Rapport Préparé Pour:: Ville de Montréal Direction de L'environnement 2235 Rue Michel-Jurdant Montréal, QC, H1Z 4N1
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Ville de Montréal
Direction de l'Environnement
2235 rue Michel-Jurdant
Montréal, QC, H1Z 4N1
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VILLE DE MONTRÉAL
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Note au lecteur
Ce document d’ingénierie est l’œuvre d’Odotech. Il est protégé par la loi et est
destiné exclusivement aux fins qui y sont mentionnées. Toute adaptation ou
reproduction, partielle ou totale, est strictement prohibée sans avoir obtenu au
préalable l’autorisation écrite d’Odotech et de son client. Les informations,
conclusions et estimations incluses dans ce rapport sont basées sur : i) les
informations disponibles au moment de sa production, ii) des données provenant de
sources extérieures, et iii) les conditions et hypothèses stipulées dans le rapport.
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TABLE DES MATIÈRES
GLOSSAIRE __________________________________________________________V
1 INTRODUCTION ___________________________________________________ 1
6 CONCLUSION ____________________________________________________ 19
7 RÉFÉRENCES ____________________________________________________ 20
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LISTE DES FIGURES
Figure 2-1 : Localisation du centre de traitement des matières organiques ................... 2
Figure 4-1 : Domaine d’étude et topographie – Site du lot 3 156 707 ............................ 7
Figure 4-2 : Localisation des récepteurs sensibles ...................................................... 10
Figure 4-3 : Vue 3D du bâtiment modélisé et de la source modélisée ......................... 11
Figure 4-4 : Rose des vents - 1er janvier 2008 au 31 décembre 2012 .......................... 12
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GLOSSAIRE
Terme Définition
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Terme Définition
Ratio de Bowen Le ratio de Bowen est une des valeurs utilisées pour
représenter la surface dans la zone d’étude. Elle
influence le traitement des données météorologiques.
Elle représente le ratio entre les flux d’énergie dus à la
"chaleur sensible" (conduction et convection) et "chaleur
latente" (évaporation d’eau ou neige). Par exemple, une
zone humide aura un ratio de Bowen bas
comparativement à une zone rocheuse sèche.
Seuil de perception olfactif Seuil de perception olfactif d’un individu lors d’une
individuel analyse olfactométrique (seuil de détection individuel)
(en u.o./m3).
Seuil de reconnaissance Seuil (en u.o./m3) auquel la probabilité que l’odeur soit
reconnue ou identifiée est de 50%.
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Terme Définition
Source surfacique (ou de Une source de surface ou surfacique est une source dont
surface) les émissions atmosphériques ne sont pas canalisées et
dont toute la surface est émettrice. Un front
d’enfouissement, un andain de compostage ou encore
une zone de recouvrement journalier sont des sources
surfaciques.
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LISTE DES ACRONYMES ET UNITÉS
Acronyme / Unité Définition
ASHRAE American Society of Heating, Refrigerating and Air-
Conditioning Engineers, Inc
°C Degrés Celsius
CA Certificat d’autorisation
CMM Communauté Métropolitaine de Montréal
CTMO Centre de traitement des matières organiques
h/a Heure par année
MDDEFP Ministère du Développement Durable, de l'Environnement et
des Parcs
min Minute
u.o./m3 Unité odeur par mètre cube: Unité de mesure de la
concentration d’odeur. Par définition, 1 u.o./m3 est la
concentration d’odeur à laquelle 50 % de la population perçoit
l’odeur et 50 % de la population ne perçoit pas l’odeur.
u.o./m2/s Unité-odeur par mètre carré par seconde. Représente le taux
d’émission d’odeur par unité de surface (flux surfacique).
UTM Universal transverse mercator : La transverse universelle de
Mercator est un type de projection conforme de la surface de la
Terre et est utilisé dans les outils de modélisation.
WGS84 World Geodetic System 1984 : Système géodésique mondial,
révision de 1984. Est utilisé en combinaison avec le système
UTM pour la représentation spatiale des éléments de
modélisation.
X En référence au positionnement spatial, X étant une
représentation de la longitude du point en fonction du système
choisie (ici UTM, WGS84).
Y En référence au positionnement spatial, Y étant une
représentation de la latitude du point en fonction du système
choisie (ici UTM, WGS84).
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1 INTRODUCTION
Au Québec, la mise en place d’un site de traitement des matières résiduelles par
compostage est soumise à l’obtention d’un certificat d’autorisation (CA) du Ministère
du Développement Durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs
(MDDEFP). La pratique montre que les odeurs constituent le principal enjeu de
nuisances environnementales pour cette activité. Chaque demande de CA liée à la
gestion des matières résiduelles est étudiée avec attention par le MDDEFP vu
l’historique entourant ce domaine, plus spécifiquement en ce qui a trait aux odeurs.
Pour les sites de compostage, le MDDEFP a développé des lignes directrices qui
encadrent le processus d’obtention du CA.
La mise en place de sites de gestion de matières résiduelles suscite également bien
des inquiétudes pour les résidents habitants le voisinage, cet aspect ne peut être
écarté de toutes décisions et doit donc faire partie du processus dès les premières
étapes du projet. La gestion des odeurs s’avère un élément clef de l’acceptabilité
sociale des installations de gestion des matières résiduelles. C’est dans ce contexte
que la Ville de Montréal souhaite étudier l’impact odeur d’un projet.
La Ville de Montréal prévoit implanter un centre de traitement des matières
organiques (CTMO) dans l’arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-
Trembles. L’évaluation de la dispersion et du niveau des odeurs qui seront générées
par les activités de ce centre doit être réalisée pour les comparer aux directives
applicables avant un dépôt de projet auprès du MDDEFP pour l’obtention du CA
requis.
Une modélisation de la dispersion atmosphérique a aussi été faite pour s’assurer du
respect du règlement 2001-10 de la Communauté Métropolitaine de Montréal (CMM)
qui encadre les émissions d’odeurs et les rejets à l’atmosphère.
Ce document a été structuré en quatre parties : (1) une description sommaire du site
prévu, (2) les émissions d’odeur définies, (3) une description de l’approche
méthodologique utilisée pour évaluer les impacts du site et (4) les résultats issus des
modélisations avec l’analyse des impacts odeurs du site.
2 DESCRIPTION DU SITE
Les installations du centre de traitement des matières organiques (CTMO) à l’étude
seront localisées dans l’arrondissement de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-
Trembles sur le lot 3 156 707. Le centre sera de catégorie 2, car le volume de
matières traitées sera supérieur à 7 500 m3. Les quantités de matières organiques
prévues pour ce CTMO sont de 29 000 tonnes (digestats provenant de la
biométhanisation de résidus alimentaires et résidus verts).
Le centre de traitement sera composé d’un bâtiment avec les aires suivantes :
• Aire de réception et transbordement
• Aire de préparation des recettes
• Aire des tunnels de compostage
• Aire de maturation
• Aire de tamisage
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• Aire d’entreposage et expédition
Le bâtiment fermé sera maintenu à pression négative et l’air vicié sera dirigé vers un
système de traitement des odeurs composé d’un laveur acide et d’un biofiltre fermé
avec une cheminée d’évacuation.
La localisation du site est présentée à la Figure 2-1.
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3 CARACTÉRISATION DES ÉMISSIONS D’ODEURS
Cette section présente les paramètres d’émissions d’odeur retenus afin de quantifier
les impacts odeurs sur la population en périphérie du site. Les informations de base
ont été fournies par la Ville de Montréal et proviennent du concept préliminaire sous
étude pour ce centre.
1 Ici, le terme source fait référence à une source qui émet directement à l’atmosphère.
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La base de données Odotech indique une concentration odeur moyenne de
1 800 u.o./m3 pour des mesures sur des biofiltres (non combiné à des laveurs).
Cependant, les données sont très variables selon le type des sources et des
paramètres des systèmes de traitement (on note des concentrations odeurs variant
entre 1 040 et 3 530 u.o./m3). À la suite de ces constatations et compte-tenu qu’un
laveur servira également au traitement en amont, la concentration odeur de
500 u.o/m3 utilisée lors des études préliminaires des projets de gestions de matières
résiduelles de la Ville de Montréal (Odotech, 2010) a été retenue pour la sortie de la
cheminée. Pour le débit d’air à traiter (58,3 m3/s), le débit odeur en sortie de la
cheminée sera de 29 160 u.o./s. Sur base du taux d’efficacité de 95 %, le débit odeur
entrant dans le système de traitement serait alors de 583 200 u.o./s et la
concentration odeur 9 998 u.o./m3. Le taux d’émission surfacique est estimé à
48,6 u.o./m2.s selon la superficie du bâtiment de procédé (12 000 m2). Ce qui semble
raisonnable considérant que c’est trois fois le taux d’émission maximal suggéré par
le MDDEFP pour un site de catégorie 1, tel que vu au début de cette section.
Le choix du taux d’émission a été effectué afin d’assurer que la valeur soit justifiable,
la plus représentative possible et du bon ordre de grandeur. Cependant, il demeure
important de noter que de multiples paramètres font en sorte qu’une concentration et
un taux d’émission peuvent varier, notamment en fonction des modes d’opérations,
des intrants et de leurs variabilités ainsi que des technologies. Les valeurs retenues
dans la présente étude sont cependant jugées représentatives pour le type
d’infrastructures proposées et leur utilisation, dans un contexte d’étude d’impact
préliminaire. Il demeure que des analyses de sensibilité seraient à effectuer sur les
étapes/procédés retenus afin de permettre une conception plus éclairée et
l’établissement de processus et logistiques adaptés. Également, la mesure à la
source par diagnostic odeur serait à effectuer lors de la mise en opération du centre
ainsi que sur une base régulière.
Les autres paramètres de la cheminée ont été déterminés sur base des hypothèses
suivantes :
• La hauteur de la source d’émission est estimée en appliquant la règle
générale qui stipule que lorsque la hauteur de la source d’émission est de 2,5
fois la hauteur du bâtiment, l’effet d’influence du bâtiment sur la dispersion
des émissions est considéré comme peu probable. La hauteur du bâtiment
fournie par la Ville de Montréal est de 9 m, la hauteur de la cheminée est
donc posée à 22,5 m.
• La vitesse utilisée de 20 m/s est basée sur les recommandations de
l’ASHRAE (2007) qui stipule qu’une vitesse supérieure à 10 m/s permet
d’éviter la réintroduction des émissions dans le bâtiment. De manière
générale, les vitesses élevées d’éjection verticale favorise la dispersion
atmosphérique des émissions et réduit les impacts. Des vitesses très élevées
(> 20 m/s) peuvent toutefois entraîner des problèmes autres notamment au
niveau du bruit.
• Le diamètre de la cheminée de 1,9 m a été calculé en fonction des valeurs de
vitesse (20 m/s) et du débit volumique fourni par la Ville de Montréal
(58,3 m3/s).
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• La température de 18°C (291 K) utilisée dans les études préliminaires des
projets de gestions de matières résiduelles de la Ville de Montréal (Odotech,
2010) a été reprise.
Les caractéristiques de la source d’émission d’odeur à l’air ambiant sont résumées
au Tableau 3-1. La localisation de la source telle que modélisée est présentée à la
Figure 4-3.
Selon les hypothèses posées, le débit odeur total du CTMO est de 29 160 u.o./s qui
seront émis par la cheminée en sortie du système de traitement.
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des sources cheminées (effet de rabattement) et la topographie (pour l’établissement
des élévations des sources, des récepteurs et la considération de l’impact de cette
topographie sur la dispersion comme telle).
Deux préprocesseurs de données sont obligatoirement utilisés dans le système de
modélisation AERMOD: AERMET, un préprocesseur de données météorologiques
qui détermine les paramètres de la couche limite nécessaires au modèle, et
AERMAP, un préprocesseur de données topographiques. L’outil permet de générer
des résultats d’impact qui peuvent présenter visuellement et permettent d’analyser
les niveaux atteints et les fréquences de dépassement de seuils. AERMET intègre
les paramètres sur l’utilisation du sol (albédo, rapport de Bowen, rugosité) et les
données météorologiques mesurées en surface et en haute altitude (mesures
aérologiques) afin d'obtenir les profils verticaux de la vitesse du vent, les fluctuations
turbulentes verticales et latérales, le gradient de température, etc.
4.3.1 Topographie
La topographie d’un terrain affecte la dispersion atmosphérique des odeurs. Le
domaine à l’étude présente des altitudes allant de -63 (ancienne carrière Miron) à 50
mètres au-dessus du niveau de la mer. Puisque le terrain présente des dénivellations
de plus de 10 mètres, il est considéré comme étant accidenté et les dénivellations du
terrain sont prises en compte dans le modèle.
Les données topographiques numériques (format USGS DEM) sont obtenues à
même l’interface de modélisation de Lakes Environmental et sont basées sur les
données numériques d'élévation du Canada. Ces données permettent d’estimer
l'altitude de chaque point récepteur et d’émission du domaine de modélisation.
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La Figure 4-1 présente le domaine d’étude et la topographie. La localisation du site
est identifiée par le polygone blanc au centre de la figure.
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4.3.3 Récepteurs discrets
Le CTMO à l’étude est situé dans un milieu urbain principalement à vocation
industrielle. Pour rendre compte plus efficacement de la gêne potentiellement
ressentie, des récepteurs discrets sont ajoutés au modèle. Les impacts odeurs au
niveau de ces points récepteurs virtuels sont calculés par le modèle. Ces récepteurs
sont placés aux premières résidences des secteurs habités au voisinage du site. Ces
récepteurs sont également placés à 1,5 m du sol. Au total, 19 récepteurs discrets
situés entre 230 m et 1 950 m de la source émettrice (cheminée) ont été ajoutés.
L’habitation la plus proche est située au nord-ouest du site à une distance d’environ
1 490 m par rapport à la source d’émission (récepteur discret 11). Toutefois, un lieu
de type institutionnel est localisé à environ 715 m (récepteur discret 15). Pour les
lieux commerciaux ou industriels, les plus près sont respectivement le récepteur
discret 5 situés à 415 m et le récepteur discret 1 localisé à 230 m au nord-est de la
source d’émission.
Il est à noter que les Lignes directrices pour l’encadrement des activités de
compostage du MDDEFP (2012) requièrent une distance minimale de 500 m de
toute zone résidentielle, commerciale, d’habitation ou de lieu public2 pour un site de
catégorie 2. Deux récepteurs commerciaux sont localisés à l’intérieur de ce rayon de
500 m, soit les récepteurs 3 et 5 qui sont à une distance estimée de 460 et 415
mètres de la source d’émission.
Le Tableau 4-1 indique le code de couleur pour l’identification des différents types de
récepteurs discrets.
Tableau 4-1 : Code de couleur des récepteurs discrets par type
Habitations, Hôpitaux, Écoles (visés par les objectifs P99,5 et P98
Récepteurs Sensibles
des lignes directrices)
Récepteur commercial définie ici comme tout lieu où le public a
Récepteurs Commerciaux accès aux fins de commerces (services ou biens)
(visés par les objectifs P99,5 et P98 des lignes directrices)
Industrie, sans commerce ou récepteurs sensibles adjoints (non
Récepteurs Industriels visés par les objectifs des lignes directrices, mais à considérer
dans le choix d’un site)
La Figure 4-2 localise les récepteurs discrets identifiés par des points rouges,
orangés ou jaunes. Le cercle rouge sur la figure indique la distance séparatrice de
500 m par rapport à la source émettrice. Le Tableau 4-2 présente les
caractéristiques des points récepteurs discrets.
2 Les Lignes directrices pour l’encadrement des activités de compostage du MDDEP (2012) requièrent pour les sites
de catégorie 2 une distance minimale de 1 000 mètres de toute zone résidentielle, commerciale, d’habitation ou de
lieu public. Cette distance minimale est abaissée à 500 mètres lorsque les activités sont effectuées sous bâtiment
fermé avec traitement de l’air vicié.
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Tableau 4-2 : Récepteurs discrets
Distance
Localisation UTM Altitude par rapport à la Description
Récepteur source
X [m] Y [m] [m] [m]
1er voisin industriel au
1 614 734 5 056 258 23 230
nord-est
1er voisin industriel à
2 614 300 5 056 287 30 250
l’ouest
1er voisin commercial au
3 614 173 5 056 481 33 460
nord-ouest
4 614 625 5 056 788 23 625 Voisin industriel au nord
1er voisin commercial au
5 614 833 5 056 457 22 415
nord-est
1er voisin commercial à
6 614 047 5 056 366 37 515
l’ouest
Voisin industriel au nord-
7 615 051 5 056 465 21 605
est
1er voisin industriel à
8 615 089 5 056 093 20 570
l’est
1er voisin commercial au
9 614 966 5 055 934 23 510
sud-est
1er voisin industriel au
10 613 949 5 055 543 40 860
sud-ouest
1re résidence boul. Saint-
11 613 574 5 057 322 30 1 490
Jean-Baptiste
Centre jeunesse-Cité
12 613 743 5 057 599 30 1 630
des Prairies
13 614 015 5 057 674 28 1 580 1re résidence 6e Rue
Centre de Détention de
14 614 129 5 057 460 30 1 345
Rivière-des-Prairies
1er voisin institutionnel
15 614 226 5 056 826 32 715 au nord-ouest (Institut
Philippe-Pinel)
re
1 résidence Rue
16 615 945 5 055 644 17 1 515
Forsyth
re
1 résidence Rue
17 616 038 5 056 250 13 1 520
d’Argenson
re
1 résidence Place Jean
18 615 653 5 057 761 19 1 950
Raimbault
1er voisin institutionnel
19 615 280 5 056 825 20 990
au nord-est
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Figure 4-2 : Localisation des récepteurs sensibles
4.4 BÂTIMENT
Le modèle de dispersion prend en considération, à l’aide du module BPIP Prime, les
obstacles que posent les bâtiments ou les structures à la dispersion atmosphérique
des sources canalisées.
La hauteur du bâtiment prévu est de 9 m par rapport au terrain naturel. Le toit est
modélisé comme étant plat. Les dimensions du bâtiment sont de 100 m par 120 m.
La Figure 4-3 présente une vue en trois dimensions (3D) du bâtiment, ainsi que la
source émettrice, tel que considéré dans le modèle. Il est à noter que la construction
finale pourrait différer des plans provisoires.
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Figure 4-3 : Vue 3D du bâtiment modélisé et de la source modélisée
4.5 MÉTÉOROLOGIE
Pour l’étude d’impact odeur du site considéré, un ensemble de données
météorologiques pour la région de Montréal préparé et fourni par le MDDEFP a été
utilisé. Ces données couvrent une période de cinq ans complète, soit du 1er janvier
2008 au 31 décembre 2012 inclusivement. Les données fournies par le MDDEFP
sont directement utilisables avec le modèle AERMOD3.
La Figure 4-4 présente la rose des vents (provenance des vents). La fréquence des
vents calmes (<0,5 m/s), qui sont associés aux conditions de vent les plus
défavorables à la dispersion des odeurs, est de 3,97 %. Les vents dominants
soufflent de l’ouest-sud-ouest (12,2 %), de l’ouest (11,7 %) et du sud-ouest (11,6 %).
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Figure 4-4 : Rose des vents - 1er janvier 2008 au 31 décembre 2012
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Enfin, l’air ambiant, qu’il soit urbain ou rural, possède une odeur. Celle-ci provient de
l’ensemble de sources locales, qu’elles soient naturelles, agricoles, résidentielles ou
industrielles. Si l’air ambiant pouvait être analysé en comparaison avec un air
dépourvu d’odeur tel qu’utilisé en laboratoire olfactométrique, des concentrations
variant de 3 à 7 u.o./m3 pourraient être mesurées.
Compte tenu que ces paramètres influenceront grandement la gêne olfactive, les
impacts prédits par modélisation de la dispersion atmosphérique doivent donc être
étudiés avec pondération. Néanmoins, afin de permettre une certaine évaluation des
impacts, Odotech propose les niveaux directeurs suivants admissibles dans un
milieu standardisé et dépourvu d’odeurs.
En général,
seuil de perception, soit niveau où 50 % de la population perçoit
1 u.o./m3 :
l’odeur ;
seuil de reconnaissance d’odeur, soit niveau où 50 % de la
2 à 3 u.o./m3 :
population peut commencer à détecter la qualité de l’odeur ;
seuil de discernement de l’odeur. Certaines personnes peuvent
5 u.o./m3 :
commencer à signaler l’odeur et à formuler des plaintes ;
10 u.o./m3 : niveau où l’on peut s’attendre à des plaintes.
Une nuance sur le seuil de plainte doit être reconnue, car les plaintes dépendent
également de l’intensité des odeurs perçues, de leur agressivité, de leur appréciation
et de leurs fréquences. Ainsi, la sensibilité individuelle par rapport aux odeurs a une
influence importante dans la formulation de plainte.
Il est à noter que bien que les niveaux d’odeurs et les émissions régionales devraient
être pris en compte dans l’évaluation des impacts odeurs, il n’existe pas aujourd’hui
de moyens de mesurer les niveaux d’odeurs dans l’air ambiant tel que pour les
autres contaminants atmosphériques (par exemple l’ozone) qui sont mesurés par
des stations d’échantillonnage d’air ambiant. Ainsi, dans le cadre de cette étude, les
niveaux ambiants d’odeurs ne sont pas considérés. Seule la contribution de la
source d’émission à l’étude est évaluée.
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calculées lui sont supérieures. Autrement dit, la concentration odeur au percentile 98
indique la concentration odeur qui peut être dépassée au plus 175 heures par année
en temps cumulé.
La concentration maximale qui calcule la valeur maximale de concentration odeur
atteinte pour l’ensemble de la période d’étude de 5 ans, soit pour la pire condition
météorologique a aussi été calculée à titre informatif.
Les critères d’odeurs s’appliquent sur une durée de 4 minutes. Les concentrations
odeurs horaires obtenues par modélisation sont donc rapportées sur 4 minutes selon
la formule proposée au Guide de la modélisation de la dispersion atmosphérique
(Leduc, 2005).
La modélisation de la dispersion atmosphérique des odeurs a aussi effectuée avec le
logiciel TROPOS IMPACT. Ce logiciel intègre la formule 3.04 du règlement 2001-10
de la CMM utilisée pour les émissions d’odeurs des cheminées. Le critère spécifié
dans l’article 3.04 pour les odeurs, est de ne pas dépasser 1 u.o./m3 à l’extérieur des
limites de propriété du site à l’étude.
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industriel 2 situé à l’ouest du CTMO prévu. La Figure A-1 de l’Annexe A présente les
concentrations odeurs maximales.
La concentration odeur au percentile 99,5 (concentration quasi-maximale) est de
2,2 u.o./m3 sur la limite sud-ouest de la propriété. Pour tous les récepteurs discrets,
les concentrations odeurs au percentile 99,5 sont égales ou inférieures au seuil de
perception de l’odeur (1 u.o./m3). La Figure A-2 de l’Annexe A présente les
concentrations odeurs maximales au percentile 99,5.
La concentration odeur évaluée au percentile 98 atteint 1,7 u.o./m3 sur la limite sud-
est de la propriété. Pour les récepteurs discrets, les concentrations odeurs au
percentile 98 sont inférieures à 1 u.o./m3 (seuil de perception) La Figure A-3 de
l’Annexe A présente les concentrations odeurs maximales au percentile 98.
La fréquence de dépassement du seuil de 5 u.o./m3 est nulle pour l’ensemble du
domaine d’étude à l’exception d’un récepteur localisé à 250 m de la limite ouest de la
propriété et de deux (2) récepteurs discrets : le récepteur industriel 2 et le récepteur
commercial 3. Au récepteur du domaine d’étude, huit (8) dépassements du seuil de
5 u.o./m3 ont été calculés pour la période d’étude, soit 5 années. Ce nombre maximal
de dépassement correspond à 2 heures par an, en temps cumulé. Aux récepteurs
discrets, il y a un maximum de trois (3) dépassements du seuil de 5 u.o./m3 pour la
période d’étude, ce qui correspond à 1 heures par an, en temps cumulé. Étant donné
ces résultats aucune représentation graphique n’est disponible pour la fréquence de
dépassement du seuil de 5 u.o./m3.
La fréquence de dépassement du seuil de 1 u.o./m3 (seuil de perception de l’odeur)
atteint 6,7 % du temps (591 heures par an, en temps cumulé) à la limite nord-est de
la propriété. Pour les récepteurs discrets, la fréquence de dépassement du seuil de
1 u.o./m3 atteint au plus 0,6 % du temps (50 heures par an, en temps cumulé) au
récepteur industriel 1 localisé au nord-est du CTMO. La Figure A-4 de l’Annexe A
présente les fréquences de dépassement du seuil de 1 u.o./m3 en pourcentage de
temps.
Le Tableau 5-1 résume les concentrations odeurs maximales modélisées ainsi que
les concentrations maximales aux percentiles 99,5 et 98, et ce, pour le domaine
d’étude et les 19 récepteurs discrets retenus. Le Tableau 5-1 présente également les
fréquences de dépassement de concentrations odeurs cibles ou seuils exprimés en
pourcentages de temps ainsi que le nombre d’heures équivalent par année.
Les résultats de modélisation pour le CTMO, en considérant les hypothèses posées,
indiquent des valeurs de concentrations odeurs aux percentiles 99,5 inférieures au
seuil de 5 u.o./m3 et des concentration odeurs au percentile 98 inférieures au seuil
de perception (1 u.o./m3) selon toutes les conditions météorologiques considérées (5
années de données) et ce, pour tous les récepteurs discrets et zones habitées en
périphérie du site d’implantation prévu pour le CTMO.
Les lignes directrices du MDDEFP seraient donc respectées pour le CTMO à l’étude.
Ces résultats reposent toutefois sur un modèle prenant en compte des hypothèses
de calcul qui pourraient ne pas représenter la conception réelle du centre une fois
construit.
Les résultats de modélisation permettent également d’évaluer le risque que des
plaintes soient formulées par des riverains en périphérie du centre. Les
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concentrations d’odeurs maximales prédites aux récepteurs discrets et pour
l’ensemble du domaine d’étude sont toutes inférieures à 10 u.o./m3. Le niveau de
10 u.o./m3 est généralement considéré comme le seuil où indépendamment de
l’intensité de l’odeur on peut s’attendre à recevoir des plaintes. Ainsi, selon la
configuration modélisée et les paramètres d’émissions retenus, le risque de plaintes
associées aux odeurs du centre tel que prévu est faible.
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Tableau 5-1 : Résumé des impacts odeurs modélisés en air ambiant
Concentration Concentration Concentration Dépassement de Dépassement de
maximale odeur odeur seuil de seuil de
Récepteurs P99,5 P98 5 u.o./m3 1 u.o./m3
u.o./m3 u.o./m3 u.o./m3 % (# heures/an) % (# heures/an)
Critère
Non applicable 5 u.o./m3 1 u.o./m3 0,5 % (44 h/an) 2 % (175 h/an)
MDDEFP
1 4,6 1 <1 0 % (0 h/a) 0,6 % (50 h/a)
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5.2 ÉVALUATION SELON LE RÈGLEMENT 2001-10 DE LA CMM
Pour évaluer la dispersion atmosphérique des odeurs des émissions d’odeurs de la
cheminée du CTMO le logiciel TROPOS IMPACT a été utilisé. Ce logiciel intègre la
formule 3.04 du règlement 2001-10 de la CMM. Selon ce règlement, les
concentrations calculées au-delà des limites du terrain doivent être inférieures à
1 u.o./m3 pour la somme des sources à toute hauteur du sol, pour toute direction du
vent et pour une vitesse du vent supérieure ou égale à 2 m/s.
Des grilles de récepteurs ont été établies à différentes hauteurs pour évaluer les
impacts odeurs aux différentes hauteurs possibles de perception. Une première grille
a été définie à 1,5 m du sol correspondant à la hauteur moyenne du nez humain.
Une autre grille de récepteurs a aussi été définie, à une hauteur de 8 mètres
correspondant à la hauteur d’un édifice de deux étages. Les grilles ont une
dimension de 2 km x 2 km.
Les impacts prédits par le logiciel TROPOS sont présentés dans les graphiques A-5
et A-6 de de l’Annexe A illustrant les courbes d’iso concentrations. Ce graphique
montre la distribution des concentrations d’odeur en fonction de la distance par
rapport à la source en utilisant la formule 3.04 de la Ville de Montréal.
Selon la modélisation basée sur la formule 3.04, les concentrations odeurs
maximales hors des limites de propriété sont en-dessous de la concentration limite
de 1 u.o./m3 permise par la Ville de Montréal.
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6 CONCLUSION
La Ville de Montréal prévoit implanter un centre de traitement des matières
organiques des matières organiques dans l’arrondissement Rivière-des-Prairies–
Pointe-aux-Trembles. Une analyse de la dispersion des odeurs et du niveau de
nuisance qui seront générés par les nouvelles activités a été effectuée pour le
comparer aux directives applicables avant un dépôt de projet auprès du MDDEFP
pour l’obtention du CA requis. Dans le cadre de cette étude, l’évaluation de la
conformité de la source d’émission au règlement 2001-10 de la CMM relatif à
l’assainissement de l‘air a aussi été réalisée.
Le milieu récepteur a été examiné pour établir les zones réceptrices les plus
sensibles où l’impact doit être plus spécifiquement étudié. Des valeurs préliminaires
de concentration odeur et des hypothèses préliminaires basées sur le concept à
l’étude ont été utilisées. La modélisation de la dispersion atmosphérique des odeurs
a été réalisée à l’aide du modèle de dispersion AERMOD en considérant la
topographie et la météorologie locales.
Selon les paramètres d’émission modélisés, la concentration odeur en limite de
propriété atteint 2,2 u.o./m3 au 99,5e percentile et atteint 1,7 u.o./m3 au 98e percentile.
Pour tous les récepteurs discrets, les concentrations odeurs aux percentiles 99,5 et
98 sont égales ou inférieures au seuil de perception de l’odeur (1 u.o./m3). Pour les
récepteurs discrets, la fréquence de dépassement maximale du seuil de 5 u.o./m3 est
de trois dépassements, soit 1 heures par an. Tandis que pour le seuil de 1 u.o./m3,
les fréquences de dépassement aux récepteurs discrets atteignent au plus 0,6 % du
temps, ce qui correspond à des concentrations odeurs supérieures à 1 u.o./m3
environ 50 heures par an.
Pour le scénario modélisé, les concentrations d’odeurs prédites pour tous récepteurs
discrets sont sous 5 u.o./m3 au percentile 99,5 et sous 1 u.o./m3 au percentile 98.
Les lignes directrices du MDDEFP sont donc respectées.
La modélisation à l’aide du logiciel TROPOS IMPACT, qui intègre la formule 3.04 du
règlement 2001-10 de la CMM, a prédit des concentrations odeurs maximales
inférieures à 1 u.o./m3 à l’extérieur des limites de propriété du site en étude. La
cheminée du CTMO telle que modélisée, soit une hauteur d’émission de 22,5
mètres, un diamètre de 1,9 m, une vitesse d’émission de 20 m/s et un débit odeur
posé à 29 160 o.u/s respecterait le règlement 2001-10 de la CMM.
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Sur base des résultats présentés dans ce rapport, Odotech recommande à la Ville de
Montréal :
1. Évaluer l’option d’optimiser les paramètres de cheminée (hauteur, vitesse).
Ce qui pourrait permettre de réduire les coûts d’infrastructure;
2. Valider les niveaux d’odeurs par mesure à la source, une fois le CTMO en
place;
3. Actualiser l’étude de dispersion avec les valeurs réelles qui auront été
préalablement mesurées et les conditions opératoires normales réelles.
Les conclusions de ce rapport sont valables pour autant que les méthodologies et
hypothèses retenues sont représentatives des conditions réelles d'opération. Toute
modification à ces paramètres, qui sont hors du contrôle d’Odotech, pourrait donner
des résultats différents de ceux obtenus dans la présente étude.
7 RÉFÉRENCES
American Society of Heating, Refrigerating and Air-Conditioning Engineers, Inc.
(ASHRAE). (2007). ASHRAE Handbook – HVAC Applications. Chapter 44 :
Building air intake and exhaust design. 12 p.
Leduc, R, (2005), Guide de la Modélisation de la Dispersion Atmosphérique,
Québec, Ministère du Développement Durable, de l’Environnement et des
Parcs, Direction du suivi de l’état de l’environnement, envirodoq no
ENV/2005/0072, rapport no QA/49, 38 p.
Ministère du Développement Durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEFP)
(2012), Lignes directrices pour l’encadrement des activités de compostage,
MDDEFP, Mars 2012, 86 p.
Ministère du Développement Durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs
(MDDEFP) (2012), Règlement sur l’assainissement de l’atmosphère.
Odotech, (2010). Étude d’impact des émissions d’odeurs des infrastructures
proposées de la Ville de Montréal, Juillet 2010 (Rapport 1071_20573_01).
Odotech (2014), Base de données concentrations odeurs.
Ville de Montréal, (2014). Compléments d’information pour étude d’impact odeur, 12
mars 2014, 8 p.
Communauté Métropolitaine de Montréal (CMM) (2002), Règlement relatif à
l’assainissement de l‘air, 36 p.
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ANNEXE A : FIGURES – RÉSULTATS DE MODÉLISATION
Les résultats sous forme graphique des modélisations sont présentés à l’aide de
courbes d’isoconcentrations. Ces dernières illustrent la distribution des
concentrations en fonction de la distance par rapport à la source.
Pour les Figures A-1 à A-4, les informations suivantes sont présentées :
• la partie principale du graphique représente les isoplèthes (ligne joignant des
points de même valeur sur la carte). Chaque couleur représente une zone
d’une plage de concentration. Les échelles de coordonnées UTM en mètres
se trouvent sur le côté gauche et en bas de cette fenêtre, elles sont en
mètres et permettent au lecteur d’évaluer des positions et distances;
• la légende relative aux plages de concentrations des odeurs associées à
chaque couleur se trouve à droite de la figure. Les concentrations odeur sont
exprimées en unités odeur par mètre cube [u.o./m3] et les fréquences de
dépassement de seuil sont exprimées en pourcentage de temps [%]. La
valeur la plus basse présentée sur l’échelle est de 1 u.o./m3 alors que la plus
élevée couvre le maximum tel que modélisé sur l’ensemble des récepteurs
(maximum pour les percentiles). Les résultats graphiques inférieurs au seuil
de perception des odeurs de 1 u.o./m3 ne sont pas présentés;
• Les récepteurs discrets sont identifiés sur chacune des images par des points
de couleur accompagnés d’un numéro d’identification.
Les abréviations suivantes sont utilisées :
DE : domaine étude
RD : récepteur discret
Les résultats ont été convertis en moyenne de 4 minutes tel que recommandé par le
MDDEFP (par l’utilisation du facteur de conversion prescrit au guide de
modélisation). Les valeurs sur 4 minutes sont représentées dans les graphiques.
Pour les Figure A-5 et A-6 qui illustrent les résultats de la modélisation selon la
formule de calcul du règlement 2001-10, les informations suivantes sont présentées :
• la partie principale du graphique représente les isoplèthes d'iso
concentrations. Chaque couleur représente une zone d’une plage de
concentration. Sur le côté gauche et en haut de cette fenêtre, on retrouve les
échelles de distance en kilomètres ;
• dans le coin supérieur droit, on retrouve la légende relative aux plages de
concentrations associées à chaque couleur. Les concentrations odeur sont
exprimées en unités odeur par mètre cube [u.o./m3].
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LISTE DES FIGURES DE L’ANNEXE A
Figure A- 1 : Concentration odeur maximale ........................................................ 23
Figure A- 2 : Concentration odeur au percentile 99,5 ........................................... 24
Figure A- 3 : Concentration odeur au percentile 98 .............................................. 25
Figure A- 4 : Fréquence de dépassement seuil de 1 u.o/m3 ................................. 26
Figure A- 5 : Concentration odeur selon formule 3.04 du règlement 2001-10 de
la CMM – hauteur des récepteurs 1,5 m ................................................ 27
Figure A- 6 : Concentration odeur selon formule 3.04 du règlement 2001-10 de
la CMM – hauteur des récepteurs 8 m ................................................... 28
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Figure A- 1 : Concentration odeur maximale
Concentration odeur maximale (DE) : 6,9 u.o./m3
No. Projet : 1071-20986 Date : 16 avril 2014
Concentration odeur maximale (RD): 5,4 u.o./m3
Période : Janvier 2008 à Décembre 2012, 00:00 à 23:00 Page 23 Modeleur : Mélanie Parent, ing.
Commentaires :
Figure A- 2 : Concentration odeur au percentile 99,5
Concentration odeur au P99,5 (DE): 2,2 u.o./m3
No. Projet : 1071-20986 Date : 16 avril 2014
Concentration odeur au P99,5 (RD): < 1 u.o./m3
Période : Janvier 2008 à Décembre 2012, 00:00 à 23:00 Page 24 Modeleur : Mélanie Parent, ing.
Commentaires : Les lignes directrices du MDDEFP sont respectées, les concentrations odeurs P99,5 aux récepteurs discrets ne dépassent pas
5 u.o./m3.
Figure A- 3 : Concentration odeur au percentile 98
Concentration odeur au P98 (limites prop.): 1,7 u.o./m3
No. Projet : 1071-20986 Date : 16 avril 2014
Concentration odeur au P98 (RD) : < 1 u.o./m3
Période : Janvier 2008 à Décembre 2012, 00:00 à 23:00 Page 25 Modeleur : Mélanie Parent, ing.
Commentaires : Les lignes directrices du MDDEFP sont respectées, les concentrations odeurs P98 aux récepteurs discrets ne dépassent pas
1 u.o./m3.
Figure A- 4 : Fréquence de dépassement seuil de 1 u.o/m3
Fréquence de dépassement (DE): 6,7 % (591 h/an)
No. Projet : 1071-20986 Date : 16 avril 2014
Fréquence de dépassement (RD): 0,6 % (50 h/an)
Période : Janvier 2008 à Décembre 2012, 00:00 à 23:00 Page 26 Modeleur : Mélanie Parent, ing.
Commentaires : Les lignes directrices du MDDEFP sont respectées, soit le seuil de 1 u.o/m3 n’est pas dépassé plus de 2 % (175 h/an) du temps
aux récepteurs discrets.
Figure A- 5 : Concentration odeur selon formule 3.04 du règlement 2001-10 de la CMM – hauteur des récepteurs 1,5 m
Concentration hors de limites de propriété : < 1 u.o./m3 No. Projet : 1071-20986 Date : 18 mars 2014
Période : Non définie (vitesse de vent fixe de 2 m/s dans toutes les
Page 27 Modeleur : Mélanie Parent, ing.
directions)
Concentration hors de limites de propriété : < 1 u.o./m3 No. Projet : 1071-20986 Date : 18 mars 2014
Période : Non définie (vitesse de vent fixe de 2 m/s dans toutes les
Page 28 Modeleur : Mélanie Parent, ing.
directions