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TD11 27

La thèse présentée par Bocar Hanne à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar en 2011 porte sur l'étude de la filière lapin. Elle a été soutenue devant un jury composé de professeurs et de maîtres de conférences de la faculté de médecine vétérinaire. Ce travail vise à obtenir le grade de docteur vétérinaire.

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La thèse présentée par Bocar Hanne à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar en 2011 porte sur l'étude de la filière lapin. Elle a été soutenue devant un jury composé de professeurs et de maîtres de conférences de la faculté de médecine vétérinaire. Ce travail vise à obtenir le grade de docteur vétérinaire.

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UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP DE DAKAR

************
ECOLE INTER - ETATS DES SCIENCES ET MEDECINE VETERINAIRES
(E.I.S.M.V.)

ANNEE:2011 N° 27

THESE
CONTRIBUTION A L’ETUDE DE LA FILIERE LAPIN DE
Présentée et soutenue publiquement le 21 Décembre 2011 à 16 Heures devant la Faculté
CHAIR AU SENEGAL
de Médecine, de Pharmacie et d’Odonto-Stomatologie de Dakar
Pour obtenir le grade de DOCTEUR VETERINAIRE
(Diplôme d’Etat)
Par
BOCAR HANNE
Né le 15 décembre 1979 à Diamaguene (Sénégal)

JURY :

Président : Monsieur Bernard Marcel DIOP


Professeur à la Faculté de Médecine,
de Pharmacie et d’Odonto-Stomatologie de Dakar

Rapporteur de Thèse : Monsieur Serge Niangoran BAKOU


Maître de Conférences Agrégé à l’E.I.S.M.V de Dakar

Membres : Monsieur Yalacé Yamba KABORET


Professeur à l’E.I.S.M.V de Dakar

Directeur de thèse : Docteur Adrien MANKOR


Assistant à l’E.I.S.M.V de Dakar
______

COMITE DE DIRECTION
______

LE DIRECTEUR GENERAL

Professeur Louis Joseph PANGUI

LES COORDONNATEURS

Professeur Germain Jérôme SAWADOGO

Coordonnateur des Stages et de la Formation Post – Universitaires

Professeur Moussa ASSANE

Coordonnateur des Etudes

Professeur Serge Niangoran BAKOU

Coordonnateur Recherche / Développement

Année Universitaire 2011 – 2012


ii
PERSONNEL ENSEIGNANT

PERSONNEL ENSEIGNANT EISMV

PERSONNEL VACATAIRE (PREVU)

PERSONNEL EN MISSION (PREVU)

PERSONNEL ENSEIGNANT CPEV

iii
A. DEPARTEMENT DES SCIENCES BIOLOGIQUES ET PRODUCTIONS ANIMALES

CHEF DE DEPARTEMENT : Ayao MISSOHOU, Professeur

S E R V I C E S

1. ANATOMIE-HISTOLOGIE-EMBRYOLOGIE

Serge Niangoran BAKOU Maître de conférences agrégé


Gualbert Simon NTEME ELLA Assistant
M. Bernard Agré KOUAKOU Docteur Vétérinaire Vacataire
M. Valery claire SENIN Moniteur

2. CHIRURGIE –REPRODUCTION

Papa El Hassane DIOP Professeur


Alain Richi KAMGA WALADJO Assistant
M. Abdoulaye SOUMBOUNDOU Docteur Vétérinaire Vacataire
M. KONE Mouhamadou Moniteur

3. ECONOMIE RURALE ET GESTION

Cheikh LY Professeur (en disponibilité)


Adrien MANKOR Assistant
M. PUEJEAN Assistant
M. Sionfoungo Daouda SORO Moniteur

4. PHYSIOLOGIE-PHARMACODYNAMIE-THERAPEUTIQUE

Moussa ASSANE Professeur


Rock Allister LAPO Maître - Assistant
M. Adama FAYE Moniteur

5. PHYSIQUE ET CHIMIE BIOLOGIQUES ET MEDICALES


iv
Germain Jérôme SAWADOGO Professeur
M. Adama SOW Assistant
M. Kalandi MIGUIRI Docteur Vétérinaire Vacataire
M. Dieudonne TIALLA Moniteur

6. ZOOTECHNIE-ALIMENTATION
Ayao MISSOHOU Professeur
Simplice AYISSIWEDE Assistant
M. Jean de Capistant ZANMENOU Moniteur

B. DEPARTEMENT DE SANTE PUBLIQUE ET


ENVIRONNEMENT

CHEF DE DEPARTEMENT : Rianatou BADA ALAMBEDJI, Professeur

S E R V I C ES

1. HYGIENE ET INDUSTRIE DES DENREES ALIMENTAIRES


D’ORIGINE ANIMALE (HIDAOA)

Serigne Khalifa Babacar SYLLA Assistant


Bellancille MUSABYEMARIYA Assistante
M. Luc LOUBAMBA Moniteur
M. Abdoulaye DIEYE Moniteur

2. MICROBIOLOGIE-IMMUNOLOGIE-PATHOLOGIE INFECTIEUSE

Justin Ayayi AKAKPO Professeur


Rianatou BADA ALAMBEDJI Professeur
Philippe KONE Assistant
M. Passoret VOUNBA Docteur Vétérinaire Vacataire
M. Mathias Constantin YANDIA Moniteur

v
3. PARASITOLOGIE-MALADIES PARASITAIRES-ZOOLOGIE APPLIQUEE

Louis Joseph PANGUI Professeur


Oubri Bassa GBATI Maître - Assistant
M. Ziekpoho COULIBALY Moniteur

4. PATHOLOGIE MEDICALE-ANATOMIE PATHOLOGIQUE- CLINIQUE


AMBULANTE

Yalacé Yamba KABORET Professeur


Yacouba KANE Maître de conference agrege
Mireille KADJA WONOU Assistante
M. Mathioro FALL Moniteur
M. Karamoko Abdoul DIARASSOUBA Moniteur

M. Médoune BADIANE Docteur Vétérinaire Vacataire


M. Omar FALL Docteur Vétérinaire Vacataire
M. Alpha SOW Docteur Vétérinaire Vacataire
M. Abdoulaye SOW Docteur Vétérinaire Vacataire
M. Ibrahima WADE Docteur Vétérinaire Vacataire
M. Charles Benoît DIENG Docteur Vétérinaire Vacataire

5. PHARMACIE-TOXICOLOGIE

Dr Gilbert Komlan AKODA Maitre-Assistant


Assiongbon TEKO AGBO Chargé de recherche
Abdou Moumouni ASSOUMY Assistant

C. DEPARTEMENT COMMUNICATION

CHEF DE DEPARTEMENT : Professeur Yalacé Yamba KABORET

SERVICES

vi
1. BIBLIOTHEQUE
Mme Mariam DIOUF Documentaliste

2. SERVICE AUDIO-VISUEL
Bouré SARR Technicien

3. OBSERVATOIRE DES METIERS DE L’ÉLEVAGE (O.M.E.)

D. SCOLARITE

Mlle Aminata DIAGNE Assistante


M. Théophraste LAFIA Vacataire
M. Ainsley LICKIBI Monitrice

vii
PERSONNEL VACATAIRE (Prévu)

1. BIOPHYSIQUE
Boucar NDONG Assistant
Faculté de Médecine et de Pharmacie UCAD

2. BOTANIQUE
Dr Kandioura NOBA Maître de Conférences (Cours)
Dr César BASSENE Assistant (TP)
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

3. AGRO-PEDOLOGIE
Fary DIOME Maître -Assistant
Institut de Science de la Terre (I.S.T.)
4. ZOOTECHNIE
Abdoulaye DIENG Docteur Ingénieur ;
ENSA-THIES

Alpha SOW Docteur vétérinaire vacataire


PASTAGRI
El Hadji Mamadou DIOUF Docteur vétérinaire vacataire
SEDIMA
5. H I DAO A:
Malang SEYDI Professeur
EISMV – DAKAR

6. PHARMACIE-TOXICOLOGIE
Amadou DIOUF Professeur
Faculté de Médecine et de Pharmacie
UCAD

viii
7. MICROBIOLOGIE – IMMUNOLOGIE – PATHOLOGIE INFECTIEUSE

Justin Ayayi AKAKPO Professeur


Pape Serigne SECK Docteur Vétérinaire ISRA - DAKAR

ix
PERSONNEL EN MISSION (Prévu)

1. TOXICOLOGIE CLINIQUE
Abdoulaziz EL HRAIKI Professeur
Institut Agronomique et Vétérinaire
Hassan II (Rabat) Maroc

2. REPRODUCTION
Hamidou BOLY Professeur
Université de BOBO-DIOULASSO
(Burkina Faso)

3. ZOOTECHNIE-ALIMENTATION ANIMALE

Jamel REKHIS Professeur


Ecole Nationale de Médecine
Vétérinaire de TUNISIE
4. PARASTILOGIE

Salifou SAHIDOU Professeur


Université Abovo- Calavy (Bénin)

x
PERSONNEL ENSEIGNANT CPEV

1. MATHEMATIQUES
Abdoulaye MBAYE Assistant
Faculté des Sciences et Techniques UCAD

2. PHYSIQUE
Amadou DIAO Assistant
Faculté des Sciences et Techniques UCAD

a Travaux Pratiques
Oumar NIASS Assistant
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
3. CHIMIE ORGANIQUE
Aboubacary SENE Maître-assistant
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
4. CHIMIE PHYSIQUE
Abdoulaye DIOP Maître de Conférences
Mame Diatou GAYE SEYE Maître de Conférences
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
a Travaux Pratiques de CHIMIE
Assiongbon TECKO AGBO Assistant
EISMV – DAKAR
a Travaux Dirigés de CHIMIE
Momar NDIAYE Maître - Assistant
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
5. BIOLOGIE VEGETALE
Dr Aboubacry KANE Maître-assistant (Cours)
xi
Dr Ngansomana BA Assistant Vacataire (TP)
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

6. BIOLOGIE CELLULAIRE
Serge Niangoran BAKOU Maître de conférences agrégé
EISMV – DAKAR
7. EMBRYOLOGIE ET ZOOLOGIE
Malick FALL Maître de Conférences
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
8. PHYSIOLOGIE ANIMALE
Moussa ASSANE Professeur
EISMV – DAKAR
9. ANATOMIE COMPAREE
DES VERTEBRES
Cheikh Tidiane BA Professeur
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD

10. BIOLOGIE ANIMALE (Travaux Pratiques)


Serge Niangoran BAKOU Maître de conférences agrégé
EISMV – DAKAR

Oubri Bassa GBATI Maître - Assistant


EISMV – DAKAR

Gualbert Simon NTEME ELLA Assistant


EISMV – DAKAR

11. GEOLOGIE :

a FORMATIONS SEDIMENTAIRES
Raphaël SARR Maître de Conférences
Faculté des Sciences et Techniques UCAD
xii
a HYDROGEOLOGIE
Abdoulaye FAYE Maître de Conférences
Faculté des Sciences et Techniques
UCAD
12. CPEV
a Travaux Pratiques

M. Ainsley LICKIBI Moniteur

xiii
Je rends grâce à Allah le Tout Puissant, le Clément et Miséricordieux

« Pour m’avoir gardé en bonne santé durant toutes ces années de labeur
acharné, mais aussi pour avoir exaucé mes prières au-delà de mes rêves. Très
tôt j’avais voulu faire la médecine pour soigner l’Homme, me voici aujourd’hui
prêt à soigner non seulement l’Homme mais aussi l’humanité toute entière ».

« Merci Seigneur et que ton nom soit loué à jamais… Amen ! »

xiv
IN MEMORIAM

Je dédie ce travail :

-A la mémoire de mon cousin et ami Mamadou Abou HANNE : Frère, vous avez quitté
prématurément ce monde, au moment même où toute la famille espérait beaucoup de vous. Vous
m’avez felicite lorsque j’avais reussit le bac et m’avez encourrage à aller de l’avant… Qu’Allah
t’accueille dans son paradis, on ne t’oubliera jamais.

-A tous les autres défunts de la famille (grand père, grande mère, tante etc.), amis et
connaissances qui ont quitté ce monde,

15
DEDICACES

¾ A mon père Mamadou Sada HANNE,

Papa je ne saurais te remercier assez pour tout ce que tu as fait pour mon éducation. L’immense
amour que tu as pour ton fils fait qu’il m’est toujours difficile de vivre loin de toi. Papa trouve
dans ce travaille totale satisfaction et surtout que Allah le tout puissant te garde en santé et
t’accorde longue vie.
¾ A ma mère Fadima HANNE,

Maman, tes efforts inlassables méritent aujourd’hui d’être salués. Tu m’as chéri et tu ne cesse de
me chérir ; tes soutiens matériels, tes conseils et tes encouragements ne m’ont jamais fait défaut.
Tu as été une combattante exemplaire et passionnante. Maman retrouve, en ce modeste travail ma
profonde reconnaissance et toute mon affection, puisse Allah te garder longtemps à nos cotés.
¾ A mes frères, sœurs et demi-sœur,

Grâce à vous j’ai pu échapper à la solitude. Votre complicité et votre soutien moral m’ont beaucoup
réconforté durant toute la durée de mes études. Pour tout cela je vous dis infiniment merci.

¾ A mes oncles et tantes

Je vous exprime ma reconnaissance et mes profonds remerciements pour tout ce que vous avez fait et
apporté comme soutien à mon éducation. Trouvez dans ce travail une totale fierté et satisfaction.
Puisse Dieu vous accorder santé et longue vie.

¾ Aux femmes de mes oncles et aux maris de mes tantes

Vous avez essayé tant bien que mal à me soutenir. Je vous en suis reconnaissant, merci.

¾ A toute la famille élargie,

¾ A mon encadreur Directeur de Thèse Docteur Adrien MANKOR,

Docteur, c’est avec plaisir que j’ai travaillé à vos cotés. Votre simplicité et votre souci du travail bien
fait m’ont beaucoup marqué. Soyez persuadés de ma reconnaissance la plus respectueuse. Sincères
remerciements

¾ A mes professeurs de l’EISMV de Dakar

xiii
¾ A mes frères salafis,

¾ A mes frères d’art martial et surtout de Tai Shin Jutsu, MOCRAD (Méthode Opérationnelle de
Combat Rapproche Diambar)

¾ A la 37eme promotion, la promotion Babacar N’GOME,

¾ A la 38eme promotion,

¾ A l’Association des Etudiants Vétérinaires Sénégalais (AEVS),

¾ A la Communauté des Etudiants Musulmans Vétérinaires de Dakar,

¾ A l’Association des Etudiants Vétérinaires de Dakar (AEVD),

¾ A tous mes camarades hommes et femmes.

xiv
REMERCIEMENTS

Nos très sincères remerciements :

¾ A Allah le tout puissant pour tous ses bienfaits et pour m’avoir gardé en santé et mes prières sur le
Prophète Mohamed (Paix Sur Lui) ;

¾ Au Dr Adrien MANKOR, qui n’a ménagé aucun effort pour la réussite de ce travail;

¾ Au Professeur Ayao MISSOHOU, pour avoir pris la responsabilité du service d’économie ;

¾ Au Professeur Serge Niangoran BAKOU, d’avoir accepte de rapporter ce travail ;


¾ A tout le corps enseignant de l’EISMV ;
¾ A tous mes enseignants de l’élémentaire a l’université

¾ Aux Docteurs Ibrahima WADE, Saliou THIAM,

¾ A Ibrahima M’BOUP, Souleymane THIONGANE, Balla Wade DIACK, N’dongo DIOUF et Sadio
SOUANE qui n’ont ménage aucun effort pour me preter leurs ordinateurs, sincère remerciement.

¾ A Matar LY, Alioun DIOUF, Momar FALL et Abdou SANE

Vous avez accepte de lire et de corriger ma thèse, sincère remerciement.

¾ A Assane SONKHO,

Vous m’avez aide à interroger des éleveurs, toutes mes reconnaissances.


xv
¾ A monsieur Moussa M’BAYE DE LA Direction de l’Elevage, Mlle Khadidia Diallo de l’ISRA et
Mme Mariam Diouf de la bibliothèque vétérinaire, Vous avez mis a ma disposition les documents
dont j’ai besoin soyez remercies

¾ A tous les membres du PATS de l’EISMV ;

¾ A toute la 37ème promotion, le parcours a été long et reste inoubliable ;

¾ A ma chère patrie, le Sénégal pour m’avoir donné cette opportunité de poursuivre mes études à
l’EISMV de Dakar. Merci infiniment ;

¾ A tous ceux qui ont répondu à mes questionnaires ;

¾ Tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la réalisation de ce travail ainsi que tous ceux qui
m’ont accompagné et soutenu tout au long de ma formation. Je vous adresse tous mes sincères
remerciements.

xvi
A NOS MAITRES ET JUGES

A notre Maître et Président de jury, Monsieur Bernard Marcel DIOP,

Professeur à la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odonto-Stomatologie de l’Université Cheikh


Antar Dop de Dakar.

Vous avez accepté avec beaucoup d’enthousiasme et de spontanéité de présider ce jury de thèse
malgré vos multiples occupations. Vos qualités scientifiques et votre approche facile justifient notre
choix pour la présidence de ce jury de thèse.
Trouvez ici notre profonde gratitude.

A notre Maître et Juge Rapporteur de thèse, Monsieur Serge Niangora Bakou,

Maître de conférences agrégé à l’EISMV de Dakar.

Nous sommes très sensibles à l’honneur que vous nous faites en acceptant de juger ce travail. Vos
immenses qualités scientifiques, votre disponibilité, votre rigueur et votre amour du travail bien fait
nous ont beaucoup marqués.
Veillez trouvez ici, l’expression de notre profonde reconnaissance.

A notre Maître et Juge, Monsieur Yalacé Yamba KABORET,

Professeur à l’EISMV de Dakar.

Vous nous faites un grand honneur en acceptant de siéger dans ce jury de thèse malgré vos multiples
occupations. Vos grandes qualités scientifiques et humaines fond de vous une référence.
Soyez assuré, de notre admiration et de notre profonde reconnaissance.
A notre Directeur de thèse Dr Adrien MANKOR,

Assistant à l’EISMV de Dakar,


Vous avez encadré et dirigé ce travail avec beaucoup d’amour et de rigueur malgré vos multiples
occupations. Vos qualités humaines et intellectuelles, votre simplicité et vos précieux conseils ont
suscité respect et admiration.
Veillez trouver ici le témoignage de notre profonde reconnaissance et de nos sincères remerciements.
xvii
« Par délibération, la faculté et l’Ecole ont décidé que les opinions
émises dans les dissertations qui leur sont présentées, doivent être
considérées comme propres à leurs auteurs et qu’elles n’entendent
donner aucune approbation ni improbation.»

xviii
Table des matières

INTRODUCTION.......................................................................................................................................................... 1
PREMIERE PARTIE: GENERALITES SUR L'ELEVAGE AU SÉNEGAL ................................................................ 3

CHAPITRE 1 : PRESENTATION DU SENEGAL ........................................................................................................ 4


1.1 ZONES AGRO-ECOLOGIQUES ...............................................................................................................................................4
Figure 1 : zonage agro-écologique ............................................................................................................................. 4
1.2. SYSTEMES D’ELEVAGE ......................................................................................................................................................5
1.2.1. Les systèmes d'élevage des ruminants....................................................................................................................... 5
[Link]. Le système d’élevage pastoral............................................................................................................................................... 5
[Link]. Le système agropastoral ........................................................................................................................................................ 6
[Link]. Le système péri-urbain .......................................................................................................................................................... 6
1.2.2. Les systèmes d'élevage des porcs .............................................................................................................................. 7
1.2.3. Les systèmes d'élevage des volailles ......................................................................................................................... 7
1.3. L'élevage dans l'économie nationale............................................................................................................................ 8

CHAPITRE 2: PRODUCTION DE VIANDE .............................................................................................................. 10


2.1. PRODUCTION MONDIALE DE VIANDE ...............................................................................................................................10
2.2. PRODUCTION NATIONALE DE VIANDE ..............................................................................................................................10
2.3. LA PRODUCTION MONDIALE DE LAPIN .............................................................................................................................12

CHAPITRE 3: LA CUNICULTURE ET SON DEVELOPPEMENT .......................................................................... 14

3.1. LE LAPIN ET SON IMPORTANCE .......................................................................................................................................14


3.1.1. Rappel systématique: ..............................................................................................................................................14
3.1.2. Les caractéristiques du lapin: .................................................................................................................................16
3.1.3. Les pathologies du lapin .........................................................................................................................................17
3.1.5. L'importance du lapin............................................................................................................................................................. 20
[Link]. Les produits du lapin............................................................................................................................................20
[Link].1. Les éléments du cinquième quartier ................................................................................................................................. 20
[Link].2. La carcasse ....................................................................................................................................................................... 21

[Link]. LE LAPIN COMME ANIMAL DE LABORATOIRE ..................................................................................... 22

[Link] Le lapin dans l’économie mondiale ......................................................................................................................23


3.2. DEVELOPPEMENT DE LA FILIERE LAPIN DE CHAIR ............................................................................................................24
3.2.1. LA CUNICULTURE .........................................................................................................................................................24
[Link]. L’historique de la domestication et de l’élevage de lapin...................................................................................24
[Link]. Différents types d'élevage ....................................................................................................................................26
xix
[Link].1. La cuniculture traditionnelle............................................................................................................................................. 26
[Link].2. La cuniculture rationnelle................................................................................................................................................. 26
[Link].3. La cuniculture rationnelle stabilisée ................................................................................................................................ 26
[Link].4. La cuniculture de type dynamique.................................................................................................................................... 26
3.2.2. Les abattoirs de lapin.............................................................................................................................................................. 28
[Link].1. Préparation de la viande de lapin...................................................................................................................................... 28
3.2.3. L’amont de la filière: sélection, aliment et matériel ............................................................................................................... 31
3.3. LE DEVELOPPEMENT DE LA CUNICULTURE AU SENEGAL .................................................................................................33
3.3.1. Types de cunicultures au Sénégal : .........................................................................................................................33
En fonction du niveau de formation et du niveau d'études, on a trois types d'élevage .....................................................33
[Link]. Type I .................................................................................................................................................................................. 33
[Link]. Type II................................................................................................................................................................................. 33
[Link]. Type III ............................................................................................................................................................................... 33
3.3.2. Les politiques d’accompagnement de la cuniculture : ............................................................................................33
3.3.3. La cuniculture dans l’économie du Sénégal............................................................................................................33
[Link]. En zone urbaine................................................................................................................................................................... 34
[Link]. En zone rurale...................................................................................................................................................................... 34
[Link]. Au niveau des fermes ......................................................................................................................................................... 34
[Link]. Hôtels et restaurants ............................................................................................................................................................ 34

DEUXIEME PARTIE : ETUDE DE LA FILIERE LAPIN DE CHAIR AU SENEGAL, LE CAS DE DAKAR......... 35


1.1. LES ZONES D’ETUDE ET ECHANTILLONNAGE .............................................................................................................36
1.2. METHODES DE COLLECTE DES DONNEES ...................................................................................................................37
1.2.1. Collecte de l’information de base ...........................................................................................................................37
1.2.2. Enquête exploratoire...............................................................................................................................................38
1.2.3. Enquête formelle .....................................................................................................................................................38
[Link]. Questionnaire pour les éleveurs........................................................................................................................................... 38
[Link]. Questionnaire pour les bouchers.......................................................................................................................................... 38
[Link]. Questionnaire pour les transformateurs ............................................................................................................................... 38
[Link]. Questionnaire pour les consommateurs ............................................................................................................................... 39
1.3. METHODES DE TRAITEMENT ET D’ANALYSE DE DONNEES .........................................................................................39
1.4. LIMITES DES METHODES ET DIFFICULTES RENCONTREES .................................................................................................39

CHAPITRE 2 : RESULTATS ...................................................................................................................................... 40


2.1. LES ELEVEURS .................................................................................................................................................................40
2.1.1. Identification des éleveurs.......................................................................................................................................40
[Link]. Le genre des éleveurs. ......................................................................................................................................................... 40
[Link]. Les religions des éleveurs.................................................................................................................................................... 40
[Link]. La main d’œuvre des éleveurs ............................................................................................................................................. 40
[Link]. La formation en cuniculture ................................................................................................................................................ 40

xx
[Link]. Les motivations de l’exploitation. ...................................................................................................................................... 40
[Link]. La présence d’autres animaux dans les exploitations .......................................................................................................... 41
[Link]. L’ancienneté des éleveurs.................................................................................................................................................... 41
[Link]. Catégories socio-professionnelle des éleveurs..................................................................................................................... 42
2.1.2. Description des fermes............................................................................................................................................43
[Link]. Localisation des exploitations par rapport aux habitations .................................................................................................. 43
[Link]. Effectif des exploitations.................................................................................................................................................... 43
[Link]. Matériels de construction .................................................................................................................................................... 44
[Link]. Les races de lapin utilisées .................................................................................................................................................. 45
[Link]. Les modes d’élevage rencontrés dans les exploitations....................................................................................................... 45
[Link]. L’alimentation et l’abreuvement ......................................................................................................................................... 46
[Link]. La période de mise en reproduction..................................................................................................................................... 46
[Link]. La pratique de la palpation abdominale et de la période de diagnostic............................................................................... 47
[Link]. L’âge de sevrage des lapereaux ........................................................................................................................................... 48
[Link]. L’âge de mortalité des lapins............................................................................................................................................. 48
[Link]. L’âge de réforme des reproducteurs .................................................................................................................................. 49
[Link]. Mode de remplacement des reproducteurs ........................................................................................................................ 49
[Link]. Les maladies les plus fréquentes et les modes de traitement ............................................................................................. 50
2.1.3. Aspect financier.......................................................................................................................................................51
[Link]. Coût de bâtiment et du coût du matériel d’installation ........................................................................................................ 51
[Link]. Le coût des aliments ............................................................................................................................................................ 52
[Link]. Coût du traitement............................................................................................................................................................... 55
[Link]. Le prix de vente des lapins ................................................................................................................................................. 55
[Link]. Le prix du Kg de lapin et le gain par mois des éleveurs ...................................................................................................... 57
[Link]. Etude de rentabilité.............................................................................................................................................................. 58
[Link]. Les projets d’extension des éleveurs ................................................................................................................................... 63
2.2. LES PRODUCTEURS ET LES VENDEURS DE MATERIELS CUNICOLES ...................................................................................64
2.3. LES BOUCHERS ................................................................................................................................................................64
2.4. LES TRANSFORMATEURS .................................................................................................................................................65
2.5. LES CONSOMMATEURS ....................................................................................................................................................65
2.5.1. Identification des consommateurs...........................................................................................................................65
[Link]. Lieux visités pour interroger les consommateurs ................................................................................................................ 65
[Link]. Sexe des consommateurs..................................................................................................................................................... 66
[Link]. Religions des consommateurs ............................................................................................................................................. 66
[Link]. Nationalité des consommateurs .......................................................................................................................................... 67
[Link]. Professions. ......................................................................................................................................................................... 67
2.5.2. Comportements des consommateurs vis-à-vis du lapin de chair ............................................................................67
[Link]. Appréciation de la viande de lapin de chair......................................................................................................................... 69
[Link]. Connaissance des consommateurs de lieux d’élevage ou de vente de lapin de chair........................................................... 70
[Link]. Place de la viande de lapin dans le choix des consommateurs............................................................................................ 70
Tableau XLIX : Place du lapin dans les viandes domestiques ...................................................................................... 71
xxi
[Link]. Propositions pour l’augmentation de la consommation de la viande de lapin ..................................................................... 71
3.1. DISCUSSION DES RESULTATS ...........................................................................................................................................73
3.1.1. Les producteurs.......................................................................................................................................................73
[Link]. Les éleveurs......................................................................................................................................................................... 73
[Link].1. Identification des éleveurs ........................................................................................................................................... 73
[Link].2. Aspects zootechnie et alimentaires .............................................................................................................................. 73
[Link].3. Aspects sanitaires ........................................................................................................................................................ 75
[Link].4. Aspects commerciaux financiers ................................................................................................................................ 75
[Link]. Les producteurs d’aliments, de médicaments vétérinaires et les vétérinaires ...................................................................... 76
[Link]. Les fabricants et les vendeurs de matériels cunicoles......................................................................................................... 76
3.1.2. Les transformateurs ................................................................................................................................................76
3.1.3. Les consommateurs .................................................................................................................................................77
3.1.4. Diagramme de la filière lapin de chair...................................................................................................................77
3.2. RECOMMANDATIONS ...............................................................................................................................................78
3.2.1. Recommandations aux producteurs ........................................................................................................................79
[Link]. Recommandations aux cuniculteurs .................................................................................................................................... 79
[Link].1. Organisation ................................................................................................................................................................ 79
[Link].2 Modélisation................................................................................................................................................................. 79
[Link].2.1 L’amélioration de la cuniculture familiale............................................................................................................ 79
[Link].2.1.1. Bâtiment et matériels d’installation.............................................................................................................. 79
[Link].2.1.2. Matériel animal, reproduction et alimentation ............................................................................................. 80
[Link].2.1.3. Contrôle technico-économique .................................................................................................................... 80
[Link].2.2. La modernisation ................................................................................................................................................. 80
[Link].2.2.1 Le bâtiment et les matériels d’installation..................................................................................................... 80
[Link].1.1.1....................................................................................................................................................................... 81
[Link].1.1.2....................................................................................................................................................................... 81
[Link].1.1.3....................................................................................................................................................................... 81
[Link].1.1.4....................................................................................................................................................................... 81
[Link].1.1.5....................................................................................................................................................................... 81
Figure 6: Cages agencées en plan inclines......................................................................................................................... 81
[Link].2.2.2. Le matériel animal, la reproduction et l’alimentation .................................................................................. 81
[Link].2.2.3. Le contrôle technico-économique ................................................................................................................ 82
3.2.2. Recommandations aux producteurs d'aliments et de matériels cunicoles...............................................................82
3.2.3. Recommandations aux Vétérinaires........................................................................................................................82
3.3. RECOMMANDATIONS AUX BOUCHERS ET AUX TRANSFORMATEURS.................................................................................82
3.4. RECOMMANDATIONS AUX AUTORITES .............................................................................................................................83

CONCLUSION ............................................................................................................................................................ 85
BIBLIOGRAPHIE ....................................................................................................................................................... 87

ANNEXES.................................................................................................................................................................... 94
xxii
ANNEXE 1............................................................................................................................................................................95
ANNEXE 2..........................................................................................................................................................................101
ANNEXE 5..........................................................................................................................................................................110

xxiii
Liste des Figures

Figure 1 : zonage agro-écologique ...................................................................................................................................................... 4


figure 2: Les différents types de répartition des couleurs chez le lapin (selon Arnold et al.; 2005)................................................... 15
Figure 3c: Abreuvement automatique. Les tétines placées verticalement perdent moins d'eau......................................................... 27
Figure 3b: Exemple d'abreuvoir commercial semi automatique garantissant la qualité de l'eau........................................................ 27
Figure 5 : Les différentes étapes de la dépouille d'un lapin ............................................................................................................... 30

xxiv
Liste des Tableaux

Tableau I. Evolution annuelle des effectifs du cheptel national de 2005 à 2010 (en....................................................... 8
Tableau II. Contribution de l’élevage au PIB national et à la Valeur Ajoutée du secteur primaire................................. 9
Tableau III. Evolution de la production locale et des importations de viande et d’abats (en tonnes)............................ 11
Tableau VI : Les éléments du cinquième quartier du lapin et de leurs utilisations ....................................................... 21
Tableau VII : tableau comparatif des nutriments entre les viandes domestiques .......................................................... 22
Tableau IX : Répartition des éleveurs en fonction des zones enquêtées ....................................................................... 36
Tableau X: Répartition des consommateurs en fonction des zones............................................................................... 37
Tableau XI: Répartition en fonction de la motivation de l’exploitation....................................................................... 41
Tableau XII : Répartition en fonction de la présence d'autres animaux ........................................................................ 41
Tableau XIII: répartition en fonction de l’ancienneté ................................................................................................... 42
Tableau XIV : Repartions en fonction de la catégorie socio-professionnelle des éleveurs ........................................... 42
Tableau XV: Répartition des exploitations en fonction de la localisation par rapport aux habitations ......................... 43
Tableau XVI: répartition des exploitations en fonction de l’effectif............................................................................. 44
Tableau XVII : Matériel de construction ...................................................................................................................... 44
Tableau XVIII : Les différentes races utilisées dans les exploitations ......................................................................... 45
Tableau XIX : Répartition des exploitations en fonction du mode d'élevage................................................................ 46
Tableau XX : Répartition des exploitations en fonction de la mise en reproduction..................................................... 47
Tableau XXI: Répartition des exploitations en fonction de la pratique de la palpation abdominale et période de
diagnostic...................................................................................................................................................................... 47
Tableau XXII : Répartition des exploitations en fonction de l’âge de sevrage des lapereaux....................................... 48
Tableau XXIII: Répartition des exploitations en fonction de l’âge de mortalité des lapins .......................................... 48
Tableau XXIV: Répartition des exploitations en fonction de l’âge de réforme des reproducteurs .............................. 49
Tableau XXV : Répartition des exploitations en fonction du mode de remplacement des reproducteurs..................... 50
Tableau XXV : Les Maladies les plus fréquentes et le mode de traitement ............................................................... 50
Tableau XXVI : répartition en fonction des coûts des bâtiments et des matériels d’installation................................... 52
Tableau XXVII : Le coût des aliments utilisés ............................................................................................................ 54
Tableau XXVIII : Répartition des exploitations en fonction du coût du traitement...................................................... 55
Tableau XXIX: Coût de vente des lapins jeunes en F CFA .......................................................................................... 56
Tableau XXIX bis: Coût de vente des lapins adultes en F CFA.................................................................................... 57
Tableau XXX : Le prix au Kg et le gain par mois (en F CFA) ..................................................................................... 58
Tableau XXXI : Dépenses d’investissement, renouvellement et amortissement .......................................................... 59
Tableau XXXII : l’alimentation .................................................................................................................................... 60
Tableau XXXIII : Charge d’exploitation ...................................................................................................................... 60
Tableau XXXIV : Fond de roulement........................................................................................................................... 61
Tableau XXXV : Dépenses prévisionnelles.................................................................................................................. 61
Tableau XXXVI : Recette prévisionnelle ..................................................................................................................... 62
Tableau XXXVII : Bilan général .................................................................................................................................. 62
Tableau XXXVIII : Sensibilité du projet ...................................................................................................................... 63

xxv
Tableau XXXIX: Projet d'extension ............................................................................................................................. 63
Tableau XL : Les prix de la viande de lapin ( en F CFA) ............................................................................................. 65
Tableau XLI : Répartition des consommateurs en fonction des lieux de visite............................................................ 66
Tableau XLII : Répartition des consommateurs en fonction du sexe............................................................................ 66
Tableau XLIII : Répartition en fonction de la religion.................................................................................................. 67
Tableau XLIV: Répartition des consommateurs en fonction de la nationalité .............................................................. 67
Tableau XLVII : Répartition en fonction de l’appréciation de la viande de lapin de chair .......................................... 69
Tableau XLVIII: Répartition des consommateurs en fonction de la connaissance de lieux d’élevage ou de vente de
lapin de chair................................................................................................................................................................. 70
Tableau XLIX : Place du lapin dans les viandes domestiques ...................................................................................... 71
Tableau L: Répartition en fonction des propositions pour l’augmentation de la consommation de lapin de chair ....... 72

xxvi
Liste des abréviations
Adop : adopte ;

CICES : Centre International de Commerce et d’Echange du Sénégal ;

CM : Cage-mère ;

CNA : Centre National d’Aviculture

CP : Cycle de Production ;

DIREL : Direction de l’élevage

FAO : Food and Agricultural Organisation = Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et
l’Agriculture ;

F CFA : Franc de la Communauté Financière Africaine

GMD : Grands Moulins de Dakar

GOANA : Grand Offensive pour la Nourriture et l’Abondance ;

Kg : Kilogramme ;

Km : Kilomètre ;

Mt : mort ;

Nb : nombre ;
NMA : Nouvelle Minoterie Africaine ;

N° : numéro ;

OIE : World Organisation of Animal Heath = 'Organisation Mondiale de la Santé Animale

PA : palpation abdominal ;

PRODEC : Projet de Développement des Espèces à Cycle Court


xxvii
PIB : Produit Intérieur Brut ;

PU : Prix Unitaire ;

Ret : retire ;

UCAD : Université Cheikh Anta Diop de Dakar ;

VA : Valeur Ajoutée ;

VAN : Valeur Actuelle Nette

Viv : vivant ;

xxviii
INTRODUCTION

L’explosion démographique et la forte croissance urbaine ont de nombreuses conséquences dans les
pays d’Afrique de l’Ouest : augmentation de la demande alimentaire, modification des habitudes
alimentaires, complexification des circuits d’offre et de demande des denrées alimentaires, etc. (FAO,
1998 ; HUGON, 1998 ; DIA, 1998 ; PADILLA, 1998).

Cependant, l’apport en protéines animales est insuffisant et en diminution depuis les années 1980,
diminution liée en partie à la baisse de consommation de viandes due à la baisse de pouvoir d’achat
des populations. Il résulte de deux tendances opposées : une diminution de la consommation de
viandes rouges (petits et gros ruminants) et une augmentation de la consommation de viandes
blanches (volailles et porcs) qui ne réussissent cependant pas à combler la première. (DIREL, 2005).

Le bœuf étant un animal à cycle long, son apport en viande demande beaucoup de temps.

Les petites espèces animales prolifiques et faciles à élever peuvent servir d'appoint et contribuer à
pallier l'insuffisance de la viande dans les pays confrontés à cette problématique. (Cuniculture info).

En 2005, avec l’avènement de l’influenza aviaire, le gouvernement sénégalais a décidé de suspendre


les importations de produits avicoles. Cette situation a relancé la filière poulet de chair en favorisant
un redémarrage des élevages (NDIAYE et al, 2006). Depuis cette année la production de poulets de
chair ne cesse d’augmenter jusqu’à doubler en 2008. (CNA ; 2008).

Plusieurs études estiment que la productivité de cette aviculture moderne s’est améliorée au cours des
années notamment sous l’impulsion du Projet de Développement des Espèces à Cycle Court
(PRODEC). Ces études relèvent cependant comme principale contrainte, le coût des intrants
(poussins d’un jour et maïs surtout) qui la rend moins compétitive vis-à-vis des viandes de volailles
importées (LY, 1999 ; CNA, 2000). Ce qui fait que si la grippe aviaire disparaît dans le monde, les
poulets importés vont dominer le marché du Sénégal.

Activité relativement simple, l'élevage de lapins de clapier peut procurer un revenu et contribuer à
améliorer le régime alimentaire des ménages urbains et ruraux, avec un apport d'intrants et des frais
de main-d’œuvre minimaux (FAO;1999). Malheureusement, la cuniculture n’est pas très développée
au Sénégal.

Il y a donc lieu de se poser la question principale à savoir : quelles sont les contraintes au
développement de la cuniculture ? C'est dans ce contexte que se situe notre travail qui a pour objet de
faire l’état des lieux sur la production, la commercialisation et la consommation de la viande de lapin
de chair au Sénégal.

Ce travail comporte deux parties. La première partie, bibliographique, est consacrée à l'étude des
généralités sur l’élevage au Sénégal, elle renferme trois chapitres : la présentation du Sénégal, la
production de viande et la cuniculture et son développement.
1
La seconde partie concerne le travail personnel et comprend aussi trois chapitres : le matériel et les
méthodes, les résultats et se termine par la discussion des résultats et les recommandations.

2
PREMIERE PARTIE: GENERALITES SUR L'ELEVAGE AU
SÉNEGAL

3
CHAPITRE 1 : PRESENTATION DU SENEGAL

Dans ce chapitre, nous allons parler des zones agro-écologiques et des systèmes d’élevage.

1.1 Zones agro-écologiques


Nous avons six zones agro- écologiques au Sénégal. Il s'agit de la vallée du fleuve Sénégal, de la
zone sylvo-pastorale, du bassin arachidier, de la zone du littoral et des Niayes, du Sénégal Oriental et
de la Casamance (voir figure 1: zonage agro-écologique).

Figure 1 : zonage agro-écologique

Le Sénégal est divisé en six zones agro-écologiques relativement homogènes sur la base de
caractéristiques bio-physiques et socio-économiques afin d’appréhender les mutations des
écosystèmes. Les différentes zones sont :

La vallée du fleuve Sénégal qui s’étend de la zone du Delta au Sud de Bakel. Elle couvre une
superficie de 9 658 km2, pour l’essentiel les zones riveraines du fleuve.
4
La zone sylvo-pastorale, au Sud du fleuve Sénégal : elle a une superficie de 55 561 km2. Elle est
l’une des zones les plus vastes du pays ; l’élevage y est l’activité dominante.

La zone des Niayes est une bande de terre longeant le littoral Nord entre Dakar et le Sud du Delta du
fleuve Sénégal. Avec 2 759 km2, elle est découpée en dépressions inter dunaires laissant affleurer la
nappe phréatique.

Le Bassin arachidier qui couvre une superficie de 46 367 km2 constitue la zone de l’arachide.

La Casamance se présente avec une relative abondance des formations forestières ; elle couvre 28
324 km2.

Le Centre-Est et Sud-est correspond pour l’essentiel au Sénégal oriental. Il couvre une importante
superficie : 51 958 km2 mais présente des reliefs très accidentés, avec des plateaux cuirassés et les
contreforts du Fouta Djallon.

Ces zones agro-écologiques vont beaucoup influer les systèmes d'élevages.

1.2. Systèmes d’élevage


Nous allons développer seulement les systèmes d'élevage des ruminants, le système d'élevage du porc
et le système d'élevage des volailles.

1.2.1. Les systèmes d'élevage des ruminants


Selon la situation agro-écologique, on distingue trois systèmes :

-Un système pastoral localisé au centre-nord du Ferlo dans la zone sylvo-pastorale (Régions de Saint
Louis, Louga et Tambacounda);

-Un système agro-pastoral dans le bassin arachidier, dans le sud et sud-est du pays ;

-Un système intensif périurbain localisé dans les Niayes (littoral Nord Est de Dakar).

[Link]. Le système d’élevage pastoral


Le système pastoral occupe les zones sèches au centre-nord du Ferlo (Région de Saint-Louis, Louga
et Tambacounda). Les ressources en eau y sont limitées avec des forages profonds et une
pluviométrie faible. Les pâturages épineux présentant des graminées annuelles sont menacés par une
couverture végétale vulnérable. La race exploitée est représentée par le Zébu Gobra qui est une race
rustique, grand marcheur et trypanosensible. Ce système concerne 32% des bovins et 35% des petits
ruminants. La contribution aux revenus des ménages des éleveurs est supérieure à 50% (SENEGAL,
2005a).

Dans ces régions, les contraintes liées au milieu naturel, notamment la dispersion dans l’espace des
ressources en eau et en pâturage et leur variabilité dans le temps, imposent une grande mobilité de la
population pastorale. Le mode de vie et l’ensemble des activités productives sont subordonnés à la
5
sécurisation du cheptel. L’évolution du système conduit à une tendance à la sédentarisation autour
des forages. Ce système coïncide avec le système sylvo-pastoral qui est l’entité éco géographique la
plus vaste du Sénégal (SENEGAL, 2005b).

[Link]. Le système agropastoral


Ce système se retrouve dans la vallée du fleuve Sénégal, le bassin arachidier (correspondant aux
régions administratives de Diourbel, de Kaolack et de Fatick) et dans les régions sud du pays (Kolda
et Ziguinchor). Les races exploitées sont : le Zébu Gobra au Nord, le Djakoré au centre, le Taurin
Ndama au Sud. Le Djakoré est un métis issu du croisement entre le Gobra et le Ndama. Le Ndama est
une espèce trypanotolérante adaptée aux zones humides. Le système agro-pastoral où l’élevage, plus
ou moins intégré à l’agriculture, est sédentaire ou transhumant sur de faibles amplitudes. Il concerne
67% de bovins et 62% des petits ruminants. La contribution aux revenus des ménages se situe entre
10 et 50%. En règle générale, l’association de l’agriculture à l’élevage se traduit par le recours à la
culture attelée, l’utilisation de la fumure animale et l’exploitation des résidus de récolte pour nourrir
le bétail (SENEGAL, 2008b).

Le système agro-pastoral se caractérise par une association d’activités de production agricole et


d’élevage. La production agricole intéresse, pour une part importante, les cultures de rente, qui
demeurent ainsi présentes dans l’assolement. En ce qui concerne l’activité d’élevage, elle intéresse un
cheptel plutôt réduit, comprenant des bovins et des petits ruminants associés aux cultures irriguées au
niveau de la vallée. Les mouvements pendulaires du troupeau entre l’intérieur des terres (Diéri) et les
zones inondables (Walo) entraînent l’utilisation de sous-produits agricoles (paille de riz, fane
d’arachide).

Au niveau du Centre, l’association élevage/cultures pluviales entraîne des mouvements limités du


troupeau et l’utilisation de sous-produits agricoles (fanes et tourteaux d’arachide). Au Sud,
l’association élevage/cultures pluviales entraîne des mouvements également limités du troupeau et
l’utilisation de pâturages naturels et des sous-produits agricoles (fanes, tourteaux, grains de coton,
paille de riz). Ce système évolue au niveau de la vallée vers une sédentarisation autour des forages,
au centre, vers une forte pression foncière induisant un phénomène d’intensification avec embouche,
au Sud, vers une semi-intensification (étables fumières) avec une pression foncière moins forte
(SENEGAL, 2008b). Ce système coïncide avec la zone du Bassin arachidier.

[Link]. Le système péri-urbain


Le système d’élevage péri-urbain voire urbain localisé dans la zone des Niayes concerne 1% des
bovins et 3% des petits ruminants. Dans ce système, le mode d’élevage est intensif et semi-intensif.
Dans cette zone le climat est modéré. Les races exploitées sont les Holstein, Jersiaise, Montbéliarde
destinées à la production de lait. Les animaux sont stabulés à la ferme. Au niveau de la vallée du
Sénégal, la race exploitée est le Gazera importée à partir du Brésil. L’amélioration génétique est faite
avec le Zébu Gobra. Le cheptel représente 1% de bovins (DIREL, 2008).

6
1.2.2. Les systèmes d'élevage des porcs
Trois principaux systèmes sont pratiqués: le système extensif, le système semi-intensif et le système
intensif.

Le système extensif est pratiqué par les petites unités de production où le porc est laissé en divagation
totale pendant une période de l'année et doit chercher seul en grande partie sa propre nourriture. Dans
ce système, les éleveurs consentent un minimum d'investissement et d'intervention pour maintenir la
rentabilité de leur exploitation (NYABUSORE, 1982, cité par BULDGEN et al. 1994).

Le système semi-intensif est pratiqué par les éleveurs de porcs qui ont un peu de moyens pour
immobiliser leurs porcs ou bien pour se construire une porcherie avec des batteries en bois, des murs
( en ciment, pierre ou en banco).

Le système intensif n'est pas très développé au Sénégal. Il n'est pratiqué que par les éleveurs qui ont
les moyens ou qui ont été financés pour se faire construire une porcherie moderne et assure
entièrement l'alimentation de leurs porcs.

1.2.3. Les systèmes d'élevage des volailles


Deux systèmes d’élevage sont distingués chez les volailles : l’aviculture traditionnelle et l‘aviculture
moderne.

L’aviculture traditionnelle est essentiellement pratiquée dans le monde rural. Elle est caractérisée par
des effectifs très faibles (parfois moins de 10 têtes), des pratiques extensives basées sur la
valorisation des déchets domestiques. Les conditions d’élevage restent très précaires avec comme
contrainte majeure, la maladie de Newcastle (LY, 1999).

L’aviculture moderne au Sénégal a véritablement commencé à la fin des années 80. Elle s’est
développée en zone péri-urbain en réponse à la demande créée par l’urbanisation. Les pratiques sont
industrielles ou semi-industrielles et s’appuient surtout sur l’importation des poussins d’un jour et des
œufs à couver. La première base de l’alimentation des poulets est le maïs.

Plusieurs études estiment que la productivité de cette aviculture moderne s’est améliorée au cours des
années notamment sous l’impulsion du Projet de Développement des Espèces à Cycle Court
(PRODEC). Ces études relèvent cependant comme principale contrainte, le coût des intrants
(poussins d’un jour et maïs surtout) qui la rend moins compétitive vis-à-vis des viandes de volailles
importées (LY, 1999 ; CNA, 2000).

Le système d'élevage de lapin, quant à lui est mal maîtrisé au Sénégal. Il n'y a aucune donnée
statistique concernant ce système.

Ces systèmes d'élevages sont des facteurs déterminants dans la production de viandes au Sénégal.

7
1.3. L'élevage dans l'économie nationale
En matière de production agricole, le secteur de l’élevage constitue une composante importante de
l’économie nationale. Il représente 7,5% du PIB national et 35% du Produit Intérieur Brut Agricole

La valeur du cheptel sur pied est estimée à 550 milliards de FCFA dont 490 milliards pour le cheptel
ruminant. Trois cent cinquante mille familles vivent de l’élevage pratiqué sur l’ensemble du territoire
national.

Le cheptel sénégalais se compose de bovins, d'ovins, de caprins, de porcins, de volailles, d’équins, de


camelins et d'arsins. Les trois dernières espèces ne sont pas répertoriées dans le tableau I.

Tableau I. Evolution annuelle des effectifs du cheptel national de 2005 à 2010 (en
Milliers de têtes)

Volaille Volaille
Année Bovins Ovins Caprins Porcins Equins Asins Camelins
familiale industrielle

2005 3 091 4 863 4 144 309 514 413 4,1 21 527 6 135
2006 3 137 4 996 4 263 318 518 415 4,1 22 078 7 533
2007 3 163 5 109 4 353 319 518 438 4,6 22 141 12 787
2008 3 210 5 251 4 477 327 524 442 4,7 21 889 13 633
2009 3 261 5 383 4 598 344 518 446 4,7 22 302 12 538
2010 3 313 5 571 4 755 354 523 450 5 22 971 16 299

Source : DIREL, 2011

L’agriculture demeure l’un des secteurs essentiels de l’économie du pays. Mais sa contribution au
Produit Intérieur Brut (PIB) national reste faible. Elle se situe à moins de 10% durant les quatre
dernières années (SENEGAL, 2009c). .

L’élevage participe pour 7,5% à la formation du (PIB) national. Il contribue surtout à stabiliser le
PIB du secteur primaire où sa part est de 36%. Cette contribution est pour la plupart assurée par les
bovins, les ovins, le lait brut et la volaille traditionnelle. L’évaluation de la contribution de l’élevage,
en plus de la production alimentaire directe (viande, lait, œufs, miel, etc.), inclut les cuirs et peaux,
les fibres, le fumier (engrais ou combustible), la traction animale ainsi que l’accumulation des
capitaux (SENEGAL, 2009c).

Cependant, malgré la croissance remarquable constatée, la contribution globale de l’élevage à


l’économie nationale est restée relativement stable de 2005 à 2008 alors que la croissance
démographique se renforce à un taux annuel moyen de 2,7%. Il contribue en moyenne pour 27,28% à
la Valeur Ajoutée (VA) nationale entre 2005 et 2008 (SENEGAL, 2009c).

8
Le tableau I donne la contribution de l’élevage au PIB et à la Valeur Ajoutée du secteur primaire de
2005 à 2008.

Tableau II. Contribution de l’élevage au PIB national et à la Valeur Ajoutée du secteur


primaire
Contribution à la valeur
Année Part dans le PIB national
ajoutée nationale

2005 3,9% 25%

2006 4% 28,57%

2007 4% 31%

2008 7,5% 26,53%

Source : SENEGAL, 2009d

9
CHAPITRE 2: PRODUCTION DE VIANDE

Selon l'OIE (organisation mondiale de la santé animale), la viande désigne toutes les parties comestibles
0U H

d'un animal. Selon la réglementation européenne, ce sont les parties comestibles des animaux, y
compris le sang. L'Organisation Mondiale de la Santé Animale considère que le mot « animal », dans
ce contexte, désigne « tout mammifère ou oiseau, ainsi que les abeilles ».

Dans ce chapitre nous allons parler de la production mondiale de viande, de la production nationale
de viande et de la production mondiale de lapin.

2.1. Production mondiale de viande


La production de viande dans le monde est estimée à 280 millions de tonnes (FAO, 2008.) dont
36,9 % de viande porcine, 28,5 % de viande de volailles et 22,3 % de viande bovine.
1U H

Il n’est pas facile d’obtenir des données complètes et statistiquement fiables sur l'élevage et la
production de viande de lapin. Certains pays évaluent la totalité de la production, y compris celle
provenant des petits élevages à vocation vivrière, d’autres se limitent aux unités à vocation
commerciale. Les données de la FAO peuvent constituer un aperçu des principaux pays producteurs ;
ces données résultent de chiffres officiels mais aussi d’estimations.

Les principaux pays producteurs sont la Chine (26,6 %), les États-Unis (15,4 %), le Brésil (8,2 %),
2U H 3U H 4U H

l'Allemagne (2,75 %), l'Inde (2,4 %), la Russie (2,2 %) et le Mexique (2,0 %). Cette statistique n'inclut
5U H 6U H 7U H 8U H

pas les poissons et autres animaux aquatiques.

Les données de la FAO disponibles sur la production de viande permettent de suivre son évolution de
1961 à nos jours. Au niveau mondial, elle se caractérise par une progression régulière, de 1 à 6 % par
an. Le taux moyen de croissance approche de 3 % (2,4 % pour la période 1998-2008). La Chine est le
principal moteur de cette croissance. Sixième producteur mondial en 1961, ce pays est passé premier
en 1990 ; sa production a augmenté en moyenne de 7,5 % sur la période 1961-2008, et a fourni en
2008 le quart de la production mondiale.

2.2. Production nationale de viande


La production locale de viande est estimée en 2010 à 176840 tonnes soit une progression de 10770
tonnes par rapport à 2009 (SENEGAL, 2010). Cette production se répartit en viande rouge pour près
de 118089 tonnes soit (58%) et en viande blanche pour 58750 tonnes soit (42%). Les importations de
viandes en 2010 ont accusé une régression par rapport à 2009, passant 8 469 tonnes à 7685 tonnes.
Elles représentent 4,16% du disponible en viande. Les volailles prennent de plus en plus de
l’importance. La consommation per capita (14,8 kg/hbt) est très faible par rapport à celle des
USA(120), France (90), Japon (40) (voir tableau III).

10
Tableau III. Evolution de la production locale et des importations de viande et d’abats (en
tonnes)

Production Importatio
Année Bovins Ovins Caprins Porcins Camélins Volaille Disponible Kg/habitant
locale ns
2005 58 995 19 632 12 842 10 751 13 29 042 131 275 19 692 150 967 14,0
2006 62 505 21 476 12 993 11 348 10 31 647 139 980 12 163 152 143 13,7
2007 49 340 22 265 13 410 11 120 16 37 032 133 183 12 957 146 140 12,7
2008 65 457 21 285 14 059 10 569 19 41 068 152 457 9 484 161 941 13,7
2009 74 330 24 383 15 568 12 372 17 39 399 166 070 8 469 174 538 14,3
2010 76 348 25 590 16 134 13 300 18 45 451 176 840 7 685 184 525 14,8

Source : DIREL, 2010.

La consommation nationale de viande est donc assurée par la production intérieure.

La part des importations quant à elle baisse depuis 1987; date de la mise en place par les pouvoirs
publics d’une politique de taxation des importations de viande. Cette mesure vise, selon la DIREL, à
protéger les filières locales (DIREL, 2009).

Le tableau IV montre que la part relative des bovins premiers au classement dans la production locale
de viande baisse continuellement au profit de la volaille deuxième au classement. Le mouton classé
troisième ne cesse de gagner des points. Le porc et la viande de chèvre respectivement quatrième et
cinquième ne varient pas.

La décision d’interdiction des importations prise par l’Etat en 2005 semble être propice à la relance
de la filière avicole puisqu’il est constaté actuellement une augmentation de la production de poussins
d’un jour et de la production d’aliments. Cette augmentation est également constatée au niveau de la
production de viande de ruminants depuis 2005 (DIREL, 2008).

11
Tableau IV. Evolution de la contribution des différentes espèces à la production locale de
viande (en tonne)

Années Bovins Ovins Caprins Porcins Camélins Vol. indust. Vol. familiale Total volaille Total viande

2005 47 196 17 072 11 167 9 774 10 9 203 19 839 29 042 114 260
2006 50 004 18 675 11 298 10 316 8 11 300 20 347 31 647 121 949
2007 39 472 19 360 11 661 10 109 12 16 367 20 665 37 032 117 647
2008 52 366 18 509 12 225 9 608 14 20 450 20 618 41 068 133 790
2009 59 464 19 507 12 454 9 898 13 18 806 20 593 39 399 140 736
2010 61 079 20 472 12 907 10 640 14 24 469 20 982 45 451 150 562

Source : DIREL, 2010.

Avec la GOANA, il est attendu en 2012 une production annuelle de 400 millions de litres de lait soit
un triplement de la production laitière locale actuelle et une production supplémentaire de 45 000
tonnes de viande soit une augmentation de près de 32% de la production locale de viande. Ces
projections dégagent des perspectives d’autosuffisance en lait et en viande pour le Sénégal.

2.3. La production mondiale de lapin


La Chine est le premier producteur mondial de lapin. Quelques pays européens (Italie, France) se
classent quant à eux parmi les chefs de file en matière de technologie dans ce domaine (Rosalie
Cliche, 2007). Voir tableau V.

Avec 80 000 tonnes de carcasse produites chaque année, la cuniculture française se situe au 4e rang
mondial, après la Chine (450 000 t), l’Italie (225 000 t) et l’Espagne (108 000 t). Depuis l’adhésion
des nouveaux pays membres, l’Union Européenne, à 25, représente une production de 515 000 t.
C’est donc la première zone productrice du monde, talonnée par la Chine. Ces 4 pays (la Chine,
l’Italie, l’Espagne et la France) représentent près de 72 % de la production mondiale estimée à
environ 1,2 million de tonnes selon la FAO (progression de +13,5 % par rapport à 2000, due surtout à
la Chine) (WEBER J.,).

12
Tableau V: Production annuelle de lapins (en tonnes)

Pays 2003 2004 2005 2006 2007

Chine 438000 467000 5106000 600000 675000

Egypte 69840 F 69840 F 69840 F 70000 F 70000 F

Espagne 111583 72158 70524 72282 99000 F

France 77800 54500 53222 52785 51700

Italie 222000 F 222000 F 225000 F 230000 F 230000 F

Venezuela 240000 F 260000 F 276542 359000 360000 F

Amériques 261882 A 281966 A 298830 A 381008 A 382367 A

Asie 536962 A 566990 A 610526 700428 A 772737 A

Légende : A = données officielles, semi-officielles ou estimées; F = estimations de la FA O.

Source : FAOSTAT | © OAA Division de la Statistique 2009 | 4 juin 2009

13
CHAPITRE 3: LA CUNICULTURE ET SON DEVELOPPEMENT

Ce chapitre traite de trois sections : le lapin et ses produits, la cuniculture et le développement de la


cuniculture au Sénégal.

3.1. Le lapin et son importance

3.1.1. Rappel systématique:


Le lapin est un mammifère de l’ordre des Lagomorphes, de la famille des Léporidés et de la sous
famille des Léporinés qui compte 6 genres (OWEN ET MORGAN, 1976), dont le genre
Oryctolagus (du grec oruktes = fouisseur... et lagos = lièvre !) qui n’a qu’une seule
espèce :Oryctolagus cuniculus ( Linné, 1758).

Les races cunicoles se classent de deux manières. La première en fonction du format, où on a trois
catégories:

Le grand format comme le Géant des Flandres, le Géant blanc de Bouscat , dont le poids vif varie
entre 5 et 6 Kg ;

Le format moyen comme le Néo-Zélandais Blanc, le Blanc et le Bleu de Vienne le Californien , dont
le poids varie entre 3,5 et 5 Kg, de bonne conformation bouchère, il supporte les cases grillagées

et le petit format comme le Petit Russe, le Polonais, son poids est inférieur à 3,5Kg très précoce, très
prolifique (HENAFF R. et JOUVE D. 1988).

La seconde selon la nature des poils. On a trois races :

Les races ordinaires caractérisées par la présence en bonne proportion de poils uniformément répartis
sur tout le corps ;

Les Rex ou races à poils ras qui sont des races sans poils de jarre, à peau veloutée

et les races à duvet ou races d’agrément et de fourrure (VARENNE H. ; RIVE M. ET VEIGNEAU,


1963)

14
Fauve de Bourgogne Californien Géant Blanc du Bouscat

Néo Zélandais Blanc Géant des Flandres Bélier Français

figure 2: Les différents types de répartition des couleurs chez le lapin (selon Arnold et al.; 2005)

15
3.1.2. Les caractéristiques du lapin:
Le lapin est un monogastrique. Il a des dents qui poussent continuellement mais il les use et les affûte
par des mouvements continuels des mâchoires. Il fait la caecotrophie ( la caecotrophie est le fait de
reingestion de la crotte molle du caecum). En effet, selon BINET et al. Cité par LAPLACE (1978),
l'originalité du fonctionnement du tube digestif du lapin réside dans l'activité de son colon proximal.
Ainsi le colon fabrique 2 types de crottes : les crottes dures et les crottes molles appelées
caecotrophie. Les crottes dures sont éliminées dans la litière tandis que les caecotrophie sonneries par
l'animal qui les récupère directement au niveau de l'anus. Ces crottes molles enrichies en vitamines et
en acides aminés progressent dans le tube digestif et les nutriments sont absorbés par l'intestin grêle
lors de ce deuxième passage.

Le lapin domestique est capable de s'adapter facilement aux différentes conditions aux quelles il peut
être soumis (LEBAS et al ; 1984).

Il a une haute productivité en termes d’animaux ou en Kg/an/mère, liée à une ovulation permanente
induite par la saillie, (150 jours d’intervalle entre deux générations) et de courtes durées de gestation
(30-31jours) et de lactation. A cela s’ajoute une haute prolificité (2-3 portées/ an), et une croissance
rapide.

Malgré ses avantages, le lapin présent des faiblesses : les mâles adultes cherchent à éliminer les
jeunes mâles à la puberté. De même, chaque femelle suitée ou non attaque les jeunes d’autres
femelles (LEBAS, 1996). Par ailleurs, l'impact de la température élevée est plus important chez le
lapin mâle ( lésion des spermatozoïdes affectant leur aptitude si l'exposition à la chaleur est limitée
dans le temps a ou blocage systématique de la spermatogénèse au stade spermatogonie si l'exposition
est prolongée) que chez la femelle, chez laquelle il ne se produit qu'un état physiologique proche du
di-œstrus dont la maîtrise peut être envisagée et une diminution du taux d'ovulation dont le contrôle
est aussi possible dans certaine condition (SABBAGH M.;1983).

Un des attributs de l'élevage de lapin est l'incidence relativement limitée des maladies épidermiques
quand un niveau élevé d'hygiène et une gestion soigneuse sont pratiqués (GUINDJJOUMBI S.
2007).

Owen (1976) a observé une faible incidence des maladies et/ou des niveaux plus élevés de
productivité dans des élevages de lapin de type familial par opposition aux unités intensives et
commerciales.

16
3.1.3. Les pathologies du lapin
[Link]. Les maladies de l'appareil digestif
Chez le lapin, les maladies de l'appareil digestif se traduisent presque toujours par de la diarrhée. Les
causes de ces maladies sont de plusieurs ordres : psychique, alimentaire et microbien.
- les causes psychiques
Le surpeuplement, le changement de personne soignant, les rats, les chiens, les enfants, les bruits
violent, causent une décharge d'adrénaline qui bloque le péristaltisme intestinal, en particulier au
niveau de l'évacuation du cæcum. Cela entraîne le développement d'une flore anormale, surtout
colibacillaire, ces bactéries étant déjà présentes dans le tube digestif mais à faible niveau.
- les causes alimentaires
Le déficit de la ration en fibres, ou plus précisément en cellulose et en lignine (voir la partie
"alimentation"), entraîne un ralentissement du transit digestif et accroît très fortement la sensibilité
des lapins aux autres facteurs. A défaut d'un aliment complet granulé contenant les bonnes
proportions de fibres, les éleveurs utilisent souvent de la provende en farine pauvre en fibres. Dans ce
cas, un apport complémentaire et suffisant d'un fourrage appétant lui même riche en fibres est
indispensable.
Par ailleurs, les matières premières constituant les aliments granulés comme les provendes farineuses
peuvent contenir des moisissures et les mycotoxines qu'elles ont produits. C'est malheureusement
souvent le cas des tourteaux d'arachide par exemple (présence d'aflatoxines). Les mycotoxines
provoquent des arrêts de consommation et des diarrhées. Le risque de production de mycotoxines est
particulièrement important lorsque les matières premières ou l'aliment préparé ne sont pas stockés
dans un milieu bien sec et aéré.
- les causes infectieuses
Des colibacilles sont toujours présentes dans le tube digestif des lapins. Cependant, seuls certains
d'entre eux sont pathogènes voire très pathogènes. Les salmonelles, les klebs elles peuvent aussi
provoquer des diarrhées.
Les principales causes des maladies digestives sont présentées ci-après.

[Link]. Les maladies respiratoires


Outre les affections du tube digestif, les maladies respiratoires sont également très répandues et
redoutées en élevage cunicoles. Les plus couramment rencontrées sont le coryza contagieux et les
pasteurelloses. Dans la majorité des cas, les maladies respiratoires sont liées à un défaut dans
l'environnement immédiat du lapin. Les facteurs favorisants sont :
17
• Les facteurs climatiques (froid ou chaleur excessive)
• Les facteurs d'ambiance comme une aération insuffisante, un air trop humide et surtout des
courants d'air
• La présence de poussière dans l'air ou dans l'aliment (un aliment est poussiéreux si des particules
fines se soulèvent quand on souffle doucement sur l'aliment)
• La concentration excessive de gaz irritant comme l'ammoniac (plus de 10-15 ppm).
• Les situations physiologiques délicates (gestation, sevrage, …)
• Les facteurs pathologiques (parasitisme par exemple).
[Link]. Les maladies virales

Deux maladies son très rependues: la maladie virale hémorragique (VHD) et la myxomatose.
La maladie hémorragique virale (ou VHD), de nos jours, de nombreux foyers apparaissent encore,
mettant en évidence la persistance du virus. Cette maladie touche les lapins adultes ou pré-adultes,
rarement les jeunes lapereaux. Elle est causée par Calicivirus, sa transmission se fait par contact de
lapin à lapin. le lapin est excréteur 24 heures après sa contamination. Le virus n’est pas détruit par la
congélation des viandes, vecteurs transfrontaliers. La maladie évolue très rapidement vers la mort. On
a des difficultés respiratoires, une immobilité de l’animal dans un coin de la cage, pattes avant étirées,
tête souvent en l’air, Hypothermie environ (précédée d’un pic thermique (jusqu’à ) la veille),une
épistaxis (sang autour des narines) ou du sang à l’anus, un ictère : teinte jaunâtre des organes, une
nécrose du thymus et coagulation intravasculaire disséminée sur le foie, le rein, le poumon et
œdèmes.
Aucun traitement n'est possible mais il existe des vaccins...
La prévention peut se faire en distribuant du fourrage de qualité, en évitant le contact entre le chien
de la maison et les lapins, en désinfecter le matériel de tatouage, en stopper les prêts ou échanges de
reproducteurs et en vaccinant le lapin (l’immunité est efficace 7 jours après la vaccination).
La myxomatose est la maladie virale la plus connue et qui reste très présente en France. Elle est très
contagieuse. Autrefois saisonnière, elle s’exprime désormais toute l’année et revêt des formes
atypiques de plus en plus difficiles à déceler.
Elle est causée par un Provirus : famille des leporipoxvirus. Le virus est résistant dans le milieu
extérieur, il en existe plusieurs souches avec des pathogénicités différentes.
La contamination peut se faire par piqûre d’insecte (puce, moustique, mouche), par la semence du
mâle ou par simple contact.
18
LaForme classique aiguë : évolution très rapide et forte mortalité. Cette forme de myxomatose tend à
disparaître.
LaForme classique nodulaire : forme fréquente en élevage fermier. Caractère saisonnier (du
printemps à l’automne). Inoculation par piqûre de puce (Spilopsillus cuniculi). Un premier myxome
apparaît au point d’inoculation (simple rougeur ou petite papule), puis d’autres, sous forme nodulaire,
apparaissent sur les paupières, les oreilles, les parties génitales et le nez.
LaForme « boutons rouges » : sur les lapins angora
Il n'ya Aucun traitement mais il existe des vaccins...
Conseiller l’abattage du lapin contaminé et la destruction de son environnement
Désinfecter et pulvériser un produit virucide sur le matériel de l’élevage matin et soir.
Pour la prévention: installer des moustiquaires et des insecticides, désinfecter l’environnement,
utiliser des aiguilles à usage unique ou (effectif nombreux) changer souvent les aiguilles, ou utiliser
un appareil en intra-dermo, vacciner : Favoriser le développement de l’immunité. Eviter tout « vide »
vaccinal.
[Link]. Les maladies externes
Les plus fréquentes sont:
• Les gales En Afrique, les gales sont fréquentes chez les lapins.
• Les dermatomycoses ou teignes et
• La nécrose des pattes
[Link]. Les maladies des reproductrices
Elles sont nombreuses et variées on peut citer :

• Les abcès et les mammites ;

• Frigidité et stérilité ;

• Fausse gestation ou Pseudo-gestation ;

• Les accidents à la mise bas et

• Mortalité au nid des lapereaux avant la 4e semaine

19
Les trois principales maladies en production de lapin, en général, sont la coccidiose, la pasteurelleose
et la myxomatose.

Au Sénégal, selon GUINDJJOUMBI S. 2007 et NTEME ELLA G. S. 2000 les maladies les plus
rencontrées sont les maladies cutanées (la gale et le mal de patte) et la diarrhée.

3.1.4. La prophylaxie sanitaire et médicale (la prévention)

[Link]. La prophylaxie sanitaire : l'Hygiène


Prophylaxie veut dire "Prévenir les maladies"; la prophylaxie sanitaire ou hygiène c'est "prévenir" les
maladies en mettant l'animal dans les meilleures conditions possibles d'environnement.

[Link]. La prophylaxie médicale : prévention à l'aide de médicaments ou de vaccins


La prophylaxie médicale des maladies parasitaires (coccidiose et vers intestinaux) permet de
maintenir en général un bon état sanitaire de l'élevage. A cet effet, il existe des sulfamides très
efficaces dans la prévention de la coccidiose. Une vermifugation périodique est également
souhaitable. L'usage abusif des antibiotiques est à proscrire.
Afin de ne pas créer les foyers de sensibilité, l'usage de vaccins contre la VHD et la myxomatose
n'est recommandé qu'en milieu contaminé. Penser à détruire les flacons après décontamination longue
dans l'eau de Javel.

3.1.5. L'importance du lapin

[Link]. Les produits du lapin


Les produits obtenus après abattage sont : les éléments du cinquième quartier et la carcasse.

[Link].1. Les éléments du cinquième quartier


Les éléments du cinquième quartier ont des utilités variables. Le tableau VI résume les différentes
utilisations du cinquième quartier.

20
Tableau VI : Les éléments du cinquième quartier du lapin et de leurs utilisations
Eléments % du poids vif Destinations

Sang 2.4 à 2.9 Alimentation animale

Peau 10 à 14 Pelleterie / Fabrication de feutres

Manchettes 2.4 à 2.7 Gris-gris (talismans)

Masse intestinale 10 à 15 Alimentation animale

Graisse interne 1

Le traitement de la peau se fait de deux manières : le traitement industriel par tension à chaud sur
tendeur métallique ou le traitement artisanal.

[Link].2. La carcasse
L’étude de la carcasse montre que le rendement carcasse est de 53 à 58% pour le lapin fermier et de
58 à 63 pour le lapin rationnel et que le rendement viande est de 25 à 30 % pour le lapin fermier et
30 à 40 % pour le lapin rationnel (DJAGO A. Y et KPODEKON M, 1999).

L’étude des différents tissus montre que la composition chimique de la chair de lapin est plus riche en
protéine et en calcium que celles des autres animaux (voir tableau VII).

Il faut noter que la teneur en eau est légèrement inférieure à celle des autres animaux : 67% chez les
adultes et 73 % chez les jeunes.

Le tissu adipeux a une localisation interne (autour des reins) souvent abondante et une localisation
externe (autour du cou). Les tissus osseux et déchets, quand à eux sont très abondants, ils représentent
environ 25 à 35 % de la carcasse.

21
Tableau VII : tableau comparatif des nutriments entre les viandes domestiques
Constituants

mg
Protéines en %
lipides Ca Mg Fe

Lapin 21 à 24 4à8 20 35,2 1,3

Poulet 18,6 4,9 12 20 1,9

Bœuf 17,4 25,1 10 161 2,6

Mouton 16,5 21,3 10 147 1,2

Porc 15,7 26,7 9 175 2,3

L'Islam reconnaît la consommation du lapin lorsqu'il est sacrifié. La bible reconnaît elle aussi la
consommation du lapin. Cependant, le judaïsme ne permet pas la consommation du lapin, de même
que dans certaine communautés ethnique ( Sérer), le lapin constitue un animal de tabou (NTEME
ELLA G. S., 2000).

[Link]. Le lapin comme animal de laboratoire


Le lapin est un animal de laboratoire. Importance de la recherche utilisant le modèle lapin. Depuis
toujours, les chercheurs semblent s’intéresser aux lagomorphes. En effet, ce modèle animal convient

relativement bien, car il est phylogénétiquement plus proche de l’homme (Houdebine, 1998). Sa
manipulation est aisée, et sa taille permet d’obtenir facilement des échantillons tissulaires, sanguins et
de produire des antisérums. De plus, son taux de reproduction élevé et l’intervalle de génération
relativement court, lui ajoute une qualité supplémentaire. Selon le rapport de la Commission au
conseil et au parlement européen (2005) portant sur les statistiques relatives à l’année 2002, le
nombre d’animaux utilisés à des fins expérimentales où à d’autres fins scientifiques dans 15 états
membres, atteignait 10,7 millions. Les rongeurs et les lagomorphes représentent à eux seuls 75 % de
ce total, mais les lapins y participent à raison de seulement 2,5 %, ce qui constitue un pourcentage
relativement faible. Si une baisse du nombre de rongeurs utilisés a été enregistrée entre 1999 et 2002,
22
on recense pour cette même période une augmentation de l’utilisation de lapins. En gique cependant
ce nombre a diminué (18 577 lapins utilisés en 2004 contre 19 676 en 2000) (Convention européenne,
2005). Tous les lapins de laboratoire dérivent du lapin européen (Oryctolagus cuniculus) (Fox, 1974).
Trois races principales sont généralement utilisées en recherche, le néo-zélandais blanc (mieux connu
des chercheurs sous le nom de NZW pour New Zealand White), le hollandais et le bélier (Morton et
al., 1993). Le lapin a d’abord été utilisé en ophtalmologie au 17e siècle (Fox, 1984) puis a constitué
un excellent modèle d’investigation pour les études pharmacologiques de transfert placentaire de
médicaments, métabolites et stéroïdes au vu 154 de la placentation similaire à celle rencontrée dans
l’espèce humaine (Fox et al., 1982 ; Fox, 1984). Il représente à l’heure actuelle un modèle approprié
pour l’investigation des systèmes cardiovasculaires, ostéo-articulaires, respiratoires, il est encore
utilisé en ophtalmologie, oncologie et diabétologie. Il reste un modèle incontournable pour l’étude de
l’hypertension et l’athérosclérose bien que le modèle rongeur (souris « Knock Out ») le supplante de
plus en plus, ceci pour des raisons évidentes d’hébergement facilité et de gestion quotidienne (Okabe
et al., 2006). Le lapin constitue également un outil adéquat pour l’étude de l’arthrose et de sa
pathogenèse, et pour la validation de nouvelles technologies d’imagerie ostéo-articulaire (Spriet et al.,
2005). Selon une revue de la littérature des articles recencés par Medlie (interface Pubmed) en 2004,
585 publications relatent l’utilisation du lapin en tant qu’animal modèle. La figure 1 présente les
différents domaines et/ou systèmes où le lapin est employé et ce d’après les articles répertoriés sur ce
site.

En 2006, près de 6000 lapins ont été utilisés dans le cadre d’expé[Link] produits
dermatologiques sont souvent testés sur les lapins, dont la peau présente de nombreuses similitudes
avec celle de l'être humain. Des études toxicologiques portant sur les effets de nouvelles substances
pendant la grossesse sont généralement menées sur ces derniers. Un grand nombre de lapins est
également utilisé pour prouver l'innocuité des conserves de sang et la fabrication d'anticorps.
Contact spécialisé: info@[Link]
9U

Il intervient aussi dan l'économie.

[Link] Le lapin dans l’économie mondiale


Bien qu’il reste difficile de quantifier exactement le nombre d’emplois générés en amont et en aval de
la filière, on peut estimer que chaque élevage génère de 3 à 4 emplois induits, ce qui correspondrait
pour les 3500 élevages spécialisés en France, à plus de 10 000 emplois induits (WEBER J.,2010).

23
[Link]. Autres importance du lapin

Le lapin n'est pas élevé uniquement pour sa viande mais peut également fournir un petit revenu à
partir des peaux et du poil. Certaines races sont élevées principalement pour la fourrure ( Rex) ou le
poile (Angora) (BRANCKAERT R. D.; FAO; 2011 )

Il est aussi utilisé pour sa sociabilité.

L'élevage du lapin être aisément intégré à des activités de marachage dont il peut valoriser les sous
produits.

3.2. Developpement de la filière lapin de chair

3.2.1. La cuniculture

[Link]. L’historique de la domestication et de l’élevage de lapin


Originaire du sud de l’Europe et de l’Afrique du Nord, le lapin sauvage, Oryctolagus cuniculus,
aurait été découvert par les Phéniciens lors de leur prise de contact avec l’Espagne vers l’an 100
avant J.C (LEBAS F. et all., 1996.)

Mais, bien que les romains aient élevé des lapins en grandes colonies, il semble que la domestication
réelle fruit du travail de communautés religieuses, n’ait commencé qu’au 17éme siècle (FIELDING
D., 1993).

Olivier de Serres fait état de l'élevage du lapin en clapier en 1605 dans son Théâtre d'Agriculture et
1U H 1U H

Menage des Champs

L'élevage du lapin est très ancien au Maghreb, où il a été introduit par les Romains. Il s'est développé
1U H

au XIXe siècle avec l'arrivée de colons français qui apprécient cette viande

Au début XIXe siècle, les connaissances concernant la biologie du lapin se sont quelque peu
améliorées, mais il n'y a pas eu de changements majeurs dans la production.

L'auteur belge Max Devaize conseille une mise à la reproduction à 8 mois plutôt que 5 à 6 mois, et un
accouplement 3 à 5 semaines après la mise bas. La deuxième moitié du siècle voit l'apparition des
premières races, selon l'idée que l'on s'en fait aujourd'hui, c'est-à-dire une certaine stabilité des

24
principales caractéristiques morphologiques. On peut noter que la sélection qui a été opérée sur les
1U H

lapins domestiques a permis d'augmenter significativement leur taille par rapport au lapin sauvage

Pendant la Première Guerre mondiale, l'Angleterre incite par exemple à produire des lapins en allouant
1U H

une dotation au son de blé à tous les éleveurs de lapins. Puis l'entre-deux-guerres verra le
développement de grandes structures, de plus de 100 lapines. Le début du siècle voit s'accélérer
l'amélioration des lapins avec l'apparition de nouvelles races très productives comme le géant blanc du 1U

Bouscat, le californien ou le néo-zélandais. Une unité de recherche créée en Floride en 1928 va établir
H 1U H 1U H 1U H

les bases de l'élevage moderne du lapin, en prônant notamment l'élevage sur grillage qui permet de
limiter l'incidence de la coccidiose et l'alimentation par granulés qui fournit une ration complète en
1U H

empêchant tout tri par l'animal.

La Chine commence à s'intéresser à cette production plus tardivement, dans les années 1980 (LEBAS
2U H

F. 1996,)

La seconde moitié du XXe siècle voit le déclin des exploitations familiales au profit des exploitations
spécialisées. Ce phénomène est accéléré par l'épidémie de myxomatose apparue en 1952 qui décime
2U H

les lapins sauvages et des petits élevages alors que les élevages importants s'en prémunissent par une
vaccination qui se révèle efficace.
2U H

Durant les années 1960 et 1970, l'utilisation des cages en grillage se généralise. Elles sont désormais
placées dans des bâtiments adaptés. L'accouplement post-partum est de nouveau employé à partir de
cette époque. Par ailleurs l'amélioration des animaux se fait par croisements successifs et certaines
exploitations se spécialisent dans la sélection des reproducteurs. Les années 1970 voient également le
développement d'élevage en batterie avec des cages superposées. L'alimentation fait de grand progrès
à ce même moment, puisqu'on comprend mieux les besoins en acides aminés essentiels et en fibres des
2U H

animaux. L'insémination artificielle continue de se développer et elle est désormais rendue plus efficace
2U H

par l'utilisation d'hormones de la reproduction permettant d'induire les chaleurs. Dans les années 1980,
2U H 2U H

les saillies sont repoussées à dix jours après la mise bas et les lapines commencent à être conduites en 2U

bande. Cette conduite en bande, avec des animaux tous dans le même stade physiologique au même
H

moment, va se confirmer dans les années 1990 grâce à la généralisation de l'insémination


artificielle(LEBAS F. 1996,)

En Afrique Sub-saharienne où l'introduction de lapin remonte à un passé récent, la viande de lapin


entre très peu dans le mode alimentaire ( LEBAS, 1996).

25
[Link]. Différents types d'élevage
Selon les objectifs de la production, le montant des investissements et l'achat ou non d'intrants, on
distingue plusieurs types d'élevages de lapin.

[Link].1. La cuniculture traditionnelle


c'est un élevage qui un effectif de 1 à 10 lapines reproductrices. Il s'agit le plus souvent d'un élevage
de type familial à caractère saisonnier et dans le quel l'autoconsommation tient une place importante.
La vente des animaux est facultative. Dans ce type d'élevage, les animaux sont soit élevés au sol avec
ou sans litière ; soit élevés dans des clapiers en bois ou en ciment. Leur alimentation est
essentiellement constituée par des déchets alimentaires ménagers.

[Link].2. La cuniculture rationnelle


L'objectif premier de ce type d'élevage est la recherche d'un revenu régulier. Toutefois, les
investissements sont réduits avec, cependant, un effectif de reproductrices pouvant aller jusqu'à 50
lapines. Les animaux sont nourris grâce à l'achat d'intrant constitués par les aliments composés
complets.

[Link].3. La cuniculture rationnelle stabilisée


Dans ce type d'élevage, l'on classe le nombre de reproductrices entre 50 et 100 lapines. Elles sont
logées dans des bâtiments très élaborée pour permettre une bonne maîtrise de la conduite des
animaux. L'achat d'aliment de commerce est de règle, elles peuvent même en fabriquer .

[Link].4. La cuniculture de type dynamique


Ce type d'élevage se caractérise par la recherche permanente de l'amélioration des résultats technico-
économiques. L'élevage dynamique nécessite de gros investissements et représente une activité
principale qui occupe à plein temps une main d'œuvre qualifiée. Le nombre de femelles
reproductrices peut dépasser 200 lapines.

26
Figure 3a : Exemple d'abreuvoir sabot proposé placé verticalement perde moins d'eau dans le
commerce (Marque la Lapinière)

Figure 3c: Abreuvement automatique. Les tétines placées verticalement perdent moins d'eau

Figure 3b: Exemple d'abreuvoir commercial semi automatique garantissant la qualité de l'eau.

27
3.2.2. Les abattoirs de lapin
Il y'a trois types d'abattoirs de lapins: ²les tueries particulières, le secteur dans l'abattoir de volailles et les
abattoirs spécialisés
[Link]. Les tueries particulières
Elles sont généralement situées dans les élevages mêmes. Elles constituent pratiquement le seul abattoir de
lapin en Afrique. En Europe, ces tueries abattent environ 50 lapins par jour.
[Link]. Le secteur dans l'abattoir de volailles
C'est le cas le plus courant en Europe (France). Les lapins sont abattus dans un local ou emplacement qui leur
est réservé dans l'abattoir des volailles.
[Link]. Les abattoirs spécialisés
Ici , il y'a spécialisation dans l'abattage des lapins. La capacité d'abattage est variable, mais la moyenne est plus
de 1000 lapins par jour.

[Link].1. Préparation de la viande de lapin


L'étourdissement est obligatoire en France sauf s'il s'agit d'un abattage rituel.

La saignée se fait de trois façons: l'énucléation de l'œil (pas permis en Islam), la section des vaisseaux
du cou (jugulaire et coricides ) et la section complète du cou voire décapitation (Grande Bretagne).

La dépouille se fait en suspendant l'animal et commence par l'incision des extrémités des membres
au niveau des carpes et tarses. Puis, on incise la face interne des cuisses allant d'une incision
circulaire tarsienne à l'autre. En suite, on arrache la peau en manchon par retournement, les oreilles
étant laissées sur la peau. La tête est dépouillée mais laissée entière. La peau est retournée, moulée
sur un tendeur métallique pour séchage.

L'éviscération peut être partielle, abdominale dans ce cas la carcasse est présentée avec le cœur, les
poumons, le foie sans vésicule biliaire et les reins; ou totale dans ce cas toutes les viscères sont
éliminées.

La réfrigération se fait immédiatement après la dépouille et à +5°C en 2h ou plus dans une


chambre à humidité relative élevée. La durée de conservation sera de 3 à 4 jours entre +4°C et
+7°C et de 12 à 15 jours à moins de dix degré (-10°C) .

28
Réception des lapins : -déchargement =>E.A.M
- repos et diète hydrique

Etourdissement

Saignée

Dépouille

Eviscération : - éviscération abdominale


- éviscération totale

Inspection post-mortem

Réfrigération

Conditionnement/commercialisation

Figure 2 : Diagramme de préparation de la viande de lapin


29
Figure 4 : Les différentes étapes de la dépouille d'un lapin

Le conditionnement se fait trois classes selon le calibre de la carcasse (voire tableau VIII)

Tableau VIII : Classes de poids des carcasses de lapins

CALIBRES POIDS EXTREMES DE LA CARCASSE (Kg)


Calibre 1 = Légers 1,2 à 1,4
Calibre 2 = Moyens 1,4 à 1,6
Calibre 3 = Lourds 1,6 à 1,8

30
3.2.3. L’amont de la filière: sélection, aliment et matériel
La production cunicoles est entourée d’acteurs fortement impliqués dans son développement et dans
la promotion des innovations techniques (La filière cunicoles française à l’horizon 2025).
[Link]. Fabricants d’aliments
Ainsi, la plupart des grandes firmes services et des fabricants d’aliments du bétail (Sandres, Nutréa,
Inzo...) sont présents depuis des décennies sur le marché de l’aliment lapin. Malgré la baisse des
volumes vendus (d’environ 700 000 tonnes d’aliments lapin en 1995 à 415 000 tonnes en 2010),
l’activité de Recherche et Développement des firmes est très active. De plus, quelques fabricants
prennent une part importante dans la vie des groupements qu’ils fournissent, et qu’ils ont parfois
contribué à créer. La concentration de l’activité se retrouve aussi à ce niveau de la filière, avec une
disparition progressive des plus petits fabricants, qui recentrent leur activité sur d’autres productions.
[Link]. Sélectionneurs
En génétique, trois acteurs français sont présents sur le marché du lapin depuis les années 1980 :
Hypharm (Grimaud Frères Sélection), Eurolap-Hyla et Hycole. Hypharm est le leader avec 60°% du
marché français, les 40°% restants se séparant plus ou moins équitablement entre Eurolap-Hyla et
Hycole. Le rôle des sélectionneurs a été majeur notamment dans l’introduction de l’insémination
artificielle dans les élevages et dans l’amélioration des performances techniques des ateliers : les
souches proposées par ces trois firmes progressent constamment, avec des recherches qui
s’intéressent à la prolificité, à la vitesse de croissance, à l’indice de consommation et, depuis plus
récemment, à la résistance des lapins à certaines maladies (pasteurellose).
[Link]. Fabricants de matériel d’élevage
Les fabricants de matériel importants étaient historiquement au nombre de trois : Chabeauti, Materlap
et Cunimat. Materlap a été racheté par Chabeauti dans les années 2000. Cunimat est un importateur
de matériel italien. Outre des cages, les fabricants proposent du matériel d’abreuvement et
d’alimentation (rampes, trémies...). Le déclin de l’activité cunicole a amené les fabricants de matériel
à diversifier leur activité en s’intéressant à d’autres filières, notamment le canard. Cependant, ici
encore, la recherche continue et les fabricants de cages innovent pour s’adapter aux nouvelles
exigences du marché, avec par exemple des logements répondant aux nouveaux critères de bien-être
animal recherchés par les consommateurs de lapins.

31
3.2.4. Les structures d'appui à la cuniculture
La cuniculture peut être pratiquée par toutes les couches sociales (femmes, enfants, veillards, ect). Il
permet donc d'intégrer toutes les classes d'âge dans le schéma de production de la famille. Par contre
pour la cuniculture atteigne toute les couches sociales surtout celles des rurales, un centre d'appui à la
production et à l'encadrement des éleveurs est nécessaire (DJADO A. Y. et GAHOU F., 1985).
Au Bénin cette structure est appelée le Centre de Recherche et d'Information (CECURI ). Il a été crée
en 1988, pour faire face à une situation zootechnique globallement médiocre à cette époque
(KPODEPON M.; 1988) et aussi promouvoir un developpement rationnel et durable de la
cuniculture. Cela s'est faite sur l'initiative conjointe des enséignants du collège-Calavi du Bénin et des
chercheurs de l'institut National de la recherche Agronomique (INRA) de tours en France.
Au Bénin, il a favorisé le regrouppement des cuniculteurs en une association: l'Association Béninoise
en Cuniculture, et la création d'une usine de provende pour le lapin: l'ACP- la Providence.
3.2.5. Les structures de distribution de la chair de lapin
Une fois sortie de l'abattoir, la chair de lapin à plusieurs destinations:
¾ la boucherie: Ici plusieurs catégorie de lapin sont proposée pour le commerce. on a :
• les lapins en petit emballage homogène (10 à 12 lapins);
• les lapins jeunes à chair rose, humide;
• les lapins très frais (fermeté du muscle);
• les lapins à graisse blanche;
• le foie intact
¾ la charcuterie: Terrine de lapin au vin blanc (Pâtés) au Québec , Terrine de lapin aux noisettes ( Pâtés )
au Québec
¾ les collectivités: on a des présentations multiple (barquettes, découpe)
¾ et les grandes surfaces: les hôtels les restaurants et les fast foods

32
3.3. Le développement de la cuniculture au Sénégal

3.3.1. Types de cunicultures au Sénégal :

En fonction du niveau de formation et du niveau d'études, on a trois types d'élevage

[Link]. Type I
Les élevages de type I représentent 36.67% des élevages enquêtés. Les éleveurs, des expatriés de
religion non musulmane, élèvent leurs animaux dans des bâtiments semi-modernes situés loin des
habitations humaines. Ces éleveurs n'ont pas besoin de formation en cuniculture et les animaux sont
correctement suivis ( GUINDJOUMBI S. ; 2007).

[Link]. Type II
Les éleveurs de lapin enquêtés appartiennent à 46.67% à ce type. Ils sont d'éthnie wolof et sont basés
à Dakar. Ce sont des personnes de niveau d'études secondaire qui ont besoin de formation en élevage
cunicole ce qui justifie le manque de suivi de leurs animaux ( GUINDJOUMBI S. ; 2007).

[Link]. Type III


Les exploitations cunicoles de ce type représentent 16,67% des éleveurs enquêtés ; ce sont des élèves
qui ont un niveau d'étude inférieur au secondaire ; ils résident à Rufisque et conduisent leurs animaux
sur mode traditionnel ( GUINDJOUMBI S. ; 2007).

3.3.2. Les politiques d’accompagnement de la cuniculture :


Il n’y a pas de politiques d’accompagnement de la cuniculture au Sénégal. Cependant, il y'a un
politique Agricole à travers la GOANA. C'est une politique du président de la république pour
l'autosuffisance alimentaire au Sénégal.

3.3.3. La cuniculture dans l’économie du Sénégal


La Direction de l’Elevage ne dispose pas de données concernant la cuniculture au Sénégal.
Cependant, les études faites en l’an 2000 et en 2007 ont pu révéler les informations suivantes.

33
[Link]. En zone urbaine
Les prix pratiqués au niveau de l’exploitation varient en fonction de la souche ; avec le lapin de race
qui coûte entre 4500 et 6000F CFA / Kg vif, alors que le lapin ordinaire est vendu entre 2300 à
3000F CFA / Kg vif (NTEME ELLA G. S. 2000)

[Link]. En zone rurale


Le prix du lapin varie selon l’état physiologique. En effet, la paire de lapereaux d’un mois coûte
2500 F CFA alors que celle des adultes coûte entre 5000 et 6000 F CFA. Un male adulte coute entre
1000 et 1300 F CFA. Elle dépend aussi du type d’acheteur (consommateur, éleveur, revendeur).
Enfin, le prix dépend également de la période d’activité commerciale (NTEME ELLA G. S., 2000).

[Link]. Au niveau des fermes


Les prix pratiqués à la ferme de l’EISMV sont standards et homogènes : 3000F CFA par Kg de
carcasse (lapin traité) (N’TEME ELLA G. S., 2000).

[Link]. Hôtels et restaurants


Les restaurants et les hôtels font partie de la clientèle directe de certains éleveurs cunicoles et sont
parfois les seuls clients de certains d'entre eux. Le plat de lapin y est vendu au prix moyen de 7500F
CFA. Le lapin est soit présenté sous forme de grillade, en soupe ou encore en rillettes (
GUINDJOUMBI S. ; 2007).

le lapin est soit vendu sur pied soit abattu ou au Kg comme la plupart des cas. L'animal est acheté sur
pied à 3000 +/- 2283 F CFA et est revendu dans le commerce à 23000+- (GUINDJOUMBI S. ;
2007)

En somme, pour être opérationnelle, une stratégie de développement de l'élevage doit nécessairement
être fondée sur la sauvegarde des moyens de production que sont les ressources animales. Cette
sauvegarde doit être combinée aux lignes d'actions permettant d'en tirer une meilleure productivité.
Une telle approche doit allez vers la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté qui sont au cœur
du développement économique ( LY C. ; 2001)

Vu la potentialité du lapin et sa présence au Sénégal d'une part et le manque de données officielles


sur la part du lapin dans l'économie du pays, il est donc important de mener une étude de la filière
lapin de char au Sénégal en prenant l'exemple de Dakar.
34
DEUXIEME PARTIE : ETUDE DE LA FILIERE LAPIN DE CHAIR AU
SENEGAL, LE CAS DE DAKAR

35
CHAPITRE 1: MATERIELS ET METHODE

Ce chapitre traite de la méthodologie utilisée pour identifier la filière lapine.

1.1. Les zones d’étude et échantillonnage


L’enquête a ciblé les éleveurs, les bouchers, les transformateurs et les consommateurs et s’est réalisée
dans la région de Dakar.

On a pu interroger 35 éleveurs, 4 bouchers et 76 consommateurs (voir tableaux IX et X)

Tableau IX : Répartition des éleveurs en fonction des zones enquêtées


Eleveurs

Nombre Pourcentages

Keur Massar 19 54,28

Dakar
4 11,43
(Département)

Thiaroye 1 2, 86

Keur Mbaye Fall 5 14, 28

Boune 3 8, 57

Autres 3 8,57

Total 35 100

Keur Massar est, par excellence une zone d’élevage et surtout de volaille.

36
Tableau X: Répartition des consommateurs en fonction des zones
Consommateurs

Nombre Pourcentage

UCAD 47 62,67

Fann 8 10,67

Soumbedioune 5 6,67

Veto 4 5,33

Diack sao 3 4

Angle goumba 6 8

Total 76 100

La méthode d’échantillonnage utilisée a été la méthode empirique, non probabiliste dans laquelle les
individus sont retenus lorsqu’on les rencontre jusqu’à ce que l’on obtienne le nombre d’individus
suffisant. Cependant, la probabilité qu’un individu soit retenu n’est pas connue.

1.2. Méthodes de collecte des données


La collecte des données s’est faite en trois phases. La première est la collecte d’information de base,
la deuxième l’enquête exploratoire et la troisième l’enquête transversale par questionnaire.

1.2.1. Collecte de l’information de base


La revue bibliographique a consisté à la lecture et à la synthèse d’un certain nombre de données déjà
connues de la filière lapin de chair. Elle a été rendue possible grâce aux données recueillies sur
Internet et la recherche documentaire. Nous avons été en contact avec les différentes institutions
susceptibles de détenir les informations nécessaires. C’est ainsi qu’on a contacté la Direction de
l’élevage (DIREL).

37
1.2.2. Enquête exploratoire
L’enquête exploratoire dans notre travail consiste d’une part à faire un entretien avec les
responsables de la direction de l’élevage, les docteurs vétérinaires installés en clientèle privée, les
éleveurs et d’autre part à faire des entretiens guidés.

Les entretiens avec les personnes ressources ont pris la forme d’interviews, d’entretiens non directifs
ou semi-directifs, individuels avec différents acteurs de la filière (les éleveurs, les bouchers, les
consommateurs et les acteurs institutionnels).

1.2.3. Enquête formelle


Les informations issues des différents entretiens et enquêtes préliminaires ont servi à élaborer les
fiches d’enquête après avoir détecté les limites, les informations inutiles ou manquantes. Ainsi, sur la
base de toutes les informations recueillies lors des entretiens et enquêtes préliminaires, quatre types
de questionnaires ont été administrés : un questionnaire pour les éleveurs, un pour les bouchers, un
pour les transformateurs et un pour les consommateurs.

[Link]. Questionnaire pour les éleveurs


Le questionnaire destiné aux éleveurs comprend quatre grandes parties. La première partie permet
d’identifier les éleveurs de par leur état civil, leurs motivations et leurs compétences dans l’élevage
de lapin etc. La deuxième traite de la description de la ferme en donnant les réalités sur l’installation
et l’effectif du cheptel. La troisième partie traite de la conduite de la ferme à travers son aspect
zootechnie, alimentaire et financier et la quatrième et dernière partie traite de la commercialisation et
l’auto- consommation.

[Link]. Questionnaire pour les bouchers


Le questionnaire pour les bouchers comprend deux parties. La première partie traite de
l’identification des bouchers : état civil, l’ancienneté etc et la deuxième partie de la
commercialisation : mode d’achat, mode de vente puis les difficultés rencontrées et en fin les
solutions proposées.

[Link]. Questionnaire pour les transformateurs


Il a aussi deux grandes parties. La première parle de l’état civil et de la structure et la seconde partie
faisant mention de la commercialisation.
38
[Link]. Questionnaire pour les consommateurs
Concernant les consommateurs, l’enquête s'est aussi scindée en deux parties : l’identification et le
questionnaire proprement dit. L’identification permet de savoir le sexe, la religion, l’ethnie, la
profession du consommateur etc. Le questionnaire proprement dit permet de savoir la connaissance
du lapin, sa consommation, la cause et la modalité de la consommation et l’appréciation de la viande
de lapin par rapport aux autres viandes domestiques etc.…

1.3. Méthodes de traitement et d’analyse de données


Pour le traitement des données le Logiciel Microsoft Office Excel 2007 a été utilisé. L’analyse a pris
l’allure uni et bi-variée.

1.4. Limites des méthodes et difficultés rencontrées


S’il est vrai que le temps imparti est quasi suffisant, il faut signaler que les moyens disponibles n’ont
pas suffi pour aborder plus en profondeur les différents aspects de la filière cunicole.

Le suivi de la comptabilité des élevages fut difficile car les exploitations ne détiennent pas de
documents. De même les données disponibles dans la littérature ne sont qu’approximatives dans la
plupart du temps.

Devant toutes ces situations, notre travail est de donner des résultats les moins contestables possibles;

39
CHAPITRE 2 : RESULTATS

Dans ce chapitre nous allons adopter une démarche qui va ressortir les différentes sections avancées
dans le chapitre précédent de la deuxième partie. Ce chapitre va nous permettre de donner les
réponses à l’étude de la filière lapin de chair à Dakar.

2.1. Les éleveurs


Nous avons pu interroger 35 éleveurs.

2.1.1. Identification des éleveurs


Nous allons caractériser les éleveurs en fonction du sexe, de la religion, de la main d’œuvre etc.

[Link]. Le genre des éleveurs.


On constate que 88,57% des éleveurs sont des hommes. Il semble donc que la cuniculture est un
métier d’homme.

[Link]. Les religions des éleveurs


En fonction des religions, nous avons 31 éleveurs soit 88,57% qui sont des musulmans. Ce résultat
reste conforme à la répartition religieuse du Sénégal.

[Link]. La main d’œuvre des éleveurs


Sur 35 répondants, les 33, soit 94,28 % des exploitations, ont une main d’œuvre familiale et 2, soit
5,72% seulement, ont des ouvriers.

[Link]. La formation en cuniculture


Seuls 2 éleveurs, soit 5,71% ont reçu une formation. Ce qui montre que la cuniculture n’est pas
professionnelle, elle est plutôt informelle et amatrice.

[Link]. Les motivations de l’exploitation.


En ce qui concerne le motif de l’exploitation, les 16 éleveurs, soit 45,71% ,sont motivés par le loisir
et le plaisir ; 14, soit 40%, par la source de revenu et 5, soit 14,29%, par l’autoconsommation. Ce qui
s’explique par le simple fait que la demande n’est pas identifiée par les éleveurs (voir tableau XI).
40
Tableau XI: Répartition en fonction de la motivation de l’exploitation
Motivation Effectif Pourcentage

auto consommation 5 12,20

source de revenu 17 41,46

loisir/ plaisir 19 46,34

[Link]. La présence d’autres animaux dans les exploitations


Concernant la présence d’autres animaux, sur les 35 cuniculteurs répondants, 31, soit 88,57%, élèvent
d’autres animaux. La volaille est utilisée 15 fois; le petit ruminant 10 fois; l’ensemble petit ruminant
et volaille 8 fois et les autres animaux 2 fois. Les éleveurs ne sont pas donc spécialisés sur la
cuniculture (voir tableau XII).

Tableau XII : Répartition en fonction de la présence d'autres animaux


Autres animaux Nombre de fois % par rapport à l’effectif
utilisé des fermes

Petits Ruminants 10 28,57

Volaille 15 42,86

Petits ruminants et volailles 8 22,86

Autres 2 5,71

[Link]. L’ancienneté des éleveurs


Concernant l’ancienneté, sur les 35 répondants, 12 éleveurs, soit 34,29%, ont entre 5 et 10 ans
d’activité ; 10, soit 28,57%, moins de un an ; 9, soit 25,71% , plus de 10 ans et 4, soit 11,43%, entre 5
et 10 ans. Cela montre que le lapin intéresse des éleveurs depuis ces 5 dernières années (voir tableau
XIII).
41
Tableau XIII: répartition en fonction de l’ancienneté
ancienneté Effectif Pourcentage

Moins de 1 an 10 28,57

entre 1 et 5 ans 12 34,29

entre 5 et 10 ans 4 11,43

Supérieur à 10 ans 9 25,71

Total 35 100,00

[Link]. Catégories socio-professionnelle des éleveurs


Les éleveurs ont des professions différentes. Sur les 34 répondants, 10 éleveurs, soit 28,57%, sont des
ouvriers ; 8, soit 22,86%, des éleveurs strictement; 7, soit 20%, des élèves. Cela est du au fait que
l’élevage est considéré comme une activité secondaire (voir tableau XIV).

Tableau XIV : Repartions en fonction de la catégorie socio-professionnelle des éleveurs


catégorie socio-professionnelle Effectif Pourcentage

Elève 7 20

Commerçant 4 11,43

Ménagère 2 5,71

Ouvrier 10 28,57

Eleveur 8 22,86

Autres 4 11,43

Total 35 100

42
2.1.2. Description des fermes
Cette partie nous permet d'avoir une description des exploitations.

[Link]. Localisation des exploitations par rapport aux habitations


Concernant cette question nous avons 35 répondants. Deux cas sont identifiés et sont répartis comme
suit : 32 exploitations, soit 91,43%, sont localisées dans les maisons et les autres loin des habitations
(voir tableau XV).

Les exploitations sont donc familiales et se trouvent sur les terrasses, les cours, etc.

Tableau XV: Répartition des exploitations en fonction de la localisation par rapport aux
habitations
Effectif Pourcentage

Dans la maison 32 91,43

Loin de la maison 3 8,57

Total 35 100

[Link]. Effectif des exploitations


L’effectif des lapins dans les exploitations est très varié : la valeur minimale est de 1, la valeur
maximale est de 145 et la moyenne est de 17,48. Pour 33 répondants, 25,71% sont dans l’intervalle] 1
à 3] ainsi que dans l’intervalle] 8,5 à 18] ; 22,86% sont supérieurs à 18 et 20% dans l’intervalle] 3 à
8,5]. On constate que l’effectif moyenne est faible et que la plupart, près de 73% des exploitations,
est inférieures à 10. Il n’a donc pas d’investissement (voir tableau XVI).

43
Tableau XVI: répartition des exploitations en fonction de l’effectif
Nombre Pourcentage

Répondant 33 94,28

non répondant 2 5,71

] 1 à 3] 9 25,71

] 3 à 8,5] 7 20

] 8,5 à 18] 9 25,71

> 18 8 22,86

Total 35 100

[Link]. Matériels de construction


Le matériel de construction est constitué de divers éléments: l’ensemble ciment et bois pour 37,14%
des exploitations, le bois 20%, le ciment pour 8,57% et autres pour 2,86%. Le matériel de
construction est artisanal (voir tableau XVII).

Tableau XVII : Matériel de construction


matériels de construction Effectif Pourcentage

Ciment 3 8,57

Bois 7 20

Autres 1 2,86

Ciment et bois 13 37,14

Sans bâtiment 11 31,43

Total 35 100

44
[Link]. Les races de lapin utilisées
Il y a plusieurs races de lapin rencontrées lors de notre enquête dans la région de Dakar: l’Angora
vient en tête pour 48,57% ; le Géant de Flandre pour 42,86% ; la race locale pour 34,28% et le Blanc
de Bouscat pour 17,14% etc. La race locale n’est présentée que pour 5,71%. On constate donc le
choix des races étrangères par les éleveurs car elles sont plus lourdes et sont adaptées aux conditions
du milieu (voir tableau XVIII).

Tableau XVIII : Les différentes races utilisées dans les exploitations


Races utilisées Nombre de fois utilisé % par rapport à l’effectif
des exploitations

Géant de Flandre 15 42,86

Blanc de Bouscat 6 17,14

Angora 17 48,57

Néo-Zélandais Blanc 2 5,71

Race locale 2 34,28

Papillon 4 11,43

Autres 2 5,71

Hollandais 2 5,71

[Link]. Les modes d’élevage rencontrés dans les exploitations


Nous avons rencontré deux types d'élevage : l’élevage en cage et l’élevage au sol. L’élevage se fait
en cage pour 80% et le type d’agencement des cages est en flat-deck pour 60% (voir tableau XIX).

45
Tableau XIX : Répartition des exploitations en fonction du mode d'élevage
modes d'élevages Nombre % par rapport à l’effectif des exploitations

au sol 7 20

en cage 28 80

Total 35 100

TYPE D’AGENCEMENT DES CAGES

flat-Deck 7 20,00

batterie 10 28,57
superposée

Sans agencement 18 51,42

[Link]. L’alimentation et l’abreuvement


Concernant l’alimentation, elle est composée d’aliments industriels et non industriels. Les aliments
industriels sont fabriqués par les Grands Moulins de Dakar (GMD) 80% et la NMA 22,85%.

L’abreuvement est assuré par l’eau de robinet pour 97,14% et d’eau de puits pour 22,86%. Les
granulés sont plus faciles à utiliser et l’eau de robinet est plus accessible.

[Link]. La période de mise en reproduction


Pour cette question nous avons 23 répondants. Cinq périodes ont été identifiées : 25,71% des
reproductions se font à 6 mois; 22,86% des cas se font en moins de 4 mois. Ce qui explique que la
plupart des éleveurs n’ont pas la base de la cuniculture (voir tableau XX).

46
Tableau XX : Répartition des exploitations en fonction de la mise en reproduction
Effectif Pourcentage

< 4 MOIS 8 22,86

A 4mois 6 17,14

A 5 mois 7 20

A 6 mois 9 25,71

> 6 mois 5 14,29

Total 35 100

[Link]. La pratique de la palpation abdominale et de la période de diagnostic


La palpation n’est pas pratiquée par tous, et ceux qui la pratiquent la font à des périodes différentes.
Dans la période comprise le plus souvent entre 10 et 15 jours après saillie, 60% des 23 éleveurs sont
favorables. Dans la période ne dépassant pas 10 jours après saillie, nous avons 5 éleveurs qui ont
répondu favorablement. Ce qui participe nettement à la sous exploitation des lapines (voir tableau
XXI).

Tableau XXI: Répartition des exploitations en fonction de la pratique de la palpation


abdominale et période de diagnostic
Nombre Pourcentage

< 10 j 5 21,74

entre 10 et 15 j 14 60,87

entre 15 et 20 j 2 8,69

>20 j 2 8,70

Total 23 100

47
[Link]. L’âge de sevrage des lapereaux
En ce qui concerne la question relative à l’âge du sevrage, 29 éleveurs ont répondu. On a deux
options : 65,71% des éleveurs font le sevrage après 30 jours, donc tardivement (voir tableau XXII).

Tableau XXII : Répartition des exploitations en fonction de l’âge de sevrage des lapereaux
Ages de sevrage Nombre Pourcentage

Ne sait pas 6 17,14

< 30 j après la naissance 12 34,29

> 30 j après la naissance 23 65,71

Total 35 100

[Link]. L’âge de mortalité des lapins


Concernant l’âge de mortalité, nous avons 25 répondants. Deux options ont été identifiées : 62,86%
des éleveurs constatent la mortalité la plus élevée avant 30 jours après la naissance (voir tableau
XXIII). Le résultat justifie le manque d’encadrement. En effet, Il n’y a que 6 soit 17,14% d’éleveurs
encadrés

Tableau XXIII: Répartition des exploitations en fonction de l’âge de mortalité des lapins
Age de mortalité Effectif Pourcentage

non répondant 10 28,57

< 30 j 22 62,86

> 30 j 13 37,14

Total 35 100

48
[Link]. L’âge de réforme des reproducteurs
La majeure partie des éleveurs (20 soit 57,14%) ne se soucie pas de l’âge de réforme des lapins. Les
15 éleveurs qui s'en soucient, le font à des âges différents : 17,14% des éleveurs à l’âge de 18 mois,
de même qu’à l’âge de 24 mois, 11,43% des éleveurs à moins de 1 an de même que après 2 ans. En
d’autres termes plus de 34% des éleveurs qui se soucient de l’âge à la réforme des reproducteurs le
font entre 18 et 24 mois (voir tableau XXIV).

Tableau XXIV: Répartition des exploitations en fonction de l’âge de réforme des


reproducteurs
Nombre Pourcentage

non répondants 20 57,14

à 1 an 4 11,43

à 18 mois 6 17,14

à 24 mois 6 17,14

> 24 mois 4 11,43

Total 35 100

[Link]. Mode de remplacement des reproducteurs


Relativement à la question mode de remplacement des reproducteurs, 21 éleveurs ont répondu. Deux
cas ont été identifiés : 45,71% des éleveurs font de l’auto renouvellement, 11,43% font de l’achat et
les 8,57% font les deux en même temps. Les 12 éleveurs qui n’ont pas répondu n’ont pas encore eu
à remplacer leurs reproducteurs (voir tableau XXV).

49
Tableau XXV : Répartition des exploitations en fonction du mode de remplacement des
reproducteurs
Remplacement Nombre Pourcentage

auto-renouvellement 16 45,71

Achat 4 11,43

les deux 3 8,57

Ne sait pas 12 34,29

Total 35 100

[Link]. Les maladies les plus fréquentes et les modes de traitement


En ce qui concerne les maladies, 28 éleveurs ont répondu. Les réponses peuvent être regroupées en
trois parties. Les 26 réponses sont favorables à la gale; les 8 sont favorables à la diarrhée et au mal de
patte et les 7 réponses sont favorables aux autres maladies. Le traitement est essentiellement
vétérinaire (voir tableau XXV).

Tableau XXV : Les Maladies les plus fréquentes et le mode de traitement


Maladies Nombre % par rapport à l’effectif des exploitations

Gale 26 74,29

Diarrhée et mal de patte 8 22,86

Autres 7 20

Traitement

Vétérinaire 32 91,43

La sous-section suivante développe l’aspect financier des exploitations.

50
2.1.3. Aspect financier
Cette partie nous permettra d’estimer la rentabilité de la cuniculture.

[Link]. Coût de bâtiment et du coût du matériel d’installation


Sur le plan financier, peu d’éleveurs (moins de 10) se soucient d’évaluer le coût de leurs bâtiments et
de leurs matériels d’installation. Le coût des bâtiments et des matériels d’installation sont variables.

Concernant le bâtiment, le coût minimum est 3000F Cfa, le coût maximum est 650000F Cfa et la
moyenne est de 218285,70F CFA (voir tableau XXVI)

Le coût unitaire de la cage varie de 1200F CFA à 50000 F CFA avec une moyenne de 13587,56F
CFA.

Le coût unitaire des mangeoires varie de 1000F CFA à 2500F CFA avec une moyenne de 1650F
CFA.

Le coût des abreuvoirs varie entre 500F CFA et 2500F CFA avec une moyenne de 1380F CFA.

Le coût unitaire du nid varie entre 100F CFA et 2500F CFA avec une moyenne de 1466,66F CFA
(voir tableau XXVI).

51
Tableau XXVI : répartition en fonction des coûts des bâtiments et des matériels d’installation
Eleveurs coût de CU cage en F CU mangeoire CU CU nid en F
bâtiment en Cfa en F Cfa abreuvoir Cfa
F Cfa F Cfa

1 100000 7500 1500 2500 100

2 3000 1200 2500 1500 1800

3 25000 5000 1500 500 2500

4 100000 5000 1000 1200

5 50000 12500 1200 1200

6 650000 12500 2200

7 600000 15000

8 50000

Moyenne 218285,71 13587,5 1650 1380 1466,67

écart- 280503,54 15437,56 582,24 725,95 1234,23


type

Minimal 3000 1200 1000 500 100

Maximal 650000 50000 2500 2500 2500

[Link]. Le coût des aliments


Le prix de l’aliment varie d’une société à une autre et même d’un vendeur à un autre.

52
Pour le GMD, le prix au Kg varie entre 80F CFA à 350F CFA avec une moyenne de 187,48F CFA
pour 25 répondants.

Pour NMA, le prix varie entre 250F CFA et 300F CFA avec une moyenne de 275F CFA pour 3
répondants.

Concernant la fane d’arachide et autres aliments non industriels le prix varie entre 10F CFA et 250F
CFA le Kg avec une moyenne de 200F CFA pour 3 répondants (voir tableau XXVII

53
Tableau XXVII : Le coût des aliments utilisés
GMD NMA (en F non
CFA) industriel (
Prix (en F Fréquence en F CFA)
CFA) /Kg

1 80 1 250 100

2 100 1 300 250

3 130 1 275 250

4 140 1

5 142 1

6 150 2

7 175 3

8 200 8

9 225 3

10 240 1

11 280 1

12 350 1

Moyenne 187.48 275 200

Minimum 80 250 100

Maximum 350 300 250

54
[Link]. Coût du traitement
Le coût de traitement est variable de 150 et 500F CFA par injection avec une moyenne de 269,23F
CFA pour 26 répondants (voir tableau XXVIII).

Tableau XXVIII : Répartition des exploitations en fonction du coût du traitement


Prix unitaire (en F CFA)/ injection Effectif

1 150 1

2 200 2

3 250 17

4 300 3

5 400 2

6 500 1

Moyenne 269.23

Minimum 150

Maximum 500

[Link]. Le prix de vente des lapins


Le prix de vente des lapins varie en fonction des races, de l’âge et des éleveurs. Le prix est plus élevé
chez le Géant de Flandre avec 10950F CFA en moyenne pour les jeunes et 13642,85F CFA en
moyenne pour les adultes. Il est moins élevé chez le Blanc de Bouscat 1500F CFA en moyenne pour
les jeunes et 3000F CFA en moyenne pour les adultes (on a un seul répondant) et la race locale
1750F CFA en moyenne pour les jeunes ( on a deux répondants avec un minimum de 1500F CFA et
un maximum de 2000F CFA) et 3250F CFA en moyenne chez les adultes ( 4 répondants , minimum
de 3000F CFA et maximum de 3500F CFA) (voir tableau XXIX).

55
Tableau XXIX: Coût de vente des lapins jeunes en F CFA
Géant de Blanc de Angora Race locale Hollandai
Flandre Bouscat s

1 16250 1500 7500 1500 2500

2 10000 2000 2000

3 10000 3000

4 12500 2000

5 6000 3500

6 2500

7 4000

8 5000

Moyenn 10950 1500 3687,5 1750 2500


e

Minimal 6000 1500 2000 1500 2500

Maximal 16250 1500 7500 2000 2500

56
Tableau XXIX bis: Coût de vente des lapins adultes en F CFA
Géant de Blanc de Angora Race locale Hollandai
Flandre Bouscat s

1 10000 3000 10000 3000

2 15000 3500 3000

3 3000 7500 3500

4 10000 7500 3500

5 12500 7500

6 30000 4000

7 15000 5000

8 15000

Moyenn 13642.86 3000 7500 3250


e

Minimal 3000 3000 3500 0 3000

[Link]. Le prix du Kg de lapin et le gain par mois des éleveurs


Le prix de vente par Kg varie entre 2600F CFA et 5000F CFA avec une moyenne de 3700F CFA. Le
gain par mois varie entre 15000F CFA et 200000F CFA et une moyenne de 81666,66F CFA (voir
tableau XXX). Il faut noter qu'au Sénégal il n'est pas de tradition de communiquer ce que l'on gagne
en termes d'argent.

57
Tableau XXX : Le prix au Kg et le gain par mois (en F CFA)
prix de vente au Kg gain/ mois

1 5000 30000

2 3500 15000

3 2600 200000

Moyenne 3700 81666.67

[Link]. Etude de rentabilité


Nous allons prendre pour chaque variable la modalité la plus fréquente et le prix moyen.

58
Tableau XXXI : Dépenses d’investissement, renouvellement et amortissement

Rubriques Dépenses d'investissement Du Renouvel Amortissemen


rée lement t
de
Quant Prix Montant vie année 2
ité Unitaire

Bâtiment 0

Cage-mère 1 18084,17 18084,17 4 4521,04


avec boite de
nid

cage mâle 0 13587,5 0 4 0

Cages à 2 13587,5 27175 4 6793,75


l'engrais

Nombre 1 7500 7500 2 7500 3750


reproducteurs

Mangeoires 3 1650 4950 2 4950 2475

Abreuvoirs 3 1380 4140 2 4140 2070

Total 61849,17 16590 19609,79

Pour l’alimentation, nous allons considérer les paramètres indiqués dans le tableau XXXII;

59
Tableau XXXII : l’alimentation

Rubriques Quantités (g/j)


jeune à l'engrais (de 4 à 12 semaines) 130
femelle allaitante + sa portée (sevrage à 4 semaines) 380
mère/ jour (entre sevrage et mise bas) 1400

Le tableau XXXIII montre la charge d’exploitation, le tableau XXXIV le fond de roulement et le


tableau XXXV la dépense prévisionnelle, le tableau XXXVI les recettes prévisionnelles et le tableau
XXXVII le bilan général.

Tableau XXXIII : Charge d’exploitation

Montant

Rubrique quantité PU an 1 an 2 an 3 an 4

aliment 486,1 187,48 91130,28 91130,28 91130,28 91130,28


pour 1 an

Abreuvem 493,6 6,84 3376 3376 3376 3376


ent

vétérinaire 11,36 269,23 3059,43 3059,43 3059,43 3059,43

abattage 8 150 1200 1200 1200 1200


entretien

Total 98765,72 98765,72 98765,72 98765,72

60
Tableau XXXIV : Fond de roulement

Rubrique PU Quantité Total

aliment/ CP 187,48 153,92 28857,92

Eau 4,33 120 519,55

Vétérinaire 269,23 11,36 3059,43

abattage /entretien 150 4 600

Total 33036,9

Tableau XXXV : Dépenses prévisionnelles


année 1 année2 année 3 année 4

investissement 61849,17

renouvellement 16590

dépenses 98765,72 98765,72 98765,72 98765,72


d'exploitation

amortissement 19609,79 19609,79 19609,79 19609,79

fond de 33036,9
roulement

Total 213261,58 134965,51 118375,51 118375,51

61
Tableau XXXVI : Recette prévisionnelle

PU F montant
rubrique quantité
CFA année 1 année 2 année 3 année 4

carcasse 163,2 3700 603840 603840 603840 603840

Tableau XXXVII : Bilan général

rubrique montant

année 1 année 2 année 3 année 4

Recette moyenne 603840 603840 603840 603840


/CM/an

dépense /CM/an 213261,58 134965,51 118375,51 118375,51

marge 390578,42 468874,49 485464,49 485464,49


bénéficiaire
/CM/an

VAN (taux 0%) 1830381,89

Si le prix du Kg d’aliment est 150F CFA et le prix du Kg de carcasse est 1700F CFA , ce sera
toujours rentable (voir tableau XXXVIII)

62
Tableau XXXVIII : Sensibilité du projet
prix d'aliment (F Prix de la carcasse nombre de femelle VAN
CFA / Kg) (F CFA /Kg)

187,48 1950 1 687981,89

125 1600 1 590600,26

150 1300 1 342304,13

187,48 1300 4 263661,89

[Link]. Les projets d’extension des éleveurs


Concernant les projets d’extensions, 28 éleveurs ont répondu. Trois projets d’extension ont été
déclares. L’augmentation du nombre de femelle est citée par 85,71% des éleveurs, l’augmentation
de la clientèle par 82,86% des éleveurs et la construction de bâtiment pour 77,14% des éleveurs (voir
tableau XXXVIII).

Tableau XXXIX: Projet d'extension


Nombre % par rapport à l’effectif total

Répondants 28 80

non répondants 7 20

Bâtiments 27 77,14

nombre femelles 30 85,71

Clientèle 29 82,86

63
2.2. Les producteurs et les vendeurs de matériels cunicoles
Les menuisiers métalliques et ébénistes sont les principaux fabricants de matériels cunicoles.

Par ailleurs, lors de la foire des produits agricoles au Centre International de Commerce et d’Echange
du Sénégal (CICES) du mois de Février 2011, on a pu rencontrer un vendeur de matériels cunicoles.
Il est représentant de la société TECHNO AVI. Cette société n’est pas spécialisée dans la vente de
matériels cunicoles, elle vend surtout des matériels avicoles et des matériels de transformation du lait
et du fruit. Son siège se trouve à Nord Foire.

Les matériels cunicoles proviennent de l’Italie. Ils sont variés : cage d’accouplement, clapier lapin
mâle, clapier production plus engraissement (16 à 20 lapins), cage d’engraissement de 32 box et cage
pour 12 femelles… les prix varient de 45000 à 596000F CFA. Ils ont projeté de fabriquer des
matériels locaux.

2.3. Les bouchers


On a interrogé plus d’une douzaine de bouchers dans les marchés, supermarchés et supérettes, mais la
plupart d’entre eux ne vendent pas de la viande de lapin. Seuls quatre bouchers de lapin ont été
identifiés dans quatre supermarchés.

Les bouchers vendent aussi de la viande de bœuf, de mouton et de la volaille, etc. Ils ont fait en
moyenne 25 ans de service. Les fournisseurs sont locaux et quelques fois étrangers. La périodicité
est hebdomadaire et semi hebdomadaire. La quantité va de moins d’une douzaine à trois douzaines.
Le coût du transport est à la charge du fournisseur. L’inspection vétérinaire n’est pas de règle. La
clientèle est variable, il y a des nationaux et des expatriés (voir tableau XL).

Le prix de vente moyen est de 5230F CFA au Kg et le prix d’achat est de 2600F CFA (voir tableau
XXXIX).

64
Tableau XL : Les prix de la viande de lapin ( en F CFA)
Minimum 3790

PV au Kg Maximum 6000

Moyenne 5230

PA au Kg 2600

2.4. Les transformateurs


Les transformateurs concernent les hôtels, les restaurants et les fast-foods. Une enquête a été menée
auprès des responsables de ces structures mais on n’a pas rencontré des utilisateurs de lapin. Les
raisons principales sont l’absence ou la faible demande et quelques fois l’absence de fournisseurs.

2.5. Les consommateurs


Les consommateurs constituent le dernier maillon de la filière. L’enquête consommateurs à Dakar a
eu pour cible différentes couches de la population.

2.5.1. Identification des consommateurs


L’enquête a concerné 76 consommateurs habitant dans divers endroits de la région de Dakar.

[Link]. Lieux visités pour interroger les consommateurs


On a eu à visiter 6 lieux. 62,66% des interrogés sont à l’UCAD, 10% à Fann, 8% à Angle Goumbeu,
6,66% au Soumbédioune et les autres a la Cité vétérinaire et à Diack Sao (voir tableau XLI).

65
Tableau XLI : Répartition des consommateurs en fonction des lieux de visite
Effectifs Pourcentages

UCAD 47 62,67

Fann 8 10,67

Soumbedioune 5 6,67

cité vétérinaire 4 5,33

Diack sao 3 4

Angle goumbeu 6 8

Total 76 100

[Link]. Sexe des consommateurs


Concernant le sexe 77,63% des consommateurs (interrogés) sont des hommes (voir tableau XLII).

Tableau XLII : Répartition des consommateurs en fonction du sexe


Sexe Effectifs Pourcentages

Masculin 59 77,63

Féminin 17 22,37

Total 76 100

[Link]. Religions des consommateurs


Deux religions sont concernées: l’Islam 74,67% et le Christianisme 25,33%. Cela s’explique par le
fait que les 95% des sénégalais sont des musulmans (voir tableau XLIII).

66
Tableau XLIII : Répartition en fonction de la religion
Religions Effectifs Pourcentages

Musulmane 56 74,67

Chrétienne 19 25,33

Total 76

[Link]. Nationalité des consommateurs


En ce qui concerne la question sur la nationalité, nous avons 71 répondants soit 93,42%. Les 84,21%
sont des sénégalais et les 9,21% des expatriés (voir tableau XLIV).

Tableau XLIV: Répartition des consommateurs en fonction de la nationalité


consommateurs Effectif Pourcentage

Sénégalais 64 84.21

Expatriés 7 9.21

non répondants 5 6.58

Total 76 100.00

[Link]. Professions.
Pour 72 répondants sur 76 ; nous avons 67,11% des consommateurs qui sont des étudiants. Viennent
ensuite les tailleurs, les commerçants et les enseignants, etc. Cela est lié aux sites choisis pour les
études.

2.5.2. Comportements des consommateurs vis-à-vis du lapin de chair


Le comportement des consommateurs vis-à-vis du lapin de chair est varié. Sur les 76 répondants,
89,47% connaissent le lapin et 42,11% ont mangé le lapin au moins une fois.
67
Tableau XLV: Répartition des consommateurs en fonction de l’occasion et de la modalité
d’approvisionnement de lapin

Effectifs Pourcentages

Réponses favorables 32 42,11

Réponses non favorables 44 57,89

repas familial 16 21,05

invitation/ fête 16 21,05

Total 76 100

Don 16 51,61

Achat 10 32,26

Elevage 5 16,13

Total 31 100

Il y a deux occasions pour la consommation de lapin : 21,05% des consommateurs par invitation ou
fête et 21,05% par repas familial. Concernant la modalité d’approvisionnement, nous avons trois
modalités : 51,61% des consommateurs sous forme de don, 32, 23% sous forme d’achat et 16,13%
sous forme d’élevage. Cela montre que le lapin existe au Sénégal mais ne fait pas partie du
comportement alimentaire des sénégalais (voir tableau XLV).

Pour les 45 interrogés qui n’ont pas mangé du lapin, la cause de la non consommation est variée :
difficulté d’approvisionnement 25% ; habitude alimentaire 23,68% ; puis viennent l’absence
d’information, interdiction et tabou etc. (voir tableau XLVI). Il faut noter que la chair la plus
habituelle pour la consommation et la plus facile à avoir est le poisson.

68
Tableau XLVI : Causes du non consommation de lapin

Effectifs Pourcentages par rapport à l’effectif des


consommateurs

Habitude alimentaire 18 23,68

Mauvais goût 2 2,63

Interdiction et tabou 3 3,95

Difficulté 19 25
d’approvisionnement

Absence d’information 8 10,53

Autres 7 9,21

[Link]. Appréciation de la viande de lapin de chair


Concernant l’appréciation de la viande de lapin de chair, nous avons 39,47% des consommateurs qui
ont apprécié la viande de lapin à cause du bon goût ; et 11,84% des consommateurs à cause de la
préparation facile. Ces modalités sont des atouts du lapin (voir tableau XLVII).

Tableau XLVII : Répartition en fonction de l’appréciation de la viande de lapin de chair


Nombre Pourcentage

Bon goût 30 39,47

Préparation facile 9 11,84

Autres 9 11,84

69
[Link]. Connaissance des consommateurs de lieux d’élevage ou de vente de lapin de chair
Les consommateurs qui connaissent des élevages de lapins sont représentés par 64,47% alors que la
connaissance de lieux de vente de viande de lapin est représentée par 18,42%. Ce qui prouve
l’existence de lapins à travers le Sénégal (voir tableau XLVIII).

Tableau XLVIII: Répartition des consommateurs en fonction de la connaissance de lieux


d’élevage ou de vente de lapin de chair
Effectifs Pourcentages

Connaissance élevage 49 64,47

Connaissance vente viande de lapin 14 18,42

Total 76 100

[Link]. Place de la viande de lapin dans le choix des consommateurs


Pour la question relative à l’acceptation de la viande de lapin par les consommateurs, le lapin est
choisi 40 fois devant le porc qui est choisi 10 fois seulement. Mais lorsqu’on s’intéresse à la viande
favorite, le lapin est choisi par 0,13% de ses consommateurs et vient donc en troisième position
derrière le poulet (0,48) et le mouton (0,42) dans le classement des viandes domestiques par ordre de
préférence des consommateurs (Voire XLIX).

70
Tableau XLIX : Place du lapin dans les viandes domestiques
Ordre de Nombre de Réponses favorables Moyenne Classemen
préférence réponses au rang 1 t

Mouton 69 29 0,42 2

Chèvre 57 6 0,11 4

Bœuf 59 2 0,03 5

Poulet 66 32 0,48 1

Canard 45 0 0 Non classé

Chameau 41 1 0,02 6

Lapin 40 5 0,13 3

Porc 10 0 0 Non classé

[Link]. Propositions pour l’augmentation de la consommation de la viande de lapin


Un effectif de 61 consommateurs a fait des propositions qui pourraient augmenter la consommation
de lapin de chair. Trois propositions ont été enregistrées. Il s’agit de l’approvisionnement facile pour
39 propositions ; l’information pour 21 propositions et la diminution de prix 18 propositions. Ce qui
traduit que la demande est là (voir tableau L).

71
Tableau L: Répartition en fonction des propositions pour l’augmentation de la consommation
de lapin de chair
Propositions Effectifs Pourcentages par rapport à l’effectif des
consommateurs

Information 21 27,63

Diminution Prix 18 23,68

Approvisionnement 39 51,32
facile

Total 76 100

72
CHAPITRE 3 : DISCUSSION ET RECOMMANDATIONS

Ce chapitre permet d’exploiter les résultats des études de filière à travers la discussion avec les
résultats de l’an 2000, de 2007 au Sénégal et dans la sous région et de donner des recommandations.

3.1. Discussion des Résultats


Les résultats de l’étude de filière permettent de comprendre les aspects de la production, de la
commercialisation et de la consommation ; de connaître les circuits de distribution, et d’analyser le
marché du lapin de chair à travers l’offre, la demande et le prix du lapin de chair.

3.1.1. Les producteurs


Les producteurs regroupent les éleveurs, les producteurs d’aliments, les producteurs de médicaments
vétérinaires, les vétérinaires et les fabricants et les vendeurs de matériels cunicoles.

[Link]. Les éleveurs

[Link].1. Identification des éleveurs


Il ressort de cette enquête que les éleveurs sont pour la plupart des hommes, musulmans et qui n'ont
pas eu de formation en cuniculture. Ils n'utilisent pas de mains d'ouvre si non familial. Ils sont
motivés par le loisir / plaisir et la source de revenu. Ils élèvent d'autres animaux comme la volaille et
les petits ruminants. Depuis 2005, l'élevage cunicole connait une augmentation, mais les catégories
socioprofessionnelles de ces éleveurs sont dominées par les ouvriers puis les éleveurs et les élèves.

En Cote d'Ivoire les cuniculteurs sont de deux catégories: les propriétaires investisseurs (61,3%) et les
propriétaires éleveurs (38,7%) . Pour les premiers la gestion est confiée à un ou deux employés
assurant la gestion technique de la ferme et jouent en même temps le rôle d'éleveurs. Parmi ces
employés, 26,3 ont reçu une formation sur la conduite d'élevage cunicoles. Le reste a eu une
connaissance sur le terrain. Les propriétaires éleveurs associent la volaille, employant des techniciens
qui sont tous formés (16%).

[Link].2. Aspects zootechnie et alimentaires


Il ressort de cette enquête que la cuniculture au Sénégal est encore au stade familial. Les exploitations
se trouvent non loin des habitations humaines voire même dans les habitations. Les races exotiques
sont les plus utilisées par les éleveurs. L'effectif moyenne est de 17,48; La connaissance de la

73
pratique de la cuniculture est faible voire insignifiant. Le choix des reproducteurs se fait au hasard.
La reproduction se fait par accouplement. Le rythme de reproduction est faible. Le diagnostic de
gestation n’est pas pratiqué par tous et se fait le plus souvent entre 10 et 15 jours. La boîte de nid
n’est pas le plus souvent utilisée. La séparation des cages (cage mâle , cage femelle et cage à
l’engrais) n’est pas respectée par la plupart des éleveurs. L’aliment est en grande partie industriel,
mais n’est pas spécifique au lapin pour l’essentiel. Le rationnement n’est pas à l’ordre du jour.
L’eau de robinet est la plus utilisée pour la boisson. Il n’y a presque pas de fiches dans les
exploitations. Ce qui prouve les résultats trouvés en l'an 2000 (N'TEME ELLA, 2000). Cependant,
en Cote d'Ivoire et au Maroc, les résultats sont très différents (BARKOK A.;1985). En effet en Cote
d'Ivoire les exploitations sont de trois types en fonction du nombre de lapines mères: 22,5% sont des
élevages familiaux avec une à dix lapines mères, de même que semi-commerciaux avec 11à 20
lapines mères et en fin 65% industriel avec plus de 20 lapines mère. Les races sont hybrides et sont
des produits de croisement entre races exotiques ( Californien, Néo-Zélandais, Bélier Français, etc.)
et race locale . Le bâtiment sont construits à partir de ciment (38,7%), de bois (16,2) et de la
combinaison ciment fer et bois (45,1%). Le mode d'élevage élevage est l'élevage en cage. Les cages
sont fabriquées à partir de grillage (77,5%) ou de l'association grillages et bois (22,5%). Il y'a
plusieurs types agencements: flat-deck (71%), plan incliné (6,4%) et plan superposé (22,6%). Les
mangeoires, les boîtes à nid et l’abreuvoir sont rudimentaires, sauf pour 13% des abreuvoirs.
L'aliment granulé est distribué (87%). L'âge de la première saille se situe à 3 mos pour la femelle et
trois mois et demi pour le mâle, mais 13% des éleveurs ne savent pas la date de la première saillie.
19,5% des éleveurs ne font pas la palpation abdominale pour le diagnostique de gestation. Et le reste
le fait le plus souvent entre 10 et 15 jours (TANO K.J.; 2002). Au Bénin, selon la typologie de
CECURI: 75% des exploitations sont familiales (1 à 10 lapines mères), 13 sont semi-commerciales
(11 à 20 lapines mères) et 10% industrielle ( plus de 20 lapines mères). 70% des élevages sont en
cages. L'aliment industriel est sous forme de farine. les éleveurs complètent le rationnement avec du
fourrage. 20,6% des éleveurs font leur propre composions (GNANDJI A.;1998).

Au Maroc, les races comme le Californien et le Néo-zélandais sont utilisées. Il y a un investissement


sur les locaux : maternité renfermant des cages individuelles équipées chacune d’un système
d’abreuvement à tétine, d’une trémie et d’une boite à nid (pour les femelles). Chaque cage est
numérotée et comporte une fiche d’élevage. Les batteries d’engraissement sont compactes : chaque
cage équipée d’un abreuvoir à godet et d’une trémie, sert à l’engraissement de huit lapereaux soit
l’équivalent d’une portée moyenne. La maternité est équipée si possible d’un chauffage d’ambiance.
L’alimentation est composée d’aliments commerciaux complets. (BARKOK A., 1992).

74
[Link].3. Aspects sanitaires
Les maladies les plus fréquentes sont la gale et la diarrhée. La mortalité avant sevrage est la plus
fréquente. Cela confirme les travaux de (N'TEME ELLA G.;2000). En Cote d'Ivoire Les maladies
les plus fréquentes sont la diarrhée, la gale des oreilles, l'abcès plantaires, l'aspergillose la
colibacillose et la salmonellose. La mortalité est plus élevée tout juste après le sevrage (TANO K.J.;
2002).

Le traitement vétérinaire est exclusivement utilisé, contrairement en l'an 2000 où le vétérinaire n'est
consulté qu'occasionnellement (N'TEME ELLA G.;2000). Cependant, au Maroc en 1985 les
résultats sont identiques puisse que la couverture médicale est régulière (BARKOK A., 1992).

[Link].4. Aspects commerciaux financiers


Il ressort de cette enquête que la plupart des éleveurs n'on pas de clientèles potentielles comme le les
supermarchés, les hôtels et les restaurants. Au niveau des exploitations, le prix de vente des lapins
varie en fonction des races, de l’âge. Le prix de vente par Kg varie entre 2600F CFA et 5000F CFA
avec une moyenne de 3700F CFA. Ce ci contredit les résultats de l'an 2000 où le prix varie en
fonction des souches, de la localité, etc... En effet en zone urbaine les lapins de race qui coûtent entre
4500 à 6000F CFA / Kg vif, alors que le lapin ordinaire est vendu à 2300 à 3000F CFA / Kg vif. Au niveau
des fermes les prix pratiqués à la ferme de l’EISMV sont standards et homogènes : 3000F CFA par Kg de
carcasse (lapin traité). (N’TEME ELLA G. S., 2000). Et pourtant des études ont montrés que les Hôtels
sont généralement des clients fixes qui ont passé un accord formel d’approvisionnement avec des
aviculteurs. Ils exigent beaucoup de conditions à remplir : poids des poulets, âge des poulets,
présentation (généralement carcasses emballées, éventuellement). Selon certains éleveurs, les hôtels
et les restaurants restent de bons payeurs (SANE). En Cote d'Ivoire, 42% des éleveurs signent des
contrats avec les supermarchés, des hôtels et des restaurants. Chez les éleveurs, le kilogramme de
lapin coûte 2 200 à 2 800f CFA, le lapin vif coûte 3 400 à 4 000 f CFA (TANO K.J.; 2002) .

Au supermarché prix varie entre 3 800 à 4 000 f CFA le Kg.

Il faut noter que la plupart des éleveurs ne connaissent pas leur comptabilité, ce qui rend difficile la
connaissance de leur bilan et de juger la rentabilité de leurs exploitations. Cependant, sur la base du
bilan stimmé basé sur la fréquence la plus élevée et la moyenne de la modalité, on peut dire que a
cuniculture est rentable même à l'état familial. En effet pour une lapine mère, on peut avoir une
bénéficière de 390 578 f CFA dés l'an 1 soit 32 550 f CFA par mois, alors que la dépense DDE l'an 1
est de 213 261 f CFA. Ce qui veut dire que pour 4 lapines -mères, on peut avoir jusqu'à 130 200 f
75
CFA ( les frais du mâle reproducteurs ne sont pas connétablies). Ces résultats sont identiques à ceux
trouvés en l'an 2000 (N'TEME ELLA G.;2000).

[Link]. Les producteurs d’aliments, de médicaments vétérinaires et les vétérinaires


Il s’agit de trois entités du secteur en amont de la filière cunicole. Néanmoins, dans ce travail, une
enquête détaillée n’a pas été effectuée à leur endroit. Toutefois on a remarqué qu’il y a deux
producteurs d’aliments les Grands Moulins de Dakar (GMD) et la Nouvelle Minoterie Africaine
(NMA). Mais ce sont les granulés des petits ruminants qui sont utilisés le plus souvent par les
éleveurs puisse que seul les GMD fabriquent les granulés spécifiques au lapin et c'est trop cher. En
Cote d'Ivoire, il existe deux firmes industrielles qui fabriquent des aliments granulés pour lapin
(TANO K.J.; 2002).

Quant aux vétérinaires, ils sont consultés par les éleveurs de lapin malgré leurs petits effectifs de
cheptel. Ce qui s'oppose aux les résultats trouvés en l’an 2000 par N’TEME ELLA. C’est donc une
évolution de la cuniculture au Sénégal.

Les médicaments utilisés sont les mêmes que chez les petits ruminants mais les quantités sont
fortement diminuées.

[Link]. Les fabricants et les vendeurs de matériels cunicoles


Il y a aussi des menuisiers ébénistes et métalliques qui fabriquent des cages de lapins, mais ces cages
ne respectent pas les normes zootechnies.

On a eu une entreprise de vente de matériels cunicoles. Ce qui n’existait pas en l’an 2000 d’après les
travaux de N’TEME ELLA.

3.1.2. Les transformateurs


Les transformateurs sont entièrement présentés par les bouchers qui vendent du lapin. Ils ne sont pas
nombreux et ils sont dans les supermarchés, ce qui présente une régression par rapport à l'an 2000.
D’après N’TEME ELLA, dans la zone du centre-ville, la viande de lapin se vend dans la boucherie et
les supermarchés alors qu’au niveau des quartiers, elle s’achète sur commande dans les épiceries. En
2007 des études ont montré que les restaurants et les hôtels font partie de la clientèle directe de
certains éleveurs cunicoles et sont parfois les seuls clients de certains d'entre eux. Le plat de lapin y
est vendu au prix moyen de 7500F CFA. Le lapin est soit présenté sous forme de grillade, en soupe
ou encore en rillettes ( GUINDJOUMBI S. ; 2007). En Cote d'Ivoire il n'y pas de point de vente
76
spécialisé de la viande de lapin. Les consommateurs s'approvisionnent auprès des supermarchés ou
des éleveurs. 42% des éleveurs signent des contrats avec les supermarchés, des hôtels et des
restaurants (TANO K.J.; 2002).

3.1.3. Les consommateurs


A l’issue de cette enquête, on a constaté que la consommation du lapin est médiocre avec 40,79%.
Les raisons de cette faible consommation sont la difficulté d’approvisionnement, l’habitude
alimentaire et l’absence d’information principalement. D'après SANE, La viande de bœuf est perçue
par les acheteurs comme étant la viande la plus facile à trouver (96,9%) sur le marché dans la région
de Dakar. Ensuite, vient la viande de mouton (6,3%) puis celle du poulet (3,1%). Mais ces travaux
n'ont pas prix en compte la chair de poisson qui est pour la plus facile à trouver dans les régions
comme Dakar, Thiès, Saint-Louis...Malgré cette faible consommation de lapin, on a une
augmentation par rapport à l’an 2000 (29,5 pour cent), (N'TEME’ELLA, 2000). Ceux qui ont déjà
consommé du lapin apprécient le lapin à cause de son bon goût et de sa préparation facile. D'après
SANE, La viande de bœuf (65,6%) offre la plus grande facilité de cuisson. Elle est suivie par celle du
poulet (21,9%). En revanche, la viande de mouton (9,4%) et celle des autres espèces (chèvre et porc)
connaissent une forte difficulté de cuisson. Il faut noter que la cherté n'est pas évoquée par les
consommateurs , mais la chair de lapin (5230f CFA chez les bouchers) est beaucoup plus chère que
les autres viandes. En effet le kg de poulet (1826F CFA) coûte moins cher que celui de bœuf (2109f
CFA) encore moins que celui de la viande de mouton (2448f CFA) et de chèvre (2583f CFA). Le
porc qui est interdit aux musulmans (95% de la population du Sénégal) coûte 1108f CFA le Kg
(SANE; 2010).

Lorsqu’on classe les viandes domestiques en fonction de l’intention des consommateurs, la viande de
lapin vient en septième position devant le porc et après le mouton, le poulet, le bœuf, la chèvre, le
canard et le chameau. Mais lorsqu’on classe les viandes domestiques en fonction de la viande
préférée, le lapin vient en troisième position derrière le poulet et le mouton.

3.1.4. Diagramme de la filière lapin de chair


Les enquêtes ont révélé que la filière lapin de chair est composée de deux secteurs : le secteur en
amont composé des producteurs et le secteur en aval composé des bouchers et des consommateurs
(voir figure 6). Notons dans le secteur en amont, l’absence des organismes financiers, des
fournisseurs de matériels animal et de l’Etat ; et dans le secteur en aval l’absence d’intermédiaire et
des transformateurs.
77
Producteurs Producteurs Docteurs Producteur
de et vétérinaire s
fournisseurs s d’aliments
médicaments

Secteur en amont
de matériels et
vétérinaires
cunicols détaillants

ELEVEURS

Secteur en aval
BOUCHERS

CONSOMMATEURS

Figure 5: Diagramme de la filière lapin de chair

3.2. RECOMMANDATIONS
Les recommandations s'adressent aux acteurs capables d'agir de manière constructive pour
l'amélioration de la filière cunicole au Sénégal. Les acteurs sont les producteurs, les transformateurs,
les bouchers et l'État.

78
3.2.1. Recommandations aux producteurs

[Link]. Recommandations aux cuniculteurs


Quelque soit le type: familial ou moderne, la cuniculture peut se développer au Sénégal. Mais des
efforts doivent être faits par les éleveurs.

[Link].1. Organisation
Les multiples problèmes que partagent les éleveurs : faible productivité, manque de clientèle
potentielle et manque de financement, montrent que les éleveurs doivent s’organiser. Cette
organisation se fera dans l’intérêt de la modernisation, de la facilité aux financements et de
l’obtention facile des données statistiques.

[Link].2 Modélisation
La modélisation se fera de deux manières selon le type de l’exploitation. Pour les exploitations
familiales, on propose l’amélioration et pour les exploitations non familiales on propose la
modernisation. Quelque soit le type, la modélisation se fera à trois niveaux : sur le bâtiment et le
matériel d’installation, sur le matériel animal, sa reproduction ainsi que son alimentation et sur le
contrôle technico-économique.

[Link].2.1 L’amélioration de la cuniculture familiale

[Link].2.1.1. Bâtiment et matériels d’installation


Concernant les bâtiments, les éleveurs doivent penser à l’aération et à la lutte contre la pluie, le soleil
et les prédateurs etc. En zone rurale, un bâtiment en ciment ou en bois peut faire l'affaire. Mais en
zone urbaine, le plus souvent, ceci n’est pas possible. Pour pallier l’absence de bâtiment, on doit
combler les failles à travers les cages.

Concernant les cages, elles peuvent être en bois. On doit penser à l’évacuation des déchets. Un fond
en grillage métallique dont le diamètre minimal du fil est de 2,2 à 2,5 mm pour les adultes et de 1,8
à 2,5 mm pour les jeunes à l'engraissement et dont les mailles font 13 mm, est satisfaisant. Un tiroir
mouvant doit permettre la récupération des déchets. Ce tiroir doit être nettoyable et désinfectable.
L’exploitation peut renfermer une cage mâle, 4 cages mères et 4 cages à l’engrais. L’agencement en
plan superposé économiserait beaucoup plus d’espace.

79
Ils doivent penser à l'installation de la boîte de nid pour chaque reproductrice.

[Link].2.1.2. Matériel animal, reproduction et alimentation


Les races de grand format ou de format moyen et plus ou moins résistantes aux climats sont plus
avantageuses. On peut envisager de prendre des croisées.

L’alimentation peut se faire à base de granulés de lapin, à défaut des granulés de petits calibres
destinés aux petits ruminants ou même de mélange d’aliments. Le mélange de 4/5 de tourteau
d’arachide et de 1/5 de farine de maïs est possible. L’alimentation sera complétée par des complexes
minéral-vitaminés comme la pierre à lécher ou le Olivitasol.

Quant à la reproduction, la mise en reproduction peut se faire à partir de 5 mois, la palpation à partir
de 10 jours après la saillie, la saillie suivante à partir de 15 jours en cas de non gestation et 20 jours
de la lactation en cas de gestation et le sevrage à 28 jours.

[Link].2.1.3. Contrôle technico-économique


L’utilisation de fiches collectives sera nécessaire : une fiche d’élevage, une fiche de santé et une fiche
de gestion.

La fiche d’élevage collective permet de faire rapidement des calculs de taux de mise bas, de taux de
fertilité, de taux de mortalité naissance-sevrage, d’apprécier la prolificité de l’élevage et autres.

La fiche de santé permet de connaître les maladies, les traitements et les prophylaxies.

La fiche de gestion permet de suivre les dépenses de l’élevage.

[Link].2.2. La modernisation

[Link].2.2.1 Le bâtiment et les matériels d’installation


Etant donné le climat tropical qui règne au Sénégal, les bâtiments de type semi-plein seront les mieux
adaptés. Ils peuvent prendre la forme d’un poulailler. En milieu rural, on peut utiliser des bâtiments
en ciment ou en bois avec des plafonds en paille ou en ardoise. En milieu péri-urbain, on peut utiliser
des bâtiments en ciment avec des toits en aluminium ou en ardoises. L’aération se fera grâce à des
entrées d’air basses et des entrées d’air hautes et des sorties d’air hautes. Les déjections seront
stockées dans une fosse de profondeur 0,8 m la place d’évacuation sera distante de la place de

80
stockage de 1 m environ. Le magasin devra être loin des déjections. Des auvents de 0,7 à 0,8 m sont
à prévoir.

Les cages peuvent être en bois ou en métal. Les indications sont les mêmes que dans les exploitations
familiales. Mais l’effectif des femelles reproductrices sera plus élevé et donc les cages mères, les
cages à l’engrais et les cages mâles en cas de reproduction par accouplement. L’agencement peut
être en plan superposé ou en plan incliné (voir figure 6)

Figure 6: Cages agencées en plan inclines

[Link].2.2.2. Le matériel animal, la reproduction et l’alimentation


Le matériel animal sera pareil que dans l’exploitation familiale.

Quant à la reproduction, la mise en reproduction peut se faire à partir de 5 mois, la palpation à partir
de 10 jours, la saillie suivante à partir de 15 jours en cas de non gestation et 20 jours en cas de
gestation et le sevrage à 28 jours. Au lieu de la saillie, on peut penser à l’insémination artificielle.

L’aliment granulé destiné aux lapins est mieux pour son alimentation.

81
[Link].2.2.3. Le contrôle technico-économique
En plus des fiches collectives citées en élevage familial, il faut des fiches individuelles d’élevage, des
fiches individuelles de santé et des fiches de sevrage.

3.2.2. Recommandations aux producteurs d'aliments et de matériels cunicoles


Les producteurs d’aliment doivent penser à produire des granulés spécialisés aux lapins et selon
leurs stades physiologiques. Le prix des aliments doive être abordable. Pour ce faire, utiliser des
intrants nationaux comme le maïs sera nécessaire.

Quant aux producteurs de matériels cunicoles, ils doivent penser à utiliser des intrants nationaux, à
fabriquer des matériels adaptés à la cuniculture. S’il le faut consulter des zootechniciens. Ils doivent
fournir des matériels à bon prix.

3.2.3. Recommandations aux Vétérinaires


Les vétérinaires doivent penser à mettre en œuvre les pratiques zootechnies et sanitaires pour
rentabiliser les exploitations afin d'être mieux payés. Un calendrier zoo-technico-sanitaire sera
nécessaire.

Le programme zootechnie doit prendre en compte le rationnement et la reproduction. On peut penser


à l'insémination artificielle pour les exploitations intensives.

Le programme sanitaire doit prendre en compte la prévention des maladies les plus courantes et le
traitement des maladies.

3.3. Recommandations aux bouchers et aux transformateurs


A l'issue de l'analyse de la filière, on voit que la consommation de la viande de lapin est très faible. Et
comme la consommation, dernière étape de la filière est très importante car elle détermine à elle seule
la force de la filière, il est donc crucial pour les bouchers et les transformateurs ( restaurants, hôtels,
fast-foods, etc...) de mettre en place un «marketing mix» qui se traduit par une politique de produit,
une politique de distribution et une politique de communication adaptée au lapin de chair au Sénégal.

La politique de produit vise à mettre en valeur les caractéristiques et les atouts du lapin de chair. Les
atouts du lapin de chair sont :

82
Sa viande est blanche et contient une faible quantité de cholestérol comparativement aux viandes
rouges,

La viande de lapin est riche en protéines, en acides gras oméga-3 et en sélénium; elle est pauvre en
lipides, en cholestérol et en sel. D’ailleurs, sa faible teneur en sodium la classe au premier rang des
viandes recommandées pour un régime hyposodé.

La viande de poulet a un profil lipidique très semblable à celui de la viande de lapin et une teneur
deux fois plus importante en vitamine B2. Par contre, le poulet contient environ trois fois plus de
sodium, un peu moins de potassium et deux fois moins de fer.

La viande de lapin apporte des acides aminés essentiels.

La forte teneur en sélénium de la viande de lapin est un atout supplémentaire étant donné la faible
quantité de cet oligoélément dans les autres viandes.

Une fois cuite, la viande de lapin conserve sa composition chimique. La cuisson ne modifie pas les
profils en acides aminés, en acides gras et les teneurs en vitamines et minéraux.

La viande de lapin est synonyme de gastronomie. Aussi facile à cuisiner que le poulet, mais plus
original, le lapin peut répondre aux besoins des gastronomes par ses multiples usages culinaires.

La politique de distribution, quant à elle, vise à présenter aux consommateurs des formats en entier,
des détails et des plats adaptés aux désirs des consommateurs.

La politique de prix prendra compte de la concurrence éventuelle avec des lapins importés et le prix
des viandes domestiques du pays.

3.4. Recommandations aux autorités


Face à la contribution appréciable que pourrait apporter l'élevage de cette espèce dans la couverture
des besoins protéiques, le ministère de l'élevage doit inclure dans sa politique de développement de
l'élevage la cuniculture. Et ceci à travers la mise en place des unités d'élevages cunicole (UEC) de
chair et des centres cunicoles. Ces centres cunicoles pouvant ravitailler les unités cunicoles en lapin
de qualité et des semences. Chaque unité d'élevage peut avoir 100 lapines mères. Chaque lapine
pouvant donner jusqu'à 40 lapereaux par an. Ce qui fait que pour une unité d'élevage on a 4 000
lapins ( d'environ 1,5 Kg) /an soit 6 000 Kg /an / unité d'élevage Avec 2 000 UEC on a 1 200 000 Kg
(600 tonnes) soit 2,66% des 45 000 tonnes de viandes supplémentaires envisagés par la GOANA.
83
Ces unités auront comme objectif la sélection des races et des semences pour d’éventuels
programmes d’inséminations artificielles.

Comme on doit penser à la santé humaine, la mise en place d'un abattoir sera envisagée dès qu'on
enregistre un nombre suffisant de lapins abattus par jour.

84
CONCLUSION
La croissance démographique du Sénégal à l’instar des pays sous développés augmente
considérablement depuis des décennies. Et l’insuffisance de l’offre nationale en aliment oblige l’Etat
et les populations de lutter contre la malnutrition.

Les denrées d’origines animales, surtout les viandes domestiques source de protéines animales
apparaissent comme un plier à ne pas négliger. C’est ainsi que, pour pallier les besoins nutritionnels
des populations, l’Etat a mené des politiques pour relancer l’élevage. Pour ce faire, il a combiné les
gros animaux comme le bœuf et les petits animaux comme la volaille.

L’élevage de poulet de chair, espèce à cycle court, s'est développé au Sénégal depuis l’embargo
sanitaire de 2005 imposé par la grippe aviaire. Il a contribué dans la sécurité alimentaire et dans
l’économie nationale. Cependant, le coût de production, comparé aux autres pays est très élevé.
Comme c’est la mondialisation, si la mesure sanitaire est levée les éleveurs nationaux ne vont plus
profiter de l’aviculture. Cependant le lapin domestique (Oryctolagus cuniculus) qui un animal à cycle
de production court comme la volaille et qui a un coût de production faible pourrait pallier la
production de viandes et l’économie sénégalaise.

Le Sénégal, dispose d’un climat favorable à la cuniculture et des exploitations cunicoles à l’état
familial. De ce fait, il paraît important d’identifier les causes principales du non développement de la
cuniculture. En l’absence d’informations suffisantes sur la production et le circuit de
commercialisation du lapin, cette étude a été menée sur la filière du lapin de chair au Sénégal durant
neuf mois.

La méthodologie employée a, dans un premier temps, consisté à faire des enquêtes zootechnico-
sanitaires et socioéconomiques aux acteurs de la filière lapin de chair afin de mettre en évidence les
relations verticales et horizontales entre les acteurs de la filière. Les données sont analysées par
EXCEL.

Les principaux résultats montrent qu’il y a six agents qu’on peut répartir en trois secteurs : le secteur
des producteurs regroupant les producteurs d’aliments, les producteurs de matériels cunicoles, les
éleveurs et les vétérinaires ; le secteur des distributeurs représentés par les bouchers des
supermarchés et le secteur de consommateurs.

L’analyse de la filière montre plusieurs aspects:

85
Les reproducteurs d'aliment sont représentés par les GMD et la NMA. Mais c'est les GMD seulement
qui fabriquent les granulés destinés aux lapins. Le prix du Kg d'aliment lapin se vend à 350 F CFA.

Les fabricants de matériels cunicoles sont représentés par les menuisiers ébénistes et les menuisiers
métalliques. Ils ne sont pas formés pour la fabrication de cages à lapin. Il y'a cependant la société
TECHNO AVI qui vend des matérielles cunicoles Elle se ravitaille en Italie. Le prix des matériels
varie entre 45000 à 596000 F CFA.

Les producteurs de médicaments et les vétérinaires sur les lapins.


Les éleveurs ont des exploitations familiales. Les normes zootechnies (bâtiments, matériels
d'installations et reproduction) ne sont pas respectées. Les maladies les plus fréquentes sont la gale, le
mal de pattes et la diarrhée. Les éleveurs ne sont pas financés et ils manquent de clientèles
potentielles. Le lapin a trois destinations : les bouchers, les revendeurs et les consommateurs. Le prix
du lapin varie en fonction des races et de l’âge. La race locale coûte 1750F CFA en moyenne pour les
jeunes et 3250 F CFA pour les adultes , les races étrangères coûtent en moyenne entre 1500 F CFA
(Blanc de Bouscat) et 10950 F CFA (Géant de Flandre) pour les jeunes et entre 3000F CFA et
13642,86 F CFA.
Les bouchers ont faible clientèle, le prix de vente du Kg de lapin varie entre 3790F CFA à 6000F
CFA,

Les consommateurs préfèrent le lapin devant le porc.

Face à ces problèmes des recommandations peuvent être données aux acteurs pouvant contribuer au
développement de la cuniculture.

Ainsi, à l’Etat, nous recommandons la mise en place des unités d'élevages de lapins de chair et d’un
abattoir lorsque l’effectif d’abattage est significatif.

Aux éleveurs, nous recommandons la connaissance de la cuniculture, la pratique et la recherche de


clients potentiels.

Aux bouchers, de faire le marketing mix

Aux vétérinaires, de mettre en œuvre la pratique zootechnie et sanitaire.

Aux producteurs d’aliments, de fabriquer des aliments en fonction de l’âge,

Et aux producteurs de matériels cunicoles d’utiliser des intrants locaux pour diminuer le prix.
86
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Filière lapine
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93
ANNEXES
ANNEXE 1
FICHE D’ENQUETE POUR LES BOUCHERS

No : Date de visite :

Identification

Nom :

Prénom

Type de structure :

Nom du quartier :

Ethnie :

Religion :

Région d’origine :

Niveau d’éducation (école française) :

Etes-vous boucher de lapin de chair :

Seulement ?

Avec autres ? Lesquels ?

Viande de bœuf

Viande de mouton

Viande de chèvre

Viande de volaille

Viande de porc
Autres

Depuis quand rendez-vous du lapin de chair ?

Mois de un an

Entre 1 et 5 ans

Entre 5 et 10 ans

Plus de 10 ans

Etes-vous dans une association ou un syndicat ?Oui non

Laquelle ?

Coût

Quelles sont vos sources d’approvisionnement ?

Auto-approvisionnement

Eleveurs ? Citez-les ?

Revendeurs ? Citez-les ?

Importateur ? Lesquels ?

Inspection ante-mortem ? Oui non

Post-mortem ? Oui non


Quelle est la périodicité de vos approvisionnements ?

Journalière,

Hebdomadaire,

Mensuelle,

Autres

Quelles en sont les quantités ?

Moins d’une douzaine

Une douzaine

Deux douzaines

Trois douzaines

Plus de trois

Moyen et coût de transport ?

A la charge du fournisseur

A ma charge… Moyen coût

Quel est le mode de vente ?

Au Kg

Découpes
Conditionnement ? Oui non

Si oui avec quelle matière

Papier

Toile

Autres

Conservation ? Oui non

Par le froid

Par la chaleur

Autre

Livraison ? Sur place à domicile

Les prix ?

D’achat au Kg ;

D’achat à la pièce (entier)

Vente au Kg

Vente en entier

La clientèle ?
Hôtels Lesquels ?

Restaurants Lesquels ?

Fast-foods Lesquels ?

Individuel

Nationaux,

Expatriés euro-américains,

Expatriés asiatiques

Expatriés africains

Appui financier ? Oui non

Montant ?

Comment jugez-vous l’évolution de la consommation du lapin de chair ?

Croissante

Stagnante

Décroissante

Quels sont les problèmes rencontrés ?


Approvisionnement

Conservation

Ecoulement

Quelles sont vos propositions pour améliorer la vente et la consommation du lapin de chair ?

Implication des vétérinaires

Fournisseurs

Financement

Marketing

Formation

Autres

MERCI DE VOTRE AIMABLE COLLABORATION


ANNEXE 2

FICHE D’ENQUETE POUR LES TRANSFORMATEURS

No : Date de visite :

Identification

Nom :

Prenom

Type de structure :

Nom du quartier :

Ethnie :

Religion :

Région d’origine :

Niveau d’éducation (école française) :

Etes-vous transformateur de lapin de chair :

Seulement ?

Avec autres ? lesquels ?

¾ Viande de bœuf

¾ Viande de mouton

¾ Viande de chèvre

¾ Viande de volaille

¾ Viande de porc
¾ Autres

Depuis quand vendez-vous du lapin de chair ?

a Mois de un an

a Entre 1 et 5 ans

a Entre 5 et 10 ans

a Plus de 10 ans

Etes-vous dans une association ou syndicat ? oui non

Laquelle ?

Cout

Quelles sont vos sources d’approvisionnement ?

Auto-approvisionnement

Eleveurs ? Citez-les ?

Revendeurs ? Citez-les ?

Importateur ? lesquels ?
Inspection ante-mortem ? oui non

Post-mortem ? oui non

Quelle est la périodicité de vos approvisionnements ?

Journalière,

Hebdomadaire,

Mensuel,

Autres

Quelles en sont les quantités ?

Mois d’une douzaine

Une douzaine

Deux douzaines

Trois douzaines

Plus de trois

Moyen et cout de transport ?

a A la charge du fournisseur

a A ma charge… Moyen cout

Quel est le mode de vente ?


Au Kg

Plat cuisine

Conditionnement ? oui non

Si oui avec quelle matière

a Papier

a Toile

a autres

Conservation ? oui non

¾ Par le froid

¾ Par la chaleur

¾ Autre

Livraison ? sur place à domicile

les prix ?

D’achat au Kg ;

Vente au Kg

Vente par plat cuisine

la clientèle ?

Individuel

Nationaux,

Expatriés euro-américains,
Expatriés asiatiques

Expatriés africains

Appui financier ? oui non

Montant ?

Comment jugez-vous l’évolution de la consommation du lapin de chair ?

¾ Croissante

¾ Stagnante

¾ Décroissante

Quels sont les problèmes rencontres ?

Approvisionnement

Conservation

Ecoulement

Transformation

Quelles sont vos propositions pour améliorer la vente et la consommation du lapin de chair ?

¾ Implication des vétérinaires

¾ Fournisseurs

¾ financement

¾ Marketing

¾ Formation

¾ Autres

MERCI DE VOTRE AIMABLE COLLABORATION


ANNEXE 3

FICHE D’ENQUETE POUR LES CONSOMMATEURS

Date : lieu de visite : NO :

IDENTIFICATION

Nom :

Prénom :

Sexe :

Religion :

Fonction :

QUESTIONNAIRE :

Connaissez-vous le lapin domestique ? OUI NON

Et le lapin sauvage ? OUI NON

Avez-vous mangé le lapin de votre vie ? OUI NON

Si oui, combien de fois ?

Et à quelles occasions ?
Si non pourquoi ?

Habitude alimentaire ;

Mauvais goût ;

Interdiction et tabou ;

Difficultés d’approvisionnement ;

Absence d’information et d’éducation ;

Coût ;

Autres

Modalités d’approvisionnement de vos lapins :

Don Achat

Appréciez-vous la viande de lapin ? Pourquoi ?

Connaissez-vous un (des) élevage(s) de lapin dans votre entourage ?

Connaissez-vous un (des) endroit(s) où l’on vend :

De la viande de lapin ? Lesquels ?


Des lapins vivants ? Lesquels ?

Quelle viande (domestique) préférez-vous ? Classez par ordre ?

Mouton

Chèvre

Bœuf

Poulet

Canard

Chameau

Lapin

Porc

Qu’est-ce qui pourrait augmenter votre consommation ?

Information

Prix

Approvisionnement facile

MERCI DE VOTRE AIMABLE COLLABORATION


ANNEXE 4

FICHE D’ELEVAGE FEMELLE

Femelle n° Cage n°

Elevage Entrée le Sortie le

Origine femelle Age 1ère saillie Cause

Saillies PA Mises bas Sevrages Observations

N° Date Mâle Date viv mt adop ret Date nb Poids

10

PA: palpation abdominale

viv: vivant

mt: mortalitemortalité

Adopt: adopté

Ret: retiré
ANNEXE 5

FICHE D’ELEVAGE MALE


Mâle n° Cage n°

Elevage Entré le Sortie le

Origine mâle Age 1ère saillie Cause

Saillie s Mises bas Saillies Mises bas


correspondantes correspondantes

N° Date N° palpation Nb nés Observati N° Date N° palpation Nb nés Observa


femelle totaux ons femelle totaux tions

1 11

2 12

3 13

4 14

5 15

6 16

7 17

8 18

9 19

10 20
ANNEXE 6

FICHE D’ELEVAGE COLLECTIVE


Elevage

Fiche n° Année

Cage Femelle PA permutation

Date Mâle Date viv mo adop ret Date nb poids


SERMENT DES VETERINAIRES DIPLOMES DE DAKAR

« Fidèlement attaché aux directives de Claude BOURGELAT, fondateur de l’enseignement


vétérinaire dans le monde, je promets et je jure devant mes maîtres et mes aînés :

d’avoir en tous moments et en tous lieux le souci de la dignité et de l’honneur de la profession


vétérinaire ;

d’observer en toutes circonstances les principes de correction et de droiture fixés par le code de
déontologie de mon pays ;

de prouver par ma conduite, ma conviction, que la fortune consiste moins dans le bien que l’on
a, que dans celui que l’on peut faire ;

de ne point mettre à trop haut prix le savoir que je dois à la générosité de ma patrie et à la
sollicitude de tous ceux qui m’ont permis de réaliser ma vocation.

« Que toute confiance me soit retirée s’il advient que je me parjure. »


LE (LA) CANDIDAT (E)

VU VU
LE DIRECTEUR LE PROFESSEUR RESPONSABLE
DE L’ECOLE INTER-ETATS DE L’ECOLE INTER-ETATS DES
DES SCIENCES ET MEDECINE SCIENCES ET MEDECINE
VETERINAIRES DE DAKAR VETERINAIRES DE DAKAR

VU
LE DOYEN
DE LA FACULTE DE MEDECINE LE PRESIDENT
ET DE PHARMACIE DU JURY
DE L’UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP
DE DAKAR

VU ET PERMIS D’IMPRIMER______________
DAKAR, LE_______________________________

LE RECTEUR, PRESIDENT DE L’ASSEMBLEE


DE L’UNIVERSITE CHEIKH ANTA DIOP
DE DAKAR
Résume
Le lapin est un rongeur domestique, a cycle de production court connu depuis très longtemps au
Sénégal. La filière lapin de chair est très mal maitrisée au Sénégal. L’étude de filière a pour
support des fiches d’enquêtes.

Cette étude de filière a été menée à Dakar avec une enquête auprès de 35 éleveurs, 5 bouchers, 72
consommateurs et un vendeur de matériels cunicoles. Les transactions commerciales concerne la
chair du lapin, les autres produits comme la cuire ne sont pas exploites. La consommation de la
chair de lapin est très faible. Les exploitations familiales sont prés les seules existantes, les races
exotiques sont les plus utilisées.

Au niveau des exploitations, le prix de vente des lapins varie en fonction des races, de l’âge. Le
prix est plus élevé chez le Géant de Flandre avec 10950F CFA en moyenne pour les jeunes et
13642,85F CFA en moyenne pour les adultes. Il est moins élevé chez le Blanc de Bouscat 1500F
CFA en moyenne pour les jeunes et 3000F CFA en moyenne pour les adultes et la race locale
1750F CFA en moyenne pour les jeunes et 3250F CFA en moyenne chez les adultes. Le prix de
vente par Kg varie entre 2600F CFA et 5000F CFA avec une moyenne de 3700F CFA

Au niveau des bouchers le prix de vente moyen est de 5230F CFA au Kg et le prix d’achat est de
2600F CFA

La filière lapin de chair au Sénégal doit être modernisée, organisée et dynamisée. Pour se faire, les
producteurs, les distributeurs et l’Etat doivent élaborer et exécuter ensemble une politique de
développement.

Mots clés
Senegal _ Filiere _ Cuniculture _ Marketing Mix –

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Bocar HANNE

Adresse: Diack Sow Km 14 Route de Rufisque, Plle No 9 Wakhinane 1

Tel : 77 223 99 51 / E-mail : bocarhanne@[Link] ; imamehanne@[Link]


3U H 3U

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