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Chapitre 3

Le chapitre traite du développement des firmes transnationales (FTN) qui jouent un rôle clé dans la mondialisation en internationalisant le processus de production. Les FTN, qui ont considérablement augmenté en nombre et en poids économique, utilisent divers modes d'accès aux marchés étrangers, y compris les exportations, les investissements directs à l'étranger (IDE) et l'externalisation. Les délocalisations, bien qu'elles entraînent des pertes d'emplois à court terme dans les pays développés, peuvent également créer des emplois à long terme et favoriser l'innovation et la compétitivité.

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Chapitre 3

Le chapitre traite du développement des firmes transnationales (FTN) qui jouent un rôle clé dans la mondialisation en internationalisant le processus de production. Les FTN, qui ont considérablement augmenté en nombre et en poids économique, utilisent divers modes d'accès aux marchés étrangers, y compris les exportations, les investissements directs à l'étranger (IDE) et l'externalisation. Les délocalisations, bien qu'elles entraînent des pertes d'emplois à court terme dans les pays développés, peuvent également créer des emplois à long terme et favoriser l'innovation et la compétitivité.

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Chapitre 3 – Le développement de firmes mondiales

a) – Firmes multinationales ou firmes transnationales ?

1. La mondialisation ne se résume pas au seul accroissement du volume des échanges.

Elle se caractérise également par une internationalisation du processus de production. Ce processus est initié par des firmes
multinationales (FMN) ou transnationales (FTN). Elles sont les principaux vecteurs de cette nouvelle organisation mondiale
de la production par le biais d’implantation de filiales.

2. On parle de firmes multinationales ou transnationales dès lors qu’une société résidente dans un pays détient plus de 10%
du capital dans une autre société résidente dans un autre pays. La première est appelée société-mère, la seconde est
considérée comme une filiale (si elle est détenue à plus de 50%) ou société affiliée (entre 10 et 50% du capital social). Une
firme transnationale possède donc au moins une unité de production à l’étranger et produit grâce à elle hors de son territoire
d’origine.

3. Le terme de firme multinationale est discutable. En effet, il conduit à penser que les firmes pourraient avoir plusieurs
nationalités. Or, on constate que quasiment toutes les firmes conservent une nationalité de référence : celle de leur nation
d’origine. Il est donc préférable de parler de firme transnationale (FTN). Le double sens de ce mot (celui de traverser et celui
de dépasser) signifie que les FTN sont le prolongement extraterritorial de leur nation d’origine, qu’elles débordent tout en
traversant les espaces des pays d’implantation. La firme n’est donc pas au-dessus des nations et inversement, la nation ne se
confond pas avec la délimitation des frontières territoriales. Leur nombre a fortement augmenté, passant de 7 000 dans les
années 1960 à 83 000 en 2010 et contrôlant plus de 810 000 filiales à l’étranger.

4. Le poids des FTN dans l’économie mondiale est, de nos jours, très important. Elles réalisent 25% du PIB mondial contre
7% dans les années 1960. Elles sont à l’origine de plus d'un tiers du commerce international dont 1/3 est un commerce entre
les filiales des groupes (commerce intra-firme). Le stock de capital possédé par les FTN représente 32,4% du PIB mondial en
2010.

b) – Les différents modes d’accès aux marchés étrangers

1. Cependant, la multinationalisation n’est pas, pour une entreprise, le seul mode de conquête des marchés étrangers. Elle
dispose de quatre modes d’entrée :

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 Les exportations constituent le mode d’entrée le plus traditionnel.


Selon Raymond Vernon (International Investment and International Trade in the Product Cycle, 1966) la stratégie mondiale
des firmes est à mettre en parallèle avec le cycle de vie des produits qu’elles proposent.
 Dans un premier temps, le produit tout juste conçu doit être testé : le marché national est alors le plus indiqué. Ce dernier
doit suffire à tirer profit d’une nouveauté du fait de l’absence de concurrents. De plus le prix élevé de ce produit inédit
correspond justement au niveau de vie du marché national (on considère que les entreprises innovantes sont celles des pays
riches).
 Arrivant à un stade de maturité, l’entreprise sur le point de perdre l’exclusivité sur le produit est incitée à le vendre sur les
marchés étrangers avant l’arrivée de ses futurs concurrents. Le produit, s’il connaît un important succès est produit en des
quantités plus importantes ce qui provoque une baisse de son prix. Il devient donc accessible aux consommateurs de pays
moins aisés

 Lorsque le produit atteint un stade de standardisation et se banalise, l’entreprise se doit d’en délocaliser la production dans
les pays à bas salaires pour le réexporter par la suite dans les pays riches. Elle peut éventuellement aussi en délocaliser la
production dans d’autres pays riches qui profiteraient d’avantages technologiques, le tout étant de réduire le plus possible les
coûts de production dans un contexte de concurrence sur les prix.

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 L’investissement direct à l’étranger (IDE) : prise de contrôle de sociétés implantées à l'étranger. Cela peut
prendre plusieurs formes :

 La création de toute pièce d’une filiale à l’étranger (greenfield investment) ce qui est souvent long et difficile. Renault
vient ainsi de s’implanter au Brésil.
 L’achat d’au moins 10% du capital d’une société étrangère (brownfield investment). Ces fusions acquisitions
permettent une entrée rapide sur le marché visé à la condition que les équipes de direction arrivent à s’intégrer dans le
même moule de fonctionnement. Renault a ainsi acheté le constructeur roumain Dacia pour produire la Logan.
 La création d’une filiale commune (joint venture) ce qui permet de profiter des ressources du partenaire (capitaux,
connaissance du marché…) et de limiter les risques. Danone s’est ainsi associé à l’entreprise chinoise Wahaha pour
prendre pied sur le marché chinois des boissons.
 Le réinvestissement sur place des profits réalisés par la filiale étrangère (on parle d’IDE d’extension) et le prêt de la
maison-mère à sa filiale étrangère (on parle d’IDE de restructuration financière) sont aussi considérés comme des IDE.

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 Délocalisations de développement : implantation pour conquête d’un nouveau marché étranger (Renault
s'implante en Russie ou Brésil pour développer ses ventes)..
2. Pour les pays développés : Les délocalisations détruisent des emplois à court terme et en créent à long terme dans
les pays développés.
 Le transfert d’activité vers l’étranger se traduit par des suppressions d’emplois industriels, peu qualifiés et
aisément substituables. Les secteurs de main-d’œuvre sont particulièrement touchés (textile, habillement, jouet,
plasturgie…). Les études ont montré que les délocalisations étaient responsables seulement de la destruction de 1
à 2% des emplois industriels. Mais, plus récemment, ce sont des emplois plus qualifiés dans les services qui ont été
touchés (laboratoires d’analyses médicales, services informatiques, recherche-développement, centre d’appels ou
de traitement des données...). En effet, deux facteurs jouent dans la délocalisation des services :
 L’abaissement du coût du traitement de l’information grâce à Internet ;
 L’existence d’une main-d’œuvre qualifiée moins chère parlant anglais, français, espagnol dans les pays
émergents. En France, selon une étude de l'Insee, environ 95 000 emplois industriels auraient été supprimés en
France et délocalisés à l’étranger entre 1995 et 2001, soit en moyenne 13 500 chaque année. À titre de
comparaison, les suppressions d’emplois brutes annuelles dans l’industrie sont de l’ordre de 500 000. En rythme
annuel, 0,35 % des emplois industriels auraient été délocalisés chaque année entre 1995 et 2001, soit un peu plus
d’un emploi sur 300. 
 Cependant, les délocalisations créent des emplois à long terme dans les pays développés. Plusieurs éléments
jouent dans ce sens :
 La délocalisation diminue les coûts des entreprises menacées par la concurrence internationale et augmente
leurs bénéfices ce qui leur permet de préserver les emplois « abrités » de la concurrence et d’investir dans de
nouvelles activités moins exposées.
 La délocalisation des activités traditionnelles oblige l’entreprise à innover et à se spécialiser dans les secteurs à
plus forte valeur ajoutée ce qui créera des emplois qualifiés et renforcera la compétitivité hors prix de l’entreprise.
Les emplois qualifiés créés se substitueront aux emplois peu qualifiés perdus.
 La délocalisation permet d’importer des produits moins chers ce qui va augmenter le pouvoir d’achat des
consommateurs qui vont déplacer leur demande sur des services produits localement.
 La délocalisation permet de faire connaître à l’étranger les produits nationaux, leur marque, ce qui se traduira
plus tard par une hausse des exportations des produits plus haut de gamme, une hausse de la production et des
emplois.
 La délocalisation favorise les transferts de technologie et donc le développement des pays où a lieu la
localisation. Ces pays, en s’enrichissant, achèteront nos produits, à condition qu’ils soient compétitifs. Les produits
de luxe français s’exportent ainsi en Chine, en Inde…
 La délocalisation permet le rapatriement des profits qui enrichiront les agents résidents ce qui sera favorable à
l’investissement et à la consommation sur place. Ainsi, une étude récente concernant les délocalisations françaises
en Europe de l’Est, a montré que la France dégageait des excédents commerciaux avec ces pays ce qui se traduisait
par un solde positif de 18 500 emplois.
 Si les délocalisations ont un faible impact sur le volume de l'emploi dans les pays développés, elles ont, en
revanche, des effets sur la structure des emplois et sur les conditions d'emploi de la main-d'œuvre.
 L’externalisation : au lieu de faire, l’entreprise peut confier une partie ou la totalité de la production à un sous-
traitant étranger dont les coûts de production sont moins élevés. C’est la stratégie de Nike qui est une entreprise
sans usines et qui fait produire ses articles par des sous-traitants asiatiques
 Le licensing consiste à vendre le droit d’utilisation d’un savoir faire sous la forme de la location de licences d’un
brevet ou sous la forme d’un contrat de franchise. La firme Mac Donald s’est ainsi implantée dans le monde sans
à avoir à posséder l’ensemble de ses restaurants.
c) – Firmes transnationales et investissements directs à l’étranger

1. Les FTN s’implantent à l’étranger en développant les investissements directs à l’étranger (IDE). Pour mesurer la stratégie
des FTN, il faut donc étudier les flux et les stocks d’IDE.

=> Un flux d’IDE correspond à une exportation de capitaux ou à un réinvestissement sur place dans le but de développer
une production à l’étranger. Il peut se faire selon quatre modalités principales :

 La construction d’un site de production (on parle donc d’investissement greenfield).


 Le rachat d’un site de production existant (fusion et acquisition).
 Le prêt à une filiale ou à une société affiliée implantée à l’étranger.
 Le réinvestissement sur place d’une partie des profits des sociétés contrôlées à l’étranger.
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La délocalisation

1. La multiplication des implantations de filiales dans les pays disposant de main d’œuvre peu chère et/ ou de
législations du travail plus souples ont fait craindre des destructions d’emplois dans les pays développés ou pour le
moins un manque à gagner en termes de nouveaux emplois. Cependant, il ne faut pas confondre IDE et
délocalisation. Tous les IDE ne sont pas des délocalisations. Toutes les délocalisations ne prennent pas la forme
d’un IDE. Le terme délocalisation a deux sens :
 Au sens strict, la délocalisation c’est la fermeture d’une usine dont les équipements vont être implantés à
l’étranger. Cela représenterait 4 à 5 % des Investissements Directs à l’Etranger.
 Au sens large, c’est l’arrêt de la fabrication d’un produit sur le sol national qui va être remplacée par une
production étrangère confiée à une filiale où à un sous-traitant dont les produits seront importés. Leur part est plus
importante (10% des IDE).
 Cela comprend des :
 Délocalisations d’accompagnement : Valéo (fournisseur) suit son donneur d’ordre (Volkswagen) ;
 Délocalisations « défensives » : conséquence d’une très forte concurrence sur les coûts (Lafuma délocalise en
Chine pour affronter la concurrence chinoise).
 Délocalisations « offensives » : recentrage d’une entreprise sur son cœur de métier et (ou) volonté d’accroître les
profits (Renault fait produire la Clio en Slovénie).

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