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ARNIS Louna T11

Henri Bergson est un philosophe français du XXe siècle, connu pour sa réflexion sur le
temps, la mémoire et la conscience. Ce texte s’inscrit dans sa réflexion sur la nature de la
conscience et son rapport au temps. Dans ce texte, il est question du lien entre conscience,
mémoire et temporalité. Le problème auquel Bergson entend répondre est le suivant :
qu’est-ce qui définit fondamentalement la conscience ? En d’autres termes, la conscience
peut-elle exister sans mémoire et sans projection vers l’avenir ? Dans ce texte, il cherche à
montrer que la conscience ne se réduit pas au présent instantané, mais qu’elle est une
continuité entre le passé et l’avenir. Il défend l’idée que toute conscience est mémoire, car
elle conserve le passé, et anticipation, car elle se projette vers le futur. Ainsi, la conscience
est un lien dynamique qui donne une épaisseur au temps et structure notre rapport à
l’existence. Dans un premier temps, l’auteur montre que la conscience est indissociable de
la mémoire. Il explique que sans mémoire, la conscience s’effacerait à chaque instant, ce
qui reviendrait à une forme d’inconscience. Puis, dans un second temps, il développe l’idée
que la conscience ne se limite pas à la conservation du passé, mais qu’elle est aussi une
anticipation de l’avenir. Il insiste sur le fait que toute conscience est une projection vers ce
qui va advenir, guidée par l’attention et l’attente. Enfin, il approfondit cette analyse en
mettant en avant le lien entre conscience et action. Il explique que l’anticipation du futur
pousse à agir, toute action étant une manière d’influencer l’avenir.

Bergson commence par poser la question centrale du texte : qu’est-ce que la conscience ?
Mais au lieu d’en donner une définition abstraite, il affirme qu’elle est une réalité immédiate,
vécue à chaque instant. Ainsi, il suggère que la conscience ne peut pas être enfermée dans
une définition rigide. La conscience est une expérience immédiate et première : tout le
monde la ressent, toutefois la définir reviendrait à la réduire à une abstraction moins claire
que l’expérience elle-même, car la conscience est une donnée immédiate de notre mode
d’existence au monde. Bergson rejoint cette idée en effet en affirmant que la conscience n’a
pas besoin d’être définie pour être comprise. La conscience est définie comme une intuition
intérieure, selon Descartes, ou bien comme un rapport intentionnel au monde selon Husserl.
Bergson, quant à lui, insiste sur l’expérience vécue et refuse de la figer dans une définition
conceptuelle : Descartes définit la conscience comme une certitude absolue du Cogito (« Je
pense, donc je suis »). Husserl, de son côté, insiste sur l’intentionnalité de la conscience («
toute conscience est conscience de quelque chose »). Bergson s’oppose à ces définitions
trop figées et, au contraire, met l’accent sur la conscience comme flux temporel. Ainsi, plutôt
que de donner une définition abstraite, Bergson va caractériser la conscience par son trait le
plus essentiel : la mémoire. Bergson préfère décrire la conscience à travers sa fonction
principale : la mémoire. En effet, une conscience sans mémoire serait incapable de se
reconnaître d’un instant à l’autre. Or, la temporalité de la conscience possède une structure
temporelle qui repose sur la mémoire et l’anticipation. Bergson rejoint cette idée en insistant
justement sur la mémoire comme élément constitutif de la conscience. Husserl affirme que
la conscience est une synthèse qui relie passé, présent et futur. Bergson reprend cette
notion, mais insiste davantage sur l’expérience vécue du temps. Ainsi, si la conscience est
indissociable de la mémoire, alors, sans mémoire, la conscience disparaîtrait à chaque
instant. Même si la mémoire est réduite, elle reste indispensable à la conscience. Sans
mémoire, même minime, la conscience ne pourrait pas exister, car la conscience ne peut
exister qu’au présent composé. Cette idée rejoint la thèse de Bergson : la conscience
n’existe que dans une continuité temporelle. Bergson va maintenant approfondir cette idée
en montrant que, une conscience sans mémoire serait une succession d’instants isolés,
autrement dit, une forme d’inconscience. Autrement dit, sans mémoire, la conscience ne
pourrait pas se maintenir : elle disparaîtrait et renaîtrait sans cesse, ce qui équivaudrait à
une forme d’inconscience. La conscience est toujours tournée vers quelque chose et, elle se
structure dans le temps. Bergson en tire une conséquence radicale : sans mémoire, il n’y
aurait pas de conscience du tout. Sartre distingue la conscience irréflexive (qui vit dans
l’immédiateté) et la conscience réflexive (qui prend du recul sur elle-même). Bergson montre
que, sans mémoire, il n’y aurait que des moments sans continuité possible. Il affirme ainsi
que la conscience est inséparable de la mémoire, car être conscient, c’est forcément
conserver le passé dans le présent. Il ne s’agit pas simplement de se souvenir de temps à
autre, mais bien de toujours porter en soi ce qui a été vécu auparavant. Sans cela, il n’y
aurait pas de continuité, la conscience se limiterait à une série d’instants sans lien, comme
si elle renaissait à chaque seconde. Bergson exprime sa thèse centrale : la conscience
n’existe que parce qu’elle dure, et elle dure parce qu’elle conserve le passé dans le présent.
Elle n’est pas une série d’instants indépendants, comme le suggéreraient pourtant certains
philosophes, pour qui la conscience est une suite de perceptions disjointes. Pour Bergson,
au contraire, ce qui définit la conscience, c’est son caractère fluide et continu. La mémoire
est ce qui fait que le présent est toujours épaissi de ce qui a été. Ainsi, lorsque je regarde
une personne que je connais, je ne la perçois pas comme une inconnue : je la reconnais
grâce à la mémoire. Toute perception est alors colorée par le passé. Ainsi, après avoir
montré que la conscience est mémoire, Bergson souligne un second aspect essentiel

Bergson ajoute alors un deuxième aspect essentiel à la conscience : elle est aussi
anticipation. Autrement dit, cela signifie que la conscience n’est pas seulement tournée vers
le passé, mais encore elle est aussi tendue vers l’avenir, toujours en train d’attendre, de
prévoir, d’orienter l’action vers ce qui va arriver. Ainsi, Bergson souligne ici que la
conscience est inséparable d’une ouverture sur l’avenir. Cette anticipation est une
disposition qui nous pousse à orienter nos actions. De ce fait, la conscience, en tant que
puissance de durée, est toujours entre le passé qu’elle conserve et l’avenir vers lequel elle
est en mouvement. Ensuite, après avoir défini un nouvel aspect à la conscience, Bergson va
approfondir cette idée en montrant que la conscience est fondamentalement attentionnée à
la vie, c’est-à-dire tournée vers l’avenir et l’action. En effet, Bergson invite à observer notre
propre esprit : même lorsqu’il est concentré sur le présent, il le fait en vue de ce qui va
arriver. Autrement dit, notre attention au présent est toujours tournée vers le futur. Par
conséquent, Bergson montre que l’attention au présent n’est jamais gratuite : elle est
finalisée, orientée vers un résultat futur. Cela signifie que la conscience est toujours dans
une dynamique temporelle ; elle est une conscience d’attente. Dès lors, Bergson commence
à lier l’anticipation avec l’action. Ce regard vers l’avenir va expliquer pourquoi la conscience
est inséparable de l’action. Ainsi, Bergson commence à lier l’anticipation avec l’action. Ce
regard vers l’avenir va expliquer pourquoi la conscience est inséparable de l’action. En effet,
pour Bergson, être attentif, c’est être en attente : l’attention au présent est toujours liée à
l’anticipation du futur. Une conscience sans cette attention serait une conscience détachée
du monde, indifférente à la vie. C’est pourquoi Bergson lie la conscience à la vie : la
conscience est vigilance, elle est ce qui nous permet de nous adapter à notre
environnement pour survivre et agir. Ainsi, cela marque une dimension vitale de la
conscience. Dans cette perspective, Bergson introduit ici une dimension biologique : la
conscience est liée à l’adaptation à la vie. Or, cette idée prépare l’argument suivant sur
l’action comme projection dans l’avenir. En effet, l’avenir exerce sur nous une attraction :
nous sommes poussés à agir parce que nous devons nous adapter sans cesse à ce qui
arrive. Dès lors, toute action est une prise sur l’avenir, elle modifie ce qui n’était pas encore.
Ainsi, Bergson montre que la conscience est inséparable de l’action : nous agissons pour
répondre aux sollicitations de l’avenir. Par conséquent, l’homme est ainsi jeté dans l’avenir
par l’action, dans un temps qui est indéterminé. Ainsi, Bergson lie maintenant la conscience,
l’avenir et l’action

Cette liaison le conduit à sa conception centrale : « la conscience est le pont entre le passé
et l’avenir ». Autrement dit, la conscience ne se tourne pas seulement vers le passé, mais
aussi vers l’avenir. Elle est toujours en train d’attendre, de prévoir, d’orienter l’action vers ce
qui va arriver. Ainsi, Bergson insiste sur le fait que la conscience est inséparable d’une
ouverture sur l’avenir. En effet, cette capacité d’anticipation est ce qui nous pousse à agir et
à orienter nos actions en fonction de ce qui pourrait se produire. La conscience, par sa
nature même, est toujours prise entre le passé qu’elle conserve et l’avenir vers lequel elle se
projette. Après avoir posé cela, Bergson approfondit son raisonnement en expliquant que la
conscience est fondamentalement tournée vers la vie, c’est-à-dire qu’elle est toujours liée à
l’avenir et à l’action. Pour mieux comprendre cela, il invite chacun à observer son propre
esprit : même quand nous sommes concentrés sur le présent, nous le faisons toujours en
pensant à ce qui va arriver ensuite. Autrement dit, notre attention au présent est toujours
influencée par ce que nous attendons du futur. C’est pourquoi Bergson affirme que cette
attention n’est jamais gratuite ou neutre : elle est toujours finalisée, c’est-à-dire qu’elle est
dirigée vers un but, un résultat futur. Ainsi, la conscience est forcément prise dans une
dynamique temporelle : elle est attente, projection vers l’avenir. Dès lors, Bergson fait le lien
entre cette anticipation et l’action. En effet, ce regard tourné vers l’avenir explique pourquoi
la conscience est inséparable de l’action. Selon lui, être attentif, c’est être en attente : prêter
attention au présent, c’est toujours anticiper ce qui pourrait arriver. Par conséquent, une
conscience sans attention serait une conscience coupée du monde, indifférente à ce qui se
passe, et donc déconnectée de la vie. Ainsi, Bergson relie la conscience à la vie elle-même :
elle est vigilance, elle nous permet de réagir aux situations, de nous adapter à notre
environnement pour survivre et agir. De ce fait, il introduit ici une dimension biologique
importante : la conscience a pour fonction principale de nous adapter à la vie. Cette réflexion
l’amène alors à une idée essentielle : l’avenir exerce sur nous une sorte de pression ou
d’attraction. Autrement dit, nous sommes constamment poussés à agir, car nous devons
sans cesse nous adapter à ce qui arrive et aux changements de notre environnement. Toute
action est donc une prise sur l’avenir : elle transforme ce qui n’était encore qu’une possibilité
en réalité. Ainsi, pour Bergson, la conscience est inséparable de l’action. En effet, nous
agissons toujours en réponse à ce que l’avenir semble nous demander. Finalement,
l’homme est comme projeté vers l’avenir à travers ses actions, dans un temps qui reste
toujours incertain et indéterminé. Finalement, Bergson montre que conscience, avenir et
action sont intimement liés. Cela l’amène à sa conception fondamentale : la conscience est
ce qui fait le lien entre le passé et l’avenir. Ainsi, la conscience n’est jamais figée, elle est
toujours en mouvement, elle dure, et c’est ce qui fait qu’elle est pleinement vivante

Finalement, Bergson montre que la conscience est inséparable du temps. Elle n’est pas
seulement une suite d’instants présents, mais elle relie toujours le passé et l’avenir. Grâce à
la mémoire, elle retient ce qui a été vécu, et grâce à l’anticipation, elle se tourne vers ce qui
va arriver. C’est ce qui fait que la conscience dure dans le temps et ne se limite pas à
l’instant. Enfin, Bergson insiste sur le lien entre conscience et action : être conscient, c’est
aussi être attentif au monde et agir pour s’adapter à ce qui vient. Ainsi, la conscience est ce
qui nous permet de vivre pleinement en tenant compte du passé tout en avançant vers
l’avenir

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