0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
35 vues23 pages

Institutions Administrativespdf

Le document traite des institutions administratives en France, en mettant l'accent sur leur évolution, leur organisation et leur rôle au sein de l'État. Il aborde la distinction entre les institutions judiciaires et administratives, ainsi que les principes de décentralisation et d'autonomie des collectivités territoriales. Enfin, il souligne l'importance de l'intérêt général et les enjeux liés à la numérisation de l'administration publique.

Transféré par

Narimène L'ghoul
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
35 vues23 pages

Institutions Administrativespdf

Le document traite des institutions administratives en France, en mettant l'accent sur leur évolution, leur organisation et leur rôle au sein de l'État. Il aborde la distinction entre les institutions judiciaires et administratives, ainsi que les principes de décentralisation et d'autonomie des collectivités territoriales. Enfin, il souligne l'importance de l'intérêt général et les enjeux liés à la numérisation de l'administration publique.

Transféré par

Narimène L'ghoul
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Institutions administratives

Introduction :

institutions administratives : du latin, désigne l’action par laquelle on établit qlqch de manière
durable mais aussi le résultat de cette action
droit pv, institution du mariage : régime institué de manière durable
institutions de droit civil, institutions juridictionnelles
le système juridictionnel fr se divise en deux ordres : judiciaire et administratif
ordre judiciaire : comporte l’ensemble des juridictions judiciaires qui traite des affaires privées
ordre ad : institutions juridictionnelles qui appliquent le droit public, les règles, les litiges publics

séparation des pvrs fait qu’on distingue les institutions juridictionnelles d’administratives
les institutions politiques : rôle dans l’exercice du pouvoir politique

« administratif » : serviteur en latin, institution au service de l’État


au service de l’intérêt général (administration publique)
s’oppose au sens du droit des biens, gérer un patrimoine pour le compte d’autrui, au service d’un
intérêt privé

fonction utilitariste de l’intérêt général, au service d’un exécutif, soumise au pouvoir exécutif en
principe
l’administration a des prétentions d’autonomie, avec l’expression de « burocratie »

Section 1 : l’évolution des institutions administratives contemporaines

développement croissant et légalité

A_ le développement croissant de l’activité administrative

origine de l’extension de l’intérêt général


services publics en hausse

intérêt général : utilitariste selon la vision américaine (Adam Smith), accéder à l’intérêt commun
en poursuivant son propre objectif, somme des intérêts de chacun
conception volontariste de l’intérêt général selon les français, défendue par Rousseau
→ volonté générale qui a besoin de sacrifices énormes. Tout le monde doit sacrifier ses intérêts
personnels
l’intérêt général constitue ce que la société considère à un instant donné comme étant la volonté
générale

jurisprudence administrative : montre que la notion d’intérêt général est contingente, varie en
fonctions des circonstances de temps et de lieu, des mentalités et des moeurs, s’adapte au mutations
politiques, sociales et économiques.
Ex : les activités culturelles au début du XX siècle ne faisait pas partie de l’intérêt général
arrêt astruc : on considère que l’activité d’un théâtre n’est pas d’intérêt général
Maurice hauriou s’exprime sur cet arrêt en défendent l’idée que le théâtre divertit de la vie sérieuse
En 1923, l’arrêt Gheusi considère que le théâtre est d’intérêt général et peut devenir un service
public

autre ex : commerce de la cigarette qui était autrefois d’intérêt général, et contre lequel on lutte
aujourd’hui
en bref, l’intérêt général évolue

catégorie juridique : notion à laquelle est associée des règles, un régime juridique
principe constitutionnel de continuité du service public, principe d’adaptabilité du service public,
principe d’égalité devant le service public, principe de neutralité du service public
implique la qualification de service public

extension dans la sphère économique


désengagement dans le secteur économique vers 1986

soumission de l’administration au droit


principe de légalité et de juridicité
→ les actes édictés par l’administration doivent respecter le droit
→ l’administration ne peut agir que si le droit l’a habilité à le faire, il lui faut une compétence
Idée de l’État de droit qui signifie aussi que la loi est soumise à des textes, règles et principes qui lui
sont supérieurs. Il a pour objet de sauvegarder les droits fondamentaux des citoyens

droit administratif souvent qualifié d’autonome et d’exorbitant (ex-droit privé)


→ il doit être adapté à la poursuite par les institutions administratives de l’intérêt général

enjeux intellectuels de l’administration :

A_ notion de simplification administrative avec un enjeu économique

En France, l’administration est complexe. Modèle d’organisation d’un Etat unitaire décentralisé
dont les institutions ont des idées contradictoires
On veut une seule loi, une seule Constitution, et une libre administration des collectivités
territoriales qui donne les compétences aux libertés territoriales qu’elles exercent dans leur intérêt
propre par les Conseils élus dans le cas d’un contrôle de la légalité
enchevêtrement des règles
à l’origine, droit d’origine jurisprudentielle
la simplification administrative a pu intervenir grâce à d’importants mouvements de codifications
(code général de la fonction publique : relation entre le public et l’administration, code général de le
propriété publique etc)
le conseil d’État consacre son rapport annuel de 2016 à la complexité de l’administration
(simplifications et qualités du droit)

B_ l’organisation du droit administratif

à partir de 90, on observe une européanisation


le droit européen recouvre :
→ le droit de l’union européenne (droit issu des institutions de l’UE) pour créer un marché
commun
→ et le droit de la Convention Européenne des Droits de l’Homme, appliquée par la Cour
européenne de sauvegarde des droits de l’homme

ces deux corpus de droit s’appliquent au droit fr et les modifie, notamment le service juridique
du service public

force du droit européen

C_ l’administration numérique
2003 rapport de l’OCDE utilisation des techniques de l’information et de la communication, en
particulier d’internet dans le but d’améliorer la gestion des affaires publiques « l’administration
éléctronique : un impératif »
depuis 2019, la direction inter-ministerielle du numérique la di-num, est responsable de la
conception et de la mise en œuvre de la stratégie de l’État
vise à étendre la numérisation, axe majeur de la réforme de l’État : usagers (simplification des
démarches administratives), administration (le développement du numérique s’inscrit dans une
démarche de maîtrise des dépenses publiques) → coût 100 fois inférieur à une procédure
papier
3 enjeux : accessibilité des services numériques (zones rurales et pour les personnes agées avec le
principe d’égalité devant le service publique)/ enjeu de la protection des données personnelles et
des libertés individuelles (protection de la vie privée, statut de liberté fondamentale, enjeu donc
fondamental)/ lutte contre les cyber menaces qui visent les particuliers, entreprises ou
administrations (protection de l’ordre public)
même si les enjeux liés à la numérisation sont des enjeux nouveaux, ils renouvellent des questions
fondamentales classiques

cadre général de l’organisation administrative

Section 1 : les définitions de l’administration

plusieurs significations pour deux raison


→ le terme d’administration peut désigner en droit pv l’administration de bien pour le compte
d’autrui ; conseil d’administration
→ désigne une activité d’administration ; les organes chargés de réaliser cette activité

l’administration :
- en tant qu’activité : déf fonctionnelle, qui s’attache à la fonction d’administrer. Idée d’une
subordination/ soumission au pvr exécutif. Dans un régime constitutionnel libéral, fondé sur la
séparation des pvrs, exécution des lois et gestion du service publique.
L’action administrative est donc toujours soumise au respect de la loi, le pouvoir exécutif étant
subordonné aux législateurs et le législateur est censé exprimer la volonté générale (art 6 DDHC)
soumission assurée par le juge administratif
s’exerce au sein de l’État sous l’autorité du gouvernement (art 20 C) dispose de l’administration

- sens fonctionnel : ensemble des activités assumées dans le respect de la loi sous l’autorité de
l’exécutif tendant à satisfaire l’intérêt général

- en tant qu’organe : définition organique. Organisation sociale doté d’une existence et d’une
identité propre, indépendante des personnes humaines qui la compose et la représente.

Couronne : institution qui vise à distinguer la personne pv du Roi de ce qui deviendra l’État
mariage mystique de Roi et de la couronne
« je m’en vais mais l’État demeurera toujours après moi » Louis XIV avant sa mort

institutions administratives deux catégories


→ les personnes publiques : indépendantes des personnes qui la compose.
→ les autorités administratives : titre qui va permettre à une pers ou un organe d’agir au nom de la
personne publique

A_ les personnes publiques :


entité ayant la capacité juridique à être titulaire de droit et avec des obligations
droit de propriété, usufruit, hypothèque, droits réels et personnels

la personne morale comme institution, avec un intérêt propre et rempli une fonction sociale qui lui
permet d’exister indépendamment des personnes physiques qu’elle regroupe

la personnalité morale est une fiction par lequel le droit se détache de la réalité sensible qui permet
d’attribuer un régime juridique

conditions fixées par la loi pour reconnaître la pers morale


spécialité des établissements publiques : la pers morale accordée à un établissement publique ne lui
permet d’agir que dans les limites de son statut (capacité juridique relative)

2_ pers morale de droit pv et public distinction

l’ordre juridique fr distingue le droit public et pv


droit pv : régit les relations entre pers privées
pers privées, compétence du juge judiciaire
pers publiques, juge administratif

on peut assimiler la notion d’administration à la notion de personnes publiques


pas toujours le cas : toutes lactivités d’une pers morale de droit public ne sont pas administratives,
ne sont pas d’intérêt général (gestion par une pers morale de droit publique de son domaine pv)

services publiques à caractère industriel et commercial

toutes les activités des pers morales de droit pv ne poursuivent pas l’intérêt privé : exécution d’un
service publique

les def fonctionnelles et organiques de l’administration ne coïncident pas toujours : activités des
personnes pv ou publiques non exclusives à ces catégories

B_ Les autorités administratives

3 _typologie des pers publiques :


- collectivités publiques : pers publiques correspondant à un ensemble territorial et démographique
qu’elle ont pour mission d’administrer (l’État)
souveraineté théorisé par Jean Baudin
compétence de la compétence

personnes publiques spécialisées : établissements publics, personnes morales de droit public dont
l’action est limitée à un domaine spécial, rattachés à une collectivité publique, subissent sa tutelle.

établissements publics nationaux ou locaux


service public spécialisé → locaux.
On confère à certains services une autonomie financière, juridique et patrimoniale.

Personnes publiques sui generis


groupements d’intérêts publics par la loi du 15 juil 82, personnes morales de droit public constitués
par contrat entre plusieurs personnes morales de droit public ou parfois privé. Favorise la
coopération du secteur pv et public en matière de recherche et dvlp technologique
autorités administratives :
se distingue de la notion de pers publique
organe ou agent d’une pers publique ayant le pvr d’engager juridiquement cette dernière que ce
soit par la voie d’un acte unilatéral ou par la voie contractuelle
fictions qui ne peuvent agir que par le biais des organes ou agents

l’autorité administrative agit au nom de la pers publique. Elle engage celle-ci mais pas elle-
même
un préjudice causé par des travaux sur un commerçant. Celui-ci s’attaquera à la métropole qui agit
pour le compte de la personne des travaux.

S’identifie par un exercice d’un pvr de décision juridique en particulier par le pvr de prendre des
décisions unilatérales qui s’imposent à leur destinataire.
Nature non contractuelle
l’autorité administrative jouit d’une compétence délimitée par 3 variables
- territoriale : compétence ratione loci
ratione materia (le fond de la décision)
temporelle : ind doivent être régulièrement habilités à prendre la décision ratione temporis
autorité adm qui n’intervient que pour le temps où elle est compétente.
Ex : Le gouv n’a plus la compétence pr prendre les décisions avec la motion de censure

au niveau de l’État : Président de la Rep,Premier ministre etc, autorités administratives


collectivités territoriales : maire, assemblée délibérante, conseil régional
établissements publiques : directeurs, conseils d’administration

section 2 : principes de l’organisation administrative française

→ expriment deux forces contradictoires : obsession de l’unité nationale, force centralisatrice ou


centripète / force centrifuge, tendance à la décentralisation

Centralisation, principe d’unité


Etat unitaire, à ne pas confondre avec l’organisation de l’État unitaire, qui peut être déconcentrée ou
décentralisée.

En france, les dispositions législatives s’appliquent de la même manière sur l’ensemble du territoire.
décentralisation continuité dans la centralisation de l’État
on confie l’adm locale à des agents placés sous l’autorité du gouv

odilon barrot « la déconcentration c’est tjrs le même marteau qui frappe même si on en a raccourci
le manche »

« on peut gouverner de loin, mais on administre bien que de près » 1862, un préfet…

principe d’autonomie : la décentralisation


tradition jacobine (centralisatrice)
tradition gérondine (décentralisatrice)
nature unitaire de l’État inscrite depuis très longtemps

A_ définition
décentralisation qui consiste à transférer certaines compétences à des administrations locales
autonomes dotées de la pers morale et que l’on qualifie de collectivités territoriales sous le contrôle
plus ou moins important de l’État central

distincte de la déconcentration, phénomène qui demeure à l’intérieur de l’État.


Décentralisation : partage de la fonction administrative entre plusieurs personnes morales de
droit public en vertu d’un transfert de compétence vers les collectivités territoriales qui les exerce
de manière autonome en leur nom propre et sous leur responsabilité

décentralisation comme relative à l’exercice de la fonction administrative et non aux fonctions


politiques
→ si poussée à l’extrême, elle peut avoir certains caractères politiques

Etat régional : transfert d’une partie du pvr législatif


→ Italie et Espagne

Décentralisation
Acte 1 → 1982 loi de ferre du 2 mars qui consacre l’autonomie des 3 catégories de collectivités
territoriales : communes, départements, et régions
on leur transfère d’importantes compétences administratives
on supprime la tutelle sur ces collectivités territoriales
les actions des collectivités territoriales sont exécutoires à compter de la transmission au préfet

Acte 2 → via une réforme constitutionnelle


loi du 28 mars 2003 qui consacre le principe de l’organisation décentralisé de la Republique
révision de l’article 72 de la C

Acte 3 → rationalisation de la décentralisation


depuis 2010, effort de rationalisation pour cause l’enchevêtrement des compétences et le mille
feuille territorial
→ plusieurs collectivités territoriales sont compétentes sur le même sujet
→ empilement des couches administratives (commune, intercommunalité, département, région,
Etat, UE)
loi RCT de 2010
loi maptam de 2014 (modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles)
loi notre 2015 : pour clarifier les compétences des collectivités territoriales et mettre fin à
l’éparpillement des compétences municipales)

ces lois aboutissent à supp la clause générale de compétence

B_ les principes de la décentralisation

exercice de compétences propres


collectivités publiques : personnes morales publiques distinctes de l’État, exercent leur compétence
en leur nom propre et sous leur propres responsabilité
l’exercice de ces compétences bénéficient du pvr réglementaire local qui est attribué aux
collectivités territoriales locales

transfert de compétences qui répondent à plusieurs règles dont certaines sont constitutionnelles
respect du principe de subsidiarité (art 72 de la C) disposant que les collectivités territoriales ont
vocation à prendre les décisions pour l’ensemble des compétences qui peuvent le mieux être mises
en œuvre à leur échelon
une compétence → être mise en œuvre à l’échelon le plus bas, puis si impossible on remonte dans
les échelons
article volontairement obscur

l’État conserve la maîtrise des transferts de compétence qui s’opère par voie législative
la loie peut être particulièrement large, comme la clause générale des compétences
la loi qui accorde ses compétences aux trois collectivités territoriales est la clause générale de
compétence
→ permet à une collectivité territoriale d’agir sur tous les sujets d’intérêt publics locaux
seules les communes disposent encore de la clause générale de compétence
compétence d’attribution définie par la loi

libre administration :
principe constitutionnel art 72 alinéa 3 de la C
dans les conditions prévues par la loi → les collectivités s’administrent librement par des conseils
élus
autonomie financière article 72- 2
élection au suffrage universel direct de l’organe délibérant de chaque organe des collectivités
(obligation constitutionnelle)
72_ 1 approfondi les mécanismes de démocratie directe

penser les limites de la décentralisation :


principe d’une décentralisation purement administrative. Sinon on passe à un Etat régional.
Cela implique que les collectivités territoriales ne peuvent pas empiéter sur le domaine de la loi (art
34)
cette loi doit être la même pour tous les citoyens sur tout le territoire. (art 5 DDHC)

les collectivités territoriales sont soumises au pouvoir réglementaire national (art 37 C)

2_ principe de légalité et le contrôle des actes des collectivités territoriales

l’administration décentralisée est soumise au principe de légalité conciliée au principe de libre


administration des collectivités territoriales
loi de ferre de 82 a supprimé la tutelle de l’État sur les collectivités et l’a remplacé par un
contrôle de légalité des actes des collectivités territoriales exercées par le préfet.
L’État exerçait un contrôle à priori, contrôle de légalité et d’opportunité (question de pertinence de
l’acte)

après la loi de ferre, suppression de la tutelle et contrôle uniquement à posteriori


ce contrôle n’est plus qu’un contrôle de légalité
si le préfet considère qu’un acte d’une collectivité territoriale est contraire au droit, il saisit le juge
administratif via un recours (déféré préfectoral)

administration centrale :
désigne l’ensemble des autorités (services de l’État) dotés d’une compétence administrative
d’envergure nationale

on distingue les institutions décisionnelles et celles non décisionnelles


chapitre 1 : les institutions décisionnelles

ces institutions centrales sont peu nombreuses. Il y a principalement le Président et les membres
du gouvernement (Premier ministre, ministres). Elles ont des fonctions administratives

section 1 : le Président de la République

paragraphe 1 : les attributions du Président de la République


exerce une compétence administrative d’attribution, c’est à dire que des compétences lui sont
précisément attribuées par la Constitution. L’article 21 de la C réserve au Premier ministre les
compétences administratives générales ce qui implique qu’il ne reste au Président que les
compétences d’attribution.
Le Président de la Rep a des compétences administratives et politiques. On peut considérer que les
pouvoirs propres sont des compétences politiques et les pouvoirs partagés des compétences
administratives.
Parmi ses pouvoirs propres : désignation 1er ministre, référendums, dissolution Assemblée
Nationale
Art 16 de la C, pouvoirs de crise : pouvoir de message, signature des Traités et désignation de 3
membres du conseil constitutionnel dont son Président.
Les autres prérogatives sont donc les pouvoirs partagés : droit de grâce

la participation du Président aux pvrs réglementaires :


pouvoir d’adopter dans le respect de la loi des décisions administratives à caractère général et
impersonnel.

Au niveau national, le pvr réglementaire de droit commun appartient au premier ministre (art 21 de
la C)
le Président dispose d’un pouvoir réglementaire d’exception ou d’attribution puisque l’art 13 de la
C dispose que le Président signe des ordonnances et décrets délibérés en conseils des ministres.
Le Président est l’auteur de tous les actes délibérés en conseils des ministres
actes les plus importants dont la constitution ou la loi prévoit qu’ils soient délibérés en conseil des
ministres
le Président peut inscrire à l’ordre du jour un projet de décret ne relevant pas sa compétence, ce qui
enrichie sa compétence d’attribution.

En principe du parallélisme des formes, un décret adopté en conseil des ministres doit être adopté

la participation du Président aux pouvoirs de nominations :


Les décrets de nomination de revêtent pas une portée générale et impersonnelle mais constitue des
actes individuel, c’est à dire des actes particuliers et nominatifs.
Art 21 de la C qui attribue la compétence de nomination, de principe, au Premier ministre.
Cet article 21 s’applique sous réserve des dispositions de l’article 13. Cet article concerne la
nomination des plus hauts agents de l’État. L’ordonnance de 58 fixe deux catégories d’emplois :
donnés en conseil des ministres/ Série d’emplois nommés par décret simple.
Le Président de la Rep peut toujours inscrire à l’ordre du jour du conseil des ministres des décrets
de nomination
ce pouvoir de nomination est donc encadré : les nominations viennent sanctionner la réussite d’un
concours, compétence liée du Président, elles sont soumises au contrôle du juge administratif
depuis la réforme du 23 juil 2008, l’art 13 de la C prévoit que le pvr de nomination de Président aux
emplois présentant une importance pour la garantie des droits et libertés où la vie économique et
sociale de la nation est soumise à un avis préalable et publique des commissions permanentes de
l’assemblée nationale et du Sénat
le Président ne peut précéder à la nomination que si le 3/5 de l’une des commissions s’y oppose.

Les services du Président :


ont pour particularité d’être dédié au fonctionnement interne de la Présidence, ce qui explique une
certaine opacité de ces services. 2 organes (cabinet du Président et l’État major particulier du
Président)
art 20 : le Gouv dispose de l’administration → explique la faible administration de la présidence
les services de la présidence de la Rep ont longtemps été couverts par une certaine opacité
on laisse place à la transparence notamment depuis la loi du 11 oct 2013, relative à la transparence
de la vie publique qui impose aux membres de la présidence de la Rep d’adresser une déclaration de
situations patrimoniales et une déclaration d’intérêts

A_ le cabinet du Président de la Rep

regroupe deux types de collaborateurs : ceux chargés d’organiser la vie quotidienne de la


présidence / ceux chargés d’appuyer le président dans l’exercice de ses fonctions politiques et
administratives (secrétaire général de la présidence)

SGE → secrétaire général de l’élisée prépare l’ordre du jour du conseil des ministres avec le SGG
(secrétaire général du gouvernement)

la présidence de la Rep n’a pas d’administration mais a des services internes

B_ l’État major particulier du Président

art 15 : le Président est chef des armées (il doit disposer d’un Etat major particulier chargé de
l’appuyer dans l’exercice de cette mission)
distinct du chef d’État major des armées et du chef d’État major particulier (du Président)

Section 2 : le Gouvernement

le Gouv doit être distingué du Président (qui n’appartient pas au Gouvernement)


lorsque l’Assemblée renverse le gouv, le Président reste
Ce gouv reste juridiquement la place centrale
le premier ministre détermine et conduit la politique de la nation (art 20). Il dispose de
l’administration.
Période de fait majoritaire (pvr politique se déplace du côté du Président, chef de la majorité)
période de cohabitation

le premier ministre et ses services :


→ nomination du ministre art 8 par le Président par décret qui fait partie des pouvoirs propres de ce
dernier.
Juridiquement, le choix du Président est libre (dispensé de contreseing) mais le Premier ministre et
le gouv sont responsables devant la chambre basse du Parlement. Politiquement, ce choix n’est donc
pas libre.
Compétence discrétionnaire

A_ les attributions du Premier ministre


Le premier ministre dispose d’une compétence administrative de droit commun au niveau
national
art 21 qui confère 3 catégories de fonction administratives :
- le premier ministre dirige l’action du gouvernement, coordonne l’action des ministres qui sont
les chefs d l’administration centrale
- même article, le premier ministre assure l’exécution des lois et exerce le pouvoir réglementaire
sous réserve des matières confiées au Président de la République en vertu de l’art 13.
- le premier ministre nomme aux emplois civils et militaires sous réserve de l’art 13.

pouvoir réglementaire de droit commun


sur le plan national, deux types de modalités du pvr réglementaire
- pouvoir réglementaire subordonné / pvr réglementaire d’exécution des lois : se traduit par des
décrets d’application. Cette première modalité est au service des exécutions (sert à appliquer la
loi)
ex de la loi littorale qui vient limiter les constructions sur le littoral : espaces proches du rivage
(subjectif), on décrit donc par décret ce que veut dire proche du rivage
le décret est essentiel à la compréhension et à l’application de la loi
-pouvoir réglementaire autonome : dans tous les domaines, tout ce qui ne figure pas dans la réserve
de compétence législative de l’art 34 (fixe le domaine de la loi)
permet au Premier ministre d’intervenir dans des domaines qui n’ont pas été couverts préalablement
par la loi.
Ce n’est donc pas un pouvoir d’application de la loi.
Intervient directement en vertu de l’art 37 de la C.

le pvr reglementaire du premier ministre s’exerce sous réserve de la compétence du Président (art
13)
le Président de la République peut attirer un certain nombre de prérogatives en mettant un projet de
décret à l’ordre du jour au conseil des ministres (art 9)
tous les décrets en conseils des ministres sont considérés présidentiels.

Le pouvoir de nomination de droit commun en dehors de la compétence présidentielle de l’art 13 de


la C, c’est au Premier ministre de nommer aux emplois civils et militaires de l’État. Ne nomme pas
personnellement mais il délègue son pvr de nomination aux ministres qui souvent eux même le
(sub)délègue aux chefs de service.

point voc :
les décrets sont les actes annotés par le Président et par le 1er ministre.
Les actes administratifs des autres institutions publiques sont le plus souvent des arrêtés
les actes des assemblées délibérantes sont des délibérations

Le direction et la coordination de l’action gouvernementale :


1er ministre > ministres qui sont les chefs de l’administration centrale
implique des pouvoirs : tâche de direction autorité de nature politique sur les ministres (n’est pas un
pvr hiérarchique), se traduit par un pouvoir d’instruction et un pouvoir d’arbitrage. Tâche de
coordination via un comité interministériel et des réunions interministérielles. Se distinguent
du conseil des ministres et des conseils de cabinet

B_ les services du premier ministre

on distingue deux types de services : ceux qui remplissent une fonction politique et ceux qui
remplissent un fonction administrative.
Vocation politique :
le cabinet politique assiste le premier ministre dans les tâches de direction et coordination de
l’action gouvernementale. Directeur de cabinet, chef de cabinet, et un certain nombre de conseillers
qui suivent la politique de gouv dans leur domaine de spécialité
cabinet qui assiste le premier ministre dans ces fonctions de responsable de la défense nationale.
Composé des militaires des trois armées
la C réserve au Président le titre de chef des armées et la tradition constitutionnelle confère au
Président la direction des affaires diplomatiques et militaires même en période de
cohabitation.

Vocation administrative :
1er ministre comme chef des chefs d’administration centrale
le secrétariat général du gouv : assure le bon fonctionnement mais aussi la régularité au sens
juridique de l’action gouvernementale.
3 catégories :
- organisation du travail gouvernemental, intervient à tous les stades du processus décisionnel. Il
s’assure du respect des procédures et de la régularité des projets.
- conseil juridique (SGG) s’assure de la correction juridique et formelle des textes élaborés par le
gouv. Assure une mission de veille juridique.
- dirige les services civils du Premier ministre. Rattachés directement au Premier ministre dans des
domaines transversaux (services permanents). Sous l’autorité du secrétaire général du
gouvernement.

- DILA (direction de l’information légale et administrative)


- légifrance
- services d’information au gouvernement

les ministres ne peuvent pas critiquer le gouvernement auquel ils appartiennent. Ils sont des
autorités administratives, chefs d’une administration centrale. Leur statut, leurs compétences, leurs
actes, sont soumis au droit administratif

A_ Le statut des ministres

nommés par décret du Président sur proposition du Premier ministre.


En période de fait majoritaire, la nomination est en principe assez simple
un ministre peut démissionner du fait de l’engagement responsabilité politique du gouv par
l’assemblée nationale par le principe solidarité gouvernementale
le Président présente la démission de son gouv et le Premier ministre démissionne
automatiquement.
Révocation sur proposition du 1er Ministre et décision du Président (parallélisme des formes et des
compétences)

on recherche à avoir le moins de ministres possible


périmètre des départements ministérielles : sur quel domaine le ministre est-il compétent ?
La répartition des départements ministériels entre les membres d’un gouv se fait par un décret
d’attribution délibéré en conseil des ministres après l’avis du Conseil d’État.
Structure des gouv instable en raison du regroupement d’anciens ministères en un seul, éclatement
d’un ministère en plusieurs, ou création de différents ministères pour des raisons d’affichages
politiques

hiérarchie gouv
ordre protocolaire, symbolique
ordre politique
ordre juridique participation de principe ou exceptionnelle au principe des ministres

ministres d’État : titre honorifique et ne confère aucun pouvoir supplémentaire. On souligne


l’importance politique d’un secteur ministériel
ministres ordinaire qui bénéficient de la plénitude des attributions constitutionnelles des ministres et
sont conviés de droit à tous les conseils des ministres

ministres délégués : adjoints qui sont placés sous l’autorité du premier ministre ou d’un ministre
(donc n’a pas la plénitude d’avant). Exerce une partie des attribution de son ministre de tutelle qui
permet de décharger ce dernier d’une partie de ses responsabilités

secrétaires d’État : situation similaire aux ministres délégués, sont adjoints à un ministre d’État ou
au Premier ministre, exercent une partie des responsabilités dans un domaine particulier, sont
subordonnés à leur ministre de tutelle sans avoir le titre de ministre et n’appartiennent donc pas au
conseil des ministres

B_ les attributions des ministres

attribution politique : participe à la fonction gouv ayant pour contrepartie la solidarité gouv
l’ensemble du gouv est tenu de démissionner collectivement
chefs d’une administration centrale
en découle plusieurs compétences liées à cette position : le ministre est titutlaire d’un pvr
réglementaire (compétence d’adopter des règles de nature générale et impersonnelle dans le respect
de la loi) résiduel ainsi que d’un pvr hiérarchique
en principe, les ministres adoptent des actes administratifs individuels

les ministres peuvent adopter les actes réglementaires dans deux cas : lorsque ce pvr réglementaire
leur est expressément attribué pour un objet précis que ce soit par la loi ou par délégation du
Premier ministre ou du Président
la jurisprudence administrative reconnaît aux ministres un pvr réglementaire en tant que chef de
service d’une administration
tout chef de service peut prendre les mesures nécessaires « générales et impersonnelles » au bon
fonctionnement de l’administration placée sous son service
conseil d’Etat en 1936 Jamart

pouvoir hiérarchique du ministre sur ses services


statut de chef d’administration centrale
le ministre dispose d’un pvr de gestion
exerce un pvr d’autorité hiérarchique sur l’ensemble de ses services
→ pouvoir d’instruction donné par voie de circulaire
→ pvr de contrôle : possibilité d’évoquer, de modifier ou de censurer les décisions de ces
subordonnées
→ pvr disciplinaire : exercé à l’encontre des agents subordonnés

C_ les services des ministres

aspect politique
aspect administratif

cabinet ministériel : regroupe les collaborateurs des ministres à sa discrétion


on parle d’emploi à la discrétion du gouvernement
le cabinet : sert d’interface d’un pdv politique entre le ministre, le cabinet du premier ministre etc.
D’un pdv administratif, le cabinet sert d’interface entre le ministre et les services centraux de son
administration. Le cabinet compte un directeur et un chef ainsi que des conseillers
on limite le nombre des cabinets ministériels à 10 membres sauf ministre intérieur, affaires
étrangères, économique
la pratique s’est généralisée d’instituer un secrétaire général au près des ministres au côté du
cabinet, dont le rôle est de coordonner les différentes directions et les différents services et assure la
continuité de la chaîne de commandement et ses chefs d’administration. Malgré le renouvellement
de chefs successifs, il y a une continuité incarnée par le secrétariat général

structure des administrations centrales définie d’après un décret du 1er juil 1992.
→ elles assurent au niveau national un rôle de conception, d’animation, d’orientation, évaluation et
contrôle
→ préparent et mettent en œuvre les décisions du gouvernement
→ en direction et en direction générale : une direction regroupe une partie de l’administration
centrale qui ne dispose pas de services déconcentré, service de l’État au niveau départemental ou
régional
directeurs généraux issus de l’INSP + art 13, nomination par le Président
chaque mandat d’un ministère est fixé par le premier ministre par décret et arrété du ministre
concerné
cette hiérarchie permet aux ministres d’accorder aux chefs d’administration centrale des délégations
de signature : peut signer au nom du ministre des actes relatifs aux affaires des services placés sous
leur autorité
il s’agit d’une délégation de signature et non pas de compétence. C’est le ministre réputé à agir à
travers subordonné

Chapitre 2 :
institutions associées à la prise de décision

appuie et contrôle les décisions des institutions centrales (premier ministre, président, ministres)

section 1 : les institutions consultatives

conseil d’État

A_ origines historiques :
institué à la Révolution art 58 en 1799
à la fin de l’Ancien régime, le gouv est polysynonyme
ancienne institution cour du Roi, institution législative mais aussi administrative et juridictionnelle
le conseil d’État exerce les 3 fonction (juridictionnelle, administrative) et cette confusion des
fonctions se retrouve aujourd’hui dans le conseil d’État : rôle administratif important
conseil économique social et environnemental
rend des avis sur les projets du gouv, fonction juridictionnelle au sommet de l’ordre juridictionnel
administratifs
conseiller juridique et administratif du gouv, consulté par le gouv sur toute une série de projets de
textes
consulté de manière obligatoire sur trois types de textes : projets de lois, projets d’ordonnances, qlq
projets de décrets
conseil d’État a la manœuvre de grand projets de lois, en particulier du code civil
a joué un rôle important dans la réorganisation prétoriale de l’État, loi des réformes territoriales etc.
l’habit juridique : faisabilité juridique, conformité au droit d’un projet, opportunité administrative
d’un projet
juridiction suprême de l’ordre juridictionnel administratif
à l’origine, la justice administrative est dite retenue : lorsqu’un administré était en conflit aec
l’administration, il n’avait d’autres solutions que de saisir le gouv qui tranchait sur le litige après un
avis du conseil d’État
l’exécutif suivait systématiquement les avis du conseil d’État rendu en matière contentieuse
à partir de 1872, le conseil d’État se voit reconnaître une compétence de justice déléguée
cette fonction contentieuse du conseil d’État s’est détachée de sa fonction consultative

B_ les attributions consultatives du conseil d’État

dans sa fonction de conseil, le conseil d’État rend des avis auprès des pouvoirs publics nationaux
on distingue les avis obligatoire des avis facultatifs
avis : peut être obligatoire ou facultatif
avis obligatoires simples : avis qui doit obligatoirement être sollicité mais qui ne doit pas
obligatoirement être suivi
avis obligatoire conforme : obligatoirement sollicité et obligatoirement suivi
avis du conseil d’État : consultation parfois obligatoire de la part du gouv (avis obligatoire simple)
pour deux types d’actes, à savoir les projets de lois avant délibération en conseil des ministres et les
projets d’ordonnance
projets et proposition de loi (proposition posée par un parlementaire)
consultation du conseil d’État pour tout projet de décret pour lequel sont intervention est prévue par
les dispositions constitutionnelle, législatives ou réglementaire
les décrets qui font l’objet d’un avis obligatoire du conseil d’État sont nommés décret en conseil
d’État (avec la notation « le conseil d’État entendu »)
avis obligatoires du conseil d’État, la procédure est celle de la vie simple. Les recommandations du
conseil d’État ne s’imposent pas la consultation du conseil d’État est parfois facultative
le gouv peut solliciter l’avis pour tout décret avec consultation facultative
+le gouv peut consulter le Conseil d’Etat pour toute difficulté administrative (difficulté récurrente)
le conseil d’État peut être saisi de manière facultative par le président de l’assemblée parlementaire
à propos d’une proposition de loi déposé par un adhérant de cette assemblée
le gouv n’a plus le monopole de la saisine du conseil d’État
le défenseur des droits peut saisir de manière facultative le conseil d’État pour une étude thématique
générale ou pour lui demander son interprétation sur un texte précis

les avis du conseil d’État ne sont pas des avis de pure forme, avis qui porte sur la rectitude juridique
du texte et qui vise à éviter tout risque de contrariété avec un texte hiérarchiquement supérieur
le conseil d’État statut également sur l’opportunité administrative du texte
→ prend une part active dans la production normative nationale en tant qu’expert juridique et en
tant qu’expert de l’administration
→ le conseil d’État est présidé par un vice président : symboliquement, le président du conseil
d’État est le premier ministre
le vice président est un ancien secrétaire de gouv
renaud de saint-marques ancien secrétaire du gouv puis vice président du conseil d’État
+ jean marques sauvé
l’enjeu principal du conseil d’État est lié à la question de l’indépendance et de l’impartialité d’une
institution à propos d’un texte à l’élaboration duquel elle devra appliquer ce texte
→ chargé de rendre un avis sur les textes en vertu de sa compétence consultative. Il peut également
avoir à appliquer le même texte dans le cadre de sa compétence contentieuse.
Un même membre du conseil d’État ne peut jamais être saisi d’un texte à la fois au titre de ses
fonction consultatives et contentieuses

conseil économique social et environnemental


→ autorité constituée, qui doit son existence à une institution constitutionnelle
terme environnemental ajouté en 2008
on crée une assemblée représentative des intérêts socio-professionnels
au côté des assemblées parlementaires , troisième chambre pour représenter ces intérêts (n’est pas
une troisième assemblée parlementaire) principalement saisi par le gouv pour favoriser la
collaboration des principale actions du pays à la politique économique sociale et environnementale

A_ composition du SECE

art 71 qui fixe le nombre max de membres à 203 et renvoi sa composition a la loi organique (2021),
qui réduit le nombre de membres du CESE à 175

4 catégories :
52 représentants des salariés
14 issus de la CGT
45 représentants au titre de la cohésion sociale et territoriale et de la vie associative
26 représentants au titre de la protection de la nature et de l’environnement

dirigé par un Président élu pour 5 ans (Thierry baudet actuellement)


bureau composé de 19 membres et 7 commissions

B_ fonction du CESE

→ éclairer le gouv et le Parlement dans l’élaboration des politiques publiques


→ favoriser le dialogue social
→ évaluer l’état des régions
→ évaluer l’efficacité des politiques publics

pdv juridique 3 attributions consultatives


→ fonction de consultation obligatoire (art 70) à propos de tout projet de plan ou tout projet de loi
de programmation à caractère économique, social ou environnemental
→ loi de programmation : n’a pas de portée juridique et défini les grandes orientations d’une
politique donné
→ fonction consultative facultative à l’initiative du gouv ou du parlement depuis 2008 à propos des
projets de lois, d’ordonnances ou de décrets (aura un avis sur le projet)

le SECE peut être saisi de tout problème de caractère économique, social ou environnemental

fonction d’orientation des pouvoirs publics de plusieurs manières : il peut s’auto-saisir dans le but
d’appeler l’attention du gouv sur une réforme donné relevant de son domaine
rédige un rapport annuel sur l’État de la France
ouverture d’une saisine par pétition depuis 2008 qui doit être singé par 150 000 personnes
avis à destination du premier ministre et du président de chaque assemblée parlementaire relatif aux
questions soulevées par la pétition. Il convient de leur donner sur le plan réglementaire et législatif
organise la demande du gouv ou du président de l’une des assemblées parlementaires ou de sa
propre initiative
organise des conventions citoyennes (convention sur la fin de vie par ex) avec des citoyens tirés au
sort
section 2 : des institutions de contrôle
le contrôle administratif (interne à l’administration) :

est opéré par des corps de fonctionnaires, exercés au sein d’inspections générales
constitués en parallèle de services opérationnels chargés d’en contrôler l’action en vérifiant la
bonne application des textes, le bon fonctionnement financier et humain

on imagine un système avec une administration qui agit et une qui surplombe (inspecte
l’administration qui agit)
compétence restreinte au service d’un seul ministère ex : le contrôle général des armées,
l’inspection générale des services judiciaires, l’inspection générale de la police nationale

inspections généralistes : inspection générale de l’administration, qui inspecte le corps préfectoral,


l’inspection générale des affaires sociales, et l’inspection générale des finances
→ fonctionnaires qui effectuent des missions interministérielles
→ autorité de l’exécutif
→ appuie le ministre dans l’exercice de sa fonction hiérarchique (services internes)
→ n’ont pas à être indépendant (services internes)
→ contentieux disciplinaire toujours interne, intervention d’une administration d’inspection interne
elle aussi

contentieux disciplinaire, interne / contentieux civil

le contrôle juridictionnel :

contrôle externe à l’administration, mis en place par des juges de manière indépendante

A_ contrôle de la cour des comptes

la cour des comptes est née en 1807, elle se rattache à une administration qui existait déjà sous la
monarchie. Elle est inscrite dans la constitution à l’art 47-2
elle est composée de magistrats (financiers)
→ elle est indépendante et inamovible
→ 6 chambres spécialisées avec deux fonctions : fonction de contrôle juridictionnel et fonction de
contrôle administratif

la Cour des comptes exerce un double contrôle financier sur l’administration de l’État
→ contrôle des comptes des comptables publics
en france depuis la restauration, on a crée le comptable public (seul pouvant manipuler les données
publics)
→ le comptable public doit compter devant la Cour
→ « est responsable pécuniairement et personnellement devant la Cour
l’ordonnateur décide mais ne manipule pas comme le comptable public

institutions administratives de la Cour des comptes (3)


→ contrôle de gestion : vérifie la régularité, les dépenses et les recettes, s’assure du bon emploi des
crédits
n’a pas pour objet de contrôler la régularité des comptes publics uniquement
opportunité et gestion
contrôle de gestion à l’initiative de la Cour, mais contradictoire (les magistrats financiers doivent
laisser aux institutions contrôlées la possibilité de s’exprimer)
la cour des comptes alerte le gouv par référé
contribution à l’évaluation des politiques publiques dans une mission d’assistance du gouv et du
Parlement
→ assiste le Parlement et le gouv dans le contrôle de l’exécution des lois de finances, et de
l’application des lois de financement de la sécurité sociale ainsi que dans l’évaluation des politiques
publiques
mission d’assistance qu’on qualifie d’équidistante du Parlement et du gouv
mission de la Cour des comptes des comptes à l’initiative du Parlement et du gouv
→ + assiste le Parlement dans sa mission constitutionnelle de contrôle politique de gouv,
notamment en certifiant chaque année les comptes de l’État
mission d’assistance du Parlement dans le rôle de contrôler le gouv

séparation des pvrs qui persiste en ce que le pvr exécutif agit et le Parlement contrôle
assistance du Parlement dans sa fonction de contrôle

nécessite de + en + d’expertise, donnée par la Cour des comptes


loi de règlement qui est la loi venant clore un exercice passé
loi finance publiques : prévoit des recettes pour un exercice futur
bilan : exécution de la loi de finance

B_ le Contrôle du juge administratif

juridiction administrative
8 cour administratives d’appel
conseil d’État qui opère un contrôle de cassation (n’est pas ici un jugement de fond)

office du jeu administratif qui s’affirme par la nécessité de soumettre l’administration au droit,
qu’on appelle le principe de légalité, principe de juridicité
légalité : l’État se soumet à la loi
juridicité : les lois doivent se soumettent à des principes supérieurs
→ Etat de droit où même le législateur est soumis à des principes pour exprimer la volonté générale
→ se traduit par le rôle du juge administratif : rôle contentieux, tout administré peut former un
recours pour excès de pouvoir devant le juge administratif afin que celui-ci annule la décision
contestée

III_ l’administration territoriale

compétence qui couvre une partie seulement du territoire


implique :
administrations d’État qui ont une compétence sur une partie seulement du territoire (administration
déconcentrée )
administration autonome par rapport à l’État qui ont une compétence sur une partie du territoire
(décentralisées)

chapitre 1 : L’administration déconcentrée

principe de coordination : cohérence de l’action des services déconcentrés

la déconcentration garanti l’unité administrative de l’État et des circonscriptions administratives :


région / département / arrondissement
attention car le département est également une circonscription administrative de l’État à l’intérieur
du département. L’arrondissement désigne aussi une partie des 3 grandes communes (Paris Lyon et
Marseille).

Commune : à l’échelle départementale, circonscription administrative de l’État déconcentré. À la


fois collectivité territoriale et circonscription administrative.

Le maire a une double casquette puiqu’il est à la fois le chef d’une collectivité territoriale
(commune) et le président du conseil municipal (due à la déconcentration), autorité administrative
représentant l’Etat dans le territoire communal. Exerce certaines compétences au nom de l’État.

_________________________
Circonscriptions dérogatoires : propres à certains ministères, ministère de l’éducation nationale dont
les autorités déconcentrées sont réparties en différentes académies ne correspondant ni aux
départements ni aux régions. 30 aine d’académies ne correspondant ni aux régions ni aux
départements ?
7 zones de défense dirigées par un préfet
administration déconcentré des nvs régional et départemental.
Autorité administrative centrale (importante) le préfet

le corps préfectoral :

A_ le statut du préfet

avant 2023, les préfets appartenaient au corps préfectoral


corps : ensemble de fonctionnaire ayant vocation aux même grades
grade : titre dans la fonction publique qui donne vocation à occuper l’un des emplois qui lui
correspondent
emplois : le poste de travail

le droit de la fonction publique fr repose sur la distinction du grade et de l’emploi : un fonctionnaire


titulaire d’un grade lui donne vocation mais non pas droit à occuper l’un des envois qui lui
correspond
le fonctionnaire doit occuper tel titre d’emploi mais si impossible, le fonctionnaire aura un emploi
qui ne lui correspond pas ou il n’aura pas d’emploi du tout. Les focntionnaires ont la garantie de
leur grade, mais pas la garantie de leur emploi.
+ fonctionnaires momentanément privés d’emplois qui bénéficient de leur rémunération lié au grade
et non à l’emploi.
Jusqu’en 2023, corps préfectoral → ensemble de personne avec un emploi leur correspondant,
chaque grade donnait vocation à un emploi de préfet ou de sous préfet

corps de professeur des écoles : corps de fonctionnaires où chacun à vocation à avoir un emploi de
leur grade. (beaucoup de personnes, à l’inverse du corps préfectoral)
la rémunération étant due au grade et non à l’emploi, les préfets pouvaient être payés sans exercer.

Ce corps préfectoral divisé en grades a été supprimé en 2023 ans le cadre de la réforme de la haute
fonction publique entreprise en 2021, conduit à deux décisions :
- suppression de LENA remplacé par l’INSP
- suppression des grands corps de l’État

les 16 grands corps ont été fondé en un : les administrateurs de l’État


corps préfectoral, conseillers des affaires étrangères, inspecteurs généraux des finances etc
à la suite de la réforme :
décret du Président + nomination en conseil des ministres
les préfets sont des emplois à la décision du gouvernement
- les préfets doivent faire preuve de loyauté à l’égard des institutions de la République et du
gouvernement (loi établisse?)
- peuvent être révoqués ad notum, à tout moment pour tous motifs, dès divergence, mais garde leur
grade.
Le grade se perd par rétrogradation.

Obligations du préfet :
obligation de loyauté politique, loyalisme (même s’il n’est pas obligé d’adopter la même couleur
politique)
ne bénificie ni du droit de grève ni de la liberté syndicale
stricte obligation de résidence

B_ les fonctions du préfet

le préfet a une double fonction


art 72 indique que le préfet est le représentant de l’État et de chacun des membres du gouvernement
et il a la charge des intérêts nationaux du contrôle administratif et du respect des lois
2004 décret relatif aux préfets qui explique leurs deux missions
le préfet représente l’État personne publique à l’égard des tiers à l’intérieur de sa circonscription
(c’est lui qui engage l’État en signant des contrats ou en prenant des décisions unilatérales soit en
représentant l’État en justice

préfet qui représente l’État à l’intérieur de sa circonscription, il lui revient d’exercer sur les actes
des collectivités territoriales le contrôle de légalité
représente l’État au près des tiers personnes privées

il représente également le gouvernement et chacun des ministres en particulier au sein de


l’administration déconcentrée de l’État. Chargé de mettre en œuvre les politiques publiques
décidées à l’échelle centrale, dirige les services déconcentrés de l’État

en qualité de chef hiérarchique, autorité sur tous les agents déconcentrés

pouvoir hiérarchique, pouvoir d’instruction, de réformation, et disciplinaire (de sanctionner un


agent public)

préfet du département dans lequel est situé le chef lieu de région


le préfet de région est donc toujours un préfet de département, exerce toutes les fonctions qui sont
reliées à son statut de préfet de département.
Exerce des fonctions supplémentaires qui sont liées à ce statut de préfet de région
garant de la cohérence de l’action de l’État dans la région, à ce titre il a autorité sur les préfets de
départements.
Exerce à l’égard des préfets de département un pouvoir d’instruction, il exerce un pouvoir
d’évocation, pouvoir de se servir de certaines compétences concernant les départements
mise à part ces deux compétences, n’exerce pas un pouvoir hiérarchique sur les préfets de
départements.

Le préfet de région est responsable des politiques de l’Etat dont la mise en œuvre se fait à l’échelle
régionale
- ex des aides d’État
les pouvoirs publics ne peuvent pas verser des aides publics qui viennent remettre en cause la
légalité de la concurrence
certaines aides d’État sont autorisées car elles compensent les obligations de services publics de
certaines entreprises

politique de santé, ARS (agence régionale de santé) déconcentrée au niveau de la région

secrétariat général pour les affaires régionales : composé d’un secrétaire générale et de diférents
agents, rôle d’assister le préfet de région en veillant à la coordination services régionaux et
départementaux

comité de l’administration régional : réunit l’ensemble des préfets de département, coordination et


conservation de l’État dans la région.

Attributions du préfet de département :

exécute et met en œuvre là où le préfet de région coordonne

- assure le contrôle administratif, contrôle de légalité des actes adoptés par les collectivités
territoriales sur son territoire.
Contrôle de légalité : Les actes d’une collectivité territoriale (commune/ départemetn) ne
deviennent exécutoire car compté de leur transmission au préfet

l’acte de la collectivité territoriale souffre d’une inégalité minime qui peut être régularisé → la
collectivité territoriale peut régulariser son acte :le préfet saisi le juge administratif dans le cadre
d’un recours spécial qu’on appelle le déféret préfectoral

demande de séjour et d’asile pour les étrangers déposés près du préfet de département

les compétences de police administrative : ensemble des décisions qui visent à prévenir un trouble à
l’ordre public
compétant à l’échelle du département pour adopter les mesures de police administrative
les préfets exerce à la place du maire les compétences en matière de sécurité et de tranquillité
publique
prévention des atteintes à l’ordre public

direction de l’administration déconcentrée :

les direction régionales sont au nombre de huit


ARS, direcct (direction régionale des entreprise de la concurrence de la concurrence travail et
emploi) direction régionale environnement et logement, etc

dans le département, il existe deux grandes directions


- DDT (des territoires)
- protection de la population

section II : administration déconcentrée au niveau infra départemental

arrondissement et commune

le sous préfet d’arrondissement


ont suivi la même réforme que les préfets sur le corps électoral
assistent les préfets dans l’accomplissement de leur mission, anime et coordonne l’action des
services de l’État dans l’arrondissement
joue un rôle de conseil juridique au près des communes rurales
délégation de signature du préfet pour toutes les matières intéressant l’arrondissement

le maire

l’autorité administrative compétente pour animer les services déconcentrés de l’Etat dans la
commune est également l’organe exécutif de la commune prise comme collectivité territoriale
décentralisée
le maire est le seul agent de l’autorité déconcentrée de l’État à être élu puisqu’il est aussi le chef
d’une collectivité territoriale

cas où le maire agit comme agent de l’État à distinguer du cas où le maire en tant que chef d’une
collectivité décentralisée, la commune.

maire
Représentant de l’État
cumule sur sa tête deux fonctions : chef d’une collectivité territoriale la commune et préside le
conseil municipal (organe qui règle par ses délibérations les affaires de la commune)

en tant qu’agent de l’État : le maire est le chef de l’administration communale et préside le conseil
municipal en préparant les décisions et en les exécutant

responsable de l’information légale et règlementaire des citoyens ainsi que du respect des lois des
règlements dans sa commune
officier de police judiciaire : constate la commission d’infraction et exerce le ministère public
auprès du tribunal judiciaire
officier d’État civil : célèbre les mariages, délivre les certificats de naissance et de décès

subordination auprès des autorités de l’État ? Autonome par rapport aux collectivités territoriales
→ autorité déconcentrée de l’État, soumis à l’autorité hiérarchique du préfet pour l’exercice de ses
attributions administratives étatiques
pouvoir d’instruction, de réformation et de révocation, attributions administratives du maire
soumis à l’autorité de l’État concernant ses attributions judiciaires : soumis à l’autorité du procureur
de la République
possible révocation du maire en conseil des ministres
peut être remplacé par des adjoints subordonnés

chapitre 2 : l’administration décentralisée

personnes morales de droit public : l’État confie des attributions administratives à ces collectivités
territoriales
art 72 alinéa 1 de la Constitution : les collectivités territoriales de la Rep sont les communes, les
départements, les régions, collectivités à statut particulier et collectivités d’outre mer
toute autre collectivité territoriale est crée par la loi, le cas échéant prend place d’une ou plusieurs
collectivités au présent alinéa

typologie des collectivités territoriales de droit commun


- la commune : née à la révolution, ont pris la place d’institutions qui existaient déjà (paroisse,
bourres ?, villes). La commune est liée à des moyens de communication et de transports qui ont
beaucoup évolués
rationalisation et efficacité : un seul hotel de ville au lieu d’en avoir 3, services municipaux rendus
un également
fusionner les communes etc, réticence des élus et des habitants : les français ne veulent pas que leur
commun fusionne avec la commune voisine, facteur d’identité
promotion de l’intercomunalité : les communes conservent leur personnalité morale, leur existence,
mais elles se regroupent au sein d’établissements publics qui vont exercer la plupart de leur
compétence
les établissements de coopération intercommunale
communes illiennes : superficie d’une île, ne peuvent se regrouper

- le département, loi du 22 dec 1789


retionnaliser l’organisation territoriale du royaume puis de la République
sous l’ancien régime il y avait les pays d’État, la France était divisée sous plusieurs pays
départements ayant à peu près la même dimension
→ rationalité (élements symboliques peu importants), abstraction, égalité (en transport)

10 aout 1871 → processus de décentralisation


suffrage universel direct du conseil général
exécutivité départementale qui n’est pas élue par le conseil général
préfet de 1871 à 1882

- la région : collectivité territoriale tardive


était un établissement public à l’origine
loi du 2 mars 1982 : les conseils régionaux on été élus au suffrage universel directement
la région prend plus de place dans les politiques de l’union européenne
loi du 16 janvier 2015 qui transforme les régions en 14

uniformité organisationnelle : points communs


→ disposent tous d’un organe délibérant au suffrage universel de droit commun (art 73 al 3 C)
disposent d’un exécutif local délibérant (maire pour la commune, président du conseil
départemental pour le département…)

exécutif local dispose de l’administration locale

commune de 1000 habitants : conseillers municipaux élus pour 6 ans avec un scrutin de liste
la liste arrivée ne tête dispose de 50 % des sièges
conseillers départementaux élus 6 ans au binominal

commission permanente

intercommunalité
le principe d’égalité veut des communes un peu plus semblables
coopération intercommunale : regroupement des communes au sein d’un établissement publique qui
va exercer un grand nombre de ses compétences en commun (EPCI, établissements publiques, sans
principe de libre administration territoriale des collectivités t)

chaque commune dispose d’au moins un représentant au sein de l’EPCI mais le principe est la
représentation proportionnelle des communes
les deux élections municipales et communautaires vont l’objet d’une même opération de vote

loi du 6 fev 1992, EPCI dédiée au monde rural


communauté urbaine 31 dec 1966 : ensemble de + de 250 000 habs

loi du 16 de 2010 avec la métropole, forme la plus importante d’EPCI

la métropole de Lyon n’est pas une métropole dans le sens qu’elle est une collectivité territoriale a
statut particulier, n’est donc pas un établissement public
n’est pas un regroupement de communes mais une collectivité territoriale à part entière

Vous aimerez peut-être aussi