Trotskysme en France, 1944-1970
UC
PCI (groupe Barta)
Socialisme ou Barbarie JS
1948 1948
RDR ASR
Disparition en 1950
1952
PCI– La Vérité PCI– IVème Internationale
(groupe Lambert) (groupe Frank)
1955 1954
GBL Le Communiste 1956
1957
Voix Ouvrière
1958
1962 La voie communiste
UGS
UEC
1960 1961
PCR(T)
PSU 1965 1966
1965
OCI JCR GMR
1968 1968
OT 1969 1969 Lutte Ouvrière
1970 LC AMR
OCI
Entrisme Dissolution prononcée Organisation
par décret
RDR non-trotskyste
Départ de militants
Trotskysme en France, 1944-1970
AMR : Alliance marxiste révolutionnaire. Organisation de tendance pabliste fondée en 1969. Prend le relais des
GMR. Développe une ligne autogestionnaire.
ASR : Action Socialiste et Révolutionnaire. Scission de gauche de la SFIO dans laquelle se retrouvent plusieurs ex
cadres JS gagnés au trotskisme. Plusieurs de ses cadres passent au PCI en 1948.
GBL : Groupe bolchevik-léniniste. Fondé en 1955.
Au début de la guerre d’Algérie, le PCI-La Vérité (« groupe Lambert ») est marqué par un important conflit interne
entre les partisans d’un soutien au MTLD/MNA (derrière Lambert) et les partisans d’un soutien au CRUA/FLN
(derrière Marcel Bleibtreu et Jean Baumgarten). Ce conflit interne abouti à une série de départs et d’exclusions des
« pro-FLN » et a pour conséquence de renforcer le pouvoir de Lambert au sein du groupe.
Les exclus et démissionnaires se regroupent en 1955 au sein du GBL et éditent la revue Trotskysme. Ils participent
la Nouvelle gauche en 1956. L’année suivante (1957), la Nouvelle Gauche participe à la création de l’UGS. L’UGS
n’autorisant pas la double appartenance, le GBL se dissout. Ses militants constituent une tendance au sein de
l’UGS : la tendance bolchevique-léniniste qui publie Tribune Marxiste.
GMR : Groupes marxistes révolutionnaires. Groupe d’inspiration pabliste fondé en 1965 après la rupture entre Pa-
blo et la IVème Internationale-SU par des militants issus du PCI-minoritaire (notamment Michel Fiant et Gilbert
Marquis) autour de la revue Sous le drapeau du socialisme.
Les GMR sont liés à la tendance marxiste révolutionnaire de la Quatrième Internationale (TMR-IV).
Ils donnent naissance en 1969 à l’ARM.
JCR : Jeunesse Communiste Révolutionnaire. Fondée en 1966 par Alain Krivine et son groupe suite à leur exclu-
sion de l’UEC. Proche du PCI auquel adhèrent ses principaux dirigeants, la JCR est cependant formellement indé-
pendante. Elle n’est pas non plus affiliée à la QI-SU. Le journal de la JCR se nomme L’avant-garde Révolutionnaire.
La JCR est notamment à l’origine des Comité Vietnam national (CVN) et participe à la fondation des Comités d’ac-
tion lycéennes (CAL). Elle joue un rôle actif en Mai-juin 1968 et est finalement dissoute par décret du 12 juin 1968.
JS : Jeunesses Socialistes. Organisation de jeunesse du PS-SFIO.
Après la Libération, la majorité de sa direction est gagnée aux idées trotskystes par le PCI qui y pratique l’entrisme.
Exclus en 1947, une partie des cadres des JS adhèreront au PCI en 1948.
La Voie communiste : groupe et revue qui rompt avec le PCI-minoritaire en 1958. Formé par des militants prati-
quant l’entrisme au sein du PCF, ce groupe entend se détacher du trotskysme pour regrouper plus largement tous
les oppositionnels du PCF. Apporte un soutien au FLN pendant la guerre d’Algérie. Disparaît en 1965.
Le Communiste : groupe et revue mené par Michel Mestre qui se détache du PCI-minoritaire en 1954. Veut œuvrer
à la « transformation révolutionnaire du PCF ». Parfois surnommé «le groupe Mestre ».
LC : Ligue Communiste. Fonde en 1969 par la fusion de la JCR et du PCI-minoritaire (les deux organisations étant
officiellement dissoutes par décret depuis juin 1968, le congrès de fusion se tient en Allemagne par mesure de sé-
curité).
Liée à la QI-SU, la LC publie Rouge à partir de 1972.
Considérant que mai 68 n’était qu’une « répétions générale », la LC estime que la France est entrée dans une phase
de « préparation à un affrontement généralisé pour la conquête du pouvoir ». En conséquence, la LC fait preuve
d’un fort activisme, développant une ligne « guévariste » et soutenant « la violence révolutionnaire ».
Le 21 juin 1973, une manifestation contre un meeting organisée par le groupe d’extrême droite Ordre Nouveau se
termine par des affrontements de grande ampleur avec la police. La LC, qui a co-organisé cette manifestation, est
dissoute par décret le 23 juin 1973.
Lutte Ouvrière : groupe et journal du même nom. Après la dissolution de Voix Ouvrière en 1968, le groupe se re-
lance sous le nom Lutte Ouvrière.
Le sigle « UC » (Union Communiste) n’est cependant pas repris tout de suite : le risque d’une inculpation pour re-
constitution de ligue dissoute puis le conflit avec Barta dissuadent LO de se réapproprier publiquement le nom his-
torique de l’organisation. Le sigle « UC » ne sera repris qu’en 1987 (et mentionné dans le journal Lutte Ouvrière
qu’à partir de 1994).
OCI : Organisation communiste internationaliste. Nom adopté par le PCI-La Vérité (lambertiste) en 1965. Continue
de publier La Vérité (revue théorique) et Informations Ouvrières.
Implanté chez les étudiants à travers le CLER (Comité de liaison des étudiants révolutionnaires, fondé en 1961) puis la
FER (Fédération des étudiants Révolutionnaires, fondé en 1968) et dans le reste de la jeunesse avec les groupes et le
bulletin Révoltes.
Le 12 juin 1968, l’OCI est ses organisation de jeunesse sont dissous par décret. L’OCI devient pour un temps l’Organi-
sation Trotskyste (OT) avant de reprendre son nom initial en 1970 suite à un recours devant le Conseil d’Etat. Les
groupes jeunes et étudiants sont quant à eux transformés en AJS (Alliance des Jeunes pour le Socialisme).
Au niveau international, adhère au CI.
OT : Organisation trotskyste. Nom adopté par l’OCI lambertiste après sa dissolution le 12 juin 1968. En 1970, Lambert
parvient à faire annuler par le Conseil d’Etat la dissolution de l’OCI. Le sigle OT est abandonné et l’organisation lam-
bertiste reprend son nom d’OCI.
PCI : Parti Communiste Internationaliste. Fondé en 1944 et affilié à la IVème Internationale, le PCI réalise l’union de
l’ensemble des groupes trotskystes de l’époque (CCI, POI, groupe Octobre) à l’exception du groupe Barta (UC). Publie
La Vérité.
En 1946, le PCI passe sous le contrôle des « droitiers » (Craipeau, Damazière….). Ils mettent l’accent sur l’activité élec-
torale et cherchent à ouvrir le parti plus largement pour à rompre l’isolement des trotskistes.
En 1947, les « droitiers » du PCI sont défaits au profit de la « gauche ». Cette « gauche » est dominée par les ex-CCI
(Frank, Lambert…) qui se méfient de l’élargissement du parti
Dès 1948, les « droitiers » quittent le PCI qu’ils jugent trop sectaire. Plusieurs d’entre eux sont des ex-cadres du POI
d’avant-guerre. Certains anciens droitiers du PCI participent alors au RDR, d’autres participeront plus tard à l’UGS et
au PSU. Le groupe « Socialisme ou barbarie » se détache également du PCI en 1948.Le PCI enregistre cependant la
même année quelques arrivées de cadres issus des JS et AS.
En 1952, le PCI éclate en 2 groupes revendiquant chacun le sigle de l’organisation (PCI-La Vérité et PCI-IVème Interna-
tionale).
PCI – IVème Internationale : groupe formé par les « minoritaires » du Parti Communiste Internationaliste ayant ac-
cepté les orientations de Pablo et du secrétariat international (SI) de la Quatrième-Internationale lors de la scission
de 1952.
La principale figure du groupe est Pierre Frank.
Pour le distinguer de l’autre PCI de 1952, il est parfois désigné comme le PCI-IVème Internationale, le PCI-SI, le PCI-
minoritaire ou encore le « groupe Frank ».
Sera dissous par décret du président de la République le 12 juin 1968.
PCI- La Vérité : groupe formé par les « majoritaires » du Parti Communiste Internationaliste ayant refusé de suivre
les directives de Pablo et du secrétariat international de la Quatrième-Internationale lors de la scission de 1952. Le
groupe conserve le journal du parti La Vérité et publie en parallèle Information ouvrières à partir de 1958. Adhère au
Comité International de la Quatrième internationale (CI).
La principale figure du groupe est Lambert (Pierre Boussel).
Pour le distinguer de l’autre PCI de 1952, il est parfois désigné comme le PCI-La Vérité (du nom de son journal), le PCI-
CI (en référence au Comité International), le PCI-majoritaire ou encore comme le « groupe Lambert » (et ses partisans
seront désignés comme les « lambertistes »).
PCR(T) : Parti communiste révolutionnaire (trotskyste). Scission du PCI-minoritaire formée en 1961 par les partisans
de Posadas (posadistes). Publie la revue Lutte communiste.
PSU : Parti socialiste unifié, fondé en 1960 de la fusion de l’UGS et du PSA.
On y retrouve beaucoup de trotskystes ou d’anciens trotskystes, souvent passés par l’UGS, le PSA ou le RDR :
« droitiers » de l’ex-PCI, dissidents lambertistes de l’ex-GBL, militants du PCI-minoritaire pratiquant l’entrisme, an-
ciens dirigeants d’avant-guerre (Naville, Jean Rous)…
Un regroupement des militants trotskyste du PSU s’opère alors à travers la constitution de la tendance « Socialistes
Révolutionnaires ».
RDR : Rassemblement démocratique révolutionnaire. Fondé en 1948, le RDR cherche, au cours de sa brève existence
(environ un an), à se créer une espace politique entre la SFIO et le PCF.
On y retrouve certains ex-militants trotskystes d’avant-guerre (Naville, Jean Rous…) ainsi qu’une partie des
« droitiers » du PCI. Beaucoup se retrouveront par la suite au PSU.
Socialisme ou Barbarie : groupe et revue du même nom fondés en 1948 par Chaulieu et Lefort. Issus de la gauche du
PCI, le groupe s’éloigne du trotskysme et développe une analyse contestant le qualificatif « d’Etat ouvrier » à l’URSS.
UC : Union Communiste. Aussi désigné comme le « groupe Barta » ou le groupe « Lutte de classes ». Formé autour de
Barta (David Korner) et de la revue L’Ouvrier en 1939.
A partie d’octobre 1942, le groupe publie La lutte des classes qui sera désignée en novembre commel’organe du
« Groupe Communiste (IVème Internationale) » . Le nom d’ « Union Communiste (IVe Internationale) » fait son appa-
rition en octobre 1944.
Lorsque les différents groupes trotskistes se réunissent au sein du PCI en 1944, le groupe Barta refuse de s’associer à
cette union, dénonçant à la fois les mœurs petites bourgeoisies du mouvement trotskystes et l’absence de discus-
sions sérieuse sur l’attitude des groupes trotskystes face à la guerre et à la question nationale, assimilé à une
« trahison du communisme ».
A partir de 1947, les militants de l’UC autour de Pierre Bois parviennent à lancer une grève de grande ampleur aux
usines Renault qui débouche sur la démission des ministres communistes du gouvernement.
Cependant, une crise interne éclate en 1949 sur fond de rivalité entre Pierre Bois et Barta. L’UC disparaît en 1950.
Une équipe menée par Pierre Bois maintient cependant une activité autour de plusieurs journaux (La lutte révolution-
naire, Travailleur émancipé, Tribune Ouvrière) jusqu’en 1956 et la réactivation du groupe autour de Voix Ouvrière.
UEC : Union des étudiants communistes. Liée au MJCF et au PCF. Après son adhésion au PCI-minoritaire, Alain Krivine
y constitue une fraction trotskyste qui, après son exclusion de l’UEC en 1966, donnera naissance à la JCR.
UGS : Union de la gauche socialiste. Fondée en 1957 suite à la fusion de plusieurs petites organisations de gauche
(notamment des socialistes dissidents, des ex-RDR et des chrétiens de gauche).
Plusieurs militants trotskystes ou ex-trotskystes s’y côtoient : « droitiers » du PCI, ex-GBL regroupés au sein de la
« tendance bolchévique-léniniste », anciens dirigeants trotskystes d’avant-guerre (Pierre Naville, Yvan Craipeau)…
Voix Ouvrière : groupe et journal du même nom. Lancée en 1956, Voix Ouvrière est une réactivation de l’ancien
« groupe Barta » autour de Pierre Bois et Hardy (Robert Barcia). Barta ne participe qu’à la marge à ce nouveau
groupe, se contentant de signer quelques dans la revue Lutte des classes, elle-aussi réactivée.
En 1960, le nom « Union communiste internationaliste » fait son apparition dans la revue la revue Lutte des classes.
Le nom historique « Union Communiste » est repris officiellement à partir de 1967. Malgré ces références timides à
un nom d’organisation, le groupe reste communément désigné comme Voix Ouvrière.
Voix Ouvrière est dissoute en juin 1968 et devient Lutte Ouvrière
PSU AMR LC OCI Lutte
Ouvrière
1971
OCR
1973
FCR 1974
1974 1974
LCR
1975
GOP
1975
LTF
1976 1976
OCT LOR
1977 1980
CCA 1979
LCI OCI (U)
1981
1982
AMR 1981
1984 PCI
1984 Combattre pour
FGA 1985 le socialisme
MPPT/PCI
GTRQI
1986
1987 1986 Convergences
1988
NG socialistes
(PS)
1989
TC 1989
1988
AREV Le Marxisme
aujourd'hui
1991
Disparition en
1990
PT/CCI
Trotskysme en France, 1970-1991
Trotskysme en France, 1971-1990
AREV : Alternative rouge et verte. Formée en 1989 et rassemble des anciens membres du PSU et de la NG
venus des comités Juquin. Publie Rouge et vert.
L’AREV disparaît en 1998 pour laisser place aux Alternatifs.
AMR : Alliance marxiste révolutionnaire. Organisation de tendance pabliste fondée en 1969. Prend le re-
lais des GMR. Développe une ligne autogestionnaire. Intègre le PSU en 1974.
En 1981, les ex-membres de l’ARM regroupés au sein de la tendance 1 des CCA (Gilbert Marquis, Maurice
Najman, Henri Benoits…) reforment l’ARM. Cette AMR « reconstituée » se dissout dans la FGA en 1984.
CCA : Comités communistes pour l’autogestion. Groupe d’inspiration pabliste fondé en 1977 par des mili-
tants venus de la tendance B du PSU (en particulier les ex-AMR) et des membres du groupe Carrefour, un
courant minoritaire de la LCR favorable à un rapprochement avec le PSU. Les CCA vont aussi bénéficier de
quelques arrivées venues de l’OCT.
Les CCA rassemblent autour de 300 militants et publient Commune et Jeunesse Rebelle. Le groupe dispa-
raît au début des années 1980. La tendance 1 refondant dès 1981 l’AMR tandis que la tendance 2 intègre
la LCR en 82-83. Plusieurs ex-militants se retrouveront par la suite dans la FGA et l’AREV.
Combattre pour le socialisme : groupe formé par Stéphane Just après son exclusion du PCI suite à des dé-
saccords liés au lancement du MPPT.
D’abord nommé « Comité national pour la réintégration dans le PCI des exclus et pour son redressement
politique et organisationnel », le groupe se renomme en 1987 « Comité pour la construction du parti ou-
vrier révolutionnaire, pour la reconstruction de la IVe Internationale ». Le groupe est communément appe-
lé du nom de sa revue Combattre pour le Socialisme.
Ce groupe connaîtra plusieurs scissions après la mort de Stéphane Just qui revendiqueront chacune le
nom de l’organisation et de son journal.
Convergences socialistes : groupe fondé en 1986 autour de Jean Christophe Cambadélis suite à son départ
du PCI lambertiste avec plus 400 militants, dont la quasi-totalité des étudiants. Intègre le Parti Socialiste la
même année pour « renforcer la gauche » du parti.
FCR : Front communiste révolutionnaire. Nom adopté par la LC, officiellement dissoute en 1973, pour
pouvoir participer à la campagne électorale de 1974. Devient la LCR quelques mois plus tard.
FGA : Fédération pour une gauche alternative. Formée en 1982, regroupe beaucoup d’anciens militants du
PSU ou de l’extrême gauche trotskyste, notamment de la LCR, de l’AMR reconstituée, de l’OCT et des CCA.
Une partie des adhérents de la FGA se tournera ensuite vers les Verts, les autres participeront à la NG.
GOP : Gauche ouvrière et paysanne. D’abord courant maoïste constituée au sein du PSU, la GOP édite
L’Outil du travailleur. Une première partie de la GOP est exclue en 1972, l’autre scissionne du PSU en 1974.
Les deux formations s’unissent en 1975 pour donner naissance à « l’Organisation Communiste – Gauche
ouvrière et populaire » qui fusionnera l’année suivante avec les trotskystes de l’OCR pour former l’OCT.
GTRQI : Groupe trotskyste pour la reconstruction de la Quatrième Internationale. Formé en 1986 à partir
d’un noyau de militants exclus du PCI lambertiste en 1984 (en même temps que Stéphane Just). Parfois
surnommé « groupe Lang » en référence au pseudonyme de son fondateur (François Peretie, exclu en
1997). Publie Toute la Vérité.
LC : Ligue communiste. Voir période 1944-1970.
LCI : Ligue Communiste Internationaliste. En 1979, la crise au sein de la Quatrième Internationale (SU) a
des répercussions au sein de sa section française, la LCR. Emmenés par Daniel Gluckstein, les militants de
la LCR partisans des tendances oppositionnelles au sein de la QI-SU (c’est-à-dire la TLT et la FB moreniste)
quittent l’organisation et fondent la LCI.
La LCI fusionne quelques mois plus tard (1980) avec l’OCI pour donner naissance à l’OCI-unifiée
LCR : Ligue Communiste Révolutionnaire. Formée en décembre 1974, elle succède au FCR et à la LC.
La création de la LCR s’accompagne d’une réorientation politique. L’activisme débridé de la LC et l’usage
de la violence sont critiqués, le militantisme est réorienté sur le travail en entreprise et l‘implantation dans
les syndicats. C’est le « tournant ouvrier ».
La création de la LCR s’accompagne également de la reconnaissance du droit de tendance. La LCR se dis-
sout fin 2008 pour intégrer le NPA.
Le Marxisme aujourd’hui : revue fondée par Pierre Broué après son exclusion du PCI en 1989. Autour de la
revue se forme une « Fédération des cercles Le marxisme aujourd’hui ».
LOR : Ligue ouvrière révolutionnaire. Crée en 1976 militants lambertistes exclus de l’OCI suite à
« l’affaire Varga » (trotskiste hongrois accusé par Lambert d’être un agent de la CIA et du KGB). Animée
par les frères Assouline, la LOR est affiliée à la LIRQI de Varga.
En 1987, la LOR rejoint la LCR où elle fusionne avec la tendance de Gérard Filoche.
LTF : Ligue Trotskyste de France. Fondée en 1975 par des dissidents de la LCR liés à la Spartacist League et
qui refusent tout soutien au Programme commun.
Publie Le Bolchévik. Prône la défense inconditionnelle de l’URSS.
Rejointe par le groupe communiste orthodoxe « Tribune Communiste » en 1988.
Liée au niveau internationale à la TSI devenu LCI-QI en 1989.
Lutte Ouvrière : Voir période 1944-1970.
MPPT/OCI : Mouvement pour un parti des travailleurs. Fondé en 1985 à l’initiative du PCI lambertiste dont
il reprend le journal Informations Ouvrières. Le MPPT avait vocation à créer un parti plus large que le PCI
dont les trotskystes ne seraient qu’une composante.
C’est sous la bannière du MPPT que l’OCI apparaît publiquement de 1985 à 1991, date à laquelle MPPT se
transforme en PT.
NG : Nouvelle gauche pour le socialisme, l'écologie et l'autogestion. Fondé en 1988, elle prend le relais des
Comités Juquin formés pendant l’élection présidentielle. On y retrouve des trotskystes ou ex-trotskystes
venus de LCR (départ d’une tendance minoritaire), du PSU et de la FGA.
OCI : Organisation communiste internationaliste. Dirigé par Lambert. Affilié au CI jusqu’à son expulsion
en 1972, puis au CORQI et enfin à la QI(CI). Devient OCI (U) fin 1980. Voir période 1944-1970.
OCI (U) : Organisation communiste internationaliste (unifiée). Nom adoptée par l’OCI après sa fusion avec
la LCI. Devient PCI en 1981.
OCR : Organisation communiste Révolution. Fondée autour du journal Révolution! par des militants
ayant scissionné de la LC en 1971. Fusionne avec la GOP en 1976 pour donner naissance à l’OCT.
OCT : Organisation communistes des travailleurs. Créée en 1976 par la fusion de la GOP (maoïste) et de
l’OCR (trotskyste).
PCI : Parti Communiste Internationaliste. Nom adopté par l’OCI (U) en 1980 qui reprend ainsi le sigle his-
torique du trotskysme français laissé vacant après son abandon par les rivaux du « groupe Frank ». Ce PCI
lambertiste initie la formation d’un parti plus large dès 1985 (MPPT) mais ne disparaît pas pour autant.
Avec le lancement du PT en 1991, le PCI disparaît en tant que parti autonome et intègre le PT en tant que
courant majoritaire (le CCI).
PSU : Voir période 1944-1970.
PT/CCI : Parti des Travailleurs/ Courant communiste internationaliste. Fondé en 1991, le PT entend re-
grouper plusieurs courants historiques du mouvement ouvriers (socialiste, communiste, anarchiste et
trotskyste). Il est de fait largement dominé par les lambertistes de l’ancien PCI qui ont impulsé la création
de ce parti, lui ont transféré leur journal (Informations ouvrières) et y constituent le courant majoritaire (le
CCI).
TC : Tribune Communiste. Groupe et revue du même nom formé par des oppositionnels orthodoxes issus
du PCF. Bien que parfois qualifiés de « stalinien », des convergences de vue sur la défense de l’URSS et la
guerre d’Afghanistan les poussent à fusionner avec la LTF en 1988.
Lutte
LCR PT/CCI
Ouvrière
1992 La 1992
GSI Commune
La
PCF
Riposte (TMI) 1993 JCR
Prométhée
années Egalité
1990
1993
GR
NGC
1997
CRI VDT
2000 2003
2009 2008
NPA POI/CCI
2008
2009
L’étincelle
GU
2011
CA
2012
GA
2012
2013 GR
Ensemble
2014 La
Commune
2014
Révolution La
Riposte
2015 2015
FI
POI-D/TCI
2016
2017
2021
MCI
RP/CCR
Trotskysme en France, 1991-2021
Participe en parallèle à Organisation
PCF non-trotskyste
Départ de militants
Trotskysme en France (1991-2017):
CA : Convergences et alternative. Crée en mai 2009 comme courant interne du NPA par les membres de
l’ex-courant de la LCR « Unir » qui ont choisi de rester NPA lors de la création de la GU.
CA est favorable à des alliances larges de la gauche antilibérale, notamment le Front de gauche. En 2011,
CA choisit de quitter le NPA et se constitue en parti politique. CA rejoint alors le Front de gauche et parti-
cipe en 2013 à la fondation d’Ensemble.
CRI : Groupe communiste révolutionnaire internationaliste. Fondé en 2003 par des militants issus du PT/
CCI (lambertistes). Publie le Cri des travailleurs.
Intègre le NPA en 2009 pour y former la tendance CLAIRE (« pour le Communisme, la Lutte Auto-organisée,
Internationaliste et RévolutionairE »).
Ensemble : mouvement fondé en 2013, il regroupe l’essentiel des petites formations soutenant le Front
de gauche.
« Ensemble » réunit plusieurs groupes trotskystes issus du NPA (GA, CA ainsi qu’une partie des militants
GU). A noter aussi dans les organisations fondatrices la présence du groupe « Les alternatifs »(ex-AREV où
figuraient plusieurs anciens trotskystes).
FI : France Insoumise. Mouvement créé en 2016 pour soutenir la campagne présidentielle de Jean Luc
Mélenchon.
Plusieurs groupes trotskystes s’impliquent ou gravitent autour de la FI : la GR, Révolution (TMI) et le POI.
Par ailleurs, plusieurs cadres de la FI ont un passé trotskyste (Mélenchon et Corbière sont des ex-
lambertistes).
GA : Gauche anticapitaliste. Tendance minoritaire du NPA formée en novembre 2011, favorable à un rap-
prochement avec le Front de gauche. Après les élections présidentielles et législatives de 2012, GA quitte
le NPA et se constitue en parti autonome. Elle participe en 2013 à la création d’Ensemble.
Malgré sa rupture avec le NPA, la GA disposait du statut d’observateur auprès de la QI-SU.
GR : Gauche révolutionnaire. Groupe formé en 1992 par la fusion des JCR-Egalité et des cercles Promé-
thée. Certains militants du groupe « La Commune » participent également à la fondation de la GR .
La GR est membre du Comité pour une Internationale ouvrière et publie L’égalité (ex journal des JCR-
Egalité).
En 2009, la GR intègre le NPA. Elle en sort en 2012.
Elle mène désormais un travail au sein de la France insoumis en plus de mener une activité publique.
GSI : Groupe socialiste internationaliste. Groupe de tendance moreniste formé en novembre 1992 par des
militants du groupe « La Commune ». Deviendra MCI en 2017.
Adhère à la LIT-QI (moreniste) mais en est exclu en 2011. Rejoins en 2015 une autre internationale more-
niste : l’UIT-QI.
GU : Gauche Unitaire. Organisation fondée en 2009. Il s’agit d’une scission du NPA menée par Christian
Piquet favorable à une participation au Front de Gauche. GU est issus de l’ex-courant de la LCR « Unir ».
En 2013, la question de la participation de GU à la fondation de l’organisation « Ensemble » provoque une
grave crise interne. Une majorité de militants rejoints Ensemble tandis qu’une minorité menée par Chris-
tian Piquet maintient GU.
En 2015, GU s’auto-dissout pour rejoindre le PCF. Christian Piquet intègre alors le Comité national exécutif
du PCF.
JCR-Egalité : groupe issus des Jeunesses Communistes Révolutionnaires (JCR), la branche jeunesse de la
LCR. En 1990, les JCR se scindent en deux entités : la « JCR-Egalité » (opposée à la direction de la LCR) et la
« JCR-Autre Chose » (favorable à la direction la LCR).
L’Etincelle : il s’agit initialement d’une fraction oppositionnelle de Lutte Ouvrière, formée en 1996. Exclue
de LO en 2008, L’étincelle intègre le NPA a sa fondation. Elle publie Convergences révolutionnaires.
La Commune : groupe d’inspiration moreniste formé en 1992 par des militants exclus du CCI/PT (dont Pe-
dro Carrasquedo, Antonio Guzman et Alexis Corbières). Le conflit portait sur la question de l’organisation
de jeunesse et sur la constitution du PT.
Le groupe se rapproche d’abord de la LST (LIT-QI) en 1993 puis s’associe en 1995 à l’UIT-QI. Une partie des
membres du groupe rejoindra les JCR-Egalité au moment de la création de la Gauche Révolutionnaire mais
cette fusion sera un échec.
En 2009, le groupe La Commune adhère au NPA. Il en sort en 2014 et se renomme « La Commune- Pour
un parti des travailleurs ». En 2019, le groupe adhère à la Ligue socialiste internationaliste (Internationale
moreniste liée au MST argentin).
La Riposte : groupe et journal du même nom, initialement lié à la TMI. Animé par Greg Oxley, le groupe
mène un travail au sein du PCF et a déposé des textes alternatifs lors de plusieurs congrès d’affilé.
En 2014, les nouvelles orientations poussant à une plus grande intervention vers l’extérieur conduisent à
une scission. Une minorité autour de Greg Oxley refuse les nouvelles orientations et souhaite continuer de
donner la priorité au travail dans le PCF. La minorité conserve le journal La Riposte tandis que la majorité
lance un nouveau journal: Révolution. La TMI reconnaît Révolution comme sa section française mais pas
La Riposte « maintenue ».
LCR : Ligue communiste révolutionnaire. Voir période 1971-1991.
Lutte Ouvrière : Voir période 1944-1971.
MCI : Mouvement Communiste Internationaliste. Nouveau nom du GSI à partir de 2017. De tendance mo-
reniste, affilié à la l’UIT-QI. Publie L’Internationaliste.
NGC : Nouvelle Gauche Communiste. Suite à des désaccords, une partie des militants issus des cercles Pro-
méthée (spartacistes) qui avaient participé à la fondation de la GR quittent cette organisation trotskyste
pour rejoindre le PCF. Participant d’abord à la Gauche Communiste de Karman, ils fondent bientôt leur
propre courant interne : la NGC qui édite le bulletin Prométhée. La NGC quitte le PCF pour participer à la
fondation du NPA.
NPA : Nouveau Parti Anticapitaliste. Fondé en 2009 suite à a l’appel de la LCR qui se fond dans le nouveau
parti. D’autres groupes trotskystes rejoignent le NPA à sa fondation (GR, La Commune, CRI, L’Etincelle…).
Le NPA a le statut d’observateur au sein de la QI-SU.
Le NPA publie Tout est à nous ! rebaptisé L’Anticapitaliste en 2013.
PCF : Parti Communiste Français. Le PCF attire plusieurs groupes trotskystes durant cette période. La Ri-
poste tente de s’y implanter et présente des textes alternatifs lors de plusieurs congrès de suite. Issus de la
GR et des cercles Prométhée, la NGC tentera également de s’y investir avant de participer au lancement
du NPA en 2009. Enfin, la Gauche Unitaire fusionne avec le PCF en 2015
POI/CCI : Parti ouvrier indépendant/ Courant communiste internationaliste. Fondé en 2008, il prend le re-
lais du PT lambertiste. S’il est officiellement composé plusieurs courants et ne s’affiche donc pas ouverte-
ment trotskyste, il est en réalité largement domminé par les trotskystes, structurés au sein du CCI.
POI-D/TCI : Parti Ouvrier indépendant démocratique/ Tendance communiste internationaliste. Scission
du POI et du CCI formée en 2015. Suite à un conflit au sein du CCI, Gluckstein et Schivardi tentent de créer
une tendance (la TCI) et sont suspendus. La TCI quitte donc le POI et se déclare composante d’un nouveau
parti : le POI-D.
PT/CCI : Parti des Travailleurs/ Courant communiste internationaliste. Voir période 1971-1991.
Prométhée : les cercles Prométhée sont issus du spartacisme. En 1993, ils fusionnent avec les JCR-Egalité
pour former la Gauche Révolutionnaire (GR). Les militants issus des cercles Prométhée quitteront le GR
quelques temps plus tard pour mener un travail au sein du PCF à travers la Nouvelle Gauche Communiste
et le bulletin Prométhée.
Révolution (TMI): Groupe et journal du même nom, lié à la TMI. En 2014, le groupe La Riposte scis-
sionne: la minorité autour de Greg Oxley conserve la propriété du journal, la majorité lance un nouveau
titre: Révolution.
Révolution s’investit au sein de la France Insoumise.
RP/CCR: Révolution Permanente/ Courant Communiste Révolutionnaire. Vraisemblablement issue de la
tendance CLAIRE du NPA et lié à la FT-QI, le CCR est d’abord l’un des nombreux courants de la gauche du
NPA. Il lance le site « Révolution Permanente » (RP) qui lui assure une importante visibilité au point que le
groupe sera progressivement communément désigné comme RP plutôt que comme CCR .
Les tensions avec la direction du NPA s’intensifie au fur et à mesure que les CCR/RP gagnent en impor-
tance. Le groupe scissionne du NPA en 2021.
VDT : Voix des travailleurs. Groupe formé par des militants exclus de LO (dont Philippe Poutou) suite à un
désaccord lié au fait que LO n’ait pas constitué le grand parti de rassemblement annoncé en 1995. Rejoint
la LCR en 2000.