression des sentiments, de déceler
ses tendances et de discerner ses passions. Ainsi, on découvrira mieux sa propre
personnalité, on se respectera davantage soi-même et on respectera autant les autres.
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7- Dans tous les cas, il faut se garder d’exposer les mineurs au danger et éviter le scandale
qui serait un grave préjudice pour toute l’Église et la société. Ceci exige que l’on se garde
de toute complicité qui puisse être nocive aux mineurs, tant en actes qu’en paroles ou par
omission.
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DECLARATION D’ENGAGEMENT
Je comprends que tout manquement au respect des règles de comportement à adopter dans les
relations avec les mineurs et les personnes vulnérables peut donner lieu à des procédures
judiciaires et/ou disciplinaires, conformément aux lois et règlements applicables dans le pays
où je vis.
Signature : …………………………………………………………..
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DECLARATION D’ENGAGEMENT
Je comprends que tout manquement au respect des règles de comportement à adopter dans les
relations avec les mineurs et les personnes vulnérables peut donner lieu à des procédures
judiciaires et/ou disciplinaires, conformément aux lois et règlements applicables dans le pays
où je vis.
le……………………………
Signature : …………………………………………………………..
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1- Attentat à la pudeur
Acte illicite d’ordre sexuel, avec ou sans violence, auquel la victime, personne de l’un ou
l’autre sexe, se trouve physiquement mêlée.
2- Actes juridiques
Un acte juridique est la manifestation de la volonté d'une ou plusieurs personnes de créer des
conséquences juridiques. La forme la plus répandue d'acte juridique est le contrat.
3- Harcèlement
Le harcèlement sexuel est le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou
comportements à connotation sexuelle qui, soit portent atteinte à sa dignité en raison de leur
caractère dégradant ou humiliant, soit créent à son encontre une situation intimidante, hostile
ou offensante. Est assimilé au harcèlement sexuel le fait, même non répété, d’user de toute
forme de pression grave dans le but réel ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle, que
celui-ci soit recherché au profit de l’auteur des faits ou au profit d’un tiers. Une aggravation
des peines est prévue dans cinq cas, qui tiennent essentiellement à la vulnérabilité de la
victime. Le harcèlement sexuel fait également l’objet de dispositions du Code du travail
visant à interdire que l’attitude des salariés, d’acceptation ou de refus, face à de tels
agissements, soit prise en compte par l’employeur dans le cadre des décisions personnelles
qu’il serait amené à prendre concernant la relation de travail.
Constitutif d’un délit, le harcèlement moral est prohibé. Le législateur n’a pas défini son
contenu, mais stigmatise les comportements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet
ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte aux droits
du salarié et à sa dignité, d’altérer sa santé physique ou mentale, ou de compromettre son
avenir professionnel. La loi désigne implicitement ce comportement comme constitutif d’une
faute disciplinaire. Afin de surmonter les problèmes très délicats liés à la preuve de ces actes,
le régime de celle-ci a été aménagé, en dehors des poursuites pénales, le salarié n’ayant qu’à
établir des faits qui permettent de présumer l’existence d’un harcèlement moral. À noter que
tout salarié est protégé par ce texte, sans distinction de sexe ou de fonctions, et que le
harcèlement peut se manifester en dehors de tout rapport d’autorité ou de relation
hiérarchique.
4- Viol
Acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par
violence, contrainte, menace ou surprise. L’état vulnérable de la personne (grossesse, maladie,
infirmité, déficience mentale), la minorité de la victime, la menace par arme, la commission
en réunion, la qualité d’ascendant de la victime de l’auteur, la survenance d’une infirmité
permanente ou d’une mutilation constituent des circonstances aggravantes.
5- Délit
Au sens large, le délit est synonyme d’infraction. Au sens strict, le délit est une infraction dont
l’auteur est puni de peines correctionnelles.
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6- Détournement de mineur
Incrimination du fait de soustraire un mineur à l’autorité ou à la direction de ceux auxquels il
était soumis ou confié. Cette incrimination a disparu du nouveau Code pénal qui diversifie les
atteintes dont les mineurs peuvent être victimes.
7- Pédophilie
Attirance sexuelle d’un adulte pour les enfants, filles ou garçons, réprimée en cas de passage à
l’acte.
8- Exhibition
Fait de montrer certaines parties du corps se rattachant à l’acte sexuel ou d’effectuer devant
d’autres personnes des gestes sexuels. L’exhibition ainsi définie est pénalement sanctionnée
lorsqu’elle est imposée à la vue d’autrui dans un lieu accessible aux regards du public. Il
s’agit alors d’un délit, mais de caractère non intentionnel, visé à travers le comportement lui-
même et les conséquences choquantes qu’il engendre auprès d’autrui.
9- Proxénétisme
Activité délictueuse de celui ou de celle qui, de quelque manière que ce soit, contraint une
personne à se prostituer, favorise ou tire profit de la prostitution d’autrui. De nombreux faits,
pouvant directement ou indirectement faciliter la prostitution, sont assimilés par le législateur
à l’infraction de proxénétisme.
12- Vulnérabilité :
Circonstance aggravante de nombreuses infractions, tenant au fait que la victime, en raison de
son âge, d’une maladie, d’une infirmité, d’une déficience physique ou psychique, d’un état de
grossesse, mérite une protection particulière dès lors que cette situation est apparente ou
connue de l’auteur des faits.
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Partie 1 :
à propos de l’informateur
Nom
Adresse/coordonnées
Profession
Rôle dans l’organisation :
Sa relation avec les enfants
concernés
Partie 2 :
à propos de l’enfant implique
Nom
Fille ou garçon
Âge/date de naissance
Adresse
Avec qui vit l’enfant ?
Structure du ménage
Nom et adresse des parents ou
tuteur
Ecole/classe/enseignant
Religion/handicap ou état
particulier
L’enfant a-t-il donné son
consentement au remplissage de ce
formulaire : (oui – non)
Partie 3 :
La préoccupation le soupçon ou la
dénonciation
Expliquer l’origine de la
préoccupation, du soupçon de
mauvais traitement ou de violence à
l’encontre de l’enfant
Y a-t-il eu une allégation de
mauvais traitement ou de violence
de la part des enfants concernés ou
de la part d’autres enfants ou
d’adultes ?
Date, heure, lieu de l’incident
Renseignements relatifs à l’auteur
présumé :
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Nom/poste
occupé/adresse/âge/sexe/description
physique
Noms et coordonnées des témoins
Type de préoccupation (type de
mauvais traitement, abus…)
Les observations personnelles (par
exemple l’état physique ou
émotionnel de l’enfant)
Etat physique, émotionnel de
l’enfant (décrire toute contusion,
entaille, lacération, comportement,
humeur)
Transcrire exactement les propos de
l’enfant et les vôtres
Autres informations importantes
Y a-t-il d’autres enfants impliqués
ou informés de cet incident ?
Les parents ou tuteurs sont-ils
informés ?
Date, heure, des informations
révélées
Est-ce que l’enfant ou toute autre
personne a contacté la police :
Si oui qu’est-ce qui s’est passé ?
Sinon est-ce que l’enfant et ses
parents souhaitent l’assistance de la
police ? Sinon pourquoi ?
Y a-t-il des changements dans le
comportement de l’enfant ?
Sécurité de l’enfant :
Quelle est la sécurité actuelle de
l’enfant ?
Qui est chargé d’assurer sa
sécurité ?
Informations médicales :
L’enfant a-t-il besoin d’attention
médicale ?
La victime a-t-elle été du traitement
médical disponible à son endroit ?
Quels sont le diagnostic et le
pronostic ?
Conseil reçu
Mesures prises
Signalement effectué par :
Nom
Date/heure/lieu
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