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Cours Analyse Financière L3

L'analyse financière est un ensemble d'outils et de méthodes permettant d'évaluer la situation financière et les performances d'une entreprise, avec des objectifs variés selon les utilisateurs tels que la rentabilité, la solvabilité et la capacité de remboursement. Les utilisateurs incluent les gestionnaires, actionnaires, prêteurs, salariés et l'administration, chacun ayant des motivations spécifiques pour l'analyse. La méthodologie de l'analyse financière repose sur la collecte d'informations, leur traitement et l'élaboration d'un diagnostic, en utilisant des méthodes telles que l'analyse statique, comparative et par les flux.

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Cours Analyse Financière L3

L'analyse financière est un ensemble d'outils et de méthodes permettant d'évaluer la situation financière et les performances d'une entreprise, avec des objectifs variés selon les utilisateurs tels que la rentabilité, la solvabilité et la capacité de remboursement. Les utilisateurs incluent les gestionnaires, actionnaires, prêteurs, salariés et l'administration, chacun ayant des motivations spécifiques pour l'analyse. La méthodologie de l'analyse financière repose sur la collecte d'informations, leur traitement et l'élaboration d'un diagnostic, en utilisant des méthodes telles que l'analyse statique, comparative et par les flux.

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Cours d’analyse financière

INTRODUCTION GENERALE

L’analyse financière consiste en un ensemble d’outils et de méthodes permettant de porter une appréciation sur la situation
financière et les performances d’une entreprise.

Cette définition d’Elie COHEN (Analyse Financière – 2 ème édition 1990 ; économie) situe l’analyse financière comme un
champ d’outils et de méthodes, c’est-à-dire de techniques au service d’utilisateurs (banquiers aux premières heures de
l’analyse financière, beaucoup de monde aujourd’hui) ayant un intérêt commun mais des objectifs souvent divers ; la
rentabilité, la solvabilité, les capacités de remboursement des emprunts, la valeur de revente, la restructuration etc.

Discipline encore marginale il y’a quelques années, la gestion financière est en passe de s’imposer comme le point de
passage obligé et souvent premier de toute l’étude d’entreprise, d’investissement ou de projet de développement.

En effet, les certitudes financières enseignées jusqu’au début des années 80 ont laissé place à une diversité des méthodes, à
une multiplication des controverses et à une inflation d’outils qui ont mis un terme définitif à toute vérité scientiste.

La multiplication des informations financières publiées par les entreprises et leur harmonisation ont permis d’élargir le
champ des utilisateurs de cette discipline pour leurs besoins spécifiques :

- Mesure de la rentabilité des projets d’investissement de grandes tailles pour les banquiers d’affaire et les bailleurs
de fonds ;
- Mesure de la solvabilité et des risques financiers pour les banques traditionnelles ;
- Appréciation de l’inflation sur la structure financière et la rentabilité de l’activité pour le chef d’entreprise ;
- Mesure de la valeur de la firme et de ses capacités à gérer des profits dans le futur pour un agent de change ;
- Analyse de répartition de la valeur ajoutée pour les organismes publics ou les salariés.

Généralité sur l’analyse financière

Avant d'entrer dans le détail des outils et des concepts de l'Analyse Financière, il nous paraît utile de cadrer le domaine de
cette discipline. Quatre points seront abordés :
1. Les objectifs de l'Analyse Financière
2. Les utilisateurs de l'Analyse Financière
3. Les sources d'information
4. La méthodologie générale de l'Analyse Financière.

1.1 LES OBJECTIFS DE L'ANALYSE FINANCIERE

L'analyse financière d'une entreprise doit permettre :


 de connaître sa situation financière à une date déterminée,
 de prévoir l'évolution probable de cette situation,
 d'aboutir à des recommandations et de motiver, si nécessaire, le choix des mesures correctives à mettre en
œuvre.

Cours rédigé et dispensé par : M. Annoye P. NKOUA [email protected]


Cours d’analyse financière

Un accent différent sera mis sur chacun de ces objectifs selon l'utilisateur de l'analyse financière.

1.2 LES UTILISATEURS DE L'ANALYSE FINANCIERE

Les nombreux utilisateurs de l'analyse financière ont des motivations particulières et s'attachent donc plus spécialement à
certains aspects de l'analyse.

1) Analyse financière et gestionnaires : L'étude financière effectuée dans l'entreprise est appelée analyse financière interne
par opposition à l'analyse financière externe faite par les analystes extérieurs. Basée sur des informations nombreuses,
l'analyse interne couvre l'ensemble des objectifs dégagés ci-dessus.

2) Analyse financière et actionnaires : Les actionnaires sont intéressés par la rentabilité immédiate (dividende) mais
également par la perspective de gains futurs (bénéfice par action, plus-value en capital). Les actionnaires étudieront le
secteur d'activité de l'entreprise et la place qu'elle y occupe.
Le calcul du bénéfice sera complété par une étude de la politique des dividendes et une étude du risque, de façon à orienter
les choix vers les titres les plus intéressants.

3) Analyse financière et prêteurs : Si l'analyse s'est rapidement développée dans les banques lorsque celles-ci voulaient
s'assurer de la capacité de remboursement de leurs clients, elle a été aussi utilisée par les entreprises qui consentent des
prêts ou des avances à d'autres entreprises, ou qui vendent à crédit. L'analyse financière est différente selon qu'il s'agit de
prêts à court terme ou à long terme.
S'il s'agit de prêts à court terme, les prêteurs sont spécialement intéressés par la liquidité de l'entreprise, c'est-à-dire sa
capacité à faire face aux échéances court terme.
S'il s'agit de prêts à long terme, au contraire, les prêteurs doivent alors s'assurer de la solvabilité et de la rentabilité de
l'entreprise. Le paiement des intérêts et le remboursement du principal en dépendent.
Les techniques d'analyse financière varient selon la nature et la durée du prêt. Mais que le prêt soit à court terme ou à long
terme, les créanciers s'intéresseront également à la structure financière qui traduit le degré de risque de l'entreprise.

4) Analyse financière et salariés : par les salaires qu'ils perçoivent et, dans certains cas, par leur participation aux fruits de
l'expansion, les salariés sont intéressés à double titre aux résultats de l'entreprise. Afin d'apprécier la rentabilité et la
signification des informations publiées par l'entreprise, ils peuvent recourir aux services d'analystes financiers.
5) Analyse financière et Administration : L'Administration peut recourir à l'analyse financière soit pour juger de
l'opportunité et de la nécessité d'apporter des fonds dans une entreprise (subventions par exemple), soit pour s'assurer,
outre de l'acquittement régulier des diverses impositions, de la conformité de certaines opérations avec les textes en
vigueur (amortissements par exemple).

1.3 LES SOURCES D'INFORMATION

Elles diffèrent selon la nature des utilisateurs. Le gestionnaire d'entreprise possédera une gamme d'informations beaucoup
plus grande que l'analyste financier externe (par exemple il pourra approfondir l'analyse du point mort sur la base des
données issues de la comptabilité analytique et budgétaire, et il disposera d'éléments beaucoup plus complets pour
procéder à des prévisions).
L'analyste financier externe - dont nous adopterons la position disposera essentiellement des états financiers de
l'entreprise.
Quelle que soit l'optique adoptée, il reste cependant fondamental de situer l'analyse de ces états financiers dans le
contexte général de la situation de l'entreprise.

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Cette situation, et son évolution, reposent sur deux types de facteurs :


 des facteurs externes qui regroupent :
o les données générales sur le plan économique, monétaire, fiscal...
o les données sur le secteur auquel appartient l'entreprise étudiée, types de produits, structures de
production, contraintes d'approvisionnements et de commercialisation...
 des facteurs internes : nature des produits, organisation de l'entreprise, processus technologique, structure
juridique et financière...

1.4 LES OUTILS ET METHODES DE L'ANALYSE FINANCIERE

Dans le cadre du SYSCOA, les états financiers disponibles sont :


 le bilan,
 le compte de résultat,
 le tafire,
 l'annexe.
Les analyses sont généralement effectuées sur les trois dernières années, mais il peut être intéressant de disposer de cinq
années.
 Le compte de résultat et le tableau des soldes intermédiaires de gestion permettent d'analyser les principaux
indicateurs de l'activité de l'entreprise, de dégager les soldes et de calculer les agrégats représentatifs de sa
rentabilité : Présentation et analyse du compte de résultat et Capacité d'Autofinancement).
 L'analyse des bilans de l'entreprise permet :
o la détermination de l'affectation des résultats, qui traduit la politique de distribution des dividendes.
o l'appréciation de l'équilibre financier de l'entreprise.

Chapitre 1 : LES OBJECTIFS ET METHODOLOGIE DE L’ANALYSE FINANCIERE

Section 1 : les objectifs de l’analyse financière

I- le triangle fondamental de l’analyse financière :

Il est communément admis que la santé financière d’une entreprise est la résultante de la structure de son patrimoine et de
la qualité de sa gestion.
Ces deux visages de la vie d’une entreprise peuvent être appréhendés au travers de trois (3) notions :
- L’équilibre financier :
Y’a-t-il adéquation entre les investissements et leur financement ? Quelle est l’origine des financements ?
- La solvabilité :

L’entreprise peut-elle faire face à ses engagements à court terme ? A-t-elle de la trésorerie ? des découverts ?

- La rentabilité :

L’activité dégage t-elle des bénéfices ? de l’autosuffisance ? Comment se forme le résultat ?

Ces trois concepts vont former les objectifs opérationnels de l’analyse. Porter un jugement sur l’équilibre financier, la
solvabilité et la rentabilité est en effet la première étape nécessaire d’un diagnostic financier.

1/ L’équilibre financier

L’équilibre financier résulte donc d’un équilibre à long terme (les investissements et leur mode de financement), d’un
équilibre à court terme (jeu des créances et des dettes liées principalement à l’exploitation) et d’un équilibre immédiat (le
jeu des encaissements et décaissements) appelé solvabilité immédiate.

Cet équilibre des flux ne peut-être constaté et mesuré qu’à un moment donné.

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Cours d’analyse financière

Son maintien est lié aux mouvements qui animent les règlements, les dettes et créances.

Des décaissements peuvent donc se produire, qui porteront soit sur l’équilibre financier à long terme (insuffisance des
ressources longues de financement), soit sur l’équilibre quotidien (paiements réclamés supérieurs aux disponibilités et aux
créances recouvrables rapidement). Ces deux aspects sont porteurs de risques financiers inhérents à toute activité
d’entreprise :

- Le risque de dépendance (la perte d’autonomie)


- Le risque d’insolvabilité

2/ La solvabilité

La solvabilité se définit comme l’aptitude de l’entreprise à assurer le règlement de ses dettes lorsque celles-ci viennent à
échéance.

La solvabilité technique recouvre la capacité réelle et à tout moment d’assurer le paiement des dettes exigibles.

La solvabilité juridique existe lorsque les actifs permettent de rembourser les dettes. Elle n’implique pas la solvabilité
technique.

Le maintien de la solvabilité constitue pour l’entreprise un impératif absolu et permanent. En effet, tout manquement à
cette contrainte, même pour une courte durée place l’entreprise dans une situation de cessation de paiement et menace de
ce fait son existence.

Les principales causes de la cessation de paiements sont le plus souvent des erreurs de gestion, dont notamment au niveau
des choix des investissements et de l’appréciation des équilibres financiers

Cette insolvabilité transitoire menace directement leur indépendance, et peut entrainer leur disparition.

3/ La rentabilité :
Mesure de l’efficacité de l’activité (résultats/moyens engagés), la rentabilité n’est pas au même titre que la solvabilité, une
contrainte permanente et absolue.

Notion très large du fait des ses multiples aspects, la rentabilité n’a pas une mesure mais apprécie au travers de différents
indicateurs privilégiant l’aspect technique (rentabilité économique) ou financier (rentabilité financière)

L’équilibre financier est maintenu si la firme est en mesure de dégager des ressources monétaires suffisantes pour
rembourser les emprunts de financer sa croissance. Ce mécanisme n’est possible que si les moyens techniques et financiers
sont employés avec efficience.

A plus court terme, l’entreprise doit maintenir sa capacité à financer son exploitation par les recettes tirées de ses ventes. Si
tel est le cas ; l’absence de rentabilité menace la solvabilité future.

4/ Le triangle du diagnostic financier :

L’objectif fondamental de toute analyse est de mettre en lumière la dynamique financière existant entre les trois concepts
définis précédemment. Cette dynamique peut être schématisée par le triangle suivant :

Sa compréhension appelle les remarques suivantes :

- L’analyse des seuls sommets du triangle en dehors de toute considération des liens qui existent entre eux n’a peu
d’intérêt pour l’analyste. La connaissance de la structure financière d’une firme n’a d’utilité que si elle conduit à
une réflexion sur la rentabilité et la solvabilité. Il en va de même pour la rentabilité, dont un niveau élevé peut
entrainer des menaces sur la solvabilité à court terme.
- Le danger de toute analyse est en effet de focaliser la réflexion sur plusieurs points compartimentés, sans
référence aux interactions qui les lient. Eviter ce piège suppose d’interpréter chaque dysfonctionnement, chaque
déséquilibre à la lumière des autres activités financières ou même technique, environnementales, commerciales
de l’entreprise.

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II- Les objectifs des utilisateurs de l’analyse financière

Les objectifs d’une analyse financière sont fortement dépendants de la position de l’analyse financière.

Les services financiers d’une firme ont pour mission de produire à l’usage de la direction générale des informations devant
aider à la définition des politiques de développement et à la prise de décision dans la gestion financière et courante de
l’entreprise.

Les analystes extérieurs concentrent leurs études sur tel ou tel aspect particulier de la situation financière de la firme :
garantie de remboursement offerte et capacité à dégager de l’autofinancement pour le banquier, rentabilité en capital pour
l’actionnaire, solvabilité à court terme pour le fournisseur.

De ce fait, la conduite d’une analyse financière dépend des buts de celui qui la réalise ou la commande. On peut citer :

- Les gestionnaires : la direction générales, les services administratifs et financiers, les responsables de
département
- Les actionnaires actuels ou potentiels : les propriétaires actionnaires
- Les prêteurs : institutions financières (banques, bailleurs de fonds)
- L’Etat et ses administrations
- Les autres partenaires de l’entreprise : clients, fournisseurs, salariés, concurrents etc.

Section 2 : la méthodologie de l’analyse financière

I- Les sources d’information financières :

Les méthodes d’analyse financière répondent à des besoins différenciés et obéissent donc à des logiques et à des
orientations analytiques diversifiées. Malgré cette diversité, il existe une méthodologie de base de l’analyse financière qui
consiste :

- Premièrement à récolter les informations nécessaires à l’étude


- Deuxièmement à traiter ces informations pour les besoins de l’analyse et à en extraire les indications pertinentes
- Troisièmement à élaborer un diagnostic accompagné éventuellement des recommandations pour les décideurs

Du fait de leur nature et de leur objet, l’analyse financière et la comptabilité générale ont un regard différent sur
l’information économique et financière qu’elles ont à traiter

La comptabilité générale a une approche positive tandis que l’analyse financière une approche normative.

La comptabilité se présente surtout comme un système d’enregistrement et de traitement des informations économiques
et financières concernant l’entreprise : selon Elie COHEN, sa vocation se limite donc au seul constat des flux de valeur qui
animent l’entreprise et des stocks de biens, des dettes et des créances qui forment son patrimoine.

Au contraire, l’analyse financière adopte une démarche subjective. Elle a pour objet d’interpréter les informations dont elle
dispose afin de porter un jugement sur la situation et les performances de l’entreprise.

La comptabilité est soumise à un formalisme auquel elle ne peut échapper.

II- La démarche de l’analyse financière

A/ Les principales méthodes de l’analyse financière :

1- La méthode statique :

Cette méthode s’appuie principalement sur l’étude du bilan. Elle permet d’analyser la situation financière, la solvabilité et,
mais de manière incomplète, la rentabilité de l’entreprise. Elle permet également de mettre en évidence les incidences de
la structure financière sur la solvabilité et la rentabilité.

L’analyse statique forme le noyau classique de l’analyse financière.

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2- La méthode comparative :

Elle permet également de mesurer des caractéristiques de la firme aussi importants que l’intensité capitalistique,
l’indépendance financière, la rotation des stocks, la productivité etc….

3- La méthode par les flux :

L’analyse par les flux encore appelé analyse dynamique ou analyse différentielle est souvent complexe mais elle est
extrêmement importante en ce sens qu’elle étudie les flux de valeur animant l’entreprise. Elle permet de retracer le
parcours financier d’une entreprise en s’attachant à l’équilibre entre les emplois et les ressources à long, moyen et court
terme. L’analyse par les flux peut ainsi amener à une compréhension historique des problèmes de trésorerie que
l’entreprise a rencontrés.

Chapitre 2 : la structure financière du bilan

La méthode statique consiste en une lecture du bilan orientée vers l’étude de la structure ou situation financière. Celle-ci
est définie comme l’aptitude de l’entreprise à maintenir un degré de liquidité suffisant pour assurer en permanence sa
rentabilité.

L’étude de la structure financière suppose des retraitements et une mise en forme du bilan comptable.

I- Rôle du bilan financier :

Le bilan financier permet de mesurer les risques encourus par l’entreprise eu égard aux dettes et aux créances et à leur
échéance.
Le bilan financier doit permettre de renseigner les actionnaires et les tiers (notamment les prêteurs) quant à la solvabilité
de l’entreprise et surtout quant à sa liquidité financière.
Le bilan financier est également appelé bilan-liquidité.

Le rôle du bilan financier est :

- De présenter le patrimoine de l’entreprise : les postes du bilan sont évalués, si possible à leur valeur vénale(
valeur actuelle de l immo)
- De déterminer l’équilibre financier en comparant les différentes masses du bilan classées selon leur degré de
liquidité ou d’exigibilité et en observant le degré de couverture du passif exigible par les actifs liquides
- D’évaluer la liquidité du bilan : capacité de l’entreprise à faire face à ses dettes à moins d’un an à l’aide de son
actif circulant à moins d’un an
- D’estimer la solvabilité de l’entreprise : l’actif est suffisant pour couvrir toutes les dettes
- De permettre la prise de décision

II- La structure du bilan financier :

Le bilan financier s’établit à partir du bilan comptable après affectation du résultat.

Toutes fois certaines corrections doivent être effectuées de manière à classer les éléments de l’actif et du passif en quatre
masses homogènes significatives.

1/ les masses :

L’entreprise possède des actifs dont le délai de transformations en monnaie est plus ou moins long.

- Actif à moins d’un an

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- Actif à plus d’un an

Ces actifs servent à faire face aux passifs plus ou moins exigibles :

- Passif à plus d’un an : capitaux propres et dettes


- Passif à moins d’un an : dettes

Les postes de l’actif sont évalués à leur valeur actuelle nette

2/ les retraitements :

Afin d’établir le bilan financier, le bilan comptable subit plusieurs retraitements permettant de :

- Reclasser les créances et les dettes selon leur échéance ;


- Intégrer les éléments hors bilan : plus ou moins-values latente et effets escomptés non échus c’est-à-dire les
effets de commerce remis en banque avant la date d’échéance ;
- Eliminer certains postes du bilan comptable dont la valeur vénale est nulle et considérée comme de l’actif fictif :
frais d’établissement, fonds de commerce, prime de remboursement des emprunts, charges à répartir.

3/ présentation du bilan financier après retraitement

Le bilan financier après retraitement du bilan comptable est généralement présenté comme suite :

ACTIF (DEGRE DE LIQUIDITE) PASSIF (DEGRE D'EXIGIBILITE)


ACTIF A PLUS D'UN AN PASSIF A PLUS D'UN AN
(+) part de l'actif circulant net à plus d'un an (stock outil,
créances) Capitaux propres
(+) charges constatées d'avance à plus d'un an (+) actionnaire capital non appelé
(-) part de l'actif immobilisé net à moins d'un an (+) écart de conversion passif
(-) capital souscrit non appelé (+) plus-values latentes
(-) frais d'établissement (+) compte courants bloqués
(-) charges à répartir (-) frais d'établissement
(-) primes de remboursement des obligations (-) charges à répartir
(-) frais de cherche et de développement (-) frais de recherche et de développement
(-) fonds commercial (-) charges constatées d'avances
(-) dividendes à payer
ACTIF A MOINS D'UN AN (-) fonds commercial
Actif circulant net (-) provisions réglementées
(+) part de l'actif immobilisé à moins d'un an
(+) effets escomptés non échus DETTE A PLUS D'UN AN
(+) capital souscrit non appelé (+) provision à plus d'un an
(+) part d'écart de conversion actif couvert par une
provision (+) produits constatées d'avances à plus d'un an
(+) trésorerie actif net (+) passif circulant à plus d'un an
(-) part de l'actif circulant à plus d'un an (-) dettes à moins d'un an
(-) charges constatées d'avances
DETTE A MOINS D'UN AN
(+) dettes à moins d'un an
(+) provision à moins d'un an
(+) effets escomptés non échus
(+) produit constatés d'avances à moins d'un an
(+) dividendes à payer
(+) trésorerie passif

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Exercice ‘application :

Le bilan en milliers de francs de l’entreprise LEM’S et Fils se résume ainsi pour le dernier exercice :

AMORTS OU
ACTIF MONTANT BRUT PROV MONTANT NETS
Immobilisations incorporelles (1) 20 000 4 000 16 000
Immobilisations corporelles 180 000 52 000 128 000
TOTAL ACTIF IMMOBILISE 200 000 56 000 144 000
Stocks 92 000 4 000 88 000
Créances clients (2) 66 000 2 000 64 000
Autres créances 8 000 8 000
TOTAL ACTIF CIRCULANT 166 000 6 000 160 000
Disponibilités 36 000 36 000

TOTAL ACTIT 402 000 62 000 340 000

(1) : il s’agit de frais d’établissement


(2) : dont à plus d’un an = 14.000
Les effets escomptés non échus s’élèvent à 9.400

PASSIF MONTANTS
Capital 100 000
Réserves 44 000
Résultat de l'exercice (3) 46 000
TOTAL CAPITAUX PROPRES 190 000
Emprunts auprès des banques (4) 84 000
Dettes fournisseurs (5) 46 000
Dettes fiscales et sociales 14 000
Autres dettes 6 000
TOTAL PASSIF CIRCULANT 66 000

TOTAL PASSIF 340 000

(3) : dont distribution de dividendes 20.000, le reste porté en réserves


(4) : dont à moins d’un an 16.000
(5) : dont à plus d’un an 5.000

Travail à faire : Présenter le bilan financier détaillé et condensé

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TD N°1 : sur la structure financière du bilan

La balance par solde après inventaire (exercice N) de l’entreprise MONDJO INTERNATIONAL se présente comme suite en
milliers de francs :

SOLDES

COMPTES INTITULE DES COMPTES DEBIT CREDIT


101 Capital 3 000 000
111 Réserves 2 800 000
112 Report à nouveau 25 000
131 Résultat de l'exercice ???
Provisions pour risques 42 000
161 Emprunt auprès des banques (1) 1 200 000
201 Frais d'établissement 90 000
22 Terrains 430 000
23 Constructions 2 970 000
245 Matériel de transport 148 000
244 Matériel de bureau et matériel informatique 195 000
244 Mobilier 184 000
271 Prêt (2) 15 000
275 Dépôt et cautionnement versés 6 000
2811 Amortissement des frais d'établissement 60 000
2831 Amortissement des constructions 788 000
2845 Amortissement du matériel de transport 22 200
2844 Amortissement du mat. De bur. et mat. informatique 58 500
2844 Amortissement du mobilier 83 600
311 Stocks de marchandises 482 000
401 Fournisseurs 1 984 000
402 Fournisseurs effets à payer 1 163 000
481 Fournisseurs d'immobilisations 73 500
408 Fournisseurs factures non parvenues 9 270
411 Clients (3) 3 109 800
412 Clients effets à recevoir 845 000
4181 Clients factures à établir 6 340
447 Etat impôt sur les bénéfices 554 000
4441 TVA à décaisser 526 340
476 Charges constatées d'avance 16 920
477 Produits constatés d'avance 4 040
491 Dépréciation des comptes clients 62 500
502 Actions 80 470
521 Banques 3 134 680
571 Caisse 2 178

(1) : dont à moins d’un an 72.980


(2) : dont à moins d’un an 10.000
(3) : dont à plus d’un an 48.900

Vous disposez en outre des informations complémentaires suivantes :

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- Les effets escompté non échus 282.000


- Le terrain a une valeur réelle nette de 520.000
- Les constructions ont une valeur nette réelle de 2.810.000
- Les résultats à distribuer aux associés sont estimés à 220.000

Travail à faire :

1/ Déterminer le résultat de l’exercice

2/ Effectuer les retraitements

3/ Présenter le bilan financier détaillé et condensé

Chapitre 3 : Le compte de résultat

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I- Définition :

Le tableau des soldes caractéristiques de gestion ou compte de résultat est un tableau qui retrace l’activité d’une entreprise
au cours d’une période aboutissant sur la formation du résultat net par la différence entre les charges et les produits de
l’exercice.

A) PRESENTATION

COMPTE DE RESULTAT – SYSTEME NORMAL

B) STUCTURE GENERALE

Les quatre niveaux l’analyse :

 Niveau d’exploitation => Résultat d’exploitation


} Résultat Activité Ordinaire

 Niveaux financier => Résultat financier

 Niveau HAO => Résultat HAO

 Niveau Global =>Impôt sur le résultat et participation => Résultat Net

1) LES SOLDES DES GESTION

1.1) La Marge Brute


C’est la marge que l’entreprise tire de la revente de marchandises achetées en « l’état », c’est à dire sans opérer de
transformation. C’est la différence entre le montant des ventes de marchandises et les achats consommés de marchandises
Elle se calcule dans les entreprises commerciales ou dans la branche négoce des entreprises industrielles.

Elle est égale à :

Ventes de Marchandises

- Achats de Marchandises

+ ou -Variations de stocks

_____________________________________________________

MARGE BRUTE SUR MARCHANDISES

La marge brute est différente de la marge commerciale qui est calculée dans une optique coût d’achat tenant compte des
frais accessoires et des frais d’approvisionnement

L’évolution de la marge peut s’apprécier à travers :


- le taux de marge : marge brute /coût d’achat des marchandises vendues

qui mesure la marge brute générée par un (1) franc d’achat de marchandises

- le taux de marque : marge brute / CAHT

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qui mesure la marge brute obtenue pour un (1) franc de chiffre d’affaires hors taxes

1.2) La Marge Brute sur Matières Premières


Elle est déterminée dans les entreprises industrielles et de bâtiment (travaux publics) et est surtout intéressante dans les
entreprises ou la matière première constitue une part significative de la production.

Elle est égale à :

+ Production de l’exercice

- Achats de matières premières

+ ou -Variations de stock

MARGE BRUTE SUR MATIERES PREMIERES

1.3) La valeur ajoutée


La valeur ajoutée retrace la création ou l’accroissement de valeur apportée par l’entreprise dans l’exercice de ses activités
professionnelles courantes aux biens et services en provenance des tiers. Elle est égale à :

+ Marge brute sur marchandises

+ Marge brute sur matières premières

+ Produits accessoires

+ Subvention d’exploitation

+ Autres produits

- Autres achats

+ ou – Variation des stocks

- Transport

- Services extérieurs

- Impôts et taxes

- Autres charges

……………………………….

Valeur ajoutée

On peut également écrire :

12

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Marge brute sur marchandises

+ Production de l’exercice

+ Produits accessoires, subvention d’exploitation et autres produits

- Consommations et charges externes

…………………………………………………………………

Valeur ajoutée

Cette approche de la valeur ajoutée est dénommée approche soustractive.

La notion de la valeur ajoutée constitue un des éléments essentiels, un des outils majeurs de l’analyse financière.

Si le chiffre d’affaire reflète l’activité externe, la valeur ajoutée elle reflète l’activité interne de l’entreprise et son aptitude à
effectuer la meilleure combinaison possible des facteurs de production c’est à dire des facteurs humains et matériels.

La valeur ajoutée représente donc la richesse créée par l’entreprise.

La valeur ajoutée est également un instrument de mesure de la taille économique. Ainsi on peut dire que deux entreprises
réalisant le même chiffre d’affaire que la plus « importante » économiquement est celle dont la valeur ajoutée est la plus
forte.

La valeur ajoutée est également représentative du degré d’intégration de l’entreprise.

Le rapport = Valeur ajoutée traduit le degré d’intégration verticale de l’entreprise


Production

La valeur ajoutée étant la richesse crée par l’entreprise, l’étude de la répartition de cette richesse donne des indications
intéressantes sur la structure interne de l’entreprise :

Personnel : charges de personnel + participation des travailleurs

Etat : impôt sur le résultat

Prêteurs : charges d’intérêt sur emprunts

Associés : dividendes + intérêts de comptes courants

Entreprise : autofinancement

Cette répartition de la valeur ajoutée constitue un second mode de calcul de la valeur ajoutée dénommé méthode additive.

1.4) L’excédent brut d’exploitation

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C’est l’indicateur pivot de la performance économique de l’entreprise, à la fois résultant de toute la gestion courante et
préalable à une répartition qui diffère d’une entreprise à l’autre.

Il est égal à :

Valeur ajoutée

- charges de personnel

_____________________________________
Excédent brut d’exploitation

L’EBE apparaît comme un solde avant :

 Dotation aux amortissements


 Charges financières
 Toute incidence hors activité ordinaire
 impôt sur le résultat
C’est justement parce qu’il ne subit pas de distorsions d’une entreprise à une autre et qu’il est indépendant du degré
d’intégration économique, que l’EBE est l’indicateur le plus pertinent pour opérer des comparaisons intra-sectorielles.

En outre l’EBE représente la trésorerie potentielle générée par l’exploitation, sa capacité à produire des ressources
financières (potentielles du fait des décalages de paiement).

L’EBE est enfin le point de départ de plusieurs calculs financiers : CAFG, EBE, ou rentabilité économique.

1.5) Le résultat d’exploitation

Il reflète l’activité normale de l’entreprise, mais après prise en compte des dotations et reprises sur amortissements et
provisions d’exploitation. Il est moins comparable avec les entreprises concurrentes, mais reste un bon outil d’appréciation
des performances économiques si l’on raisonne dans une logique interne et pluriannuelle.

1.6) Le résultat financier

C’est le solde entre les produits et les charges financières d’une entreprise. Il est égal à :

Produits financiers

- Charges financières

________________________________

Résultat financier

Il permet d’apprécier l’incidence des charges financière sur la rentabilité ou la part prise par les produits financiers.

1.7) Le résultat des activités ordinaires

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C’est le résultat lié aux activités ordinaires de l’entreprise.

Il est égal à :

Résultat d’exploitation

+ Résultat financier

____________________________________

Résultat activités ordinaires

1.8) Le résultat hors activités ordinaires

C’est le solde entre les produits et les charges sans rapport avec l’activité courante et récurrente de l’entreprise.

Produits HAO

- Charges HAO

______________

Résultat HAO

C’est un solde qui n’est pas pertinent dans l’appréciation des performances de l’entreprise.

1.9) Le résultat net

C’est le solde découlant de tous les produits et toutes les charges au cours d’une période déterminée et après calcul de la
participation et de l’impôt sur le résultat.

Un bénéfice n’est pas nécessairement le signe d’une saine gestion. Néanmoins le Résultat Net reste un outil de
communication important.

II. LES SOLDES GLOBAUX

1) La valeur ajoutée globale

C’est la richesse totale produite par l’entreprise au cours de l’exercice et que se partageront : le personnel, l’Etat, les
prêteurs et l’entreprise elle-même.

Elle est égale à :

VAG = Valeur ajoutée du compte de résultat

+ Autres produits encaissables sauf produits sur cessions d’immobilisations - Autres


charges décaissables sauf charges de personnel (dont personnel extérieur et participation), Frais financiers, et
impôt sur le résultat.

EXERCICE D’APPLICATION

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A partir des informations en milliers de francs, il vous est demandé de présenter le tableau des soldes caractéristiques de
gestion

Achat de marchandises……………………………………………………………………………………………….. 6 840

Achat de matières premières et autres approvisionnement………………………………………… 39 360

Autres achats et charges extérieurs………………………………………………………………………………. 14 400

Autres charges de gestion courante………………………………………………………………………………. 720

Autres produits d’exploitation………………………………………………………………………………………. 1 440

Charges de personnel…………………………………………………………………………………………………… 24 000

Charges d’intérêts…………………………………………………………………………………………………………. 3 180

Charges exceptionnelles sur opération de gestion………………………………………………………… 2 640

Dotations d’exploitation…………………………………………………………………………………………………… 13 500

Dotations exceptionnelles………………………………………………………………………………………………… 3 000

Dotations financières………………………………………………………………………………………………………… 480

Impôts et taxes…………………………………………………………………………………………………………………. 6 000

Impôts sur les bénéfices…………………………………………………………………………………………………… 21 900

Intérêts perçus…………………………………………………………………………………………………………………. 540

Production immobilisée………………………………………………………………………………………………….. 1 200

Production stockée…………………………………………………………………………………………………………. 6 600

Production vendue…………………………………………………………………………………………………………. 96 120

Produits de cession d’éléments d’actifs……………………………………………………………………………. 14 400

Produits exceptionnels sur opération de gestion……………………………………………………………… 480

Reprises sur provisions d’exploitation……………………………………………………………………………… 11 100

Reprises sur provisions exceptionnelles………………………………………………………………………….. 720

Reprises sur provisions financières…………………………………………………………………………………… 2 640

Subvention d’exploitation reçue………………………………………………………………………………………. 2 400

Valeurs comptables des éléments d’actifs cédés……………………………………………………………. ..6 000

Variation des stocks de marchandises……………………………………………………………………………… 240

Variation des stocks de matières premières et autres approvisionnement……………………… 1 200

Ventes de marchandises………………………………………………………………………………………………….. 11 820

TD N°2 SUR LE COMPTE DE RESULTAT

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Les charges et les produits du compte de résultat de la société LAMATOUZ – INDUSTRIE se présente comme suite au 31-12-
2014 en milliers de francs :

CHARGES MONTANT PRODUITS MONTANT

Achats de marchandises 110 000 Ventes de marchandises 260 000


Variation de stock de marchandises 10 000 Production vendue 350 000
Achat de matières 1ères 20 000 Production stockée 24 000
Variation de stock de mat. 1ères 4 000 Subvention d'exploitation 5 000
Autres achats 40 000 Reprises sur provision d'exploitation 30 000
services extérieurs 64 000 Transfert de charges d'exploitation 6 000
Impôts et taxes 4 000 Intérêts reçus 2 000
Charges de personnel 300 000 Produits de cession d'éléments d'actifs 7 000
Dotations d'exploitation 86 000 Quote part de résultat sur opérations faites en commun 1 000
Intérêts versés 32 000
valeur comptable des éléments d'actif cédés 8 000
Participation des salariés 2 000
Impôts sur les bénéfices 12 000
Résultat de l'exercice 21 000
TOTAL 685 000 TOTAL 685 000

NB : la quote part de résultat sur les opérations faites en commun est en un élément de produit hors activités ordinaires.

Travail à faire :

1/ Présentez le tableau des soldes intermédiaires de gestion selon les normes SYSCOHADA permettant d’aboutir au résultat
de 21.000 figurant sur le tableau ci-dessus

2/ Interpréter le solde valeur ajoutée

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Chapitre 4 : les outils d’analyse et de gestion financière

L’analyse de l’équilibre financier et de la solvabilité est menée à l’aide de trois éléments :

- Le fond de roulement (FR)


- Le besoin en fond de roulement (BFR)
- La trésorerie nette (TN)

I- Le fond de roulement :

Le fond de roulement est défini comme le montant des ressources permanentes restant à la disposition de l’entreprise
après financement de ses emplois stables

Le calcul du fond de roulement peut se faire de deux manières :

- Par le haut du bilan : FR = capitaux permanents - actif immobilisé net


- Par le bas du bilan : FR = actif à moins d’un an - dettes à court terme

Que le fond de roulement soit calculé par le haut ou par le bas du bilan, sa signification reste identique : il représente un
excès de ressources longues par apport aux emplois stables, et donc une marge de sécurité pour le financement des actifs
circulants.

II- Le besoin en fond de roulement :

L’analyse de BFR va permettre de confirmer ou d’infirmer les présomptions de difficultés financières révélées par l’étude de
fond de roulement.

Elle introduit également la notion de dynamique de la solvabilité. La capacité de l’entreprise à faire face à ses échéances
n’est pas une donnée en soi. Elle est intimement liée à sa capacité à générer de la trésorerie à un rythme supérieur à celui
des décaissements auxquels l’entreprise doit faire face.

En effet, le fond de roulement est à cet égard le thème central de l’analyse de l’équilibre financier et de la solvabilité.

Le fonctionnement du cycle d’exploitation exige la détention d’actifs physiques et financiers, les actifs cycliques, que l’on
peut regrouper en trois catégories :

- Les stocks ou valeurs d’exploitation


- Les clients
- Les autres créances

La détention de stocks a pour contrepartie un financement induit : le crédit fournisseur.

La différence entre les actifs induits par l’activité et les dettes à court terme forme le besoin de financement de
l’exploitation.

Le besoin en fond de roulement peut être défini comme la part des besoins liés à l’activité qui n’est financée par des
ressources nées de l’activité.

Il est d’usage de distinguer entre :

- Le BFR d’exploitation, BFRE = emplois d’exploitation - ressources d’exploitation


- Le BFR hors exploitation BFRHE = emplois hors exploitation - ressources hors exploitation

On appelle emplois d’exploitation les besoins à financer périodiquement au rythme de la rotation du cycle d’exploitation.
Ce sont pour l’essentiel :

- Les stocks et en-cours


- Les avances et acomptes versés pour commande d’exploitation
- Les créances d’exploitation
- Les charges constatées d’avance relatives à l’exploitation

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Les ressources d’exploitation correspondent aux dettes d’exploitation représentées par les postes suivants :

- Avances et acomptes reçus sur commande en cours


- Fournisseurs et comptes rattachés
- Dettes fiscales et sociales
- Produits constatés d’avance relatif à l’exploitation

Le BFRHE correspond au besoin de financement né des opérations hors exploitation à court terme, emplois hors
exploitation :

- Acomptes d’impôts sur les bénéfices


- Comptes courants des sociétés
- Créances sur cessions d’immobilisations

Les ressources hors exploitation :

- Dettes sur immobilisation et comptes rattachés


- Dettes fiscales (impôts sur les sociétés)
- Autres

III- La trésorerie :

Dans le cadre de l’analyse menée en terme de FR et de BFR, la trésorerie apparait comme un solde :

TN = FR – BFR

Elle représente l’excèdent (si elle est positive) ou l’insuffisant (si elle est négative) des ressources longues, disponibles après
financement des immobilisations (le FR) sur les besoins de financement nés de l’activité (BFR).

Trois cas de figure peuvent se présenter :

- FR ˃ BFR d’où T˃ 0 : il y’a à priori un bon équilibre financier induisant une solvabilité correcte
- FR ˂ BFR d’où T˂ 0 : il y’a à priori un déséquilibre financier se traduisant par une menace sur la solvabilité
- FR = BFR d’où T = 0 : le principe de prudence conduit à observer une attitude très réservée, voire critique sur la
solvabilité de l’entreprise, malgré un parfait équilibre financier.

Mais cette trésorerie minimum peut aussi être l’expression d’une gestion financière optimale, dont l’objectif de trésorerie
zéro traduit la volonté d’utiliser au mieux les ressources de l’entreprise.

Exemple d’application sur le FR, BFR et TN

Au 31-12-N, le bilan de l’entreprise VIRMEILLE SA se présente ainsi en million de francs :

Bilan en million de francs CFA

AMORT OU
ELEMENTS BRUTS PROV NET PASSIF NET
Immobilisations incorporelles 80 60 20 Capital 500
immobilisations corporelles 1000 300 700 Réserves 100
immobilisations financières 400 50 350 résultat de l'exercice 60
Stocks 320 20 300 provisions pour risques 20
Clients 180 30 150 provisions pour charges 12
effets à recevoir 151 151 emprunts (1) 820
Etat, impôts sur les bénéfices 20 20 fournisseurs 50
débiteurs divers 7 7 effets à payer 120
banques, CCP, caisse 2 2 tva décaissables 12
créditeurs 6
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2160 460 1700 1700


(1) Dont concours bancaires courants : 20

a/ Calculez le fond de roulement net global par les deux méthodes

b/ Déterminez le besoin en fond de roulement et la trésorerie

c/ Expliquez comment ce besoin en fond de roulement est financé

TD N°3 sur le FR, BFR et TN

Les bilans pour trois années successives en milliers de francs CFA de la société MACK’S se présentent comme suite :

ACTIF N1 N2 N3

IMMOBILISATIONS CORPORELLES 186 000 190 000 195 000


IMMOBILISATIONS FINANCIERES 2 380 2 660 2 500
STOCKS 900 2 800 4 600
CREANCES CLIENTS 3 500 4 500 6 870
DISPONIBILITES 220 40 30
TOTAL 193 000 200 000 209 000
PASSIF N1 N2 N3

CAPITAUX PROPRES 65 000 70 000 73 000


PROVISIONS POUR RISQUES 1 400 1 500 1 600
EMPRUNTS 122 000 123 000 126 000
DECOUVERTS BANCAIRES 0 500 2 500
DETTES FOURNISSEURS 3 300 3 600 3 900
DETTES FISCALES ET SOCIALES TOTAL 1 300 1 400 1 500
TOTAL 193 000 200 000 209 000

TAF :

1/ Calculer le fond de roulement pour N1, N2 et N3

2/ Calculer le besoin en fond de roulement pour N1, N2 et N3

3/ Calculer la trésorerie pour N1, N2 et N3

4/ Commenter les résultats obtenus

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1- LA CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT

Pour assurer son développement et faire face à ses dettes, l’entreprise a des besoins de financement.

Afin de financer ses besoins, l’entreprise dispose de ressources de différentes origines.

- Les ressources d’origines externes : les augmentations de capital par rapport, les emprunts, les subventions
- Les ressources d’origines internes : la capacité d’autofinancement générée par l’activité de l’entreprise.

La capacité d’autofinancement (CAF) représente pour l’entreprise, l’excèdent de ressources internes ou le surplus
monétaire potentiel dégagé durant l’exercice par l’ensemble de son activité et qu’elle peut destiner à son autofinancement.

La capacité d’autofinancement permet :

- De rémunérer les associés


- De renouveler et accroitre les investissements
- D’augmenter le fond de roulement
- De rembourser les dettes financières
- De mesurer la capacité de développement et d’indépendance financière de l’entreprise
- De couvrir les pertes probables et risques

Calcul de la CAF :

La capacité d’autofinancement est la différence entre les produits encaissables et les charges décaissables.

Elle se calcul selon deux méthodes :

Méthode soustractive

Excédent brut d’exploitation

+ Transfert de charges d’exploitation

+ Revenus financiers

+ Gain de change

+ Transfert de charges financières

- Frais financiers

- Perte de change

+ Produits HAO

+ Transfert de charge HAO

- Charges HAO

- Participation des travailleurs

- Impôt sur le résultat

_______________________________________________

= CAPACITE D’AUTOFINANCEMENT GLOBALE

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Méthode additive

Résultat de l’exercice

+ Dotations aux amortissements et aux provisions d’exploitation

+ Dotations aux amortissements et aux provisions financières

+ Dotations aux amortissements et aux provisions HAO

- Reprise aux amortissements et aux provisions d’exploitation

- Reprises aux amortissements et aux provisions financières

- Reprises aux amortissements et aux provisions HAO

+ Valeur comptable des cessions d’immobilisation

-Produits des cessions d’immobilisation

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