Institutions Administrativespdf
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Introduction :
institutions administratives : du latin, désigne l’action par laquelle on établit qlqch de manière
durable mais aussi le résultat de cette action
droit pv, institution du mariage : régime institué de manière durable
institutions de droit civil, institutions juridictionnelles
le système juridictionnel fr se divise en deux ordres : judiciaire et administratif
ordre judiciaire : comporte l’ensemble des juridictions judiciaires qui traite des affaires privées
ordre ad : institutions juridictionnelles qui appliquent le droit public, les règles, les litiges publics
séparation des pvrs fait qu’on distingue les institutions juridictionnelles d’administratives
les institutions politiques : rôle dans l’exercice du pouvoir politique
fonction utilitariste de l’intérêt général, au service d’un exécutif, soumise au pouvoir exécutif en
principe
l’administration a des prétentions d’autonomie, avec l’expression de « burocratie »
intérêt général : utilitariste selon la vision américaine (Adam Smith), accéder à l’intérêt commun
en poursuivant son propre objectif, somme des intérêts de chacun
conception volontariste de l’intérêt général selon les français, défendue par Rousseau
→ volonté générale qui a besoin de sacrifices énormes. Tout le monde doit sacrifier ses intérêts
personnels
l’intérêt général constitue ce que la société considère à un instant donné comme étant la volonté
générale
jurisprudence administrative : montre que la notion d’intérêt général est contingente, varie en
fonctions des circonstances de temps et de lieu, des mentalités et des moeurs, s’adapte au mutations
politiques, sociales et économiques.
Ex : les activités culturelles au début du XX siècle ne faisait pas partie de l’intérêt général
arrêt astruc : on considère que l’activité d’un théâtre n’est pas d’intérêt général
Maurice hauriou s’exprime sur cet arrêt en défendent l’idée que le théâtre divertit de la vie sérieuse
En 1923, l’arrêt Gheusi considère que le théâtre est d’intérêt général et peut devenir un service
public
autre ex : commerce de la cigarette qui était autrefois d’intérêt général, et contre lequel on lutte
aujourd’hui
en bref, l’intérêt général évolue
catégorie juridique : notion à laquelle est associée des règles, un régime juridique
principe constitutionnel de continuité du service public, principe d’adaptabilité du service public,
principe d’égalité devant le service public, principe de neutralité du service public
implique la qualification de service public
En France, l’administration est complexe. Modèle d’organisation d’un Etat unitaire décentralisé
dont les institutions ont des idées contradictoires
On veut une seule loi, une seule Constitution, et une libre administration des collectivités
territoriales qui donne les compétences aux libertés territoriales qu’elles exercent dans leur intérêt
propre par les Conseils élus dans le cas d’un contrôle de la légalité
enchevêtrement des règles
à l’origine, droit d’origine jurisprudentielle
la simplification administrative a pu intervenir grâce à d’importants mouvements de codifications
(code général de la fonction publique : relation entre le public et l’administration, code général de le
propriété publique etc)
le conseil d’État consacre son rapport annuel de 2016 à la complexité de l’administration
(simplifications et qualités du droit)
ces deux corpus de droit s’appliquent au droit fr et les modifie, notamment le service juridique
du service public
C_ l’administration numérique
2003 rapport de l’OCDE utilisation des techniques de l’information et de la communication, en
particulier d’internet dans le but d’améliorer la gestion des affaires publiques « l’administration
éléctronique : un impératif »
depuis 2019, la direction inter-ministerielle du numérique la di-num, est responsable de la
conception et de la mise en œuvre de la stratégie de l’État
vise à étendre la numérisation, axe majeur de la réforme de l’État : usagers (simplification des
démarches administratives), administration (le développement du numérique s’inscrit dans une
démarche de maîtrise des dépenses publiques) → coût 100 fois inférieur à une procédure
papier
3 enjeux : accessibilité des services numériques (zones rurales et pour les personnes agées avec le
principe d’égalité devant le service publique)/ enjeu de la protection des données personnelles et
des libertés individuelles (protection de la vie privée, statut de liberté fondamentale, enjeu donc
fondamental)/ lutte contre les cyber menaces qui visent les particuliers, entreprises ou
administrations (protection de l’ordre public)
même si les enjeux liés à la numérisation sont des enjeux nouveaux, ils renouvellent des questions
fondamentales classiques
l’administration :
- en tant qu’activité : déf fonctionnelle, qui s’attache à la fonction d’administrer. Idée d’une
subordination/ soumission au pvr exécutif. Dans un régime constitutionnel libéral, fondé sur la
séparation des pvrs, exécution des lois et gestion du service publique.
L’action administrative est donc toujours soumise au respect de la loi, le pouvoir exécutif étant
subordonné aux législateurs et le législateur est censé exprimer la volonté générale (art 6 DDHC)
soumission assurée par le juge administratif
s’exerce au sein de l’État sous l’autorité du gouvernement (art 20 C) dispose de l’administration
- sens fonctionnel : ensemble des activités assumées dans le respect de la loi sous l’autorité de
l’exécutif tendant à satisfaire l’intérêt général
- en tant qu’organe : définition organique. Organisation sociale doté d’une existence et d’une
identité propre, indépendante des personnes humaines qui la compose et la représente.
Couronne : institution qui vise à distinguer la personne pv du Roi de ce qui deviendra l’État
mariage mystique de Roi et de la couronne
« je m’en vais mais l’État demeurera toujours après moi » Louis XIV avant sa mort
la personne morale comme institution, avec un intérêt propre et rempli une fonction sociale qui lui
permet d’exister indépendamment des personnes physiques qu’elle regroupe
la personnalité morale est une fiction par lequel le droit se détache de la réalité sensible qui permet
d’attribuer un régime juridique
toutes les activités des pers morales de droit pv ne poursuivent pas l’intérêt privé : exécution d’un
service publique
les def fonctionnelles et organiques de l’administration ne coïncident pas toujours : activités des
personnes pv ou publiques non exclusives à ces catégories
personnes publiques spécialisées : établissements publics, personnes morales de droit public dont
l’action est limitée à un domaine spécial, rattachés à une collectivité publique, subissent sa tutelle.
l’autorité administrative agit au nom de la pers publique. Elle engage celle-ci mais pas elle-
même
un préjudice causé par des travaux sur un commerçant. Celui-ci s’attaquera à la métropole qui agit
pour le compte de la personne des travaux.
S’identifie par un exercice d’un pvr de décision juridique en particulier par le pvr de prendre des
décisions unilatérales qui s’imposent à leur destinataire.
Nature non contractuelle
l’autorité administrative jouit d’une compétence délimitée par 3 variables
- territoriale : compétence ratione loci
ratione materia (le fond de la décision)
temporelle : ind doivent être régulièrement habilités à prendre la décision ratione temporis
autorité adm qui n’intervient que pour le temps où elle est compétente.
Ex : Le gouv n’a plus la compétence pr prendre les décisions avec la motion de censure
En france, les dispositions législatives s’appliquent de la même manière sur l’ensemble du territoire.
décentralisation continuité dans la centralisation de l’État
on confie l’adm locale à des agents placés sous l’autorité du gouv
odilon barrot « la déconcentration c’est tjrs le même marteau qui frappe même si on en a raccourci
le manche »
« on peut gouverner de loin, mais on administre bien que de près » 1862, un préfet…
A_ définition
décentralisation qui consiste à transférer certaines compétences à des administrations locales
autonomes dotées de la pers morale et que l’on qualifie de collectivités territoriales sous le contrôle
plus ou moins important de l’État central
Décentralisation
Acte 1 → 1982 loi de ferre du 2 mars qui consacre l’autonomie des 3 catégories de collectivités
territoriales : communes, départements, et régions
on leur transfère d’importantes compétences administratives
on supprime la tutelle sur ces collectivités territoriales
les actions des collectivités territoriales sont exécutoires à compter de la transmission au préfet
transfert de compétences qui répondent à plusieurs règles dont certaines sont constitutionnelles
respect du principe de subsidiarité (art 72 de la C) disposant que les collectivités territoriales ont
vocation à prendre les décisions pour l’ensemble des compétences qui peuvent le mieux être mises
en œuvre à leur échelon
une compétence → être mise en œuvre à l’échelon le plus bas, puis si impossible on remonte dans
les échelons
article volontairement obscur
l’État conserve la maîtrise des transferts de compétence qui s’opère par voie législative
la loie peut être particulièrement large, comme la clause générale des compétences
la loi qui accorde ses compétences aux trois collectivités territoriales est la clause générale de
compétence
→ permet à une collectivité territoriale d’agir sur tous les sujets d’intérêt publics locaux
seules les communes disposent encore de la clause générale de compétence
compétence d’attribution définie par la loi
libre administration :
principe constitutionnel art 72 alinéa 3 de la C
dans les conditions prévues par la loi → les collectivités s’administrent librement par des conseils
élus
autonomie financière article 72- 2
élection au suffrage universel direct de l’organe délibérant de chaque organe des collectivités
(obligation constitutionnelle)
72_ 1 approfondi les mécanismes de démocratie directe
administration centrale :
désigne l’ensemble des autorités (services de l’État) dotés d’une compétence administrative
d’envergure nationale
ces institutions centrales sont peu nombreuses. Il y a principalement le Président et les membres
du gouvernement (Premier ministre, ministres). Elles ont des fonctions administratives
Au niveau national, le pvr réglementaire de droit commun appartient au premier ministre (art 21 de
la C)
le Président dispose d’un pouvoir réglementaire d’exception ou d’attribution puisque l’art 13 de la
C dispose que le Président signe des ordonnances et décrets délibérés en conseils des ministres.
Le Président est l’auteur de tous les actes délibérés en conseils des ministres
actes les plus importants dont la constitution ou la loi prévoit qu’ils soient délibérés en conseil des
ministres
le Président peut inscrire à l’ordre du jour un projet de décret ne relevant pas sa compétence, ce qui
enrichie sa compétence d’attribution.
En principe du parallélisme des formes, un décret adopté en conseil des ministres doit être adopté
SGE → secrétaire général de l’élisée prépare l’ordre du jour du conseil des ministres avec le SGG
(secrétaire général du gouvernement)
art 15 : le Président est chef des armées (il doit disposer d’un Etat major particulier chargé de
l’appuyer dans l’exercice de cette mission)
distinct du chef d’État major des armées et du chef d’État major particulier (du Président)
Section 2 : le Gouvernement
le pvr reglementaire du premier ministre s’exerce sous réserve de la compétence du Président (art
13)
le Président de la République peut attirer un certain nombre de prérogatives en mettant un projet de
décret à l’ordre du jour au conseil des ministres (art 9)
tous les décrets en conseils des ministres sont considérés présidentiels.
point voc :
les décrets sont les actes annotés par le Président et par le 1er ministre.
Les actes administratifs des autres institutions publiques sont le plus souvent des arrêtés
les actes des assemblées délibérantes sont des délibérations
on distingue deux types de services : ceux qui remplissent une fonction politique et ceux qui
remplissent un fonction administrative.
Vocation politique :
le cabinet politique assiste le premier ministre dans les tâches de direction et coordination de
l’action gouvernementale. Directeur de cabinet, chef de cabinet, et un certain nombre de conseillers
qui suivent la politique de gouv dans leur domaine de spécialité
cabinet qui assiste le premier ministre dans ces fonctions de responsable de la défense nationale.
Composé des militaires des trois armées
la C réserve au Président le titre de chef des armées et la tradition constitutionnelle confère au
Président la direction des affaires diplomatiques et militaires même en période de
cohabitation.
Vocation administrative :
1er ministre comme chef des chefs d’administration centrale
le secrétariat général du gouv : assure le bon fonctionnement mais aussi la régularité au sens
juridique de l’action gouvernementale.
3 catégories :
- organisation du travail gouvernemental, intervient à tous les stades du processus décisionnel. Il
s’assure du respect des procédures et de la régularité des projets.
- conseil juridique (SGG) s’assure de la correction juridique et formelle des textes élaborés par le
gouv. Assure une mission de veille juridique.
- dirige les services civils du Premier ministre. Rattachés directement au Premier ministre dans des
domaines transversaux (services permanents). Sous l’autorité du secrétaire général du
gouvernement.
les ministres ne peuvent pas critiquer le gouvernement auquel ils appartiennent. Ils sont des
autorités administratives, chefs d’une administration centrale. Leur statut, leurs compétences, leurs
actes, sont soumis au droit administratif
hiérarchie gouv
ordre protocolaire, symbolique
ordre politique
ordre juridique participation de principe ou exceptionnelle au principe des ministres
ministres délégués : adjoints qui sont placés sous l’autorité du premier ministre ou d’un ministre
(donc n’a pas la plénitude d’avant). Exerce une partie des attribution de son ministre de tutelle qui
permet de décharger ce dernier d’une partie de ses responsabilités
secrétaires d’État : situation similaire aux ministres délégués, sont adjoints à un ministre d’État ou
au Premier ministre, exercent une partie des responsabilités dans un domaine particulier, sont
subordonnés à leur ministre de tutelle sans avoir le titre de ministre et n’appartiennent donc pas au
conseil des ministres
attribution politique : participe à la fonction gouv ayant pour contrepartie la solidarité gouv
l’ensemble du gouv est tenu de démissionner collectivement
chefs d’une administration centrale
en découle plusieurs compétences liées à cette position : le ministre est titutlaire d’un pvr
réglementaire (compétence d’adopter des règles de nature générale et impersonnelle dans le respect
de la loi) résiduel ainsi que d’un pvr hiérarchique
en principe, les ministres adoptent des actes administratifs individuels
les ministres peuvent adopter les actes réglementaires dans deux cas : lorsque ce pvr réglementaire
leur est expressément attribué pour un objet précis que ce soit par la loi ou par délégation du
Premier ministre ou du Président
la jurisprudence administrative reconnaît aux ministres un pvr réglementaire en tant que chef de
service d’une administration
tout chef de service peut prendre les mesures nécessaires « générales et impersonnelles » au bon
fonctionnement de l’administration placée sous son service
conseil d’Etat en 1936 Jamart
aspect politique
aspect administratif
structure des administrations centrales définie d’après un décret du 1er juil 1992.
→ elles assurent au niveau national un rôle de conception, d’animation, d’orientation, évaluation et
contrôle
→ préparent et mettent en œuvre les décisions du gouvernement
→ en direction et en direction générale : une direction regroupe une partie de l’administration
centrale qui ne dispose pas de services déconcentré, service de l’État au niveau départemental ou
régional
directeurs généraux issus de l’INSP + art 13, nomination par le Président
chaque mandat d’un ministère est fixé par le premier ministre par décret et arrété du ministre
concerné
cette hiérarchie permet aux ministres d’accorder aux chefs d’administration centrale des délégations
de signature : peut signer au nom du ministre des actes relatifs aux affaires des services placés sous
leur autorité
il s’agit d’une délégation de signature et non pas de compétence. C’est le ministre réputé à agir à
travers subordonné
Chapitre 2 :
institutions associées à la prise de décision
appuie et contrôle les décisions des institutions centrales (premier ministre, président, ministres)
conseil d’État
A_ origines historiques :
institué à la Révolution art 58 en 1799
à la fin de l’Ancien régime, le gouv est polysynonyme
ancienne institution cour du Roi, institution législative mais aussi administrative et juridictionnelle
le conseil d’État exerce les 3 fonction (juridictionnelle, administrative) et cette confusion des
fonctions se retrouve aujourd’hui dans le conseil d’État : rôle administratif important
conseil économique social et environnemental
rend des avis sur les projets du gouv, fonction juridictionnelle au sommet de l’ordre juridictionnel
administratifs
conseiller juridique et administratif du gouv, consulté par le gouv sur toute une série de projets de
textes
consulté de manière obligatoire sur trois types de textes : projets de lois, projets d’ordonnances, qlq
projets de décrets
conseil d’État a la manœuvre de grand projets de lois, en particulier du code civil
a joué un rôle important dans la réorganisation prétoriale de l’État, loi des réformes territoriales etc.
l’habit juridique : faisabilité juridique, conformité au droit d’un projet, opportunité administrative
d’un projet
juridiction suprême de l’ordre juridictionnel administratif
à l’origine, la justice administrative est dite retenue : lorsqu’un administré était en conflit aec
l’administration, il n’avait d’autres solutions que de saisir le gouv qui tranchait sur le litige après un
avis du conseil d’État
l’exécutif suivait systématiquement les avis du conseil d’État rendu en matière contentieuse
à partir de 1872, le conseil d’État se voit reconnaître une compétence de justice déléguée
cette fonction contentieuse du conseil d’État s’est détachée de sa fonction consultative
dans sa fonction de conseil, le conseil d’État rend des avis auprès des pouvoirs publics nationaux
on distingue les avis obligatoire des avis facultatifs
avis : peut être obligatoire ou facultatif
avis obligatoires simples : avis qui doit obligatoirement être sollicité mais qui ne doit pas
obligatoirement être suivi
avis obligatoire conforme : obligatoirement sollicité et obligatoirement suivi
avis du conseil d’État : consultation parfois obligatoire de la part du gouv (avis obligatoire simple)
pour deux types d’actes, à savoir les projets de lois avant délibération en conseil des ministres et les
projets d’ordonnance
projets et proposition de loi (proposition posée par un parlementaire)
consultation du conseil d’État pour tout projet de décret pour lequel sont intervention est prévue par
les dispositions constitutionnelle, législatives ou réglementaire
les décrets qui font l’objet d’un avis obligatoire du conseil d’État sont nommés décret en conseil
d’État (avec la notation « le conseil d’État entendu »)
avis obligatoires du conseil d’État, la procédure est celle de la vie simple. Les recommandations du
conseil d’État ne s’imposent pas la consultation du conseil d’État est parfois facultative
le gouv peut solliciter l’avis pour tout décret avec consultation facultative
+le gouv peut consulter le Conseil d’Etat pour toute difficulté administrative (difficulté récurrente)
le conseil d’État peut être saisi de manière facultative par le président de l’assemblée parlementaire
à propos d’une proposition de loi déposé par un adhérant de cette assemblée
le gouv n’a plus le monopole de la saisine du conseil d’État
le défenseur des droits peut saisir de manière facultative le conseil d’État pour une étude thématique
générale ou pour lui demander son interprétation sur un texte précis
les avis du conseil d’État ne sont pas des avis de pure forme, avis qui porte sur la rectitude juridique
du texte et qui vise à éviter tout risque de contrariété avec un texte hiérarchiquement supérieur
le conseil d’État statut également sur l’opportunité administrative du texte
→ prend une part active dans la production normative nationale en tant qu’expert juridique et en
tant qu’expert de l’administration
→ le conseil d’État est présidé par un vice président : symboliquement, le président du conseil
d’État est le premier ministre
le vice président est un ancien secrétaire de gouv
renaud de saint-marques ancien secrétaire du gouv puis vice président du conseil d’État
+ jean marques sauvé
l’enjeu principal du conseil d’État est lié à la question de l’indépendance et de l’impartialité d’une
institution à propos d’un texte à l’élaboration duquel elle devra appliquer ce texte
→ chargé de rendre un avis sur les textes en vertu de sa compétence consultative. Il peut également
avoir à appliquer le même texte dans le cadre de sa compétence contentieuse.
Un même membre du conseil d’État ne peut jamais être saisi d’un texte à la fois au titre de ses
fonction consultatives et contentieuses
A_ composition du SECE
art 71 qui fixe le nombre max de membres à 203 et renvoi sa composition a la loi organique (2021),
qui réduit le nombre de membres du CESE à 175
4 catégories :
52 représentants des salariés
14 issus de la CGT
45 représentants au titre de la cohésion sociale et territoriale et de la vie associative
26 représentants au titre de la protection de la nature et de l’environnement
…
B_ fonction du CESE
le SECE peut être saisi de tout problème de caractère économique, social ou environnemental
fonction d’orientation des pouvoirs publics de plusieurs manières : il peut s’auto-saisir dans le but
d’appeler l’attention du gouv sur une réforme donné relevant de son domaine
rédige un rapport annuel sur l’État de la France
ouverture d’une saisine par pétition depuis 2008 qui doit être singé par 150 000 personnes
avis à destination du premier ministre et du président de chaque assemblée parlementaire relatif aux
questions soulevées par la pétition. Il convient de leur donner sur le plan réglementaire et législatif
organise la demande du gouv ou du président de l’une des assemblées parlementaires ou de sa
propre initiative
organise des conventions citoyennes (convention sur la fin de vie par ex) avec des citoyens tirés au
sort
section 2 : des institutions de contrôle
le contrôle administratif (interne à l’administration) :
est opéré par des corps de fonctionnaires, exercés au sein d’inspections générales
constitués en parallèle de services opérationnels chargés d’en contrôler l’action en vérifiant la
bonne application des textes, le bon fonctionnement financier et humain
on imagine un système avec une administration qui agit et une qui surplombe (inspecte
l’administration qui agit)
compétence restreinte au service d’un seul ministère ex : le contrôle général des armées,
l’inspection générale des services judiciaires, l’inspection générale de la police nationale
le contrôle juridictionnel :
contrôle externe à l’administration, mis en place par des juges de manière indépendante
la cour des comptes est née en 1807, elle se rattache à une administration qui existait déjà sous la
monarchie. Elle est inscrite dans la constitution à l’art 47-2
elle est composée de magistrats (financiers)
→ elle est indépendante et inamovible
→ 6 chambres spécialisées avec deux fonctions : fonction de contrôle juridictionnel et fonction de
contrôle administratif
la Cour des comptes exerce un double contrôle financier sur l’administration de l’État
→ contrôle des comptes des comptables publics
en france depuis la restauration, on a crée le comptable public (seul pouvant manipuler les données
publics)
→ le comptable public doit compter devant la Cour
→ « est responsable pécuniairement et personnellement devant la Cour
l’ordonnateur décide mais ne manipule pas comme le comptable public
séparation des pvrs qui persiste en ce que le pvr exécutif agit et le Parlement contrôle
assistance du Parlement dans sa fonction de contrôle
juridiction administrative
8 cour administratives d’appel
conseil d’État qui opère un contrôle de cassation (n’est pas ici un jugement de fond)
office du jeu administratif qui s’affirme par la nécessité de soumettre l’administration au droit,
qu’on appelle le principe de légalité, principe de juridicité
légalité : l’État se soumet à la loi
juridicité : les lois doivent se soumettent à des principes supérieurs
→ Etat de droit où même le législateur est soumis à des principes pour exprimer la volonté générale
→ se traduit par le rôle du juge administratif : rôle contentieux, tout administré peut former un
recours pour excès de pouvoir devant le juge administratif afin que celui-ci annule la décision
contestée
Le maire a une double casquette puiqu’il est à la fois le chef d’une collectivité territoriale
(commune) et le président du conseil municipal (due à la déconcentration), autorité administrative
représentant l’Etat dans le territoire communal. Exerce certaines compétences au nom de l’État.
_________________________
Circonscriptions dérogatoires : propres à certains ministères, ministère de l’éducation nationale dont
les autorités déconcentrées sont réparties en différentes académies ne correspondant ni aux
départements ni aux régions. 30 aine d’académies ne correspondant ni aux régions ni aux
départements ?
7 zones de défense dirigées par un préfet
administration déconcentré des nvs régional et départemental.
Autorité administrative centrale (importante) le préfet
le corps préfectoral :
A_ le statut du préfet
corps de professeur des écoles : corps de fonctionnaires où chacun à vocation à avoir un emploi de
leur grade. (beaucoup de personnes, à l’inverse du corps préfectoral)
la rémunération étant due au grade et non à l’emploi, les préfets pouvaient être payés sans exercer.
Ce corps préfectoral divisé en grades a été supprimé en 2023 ans le cadre de la réforme de la haute
fonction publique entreprise en 2021, conduit à deux décisions :
- suppression de LENA remplacé par l’INSP
- suppression des grands corps de l’État
Obligations du préfet :
obligation de loyauté politique, loyalisme (même s’il n’est pas obligé d’adopter la même couleur
politique)
ne bénificie ni du droit de grève ni de la liberté syndicale
stricte obligation de résidence
préfet qui représente l’État à l’intérieur de sa circonscription, il lui revient d’exercer sur les actes
des collectivités territoriales le contrôle de légalité
représente l’État au près des tiers personnes privées
Le préfet de région est responsable des politiques de l’Etat dont la mise en œuvre se fait à l’échelle
régionale
- ex des aides d’État
les pouvoirs publics ne peuvent pas verser des aides publics qui viennent remettre en cause la
légalité de la concurrence
certaines aides d’État sont autorisées car elles compensent les obligations de services publics de
certaines entreprises
secrétariat général pour les affaires régionales : composé d’un secrétaire générale et de diférents
agents, rôle d’assister le préfet de région en veillant à la coordination services régionaux et
départementaux
- assure le contrôle administratif, contrôle de légalité des actes adoptés par les collectivités
territoriales sur son territoire.
Contrôle de légalité : Les actes d’une collectivité territoriale (commune/ départemetn) ne
deviennent exécutoire car compté de leur transmission au préfet
l’acte de la collectivité territoriale souffre d’une inégalité minime qui peut être régularisé → la
collectivité territoriale peut régulariser son acte :le préfet saisi le juge administratif dans le cadre
d’un recours spécial qu’on appelle le déféret préfectoral
demande de séjour et d’asile pour les étrangers déposés près du préfet de département
les compétences de police administrative : ensemble des décisions qui visent à prévenir un trouble à
l’ordre public
compétant à l’échelle du département pour adopter les mesures de police administrative
les préfets exerce à la place du maire les compétences en matière de sécurité et de tranquillité
publique
prévention des atteintes à l’ordre public
arrondissement et commune
le maire
l’autorité administrative compétente pour animer les services déconcentrés de l’Etat dans la
commune est également l’organe exécutif de la commune prise comme collectivité territoriale
décentralisée
le maire est le seul agent de l’autorité déconcentrée de l’État à être élu puisqu’il est aussi le chef
d’une collectivité territoriale
cas où le maire agit comme agent de l’État à distinguer du cas où le maire en tant que chef d’une
collectivité décentralisée, la commune.
maire
Représentant de l’État
cumule sur sa tête deux fonctions : chef d’une collectivité territoriale la commune et préside le
conseil municipal (organe qui règle par ses délibérations les affaires de la commune)
en tant qu’agent de l’État : le maire est le chef de l’administration communale et préside le conseil
municipal en préparant les décisions et en les exécutant
responsable de l’information légale et règlementaire des citoyens ainsi que du respect des lois des
règlements dans sa commune
officier de police judiciaire : constate la commission d’infraction et exerce le ministère public
auprès du tribunal judiciaire
officier d’État civil : célèbre les mariages, délivre les certificats de naissance et de décès
subordination auprès des autorités de l’État ? Autonome par rapport aux collectivités territoriales
→ autorité déconcentrée de l’État, soumis à l’autorité hiérarchique du préfet pour l’exercice de ses
attributions administratives étatiques
pouvoir d’instruction, de réformation et de révocation, attributions administratives du maire
soumis à l’autorité de l’État concernant ses attributions judiciaires : soumis à l’autorité du procureur
de la République
possible révocation du maire en conseil des ministres
peut être remplacé par des adjoints subordonnés
personnes morales de droit public : l’État confie des attributions administratives à ces collectivités
territoriales
art 72 alinéa 1 de la Constitution : les collectivités territoriales de la Rep sont les communes, les
départements, les régions, collectivités à statut particulier et collectivités d’outre mer
toute autre collectivité territoriale est crée par la loi, le cas échéant prend place d’une ou plusieurs
collectivités au présent alinéa
commune de 1000 habitants : conseillers municipaux élus pour 6 ans avec un scrutin de liste
la liste arrivée ne tête dispose de 50 % des sièges
conseillers départementaux élus 6 ans au binominal
commission permanente
intercommunalité
le principe d’égalité veut des communes un peu plus semblables
coopération intercommunale : regroupement des communes au sein d’un établissement publique qui
va exercer un grand nombre de ses compétences en commun (EPCI, établissements publiques, sans
principe de libre administration territoriale des collectivités t)
chaque commune dispose d’au moins un représentant au sein de l’EPCI mais le principe est la
représentation proportionnelle des communes
les deux élections municipales et communautaires vont l’objet d’une même opération de vote
la métropole de Lyon n’est pas une métropole dans le sens qu’elle est une collectivité territoriale a
statut particulier, n’est donc pas un établissement public
n’est pas un regroupement de communes mais une collectivité territoriale à part entière