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Enneddam, N - 092640

Ce mémoire présente l'étude d'aménagement d'un jardin botanique dédié aux plantes aromatiques et médicinales à Ifrane, dans le cadre du projet CEIRD de l'Université Akhawayne. L'étude inclut une analyse phytogéographique des écosystèmes locaux et propose un programme d'aménagement pour sensibiliser à la biodiversité et à la dégradation des écosystèmes forestiers. Des travaux préparatoires ont été réalisés, incluant la collecte de plantes aromatiques pour leur culture dans le jardin.

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Enneddam, N - 092640

Ce mémoire présente l'étude d'aménagement d'un jardin botanique dédié aux plantes aromatiques et médicinales à Ifrane, dans le cadre du projet CEIRD de l'Université Akhawayne. L'étude inclut une analyse phytogéographique des écosystèmes locaux et propose un programme d'aménagement pour sensibiliser à la biodiversité et à la dégradation des écosystèmes forestiers. Des travaux préparatoires ont été réalisés, incluant la collecte de plantes aromatiques pour leur culture dans le jardin.

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ROYAUME DU MAROC

...............................................
INSTITUT AGRONOMIQUE ET VETERINAIRE HASSAN II
RABAT
...................................................................................
Mémoire de troisième cycle
Pour l’obtention du diplôme d’Ingénieur d’Etat en Agronomie
Option : Paysage

Etude d’aménagement d’un jardin


botanique à Ifrane
Présenté et soutenu publiquement par :

Mlle Nora ENNEDDAM

Devant le jury composé de :

Président : Mr. M. AYOUBI (D.E.V. Salé)


Rapporteur : Mr.S. FAKIR (IAV Hassan II)
Co-encadrant : Mr. B. RAISSOUNI (Université Akhawayne)
Examinateurs : Mr. N. BENAOUDA TLEMçANI (IAV Hassan II)
: Mr. A. HAMOUDA (IAV Hassan II)
: Mr. M. ZEIDGUY (IAV Hassan II)

-Juillet 2OO6-
Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II
B.P. 6202-Institut, 10101 Rabat
Tél : 037 77 58/59/45 ou 77 07 92 Fax : 037 77 81 35 ou 77 58 38
Site Web : www.iav.ac.ma
REMERCIEMENTS

Je tiens à remercier mon Professeur FAKIR SAID pour son encadrement, ses
précieux conseils et sa disponibilité tout au long de ce travail. Il a largement contribué à
la réalisation de ce travail, qu’il trouve ici l’expression de ma reconnaissance et de mon
profond respect.

Je tiens aussi à exprimer ma profonde gratitude à Mr RAISSOUNI


BACHIR – Directeur exécutif du CEIRD à l’Université Akhawayne - pour ses conseils,
et pour m’avoir assuré toutes les conditions nécessaires pour le bon déroulement de mon
travail.

Je tiens aussi à remercier Pr. SOUDI BRAHIM du département sciences du sol


pour son soutien et ces encouragements.

Mes vifs remerciements à tous les enseignants du département de paysage de


l’IAV Hassan II qui ont assuré ma formation.

Qu’il me soit également permis de remercier Mr le président et Mrs les


membres de jury qui m’ont fait l’honneur de juger ce travail.

Enfin, je remercie tous ceux qui ont participé de prés ou de loin à la réalisation de
ce travail.

I
DEDICACE

Je dédie ce modeste travail


A mon cher père
Mr. El mokhtar ENNEDDAM exemple de droiture et source de valeurs pour moi.
Vous étiez toujours soucieux de mon avenir, et j ai trouvé toujours conseil auprès
vous.

A ma chère mère
Mme. Hayat DARSI, en témoignage de ma fidèle affection, veuillez trouver dans
ce travail l expression de ma profonde gratitude et le fruit de vos énormes
sacrifices.
Que dieu tout puissant vous garde tous les deux et vous accorde longue vie et
bonne santé.

A ma chère s ur wafaa, et cher frère Amine


En reconnaissance de vos encouragements
Et de votre aide. Je vous souhaite tout le bonheur du monde.
Merci à dieu de vous avoir et que dieu vous bénisse
A mes chers Amis
Doha, Meryem, Nabil, Achraf, Mohja, Hanane, Karim,
Rachida, Chantal et la liste est longue
Je vous dédie ce travail, témoignant ma reconnaissance pour
Le soutient que vous m avez apporté

A tous les membres de la famille


Veuillez trouvez ici le témoignage de mes sentiments sincères.

Merci beaucoup

II
RESUME
*******
Ce travail a porté sur l’étude d’aménagement d’un jardin botanique consacré aux
plantes aromatiques et médicinales à Ifrane dans le cadre du projet du CEIRD (Centre
d’environnement et de développement régional de l’Université AKHAWAYNE), qui
comprendra une maison forestière, un mini- zoo, un centre d’énergies renouvelables et des
parcelles de cultures démonstratives.

Dans ce cadre, on a jugé utile d’inscrire ce projet de paysage dans un contexte


environnemental de démonstration sur la biodiversité et de sensibilisation à la dégradation
des écosystèmes forestiers de la région.

Ceci nous a conduit à mener une étude phytogéographique qui nous a permis de
déterminer les formations forestières représentatives des écosystèmes de la région d’Ifrane
à savoir : la cédraie, la pinède à Pin maritime, la chênaie verte, la chênaie mixte à chêne
vert et chêne zène et la ripisylve des cours d’eau. Ces groupements écologiques seront
renforcés par des collections thématiques à savoir : les plantes endémiques et rares de la
région et bien entendu en englobant une collection de plantes aromatiques et médicinales.

Affin d’inscrire le projet dans le site, on a déterminé plusieurs unités


morphopédologiques distinctes, et on a établi un programme d’aménagement adapté et
orienté vers l’ouverture au public d’un tel aménagement paysager.

Dans ce contexte et parallèlement au projet, on a mené une étude bibliographique


sur les plantes aromatiques et médicinales et on a établi des fiches descriptives de ces
plantes. Ce travail bibliographique a été relayé par un relevé des plantes aromatiques
locales.

Par ailleurs, des travaux préparatifs ont été entrepris, il s’agit de la collecte d’un
premier stock de plantes aromatiques et spontanées qui ont été mises en culture dans
l’attente de leur plantation. De même, on a pu assurer l’encadrement de la réalisation des
travaux préliminaires de mise en place du projet.

Les mots clés : Jardin botanique –Paysage – Parc naturel – Biodiversité –Moyen Atlas –
Ifrane - plantes spontanées - plantes aromatiques et médicinales – plantes endémiques -
cédraie

III
SUMMARY
**********

This work concerned the study of installation of a botanical garden devoted to the
aromatic and medicinal plants in Ifrane within the framework of the CEIRD project
(Center of environment and regional development of AKHAWAYNE University), which
will include a forest house, a mini-zoo, a center of renewable energies and pieces of
conclusive cultures.

Within this framework, we have judged it useful to register this landscape project in
an environmental context of demonstration on the biodiversity and sensitizing to the
degradation of the forest ecosystems in the area.

This led us to undertake a phytogeographical study which enabled us to determine


the representative forest formations of the ecosystems of Ifrane area: the cedar plantation,
the pine forest with Maritime pine, the green oak grove, the mixed oak grove with holm oak
and zène oak, and riverine forest. These ecological groupings will be reinforced by
collection sets of themes such as: the endemic and rare plants of the area and ,of course,
will include a collection of aromatic and medicinal plants.

To register the project in the site, we have determined several distinct


morphopedological units, and to establish a program of installation adapted and directed
towards the opening with the public of such a landscape installation.

In this context and parallel to the project, we have conducted a bibliographical study
on the aromatic and medicinal plants and drawn their descriptive cards up. This
bibliographical work was relayed by a statement of the local aromatic plants.

In addition, preparation works were undertaken. It concerns the collection of the


first inventory of aromatic and spontaneous plants which were put in culture, waiting their
plantation. In the same way, we have ensured the framing of the realization of preliminary
works of the project installation.
Key words: Botanical garden - Landscape - Natural reserve - Biodiversity – Middle
Atlas - Ifrane - spontaneous plants - aromatic and medicinal plants - endemic plants -
cedar plantation

IV
REMERCIEMENTS…………………………………………………………………………………...I

DEDICACE……………………………………………………………………………………………II

RESUME……………………………………………………………………………………………...III

SOMMURY…………………………………………………………………………………………..IV

SOMMAIRE…………………………………………………………………………………………...V

LISTE DES FIGURES…………………………………………………………………………….VIII

LISTE DES TABLEAUX……………………………………………………………………………IX


INTRODUCTION GENERALE ......................................................................................... 1
CHAPITRE 1: ANALYSE BIBLIOGRAPHIQUE……………………………...................3
I- PREENTATION DU MILIEU NATUREL..................................................................... 4
1- Situation géographique ........................................................................................... 4
2- Géologie et géomorphologie ................................................................................... 4
3- Edaphisme...................................................................................................................... 6
3-1 Les facteurs de pédogenèse : .................................................................................. 6
3-2 Les types des sols ..................................................................................................... 7
4- Climat ............................................................................................................................ 7
4- 1 Les précipitations ................................................................................................... 7
4- 2 Les températures ................................................................................................... 9
4- 3 les gelées ............................................................................................................... 10
4- 4 L’enneigement ..................................................................................................... 10
4- 5 Les vents............................................................................................................... 10
4- 6 Synthèse bioclimatique ........................................................................................ 11
II-PRESENATTION DE LA VEGATATION.................................................................. 13
1- Introduction.................................................................................................................. 13
2- Les essences forestières majeures ................................................................................. 13
2- 1 Cedrus atlantica ................................................................................................... 13
2-2 Quercus rotundifolia ............................................................................................. 14
2-3 Quercus faginea .................................................................................................... 14
2- 4 Pinus pinaster .ssp. hamiltoni var. maghrebiana................................................ 14
2-5 Juniperus thurifera................................................................................................ 14

V
3-Les essences forestières associées .................................................................................. 14
1- Etages bioclimatiques et répartition des essences forestière................................... 15
3-1 Etage méditerranéen humide ............................................................................. 15
3-2 L’étage de végétation méditerranéen subhumide.............................................. 18
3-3 L’étage de végétation semi- aride au Moyen Atlas............................................ 19
3-4 L’étage de végétation aride au Moyen Atlas........................................................ 19
3-4 L’étage de végétation méditerranéenne de haute montagne............................. 19
III-DYNAMIQUES DES ECOSYSTEMES DE LA REGION ........................................ 20
1- Pression anthropique............................................................................................. 20
2- Surpâturage .................................................................................................................. 20
3- Déforestation ................................................................................................................ 21
4- Traitements sylvicoles .................................................................................................. 21
Chapitre 2: ETUDE D'AMENAGEMENT D'UN JARDIN BOTANIQUE A
IFRANE………………………………………………………………………………………
………………23
I- APERÇU GENERAL SUR LA PROVINE DE IFRANE ............................................ 24
II-PRESENTATION DU SITE DU PROJET................................................................... 26
1- Introduction.................................................................................................................. 26
2- Situation....................................................................................................................... 26
3- Morphologie et unités de structure de l’espace du projet ............................................... 26
4- Occupation végétale du sol ........................................................................................... 28
III- PROGRAMME D’AMENAGEMENT ...................................................................... 31
1- Cadre du projet ............................................................................................................. 31
2- les éléments du programme d’aménagement ................................................................. 32
2-1 Cédraie................................................................................................................... 32
2-2 Pinède à pin maritime ........................................................................................... 33
2-3 Chênaie mixte ........................................................................................................ 35
2-4 Chênaie verte ......................................................................................................... 35
2-5 La ripisylve ............................................................................................................ 36
2-6 Plantes endémiques ou rares :............................................................................... 37
IV- PRESENTATION DU PROJET................................................................................. 40
1 Principes d’organisation des groupements..................................................................... 40
1-1 La pinède ............................................................................................................... 40
1-2 la cédraie ............................................................................................................... 41
1-3 Chênaie verte : ...................................................................................................... 42
1-4 La chênaie mixte :.................................................................................................. 42
1-5 La ripisylve ......................................................................................................... 42
1-6 Plantes endémiques ou rares .............................................................................. 43
2 Rapport entre les groupements ....................................................................................... 43
1- Forme générale :........................................................................................................... 46
2- Circulations : ................................................................................................................ 46
3- Dispositions des collections .......................................................................................... 46
3- Temporalités et processus de mise en place des collections du jardin botanique............ 47
4- Plans techniques .......................................................................................................... 48
CONCLUSION GENERALE ........................................................................................... 62
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES………………………………………………...…64

ANNEXE…………………………………………………………………………………….67
ANNEXE 1 : FICHES DESCRIPTIVES DES PLANTES AROMATIQUES ET
MEDICINALES.............................................................................................................. 68

VI
ANNEXE 2 : FICHES DESCRIPTIVES DES ORCHIDEES .................................... 101
ANNEXE 3 : Données climatologiques de la région d’Ifrane ..................................... 108

VII
LISTE DES FIGURES

Figure 1: Carte de situation, d’après Lecompte (1986) ...................................... 4


Figure 2:Bloc- diagramme montrant l’opposition entre les causses et le Moyen
Atlas plissé. D’après Martin et al. (1964). .......................................................... 5
Figure 3: Position de quelques stations climatiques du parc naturel d’Ifrane dans
le climagramme d’Emberger- Sauvage (Source : MAMVA- DEFCS/BCEOM-
SECA (1994)) .................................................................................................. 12
Figure 4: Images de la dégradation forestière ................................................... 22
Figure 5: Situation du site dans la ville d'Ifrane................................................ 28
Figure 6:Unités de structure du terrain ............................................................. 29
Figure 7:Occupations du sol du terrain ............................................................. 29
Figure 8: Les différentes unités du site ............................................................. 31
Figure 11: Peupleraie et autres plantes des cours d’eau .................................... 39
Figure 12: Pinède de Pin maritime ................................................................... 39
Figure 13: Plan de répartition des éléments du programme sur le site............... 44
Figure 14: proposition de soutènement de bande de culture par l’utilisation des
pierres .............................................................................................................. 59
Figure 15: proposition de soutènement de bande de culture par l’utilisation de
rondins en bois ................................................................................................. 59
Figure 16: proposition de soutènement de cheminement par l’utilisation de
pierre................................................................................................................ 59
Figure 17: Coupe schématique AB dans la cédraie........................................... 60
Figure 18: Coupe schématique CD dans la pinède............................................ 60
Figure 19: Piquetage, traçage et défrichage des circulations et des planches de
culture .............................................................................................................. 61

VIII
LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1: Moyennes climatiques (P et m) ou leur (Estimation) dans quelques


stations du moyen atlas tirées de SAUVAGE (1963), PUJOS (1966) et
SOGETIM (1957-1959) ..................................................................................... 8
Tableau 2: Liste et fréquence des plantes récoltées dans la région d’Ifrane pour
être mise en culture pour le jardin botanique. ................................................... 49
Tableau 3: Effectif des espèces de la pinède..................................................... 50
Tableau 4: Quantitatif des espèces aromatiques et médicinales spontanées ...... 52
Tableau 5: Quantitatif des espèces aromatiques et médicinales cultivées ......... 52
Tableau 6: Quantitatif des espèces de la cédraie ............................................... 53
Tableau 7: Quantitatif des espèces de la chênaie mixte .................................... 53
Tableau 8: Quantitatif des espèces de la chênaie verte...................................... 54
Tableau 9: Quantitatif des espèces de la ripisylve............................................. 55

IX
X
INTRODUCTION GENERALE

La biodiversité au Maroc est l’une des plus élevée du bassin méditerranéen. En effet le
Maroc occupe la seconde place après la Turquie.

La forêt marocaine constitue sans nul doute l’élément fondateur de la richesse


écologique du pays. Elle abrite les deux tiers du nombre d’espèces de plantes. Son rôle doit
être considéré comme majeur, car c’est au sein des écosystèmes forestiers, protecteurs des
sols et pourvoyeurs des nappes aquifères, que s’élaborent les grands cycles comme celui de
l’eau dont le Maroc a tant besoin pour son développement.

Si ces éléments qu’on vient de citer montrent la richesse du patrimoine naturel


Marocain, la dégradation de plus en plus marquée, que connaissent les écosystèmes forestiers
constitue sans nul doute, à l’heure actuelle, un fléau écologique.

Dans le cas du Moyen Atlas, les écosystèmes forestiers constituent sans nul doute un
patrimoine naturel d’une grande richesse. C'est le bois qui domine largement partout, présent
massivement avec un couvert forestier qui reste tout à fait exceptionnel pour le Maroc,
d'autant plus qu'il est principalement constitué d'une espèce des plus nobles, le cèdre. Sans nul
doute c'est au c ur de cette région que se rencontre la plus longue distance sous couvert
forestier sans discontinuité réelle. Il est caractérisé par des écosystèmes très diversifiés en
essences et en structures, avec de belles architectures. Le massif du Moyen Atlas est l'un des
principaux châteaux d'eau du Maroc, alimentant les immenses bassins du Sebou ou de la
Moulouya, de l'Oum R'Bia et du Bou Regreg, dont dépendent les économies de vastes régions
agricoles productives du Royaume.

Malheureusement, ces écosystèmes connaissent à l’heure actuelle, une exploitation


intensive, des pratiques sylvicoles souvent inadaptées, une surcharge sur les parcours et une
grande pression humaine, chose provoquant petit à petit une forte raréfaction des
peuplements faunistiques et une baisse très forte du pouvoir naturel de régénération des
peuplements forestiers.

Les menaces sont donc à prendre au sérieux pour qui veut préserver et surtout léguer
aux générations futures un si formidable patrimoine naturel. Une gestion effective des espaces

1
s'impose afin de pouvoir moduler les dynamiques régressives actuellement constatées qui ne
pourraient que s'accentuer à l'avenir avec la permanence d'une pression humaine trop forte sur
les milieux.

En effet, le dysfonctionnement des écosystèmes sylvatiques constitue une


problématique d’envergure. Leur position en amont des processus écologiques leur confère un
rôle fondamental dans la dynamisation des cycles dont bénéficiera la productivité des
ressources situées en aval.

Toutes les données qu’on vient de citer montrent bien l’intérêt que soulèvent les aires
protégées dans la protection des espèces et des milieux, en particulier le parc naturel d’Ifrane.

La création des parcs naturels dans lesquels «le milieu est soustrait à toute intervention
artificielle susceptible d’en altérer l’aspect, la composition et l’évolution» Huchon (1956),
permet d’adopter une gestion effective des espaces afin de pouvoir renverser le processus de
dégradation actuel.

Cependant, et vu la complexité et la diversité des paramètres à prendre en


considération dans la gestion des parcs naturels, il s’avère nécessaire d’établir et d’entretenir
des jardins botaniques qui peuvent compléter la tache des aires protégées par la préservation
des espèces dans des jardins à vocation scientifique permettant de recréer des écosystèmes et
constituer ainsi des réservoirs de ressources phytogénétiques surtout pour des espèces
endémiques ou rares à grande valeur écologique.

Dans ce contexte, un jardin botanique à Ifrane s’avère d’une grande importance. Du


fait qu’il se situe dans un cadre universitaire et présente une ouverture sur le centre de la ville,
il présente un bon emplacement pour un jardin botanique de montagne visant à reconstituer
les formations forestières représentatives des écosystèmes de la région d’Ifrane.

Pour cela, on a suivi le plan de travail suivant : on a établi une étude


phytogéographique de notre région d’étude, qui a été enchaînée par une étude des différentes
composantes du site consacré au jardin botanique ce qui nous a permis d’établir un
programme d’aménagement adapté et arriver à la fin à un projet élaboré qui épouse le site et
qui répond à la mission d’un jardin botanique à Ifrane.

2
3
I- PREENTATION DU MILIEU NATUREL

1- Situation géographique

Notre étude s’est déroulée dans la région du Moyen Atlas dont la situation est
encadrée sur la figure 1. Ce massif montagneux long de 250 Km, est le domaine privilégié de
la forêt et de la garrigue.

Figure 1: Carte de situation, d’après Lecompte (1986)

4
2- Géologie et géomorphologie
Le Moyen Atlas, qui fait partie du domaine des chaînes atlasiques, est limité au nord
par la plaine de Saïs et le front de la nappe Rifaine, au nord- est par le bassin de Guercif, à
l’est et au sud- est par la dépression de la Moulouya et à l’ouest par le plateau du Maroc
central.

D’après Mounji (1992), le Moyen Atlas est constitué sur sa plus grande surface, par
une couverture liasique (Jurassique inférieur). Le primaire, le tertiaire et le quaternaire ne sont
représentés que très localement

D’après Lecompte (1984) le Moyen Atlas est organisé (comme le montre la figure 2)
en deux ensembles structuraux que sépare l’occident nord- moyen atlasique :

§ A l'ouest, c'est le Causse moyen Atlasique tabulaire, pays plat de moyenne altitude, aux
combes encaissées dominées par la forêt de chênes, et plus haut, de cèdres. Il est
caractérisé par la présence de failles et un relief relativement modéré ;

§ A l'est, c'est le Moyen Atlas plissé caractérisé par la dominance de longs versants et des
reliefs plus marqués, mieux individualisés et d’altitude plus élevée.

Figure 2:Bloc- diagramme montrant l’opposition entre les causses et le Moyen Atlas
plissé. D’après Martin et al. (1964).

5
3- Edaphisme

3-1 Les facteurs de pédogenèse :

• La roche mère :

Le facteur essentiel de la pédogenèse est la roche mère dont la nature correspond de façon
générale aux types de sols suivants :

- Des rendzines dolomitiques sur la dolomie sableuse ;

- Des sols rouges sur la dolomie compacte, sur les calcaires dolomitiques ou sur les
calcaires compacts ;

- Des sols bruns forestiers sous forêts, ou des sols rouges dans les secteurs asylvatiques,
sur les basaltes ;

- Des rendzines calcaires sur les marnes ou calcaires marneux ;

- Des sols rouges sur les dépôts colluviaux constitués généralement d’éléments fins ;

• la nature physico- chimique de la roche :

La majorité des roches sont calcaires ou dolomitiques. Dans le cas des calcaires (3 à 4 %)
aboutissant, par l’intermédiaire des phénomènes de dissolution karstique, à la formation
d’argile de décalcarisation d’une part et de microrelief karstique d’autre part.

• le facteur botanique :

Il a surtout une influence en forêt où la matière organique tombée au sol peut contribuer à
la formation des sols bruns forestiers sur basalte. La matière organique contribue aussi à
brunifier certains sols rouges sous couvert forestier dense, et à réaliser les épais horizons
rendziniformes sableux, sur dolomie sableuse.

• Le facteur climatique :

Il favorise la formation des types de sols propres à chaque roche mère. Par sa forte
humidité hivernale et surtout printanière et par le rythme fréquent des dessiccations
successives, il contribue à la dissolution karstique.

6
3-2 Les types des sols

D’après Mounji (1992), les types des sols qui ont été décrits et analysés selon la nature du
substrat géologique sont les suivants :

Ø Sols fersialitiques sur grès

Ø Sols fersialitiques sur calcaire

Ø Rendzines dolomitiques sur dolomie

Ø Sols peu évolués d’apport alluvial et colluvial

Ø Sols bruns sur dolérite du trias

4- Climat

le climat joue un rôle important dans le cycle biologique de la végétation et dans sa


répartition dans le temps et dans l’espace.

Ainsi, les données climatiques sont d’une importance majeure dans tout aménagement, elles
influent sur le choix des essences végétales et les précautions à prendre pour les essences
sensibles.

4- 1 Les précipitations

L’examen du tableau 1 montre un gradient pluviométrique décroissant d'Ouest en Est


en raison du fait que la façade océanique du Causse reste nettement plus exposée aux
perturbations atmosphériques venant de l'Ouest.

Ces valeurs augmentent avec l'altitude. En effet si Azrou, situé à 1250m, reçoit
852mm de pluie par an, Ifrane sur la même longitude mais à une altitude plus élevée (1635m)
enregistre 1098mm.

La répartition des pluies est caractérisée dans le Moyen- Atlas par un régime à deux
maximas, l’un d’hiver (décembre, janvier), l’autre de printemps (mars- avril), l'hiver suivi du
printemps sont les saisons les plus humides. L'automne est nettement moins pluvieux que le
printemps. Les précipitations d’hiver ont lieu le plus généralement sous forme de chutes de

7
Alt (m) P (m) M° (c)

DOMAINE HUMIDE ET SUBHUMIDE ASSEZ FROID


(Causses occidentaux et leur bordure)

AZROU 1250 850 2.6

BSABIS 1300 500

Ales-YEZEN 1350 820

AIN LEUH 1450 970 1.4

IMMOUZER 1450 620 -0.1

DAYET AOUA 1500 620 -2.3

TIOUMLILINE 1550 1015 -0.7

IFRANE ( INF) 1650 1120 -4

SIDI-ABEKHNANE 1700 490 -

DAYET HACHLAF 1750 660 -3.8

AIN KAHLA 2000 750 -7

DOMMAINE FROID ASSEZ SEC


(Chaîne plissée)

BOULEMANE 1600 550 -3.5

BEKRIT 1900 650 -3.1

ARBALOU ARBI 2050 500 -8.0

TIGUELMANINE 2100 620 -6.0

DOMAINE SEC, ASSEZ FROID


(Guigou et Moulouya)

MIDELT 1500 240 0.2

ENJIL AIT LAHCEN 1600 220 -

ITZERE 1650 360 -1.0

TIMEHDITE 1900 370 -2.3

Tableau 1: Moyennes climatiques (P et m) ou leur (Estimation) dans quelques stations


du moyen atlas tirées de SAUVAGE (1963), PUJOS (1966) et SOGETIM (1957-1959)

8
neige Pujos (1964), il convient de remarquer que même s'il s'agit d'un climat méditerranéen
toutes les stations reçoivent des précipitations estivales loin d'être négligeables.

4- 2 Les températures

D’après Lecompte (1984), la géographie des températures dépend de l’orographie.


L'influence océanique atténue les écarts thermiques sur la partie occidentale du moyen atlas.

4-2-1 Les températures moyennes maximales

D’après le tableau 1 de l’annexe 3, les stations de la façade atlantique (Ifrane par


exemple) montrent un maximum en juillet et celles situées plus à l’Est (Ain Kahla par
exemple) sont plus chaudes en Août.

4-2-2 Les températures moyennes minimales

Il est important de signaler qu’en matière de phytoécologie, les auteurs accordent plus
d’importance à la température moyenne des minimas du mois le plus froid, vu son influence
sur l‘activité végétale. En fait il peut être un facteur limitant lorsqu’il est très bas.

Il ressort du tableau 2 de l’annexe 3 que le minimum absolu est enregistré au mois de


janvier pour l’ensemble des stations.

4-2-3 Amplitudes thermiques

L’amplitude thermique mensuelle est la différence entre les températures moyennes


maximales et les températures moyennes minimales. La différence entre la température
maximale du mois le plus chaud et la température moyenne minimale du mois le plus froid
(M- m) constitue l’amplitude thermique extrême moyenne ; elle traduit la continentalité et
donne une idée sur l’évapotranspiration (Sauvage, 1961).

L’examen du tableau 3 de l’annexe 1 montre que l’amplitude thermique varie en moyenne de


8,2°C à Tioumliline à 14,6 °C à Ifrane et Ain Leuh.

9
4- 3 les gelées

Les basses températures sont accompagnées par des gelées qui sont d'autant plus
fréquentes et d'autant plus longues que l'altitude est élevée. D'une manière générale dans les
hautes altitudes, il gèle régulièrement durant la période comprise entre octobre et avril.

D’après Baha (1985), les gelées sont plus fréquentes en hautes altitudes, elles peuvent
durer tout l’hiver et peuvent s’étendre jusqu’au mois d’avril. Quant aux basses altitudes, la
période de gel varie entre 50 et 90 jours/ an.

4- 4 L’enneigement

la neige est un facteur climatique important en montagne, elle a une conséquence sur
répartition des espèces végétales, et sur le régime des eaux.

Une bonne partie des précipitations tombe sous forme de neige. Les chutes de neige
peuvent être importantes durant les mois de décembre, janvier et février. L'épaisseur de neige
peut dépasser 1m.

D’après MAMVA- DEFC/BECOM- SECA (1994), le nombre moyen de jours de neige par an
est de:

35 jours à Aïn Kahla, 23 jours à Ifrane, 20 jours à Dayet Hachlaf, 15 jours à Aïn Leuh, 6
jours à Dayet Aoua.

4- 5 Les vents

Les deux principaux types de vents qui se manifestent dans la zone d’étude sont :

Ø Gharbi : vent frais qui provient de l’Ouest en direction vers l’Est, il est chargé d’humidité
océanique. Celle-ci entraîne une augmentation des précipitations et diminue
l’évapotranspiration.

Ø Chergui : vent d’Est, chaud et desséchant. Il est fréquent pendant l’été et provoque des
dégâts au niveau des jeunes plants par l’augmentation de l’évapotranspiration.

10
4- 6 Synthèse bioclimatique

Les différents facteurs climatiques agissent ensemble et la végétation est la réponse


biologique à la résultante de cette action. Tous les facteurs climatiques ne sont pas toujours
mesurés. Les données concernant les précipitations et les températures sont relativement
disponibles et permettent d’avoir une idée approximative du climat. L’utilisation de ces deux
facteurs a amené climatologues, biogéographes et hydrologues à concevoir et mettre au point
plusieurs modèles et indices pour caractériser le climat d’une façon synthétique. Parmi les
principales combinaisons déjà réalisées dans ce sens au Maroc, les plus couramment utilisées
sont celle d’Emberger (1955) et celle de Bagnouls et Gaussen (1953).

4-6-1 Quotient pluviothermique d’Emberger Q2 (1930, 1955)

Ce quotient s’applique uniquement aux climats type méditerranéen, comme le Maroc.


Ces climats se caractérisent par une certaine aridité. Pour définir cette dernière, Emberger
(1955), a établi son quotient pluviothermique par la relation :

1000 P

Q2 =

(M+ m) (M-m)

Dans laquelle

P : est la moyenne annuelle des précipitations en mm.

M : est la moyenne des températures maximales du mois le plus chaud (en degré Kelvin).

m : est la moyenne des températures minimales du mois le plus froid (en degré Kelvin).

En outre, Emberger (1955) et Sauvage (1963), dans leur classification climatique, se


sont basés sur le Q2 et m pour proposer un climagramme pluviothermique.

11
Figure 3: Position de quelques stations climatiques du parc naturel d’Ifrane dans le
climagramme d’Emberger- Sauvage (Source : MAMVA- DEFCS/BCEOM- SECA
(1994))

4-6-2 Méthode de Bagnouls et Gaussen

Selon Bagnouls et Gaussen (1957), un mois est considéré comme sec lorsque le total
des précipitations, exprimé en mm, enregistré durant le mois est inférieur ou égal au double
de sa température exprimée en degrés centigrades (P < 2T). cette démarche est basée sur la
représentation graphique de ces deux variables climatiques sous forme de diagramme
ombrothermique ( Figure 1, annexe3 ).

Conclusion

La région d’Ifrane est soumise à un climat méditerranéen allant de l’humide à l’aride,


elle est considérée comme l’une des plus arrosées et des moins longuement sèches en été, des
plus tempérées sous ce difficile climat marocain.

12
II- PRESENATTION DE LA VEGATATION

1- Introduction

Le Moyen Atlas est une région montagneuse dotée d’un patrimoine naturel
exceptionnel qui offre des paysages variés, on y trouve des écosystèmes forestiers d’une
grande richesse.

Sur ses pentes, s’étalent à perte de vue d’immenses forêts de cèdres, entrecoupées de
vallées profondes.

Les cèdres et les chênes verts, sur calcaire ou sur basalte, forment la couverture
végétale principale de la région et sont les espèces ligneuses que l'on retrouve à plus haute
altitude. En contrebas, une autre essence structure le paysage: le chêne zène (ouest et nord).
Le pin maritime enfin constitue un peuplement isolé dans le nord.

Ces massifs boisés souvent sur reliefs, alternent avec de vastes espaces ouverts
asylvatiques, les plateaux basaltiques et les prairies humides (véritables pelouses au
printemps). Ces étendues peuvent être parsemées de bouquets de genévriers oxycèdre ou
thurifère, d'aubépines, ou autres espèces arbustives.

La composition forestière présente différentes associations des espèces citées, en


formation pure ou mélangée, et exprime les changements de la physionomie du paysage du
Moyen Atlas. Au sommet, le cèdre, espèce dominante, forme de belles forêts régulières ou
jardinées (Seheb et Aïn Kahla). Les peuplements mixtes sont certainement les points forts de
ce couvert végétal.

2- Les essences forestières majeures

Les essences forestières majeures sont peu nombreuses, cependant elles organisent de
très beaux peuplements sylvatiques. Ces essences forestières sont:

2- 1 Cedrus atlantica (cèdre de l'atlas)

Cette essence organise les peuplements forestiers les plus importants et les plus
étendus de la région. Il se trouve soit à l’état pur sur sols basaltiques, ou en mélange avec les
autres essences sylvatiques de la région du moyen Atlas sur sols calcaires et dolomitiques.

13
2-2 Quercus rotundifolia (chêne vert)

Il organise des peuplements forestiers purs- avant l’étage du cèdre. L’optimum de ces
peuplements se situe dans le canton de Boutrouba où le chêne vert se trouve sous forme de
belles futaies bien élancées. Le chêne vert se trouve aussi en mélange avec les autres essences
sylvatiques de la région. Il accompagne le cèdre partout, sauf dans ses peuplements les plus
denses (Seheb, par exemple, sur substrat basaltique).

2-3 Quercus faginea (chêne zène)

Le chêne zène se trouve dans les parties les plus fraîches sur sol profond, en
peuplements purs ou en mélange avec les autres essences forestières.

2- 4 Pinus pinaster .ssp. hamiltoni var. maghrebiana (Pin maritime de montagne)

Il se présente sur la portion septentrionale de la région, en peuplements très souvent


mélangés avec les autres espèces forestières citées ci-dessus.

2-5 Juniperus thurifera (genévrier thurifère)

le genévrier thurifère est la dernière forme arborescente qui succède au cèdre en altitude.
Au niveau du moyen Atlas, cette essence apparaît en peuplements relativement importants
dans les massifs qui culminent quelque peu en retrait de l’arc forestier occidental, bordure de
l’Afennounir, creux de la maison forestière d'Ain Kahla et Izdi ouareg.

3-Les essences forestières associées

Les essences forestières associées sont plus nombreuses que les premières, cependant
elles jouent un rôle limité. Elles sont très rarement en peuplements. Parmi celles-ci on peut
citer:

- Acer monspessulanum (érable de Montpellier): très commun en pieds isolés.

- Taxus baccata (if): assez commun, en pieds isolés sur sols des ravins frais.

- Juniperus oxycedrus: (genévrier oxycèdre) en pieds isolés dans toutes les forêts.

- Ilex aquifolium: (Houx) en pieds isolés ou en bouquets dans les vallons frais ou sur sols
profonds des pentes.

14
- Crataegus laciniata (aubépine): en peuplements clairsemés dans les clairières ou en pieds
isolés.

- Sorbus torminalis (Alisier): en pieds isolés dans les forêts des étages du Supraméditerranéen
et du Montagnard méditerranéen. Assez commun.

- Sorbus aria (Sorbier): en pieds isolés sur substrats calcaire de préférence. Très rare.

- Lonicera arborea (chèvrefeuille arborescent): en pieds isolés dans les forêts.

- Fraxinus dimorpha (Frêne dimorphe); en pieds isolés sur substrats de préférence calcaire
des pentes du revers oriental du moyen Atlas.

- Cerasus avium (Meurisier): en pieds isolés, très rare.

1- Etages bioclimatiques et répartition des essences forestière

Dans le Moyen Atlas, on distingue :

• l’étage de végétation méditerranéenne de haute montagne (zone assylvatique).

• L’étage de végétation méditerranéenne humide (étage du cèdre).

• L’étage de végétation méditerranéenne subhumide (étage du cèdre+ chêne vert).

• L’étage de végétation méditerranéenne semi- aride (étage du chêne vert + genévrier


oxycèdre).

• L’étage de végétation méditerranéenne aride (Thyua + genévrier rouge + Alfa).

3-1 Etage méditerranéen humide

Dans la majeure partie du moyen atlas règne un climat méditerranéen humide à hiver
froid, à étage de végétation méditerranéenne humide, il se distingue de tous les autres par une
pluviosité élevée. L’été y est toujours sec, mais la saison sèche est moins longue, c’est l’étage
des hautes futaies, par excellence du cèdre, des chênes à feuilles caduques, des chênaies de
chêne vert. La végétation n’y est nulle part plus luxuriante, les forêts sont plus belles, plus
denses, les arbres plus élancés, le sol plus profond.

15
3-1- 1 Cèdre

Dans l’étage de végétation humide, le cèdre débute à partir de 1600 m sur les
montagnes d’Azrou, la limite supérieure, remarquablement stable, oscille entre 2700 m et
2800 m. le cèdre ne forme en aucun point la limite supérieure des forêts, il est toujours
dominé par le genévrier thurifère, arbre par excellence des altitudes élevées (1900- et 3000 m).
Là où la sécheresse seule est en cause, le cèdre est en contact avec le genévrier rouge, le pin
ou le chêne vert. Enfin les arbres qui concurrencent efficacement le cèdre dans les régions les
plus humides sont les chênes à feuilles caduques.

Les espèces réunies dans la strate arborée, dans les niveaux inférieurs et qui
constituent avec le cèdre l’étage dominant sont le chêne zène et le pin maritime, qui pénètrent
largement dans les premiers niveaux de la cédraie et le chêne vert.

Dans le sous bois sont à noter principalement, comme espèces participant


physionomiquement au paysage naturel :

-Acer monspessulanum (L’érable de Montpellier).

- Sorbus torminalis : l’alisier torminal

-Ilex aquifolium : Le houx

-Phillayrea angustifolia ssp latifolia : La filaria

-Cistus laurifolius : Le ciste à feuilles de laurier qui préfère les sols non calcaires par exemple
les basaltes, mais peut pousser parfois sur dolomies ( Pujos, 1964).

-Cytisus battandieri : Ciste de Battandier

-Viburnum tinus : Le viorne

-Asphodellus microcarpus : (L’asphodèle)

3-1- 2 Le chêne zène

Le chêne zène de l’étage de végétation humide forme des peuplements importants purs
ou en mélange avec d’autres chênes, mais à partir de Ksiba, il ne forme que des stations
privilégiées au milieu des autres essences, il est indifférent à la nature chimique du substratum

16
édaphique. La chênaie de Quercus faginea, dans son milieu est pure ou simplement parsemée
de chêne vert. La forêt de chêne zène est un ensemble difficile à conquérir par les autres
essences.

La chênaie de chêne zène sur roche calcaire (entre Elhajeb et Ifrane) est une futaie
élancée avec peu de sous bois constitué des essences suivantes : Crataegus monogyna, Rosa
sp, Rubus ulmifolius, Lonicera etrusca, Daphné gnidium.

Et un tapis herbacé bas très dense pendant la saison humide.

Sur basalte la forêt à un sous bois plus abondant dans lequel on trouve :

Cistus laurifolius, Cytisus battandieri, Viburnum tinus

3-1- 3 Le chêne vert

D’après Lecompte (1969), La chênaie de chêne vert humide constitue des futaies
élevées, fermées, riche en lichens et en mousses à sol profond, riche en humus. Les belles
futaies d’Azrou sont célèbres dans le monde des botanistes, elles sont formées de chêne vert
pur avec :

Acer monspessulanum (rare) ; Taxus baccata ; Sorbus torminalis

Dans le sous bois, on relève les espèces suivantes :

Viburnum tinus ; Ruscus aculeatus ; Rosa sp ;Juniperus oxycedrus ; Viburnum lantana ;


Cotoneaster fontanesii ; Crataegus monogyna ; Ononis aragonensis ; Daphné laureola ;
Daphné gnidium ; Ilex aquifolium ; Cytisus Battandieri ; Rubus umifolius ; Lonicera etrusca ;
Coronilla glauca ; Hedera helix ; Clematis sp ; Rubia sp ; Smilax sp ; Asparagus acutifolius.

Dans les ravins on peut distinguer :

Rhamnus cathartica ; Evonymus latifolia ; Salix sp.

Dans les clairières, les cistes : cistus laurifolius et cistus salvifolius ne sont pas rares,
avec une strate herbacée très riche qui couvre le sol.

17
3-2 L’étage de végétation méditerranéen subhumide

Il couvre la plus grande partie du moyen Atlas. Le climat dans cet étage est varié, à
pluviosité égale, c’est surtout la moyenne des minimas du mois le plus froid qui détermine
les différentes variantes.

L’étage de végétation méditerranéen subhumide est l’étage de chêne vert et


secondairement le chêne liège, on y retrouve aussi le pin, le chêne zène et même le cèdre,
mais ces trois essences n’atteignent leur développement maximum que dans l’étage
méditerranéen humide.

3-2- 1 Chênaie subhumide

La presque totalité des chênaies de Quercus ilex s’étale sous le climat méditerranéen
subhumide. Une masse énorme recouvre le versant atlantique du Moyen Atlas. La chênaie
subhumide est une futaie basse, très dense, presque fermée quand elle est intacte. Le sous bois
est peu abondant. Mais de telles chênaies sont très rares ; presque toutes sont plus ou moins
clairiérées, ce qui leur apporte un enrichissement considérable en espèces. Dans la chênaie de
chêne vert subhumide, il y’a deux grands groupes : les chênaies subhumides thermophiles et
des chênaies moins thermophiles. A l’intérieur de ces deux groupes on peut distinguer ; les
chênaies sur roche calcaire et les chênaies sur roche non calcaire.

Au niveau des chênaies thermophiles on distingue deux faciès, une avec le genévrier
oxycèdre et l’autre sans genévrier oxycèdre.

La chênaie sans oxycèdre présente un cortège formé de :

Pistacia lentiscus ; Ceratonia sp; Jasminium sp; Lavandula dentata ; Rhamnus alaternus ;
Arbustus unedo ; …

Le faciès avec Juniperus oxycedrus et Cirsium casabonae enregistre l’absence des


espèces précédentes, en particulier le lentisque.

Les chênaies de Quercus ilex moins thermophiles sont mieux individualisées dans le
Moyen Atlas. Les traits différentiels sont dus à la nature du sol et à la localisation
géographique, on y distingue surtout :

Brachypodium ramosum ; Origanum elongatum ; Nepeta omethystina ; Ampelodesma.

18
3-2- 2 La pinède à pin maritime subhumide

Le Pin maritime est surtout un arbre de l’étage méditerranéen humide, mais il fait son
apparition dans l’étage subhumide, et arrive à y constituer des boisements non négligeables.

Les plus beaux et les plus vastes peuplements se rencontrent dans le massif de
Moussa- ou- salah- Reggou (Moyen Atlas).

D’après Lecompte (1969), Cette série existe en futaies vigoureuses, bien régénérées,
implantées sur dolomies à décomposition sableuses qui favorisent le pin maritime au
détriment du chêne zène ou de cèdre. Les principales essences forestières dont les
peuplements se mélangent à ceux du Pin maritime de montagne sont : le chêne vert, le chêne
zène, cèdre. Le sous-bois est comparable à celui des chênaies humides quoique beaucoup
moins serré, et perpétré d’espèces plus arides (on y relève les stations les plus occidentales de
l’alfa).

Il est dominé par les espèces suivantes :

Ampelodesma mauritanica, Berberis hispanica (Epine vinette), Cistus albidus (ciste),


Euphorbia charasias, Genista quadriflora (genêt à quatre fleurs), Genista scorpius,
Thymelaea tartonaira (passerine), Rosmarinus officinalis (romarin).

3-3 L’étage de végétation semi- aride au Moyen Atlas

Il est représenté au Moyen Atlas par le chêne vert et le genévrier oxycèdre.

Les chênes verts sont ici sur roches siliceuses, ces forêts sont des forêts basses, peu denses
formées d’arbres de petites tailles très noueux à tronc tordus.

3-4 L’étage de végétation aride au Moyen Atlas

Constitué de Thuya, de genévrier rouge et des steppes d’Alfa.

3-4 L’étage de végétation méditerranéenne de haute montagne

Le climat méditerranéen de haute montagne est un climat froid, relativement sec et


lumineux, où l’humidité qui intéresse la végétation diminue ; cette humidité est en grande
partie fonction de la pluviosité. Cet étage commence à la limite supérieure des arbres.

19
III- DYNAMIQUES DES ECOSYSTEMES DE LA REGION

Le patrimoine naturel de notre zone d’étude, comme toutes les régions forestières au
Maroc, est surexploité par des prélèvements abusifs ou par un surpâturage, ou anéanti par les
pratiques de défrichements pour l'extension des cultures ou pour l'installation de plantations
forestières exotiques. Il importe de souligner aussi que la fragilisation, voire la dégradation
des écosystèmes forestiers résulte, en bonne partie, de l'application de traitements et
techniques qui entravent leur fonctionnement normal. Tous ces facteurs ont provoqué petit à
petit une forte raréfaction des peuplements floristiques et une baisse très forte du pouvoir
naturel de régénération des peuplements forestiers.

1- Pression anthropique

Comme partout ailleurs au Maroc, la pression anthropique dans le Moyen- Atlas, se


traduit par une demande croissante des besoins en produits ligneux et une surexploitation des
ressources naturelles. Les pertes annuelles en surfaces forestières et pastorales sont
considérables. Les prélèvements de biomasse sous forme de bois de feu sont, par endroits,
largement supérieurs à celles produites par les écosystèmes.

2- Surpâturage

Dans la mesure où il représente, dans les conditions actuelles, la première ressource pour
les populations humaines des montagnes du Moyen- Atlas central, mais aussi l'une des
principales causes de dégradation des écosystèmes forestiers et de l'appauvrissement de la
biodiversité.

Dans le Moyen- Atlas, les éleveurs autrefois transhumants se sédentarisent. Cette


sédentarisation a fortement réduit les superficies des terrains de parcours et a conduit à
l'augmentation du cheptel à base d'ovins. Cette tendance a entraîné un surpâturage des
écosystèmes sylvo- pastoraux du Moyen- Atlas central. Les cèdres des lisières y sont
abusivement mutilés par émondage. En effet, au surpâturage des strates herbacées et
arbustives, s'ajoutent les prélèvements de branchages par écimage et émondage des arbres
forestiers, opérations qui sont effectuées par les bergers. Si certains feuillus paraissent résister
à cette pratique, le cèdre, les pins et d'autres résineux finissent par mourir sur pied à cause du
déséquilibre physiologique qui survient suite à la diminution de la biomasse aérienne par
rapport à celle du système racinaire.

20
3- Déforestation

Les délits de coupe, d'écimage, d'émondage et de défrichement perpétrés par les


populations riveraines pour la mise en culture des forêts contribuent à la dégradation de la
forêt.

4- Traitements sylvicoles

L'application des coupes rases, des techniques des fortes éclaircies et du traitement du
taillis simple et de la futaie régulière engendre une perturbation profonde des écosystèmes
forestiers, dans la mesure où ces pratiques entraînent une modification radicale dans les
structures et architectures, ainsi que dans les conditions microclimatiques et édaphiques.

En effet, les coupes rases des peuplements forestiers, par exemple, engendrent un
changement radical du microclimat, une minéralisation rapide de l'humus, une destruction de
la structure du sol, un lessivage des éléments nutritifs, une aridification et une érosion du sol,...
d'où une forte diminution de la productivité ligneuse, un vieillissement précoce et un
dépérissement sur pied du peuplement forestier sans être renouvelé par régénération naturelle.

Lorsqu'elles ne sont pas bien dosées, les coupes d'éclaircies et les opérations de
nettoiement des forêts conduisent, elles aussi, aux mêmes résultats que les coupes rases. Elles
détruisent les structures d'équilibre et les appauvrissent considérablement

Les traitements des forêts en taillis simples ou en futaies régulières compromettent le


fonctionnement normal et la régénération. Ils conduisent à des "forêts fossiles" qui
disparaissent une fois que les arbres en place meurent par vieillissement.

21
Coupe de bois Carrière

Surpâturage Erosion

Impact de la dégradation forestière sur le paysage

Figure 4: Images de la dégradation forestière

22
23
Introduction

Il n’est plus permis d’ignorer les menaces qui pèsent sur les milieux naturels et sur les
espèces qu’ils hébergent. Il faut agir dans le sens de la protection des milieux et des espèces,
mais les méthodes d’approche ne sont pas simples, tant les contraintes et les paramètres sont
nombreux à intervenir. Dans ce contexte général, le jardin botanique a un rôle à jouer.

On utilise le mot de conservation lorsque l’on s’adresse au milieu, alors que le mot
préservation est plutôt employé pour les espèces. Dans le premier cas, on établit et on
entretient des parcs nationaux et des réserves naturelles, dans le second cas, il s’agit des
jardins botaniques. Notons que les parcs nationaux conservent les espèces in situ, alors que les
jardins botaniques les préservent ex situ.

L’intérêt du jardin botanique est de permettre d’observer, en un même lieu, des


échantillons de la flore de divers coins de la région

I- APERÇU GENERAL SUR LA PROVINE DE IFRANE

La Province d’Ifrane s’étend sur une superficie de 3573 Km2, appartient à la région de
Mekhnès- Tafilalet. Elle est limitée :

§ Au nord par les Provinces de Sefrou et El Hajeb

§ Au sud par la Province de Khénifra

§ A l’Est par la Province de Boulemane

§ A l’Ouest par la Province de Khénifra

Ifrane qui signifie "Grottes", on l'appelait aussi "Ourti" qui veut dire en Tamazight
"Verger", c'est-à-dire une terre fertile, riche en eau et pâturage.

La Province est située entièrement dans le moyen Atlas central, elle est caractérisée par
un relief montagneux avec un gradient altitudinal allant des basses collines au nord (800 m)
aux hauts sommets au sud (2000 m).

24
Ses massifs et hauts plateaux, constitués de différents types de sol, reçoivent un
enneigement et des pluies abondantes favorisant l’existence d’un système hydrographique
lacustre et fluvial permanent.

La conjugaison de ces facteurs géographiques et édapho- climatiques fait que la


province d'Ifrane est dotée d'une importante diversité biologique et paysagère. C'est ainsi que
les activités économiques qui en résultent sont essentiellement centrées sur l'agriculture,
l’exploitation forestière et le tourisme de nature.

En effet, la province abrite un patrimoine forestier couvrant une superficie de 116.000


ha . La couverture forestière, d'environ 34% du territoire de la province, ajoutée à la diversité
de sa composition sont à l'origine des rôles stratégiques de la forêt, notamment celle de la
cédraie à l'état pur (10.278ha) et en mélange avec d'autres essences forestières (38.414ha).

Le climat est de type méditerranéen caractérisé par un hiver rigoureux et un été frais.

Ø Les Précipitations

Elles varient de 400 à 1100 mm par an , l’enneigement dure généralement plus de 3 mois (de
Décembre à Mars ) 1 à 2 mètres de hauteur en montagne et 20 à 40 cm en plaine.

Ø Les Températures

Les températures maximales et minimales enregistrées sur 10 ans ont été respectivement de
37 °C et –16°C.

25
II- PRESENTATION DU SITE DU PROJET

1- Introduction

La conception d’un jardin en général, ne peut s’envisager sans l’étude du site dans
lequel il doit s’insérer. Cette étude met le point sur tous les éléments qui forment l’identité du
site en question. C’est en fait la première étape d’une démarche de conception paysagère que
l’on peut considérer comme primordiale et qui induit le dessin et les aménagements propres à
l’espace considéré.

2- Situation

Le site fait partie du domaine de l’université Akhawayne à Ifrane. C’est un site naturel
préservé d’une superficie de 6300 m². Il est situé au sein du parc naturel d’Ifrane et il présente
une ouverture sur le centre de la ville (Figure 5).

3- Morphologie et unités de structure de l’espace du projet

Le sol est l’un des éléments qui font l’identité d’un site. Il est le support des collections
végétales du jardin et son étude est indispensable.

Le site se présente sous forme d’une vallée ouverte au sud. Tenant compte des différentes
caractéristiques de l’espace (pédologie, morphologie et exposition), le site présente 10 unités
distinctes (Figure 6):

Unité 1 : Sol superficiel, pente forte, exposition Est


Unité 2 : Sol superficiel, pente relativement forte, exposition sud est
Unité 3 : Sol relativement superficiel, pente moyenne, exposition sud est
Unité 4 : Sol superficiel affleurement rocheux, pente relativement forte, exposition sud est
Unité 5 : Substrat rocheux, pente forte, exposition sud-est
Unité 6 : Substrat rocheux, pente forte, exposition nord ouest
Unité 7 : Sol relativement superficiel, pente moyenne, exposition nord ouest
Unité 8 : Sol relativement profond, pente moyenne, exposition nord
Unité 9 : Sol relativement superficiel, pente moyenne, exposition nord ouest
Unité 10 : Fond de vallée avec un sol profond

26
27
Figure 5: Situation du site dans la ville d'Ifrane
4- Occupation végétale du sol

Le site est une clairière forestière entourée de chêne vert. Elle présente 3 grandes unités
(Figure 6) :

1- une chênaie verte basse qui est localisée sur le versant ensoleillé.

2- une chênaie verte vigoureuse localisée sur le versant frais.

3- une chênaie mixte à base de chêne vert et chêne zen.

En addition à ces formations forestières, le terrain est occupé par un matorral à base de
thyms et d’adénocarpe sur les parties accidentées et une pelouse à base de graminées vers le
fond de vallée.

Le terrain est occupé par plusieurs actions de mise en valeur à savoir :

§ la mise en place d’une parcelle de démonstration de culture biologique et d’arbres fruitiers.

§ Un jardin vivrier réservé aux enseignants de l’université.

28
5 4
3 2 1
10
6 7
8
9

Figure 6:Unités de structure du terrain

2 3

Figure 7:Occupations du sol du terrain

29
Unité 1 Unité 2 Unité 3

Unité 4 Unité 5 Unité 6

Unité 7 Unité 8 Unité 9

Unité 10

30
Figure 8: Les différentes unités du site
III- PROGRAMME D’AMENAGEMENT

1- cadre du projet

Le projet du jardin botanique fait partie du grand projet du CEIRD (Centre de


l’environnement et de développement régional de l’université AKHAWAYNE) qui
comprend :

Ø Une maison forestière

Ø Un centre de développement des énergies renouvelables

Ø Des parcelles de cultures démonstratives

Ø Un mini zoo

Ce projet vise les objectifs suivants :

§ Conserver un système dynamique de ressources naturelles et culturelles diverses.

§ Développer et offrir un support d’éducation à l'environnement.

§ Créer un lieu de récréation et de réception de manifestations culturelles régionales.

§ Contribuer à la protection de l'environnement et à la conservation naturelle par l’usage


d'énergies renouvelables dans toutes les activités.

§ Combiner tous les aspects pour la conservation de la nature au niveau régional et


contribuer au développement économique, social et culturel au niveau de la région.

Et tenant compte des caractéristiques du site : sa situation géographique, sa richesse


naturelle et les activités qui s’y déroulent, on peut dégager une orientation forte pour notre
projet :

Il s’agira notamment d’inscrire le projet de l’université dans un large programme de


conservation et de démonstration sur la biodiversité des écosystèmes de la région et sur la
diversité des ressources phytogénétiques et le projet sera un projet ouvert sur l’agriculture,
l’ethnobotanie et la conservation de la biodiversité.

31
En effet le site situé dans un cadre universitaire clôturé et surveillé au c ur da la région
du moyen atlas central, pourra constituer le premier jardin botanique de montagne au Maroc
ou ce qu’on appelle communément un jardin alpin qui pourra jouer son rôle, en
complémentarité avec le parc naturel de Ifrane et contribuer à la sensibilisation envers la
dégradation des écosystèmes et à la préservation du patrimoine végétal de la région.

Ainsi, l’objectif sera d’y reconstituer une représentation des formations forestières
caractéristiques des écosystèmes de la région d’Ifrane à savoir : une cédraie, une pinède à Pin
maritime, une chênaie mixte à chêne zen et chêne vert et une chênaie verte avec des faciès
particuliers (frêne dimorphe et genévrier oxycèdre) et une ripisylve. Ces groupements
écologiques seront renforcés par une collection de plantes endémiques ou rares.

2- les éléments du programme d’aménagement

2-1 Cédraie

Elle sera représentée par deux ensembles :

§ Une cédraie sur basalte

C’est une cédraie vigoureuse qui ne peut être réussie que vers le fond de vallée, présentant
un sol profond, tout en veillant à ne pas densifier pour avoir des cèdres vigoureux et garder le
fond de vallée ouvert affin de ne pas entraver la lisibilité du terrain.

Au niveau de cette cédraie, on note l’abondance en lisière de peuplements d’arbrisseaux


d’aubépine laciniée et de cytise de battandier.

Notons que des blocs de basaltes seront mis en place au niveau de cette partie, pour
montrer le lien entre le sol et la physionomie de la cédraie.

§ Cédraie sur calcaire

Les calcaires sont les moins propices à l’installation du cèdre, leurs accumulations argilo-
limoneuses favorisent les formations herbacées et certaines formations ligneuses comme le
buplèvre épineux. Cette cédraie sera plantée sur une pente moyenne et sur un sol superficiel,
avec une densité élevée afin d’avoir des cèdres représentatifs d’une cédraie sur calcaire. Le
chêne vert domine largement dans les cédraies sur calcaire, avec l’abondance de l’érable de
Montpellier.

32
Sachant que la cédraie constitue une structure fermée (cèdre est un arbre à feuillage
persistant), il abritera donc un sous bois à base d’espèces persistantes, à floraison tardive, peu
exigeantes en lumière.

Le cortège accompagnant le cèdre est constitué de :

Arbres :

Quercus rotundifilia (Chêne vert), Acer monspessulanum (érable de Montpellier).

Arbustes hauts :

Crataegus laciniata (aubépine lacinié), Cytisus battandieri (cityse de battandier), Ilex


aquifolium (houx), Phillyrea angustifolia, Sorbus torminalis (alisier torminal), Taxus
baccata (if).

Arbustes bas et arbrisseaux :

Cistus laurifolius (ciste à feuille de laurier), Viburnum tinus., Adenocarpus boudyi , Salvia sp,
Santolina rosmarinifolia , Thymus zygis, Thymus algeriensis,, Bupleurum spinosum, Genista
quadriflora, Genista pseudopilosa , Helianthemum croceum .

herbacées :

Carex divisa, Euphorbia nicaeensis (euphorbe de Nice), Festuca ovina , Hieracium


pseudopillosella, Koeleria valesiana , Limonium mouretii, Plantago mauritanicum, Poa
bulbosa, Potentilla moura , Thymelaea virgata, Trifolium humile , Vulpia geniculata,
Geranium sp.

2-2 Pinède à pin maritime

Ce groupement est reparti en trois parties :

§ Une première partie : qui constitue une zone de transition en contact avec la parcelle de
culture biologique et qui sera plantée de Pin maritime et d’espèces spontanées
inventoriées au niveau de la pinède à pin maritime du moyen atlas central. Le cortège
accompagnant le pin maritime dans cette partie est constitué des espèces suivantes :

33
Arbres :

Juniperus oxycedrus (genévrier oxycèdre), Pinus halepensis (pin d’halep), Quercus ilex,
Quercus suber (chêne liége).

Arbustes hauts :

Crataegus laciniata, Pistacia terebinthus., Phylleria angustifolia, Lonicera implexa, Cytisus


arboreus.

Arbustes bas et arbrisseaux

Cistus albidus, Cistus salviifolius, Berberis hispanica, Genista quadriflora, Genista scorpius ,
Thymelaea tarton-raira, Adenocarpus boudyi, Helianthemum creuceum, Ribes alpinium
Teucrium polium, Clematis sp, Coronilla sp,.

herbacées

Festuca ovina, Cyperus sp, Euphorbia charasias , Amplodesma mauritanica, Stipa


tenacissima, Stippa barbata.

§ Une deuxième partie : qui sera réservée aux plantes aromatiques et médicinales
spontanées dans la région (Voir annexe 1 : Fiches descriptives des plantes aromatiques et
médicinales), à savoir :

Calamentha officinalis, Daphné gnidium., Dianthus sylvestris, Melissa officinalis,


Rosmarinus officinalis, Salvia phlomoides, Santolina rosmarinifolia, Artemisia absinthium.,
Artemisia arborescens, Artemisia mésatlantica, Buxus sempervirens, , Rosmarinus
tournefortii, Salvia phlomoides, Thymus algeriensis, Thymus ciliatus , Thymus zygis var.
Maroccanus , Ajuga iva, Allium porrum, Atractylis gummifera, Atropa belladona,
Foeniculum vulgarel, Inula viscosa, Matricaria camomilla, Mentha pulegium, Nasturtium
officinalis, Origanum compactum, Origanum ellongatum , Origanum grosii, Plantago
coronopus, Ranunculus macrophyllus, Rubia tinctorium , Rumex acetocella , Ruta
chalepensis, Ruta graveolens, Satureja grandiflora, Satureja granatensis, Fernandes,
Satureja vulgaris: Clinpodium vulgare, Vebrascum sinuatum, Adonis aestivalis, Corrigiolla
telephiifolia, Origanum majorana , Saponaria vaccaria.

34
§ Une troisième partie : qui sera strictement réservée aux plantes aromatiques et
médicinales et industrielles cultivées et qui peuvent réussir dans la région à savoir :

Allium sativum , Asparagus officinalis, Carthamus tinctorius, Crocus sativus, Lavandula


officinalis, Ocinum basilicum, Petroselinum sativum, Rosa centifolia, Santolina
chamaecyparissus .

Cette collection sera utilisée pour des démonstrations de culture et d’extraction des huiles
essentielles de ces plantes.

2-3 Chênaie mixte

son rôle consiste à renforcer la chênaie mixte à chêne vert et chêne zen qui existe sur
le terrain. Il s’agit de planter des chênes zène sur une partie ombragée exposée Nord pour
reconstituer une chênaie mixte de physionomie ouverte dont le sous bois constituera une
promenade d’hiver à base de bulbeuses et de géophytes dont la floraison démarre à partir des
premières pluies. Le cortège accompagnant le chêne zène est constitué des espèces suivantes :

Arbres

Quercus faginea (chêne zène), Quercus ilex (chêne vert), Acer monspessulanum (érable de
Montpellier).

Arbutes hauts

Crataegus laciniata, Rosa canina (églantier sauvage), Ilex aquifolium, Cytisus battandieri

Arbustes bas et arbrisseaux

Cytisus triflorus, Daphné gnidium, Cistus laurifolius, Clematis flamula

Herbacées

Asphodelus sp, Euphorbia sp.

2-4 Chênaie verte

La chênaie verte qui constitue le massif forestier entourant le site du projet sera traitée sur
ces franges selon deux procèdes distincts :

35
§ Une première partie sur le versant exposé Sud Est permettra de reconstituer une illiçaie
subhumide en contact avec la pinède à pin maritime. Cette partie présentera une zone de
transition plantée de chêne vert et de genévrier oxycèdre jusqu’à avoir un peuplement pur
de genévrier oxycèdre- sur un sol superficiel- qui remplace progressivement vers le sud le
chêne vert quand les conditions édapho- climatiques deviennent moins propices pour
l’installation de ce dernier.

§ Une deuxième partie présentant l’illiçaie froide sur calcaire et qui sera plantée de frêne
dimorphe, surtout dans les passages ventilés. Cette partie sera mise en place en contact
avec la chênaie verte existante sur le versant exposé Nord- Ouest.

Les espèces rencontrées au niveau de la chênaie verte sont :

Arbres:
Juniperus oxycedrus, Arbutus unedo, Quercus suber, Fraxinus dimorpha

Arbustes hauts :

Crataegus monogyna, Rosa canina, Ilex aquifolium, Lonicera etrusca, Sorbus torminalis,
Cotoneaster numularia,Ttaxus bacatta, Jasminium quadrangulare, Pistacia terebinthus.

Arbustes bas et arbrisseaux

Lavandula dentata, Viburnum tinus, Viburnum lantata, Cistus laurifolius, Cistus albidus,
Genista sp, Ononis aragonensis, Daphné laureola, Daphné gnidium, Cistus salviifolius,
Santolina rosmarinifolia, Thymus coloratus, Adenocarpus sp, Ruta graveolens, Artemisia
herba- alba, Thymelia tarton-raira, Ruscus acculeatus, Cirsium casabonea, Smilax aspera,
Rubus ulmifolius, Hedera helix, clematis sp, Asparagus acutifolius.

2-5 La ripisylve

la ripisylve regroupe une multitude de dénomination comme les forêts ripariales, les
boisements de berges, les forêts alluviales ou les forêts galeries. Cette variété traduit les
nombreuses organisations possibles de ces milieux. Cette organisation est notamment liée à
l'extension plus ou moins importante de la forêt dans le lit majeur du cours d'eau.

36
Dans notre projet la ripisylve Consiste à mettre en place un bassin prolongée par une rigole
vers le fond de vallée. Ainsi, à proximité du cour d’eau, le sol se trouvant plus frais on pourra
mettre en place des plantes comme :

Fraxinus angustifolia, Populus nigra, Salix sp., Taxus baccata, Arbutus unedo, Rhamnus
cathartica, Alnus glutinosa.

2-6 Plantes endémiques ou rares :

Les localités de certaines espèces rares et endémiques sont éparpillées et ne peuvent


être incluses dans une réserve de biosphère. Il est indispensable d’intensifier l’introduction de
telles espèces dans le jardin botanique et d’assurer leur protection.

Ainsi, les groupements écologiques seront renforcés par une collection des plantes
endémiques ou rares de la région à savoir :

Adenocarpus boudyi, Cotoneaster nummularia, Evonymus latifolius, Limonium moureti,


Genista pseudopilosa, Geum urbanum var. mauritanicum, Linum austriacum., Oryzopsis
paradoxa, Paeonia maroccana, Phlomis samia, Prunus prostrata., Ribes uva-crispa var.
microcephala, Stachys ocymastrum, Sorbus aria

Les orchidées

Se sont des plantes herbacées vivaces terrestres, de taille modeste. Elles sont
caractérisées par leur floraison remarquable et constituent une catégorie de plantes rares à
grand intérêt écologique et ornemental. Les Orchidées représenteront la collection vedette de
notre jardin botanique.

Les orchidées inventoriées au niveau du Moyen atlas marocain sont les suivantes (Voir
annexe 2 : Fiches descriptives des orchidées) :

Ophrys Lutea, Ophrys fusca, Ophrys atlantic, Ophrys dyris, Ophrys tenthrendinifera, Ophrys
sclopax., Ophrys bombyliflora, Orchis mascula, Orchis papilionaceae , Orchis
champagneuxii , Orchis coriophora, orchis fragans, Orchis lactea, Serapias lingua,
Dactylorhiza elata, Aceras anthropophorum, Barlia robertiana, Himanthoglossum hircinum,
Anacamtis pyramidalis, Platanthera algeriensis, Neotinea maculata, Epipactis helleborine,
Cephalanthera rubra, Cephalanthera longifolia, Limodorum abortivum .

37
Figure 9: Chênaie de chêne zène

Figure 10: Formation dégradée de genévrier oxycèdre

38
Figure 11: Peupleraie et autres plantes des cours d’eau

Figure 12: Pinède de Pin maritime

39
IV- PRESENTATION DU PROJET
A partir des composantes du site déjà étudiées et des objectifs précédemment fixés,
émane un certain nombre de principes de composition et d’idées directrices pour la
conception du projet , il s’agit particulièrement de :
• Donner à la composition du jardin une organisation qui résulte d’une association entre
la rigueur du mode géométrique et l’aspect naturel du site.
• Adopter le principe de circulations sinueuses pour augmenter fictivement l’étendue,
déjà faible, du jardin.
• Assurer une certaine transition entre les différentes parties et les différentes collections
du jardin.
• Animer la promenade dans le jardin par la découverte progressive des différentes
composantes. Ceci peut être assuré par la création de seuils végétaux ou autres.

Les cheminements seront de deux types :

• Une allée principale : de 1.5 m

• Des allées de découvertes et d’observation des collections de 0.7 à 1m.

1 Principes d’organisation des groupements


Après avoir déterminé l’ensemble des idées directrices autour desquelles s’organise le
projet, il importe de tracer un schéma de répartition des principales entités à créer en tenant
compte des spécificités du terrain et des caractéristiques des éléments du programme.

1-1 La pinède

La grande pinède à Pin maritime (avec ses trois parties) sera mise en place sur le
versant exposé Sud- Est pour profiter d’un ensoleillement maximal. Les trois parties seront
reparties comme suit :

La première partie qui est une zone de transition sera mise en place en contact avec la
parcelle de culture biologique, en continuité avec les pins qui sont plantés sur cette parcelle.
La répartition des pins donnera à cette formation un caractère spontané et irrégulier.

En contact avec cette zone et sur une partie du versant présentant une pente forte et un
sol superficiel, on installera la partie de la pinède réservée aux plantes aromatiques et
médicinales spontanées. Les pins de cette partie suivront une distribution à caractère naturel
afin de renforcer le caractère spontané de cette zone.

40
la troisième Partie de cette pinède qui sera strictement réservée aux plantes
aromatiques cultivées et industrielles, sera plantée de pins maritime suivant une trame
régulière afin de différencier entre les deux unités au niveau de la structure arborée et faciliter
la lecture des deux unités.

On notera que pour les deux parties de cette pinède réservée aux plantes aromatiques
et médicinales (PAM) spontanées et cultivées, la strate arborée à base de pins maritime ne
sera pas dense pour permettre le bon développement des PAM.

Le terrain étant en pente, des bandes de cultures sont disposées suivant les courbes de
niveau. Et pour limiter l’érosion, des portions de la végétation naturelle ont été préservées,
pour tenir le sol entre les différentes terrasses de culture et servir comme d’éventuels
cheminements permettant de se rapprocher des collections des plantes aromatiques et
médicinales.

1-2 la cédraie

Elle sera organisée en deux parties : Une cédraie sur calcaire et une cédraie sur basalte.

On mettra en place une formation continue qui se termine par une grande clairière et une autre
avec une clairière à l’intérieur afin de représenter les différentes distributions spatiales des
cèdres dans la nature.

Pour tracer le cheminement principal, on utilisera une trame régulière pour guider le
visiteur à l’entrée du jardin.

Au niveau du fond de vallée, on évite de densifier les plantations afin de ne pas fermer
la vue sue le fond de la vallée.

Le sous bois vers les clairières est plus dense, plus haut et plus épais et il devient
moins important sous les arbres.

Pour former un seuil marquant le passage entre la cédraie et la chênaie mixte, un


massif de chêne vert existant sera maintenu à une taille moyenne entre les deux formations.

41
1-3 Chênaie verte :

Cette formation sera mise en place en contact avec la chênaie verte existante, et pour
différencier le jardin de l’existant, on plantera les nouveaux chênes selon une trame régulière
au niveau de la limite avec la chênaie existante

On notera que les arbres seront de différentes tailles : on favorisera les gros sujets du
coté de la forêt, en s’éloignant de cette ambiance forestière dense, on aura beaucoup plus de
sujets quoi seront maintenus à une taille moyenne à petite.

A l’extrémité sud de cette formation, sur des terrains très rocheux et sur des éboulis,
on disposera d’une formation de genévrier oxycèdre qui représente un stade de dégradation
avancé de la chênaie verte.

Une attention particulière sera accordée à la transition entre la chênaie verte et la


junipéraie pour reproduire un gradient de densité du genévrier en allant vers le sud.

Formation à base de frêne :

Cette formation sera mise en place sur le versant Nord- Ouest, au contact avec la
chênaie verte existante. Sans oublier qu’on va continuer avec des frênes au niveau du fond de
vallée pour souligner l’ambiance fraîche au niveau du ruisseau.

1-4 La chênaie mixte :

Il s’agira de disposer d’une formation dense du coté de la forêt (situation ombragée),


afin de renforcer la formation existante qui témoigne d’une chênaie mixte dégradée.

Comme pour la cédraie, on souligne le cheminement principal par une trame de


plantation régulière afin de garder des repères pour la circulation principale.

On plante quelques chênes zène en continuité avec la formation dense vers le fond de
vallée sans trop densifier pour ne pas fermer le fond de vallée.

1-5 La ripisylve

les plantes accompagnant le cours d’eau seront disposés en bosquets le long du cours
d’eau tout en faisant attention de ne pas trop boucher la vue le long de la vallée.

42
1-6 Plantes endémiques ou rares

C’est une collection qui constitue un point fort de notre jardin botanique et qui sera
plantée vers le centre du jardin pour constituer un point fort de l’organisation de l’ensemble
du jardin.

2 Rapport entre les groupements

Les différents groupements de végétaux sont mis en contact entre eux et pour assurer
une bonne transition entre ces groupements d’une façon progressive, le végétal est l’élément
essentiel pouvant assurer cette fonction.

Pour assurer le passage entre la pinède et la chênaie verte, un massif de chênes verts
existant sera maintenu à une taille moyenne marquant le passage progressive entre les petits
chênes verts plantés au niveau de la pinède et les grands chênes verts au niveau de la
chênaie naturelle.

Et pour assurer le passage entre la cédraie et la chênaie mixte, le même principe est
utilisé : c’est le même massif de chênes verts moyens qui formera un seuil marquant le
passage entre les deux formations, du fait que c’est l’espèce commune entre les deux
formations.

43
Figure 13: Plan de répartition des éléments du programme sur le site

44
45
1- Forme générale :

On souligne que pour notre jardin botanique, deux unités sont à distinguer :

Une première unité : qui comprendra la pinède à Pin maritime, la cédraie et la


chênaie mixte à chêne vert et chêne zène et qui est caractérisée par un tracé rigide et une
structure rectiligne inscrite dans un grand carrée de 22.50 m de côté.

Une deuxième unité : qui comprend la chênaie verte avec ces deux parties ainsi
que la ripisylve et qui est caractérisée par la souplesse de son tracé formé principalement
de lignes qui épousent la forme du terrain et suivent les courbes de niveau. Notant qu’au
niveau de cette unité, on dispose de lignes perpendiculaires à ces courbes permettant de
faire la liaison entre les deux versants et permettant le franchissement du cours d’eau.

On note aussi que c’est le tracé circulaire de la partie consacrée aux plantes
endémiques et rares qui assure le passage progressif entre la régularité du tracé de la
première unité et la souplesse du tracé de la deuxième unité.

2- Circulations :

Les circulations sont de deux types :

Une circulation principale sinueuse de 1.5 m et qui traverse plusieurs formations


végétales (cédraie, chênaie mixte, ripisylve) ainsi que la collection des plantes endémiques et
rares, notons qu’elle traverse aussi le ruisseau permettant ainsi de se rapprocher des différents
bosquets et massifs accompagnant le cours d’eau.

Des circulations secondaires sinueuses et rectilignes de 0.7 à 1 m permettront de


découvrir les différents groupements et collections et assureront un découpage dense de
l'espace et une plus grande exploration des différentes parties du jardin.

3- Dispositions des collections

Pour assurer la lisibilité du jardin, la disposition des plantes dépendra de leurs tailles :

§ Les plantes basses seront mises en place à coté des allées ;

46
§ Les plantes hautes seront mises en arrière plan pour assurer un bon étagement de la
végétation et une meilleure organisation de la transition vers les massifs forestiers
existants.

En ce qui concerne l’agencement des végétaux, le feuillage et la floraison seront pris


en considération pour générer des effets décoratifs qui différents en fonction des saisons.
Ainsi on veillera à associer des compositions originales de feuillages de fort contraste, de
teintes harmonieuses ainsi que des effets de couleurs et d'échelonnement de floraisons.

3- Temporalités et processus de mise en place des collections du jardin botanique

Les travaux de réalisation du jardin botanique ont commencé en Avril 2006. Le plan
tracé sur papier a été picté et tracé sur le terrain à l’aide de trames permettant de tracer les
circulations rectilignes et sinueuses. Les cheminements ont été débroussaillés dans l’attente de
la mise en place des revêtements définitifs (stabilisé, dallage, etc.…)

On a pu aussi tracer et défricher cette année les bandes de cultures au niveau de la


pinède à Pin maritime, et on a procédé au piquetage des emplacements des arbres à planter au
niveau de la cédraie et de la pinède.

Notant que ces banquettes de cultures qui sont disposées sur un terrain à forte pente
doivent être soutenues, soit par les pierres existantes sur le terrain ou à l’aide de rondins en
bois qui peuvent servir comme soutènement contre l’érosion du sol.

En terme de plantation, notre jardin botanique ne peut pas se réaliser en une seule
année, il est basé essentiellement sur des plantes spontanées, et nécessite donc un long travail
de collecte de plantes dans la région et de leur multiplication et élevage en pépinière avant la
mise en place définitive.

Pour ce faire, on a déjà commencé la collecte des plantes cette année. Malgré les
contraintes et les difficultés, on a pu récolter dans la forêt plus de 16 espèces différentes qui
ont été mises en culture.

Les plantes récoltées (Tableau 2) ont été mises en sachets dans la pépinière de
l’université afin de les préparer pour démarrer les travaux de plantations l’année prochaine.

47
Une collection d’espèces spontanées et aromatiques a été acquise au niveau des
pépinières et regroupe une vingtaine d’espèces de plantes aromatiques et médicinales.

Ce travail devra être poursuivi ultérieurement en parallèle à l’aménagement du jardin.


On souligne que les arbres seront plantés en premier lieu suivi d’arbustes et en dernier
lieu des collections de vivaces, sans oublier qu’on commencera par les pins maritimes et les
cèdres et on plantera comme dernière formation la junipéraie vue que les genévriers
oxycèdres ont une croissance très lente.
Notons que les plantes seront étiquetées tout au long du processus de multiplication,
d'acquisition et de mise en place, pour permettre aux visiteurs du jardin l’identification des
différents végétaux, sans oublier que pour les plantes aromatiques et médicinales les
étiquettes comprendront l'origine géographique, les usages traditionnels et industriels,
principes actifs…
Des visites guidées seront organisées dans le jardin pour permettre aux visiteurs une
bonne compréhension de l’organisation du jardin et fournir les informations complémentaires
qui ne sont pas notées sur les étiquettes notamment tout ce qui concerne les écosystèmes
forestiers de la région.
4- Plans techniques
Pour réaliser le jardin, des plans techniques doivent être élaborés
§ Plan de revêtement de sol : pour définir les différents types de dallages qui seront utilisées
en fonction des ambiances recherchées (pierre naturelle, bois, béton…).
§ Un réseau d’arrosage : qui viendra prolonger un réseau de goutte à goutte déjà installé
pour l’irrigation de la parcelle de culture biologique avoisinante.
§ Plan de plantation: précisant l'emplacement exact des espèces et collections mises en place.
§ Plan de promenade et d'exploration du jardin botanique: qui permettra d'inscrire le jardin
dans le grand projet du village écologique.

48
Espèces Effectifs
Artemisia herba- alba 15
Cytisus arboreus 2
Euphobia characias 1
Juniperus oxycedrus 8
Mellissa officinalis 7
Phylleria latifolia 1
Orchidées 11
Pinus pinaster 1
Paeonia corallina 6
Ruta graveolens 10
Salvia sp 2
Santolina rosmarinifolia 1
Stachys sp 1
Stippa tenacissima 4
Teucrium polium 2
Thymus zygis 9

Tableau 2: Liste et fréquence des plantes récoltées dans la région d’Ifrane pour être
mise en culture pour le jardin botanique.

49
Les quantités de plantes nécessaires pour les surfaces à planter dans le jardin ont été
calculées de la façon suivante :
Pour chaque groupement écologique, on a calculé la somme des surfaces consacrées aux
arbustes et aux arbrisseaux et on les a divisées par 2 pour les arbustes et par 1 pour les
arbrisseaux. Ainsi on a pu obtenir les effectifs des tableaux 3 à 9 respectivement pour la
pinède, les plantes aromatiques et médicinales spontanées, plantes aromatiques et médicinales
cultivées, cédraie, chênaie mixte, chênaie verte et ripisylve.

Pinède

Espèces Effectifs
Pinus pinaster (pin maritime) 46
Pinus halepensis (pin d’Halep) 3
Juniperus oxycedrus 3
Quercus ilex (chêne vert) 2
Crategus laciniata (aubépine lacinié) 4
Phillyrea angustifolia (filaria) 4
Lonicera implexa 6
Pistacia lentiscus 6
Cistus albidus 5
Cistus salviifolius 5
Thymelia tarton raira (passerine tartonaire) 7
Adenocarpus boudyi (adénocarpe) 7
Stipa tenacissima 5
Ribes alpinium 4
Genista quadriflora (genet à quatre fleurs) 4
Genista scorpius 4
Rosmarinus officinalis 4
Helianthemum croceum (helianthème) 5
Berberis hispanica 5
Cytisus arboreus 45

Tableau 3: Effectif des espèces de la pinède

50
Plantes aromatiques et médicinales spontanées

Espèces Effectifs
Calamentha officinalis 10
Dianthus sylvestris 10
10 Melissa officinalis 10
Salvia phlomoides 10
Santolina rosmarinifolia 10
Artemisia absinthium 10
Artemisia arborescens 10
Artemisia mésatlantica Maire 10
Buxus sempervirens, 10
Thymus algeriensis 10
Thymus ciliatus 10
Thymus zygis 10
Ajuga iva 10
Alium porrum 10
Atractylis gummifera 10
Atropa belladonna 10
Foeniculum vulgare 10
Inula viscose 10
Matricaria camomilla 10
Mentha pulegium 10
Nasturtium officinalis 10
Origanum compactum 10
Origanum ellongatum 10
Origanum grosii 10
Plantago coronopus 10
Ranunculus macrophyllus 10
Rubia tinctorium 10
Rumex acetocella 10
Ruta chalepensis 10
Ruta graveolens 10
Satureja grandiflora 10
Satureja granatensis 10
Satureja vulgaris 10

51
Clinpodium vulgare 10
Vebrascum sinuatum 10
Adonis aestivalis 10
Corrigiolla telephiifolia Pourret 10
Saponaria vaccaria. 10

Tableau 4: Quantitatif des espèces aromatiques et médicinales spontanées


Plantes aromatiques et médicinales cultivées

Espèces Effectifs
Allium sativum 40
Asparagus officinalis 40
Carthamus tinctorius 40
Crocus sativus 40
Lavandula officinalis 40
Ocinum basilicum 40
Petroselinum sativum 40
Rosa centifolia 10
Santolina chamaecyparissus L. 40

Tableau 5: Quantitatif des espèces aromatiques et médicinales cultivées

52
Cédraie

Espèces Effectifs
Cedrus atlantica (cèdre de l’atlas) 133
Quercus ilex (chene vert) 18
Acer monspessulanum (érable de Montpellier 8
Crategus laciniata (aubepine macinié) 14
Cytisus battandiei (cytise de battandier) 15
Ilex aquifolium (Houx) 14
Phillyrea angustifolia (filaria) 13
Sorbus torminalis (alisier torminal) 10
Taxus baccata, (if) 10
Cistus laurifolius (ciste à feuilles de laurier) 15
lavandula officinalis ( Lavande officinal) 9
Adenocarpus boudy (adénocarpe) 8
Salvia sp (sauge) 10
Santolina rosmarinifolia (santoline) 9
Thymus zygis (thym) 80
Genista quadriflora (genet à quatre fleurs) 10
Genista pseudopilosa (genet) 10
Helianthemum croceum (helianthème) 8
Viburnum tinus (viorne tin) 10

Tableau 6: Quantitatif des espèces de la cédraie

Chênaie mixte

Espèces Effectifs
Qercus faginea (chêne zen) 43
Acer monspessulanum (érable de Montpellier) 4
Fraxinus dimorpha (frêne dimorphe) 4
Crategus laciniata (aubépine lacinié) 4
Rosa canina (églantier) 5
Cytisus battandiei (cytise de battandier) 3
Erica arborea 4
Cytisus triflorus 6
Daphné gnidium (daphné) 7
Cistus laurifolius (ciste à feuilles de laurier) 5

Tableau 7: Quantitatif des espèces de la chênaie mixte

53
Chênaie verte

Espèces Effectifs
Quercus ilex (chêne vert) 39
Fraxinus dimorpha (Frêne dimorphe) 33
Arbutus unedo (arbousier) 8
Pinus pinaster (pin maritime) 2
Quercus suber (chene liege) 4
Ilex aquifolium (houx) 8
Rosa canina (églantier 9
Jjasminium quadrangulare (jasmine 8

Taxus baccata (if) 6


Lonicera sp 10
Pistacia terebinthus 9
Cotoneaster numularia 7
Viburnum tinus (viorne tin) 5
Daphné gnidium 6
Daphné laureola 6
Viburnum lantata 5
Lavandula dentata (lavande) 5
Cistus laurifolius (ciste à feuilles de laurier) 5
Salvia sp (sauge) 5
Ononis aragoensis 4
Santolina rosmarinifolia (santoline) 6
Adenocarpus boudyi (adénocarpe) 10
Genista sp (genet) 6
Ruta graveolens 10
Artemisia herba alba (armoise blanche) 22
Thymelia tarton raira (passerine tartonaire) 30
Thymus coloratus 22

Tableau 8: Quantitatif des espèces de la chênaie verte

54
Ripisylve

Espèces Effectifs
Populus nigra (peuplier noir) 4
Salix sp (saules divers) 7
Evonymus latifolius 4
Crataegus laciniata (aubépine lacinié) 4
Rosa canina 2
Taxus bacatta 2

Tableau 9: Quantitatif des espèces de la ripisylve

Afin d’assurer la pérennité du jardin et fournir les plantes nécessaires pour chaque
groupement, la meilleure technique recommandée est la multiplication par semis, car c’est
une technique rapide et simple vu qu’elle permet l’obtention de plantes généralement
rustiques, vigoureuses et de bonne longévité.
La récolte des graines des espèces spontanées peut être réalisée de différentes
manières : par ramassage sur le sol, par la cueillette des fruits, par procuration auprès des
services forestiers ou par ramassage des plantes entières.
D’après Rzama (2000), les graines fraîchement récoltées ont souvent besoin de
compléter leur maturation :
• Les grosses graines : sont conservées fraîches dans des tranchées recouvertes de feuilles
mortes.
• Les baies : (Sorbier, Viorne, Berbéris…) doivent être mises en tas après la récolte pour les
laisser pourrir naturellement et en les remuant de temps en temps.
• Les graines sèches : (conifères) doivent être stockées en couches minces dans des endroits
sombres et aérés.
Autres méthodes de multiplication peuvent être utilisées comme le bouturage et la
transplantation. Pour cette dernière, les quantités de végétaux doivent être réduites affin de ne
pas exposer le terrain d’origine à l’érosion.

55
56
57
58
Figure 14: proposition de soutènement de bande de culture par l’utilisation des pierres

Figure 15: proposition de soutènement de bande de culture par l’utilisation de rondins


en bois

Figure 16: proposition de soutènement de cheminement par l’utilisation de pierre

59
Cedrus atlantica

Arbrisseaux Ch. Pelouse Ch. Massif arbustif Ch.


Figure 17: Coupe schématique AB dans la cédraie

Quecus ilex

Pinus pinaster

Ch TN BC TN BC TN BC TN BC TN BC TN Ch TN

Figure 18: Coupe schématique CD dans la pinède


Ch. : Cheminement, TN : Terrain naturel, BC : Bande de culture

60
Figure 19: Piquetage, traçage et défrichage des circulations et des planches de culture

61
CONCLUSION GENERALE

En conclusion, nous tenons à rappeler que la région du Moyen Atlas se distingue des
autres régions du Maroc par la diversité et la splendeur de sa forêt. Elle se distingue par ses
prairies et lisières florifères, ses arbres centenaires aux luxuriantes frondaisons et sa ripisylve
unique pour l’Afrique du Nord.

Cependant la flore spontanée de cette région a été profondément perturbée par une
exploitation humaine irrationnelle qui, associée à des variations climatiques importantes, a
généré des dynamismes de dégradation de ces écosystèmes d’importance majeure.

Une réflexion globale sur la biodiversité et sur la nécessité de sa gestion raisonnable et


raisonnée est à l’origine de l’établissement des parcs naturels et des jardins botaniques.

Le jardin botanique de l’université Akhawayne formera le premier jardin de montagne


au Maroc. Il constituera un terrain de démonstration aménagé par une institution privée pour
présenter les espèces et les variétés sauvages et horticoles identifiées et réunies en
groupements. Le rôle essentiel de ce jardin sera de conserver des collections prestigieuses au
ur du campus universitaire dans le but d’initier le grand public (décideurs, aménagistes,
population locale et touristes) à comprendre le fonctionnement des écosystèmes naturels de la
région du Moyen Atlas et encourager une gestion durable du patrimoine naturel.

Les espèces sont cultivées et étudiées pour plusieurs objectifs : la conservation, la


recherche scientifique, l’éducation et l’enseignement.

Comme tout jardin, le jardin botanique de l’université Akhawayne est un lieu agréable,
mais sa vocation est scientifique, où il s’agit de préserver et mettre en valeur un patrimoine
naturel exceptionnel. Ainsi il est basé essentiellement sur des plantes spontanées ce qui
suppose un travail de collecte des espèces végétales dans la région d’étude. Cette collecte doit
continuer les années futures afin de fournir le jardin en végétaux et assurer sa pérennité.

Malgré toutes les difficultés, nous avons réussi à obtenir une quantité appréciable de
diverses espèces qui peuvent servir pour démarrer les plantations du jardin botanique.

62
Il est évident que pour réussir un aménagement paysager sur un site naturel, il faudra
mener en parallèle une étude touchant à la fois la connaissance des conditions du milieu
concerné, le potentiel végétal disponible et la phytogéographie qui nous a permis de repartir
les éléments de notre programme d’aménagement sur le site.

Une telle démarche écologique et environnementale gagnera énormément quand elle


est associée au niveau du projet à une démarche paysagère permettant une meilleur mise en
scène du végétal et un bon niveau de mise en valeur des images naturelles permettant d’avoir,
au sein du jardin, des promenades variées selon les formations et les saisons.

63
64
Références bibliographiques

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Maroc et leur utilisation médicinale. Albiruniya, Rev. Mar. Pharma., tome n° 2.
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66
67
ANNEXE 1 : FICHES
DESCRIPTIVES DES PLANTES
AROMATIQUES ET MEDICINALES

68
I- LES PLANTES SPONTANNEES

1- Arbres

Juniperus oxycedrus L. Laurus nobilis L.


Cadier Laurier sauce
Takka - Tikki Asat sidna moussa
(Cupressaceae) (Lauraceae)

Répartition géographique Répartition géographique


Broussailles et forêts des montagnes du Maroc septentrional (Benabid, 2000).
grand et Moyen Atlas, jusqu’à 2500m Description botanique
(Jahandiez et Maire, 1934). Port : arbre pouvant atteindre 10 m de
Description botanique haut (Benabid, 2000).
Port :petit arbre de 3 à 5 m, pouvant Feuilles : lancéolées persistantes
atteindre exceptionnellement 15- 20 m (Benabid, 2000).
( Benabid, 2000). Fleurs : petites blanc verdâtre en ombelle
Feuilles : feuilles en aiguilles courtes, (Benabid, 2000).
pointues, verticillées par 3, persistantes, Fruits : baie bleue, noirâtre à maturité.
vert bleuté (Benabid, 2000). Exigences édaphiques
Fleurs : fleurs mâles en petits sacs jaune- Sol profond et frais (Benabid, 2000).
rose ; les femelles ± globuleuses et petites Exposition :
( Benabid, 2000); floraison : février- mai Soleil, mi-ombre
(Jahandiez et Maire, 1934). Multiplication
Fruits : subglobuleux , assez gros, rouges Bouture en fin d’été.
et luisants à maturité (Boukef, 1986). Ethnobotanie
Exigences édaphiques En médecine moderne : utilisé pour sa
Dans les forêts du chêne vert, cèdre et propriété stimulante (Mounib et Omari,
d’autres essences, sur tous les types de 1988).
substrats ( Benabid, 2000). En homéopathie : il est parfois utilisé
Exposition comme tonique (Mounib et Omari, 1988).
Soleil, mi- ombre. En médecine traditionnelle : utilisé dans
Multiplication le traitement des affections respiratoires.
Semis de graines fraîches (long), bouture D’autres conseillent la plante, incorporée
à talon à la fin de l’été ou par marcottage. aux aliments, dans le manque d’appétit
Ethnobotanie (Mounib et Omari, 1988).
En médecine moderne : utilisé dans
plusieurs produits indiqués dans le
traitement de certaines dermatoses
(Mounib et Omari, 1988).
En médecine traditionnelle : utilisée
pour traiter la teigne. Il est aussi
recommandé dans les gastralgies et dans
le traitement des vers intestinaux (Mounib
et Omari, 1988).

69
2- Arbustes

Arbutus unedo L. Capparis spinosa L.


Caprier
Arbousier
Lkebbar - Tayliloute
Bakhanou - Assasnou
(Capparidaceae)
(Ericaceae)
Répartition géographique
Répartition géographique
Fissures des rochers, pentes rocailleuses,
Forêts et broussailles de tout le Maroc
(Benabid, 2000).
assez arrosé (Benabid, 2000).
Description botanique :
Description botanique:
Port : arbuste pouvant atteindre 1.5 m de
Port : arbuste pouvant atteindre 8 m de
hauteur, très ramifié dès la base (Benabid,
haut ( Benabid, 2000).
2000).
Feuilles : alternes, ovales ou obovales-
Feuilles : ovales à suborbiculaires,
lancéolées, glabres et luisantes, à bord
pétiolées, stipulées à stipules épineuses
denticulé (Benabid, 2000).
(Benabid, 2000).
Fleurs : Fleurs blanchâtres plus ou moins
Fleurs : à 4 sépales, 4 pétales blanc- rosé
lavées de rose, en forme de vase à goulot
(Benabid, 2000).
étroit et base renflée.
Fruits : baies comestibles, pyriformes,
Fruits : baies globuleuses rouges ou
charnues et coriaces (5mm environ).
orangées, verruqueuses comme une fraise
Exigences édaphiques
(Bezanger et al., 1980); floraison en
Sols marneux ou argileux, ou un peu
octobre- février (Jahandiez et Maire,
gypseux dans tout le Maroc (Benabid,
1934).
2000).
Exigences édaphiques :
Exposition :
Sols frais et bien drainés (Benabid, 2000).
Soleil
Exposition :
Multiplication
Soleil
Bouture aoûtée en terre sableuse sous
Multiplication :
châssis, division de rejets au printemps
Elle se fait généralement par semis. Le
sous châssis ou semis.
bouturage peut être réalisé en Octobre. Le
Ethnobotanie
marcottage par couchage simple possible
En médecine traditionnelle : les boutons
en août- septembre pour les petits
floraux et la racine sont très employés en
buissons.
décoction, contre le refroidissement, les
Ethnobotanie
rhumatismes, les affections biliaires et les
En médecine moderne : utilisé pour les
dyspnées asthmatiformes. En usage
propriétés suivantes :Anti- inflammatoire,
externe, les boutons floraux sont
antiseptique, astringent, dépuratif et
appliqués en cas de chute de cheveux
diurétique (Sijelmassi, 2003).
(Mounib et Omari, 1988).
En médecine traditionnelle : employé en
Ethnobotanie
cas d’artériosclérose, de diarrhée, de
En médecine traditionnelle : les fleurs
calculs rénales et aussi pour l’activation
du carthame servent parfois à remplacer le
de la sécrétion de la bile (Sijelmassi,
Safran, qui est beaucoup plus cher. Elles
2003).
sont employées pour la préparation de
fards et comme colorants des sauces.
Notre médecine ancestrale recommande
ça pour traiter la jaunisse (Mounib et
Omari, 1988).

70
Crataegus laciniata Urcia Ilex aquifolium L.
Aubépine laciniée Houx
Guendoul – Admam - Bousrourou Abdelyasser khourtedib
(Rosaceae) (Aquifiloiacaea)

Répartition géographique Répartition géographique


Forêts, broussailles, matorrals et pelouses Forêts de cèdre et de chêne de tout moyen
des montagnes calcaires et siliceuses, atlas orienté vers l’atlantique.(Emberger,
entre 1400-2500m ; (Benabid, 2000). 1938).
Description botanique : Description botanique
Port : arbuste épineux de 4-6m ; à rameux Port : arbuste pouvant atteindre 10 à 15 m
pubescents ; feuilles à 5-9 lobes (Benabid, de haut (Benabid, 2000).
2000). Feuilles : persistantes, luisantes, à bord
Feuilles : à 5- 9 lobes (Benabid, 2000). ondulé ou ± épineux (Benabid, 2000).
Exigences édaphiques : Fleurs : blanches en glomérules (Benabid,
Sols riches en éléments fins (Benabid, 2000).
2000). Fruit : petite drupe de la taille d’un petit
Ethnobotanie pois, globuleux, d’un rouge éclatant.
En médecine moderne : la variété Exigences édaphiques
Oxyacantha est largement employée Cédraies basses et moyennes, à sols
surtout pour son effet cardiotonique et profonds, sur basaltes ou sur dolomies à
sédatif (Mounib et Omari, 1988). limons.
En médecine homéopathique : la variété Exposition :
oxyacantha L est parfois utilisé comme Soleil, mi-ombre, à l'abri des vents froids
sédatif nerveux et cardiaque (Mounib et Multiplication
Omari, 1988). La multiplication se fait généralement par
En médecine traditionnelle : les feuilles semis. Les boutures sont possibles dans de
et les fleurs, en décoction, sont bonnes conditions.
fréquemment employées contre les Ethnobotanie
bouffées de chaleur. Les baies sont En médecine traditionnelle : employé, en
également prescrites en cas de vers association avec le henné, contre la chute
intestinaux. Les fruits sont conseillés en des cheveux. Elle est aussi utilisée contre
association avec le hénné dans les soins les douleurs abdominales (Mounib et
des cheveux (Mounib et Omari, 1988). Omari, 1988).

71
Rosa canina L.
Rose
Ouard ezroub – Boussofa -
Taghmoumecht
(Rosaceae)

Répartition géographique
Forêts et broussailles des basses et
moyennes montagnes (Benabid, 2000).
Description botanique :
Port : arbuste de 1.5 -3 m de hauteur, à
rameaux plus ou moins arqués-
retombants (Benabid, 2000).
Feuilles : 5-7 folioles ovales, simplement
ou doublement serrulées- dentées
(Benabid, 2000).
Fleurs : Inflorescences corymbiformes,
pluriflores. Pétales 2-2.5 cm long, blancs
ou blanc- rosé, plus rarement roses
(Benabid, 2000).
Exposition :
Soleil ou mi-ombre.
Ethnobotanie
En médecine moderne : employé pour
les propriétés suivantes : antiscorbutique
et astringent (Mounib et Omari, 1988).
En médecine homéopathique : utilisé
pour préparer une teinture employée dans
le traitement des migrations (Mounib et
Omari, 1988).
En médecine moderne : employé contre
les douleurs des règles et les douleurs
rhumatismales (Mounib et Omari, 1988).

72
3- Arbrisseaux

Artemisia absinthium L. Artemisia arborescens L.


Absinthe Armoise arborescente.
Chiba (Asteraceae)
(Asteraceae)
Répartition géographique et habitat :
Répartition géographique Falaises maritimes, broussailles des
Clairières des cédraies des montagnes de collines du littoral méditerranéen.
Bou Iblane. Pousse sur les terrains Description botanique :
incultes et arides. Port : Buisson de 40-100 cm ou plus, à
Description botanique : tiges ligneuses (Benabid, 2000).
Port : plante de 40- 80 cm ou plus ; tiges Feuilles : grandes 2-3 pinnatifides,
nombreuses, tomenteuses (Benabid, argentées - soyeuses sur les deux faces
2000). (Benabid, 2000).
Feuilles : grandes, argentées- soyeuses, Fleurs : insignifiantes gris jaunâtre en été
ponctuées et ± pubescentes, pétiolées Fruits : akènes glanduleux (Benabid,
(Benabid, 2000). 2000).
Fleurs : la floraison s’étend de Juin Exigences édaphiques :
jusqu'à septembre. Sol bien drainé
Fruits : akènes non glanduleux (Benabid, Exposition :
2000). Plein soleil.
Exigences édaphiques : Ethnobotanie
Préfère les sols calcaires et riches en C’est une plante qui est utilisée contre les
azote. gaz et les troubles intestinaux (Boulos,
Exposition : 1983).
Plein soleil.
Multiplication :
Division de la touffe au printemps ou à
l'automne, bouturage au printemps
Ethnobotanie
En médecine moderne : employée pour
la propriété vermifuge (Mounib et Omari,
1988).
En médecine homéopathique :elle le
remède des convulsions et de l’épilepsie.
Elle est également utilisé contre les
intestinaux (Mounib et Omari, 1988).
En médecine traditionnelle :la décoction
d’absinthe est très souvent employé contre
les vers intestinaux, les douleurs des
règles et chez l’asthmatique en crise
(Mounib et Omari, 1988).

73
Artemisia mésatlantica Maire Buxus sempervirens L.
Armoise bleue Buis
Chih Al bakkes
(Asteraceae) (Buxaceae)

Répartition géographique Répartition géographique


Clairières des forêts des moyennes Haute montagne, 1900-2800m d’altitude
montagnes ; 1400-3000 m. (Benabid, (Benabid, 2000).
2000) Description botanique :
Description botanique : Port : Arbrisseau très rameux (1-5 m),
Port : plante de 20-40 cm ; tiges jeunes rameaux à section quadrangulaire.
nombreuses, tomenteuses (Benabid, Feuilles : ovales, coriaces de 2- 2.5 cm de
2000). long (Benabid, 2000).
Feuilles : courtes, généralement Fleurs : monoïques jaunâtres en petits
pubescentes- argentées, glomérules à l'aisselle des feuilles.
pinnatipartites (Benabid, 2000). Exigences édaphiques :
Fleurs : en thyrses très denses (Benabid, Sur schistes ou calcaires (Benabid, 2000).
2000) Exposition :
Exigences édaphiques soleil, mi-ombre.
Pâturages argileux et rocailleux (Benabid, Multiplication :
2000). Bouturage en septembre- octobre
Exposition Ethnobotanie
Plein soleil Il est utilisé pour empêcher la chute des
cheveux (Sijelmassi, 2003).

74
Daphné gnidium L. Hedera helix L.
Daphné Lierre grimpant
Metnane- Lzzaz Louaya roumia
(Thymeliaceae) (Araliaceae)

Répartition géographique et habitat Répartition géographique


Forêts et clairières ; Maroc non désertique Rochers ombragés frais, broussailles et
(Benabid, 2000). forêt du littoral et des montagnes sur sols
Description botanique frais (Benabid, 2000).
Port : arbrisseau de 60-100 cm (Benabid, Description botanique :
2000). Port : arbrisseau à tiges sarmenteuses,
Feuilles : alternes, entières, grandes, couchées- radicantes sur le sol ou
lancéolées- linéaires, très aigues, glabres grimpantes par des crampons.
et sessiles (Benabid, 2000). Feuilles : alternes, pétiolées, coriaces,
Fleurs : en panicules terminales, à luisantes, persistantes.
ramifications tomenteuses (Benabid, Fleurs : verdâtres, groupées en ombelles
2000). simples (Benabid, 2000). La floraison a
Exigences édaphiques lieu de mars à mai
Drainé, humifère, plutôt non calcaire. Fruits : baies bleues.
Exposition : Exigences édaphiques :
Soleil, mi-ombre. sur sols frais (Benabid, 2000).
Multiplication : Exposition :
Semis, bouture en été à l'étouffée. mi- ombre, ombre.
Ethnobotanie Multiplication :
En médecine moderne : employée Bouture en été ou marcottage.
comme vésicant (Mounib et Omari, Ethnobotanie
1988). En médecine moderne : le lierre grimpant
En médecine traditionnelle : utilisée en entre dans la composition de plusieurs
association avec le henné, pour assouplir spécialités employées en usage externe
et noircir les cheveux. Elle est également pour combattre la cellulite (Mounib et
employée pour lutter contre les poux et les Omari, 1988).
lentes (Mounib et Omari, 1988). En homéopathie : il sert comme remède
de la rhinite (Mounib et Omari, 1988).
En médecine traditionnelle : employée
pour traiter certaines affections
pulmonaires (Mounib et Omari, 1988).

75
Marrubium vulgare L. Ribes alpinum L.
Marrube commun Groseiller des Alpes
Merrioua - Ifzi Aanb dob
(lamiaceae) (Saxifragaceae)

Répartition géographique et habitat : Répartition géographique et habitat :


Rudérale nitrophile, dans tout le Maroc Rochers et rocailles des hautes montagnes
(Benabid, 2000). calcaires et siliceuses, 2000-3400m
Description botanique : (Benabid, 2000).
Port : arbrisseau à tiges blanches Description botanique :
tomenteuses (Benabid, 2000). Port : arbrisseau pouvant atteindre 1.5 m
Feuilles : faces inférieures de feuilles (Benabid, 2000).
blanches tomenteuses (Benabid, 2000). Feuilles : alternes, brièvement pétiolées,
Fleurs : blanches (Benabid, 2000). subglabres, à limbe découpé en 3-5 lobes
Exigences édaphiques : dentés.
Sol sec et alcalin. Fleurs : en grappes toujours dressées ;
Exposition : fleurs staminées d’un vert jaunâtre, par 10-
Plein soleil 30; calice campanulé, glabre, à sépales
Ethnobotanie ovales- obtus, étalés ou un peu réfléchis ;
En médecine moderne : employée dans corolle formée de 5 pétales.
le traitement des affections pulmonaires Les fruits : baies petites de couleur rouge
(Mounib et Omari, 1988). (Benabid, 2000).
En médecine traditionnelle : elle très Exigences édaphiques :
vantée pour soigner les gastralgies, les Préfèrent les sols calcaires.
ictères, le manque d’appétit, et les Exposition :
troubles respiratoires. Elle est aussi soleil ou mi-ombre
conseillée dans le traitement du diabète, Multiplication :
des vers intestinaux et les diarrhées. En Par bouturage en hiver.
outre, elle est employée en cas de teigne Ethnobotanie
et de plaies guérissant mal, et dans les En médecine traditionnelle :
soins des cheveux (Mounib et Omari, recommandé dans les douleurs des règles
1988). et chez l’asthmatique en crise.

76
Rosmarinus officinalis L. Rosmarinus tournefortii deNoé
Romarin Romarin
Azir Azir
(Lamiaceae) (Lamiaceae)

Répartition géographique : Répartition géographique :


Forêts, broussailles et matorrals des Forêts, broussailles et matorrals des plaines
plaines et des basses et des moyennes et des basses et des moyennes montagnes;
montagnes; Rif oriental, moyen atlas Rif oriental, Kebdana, Beni Snassène
oriental, grand atlas oriental (Benabid, (Benabid, 2000).
2000). Description botanique :
Description botanique : Port : arbrisseau moins haut (Benabid,
Port : arbrisseau pouvant atteindre 1.5 m 2000).
de hauteur (Benabid, 2000). Feuilles : linéaires entières à marges
Feuilles : persistantes, vertes, entières, révolutées (Quezel et Santa, 1963).
linéaires, réticulées au dessus, blanchâtres Fleurs : en longs épis
en dessous, à bord enroulés. Exigences édaphique
Fleurs : bleues, en petites grappes Substrats calcaires (Benabid, 2000).
terminales ou axillaires, floraison de Multiplication
février jusqu’avril. Fruits : secs, Ethnobotanie
composés de 4 carpelles indéhiscents, Même que Rosmarinus officinalis
monospermes inclus au fond du calice.
Exigences édaphiques :
Substrats calcaires (Benabid, 2000).
Exposition
soleil, mi-ombre.
Multiplication :
Le romarin se multiplie par semis ou par
bouture. Il supporte très bien la taille, qui
se pratique en avril. Les jeunes pousses
sont utilisées fraîches ou sèches, comme
condiment.
Ethnobotanie
En médecine moderne : entre dans la
composition d’une centaine de spécialités
pharmaceutiques indiquées surtout dans
les troubles digestifs (Mounib et Omari,
1988).
En médecine homéopathique : utilisé
comme remède de drainage dans certains
troubles hépatiques (Mounib et Omari,
1988).
En médecine traditionnelle : employé
sur les palies récentes et sur le gland au
moment de la circoncision. Il est aussi
utilisé en cas de douleurs rhumatismales,
douleurs musculaires, douleurs
abdominales, vers intestinaux (Mounib et
Omari, 1988).

77
Salvia aucheri Boiss Salvia phlomoides
Sauge Sauge
Salmiya Salmiya
(Lamiaceae) (Lamiaceae)
Répartition géographique :
Répartition géographique et habitat : Pelouses et rocailles (Quezel et Santa,
Forêts claires, broussailles, rocailles, des 1963).
basses et moyennes montagnes (Benabid, Description botanique :
2000). Port : tige entièrement blanche
Description botanique : tomenteuse, laineuse (Quezel et Santa,
Port : Arbrisseau à tiges pérennantes, 1963).
ligneuses glauque (Quezel et Santa, Feuilles : blanches tomenteuses, laineuses.
1963). Feuilles inférieures en rosette (Quezel et
Feuilles en général progressivement Santa, 1963).
rétrécies en pétiole (Quezel et Santa, Fleurs : en veticillatres denses, distants, à
1963). bractée triangulaire, grande. Calice
Fleurs : en épis ramifiées lâches, à tubuleux de 20-22 mm. Corolle violette
bractées florales squamiformes réduites, exserte (Quezel et Santa, 1963).
caduques (Benabid, 2000).
Exigences édaphiques :
Basses et moyennes montagnes calcaires
et siliceuses (Benabid, 2000).

Ethnobotanie :
En médecine moderne : la plante est employée pour les propriétés suivantes : tonique,
cholérétique, antisudorale et anti- spasmodique.
En médecine homéopathique : la teinture de la sauge est utilisée dans le traitement de
certains troubles nerveux, en particulier l’épilepsie
En médecine traditionnelle : La plante est employée sur les plaies récentes. Elle est aussi
indiquée en cas de refroidissement et rhumatismes
(Mounib et Omari, 1988).

78
Santolina rosmarinifolia L.
Santoline verte
(Asteraceae)

Répartition géographique :
Forêts claires, pâturages argileux et
pierreux des basses et moyennes
montagnes calcaires (Benabid, 2000).
Description botanique :
Port : sous-arbrisseau touffu (Benabid,
2000).
Feuilles : étroitement linéaires (Benabid,
2000).
Fleurs : inflorescence en corymbe dense
(Benabid, 2000).
Exigences édaphiques :
Argileux et calcaires (Benabid, 2000).
Exposition :
Soleil, tolère la mi- ombre, supporte bien
les embruns et les vents.
Multiplication :
Par bouture de tige, marcottage à
l’automne ou division de touffes en été.
Ethnobotanie
C’est une plante aromatique qui a un effet
vermifuge.

79
Thymus algeriensis Thymus ciliatus Desf.
Thym Thym, Thym des jardins
Z’atra Z’atra -Toumss - Azokanie
(Lamiaceae) (Lamiaceae)

Répartition géographique et habitat : Répartition géographique et habitat :


Steppe froide de haute montagne Rocailles calcaires des montagnes
(Benabid, 2000). (Jahandiez et Maire, 1934).
Description botanique : Description botanique :
Port : sous- arbrisseau à tiges ligneuses Port : arbrisseau de petite taille (Benabid,
(Quezel et Santa, 1963) ; tiges 2000) ; tiges pourpres (May, 1960).
généralement colorées (May, 1960). Feuilles : petites, ovales, au bord enroulé,
Feuilles : feuilles florales lancéolées, tomenteuses en dessous.
feuilles caulinaires subconformes à Fleurs : purpurines (May, 1960) ;
conformes (May, 1960). floraison : Juillet (Jahandiez et Maire,
Fleurs : de 5 à 6 mm, à corolle moins de 1934).
deux fois plus longue que la calice. Exigences édaphiques :
Substrats calcaires et siliceux et sols
rocailleux et bien drainés (Benabid, 2000).

Thymus zygis L.Thym Ethnobotanie


Z’atra Les thyms sont des plantes
(Lamiaceae) aromatiques et médicinales.
En médecine moderne : ils
Répartition géographique et habitat : sont employés pour les
landes et lisière sur sol siliceux, garrigue sur schistes propriétés suivantes :
(Sauvage, colleg. et det., 1958) ; antiseptique, eupeptique,
Description botanique : vermifuge, antispasmodique,
Port : plante vivace, haute de 1 à 2 m, souche ligneuse cholérétique et carminatif
très longue (Mounib et Omari, 1988).
Feuilles : feuilles caulinaires longues de 4 à 9 mm, à En médecine traditionnelle :
sommet aigu à obtusiuscule, feuilles florales employé contre les douleurs
conformes, longues de 4 à 7 mm (May, 1960). abdominales, les douleurs des
Fleurs : inflorescence à verticillastres en épis oblongs règles et les vers intestinaux.
de 1 à 6 cm, corolle purpurine (May, 1960). Ils sont aussi préconisés en
cas de refroidissement, de
rhume et des rhumatismes
(Mounib et Omari, 1988).

80
4- Herbacées et semi ligneux, vivaces

Ajuga iva L. Allium porrum L.


Ivette ou Bugle Poireau
Chendgoura- Tetolba (Liliaceae)
(Lamiaceae)
Répartition géographique
Répartition géographique et habitat :
Clairières des forêts ; dans tout le Maroc Description botanique
non désertique (Benabid, 2000) Port : herbacée vivace à tige unique
Description botanique : cylindrique de 0.80 m de hauteur.
Port : petite plante blanchâtre, tige étalée, Feuilles : feuilles longues, persistantes,
rameuse, ligneuse vers la base à rameaux plates, pliées au milieu et imbriqués les
couchés et redressés (Benabid, 2000). unes dans les autres.
Feuilles : linéaires lancéolées, entières ou Fleurs : blanches ; la floraison a lieu en
finement dentelées, très hispides été.
(Benabid, 2000). Exigences édaphiques
Fleurs : roses, blanches parfois jaunes Exige un sol meuble, frais, riche en humus
(Benabid, 2000), floraison entre février et bien décomposé.
juillet. Exposition :
Exigences édaphiques : Soleil.
Rocailles calcaires et siliceuses des Multiplication :
plaines et des montagnes jusqu'à 2700m Semis en février- mars.
(Jahandiez et Maire, 1934). Ethnobotanie :
Exposition : C’est une plante qui est : antiseptique,
Ensoleillée ou de mi – ombre. diurétique, laxative, adoucissante,
Multiplication : expectorante, résolutive.
Par prélèvement de nouveaux pieds issus En médecine traditionnelle. le bulbe cru es
des stolons ou par semis. utilisé sur les piqûres d'insectes pour lutter
Ethnobotanie contre l'inflammation.
En homéopathie : ancien remède de
l’angine, des irritations de la bouche et du
larynx ; et des ulcères de la bouche
(Mounib et Omari, 1988).
En médecine traditionnelle : largement
conseillée en cas de taenias (Mounib et
Omari, 1988).

81
Atractylis gummifera L. Atropa belladona L.
Chardon à glu Belladone
Addad Belldour, Zbib laadar, Boubkni
(Asteraceae) (Solanaceae)

Répartition géographique Répartition géographique et habitat :


Forêts claires, broussailles, pâturages de Cédraies sur calcaire et silice (Benabid,
la plaine et des montagnes (Jahandiez et 2000).
Maire, 1934). Description botanique :
Description botanique : Port : plante vivace
Port : plante à rhizome volumineux Fleurs : axillaires brunâtres (Benabid,
(Bezanger et al., 1980). 2000).
Feuilles : rosette de feuilles profondément Fruits : baies noires (Benabid, 2000).
lobées, piquantes (Bezanger et al., 1980). Exigences édaphiques :
Fleurs : gros capitules de fleurs roses Calcaire et silice (Benabid, 2000).
duveteuses (Bezanger et al., 1980). La Exposition :
floraison a lieu entre juillet et septembre Lisière des forêts, clairières.
(Jahandiez et Maire, 1934). Ethnobotanie
Fruits : akènes velus à aigrette, un latex En médecine moderne
de couleur crème qui se solidifie la Belladone est largement utilisée pour
(Bezanger et al., 1980). son pouvoir antipasmodique, antisecretoire
Ethnobotanie et mydriatique (Mounib et Omari, 1988).
En médecine traditionnelle
Conseillé en fumigations pour soigner le
rhume, pour faciliter l’accouchement et
comme désinfectant dans les bains nature.
Il est aussi utilisé pour mûrir les abcès et
les furoncles. Il est parfois utilisé en
cataplasmes, en association avec le
seglemme. En outre, il est souvent
recommandé au malade ictérique de
consommer des ufs et des fèves cuits
dans un décocté de racines de la plante.
(Mounib et Omari, 1988).

82
Calamintha officinalis Moench Foeniculum vulgare Mill
Calament Fenouil
Lminta Besbas - Nafaa
(Lamiaceae) (Umbelliferae)

Répartition géographique et habitat Répartition géographique et habitat


Forêts humides des montagnes (Quezel et
Santa, 1963). Description botanique
Description botanique: Port : touffe érigée de 1.5 à 2.8 m.
Port : plante herbacée de 50 à 60 cm ; tige Feuilles : caduques, de vert vif à vert
carrée. glauque, pulmeuses, découpées en
Feuilles : opposées, ovales, dentées, segments filiformes
poilues à la face inférieure. Fleurs : petites fleurs jaunes, en larges
Fleurs : en cyme pédonculée et ramifiée, ombelles plates
rose- pourpre, bilabiées. Exigences édaphiques
Exigences édaphiques: Profond, neutre ou légèrement calcaire.
En médecine moderne : employé comme Exposition
stimulant, antispasmodique, stomachique Soleil.
(Mounib et Omari, 1988). Multiplication
En médecine traditionnelle : très Semis.
recommandé contre les fièvres Ethnobotanie
importantes et le refroidissement. Il est En médecine moderne : employé pour les
aussi utilisé en cas d’affection de la propriétés sus- citées (Mounib et Omari,
bouche (Mounib et Omari, 1988). 1988).
En médecine traditionnelle : Condiment
aromatique réputé, le Fenouil est très
indiqué, en infusion, en cas d’aérophagie,
de digestion lente, et en cas de troubles
digestifs du nourrisson et de l’enfant
(Mounib et Omari, 1988).

83
Inula viscosa Aït Matricaria camomilla
Aunée visqueuse Camomille allemande
Magramane - Tarrehla (Asteraceae)
(Asteraceae)
Répartition géographique et habitat :
Répartition géographique et habitat : Clairières des forêts, pâturages,
Clairières des forêts, bords des eaux des broussailles, cultures de la plaine et des
plaines et des basses montagnes, jusqu’à basses et moyennes montagnes ( Jahandiez
vers 1900m (Jahandiez et Maire, 1934). et Maire, 1934).
Description botanique : Description botanique :
Port : vivace, ligneuse à sa base, de 2m Port : herbacée blanchâtre prenne,
de hauteur, rameaux dressés pubescents croissant par touffes, tiges épaisses de 0.30
(Nègre, 1969). à 0.60 m, cotonneuses,
Feuilles : lancéolées, entières ou dentées, Feuilles : opposées, arrondies, crénelées,
visqueuses, glanduleuses, à odeur très gaufrées, feutrées à la face inférieure
prononcée (Nègre, 1969). (Bezanger et al., 1986 ; Schaffner, 1993).
Fleurs : en capitules, de couleur jaune, Fleurs : petites, blanches, munies d’un
groupées en panicule (Nègre, 1969). calice à dents crochues (Bezanger et al.,
Floraison entre Juin et Octobre (Jahandiez 1986 ; Schaffner, 1993).
et Maire, 1934). Fruits : tétrakènes (Bezanger et al., 1986 ;
Fruits : akènes velus blanchâtres, longs Schaffner, 1993). Floraison en avril- juillet
de 0.02 m, surmontés d’une aigrette (Jahandiez et Maire, 1934).
formée de sous soudées à la base (Nègre, Exigences édaphiques :
1969). Sablonneux, limoneux, riche, bien drainé
Exigences édaphiques Exposition :
Terrains argileux un peu humides Plein soleil.
(Benabid, 2000). Multiplication :
Ethnobotanie Par semis, boutures ou divisions de touffes
En médecine moderne : employée en mars pour les cultivars
surtout pour ses propriétés digestives, Ethnobotanie
antitussives et vermifuges (Mounib et Elle a un effet anti- inflammatoire,
Omari, 1988). désinfectant, diaphorétique et lénifiant.
En médecine traditionnelle : Elle est employée en grippe, troubles
recommandée en cas d’hémorroïdes, pour gastraux- intestinaux, diarrhée et
traiter la toux et l’enrouement de la voix inflammation de voies urinaires. Elle est
et contre le saignement de la gencive aussi employée pour préparer des
(Mounib et Omari, 1988). Pour engraisser, compresses et des bains pour les plaies de
les femmes ingèrent les grains et les guérison difficile (Ghrissi, 2002).
racines pilées (Mounib et Omari, 1988).

84
Mellissa officinalis L. Mentha pulegium L.
Mélisse officinale Menthe pouliot
Na^na^ sûfi – Tizwiwit Fliyou
(lamiaceae) (Lamiaceae)
Répartition géographique et habitat :
Répartition géographique Champs, vergers, lieux humides de la
Décombres, ravins humides (Quezel et plaine et des basses montagnes jusqu’à
Santa, 1963). vers 2200 m (Jahandiez et Maire, 1934).
Description botanique : Description botanique :
Port : herbacée, mollement hispide ; tiges Port : herbe vivace (Quezel et Santa, 1963)
très rameuses (Quezel et Santa, 1963). de 38 à 45 m de haut, ascendante,
Feuilles : ovoïdes lancéolées fortement généralement ramifiée, velouteux-
dentées pétiolées, molles. (Quezel et tomenteuse de pilosité type holotriche et
Santa, 1963). parsemée de granulations rose- calcaires.
Fleurs : en faux verticilles lâches épars Feuilles : opposées – décussées, atténuées
tout au long des tiges (Quezel et Santa, en pétioles (Mounib et Omari, 1988).
1963). Fleurs : formées de plusieurs verticilles ±
Fruits : akènes. distants et globuleux. (Jahandiez et Maire,
Exigences édaphiques : 1934). Floraison entre avril et juillet
Sol fertile et humide. (Nègre, 1962).
Exposition : Exigences édaphiques :
mi- ombre. Riche en humus.
Multiplication : Exposition :
Semis ou division de souches Plein soleil.
Ethnobotanie Multiplication :
C’est une plante qui est utilisée dans les Bouturage très facile.
cas de mauvaise haleine, crampes Ethnobotanie
d’estomac, nausée, toux, et insomnie. Elle En médecine moderne : employée pour sa
est aussi employée pour activer la propriété antiseptique (Mounib et Omari,
production de bile et comme bain sédatif 1988).
(Sijelmassi, 2003). En médecine traditionnelle : conseillée
en cas de refroidissement, de toux, et de
rhume. Elle est également utilisée dans le
traitement des gastralgies, des douleurs des
règles et des douleurs abdominales
(Mounib et Omari, 1988).

85
Mentha rotudifolia L. Mentha spicata L.= Mentha viridis L.
Menthe à feuilles rondes Menthe verte
Timijja – Timersad - Mersita (Lamiaceae)
(Lamiaceae)
Description botanique
Répartition géographique et habitat :
Bordures des eaux de la plaine et des Port : vivace d’un vert sombre, glabre
montagnes, jusque vers 2100 m (Quezel et Santa, 1963).
(Jahandiez et Maire, 1934).
Description botanique : Feuilles : lancéolées, aigues, sessiles
Port : herbe vivace, stolonifère, (Benabid, 2000).
entièrement pubescente, les tiges sont
Fleurs : inflorescences en épis florifères ±
dressées, velues, atteignant souvent 1 m
disjoints, grêles et allongés, corolle
(Nègre, 1962, Quezel, 1963).
blanche.
Feuilles : ovales, obtuses, moins de deux
fois plus longues que larges, , crénelées, Exigences édaphiques
ridées en réseau, vertes dessus, un peu Sol profond, riche et frais. Elle n’aime pas
frisées au dessous, plus ou moins les sols calcaires.
blanchâtres (Nègre, 1962, Quezel, 1963). Exposition
Fleurs : petites et blanches, en épis Soleil ou mi- ombre.
cylindriques denses, terminaux, allongés, Multiplication
non feuillés (Nègre, 1962, Quezel, 1963). Par semis sous serre (mars- avril) ou par
Floraison : mai- août (Jahandiez et Maire, division des touffes au printemps,
1934). prélèvement de stolons en automne ou
Exigences édaphiques : bouturage de jeunes pusses au printemps .
Sol frais, argileux. Ethnobotanie
Multiplication : Conseillé pour traiter les hépatites virales,
Elle se fait par les drageons qui les colites, l’aérophagie, les problèmes de
s’enracinent facilement à l’automne ou au digestion et les acidités gastriques. Elle
printemps. permet également de soulager la migraine,
Ethnobotanie et remplace avantageusement l’aspirine.
En médecine traditionnelle : très elle est aussi préconisée en cas de
appréciée dans le traitement des bronchite, de sinusite et de toute affection
gastralgies, des coliques intestinales, des des voies respiratoires.
diarrhées, des refroidissements, des
douleurs rhumatismales et des affections
respiratoires. Elle est aussi recommandée
en cataplasme sur les plaies qui guérissent
mal et sur les morsures des serpents ou de
chiens (Mounib et Omari, 1988).

86
Nasturtium officinalis R.
Cresson de fontaine
Guerrounch
(Cruciferae)

Répartition géographique et habitat :


Proximité des rivières, ruisseaux lents et
petites sources.
Description botanique :
Port : vivace aquatique d’une hauteur de
20 - 90 cm.
Feuilles : feuilles pennées à divisions
ovales ou arrondies.
Fleurs : petites et blanches, à quatre
pétales.
Exposition
Soleil.
Ethnobotanie
En médecine moderne : employé pour
ses propriétés minéralisantes et
diurétiques (Mounib et Omari, 1988).
En médecine traditionnelle :
recommandée en cas d’affections
pulmonaires. Elle est aussi utilisée contre
la chute des cheveux (Mounib et Omari,
1988).

87
Origanum compactum Origanum ellongatum Origanum grosii Pau&
Benth. Emb.& Maire F.-Q.
(Lamiaceae) (Lamiaceae) (Lamiaceae)

Répartition géographique Répartition géographique et Répartition géographique


et habitat : habitat : et habitat :
Forêts claires et pâturages Se rencontre dans le moyen Endémique. Forêts,
des plaines et des basses atlas entre 350 et 1600 m mattorals, des zones
montagnes (Atbib, 1985). d’altitude dans les chênaies humides (Benabid, 2000).
Description botanique : (illiçaies et subéraies) et Description botanique :
Port : Plante ligneuse, callitriaies semi-arides à Port : vivace, ligneuse,
chaméphyte, tiges subhumides. C’est une en général pubescente.
pubescentes couvertes de espèce endémique au Tiges à pilosité moyenne.
poils, sa hauteur est Maroc (Atbib, 1985) Feuilles : pubescentes,
comprise entre 0.30 et Description botanique : couvertes d’une pilosité
0.80 m. (Atbib, 1985). Port : vivace, ligneuse, fine sur les nervures et
Feuilles : velues, plus en chaméphyte, en général les marges de la face
face inférieure qu’en face glabre. Tige légèrement inférieure, généralement
supérieure.(Atbib, 1985), poilues à la base, glabres glabres ou peu poilues en
de couleur vert foncé, dans les parties supérieures face (supérieure).
ovales, pointues, à peine et au niveau des Fleurs : grandes, en épis
découpées, non dentées. inflorescences. (Atbib, allongés (Benabid, 2000).
Fleurs : groupées en 1985) Exigences édaphiques :
inflorescences compactes, Feuilles : caulinaires Substrats calcaires et sols
rose pourpre. ovales- ovoïdes, à marges rocailleux et bien drainés
Exigences édaphiques : entières (Benabid, 2000). (Benabid, 2000).
Sols bien drainés Fleurs : grandes, en épis
(Benabid, 2000). lâches allongés (Benabid,
2000).
Exigences édaphiques :
Substrats siliceux et sols
profonds et bien drainés
(Benabid, 2000).

Ethnobotanie
Les origans sont des plantes aromatiques et médicinales.
Utilisés en cas d’aérophagie, de cellulite, de pellicule, de règles douloureuses, de trachéite
et pour augmenter l’appétit (Sijelmassi, 2003).

88
Plantago coronopus L. Ranunculus macrophyllus Desf.
Plantain Renoncule, Renoncule à grandes feuilles
Messassa Fals – Chqayq – Kefjran - Telbaout
(Plantaginaceae) (Ranunculaceae)

Répartition géographique et habitat : Répartition géographique et habitat :


Clairières des forêts, broussailles, Forets, bords des eaux, prairies
pelouses et parcours sur sables en général marécageuses de la plaine et des basses
dans tout le Maroc (Benabid, 2000) montagnes (Jahandiez et Maire, 1934).
Description botanique : Description botanique :
Port : herbacée vivace, hermaphrodite, Port : vivace possédant une tige dressée,
pubescente ou velue (10-30 cm). creuse, rameuse, recouverte de longs poils.
Feuilles : en rosette, étalées, à limbe Feuilles : velues, celles du bas grandes
pennatifide à segments linéaires ou pentagonales à 3 segments larges, incisés
lancéolés. dentés, celles du sommet lancéolées et
Fleurs : épis simple, cylindrique ou linéaires.
oblong, jaunâtres, la floraison a lieu entre Fleurs : jaunes longuement pédonculées ;
avril- octobre floraison a lieu entre mars et juin
Fruits : pyxides à 4 graines. (Jahandiez et Maire, 1934).
Exigences édaphiques : Fruits : formés de carpelles comprimés,
Sols sablonneux secs. bordés, portant un bec court élargi en
Exposition : glaive à peine recourbé (Boukef, 1986).
Soleil. Exigences édaphiques :
Multiplication : Sols riches.
Semis, division Ethnobotanie
Ethnobotanie Employée contre les rhumatismes et les
En médecine moderne : utilisé pour son douleurs articulaires. Elle est aussi
pouvoir émollient (Mounib et Omari, appréciée comme purgatif, émétique et
1988). antipoison. Elle trouve aussi son indication
En homéopathie : il est le remède des dans diverses dermatoses (Boukef, 1986).
névralgies dentaires, des troubles digestifs
tels que coliques et diarrhées. Il est
également utilisé dans le traitement de
l’incontinence nocturne d’urine et des
grandes faiblesses (Mounib et Omari,
1988).
En médecine traditionnelle : utilisé pour
mûrir les abcès (Mounib et Omari, 1988).

89
Rubia tinctorium L. Rumex acetocella L.
Garance Oseille
Foua - Taroubia Houmida
(Ribiaceae) (Polygonaceae)

Répartition géographique Répartition géographique :


Terres en friche, taillis. Clairières des forêts, broussailles,
Description botanique : pâturages sablonneux, rocailles des terrains
Port : herbe vivace(Benabid, 2000). siliceux (Benabid, 2000).
Feuilles : verticillées plus ou moins Description botanique :
scabres. (Benabid, 2000). Port : herbacée vivace, souvent rougeâtre,
Fleurs : 4-5 m; corolle glabre, polymorphe, à racines rampantes,
tubuleuse (Benabid, 2000). dioïque (10-30 cm).
Fruits : péricarpe charnu, bacciforme Tige grêle, dressée.
(Benabid, 2000). Feuilles : entières, pétiolées, à limbe
Ethnobotanie linéaire à oblong, hasté ; ochréa
En médecine moderne : employée membraneux, blanc, déchiré.
comme colorant (Mounib et Omari, Fleurs : glomérules très petites,
1988). unisexuées ; fleurs mâles à 6 tépales
En homéopathie : employée comme verdâtres sur 2 cycles et 6 étamines ; fleurs
antianémique (Mounib et Omari, 1988). femelles à ovaire central et 3 styles.
En médecine traditionnelle : conseillé Fruit : akène trigone, long de 1,5 mm tout
au plus, enveloppé dans le périanthe.
en cas d’anémie, de jaunisse, et chez le
Exigences édaphiques :
convalescent (Mounib et Omari, 1988). L’oseille pousse en larges groupes dans les
lieux secs et siliceux, souvent sablonneux.
Ethnobotanie
En homéopathie : employée dans le
traitement des affections pulmonaires
(Mounib et Omari, 1988).
En médecine traditionnelle : employée
dans le traitement de la typhoïde (Mounib
et Omari, 1988).

90
Ruta chalepensis L. Ruta graveolens L.
Rue - Rue d’Alep Rue officinale
Aouermi - Issin (Rutaceaea)
(Rutaceaea)
Répartition géographique
Répartition géographique
Forêts claires, coteaux incultes secs, sur Description botanique :
sols rocailleux ou même rocheux, dans les Port : vivace de 1 m de hauteur.
plaines et les montagnes jusqu’à 2300 m Feuilles : glauques polylobées.
(Jahandiez et Maire, 1934 : Quezel et Fleurs : jaunes à 5 pétales.
Santa, 1963 ; Fennane, 1987). Exigences édaphiques :
Description botanique : Riche, drainé, même sec.
Port : Plante de 20 à 80 cm, glauque, Exposition
pubérulente, glanduleuse dans la partie Soleil, mi-ombre.
supérieure (Guinochet, 1975 ; Fennane, Multiplication
1987). Semis, bouture en été à l'étouffée.
Feuilles : oblongues dans leur pourtour, Ethnobotanie
découpées en segments linéaires obtus employée pour abaisser la tension, fortifier
(Guinochet, 1975 ; Fennane, 1987). les capillaires et abaisser leur perméabilité.
Fleurs : jaunes et assez grandes Elle est aussi utilisée pour réduire les maux
(Guinochet, 1975 ; Fennane, 1987). de tête, stimuler la digestion, stimuler la
Floraison entre Mars-Juin (Jahandiez et sécrétion biliaire et éliminer les parasites
Maire, 1934) intestinaux (Gründ, 1983).
Fruits : la grappe fructifère est étalée
(Guinochet, 1975 ; Fennane, 1987).
Exigences édaphiques :
Sols superficiels (Benabid, 2000).
Exposition :
Soleil, mi-ombre.
Multiplication :
Semis, bouture en été à l'étouffée.
Ethnobotanie
Utilisée dans le cas du diabète sucré,
jaunisse, asthme, atteinte de vésicule
biliaire, atteinte de la rate et l’atteinte du
grand intestin. Elle est aussi préconisée
chez la femme pour augmenter la
sécrétion lactée.
En outre, elle est aussi employée pour
soulager les maladies de l’estomac, de la
vésicule biliaire et des troubles
spléniques.

91
Satureja grandiflora (L.) Satureja granatensis Satureja vulgaris
Fritsch : Calamintha (Boiss.& Reut.) R. (L)Fritsch : Clinpodium
baborensis Batt. Fernandes vulgare L.
(Lamiaceae) (Lamiaceae) (Lamiaceae)

Répartition géographique et Répartition géographique Répartition géographique


habitat : et habitat : et habitat :
Forêts humides (Benabid, Forêts et pelouses des Forêts humides sur sols
2000). montagnes, chênaies frais (Benabid, 2000).
Description botanique : vertes et cédraies Description botanique :
Port : plante herbacée (Benabid, 2000). Port : herbacée, vivace à
Feuilles : grandes, ovoïdes, Description botanique : tiges dressées élevées,
fortement crénelées (Quezel Port : plante herbacée rameuses (Quezel et
et Santa, 1963). Feuilles : lancéolées plus Santa, 1963).
Fleurs : roses en cyme ou moins crénelées Feuilles : ovoïdes
pédonculée et ramifiée hispides (Quezel et Santa, cordiformes plus ou
(Quezel et Santa, 1963). 1963). moins sinuées, pétiolées
Exigences édaphiques : Fleurs : corolle (Quezel et Santa, 1963).
Sols frais humifères purpurine, longuement Fleurs : en verticillastres
(Benabid, 2000). tubulée (Benabid, 2000). très globuleux denses,
très hispides en entier,
larges de 2-3 cm, distants
(Quezel et Santa, 1963).

92
Vebrascum sinuatum L.
Bouillon blanc – Molène
Meslah ender
(Scrophulariaceae)

Répartition géographique et habitat

Description botanique :
Port : Plante herbacée vivace (Benabid,
2000).
Feuilles : alternes, en rosette à la base
(Benabid, 2000).
Fleurs : zygomorphes, corolle rotacée
jaune ; 5 étamines (Benabid, 2000).
Exigences édaphiques

Exposition

Multiplication

Ethnobotanie
En médecine moderne : employée pour
ses propriétés émolliente et pectorale
(Mounib et Omari, 1988).
En médecine traditionnelle : employée
en cas de maladies des yeux et en cas de
baisse de l’acuité visuelle (Mounib et
Omari, 1988).

93
5- Annuelles

Adonis aestivalis Corrigiolla telephiifolia Pourret


Adonide d’été - il de perdix Sarghine
Zaghlil- Demm laatrous - Tagnanast Sarghina - Taoussarghint
(Ranunculaceae) (Caryophylaceae)

Répartition géographique et habitat Répartition géographique et habitat


Pourtour de la région méditerranéenne Pâturages pierreux de la plaine et des
(Nègre, 1962) ; champs incultes, steppes. basses et moyennes montagnes, jusqu’à
Description botanique : vers 2300 m (Jahandiez et Maire, 1934).
Port : petite herbacée de 0.10 à 0.45 m. Description botanique :
Tige ramifiée. Port : plante annuelle de 0.10 à 0.30 m,
Feuilles : alternes, multifides, à lanières glaucescente, à racine longue et grêle, tiges
étroites (Benabid, 2000). grêles, subfiliformes,
Fleurs : grandes avec 6 à 8 pétales rouge Feuilles : toutes linéaires ou oblongues
sang. Floraison à partir de fin mars lancéolées, en têtes petites, serrées.
(Nègre, 1962). Fleurs : Sépales ovales- obtus, blanc-
Fruits : Akène à carène munie d’une forte scraieux, aux bords. (Jahandiez et Maire,
dent. 1934). Floraison : à partir de mi-janvier
Exposition (Nègre, 1962).
Ensoleillée à mi-ombragée Exigences édaphiques
Multiplication Ethnobotanie
Semis en mars- avril ou en fin d'été. En médecine traditionnelle : conseillée
Ethnobotanie dans les affections gastriques, les
La plante est emménagogue ; son infusion affections pulmonaires, les
est diurétique, fébrifuge et cardiotonique. refroidissements et les affections
Elle est utilisé aussi pour en extraire un rhumatismales. En fumigation, la plante est
colorant rouge utilisé pour le maquillage employée pour favoriser la cicatrisation des
(Ghrissi, 2002). déchirures du périné chez l’accouchée
(Mounib et Omari, 1988).

94
Origanum majorana L. Saponaria vaccaria L.
Marjolaine Saponaire
Merdedouch Tighicht
(Lamiaceae) (Caryophylaceaea)
Répartition géographique :
Répartition géographique et habitat Description botanique :
Pousse dans les montagnes et dans les Port : Plante annuelle à racine pivotante ;
rochers. (Bezanger et al., 1980). tige (longueur 30-60 cm).
Description botanique : Feuilles : opposées sessiles, uninervées.
Port : herbacé annuelle, hauteur de 15 à Fleurs : roses, longuement pédonculées,
40 cm, tomenteuse; tiges rameuses, formant une cyme lâche ; calice ovoïde-
dressées (Schauenberg et al., 1997). pyramidal. Floraison estivale.
Feuilles : petites, arrondies (Schauenberg Exigences édaphiques
et al., 1997). Ethnobotanie
Fleurs : petites, blanches ou roses, en En médecine moderne : employée dans
corymbe (Schauenberg et al., 1997). plusieurs spécialités indiquées dans les
Fruits : akènes sphériques (Schauenberg insuffisances digestives (Mounib et Omari,
et al., 1997). 1988).
Exigences édaphiques En médecine homéopathique : utilisée
Sol sec, bien drainé dans un emplacement comme remède de drainage dans certaines
ensoleillé. Un sol crayeux est idéal. affections dermatologiques (Mounib et
Récoltez les feuilles dès que vous en avez Omari, 1988).
besoin. En médecine traditionnelle : employée en
Exposition cas de dermatoses ; eczéma, dartres,
Soleil. mycoses. Et recommandée chez la femme
Multiplication pour activer la montée laiteuse (Mounib et
Semis en mars - avril. Omari, 1988).
Ethnobotanie
En médecine moderne : employée pour
les propriétés suivantes :
antispasmodique, expectorante, digestive,
antiseptique, hypotensive et sédative du
système nerveux (Mounib et Omari,
1988).
En médecine homéopathique : elle est le
remède des obsessions sexuelles ;
érotomanie, masturbation (Mounib et
Omari, 1988).
En médecine traditionnelle : utilisée en
cas de refroidissements, de douleurs
rhumatismales, d’affections respiratoires
et en cas de douleurs abdominales
(Mounib et Omari, 1988).

95
II- LES PLANTES CULTIVEES

Allium sativum L. Asparagus officinalis L.


Ail Asperge sauvage
Touma Sekkûm – azdou – azwi
(Liliaceae) (Liliaceae)

Description botanique Description botanique


Port : Plante à bulbe composée de Port : herbacée vivace de 0.5 à 1 m de
gousses de hauteur comprise entre 20 et hauteur. Tige glabre, herbacée, verte,
50cm. dressée, cylindrique à rameaux très étalés.
Feuilles : Feuillage caduque. Feuilles : réduites à des écailles très fines,
Fleurs : minuscules blanches ; floraison a les plus basses sont pourvues d' un petit
lieu en printemps et été. éperon non épineux. Fleurs : blanc
Exigences édaphiques jaunâtres, verdâtres ou rougeâtres, en
Sol riche, profond, frais et bien drainé. cloche, solitaires ou par 2 à l'aisselle des
Exposition rameaux.
Plein soleil. Fruits : baies rouges de la taille d' un pois
Multiplication une fois mûres, à pédoncule épaissi dans
Division des caïeux leur partie supérieure.
Ethnobotanie Exigences édaphiques :
En homéopathie : il est le remède des Riche en humus bien draine
troubles digestifs ; dyspepsies, Exposition
hypersalivation, éructations brûlantes et Soleil ou demi- ombre.
constipation. Il est également le remède Multiplication :
des troubles respiratoires chroniques et de Elle se propage essentiellement par voie
certains rhumatismes (Mounib et Omari, végétative (rhizomes ...). la germinations
1988). est exceptionnelle.
En médecine traditionnelle : il est le Ethnobotanie
remède le plus réputé contre les oxyures. Elle est utilisée pour les propriétés
Il est aussi couramment utilisé dans le suivantes : dépurative et diurétique. Elle est
traitement des otalgies et des otites. En aussi conseillée en cas de diurèse, de
outre, l’ail est largement utilisé dans le grippe, de bronchite et de toux et pour
traitement de la teigne, des pelades et de activer la cholérèse (Sijelmassi, 2003).
toutes les formes de la chute de cheveux
(Mounib et Omari, 1988).

96
Carthamus tinctorius L. Crocus sativus L.
Carthame ou Safran batard Safran
L.Osfor Zaafrane lhor
(Asteraceae) (Iridaceae)

Description botanique : Description botanique :


Port : annuelle à tiges ligneuses, à port Port : plante bulbeuse à port érigé, de 0.05
érigé ramifié, de 0.60 à 0.90 m de hauteur. à 0.15 m de hauteur,
Feuilles : engainantes, alternes, lancéolées Feuilles : à feuillage caduque vert brillant.
à marge dentée et épineuse, de couleur Fleurs : de couleur violette- pourpre. La
vert- foncé. floraison a lieu en octobre durant une
Fleurs : La floraison s’étale du printemps période de six semaines.
jusqu’en été avec une couleur jaune- Exigences édaphiques :
safrané virant progressivement au jaune- Tous les sols, surtout les sols bien drainés.
orange voir légèrement jaune pourpré. Il aurait une préférence pour les sols argilo-
Fruits : akènes pourvus d’aigrettes calcaires.
contenant des graines oléagineuses Exposition :
blanches brillantes et striées Soleil.
Exigences édaphiques Multiplication :
Indifférent même pauvre, mais surtout Division des bulbilles
bien drainé. Ethnobotanie
Exposition En médecine moderne : utilisé comme
Soleil. colorant (Mounib et Omari, 1988).
Multiplication En médecine homéopathique : il est le
Par semis au printemps, il faut compter remède des troubles nerveux
entre une et trois semaines pour la levée. spasmodiques (Chorée et Manie)
Ethnobotanie et des hémorragies (troubles menstruels et
menaces d’avortement). Il est également
En médecine traditionnelle: les fleurs du
indiqué dans le grossesse nerveuse
carthame servent parfois à remplacer le
(Mounib et Omari, 1988).
Safran, qui est beaucoup plus cher. Elles
En médecine traditionnelle :
sont employées pour la préparation de
recommandé dans les brûlures
fards et comme colorants des sauces.
urinaires (Mounib et Omari, 1988).
Notre médecine ancestrale recommande
ça pour traiter la jaunisse (Mounib et
Omari, 1988).

97
Lavandula officinalis Nigella damascena L.
Lavande vraie Nigelle
Khouzama Sanouge - Chanouge
(Lamiaceae) (Renunculaceae)

Description botanique : Description botanique


Port : sous arbrisseau de 0.30 à 0.60 m. Port : herbacée annuelle, d’une hauteur de
rameaux touffus, dressés. 0.2 à 0.4 cm ; tige dressée, anguleuse,
Feuilles : gris- vert, étroites, lancéolées, à simple ou à ramifiée ; racine de couleur
bord roulé. jaune orange au départ.
Fleurs : bleu- violacé en épis très denses Feuilles : multifides divisées en lanières
(Quezel et Santa, 1963). étroites aiguës.
Fruits : akène à une graine noire, lisse. Fleurs : bleu pâle, entourées par les
Exigences édaphiques longues et minces lanières vertes de
Léger et bien drainé. l'involucre.
Exposition Fruits : capsules globuleuses, lisses,
Plein soleil. formées de 5 carpelles soudés entre eux
Multiplication : jusqu'à la base des 5 styles.
Par bouturage en avril, par division des Exigences édaphiques
touffes à l'automne Rien à signaler, préfère toutefois un sol
Ethnobotanie frais.
En médecine moderne : employée Exposition :
comme : antiseptique, antispasmodique, Soleil.
diurétique, chologogue, cicatrisante. Elle est Multiplication :
également utilisée pour son parfum (Mounib Semis.
et Omari, 1988). Ethnobotanie
En médecine traditionnelle conseillée En médecine traditionnelle : utilisée dans
contre la toux et les refroidissements et en le traitement des vers intestinaux, des
cas d’infections génitales chez la femme. refroidissements, de la grippe, des
Elle est aussi utilisée dans les soins des migraines et de la toux (Mounib et Omari,
cheveux (Mounib et Omari, 1988). 1988).

98
Ocinum basilicum L. Petroselinum sativum L.
Basilic Persil
Hbeq Maadnous
(Lamiaceae) (Ombeliferae)

Description botanique Description botanique :


Port : herbe annuelle en forme de Port : vivace de 0.2 à 0.6 m hauteur.
buisson. Tige quadrangulaire, rameuse, Feuilles : composées de folioles
légèrement pubescente. triangulaires, d’un vert brillant..
Feuilles : opposées sur la tige ovales, Fleurs : en ombelles plates, avec des
lancéolées, dentées, de couleur vert clair. petites fleurs en étoiles de couleur jaune-
Fleurs : blanchâtres ou rosées. verdâtre.
Exigences édaphiques Exigences édaphiques
Bien drainé, frais, acide, neutre ou alcalin. Riche en humus et frais.
Exposition : Exposition
Soleil. Soleil ou mi- ombre.
Multiplication Multiplication :
Semis en mars. Elle peut également être Par semis précoce en printemps ou en été.
réalisé par bouturage. Pour faciliter la germination, faire tromper
Ethnobotanie les graines dans de l’eau tiède durant 24
En médecine moderne : employé comme heures
sédatif nerveux (Mounib et Omari, 1988). Ethnobotanie
En homéopathie : sert à fabriquer une En médecine moderne : employée pour
teinture employée comme les propriétés suivantes : antiscorbutiques,
antispasmodique (Mounib et Omari, emménagogues, antiscorbutiques et
1988). diurétiques (Mounib et Omari, 1988).
En médecine traditionnelle : utilisé en En médecine homéopathique : il est le
cas de douleurs gastriques et de douleurs remède de certains troubles urinaires
de règles (Mounib et Omari, 1988). (Mounib et Omari, 1988).
En médecine traditionnelle : utilisé en
cas de retard des règles, de crises
hystériques de crises et contre
l’hyperthermie convulsives (Mounib et
Omari, 1988).

99
Rosa centifolia L. Santolina chamaecyparissus L.
Rose centfeuilles (Santoline grise)
Louard (Asteraceae)
(Rosaceae)
Description botanique
Répartition géographique Port : sous arbrisseau très ramifié,.c’est
Une orientation au sud est favorable à une plante vivace.
cette plante, qui craint les grands froids. Feuilles : feuilles lobées, alternes, de
Description botanique : couleur gris- argenté. L'odeur de son
Port : arbuste non remontant aux tiges feuillage ressemble à celui de la lavande.
pourvues de très nombreux aiguillons de Fleurs : de couleur jaune soufré et a lieu
hauteur entre 1.5 à 3 m entre mai et juillet.
Feuilles : de couleur vert tendre ; Exigences édaphiques :
feuillage persistant. Exige un sol léger bien drainé.
Fleurs : d’une couleur rose vif, doubles, Exposition
rondes. Soleil, tolère la mi- ombre, supporte bien
Fruits : piriformes assez poilus, à les embruns et le vent.
maturité rouge vif. Multiplication
Exigences édaphiques : Par bouture de tige, marcottage à
Tous les sols bien drainés lui conviennent. l’automne ou division de touffes en été.
Exposition : Ethnobotanie
Soleil à mi- ombre surtout à l’abri des C’est une plante aromatique qui a un effet
vents. vermifuge.
Multiplication
La multiplication de cette plante se fait
par boutures, drageons, greffes ou
division de pieds.
Ethnobotanie
En médecine moderne : employée pour
ses propriétés de : astringentes,
antidiarrhéïques et anti-inflammatoire
(Mounib et Omari, 1988).
En médecine traditionnelle : préconisée
en cas de vers intestinaux et de
conjonctivites. Elle est aussi
recommandée pour calmer les maux de
tête et pour abaisser la température
(Mounib et Omari, 1988).

100
ANNEXE 2 : FICHES
DESCRIPTIVES DES ORCHIDEES

101
Ophrys Lutea (Gouan)Cav. Ophrys fusca link

Répartition géographique et habitat : Répartition géographique et habitat :


Forêts claires et broussailles sur rocaille Forêts claires et rocailles, broussailles,
jusqu’à vers m (Raynaud, 1985). jusqu’à vers 1200m (Raynaud, 1985).
Description botanique : Description botanique :
Port : Plante herbacée (Raynaud, 1985). Port : Plante herbacée (Raynaud, 1985).
Feuilles : simples engainantes, à nervures Feuilles : simples engainantes, à nervures
parallèles, à limbe plus ou moins parallèles, à limbe plus ou moins elliptique,
elliptique, disposée en rosette à la base de disposée en rosette à la base de la plante
la plante (Raynaud, 1985). (Raynaud, 1985).
Fleurs : en épi lâche, pouvant atteindre 10 Fleurs : en épi lâche, pouvant atteindre 10
à 15 cm de long ; pétales latéraux plus à 15 cm de long ; pétales latéraux plus
courts que les sépales vert- jaunâtre ; courts que les sépales, verts ou brunâtres ;
floraison : février- mai (Raynaud, 1985). floraison : février- mai (Raynaud, 1985).
Exigences édaphiques Exigences édaphiques
Pleine lumière à ombre Exposition
Exposition
Substrats calcaires secs à frais.

Ophrys atlantica Munby Ophrys dyris Maire


Répartition géographique et habitat Répartition géographique et habitat :
Forêts claires, broussailles et pâturages C’est une espèce endémique Marocaine,
des montagnes (Raynaud, 1985). elle se rencontre dans les broussailles,
Description botanique pâturages des collines et des montagnes
Port : Plante herbacée (Raynaud, 1985). jusque vers 1800 m (Raynaud, 1985).
Feuilles : simples engainantes, à nervures Description botanique
parallèles, à limbe plus ou moins Port : Plante herbacée (Raynaud, 1985).
elliptique, disposée en rosette à la base de Feuilles : simples engainantes, à nervures
la plante (Raynaud, 1985). parallèles, à limbe plus ou moins elliptique,
Fleurs : Fleurs en épis lâches (1-2), de 18 disposée en rosette à la base de la plante
cm de long ; sépales verdâtres, pétales (Raynaud, 1985).
latéraux égaux aux sépales ; floraison : Fleurs : Fleurs en épi lâche (1- 4), pouvant
avril- juin (Raynaud, 1985). atteindre 8 cm de long ; sépales vert pale ;
pétales latéraux un peu plus courts que les
sépales ; floraison : décembre- avril
(Raynaud, 1985).

102
Ophrys tenthrendinifera Willd Ophrys sclopax Cav.
Répartition géographique et habitat
Répartition géographique et habitat : Espèce qui se rencontre dans les prairies et
Broussailles et forêts claires jusque vers broussailles jusque vers 1200m environ
1800 m (Raynaud, 1985). (Raynaud, 1985).
Description botanique Description botanique
Port : Plante herbacée (Raynaud, 1985). Port : Plante herbacée (Raynaud, 1985).
Feuilles : simples engainantes, à nervures Feuilles : simples engainantes, à nervures
parallèles, à limbe plus ou moins parallèles, à limbe plus ou moins elliptique,
elliptique, disposée en rosette à la base de disposée en rosette à la base de la plante
la plante (Raynaud, 1985). (Raynaud, 1985).
Fleurs : grandes étalées en épis lâches (4- Fleurs : Fleurs en épis lâches (3- 12)
10), de 20 cm de long ; sépales roses, atteignant 30 à 40 cm de haut, fleurs de
blancs ou verts, à nervure verdâtre ; taille ; Floraison : mai à juin (Raynaud,
floraison : Février à mai (Raynaud, 1985). 1985).
Exigences édaphiques :
Préfère les sols sablonneux acides
(Raynaud, 1985).

Ophrys bombyliflora Link Orchis mascula (L.) L.


Répartition géographique et habitat
Répartition géographique et habitat
Forêts, broussailles, pâturages jusque vers
Elle se rencontre sur les talus,
2200m (Raynaud, 1985).
broussailles, forêts claires, en plaine
Description botanique
(Raynaud, 1985).
Port : Plante herbacée de 10 à 50 cm de
Description botanique
hauteur, deux tubercules (Raynaud, 1985).
Port : Petite plante herbacée n’excédant
Feuilles : Feuilles groupées en rosette au
pas 20 cm de haut (Raynaud, 1985).
bas de la tige, limbe oblong, lancéolé,
Feuilles : simples engainantes, à nervures
souvent ponctué de pourpre vers la
parallèles, à limbe plus ou moins
base (Raynaud, 1985).
elliptique, disposée en rosette à la base de
Fleurs : pourpres, rarement blanches, en
la plante (Raynaud, 1985).
épi assez dense ; floraison : avril- juin
Fleurs : Fleurs en épi lâche, peu
(Raynaud, 1985).
nombreuses (3- 5), petites et discrètes ;
sépales vert jaunâtre ; pétales plus courts
que les sépales verts, à base violet brun ;
floraison : février- avril (Raynaud, 1985).

103
Orchis papilionaceae L. Orchis champagneuxii Barn.

Répartition géographique et habitat Répartition géographique et habitat


Broussailles, pâturages, forets calcaires en Forêts claires et broussailles jusque vers
zone sub- humide jusque vers 1700m 2000 m (Raynaud, 1985).
(Raynaud, 1985). Description botanique
Description botanique Port : Plante herbacée de 10 à 50 cm de
Port : Plante herbacée à tubercules hauteur (Raynaud, 1985).
globuleux, tige de 10 à 40 cm de Feuilles : Feuilles basales réunies en
haut (Raynaud, 1985). rosette, feuilles caulinaires peu
Feuilles : feuilles de la base stimulant une nombreuses, espacées (Raynaud, 1985).
rosette ; feuilles caulinaires fortement Fleurs : Fleurs violettes ou pourpre pâle ;
engainantes. (Raynaud, 1985). floraison : mars- avril (Raynaud, 1985).
Fleurs : Fleurs grandes, rose vif ;
Floraison : mars – mai (Raynaud, 1985).
Exigences édaphiques
Terrains siliceux (Raynaud, 1985).

Orchis coriophora L. orchis fragans Orchis lactea Poir.


Poll. Répartition géographique et habitat
Broussailles, forêts claires et pâturages en
Répartition géographique et habitat région sub- humide jusqu’à vers 1800 m
Forêts claires, broussailles, pâturages secs Description botanique
et humides en zone aride ou semi- aride Port : Plante herbacée à tubercules
(Raynaud, 1985). ovoïdes, tige dressée de 5 à 30 cm de haut
Description botanique (Raynaud, 1985).
Port : Plante herbacée de 10 à 50 cm de Feuilles : Feuilles de la base souvent
haut à tubercules globuleux (Raynaud, ponctuées de pourpre, disposées en
1985). rosette ; feuilles caulinaires (3- 4)
Feuilles : Feuilles de la base groupées en longuement engainantes à limbe réduit
fausse rosette ; feuilles caulinaires (3- 4) (Raynaud, 1985).
longuement engainantes à limbe réduit Fleurs : petites d’un blanc de lait ou
(Raynaud, 1985). légèrement rosées ; floraison de février à
Fleurs : Fleur de taille médiocre, mai (Raynaud, 1985).
odorante, pourpre ou rose verdâtre ;
Floraison : avril- juin (Raynaud, 1985).

104
Dactylorhiza elata (Poir.)So Serapias lingua L.

Répartition géographique et habitat Répartition géographique et habitat


Prairies marécageuses, bords des oueds, Forêts claires, pâturages, broussailles
en zone sub- humide jusqu’à vers 2900 m jusqu’à 2000 m (Raynaud, 1985).
(Raynaud, 1985). Description botanique
Description botanique Port : Plante herbacée de 20 à 50 cm de
Port : Plante herbacée robuste pouvant haut (Raynaud, 1985).
atteindre 110 cm de haut ; tige dressée Feuilles :
épaisse (Raynaud, 1985). Fleurs : 2 à 6 en épi peu serré, floraison :
Feuilles : étalées- dressées, oblongues ou mars- mai (Raynaud, 1985).
lancéolées, pouvant atteindre 50 cm de Exigences édaphiques
long sur 5.5 cm de large, vert gai Surtout sur terrains siliceux (Raynaud,
(Raynaud, 1985). 1985).
Fleurs : grandes, rouge violacé, quelques
fois blanc ; floraison : avril- juin
(Raynaud, 1985).

Aceras anthropophorum (L.) A ton fil. Barlia robertiana (Lois.) Greut.

Répartition géographique et habitat Répartition géographique et habitat


Broussailles et forêts claires jusque 2000 Broussailles, pâturages rocailleux, jusque
m (Raynaud, 1985). vers 1700 m (Raynaud, 1985).
Description botanique Description botanique
Port : Plante herbacée semblable à un Port : Plante herbacée semblable à un
orchis (Raynaud, 1985). orchis, tige pouvant atteindre 70 m de
Feuilles : en rosette plus ou moins étalée, hauteur (Raynaud, 1985).
oblongues ou lancéolées (Raynaud, 1985). Feuilles : feuilles inférieures simulant une
Fleurs : petites, blanchâtres ; floraison : rosette, feuilles à limbe obovale d’un vert
mars- juillet (Raynaud, 1985). gai (Raynaud, 1985).
Fleurs : à bractée étalée, sinueuse, égalant
ou le plus souvent dépassant la fleur ;
floraison : janvier- mars (Raynaud, 1985).

105
Himanthoglossum hircinum (L.) Anacamtis pyramidalis (L.) L.C. Rich.
Sprengel
Répartition géographique et habitat
Répartition géographique et habitat Broussailles, taillis et pâturages, forêts
Broussailles et pâturages jusque vers 1700 claires jusque vers 1200 m d’altitude dans
m (Raynaud, 1985). l’étage sub- humide (Raynaud, 1985).
Description botanique Description botanique
Port : Plante herbacée pouvant atteindre Port : Plante herbacée semblable à un
80 cm de hauteur (Raynaud, 1985). Orchis, de 20 à 50 cm de haut (Raynaud,
Feuilles : 1985).
Fleurs : inflorescence grande (40 cm), Feuilles : linéaires ou lancéolées aigues
très échevelée dense, multiflore ; fleurs à (Raynaud, 1985).
bractée dressée plus longue que l’ovaire ; Fleurs : fleurs petites blanchâtres ;
floraison : avril- juin (Raynaud, 1985). floraison : mai- juin (Raynaud, 1985).
Exigences édaphiques Fruits : capsules à 6 cotés peu marquées
De préférence sur terrain argileux (Raynaud, 1985).
(Raynaud, 1985).

Platanthera algeriensis Batt. Et Trabut Neotinea maculata (Desf.) Sterrn


Répartition géographique et habitat
Répartition géographique et habitat Forêts claires, broussailles dans les
Prairies marécageuses, bords des oueds, montagnes, en zone sub- humide à semi-
jusque vers 2100m (Raynaud, 1985). aride, jusque vers 2000 m (Raynaud,
Description botanique 1985).
Port : Plante herbacée (Raynaud, 1985). Description botanique
Feuilles : linéaires ou lancéolées aigues Port : Plante herbacée de 10 à 30 cm de
(Raynaud, 1985) (Raynaud, 1985). haut (Raynaud, 1985).
Fleurs : vert jaunâtre, peu odorantes; Feuilles : inférieures étalées ou légèrement
floraison : mai- juin (Raynaud, 1985). dressées, oblongues, plus ou moins
lancéolées, à marges ondulées, feuilles
caulinaires le plus souvent rapidement
réduites à des graines (Raynaud, 1985).
Fleurs : petites, blanchâtres ou rosées, peu
ouvertes; floraison : mai- juin (Raynaud,
1985).
Exigences édaphiques
En principe sur terrain siliceux (Raynaud,
1985).

106
Epipactis helleborine (L.)Crantz Cephalanthera rubra (L.) L.C Rich.

Répartition géographique et habitat Répartition géographique et habitat


Forêts sur calcaire ou silice dans zones Forêts de chênes et de conifères sur
subhumides, jusque vers 1800 m calcaire entre 1400 et 2600 m (Raynaud,
(Raynaud, 1985). 1985).
Description botanique Description botanique
Port : Plante herbacée à rhizome court, ; Port : Plante rizhomateuse à tige dressée
tige pouvant atteindre 120 cm de hauteur, de 15 à 50 cm (Raynaud, 1985).
très raide et striée Feuilles : vertes, lancéolées engainantes,
Feuilles : étalées- dressées (Raynaud, acuminées à nervures saillantes (Raynaud,
1985). 1985).
Fleurs : étalées, dressées, de taille Fleurs : grandes, rose purpurine, rarement
médiocre à odeur désagréable et de blanches ; floraison : juin- juillet (Raynaud,
couleur verdâtre plus ou moins lavée de 1985).
rose ou de violet ; floraison : mai- juillet
(Raynaud, 1985).
Fruits : capsule penchée, oblongue- ovale
(Raynaud, 1985).
Exigences édaphiques
Exposition
Soleil, ombre, mi-ombre

Cephalanthera longifolia (L.) L.C Limodorum abortivum (L.) Swartz


Fritsch.
Répartition géographique et habitat
Répartition géographique et habitat Forêts des feuillus et des conifères mais en
Forêts et broussailles jusque vers 2000 m exposition ensoleillée. Elle vit en
(Raynaud, 1985). saprophyte dans l’humus (Raynaud, 1985).
Description botanique Description botanique
Port : Plante rizhomateuse à tige dressée Port : Plante herbacée, à appareil
de 15 à 50 cm (Raynaud, 1985). souterrain rizhomateux quelquefois très
Feuilles : vertes, linéaires ou largement profond ; tige robuste (Raynaud, 1985).
lancéolées, acuminées à nervures Feuilles : réduites à des écailles
saillantes (Raynaud, 1985). engainantes violacées quelquefois bleuâtres
Fleurs : blanc pur, en épi ; floraison : (Raynaud, 1985).
mars- mai (Raynaud, 1985). Fleurs : grandes, dressées, violet clair ;
Exigences édaphiques floraison : avril- juin (Raynaud, 1985).
Calcaire, silice (Raynaud, 1985).

107
ANNEXE 3 : Données climatologiques
de la région d’Ifrane

108
MOIS J F M A M J J A S O N D
STATION
IFRANE 8,4 10,0 12,6 15,4 18,4 24,2 30,3 30,1 25,1 18,7 13,1 9,2

DAYET 11,2 11,4 13,7 16,1 19,5 25,8 32,5 32,5 27,1 20,0 13,6 10,9
HACHLAF
OUIOUANE 9,7 11,4 12,0 15,6 16,8 23,0 31,0 29,2 22,9 17,8 11,7 9,7

AÏN KAHLA 7,2 7,4 9,8 13,4 18,2 21,8 27,1 30,5 22,4 17,3 11,2 8,1

AZROU 11,9 13,9 16,1 18,4 21,4 27,3 32,8 32,4 27,5 21,4 16,3 12,5

IMOUZER 10,6 11,8 14,0 16,5 18,9 23,9 28,9 28,9 25,0 19,9 14,5 11,2
KANDAR
DAYET 10,8 10,4 13,0 14,9 19,9 22,7 28,0 29,9 24,8 19,5 15,0 10,2
AOUA

Tableau 1 : Températures moyennes maximales mensuelles (Source : MAMVA-


DEFC/BECOM- SECA, 1994))

MOIS J F M A M J J A S O N D
STATION
IFRANE - 4,0 - 2,6 0,2 2,2 4,8 8,7 12,0 12,2 8,9 4,9 1,0 - 2,7

DAYET - 4,9 - 3,9 - 1,1 0,1 1,8 5,7 9,3 9,8 6,5 3,5 0,5 - 3,3
HACHLAF
OUIOUANE - 2,1 - 0,3 0,7 3,9 5,7 10,0 15,0 14,2 10,7 6,8 2,5 - 0,6

AÏN KAHLA - 5,0 - 4,8 - 0,8 0,7 3,9 5,8 8,9 9,5 6,0 1,8 0,4 - 2,8

AZROU 2,6 3,7 5,4 7,4 10,7 13,4 17,7 17,9 13,8 10,4 6,7 3,4

IMOUZER - 0,2 0,9 3,2 5,0 7,2 11,2 14,9 14,9 11,9 8,3 4,3 0,9
KANDAR
DAYET - 1,3 - 0,1 0,9 3,5 7,4 8,5 11,6 12,2 8,4 6,0 2,8 0,0
AOUA

Tableau 2 : Températures moyennes minimales mensuelles (Source : MAMVA-


DEFC/BECOM- SECA, 1994)).

109
Moyenne
Moyenne des
des Minimas
Maximas du mois le
Période du mois le plus froid Température Amplitude Précipitations
Stations de plus chaud de moyenne moyenne moyennes
référence de l’année (M+m)/2 M- m (mm)
l’année

M M1 m m1

Ifrane :
1935/52
Station 30,7 19,2 3,6 -7,5 10,9 14, 6 1101
régionale 1951/55
du SPGM

Ecole
forestière
1925/33 32,5 19,1 2,6 -3,8 10,8 10,8 666
Daït
Hachlaf

Ain Kahla 1950/54 27,5 15,7 0,8 -6,7 8,2 8,2 753

Tioumliline 1952/55
(près 33,0 19,9 7,9 -0,7 13, 9 13,9 1044
d’Azrou)

1917/22 32, 14,


Ain Leuh 8, 3 1,4 14, 6 14,6 850
1950/55 8 7

Tableau 3 : la moyenne des maximas du mois le plus chaud (M) et des minimas du mois le plus
froid (m) et les amplitudes thermiques d’après Pujos (1964).

110
Fig. 1 : Diagramme ombrothermique de la station d’Ifrane- aviation (1650 m) la saison sèche
selon Gaussen dure 3 mois : parmi les plus courtes au Maroc

111
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2006

10101 6202- . .
Tél. : (037) 77 17 58/59/45 ou 77 07 92, Fax (037) 77 81 35 ou 77 58 38
www.iav.ac.ma :

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