Clarke haussa un sourcil au message de son amie.
Elle n'était pas vraiment surprise de la situation ;
ça ne lui semblait pas anormal que Lexa fasse des cauchemars. Ce qu'elle devait avoir vécu là-bas
l'avait sans nul doute troublée. Mais Octavia demandait rarement de l'aide. En général, la blonde
faisait pression sur elle pour lui apporter son soutien.
Elle but d'une traite son café. La journée ne serait pas de tout repos. À la base, elle devait aller voir
Raven pour une mise à jour de sa voiture. C'était l'avantage d'avoir une mécanicienne comme
amie. Elle avait également prévu de s'allonger devant la télévision pour se détendre devant une
série. Ça serait pour une autre fois.
Sans prendre le temps de se préparer plus, Clarke se prépara une autre boisson caféinée qu'elle
mit dans un termos. Puis, elle prit les clés de sa bagnole pour se diriger vers la maison d'Octavia. Le
ciel était tout aussi bleu qu'hier, aucun nuage à l'horizon. Clarke avait enfilé un simple blouson,
comme elle ne savait pas vers quelle heure elle rentrerait. Les matins étaient frais, la brise
traversant la ville la fit frissonner. Le reste de son habillement était plutôt discret ; une chemise
blanche, des pantalons de toile légers, des chaussures neutres. Elle n'aimait pas se vêtir de façon
compliquée, et puis ce n'était que pour passer la journée chez Octavia. Clarke entra la clé dans le
contact. Juste avant de démarrer, elle envoya un message texte à son amie.
J'arrive. Attend-moi dehors s'il te plaît. Il faut qu'on parle avant.
Clarke se mit en route, incertaine de ce qu'elle devait faire à son arrivée. Bien sûr, Lexa avait
accepté de lui parler la journée d'avant, même si ce n'était pas grand chose. C'était hier. Qu'en
serait-il aujourd'hui ? Si sa soeur n'arrivait pas à en tirer un mot... Qu'est-ce qu'une étrangère
pourrait faire ? Elle avait beau avoir toute la volonté du monde, elle avait besoin que la brune la
laisse entrer dans son espace pour l'aider. Bien sûr qu'elle comprenait sa nécessité de s'isoler. Mais
cela ne réglerait rien. Et Clarke était prête à devenir son amie si cela pouvait l'aider à passer à autre
chose.
Octavia l'attendait dans son stationnement. Elle n'hésita pas une seconde à prendre place à côté
de Clarke dès que la voiture fut éteinte. Ses yeux étaient cernés, ses traits fatigués. Son amie était
à peine reconnaissable, elle qui était toujours souriante d'habitude.
-Salut, Octavia. La nuit a été dure...
-Plus pour certaines que d'autres, maugréa-t-elle. Je n'ai pas fermé l'oeil. Elle a gueulé toute la
nuit, à toutes les demi-heures je me levais pour aller voir ce qui se passait. Impossible d'entrer
dans sa chambre, elle a installé un loquet. Comment a-t-elle trouvé ça, j'en sais rien. Je l'ai vu deux
minutes ce matin, Lexa ne m'a même pas regardée. Comme si je n'existais pas...
-Et toi, comment tu vas ?
La question de Clarke n'était pas désintéressée, au contraire. Elle savait que c'était difficile pour
Octavia de vivre cette situation, et était consciente d'avoir accordé plus d'importance à sa soeur le
jour d'avant. Ce n'était pas dans ses habitudes. La brune passa une main dans ses cheveux, ses
mains tremblaient légèrement. La fatigue la tiraillait.
-Moi... Je suis à bout de nerf. Je ne sais plus quoi faire. Elle me rend dingue, j'aimerais l'aider, mais
j'ai envie de l'insulter en même temps.
-C'est peut-être pour ça qu'elle ne s'ouvre pas à toi.
-Je me doute, Clarke. Tu ne peux pas comprendre. Pas totalement. T'imagine tu apprenais demain
que ton père est toujours en vie, depuis deux ans. Qu'il n'a pas daigné te donner de nouvelles, au
moins pour te dire qu'il était vivant.
-J'y ai pensé.
Effectivement, elle y avait songé. Elle ne pouvait pas se le permettre, pourtant. L'espoir était un
sentiment à deux tranchants ; il pouvait détruire ou permettre de survivre. Et dans les deux cas, la
vie devenait bien morne, bien terne.
-Tu en as parlé à tes parents ? demanda Clarke. Ils devraient être mis au courant je pense...
-Tu sais comment ils sont. Impossible de les rejoindre quand ils sont à l'extérieur. Y'en a pour le
mois encore. On verra quand ils rentreront... Un jour j'aimerais bien savoir ce qu'ils font si loin.
Allez, laisse tomber, va la voir, s'il te plaît...
Clarke leva les bras pour faire un câlin à son amie. Cette dernière s'y lova pendant quelques
secondes, contente de trouver un peu de réconfort. La blonde sentit quelques larmes se déposer
dans le creu de son cou. La situation était difficile à vivre pour tout le monde.
Elle se mit debout et ferma la porte de la voiture. La maison d'Octavia, quand elle y entra, sembla
beaucoup plus vide qu'hier. Aucune banderole ne ponctuait les murs blancs. C'était en somme une
maison naturelle et très peu décorée. Les parents de son amie étaient souvent partis à l'autre bout
du monde, travaillant ensembles pour leur entreprise. Ils ne prenaient pas le temps de décorer ce
qui leur servait de lieu de repos à certains moments dans l'année. Octavia, elle, s'installa devant la
télévision, sans pouvoir s'empêcher de lui lancer des regards interrogateurs.
Tout en montant les escaliers pour accéder à la chambre de Lexa, elle entendit des sons sourds,
comme si l'on frappait dans un oreiller. Clarke se rappela le sac de frappe qu'elle avait aperçu la
veille. Ce devait être cela. Les sons n'étaient pas assez puissants pour que ce soit dans le mur.
Sa main se leva et elle cogna doucement. Trois petits coups. Une interruption du bruit l'inquiéta.
Puis la reprise.
-Lexa, dit-elle d'une voix basse. Ouvre-moi, s'il te plaît.
De l'autre côté de la porte, elle entendit un petit grognement. Cela ne semblait pas faire plaisir à
Lexa qu'elle veuille s'introduire dans son espace. Mauvaise technique de lui faire sentir obligée.
Elle changea un peu sa façon de dire les choses.
-Lexa, c'est Clarke. Pourrais-tu me laisser entrer deux minutes ? J'aimerais te parler. Je t'en prie.
Cette fois, les coups arrêtèrent pour de bon. Un long silence s'ensuivit, pendant lequel Clarke ne
savait pas quoi faire ou dire. Elle savait que son choix de mots serait déterminant. Mais elle n'eût
pas le temps d'y songer plus longtemps que le loquet se déverrouilla et la porte s'ouvrit.
Clarke vit apparaître devant elle une femme de son âge qui la dévisageait intensément d'un regard
émeraude. Ses longs cheveux étaient toujours maintenus par des tresses serrés. Ils lui donnaient
un air sauvage. La brune était vêtue d'un t-shirt noir qui lui collait à la peau, par la sueur sans
doute. Ses poings étaient enrobés d'un tissu, probablement pour éviter de se faire trop mal. Sur
ses jambes descendait un fin pantalon en toile, avec des motifs militaires. L'attention de l'étudiante
en médecine fut toutefois dirigé vers les cicatrices qui parsemaient les bras de Lexa.
Elles remontaient jusque sous ses épaules, à la lisière du chandail. Certaines étaient droites,
d'autres suivaient des motifs indéfinis. Des traces de brûlure étaient visibles le long de ses bras.
Mais ce qui la troubla le plus, c'était que certaines d'entre elles étaient récentes. Les blessures ne
dataient pas d'il y a deux ans ; la plupart étaient fraîches d'à peine quelques mois. Quelques-unes
d'entre elles avaient très mal cicatrisé, lui faisant même croire qu'il s'agissait de semaines. Lexa
ferma les poings quand elle sentit le regard de Clarke sur ses anciennes blessures. Tant bien que
mal, elle semblait tout faire pour garder le contrôle d'elle-même.
-Tu t'es perdue ? lui demanda la militaire sur un ton froid, comme le jour d'avant.
-Je... Euh... Écoute je... Est-ce que je peux entrer ?
Lexa haussa un sourcil, insatisfaite de la question. Malgré cela, elle ouvra complètement la porte et
fit signe à Clarke de s'exécuter. La blonde aurait pu avoir peur avec l'attitude de la jeune femme,
mais il n'en était rien. Au-delà du physique brisé de Lexa, elle ne ressentait qu'une profonde peine.
A-t-elle été tortuée au sein même de l'armée ? s'interrogea-t-elle. Y a-t-il quelque chose de plus
horrible que ce que l'on imagine qui se tramerait dans les rangs de nos militaires?
Son regard se tourna vers le sac de frappe, qui se balançait maintenant au gré du vent. Un détail ne
lui échappa pas ; celui-ci était couvert de traces de sang. Lexa s'était donc blessée consciemment.
Elle comprit alors que les tissus recouvrant ses mains n'étaient pas pour la protéger. Ils étaient là
pour empêcher le sang de couler.
Elle s'éclaircit la gorge avant de parler, mal à l'aise.
-J'espère que tu as au moins pris la peine de les désinfecter.
Les yeux interrogateurs de Lexa croisèrent les siens.
-Tes mains, continua-t-elle, j'espère que tu les a nettoyées avant de mettre des bandages dessus.
-Madame est une adepte de la propreté ?
Elle avait répondu cela avec sarcasme. Les maigres paroles qu'elle prononçaient n'allaient jamais
vers une discussion sérieuse. À cette pensée, Clarke sourit, malgré la situation. Elle aurait pu bien
s'entendre avec elle dans un autre contexte. Clarke avait l'impression qu'on la détaillait de haut en
bas. Le regard de la militaire était profond, même si des émotions l'envahissaient en permanence.
Sans savoir pourquoi, cela lui plaisait.
-Pas trop. À vrai dire, j'étudie en médecine.
Lexa se figea. Elle comprit à cet instant que la blonde était probablement au courant pour ses
cicatrices. Un combat semblait se lire sur les traits de son visage, qu'elle abandonna quelques
secondes plus tard. Son expression restait crispé. Elle prit place sur son lit, le corps toujours aussi
tendu que le jour précédent.
La jeune blonde reprit la parole avec un peu plus d'assurance.
-Tu sais, pour tes cicatrices...
-Clarke.
-Je connais une bonne crème qui pourrait...
-Clarke.
-Atténuer un peu les marques pour qu'elles soient un peu moins visibles.
-Clarke. Je n'ai pas envie de discuter de ça.
-Alors de quoi veux-tu que l'on parle ? De tes cauchemars ?
Sans réfléchir, Clarke avait lancé ces phrases qui causèrent un nouveau silence. Elle se maudit de
l'intérieur d'avoir été aussi bête. Pourtant, contre toute attente, un léger sourire apparut à la
commissure des lèvres de Lexa. Pas vraiment un sourire en fait. Mais ce qui pouvait s'en
rapprocher. Cela contrastait avec le visage plutôt fermé de la brune. Il lui fit plaisir.
-Tu n'abandonnes pas, hein, lança Lexa, un peu moins sûre d'elle.
-On n'est pas obligées de parler non plus. On peut faire ce que tu as envie. Tant que tu ne t'ouvres
pas les mains sur ce foutu sac, je suis disponible pour toi toute la journée.
Une expression indéchiffrable passa sur le visage de Lexa. Elle sembla réfléchir quelques instants.
Clarke se passa une main dans les cheveux, mal à l'aise, puis aperçut des DVD dans une commode
de la jeune femme. En passant bien loin de la militaire, elle s'y rendit pour voir ce qui s'y trouvait.
Elle regarda les séries que possédait Lexa, puis en proposa une. Celle-ci acquiesça.
C'était une comédie. Rien de violent, rien de difficile. L'étudiante avait bien compris que le
moindre truc dramatique metterait sans doute l'autre en pleine crise. Après avoir mis le film sur la
télévision de la chambre, elle s'installa à côté de Lexa, veillant bien à garder une certaine distance.
Elle avait bien compris que celle-ci tolérait très peu les contacts humains, de la même façon qu'elle
n'avait pas envie de dire quoi que ce soit.
Les rayons du soleil passaient entre les pans du rideau, illuminant certaines parties de la chambre.
Les murs, d'un bleu aussi violent que les yeux de Clarke, semblaient être dix fois plus brillants sous
cette petite lueur.
Elles passèrent une partie de l'après-midi à regarder en silence chacun des épisodes. Parfois, Clarke
observait brièvement Lexa, espérant une réaction de sa part. Mais rien. Même dans les moments
les plus cocasses, aucune expression ne ponctuait son visage. Ni la joie, ni la peur, ni la tristesse.
Seuls ses yeux changeaient d'expression. C'est ce qui convainquit la blonde de rester. Tout ce
qu'elle espérait, c'est que Lexa ne se fasse pas mal. Les marques sur le sac de frappe la rendait
dingue, elle avait envie de lui demander si elle pouvait voir ses blessures. Ce qui aurait pu être une
occasion pour elle de se refermer, donc Clarke ne le fit pas.
Des corbeaux croassaient de temps à autre, interrompant la série. Dans ces moments, Clarke se
sentait observée. Elle savait que la militaire n'avait aucune confiance en elle, c'est pourquoi elle ne
disait rien. Lexa parlerait quand elle serait prête.
En allant aux toilettes entre deux épisodes, Clarke entendit un ronflement. Il s'agissait Octavia, qui
ronflait dans le salon. Souriant, elle prit une couverture et enveloppa son corps. Elle était heureuse
d'entendre la respiration un peu plus paisible de son amie. Ce dernier jour avait été perturbant
pour tout le monde. Puis, elle retourna vers la chambre de Lexa pour finir l'épisode.
Quand Clarke partit, Octavia dormait toujours. La militaire, elle, l'avait remerciée brièvement.
Clarke était rentrée en voiture, la tête pleine de pensées tout aussi injustes les unes que les autres.
Cinq jours s'écoulèrent. Cinq jours pendant lesquels Clarke arrivait chaque début d'après-midi,
deux cafés à la main. Elle en donnait un à Lexa, qui lui faisait un petit signe de tête comme pour la
remercier. Clarke en profitait pour aller chez elle à pied, le trajet étant d'à peine trente minutes.
Elle voulait se remettre en forme tranquillement.
Puis, sans dire un seul mot, les jeunes femmes s'installaient, assises sur le lit de la chambre de
Lexa, pour regarder une série quelconque. Cinq jours pendant lesquels Octavia posaient mille et
une questions à la blonde lorsqu'elle arrivait, à lesquelles elle ne pouvait pas répondre.
Heureusement, elle était souvent au travail quand la blonde repartait. Elle n'aurait même pas su
quoi dire. Deux ou trois mots seulement étaient échangés chaque jour. Clarke était patiente. Elle
voulait l'aider, et si cela faisait du bien à Lexa de sentir une présence réconfortante avec elle, ce
serait comme ça.
Jusqu'à ce que Lexa se tourne soudainement vers Clarke au moment où elle arriva dans sa
chambre le sixième jour.
-Pourquoi tu fais ça ?
-Pourquoi je fais quoi, Lexa ?
-Ça. Passer du temps avec moi. T'en faire pour moi.
Trois phrases. C'était déjà une petite victoire pour Clarke qui savait dès le premier mot ce que la
militaire voulait dire. C'était la plus longue conversation qu'elles avaient eu. Mais elle voulait
essayer d'établir un dialogue avec Lexa, sans quoi elle ne pourrait jamais en savoir plus, ni l'aider.
Lexa ne la lâchait pas du regard. Ce dernier n'était pas plus doux que d'habitude, par contre il
semblait différent, inquisiteur. Comme elle avait pu remarquer à certaines reprises, il l'analysait.
Clarke y décela une interrogation. Sa voix, elle, avait été directe, sans appel. Elle prit un temps
avant de répondre, comme si tout n'était pas déjà clair dans sa tête.
-Je ne sais pas, avoua-t-elle avec honnêteté. Je connais ton regard, ta façon de faire. À cette
époque, j'aurais du être là pour mon père. Malheureusement, j'étais jeune et stupide. S'il y a une
chose que j'ai compris, c'est que cette douleur que tu ressens ne s'en ira jamais. Mais s'il était
possible de l'atténuer pour que tu souffres moins ?
-Je ne souffre pas.
Clarke se leva d'un coup. La militaire eut comme réflexe de suivre son mouvement. Ses muscles
étaient tendus. Pourtant, la blonde ne se dégonfla pas. Sa patience était atteinte, après tout ce
temps sans avoir droit à une seule parole. Puis le fait que Lexa continue de nier ce qui n'était
qu'une évidence. Il fallait qu'elle ouvre les yeux. Elle approcha de Lexa sans toutefois la toucher et
la dévisagea. Un combat se livrait entre elles. Celle qui soutiendrait le plus longtemps le regard de
l'autre. Le ciel et la terre. Mais Clarke en avait marre. C'est d'une voix plus sèche qu'elle aurait
souhaité qu'elle lança :
-Tu ne souffres pas ? Vraiment ? Alors pourquoi tes yeux sont tristes, pourquoi tu es tendue,
pourquoi je ne peux pas te toucher sans que tu pètes un câble ? Pourquoi tes mains étaient pleines
de sang le premier jour à cause de la douleur que tu t'infliges toi-même ? Et pourquoi tu donnes
l'impression de ne vouloir que disparaître ?
Pas à pas, Lexa reculait vers le mur adjacent son lit alors que Clarke avançait vers elle. Cette
dernière s'arrêta quand dos de la brune frappa le mur, causant un bruit sourd.
-Dégage, murmura trop faiblement Lexa pour que ce soit un ordre convainquant.
-Tu souffres, Lexa. Dire à tout le monde de se barrer, ça tu connais hein. Tu es tellement mal que ça
te sort par les pores de la peau. Même pas tu peux rire en regardant une comédie, sérieux ! T'as
des regrets, ou des remords de conscience, j'en sais rien. Mais plus que tout, t'es malheureuse, et
tout le monde l'a vu. Alors arrête un peu. Arrête de mener tout le monde en bâteau, on n'est pas
dupes merde ! Si ta vie est si peu précieuse pour toi, t'es importante pour certains ici ! Octavia
aimerait bien retrouver sa soeur, moi j'aimerais bien te connaître parce que je suis sûre que t'es
une personne géniale, et tes parents vont rentrer en trouvant quoi, un fantôme ? On est pas tes
ennemis Lexa !
Elle avait crié ces dernières phrases. Bien qu'elle donne l'impression du contraire, Clarke n'avait
pas su que faire. Mais quand elle vit les poings de Lexa se refermer, elle sut qu'elle avait touché
juste. Celle-ci passa à côté de Clarke pour aller se rasseoir sur son lit, enveloppée dans ses pensées.
Des gouttes de sueur perlaient sur son front et elle avait chaud. Si la blonde avait pu voir ses yeux,
elle y aurait très certainement croisé des larmes naissantes.
Mais Clarke sortit sans jeter un seul coup d'oeil derrière elle, claquant la porte au passage.